(19)
(11) EP 0 841 016 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
13.05.1998  Bulletin  1998/20

(21) Numéro de dépôt: 97119221.6

(22) Date de dépôt:  04.11.1997
(51) Int. Cl.6A43B 5/16, A63C 17/06
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE DK ES FI FR GB GR IE IT LI LU MC NL PT SE
Etats d'extension désignés:
AL LT LV RO SI

(30) Priorité: 08.11.1996 FR 9613853

(71) Demandeur: SALOMON S.A.
74370 Metz-Tessy (FR)

(72) Inventeurs:
  • Cabanis, Louis
    74150 Rumilly (FR)
  • Demarchi, Jean-Louis
    74410 Saint-Jorioz (FR)

   


(54) Procédé d'assemblage d'une chaussure à un châssis d'article de sport


(57) Procédé d'assemblage à un châssis d'article de sport d'une chaussure du type constituée d'une semelle externe rigide et d'une tige au moins partiellement souple, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes consistant à :
  • monter la tige souple (11) sur une semelle interne (13) dite première de montage, à l'aide de premiers moyens d'assemblage (15), en formant un premier sous-ensemble (10),
  • réaliser un second sous-ensemble (30) tige souple (11)/semelle externe (2) par assemblage desdits éléments à l'aide de seconds moyens d'assemblage (18) (rivets),
  • réaliser l'assemblage du second sous-ensemble (20) au châssis (1) par l'intermédiaire de troisièmes moyens d'assemblage (5a, 5b), disposés entre la première de montage (13) et le châssis (1).





Description


[0001] La présente invention concerne un ensemble chaussure/châssis d'article de sport tel que patin à roulettes, patin à glace,...etc, dans lequel la chaussure est reliée de façon rigide sur toute sa longueur au châssis de l'article de sport.

[0002] L'invention concerne plus particulièrement les ensembles de ce type dans lesquels la chaussure est constituée d'une tige renforcée, mais néanmoins souple, obtenue par montage sur forme, par opposition aux chaussures constituées d'une tige rigide en matière plastique moulée.

[0003] Un ensemble de ce type est connu par exemple par un patin à roues en ligne vendu sous la dénomination commerciale K2. Dans ce patin connu, la chaussure est constituée d'une tige souple munie d'une semelle externe lisse, qui est fabriquée à part et est ensuite fixée par collage par la face inférieure de sa semelle externe sur une ossature rigide externe, elle-même rivetée sur un châssis portant les roues.

[0004] Un tel ensemble présente de nombreux inconvénients : nombre d'épaisseurs à assembler, assemblage de la semelle externe à la tige, collage de la chaussure sur toute la surface de sa semelle sur une ossature rigide, encastrement de la tige de chaussure à l'intérieur de l'ossature en vue de collage,...etc.

[0005] Par ailleurs, le collage et le rivetage de la chaussure sur l'ossature rigide empêchent toute amovibilité ou réglage de la position de celle-ci par rapport au châssis.

[0006] Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients et de fournir un procédé d'assemblage permettant de remédier aux inconvénients ci-avant et permettant notamment de simplifier au maximum les opérations d'assemblage/montage sur un châssis d'une tige de type souple, montée sur forme, sans pour autant remettre en cause la solidité, ni les possibilités de réglage d'un tel assemblage.

[0007] Ce but est atteint dans le procédé d'assemblage selon l'invention par le fait qu'il comporte les étapes consistant à :
  • monter la tige souple sur une semelle interne dite première de montage, à l'aide de premiers moyens d'assemblage, en formant un premier sous-ensemble,
  • réaliser un second sous-ensemble tige souple/semelle externe par assemblage desdits éléments à l'aide de seconds moyens d'assemblage (rivets),
  • réaliser l'assemblage du second sous-ensemble au châssis par l'intermédiaire de troisièmes moyens d'assemblage disposés entre le première de montage et le châssis.


[0008] En effet, la réalisation de sous-ensembles permet de conserver les possibilités de démontage ainsi que de réglage de la tige par rapport au châssis.

[0009] Par ailleurs, la construction retenue comporte moins d'épaisseurs puisque par exemple la tige est dépourvue de semelle externe et est donc moins onéreuse, en terme de matériaux et de durée de fabrication, que la construction connue citée ci-avant.

[0010] De toute façon, l'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques de celle-ci seront mises en évidence à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé, en illustrant à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation préféré et dans lequel :
  • la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un ensemble chaussure/châssis selon l'invention,
  • la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de l'ensemble de la figure 1 après assemblage,
  • la figure 3 est une vue en coupe transversale selon III-III de la figure 2.


