[0001] La présente invention concerne une ferrure pour ouvrant à crémone monodirectionnelle.
[0002] Il est connu d'équiper des ouvrants à profilés, tels que portes, fenêtres, portes-fenêtres
ou analogues, avec une crémone adaptée à déplacer des éléments de verrouillage, tels
que galets, pênes basculants, pour mettre ces derniers en prise dans des gâches du
dormant.
[0003] Ces crémones comportent de manière connue un boîtier de crémone logeant le mécanisme
de déplacement des tringles. Le boîtier de crémone et les tringles sont fixés dans
des rainures des montants et/ou des traverses selon le type d'ouverture de l'ouvrant.
Une têtière, affleurant la rainure du profilé, masque éventuellement l'ensemble du
mécanisme lorsque la rainure est réalisée dans des matériaux mous, tels que bois ou
PVC.
[0004] Le boîtier comprend un fouillot commandé en rotation sur un angle de 90° par une
poignée par exemple, et un chevalet supportant deux ergots fixés respectivement à
deux tringles de la crémone. Ce chevalet comporte généralement une crémaillère coopérant
avec des dents disposées sur une portion périphérique circulaire du fouillot.
[0005] On comprend aisément que le déplacement en rotation, au moyen de la poignée, du fouillot
autour de son axe permet d'entraîner en translation le chevalet et par là même, les
tringles de la crémone.
[0006] Le boîtier de crémone devant être logé dans la rainure réalisée dans l'ouvrant, la
largeur et l'épaisseur de ce boîtier doivent rester inférieures respectivement à la
profondeur de la rainure dans le plan de l'ouvrant et la largeur ce la rainure dans
le plan du chant de l'ouvrant.
[0007] Les faces du boîtier, supportant le fouillot adjacent à la crémaillère du chevalet,
ont donc une largeur, dans une direction transversale du boîtier, limitée.
[0008] Ceci est d'autant plus important que, par économie de matière, les constructeurs
de fenêtres et analogues ont tendance à réduire la section des montants et des traverses,
notamment leur largeur dans le plan de l'ouvrant.
[0009] Le chevalet, s'étendant parallèlement et de manière adjacente à une paroi latérale
du boîtier, a généralement une épaisseur suffisante pour supporter les efforts mécaniques
engendrés par le fouillot s'engrenant dans sa crémaillère. Le fouillot, logé entre
ce chevalet et l'autre paroi latérale du boîtier, possède généralement un diamètre
compris entre la moitié et les deux tiers de la largeur du boîtier.
[0010] La demande de brevet EP 0 167 386 décrit un dispositif de verrouillage dans lequel
le fouillot possède un diamètre correspondant aux trois-quarts de la largeur du boîtier.
[0011] Cette faible dimension du fouillot a pour effet de créer une course relativement
faible du chevalet. Cette course est transmise ou reprise par les tringles de la crémone
qui comporte des éléments de verrouillage. Ces derniers, pouvant être de type galets,
pénètrent des gâches aptes à accueillir ces éléments sur la course de déplacement
de la tringle.
[0012] Or, de manière connue, les gâches comportent une ouverture qui permet le passage
de l'élément de verrouillage, puis une rampe solidaire d'une paroi sur laquelle roule
ou glisse l'élément de verrouillage. Ce dernier est assuré lorsque le galet est bien
engagé à l'arrière de cette paroi.
[0013] Or, plus la course de la tringle est courte, plus le positionnement de la gâche lors
du montage de la ferrure doit être précis. Cette contrainte est inconfortable pour
les menuisiers, fabricants de fenêtres ou autres ouvrants et peut générer à la longue
des disfonctionnements.
[0014] Le but de la présente invention est de résoudre les inconvénients cités et de proposer
une ferrure à crémone monodirectionnelle qui puisse s'appliquer à tous types d'ouvrants
existants.
[0015] La ferrure pour ouvrant visée par l'invention comprend une crémone monodirectionnelle
et un boîtier de crémone adaptés à être logés dans une rainure de l'ouvrant, ce boîtier
comprenant un fouillot commandé en rotation sur un angle de 90° par une poignée, un
chevalet supportant deux ergots fixés respectivement à deux tringles de la crémone
et comprenant une crémaillère coopérant avec des dents disposées sur une portion périphérique
circulaire du fouillot sur un arc de cercle de 90°.
