[0001] La présente invention concerne un dispositif anti-chute pour fermetures à effacement
vertical.
[0002] L'invention trouve une application particulièrement avantageuse dans le domaine des
rideaux à enroulement, schématiquement constitués d'un tablier de structure souple
apte à être enroulé autour d'un système support sensiblement cylindrique et monté
mobile en rotation.
[0003] Il est à noter que dans l'ensemble de ce texte, les termes rideau ou tablier désignent
plus généralement tout moyen apte à fermer une ouverture, c'est-à-dire une plaque,
un assemblage de plaques, une grille, etc. La souplesse structurelle nécessaire à
cet organe peut provenir directement de la nature intrinsèque du matériau le constituant
et/ou des articulations liant les différentes parties le composant.
[0004] Dans le cas d'une fermeture à arbre fixe, l'enroulement du tablier est traditionnellement
réalisé autour d'au moins une bobine montée mobile en rotation sur ledit arbre fixe.
Chaque bobine est par ailleurs reliée à l'arbre fixe par l'intermédiaire d'un ressort
de compensation de type spiral, enroulé à l'intérieur même de ladite bobine. Ce moyen
de rappel élastique est chargé de contrebalancer au moins partiellement le poids du
tablier, en restituant au cours de la phase d'ouverture, l'énergie emmagasinée sous
forme de couple lors de la phase de fermeture.
[0005] Comme toutes les fermetures à effacement vertical, les rideaux à enroulement autour
d'un arbre fixe sont soumis à un certain nombre d'exigences réglementaires et normatives.
Parmi celles-ci, la norme NF P 25-362 concerne la sécurité des utilisateurs en cas
de défaillance de la fermeture. Elle stipule notamment, à son paragraphe 10.1, que
toutes les fermetures à effacement vertical doivent comporter un dispositif de retenue
non sollicité en fonctionnement normal et apte à empêcher la chute du tablier en cas
de défaillance d'un des éléments support. Bien entendu, on pense ici avant tout à
la rupture de l'élément le plus sollicité et donc le plus fragile du système, à savoir
le ressort spiral monté à l'intérieur de chaque bobine compensatrice.
[0006] Or, un tablier présente un poids relativement important, allant généralement de plusieurs
dizaines à plusieurs centaines de kilogrammes. Combinée à une vitesse de chute élevée,
cette masse constitue un réel danger pour les utilisateurs.
[0007] On connaît de l'état de la technique très peu de dispositifs de sécurité capables
de stopper la chute d'un tablier de fermeture à arbre fixe, en cas de rupture d'au
moins un des ressorts de compensation utilisés.
[0008] La demande de brevet français 2 739 656 , tout comme son extension européenne 0 768
445, décrit cependant plusieurs dispositifs de retenue susceptibles de remplir cette
fonction. Schématiquement, le principe de verrouillage est identique pour chaque mode
de réalisation décrit. Il consiste essentiellement à coupler positivement à l'arbre
fixe, la bobine dont le ressort est défaillant, après un déplacement angulaire donné
de ladite bobine par rapport à des moyens de verrouillage spécifiques. Ce mouvement,
contrôlé par un élément de rappel monté entre la bobine et les moyens de verrouillage,
va alors permettre audits moyens de verrouillage de commander le déplacement d'une
pièce de blocage vers une roue à rochet fixe formant butée, réalisant ainsi l'immobilisation
du tablier par rapport à l'arbre de la fermeture à enroulement.
[0009] Mais quel que soit le mode de réalisation choisi, la mise en oeuvre de chacun de
ces dispositifs de retenue apparaît extrêmement complexe, en raison du nombre important
de pièces supplémentaires requis ainsi que des profondes modifications structurelles
et fonctionnelles que cela entraîne. Cette complexité constitue bien évidemment un
inconvénient majeur en terme de fiabilité et de coût. En ce qui concerne plus particulièrement
ce dernier aspect, il est nécessaire de prendre en compte le prix de revient du dispositif
de retenue proprement dit, mais également et surtout le coût important de son adaptation
sur la fermeture à enroulement. Il en résulte que le surcoût exigé pour l'installation
de tels systèmes de sécurité peut devenir dissuasif pour l'éventuel utilisateur.