[0011] Les figures 1 à 3 montrent, de façon non limitative, l'application d'une construction de chaussure selon l'invention à une chaussure de patin à roulettes de type en ligne.

[0012] Ce patin comporte :
  • un châssis 1 destiné à recevoir des roues (non représentées sur le dessin),
  • une ossature rigide de chaussure constituée essentiellement :
    • d'une embase rigide 2 qui définit à la fois la partie semelle de la chaussure destinée à être reliée au châssis 1 et un contrefort talon 2a issu de ladite embase et pouvant recevoir un collier rigide articulé destiné à entourer la cheville de l'utilisateur mais non représenté sur le dessin,
  • une partie de chaussure souple 10 constituée :
    • d'une tige 11 (en l'occurrence une tige basse sur le dessin) munie d'un embout 12, cet embout 12 comportant des trous ventilation 12a,
    • d'une première de montage 13,
  • une semelle interne 14 amovible également appelée première de propreté, cette semelle étant rajoutée après fabrication de l'ensemble.


[0013] L'ensemble 10 constituant la partie chaussure souple est obtenu de façon classique par conformage autour d'une forme représentant le volume du pied à recevoir.

[0014] La tige 11 est tout d'abord réalisée à partir de différents matériaux tel que textile ou cuir, choisis pour leur respirabilité et leur tenue, ces différents matériaux, y compris l'embout 12, étant assemblés ensemble par des coutures 11a.

[0015] L'ensemble ainsi constitué est monté, après formage de la partie talon, sur une forme en définissant un retour périphérique 11b et assemblé à la première de montage 13 par des clous 15 disposés périphériquement le long dudit retour 11b.

[0016] La fixation de la tige 11 sur la première de montage peut également être effectuée par de la colle disposée entre le retour périphérique 11b et la première de montage 13.

[0017] Le premier sous-ensemble 10 ainsi constitué est ensuite assemblé à l'embase rigide 2, par des rivets 18, en l'occurrence trois rivets 18a, 18b, de façon à définir un second sous-ensemble 20.

[0018] Les trois rivets sont disposés selon une configuration triangulaire, un premier rivet 18a étant disposé au niveau de l'extrémité avant de l'ensemble 20 et les deux autres rivets 18b étant disposés aux extrémités d'une ligne transversale correspondant sensiblement à l'articulation métatarsophalangienne du pied.

[0019] Le second sous-ensemble 20 est ensuite assemblé au châssis par l'intermédiaire de deux systèmes vis 5a - écrous 5b disposés selon l'axe longitudinal L de la chaussure, respectivement aux extrémités avant et arrière de celle-ci.

[0020] Ainsi que le montre plus particulièrement la figure 1, chaque vis 5a est d'abord introduite dans un trou associé 13a de la première de montage, ce trou 13a étant pourvu d'un lamage pour le logement de la tête de vis, puis elle passe successivement dans un trou associé 2b de l'embase 2, et un trou 1a, 1b, du châssis 1.

[0021] Ainsi, on réalise l'assemblage amovible de la partie chaussure 20 au châssis 1, rendant possible le changement de la chaussure et/ou du châssis en cas de détérioration de l'un des deux. Les vis 5a servent également en même temps à assembler la partie tige souple 10 à l'embase rigide 2, par pincement de ladite embase entre la première de montage 13 et le châssis rigide 1.

[0022] Par ailleurs, le trou 1b de passage de la vis de liaison 5a à l'extrémité avant du patin est prévu avec une forme oblongue en direction transversale de façon à permettre un réglage angulaire de l'axe longitudinal L de la chaussure par rapport à l'axe longitudinal du châssis, pour une adaptation morphologique au pied de l'utilisateur.

[0023] Un tel réglage peut être réalisé très facilement, il suffit en effet de desserrer légèrement les vis 5a et de faire pivoter l'ensemble 20 dans la lumière oblongue 1b autour de la vis située au niveau du talon. Un tel pivotement est facilité par le sous-ensemble 20 préalablement constitué.