[0016] Selon l'invention, le plus grand diamètre du fouillot est sensiblement égal à la
largeur du boîtier, et le boîtier comprend une lumière dans une paroi latérale longitudinale,
une seconde portion périphérique circulaire du fouillot ayant un rayon sensiblement
égal à la distance séparant l'axe du fouillot de cette paroi latérale du boîtier et
adaptée à circuler en rotation dans ladite lumière.
[0017] Le fouillot de boîtier de crémone utilise ainsi au maximum les possibilités en largeur
de ce boîtier c'est-à-dire la dimension transversale du boîtier prise dans le plan
de l'ouvrant lorsque le boîtier est en place dans la rainure.
[0018] En augmentant ainsi le diamètre du fouillot, la course du chevalet et par là même
des tringles de la crémone, est ainsi augmentée.
[0019] On entend par plus grand diamètre du fouillot, la plus grande distance séparant deux
points périphériques du fouillot alignés avec le centre de rotation de ce dernier.
[0020] La disposition des dents sur un arc de 90° permet au fouillot de rester en prise
avec la crémaillère sur l'intégralité de la rotation du fouillot actionné par la poignée.
[0021] La lumière du boîtier permet de s'affranchir des dimensions internes du boîtier pour
accroître encore le diamètre du fouillot et consolider ce dernier afin qu'il puisse
supporter les efforts mécaniques exercés sur lui lors de sa rotation.
[0022] Selon une version préférée de l'invention, le chevalet a sensiblement une forme de
U dans un plan parallèle à une face extérieure du boîtier, les branches du chevalet
supportant les ergots et la base du chevalet supportant la crémaillère, le fouillot
étant logé entre les branches du chevalet.
[0023] L'axe d'entraînement de la tringle devant impérativement correspondre au centre de
la rainure du profilé, en configurant le chevalet en forme de U, on peut déporter
l'axe du fouillot et donc le décaler de l'axe d'entraînement de la tringle, ce qui
permet de respecter la réversibilité du boîtier de crémone.
[0024] En effet, la disposition asymétrique du centre du fouillot permet une réversibilité
qui selon le cas rapproche ou éloigne le centre du fouillot du bord de l'ouvrant.
En position éloignée, l'utilisation d'une poignée avec rosette est possible. A l'inverse,
un rapprochement de l'axe du fouillot du bord de l'ouvrant permet la pose d'une poignée
sans rosette, à fût mince.
[0025] En outre, grâce à la forme en U du chevalet, l'encombrement minimal de ce dernier,
permettant des dimensions maximales pour le fouillot, est respecté.
[0026] De préférence, la base du chevalet s'étend sensiblement parallèlement à une paroi
latérale du boîtier, la base du chevalet comportant une portion décalée, supportant
la crémaillère et s'étendant dans une gorge formée sur une face interne de la paroi
latérale du boîtier, cette gorge ayant une longueur dans la direction longitudinale
du boîtier au moins égale à la course du chevalet.
[0027] En déportant ainsi la surface active de la crémaillère à l'intérieur d'une gorge
de la paroi latérale du boîtier, on augmente encore l'espace disponible pour le fouillot
et ainsi la course de la tringle de crémone.
[0028] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après.
[0029] Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs:
- la figure 1 est une vue de face d'un boîtier de crémone conforme à l'invention;
- la figure 2 est une vue schématique de côté illustrant le montage du boîtier de crémone
à la tringle;
- les figures 3 et 4 sont des vues schématiques en coupe longitudinale du boîtier de
crémone illustrant la course des tringles de crémone;
- la figure 5 est une vue de face du mécanisme de crémone logé dans le boîtier;
- la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne VI-VI à la figure 5;
- la figure 7 est une vue en coupe selon la ligne VII-VII à la figure 5;
- la figure 8 est une vue en coupe longitudinale du boîtier illustrant la crémone dans
une première position;
- la figure 9 est une vue analogue à la figure 5, le mécanisme de crémone étant dans
une seconde position;
- la figure 10 est une vue en coupe analogue à la figure 6, le mécanisme de crémone
n'étant pas représenté;
- la figure 11 est une vue analogue à la figure 7, le mécanisme de crémone n'étant pas
représenté; et
- la figure 12 est une vue en coupe longitudinale du boîtier analogue à la figure 8,
la crémone étant dans une seconde position.