[0024] Le montage selon l'invention offre donc les avantages suivants :
  • possibilité de réglage du sous-ensemble chaussure 20 par rapport au châssis 1,
  • assemblage facilité par rivets/vis au lieu de colle. Cet assemblage est particulièrement intéressant en ce qui concerne la liaison de la tige 10 souple à l'embase 2 rigide. En effet, un tel assemblage réalisé traditionnellement par collage est toujours délicat et aléatoire du fait de la différence de rigidité entre les éléments à assembler,
  • bonne rigidité en torsion et en direction longitudinale,
  • optimisation des emplacements des points d'ancrage disposés d'une part au niveau de l'avant pied où se produisent des efforts de torsion les plus importants, et d'autre part selon une direction longitudinale, pour un assemblage, sur toute sa longueur, de la chaussure au châssis,
  • suppression d'une épaisseur d'assemblage, par rapport à une construction du type connu, puisque au plus sensiblement trois épaisseurs sont assemblées à chaque fois. Ainsi, les vis réalisent l'assemblage du châssis, de l'embase et de la première de montage, tandis que les rivets réalisent l'assemblage de la première de montage, de la tige (ou embout) et de l'embase rigide.
    Une telle suppression d'une épaisseur à assembler est particulièrement importante car l'assemblage d'épaisseurs multiples, notamment par collage, est d'autant plus difficile que ce nombre d'épaisseurs est grand,
  • suppression d'une opération de conformage au niveau de la tige par la prévision de l'embout rigide déjà formé, assemblé directement sur la tige,
  • meilleure aération au niveau de l'embout rigide par l'absence de matériau issu de la tige endessous dudit embout et suppression de surépaisseurs à ce niveau,
  • possibilité d'utiliser un matériau plastique moins onéreux que du matériau thermodurcissable pour la construction de l'embout plastique puisque ce dernier n'a pas à être conformé,
  • suppression de l'opération de collage de la tige sur l'embase rigide, une telle opération étant compliquée, aléatoire et nécessitant l'utilisation de matériaux compatibles.



Revendications

1. Procédé d'assemblage à un châssis d'article de sport d'une chaussure du type constituée d'une semelle externe rigide et d'une tige au moins partiellement souple, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes consistant à :

- monter la tige souple (11) sur une semelle interne (13) dite première de montage, à l'aide de premiers moyens d'assemblage (15), en formant un premier sous-ensemble (10),

- réaliser un second sous-ensemble (20) tige souple (11)/semelle externe (2) par assemblage desdits éléments à l'aide de seconds moyens d'assemblage (18) (rivets),

- réaliser l'assemblage du second sous-ensemble (20) au châssis (1) par l'intermédiaire de troisièmes moyens d'assemblage (5a, 5b), disposés entre la première de montage (13) et le châssis (1).


 
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les seconds moyens d'assemblage (18) sont disposés au moins à l'avant de la chaussure.
 
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les seconds moyens d'assemblage sont constitués par des moyens de type rivet (18) disposés à l'extrémité avant de la chaussure, et selon un axe sensiblement transversal correspondant à l'articulation métatarsophalangienne.
 
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les troisièmes moyens d'assemblage (5a, 5b) sont des moyens d'assemblage démontables disposés sensiblement selon l'axe longitudinal de la chaussure.
 
5. Ensemble chaussure/châssis, caractérisé en ce que la tige est montée sur une semelle interne (13) par des premiers moyens d'assemblage périphérique (15), en ce que l'ensemble tige/semelle interne (10) est assemblé à une semelle externe (2) par des seconds moyens de liaison permanents (18), et en ce que l'ensemble tige/semelle interne/semelle externe (20) est assemblé au châssis (2) par des moyens (5a, 5b) d'assemblage démontable reliant la semelle interne (13) audit châssis (1).
 
6. Ensemble chaussure/châssis selon la revendication 5, caractérisé en ce que les seconds moyens de liaison permanents sont constitués par des rivets (18) disposés à l'extrémité avant de la chaussure et selon un axe sensiblement transversal correspondant sensiblement à l'articulation métatarsophalangienne.
 
7. Ensemble chaussure/châssis selon l'un des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que les troisièmes moyens d'assemblage démontable (5a, 5b) sont disposés sensiblement selon l'axe longitudinal dudit ensemble, au niveau du talon et de la zone des métatarses.
 
8. Ensemble chaussure/châssis selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage (1b) de la position du second sous-ensemble (20) par rapport au châssis.
 
9. Ensemble chaussure/châssis selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens de réglage (1b) sont constitués par une lumière oblongue perpendiculaire à l'axe longitudinal du châssis (1) coopérant avec les moyens d'assemblage (5a, 5b).
 




Dessins










Rapport de recherche