[0030] En référence tout d'abord aux figures 1 et 2, la ferrure pour ouvrant conforme à
l'invention comprend un boîtier de crémone 1 dont la face extérieure 2 est illustrée
à la figure 1.
[0031] Cette ferrure est notamment destinée à des ouvrants de type basculant, nécessitant
des ferrages avec des crémones dites périmétrales.
[0032] La face extérieure 2 comprend une ouverture centrale 3, disposée dans un plan transversal
médian du boîtier 1 et adaptée à recevoir un fouillot logé dans le boîtier comme cela
sera décrit ci-après; le fouillot reçoit en son centre un carré de manoeuvre 4, traversant
ou non, reliant une poignée (non représentée) au mécanisme.
[0033] Le carré peut être solidaire du fouillot ou de préférence amovible afin de permettre
l'adaptation de tout type de poignée.
[0034] La face extérieure 2 du boîtier comporte également deux ouvertures circulaires 5,
alignées avec l'ouverture centrale 3, pour la fixation, au moyen de vis par exemple,
du boîtier dans le fond de la rainure du profilé de l'ouvrant.
[0035] Elle peut également être équipée de deux autres ouvertures circulaires 6, de dimensions
plus importantes, permettant la fixation sur le boîtier 1 d'une poignée avec rosette.
[0036] L'autre face extérieure 2' du boîtier (voir figure 8) est disposée parallèlement
à cette première face 2 et comprend également des ouvertures en regard des ouvertures
3, 5 et 6 précédemment décrites.
[0037] La face extérieure 2 comprend en outre deux lumières longitudinales 7, s'étendant
dans la direction longitudinale X-X du boîtier 1 et adaptées respectivement au passage
d'un ergot 8 en prise avec une tringle 9 comme illustré à la figure 2 et solidaire
d'un chevalet décrit ci-après.
[0038] Les ergots 8 sont déplacés en translation dans les lumières longitudinales 7 par
un mécanisme, décrit ci-après, logé dans le boîtier 1.
[0039] La longueur des lumières longitudinales 7 correspond donc sensiblement à la course
des ergots 8.
[0040] Le mouvement de translation est alors transmis aux tringles 9, comme représenté sur
les figures 3 et 4, les positions en bout de course des ergots 8 dans les lumières
7 correspondant respectivement à une position de verrouillage et de déverrouillage
de l'ouvrant.
[0041] Les tringles 9 se déplacent ainsi entre la face extérieure 2 du boîtier et le fond
10 de la rainure de l'ouvrant. Ce fond 10 de rainure comprend des ouvertures 11, 12,
13 en regard des ouvertures 3, 5 et 6 de la face extérieure 2 du boîtier, pour permettre
respectivement le passage du carré 4 du fouillot et des moyens de fixation du boîtier
1 et de la poignée.
[0042] Le mécanisme de déplacement en translation des tringles 9 va maintenant être décrit
en référence aux figures 5 à 12.
[0043] La figure 5 illustre le mécanisme de crémone logé dans le boîtier 1.
[0044] Le boîtier 1 comprend un fouillot 14 commandé en rotation sur un angle de 90°C par
l'intermédiaire d'un carré 4 monté dans une poignée ou béquille.
[0045] Un chevalet 15 supporte les deux ergots 8 et comprend une crémaillère 16 coopérant
avec des dents 17 disposées sur une portion périphérique circulaire 14a du fouillot
14.
[0046] Ce dernier comporte une seconde portion périphérique circulaire 14b qui s'étend sensiblement
sur un axe de cercle de 270°.
[0047] La première portion périphérique circulaire 14a comporte des dents sur un arc de
cercle complémentaire de 90°C.
[0048] Le fouillot 14 possède ainsi deux portions périphériques circulaires 14a et 14b,
centrées sur l'axe de rotation Y-Y du fouillot, le rayon de la première portion périphérique
14a étant supérieur au rayon de la seconde portion périphérique 14b.
[0049] Le fouillot 14 est disposé dans le boîtier de sorte que le rayon de la seconde portion
périphérique circulaire 14b soit sensiblement égal à la distance séparant l'axe du
fouillot Y-Y d'une paroi latérale longitudinale la du boîtier 1, cette paroi latérale
la comprenant une lumière 18 dans laquelle la seconde portion périphérique circulaire
14b du fouillot 14 peut circuler en rotation.
[0050] Par convention, cette paroi latérale sera dite paroi de têtière la de boîtier et
l'autre paroi latérale longitudinale sera appelée paroi de fond 1b du boîtier 1.
[0051] Le plus grand diamètre du fouillot 14, c'est-à-dire, dans l'exemple de réalisation
représenté, la somme du rayon de la première portion périphérique circulaire 14a équipée
de dents 17 et de la seconde portion périphérique circulaire 14b, est sensiblement
égale à la largeur du boîtier 1 c'est-à-dire la distance séparant les faces internes
des parois de têtière et de fond la, 1b du boîtier 1.
[0052] Les dimensions du fouillot 14 résultent ainsi d'un compromis entre une portion périphérique
dentée 14a d'un rayon suffisamment important pour développer une course importante
du chevalet 15 entraîné par la crémaillère 16 et une portion périphérique lisse 14b
d'un rayon suffisamment important pour consolider le fouillot 14 et supporter les
efforts mécaniques exercés sur celui-ci lors de sa rotation et son engrenage dans
la crémaillère 16.
[0053] La distance séparant le centre du fouillot 14 du bord du profilé de l'ouvrant doit
être suffisante pour éviter le débordement du corps de la poignée au-delà du profilé
de l'ouvrant.
[0054] La première portion périphérique circulaire 14a comporte des dents sur un quart de
cercle, de manière à être opérationnelle sur l'intégralité du déplacement en rotation
du fouillot 14, des dents d'extrémité 17', délimitant cette portion périphérique circulaire
14a, s'étendant respectivement suivant deux axes perpendiculaires, sécants au centre
du fouillot 14.
[0055] Le chevalet 15 a sensiblement une forme de U dans un plan parallèle à une face extérieure
2 du boîtier 1, les branches du chevalet supportant les ergots 8 et la base du chevalet
supportant la crémaillère 16, le fouillot 14 étant logé entre les branches du chevalet
15.
[0056] La disposition asymétrique du centre du fouillot permet une réversibilité qui selon
le cas rapproche ou éloigne le centre du fouillot du bord du profilé. Avantageusement
en position éloignée par exemple, l'utilisation de la poignée avec rosette est possible.
A l'inverse un rapprochement peut permettre la pose d'une poignée sans rosette, à
fût mince.
[0057] Avantageusement l'asymétrie permet au boîtier de se prêter à des montages divers
selon la position de la rainure dans le profilé.
[0058] En outre, la réversibilité droite ou gauche est acquise dès lors que le fouillot
peut accueillir un carré sur l'un et / ou l'autre de ses faces ou si le centre du
fouillot est situé à mi-hauteur du boîtier. Il suffit, dans ce dernier cas, de pivoter
la poignée et le carré de 180° pour obtenir l'application ouvrant à gauche ou à droite.
[0059] La base du chevalet 15 s'étend parallèlement à la seconde paroi latérale 1b du boîtier
1, dite paroi de fond, et comporte une portion décalée 19 supportant la crémaillère
16.
[0060] Cette portion décalée 19 s'étend dans une gorge 20 formée sur une face interne de
la paroi de fond 1b du boîtier 1.
[0061] La gorge 20 a une longueur dont la direction longitudinale X-X du boîtier 1 au moins
égale à la course du chevalet 15 et est adaptée à loger ce chevalet 15 sur toute la
longueur de sa course.
[0062] Comme illustré aux figures 6 et 7, la base du chevalet 15 a une section transversale
en forme de L, la base du L étant perpendiculaire à la face extérieure 2 du boîtier
1 et supportant la crémaillère 16. La branche du L s'étend dans un plan parallèle
à la face extérieure 2 du boîtier, le fouillot 14 étant logé entre cette face extérieure
2 et la branche du L du chevalet 15.
[0063] On obtient ainsi une ferrure facile à poser, grâce à une course suffisamment importante
des tringles 3 pour permettre une tolérance de positionnement de la ferrure lors de
son montage dans le profilé de l'ouvrant.
[0064] Cet avantage est notamment très important pour les crémones périmétrales, car tout
cadre à l'équerre souffre, lors de son installation dans les profilés des montants
et traverses de l'ouvrant, de gauchissement et de déformation.
[0065] A titre d'exemple non limitatif, la longueur du boîtier 1 est comprise entre 33 et
36 mm et de préférence égale à 35,5 mm. Le rayon de la première portion périphérique
dentée 14a est sensiblement égal à 17,8 mm autorisant ainsi une course de 28 mm, contre
environ 17 mm dans les ferrures classiques.
[0066] Le rayon de la seconde portion périphérique circulaire 14b du fouillot est compris
entre 15 et 17 mm.
[0067] Ainsi, le menuisier peut s'affranchir du positionnement exact des gâches sur le dormant
et des conséquences dues à la déformation d'un ouvrant à l'usage.
[0068] Le boîtier comprend en outre une lame élastique 21 fixée à ses extrémités à une face
du boîtier 1, telle que la face extérieure 2 grâce à des plots de fixation 22.
[0069] Le fouillot 14 comprend deux éléments formant doigt 23, disposés à 90° suivant un
arc de cercle centré sur l'axe de rotation Y-Y du fouillot 14 et la lame élastique
21 comprend, sensiblement en son milieu, une encoche 24, de forme complémentaire aux
éléments formant doigt 23.
[0070] La distance séparant cette encoche 24 du centre de rotation du fouillot 14 est sensiblement
inférieure à la distance séparant les éléments formant doigt 23 du centre de rotation
du fouillot 14.
[0071] Ces éléments formant doigt 23 viennent ainsi se loger dans l'encoche 24 en fin de
course en rotation du fouillot, sur un angle de 90°C, dans un sens direct ou indirect
autour de son axe de rotation Y-Y, correspondant aux positions extrêmes de verrouillage
et de déverrouillage de la crémone.
[0072] Les éléments formant doigt 23 mettent ainsi la lame élastique 21 en tension, contre
la force de rappel élastique de la lame tendant à ramener cette lame 21 dans une direction
confondue avec la droite passant par ses extrémités fixées au boîtier 1.
[0073] La contrainte élastique est ressentie par l'utilisateur au travers de la poignée,
de sorte que l'indexation déverrouillage / verrouillage, c'est-à-dire la fin de course
des tringles 9 et du chevalet 15, devient nettement perceptible.
[0074] Cette lame élastique 21 permet ainsi d'indexer le mouvement du mécanisme, directement
au niveau du fouillot 14, en s'affranchissant des jeux mécaniques existant inévitablement
entre les différentes pièces en mouvement du mécanisme.
[0075] De préférence, la lame élastique 21 s'étend dans une direction sensiblement parallèle
à la direction de translation X-X de la crémaillère 16 du chevalet 15, l'encoche 24
de la lame élastique 21 étant alignée avec le centre de rotation du fouillot 14 et
le point d'engrenage des dents 17 du fouillot 14 dans la crémaillère 16.
[0076] Le fouillot 14 comprend une couronne concentrique 25, s'étendant dans un plan parallèle
au plan contenant les première et seconde portions périphériques 14a, 14b, les éléments
formant doigts 23 s'étendant à partir de cette couronne 25, chacun étant aligné avec
un axe passant par le centre de rotation du fouillot 14 et une dent d'extrémité 17'
de la première portion périphérique circulaire 14a.
[0077] Le fouillot 14 est rendu solidaire des faces extérieure et intérieure du boîtier
1 au moyen de lumières circulaires 26, 27 comme illustrées à la figure 11 dans lesquelles
s'inscrivent les faces 28, 29 du fouillot 14, formées de deux plots 28, 29 sensiblement
cylindriques, centrés sur l'axe de rotation Y-Y du fouillot 14.
[0078] En référence aux figures 5 et 8 d'une part et 9 et 12 d'autre part, le fonctionnement
du mécanisme de verrouillage et de déverrouillage de la crémone se ccmprend aisément.
La rotation du fouillot 14 d'un quart de tour dans le sens des aiguilles d'une montre
sur la figure 5 a pour effet de déplacer la crémaillère 16, et par là même le chevalet
15, les ergots 8 et les tringles 9 de la droite vers la gauche de la figure.
[0079] La fin du mouvement est indexée par l'insertion d'un élément formant doigt 23 dans
l'encoche 24 de la lame élastique 21.
[0080] La rotation inverse à partir de la position illustrée à la figure 9 a pour effet
inverse de déplacer les tringles 9 de la gauche vers la droite de la figure 1.
[0081] Bien entendu, de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'exemple décrit
ci-dessus sans sortir du cadre de l'invention.