[0010] Aussi, le problème technique à résoudre par l'objet de la présente invention est
de proposer un dispositif anti-chute simple et fiable pour fermeture à effacement
vertical de type rideau à arbre fixe et à enroulement manuel ou motorisé, c'est-à-dire
une fermeture comportant un tablier apte à être enroulé autour d'au moins une bobine
montée mobile en rotation sur un arbre fixe, chaque bobine mobile étant reliée à l'arbre
fixe par l'intermédiaire d'un ressort de compensation, dispositif anti-chute qui permettrait
de bloquer la descente du tablier en cas de défaillance du ressort de compensation
auquel il est associé, c'est-à-dire une rupture ou un délestage.
[0011] La solution au problème technique posé consiste, selon la présente invention, en
ce que ledit dispositif anti-chute comporte un élément de blocage monté mobile sur
la bobine ainsi qu'un organe statique solidaire de l'arbre fixe, l'élément de blocage
coopérant avec un moyen de rappel élastique apte à le déplacer en direction de l'organe
statique dont la portion de surface destinée en entrer en contact avec ledit élément
de blocage présente au moins une partie formant butée, l'élément de blocage étant
maintenu à distance de l'organe statique par la force de rappel exercée par le ressort
de compensation, au niveau de son extrémité libre.
[0012] L'invention telle qu'ainsi définie présente l'avantage de constituer un système de
retenue extrêmement simple tant dans sa conception que dans son fonctionnement, c'est-à-dire
un dispositif capable d'offrir simultanément une fiabilité maximale pour un prix de
revient relativement faible. Cette simplicité structurelle se traduit par l'utilisation
d'un nombre minimal de pièces dont la mise en oeuvre s'effectue automatiquement lors
d'une défaillance du ressort de compensation auquel il est associé.
[0013] Le principe du dispositif anti-chute consiste à faire coopérer par blocage une partie
mobile (l'élément de blocage) avec une partie fixe (l'organe statique) lors de la
rupture ou du délestage du ressort de compensation ; le déplacement de la partie mobile
sous l'action du moyen de rappel élastique étant commandé par la suppression ou la
forte diminution de la force de rappel exercée par ledit ressort de compensation.
Cette force peut être appliquée directement ou indirectement sur ladite partie mobile,
selon que le ressort de compensation coopère par contact avec l'élément de blocage
ou qu'il agit sur cet organe via un mécanisme intermédiaire plus ou moins complexe.
[0014] En effet, comme le ressort de compensation est tendu en permanence quelle que soit
la position du tablier, et que l'une de ses extrémités est solidaire de l'arbre fixe,
son action s'exerce uniquement à son extrémité libre, c'est-à-dire celle reliée à
la bobine mobile. Puisque la force ainsi générée est supérieure à celle fournie par
le moyen de rappel élastique, elle peut être utilisée avantageusement pour annihiler
les effets de cette dernière et maintenir par conséquent l'élément de blocage hors
de contact de l'organe statique, aussi longtemps que le ressort de compensation conserve
ses propriétés mécaniques originelles.
[0015] Selon une particularité de l'invention, l'extrémité libre du ressort de compensation
est directement au contact de l'élément de blocage mobile afin d'assurer elle-même
l'immobilisation dudit élément de blocage dans une position à l'écart de l'organe
statique. Cette caractéristique va également dans le sens d'une simplicité maximale
en supprimant toute pièce intermédiaire susceptible de nuire à la fiabilité de système.
Il est en effet tout à fait possible de concevoir un mécanisme intermédiaire apte
à s'interposer entre l'extrémité libre du ressort de compensation et l'élément de
blocage, et répondant malgré tout au principe général de fonctionnement précédemment
évoqué.
[0016] Selon un mode de réalisation actuellement préféré de l'invention, l'élément de blocage
est monté mobile en rotation sur la bobine.
[0017] Selon un second mode de réalisation de l'invention, l'élément de blocage est monté
mobile en translation sur la bobine, suivant une direction sensiblement radiale.
[0018] Selon une autre particularité de l'invention, l'organe statique est constitué par
une roue dentée. L'élément de blocage mobile, avec lequel ladite roue dentée est susceptible
de coopérer par contact, doit par conséquent être apte à se déplacer sensiblement
de l'extérieur vers l'intérieur de la bobine.
[0019] Selon une autre particularité de l'invention, l'organe statique est constitué par
une couronne dotée d'une denture intérieure. Dans ce cas là, le déplacement de l'élément
de blocage doit au contraire s'effectuer sensiblement de l'intérieur vers l'extérieur
de la bobine.
[0020] Selon un troisième mode de réalisation de l'invention, l'élément de blocage est monté
mobile en translation suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de rotation
de la bobine. Dans cette configuration, l'organe statique est avantageusement constitué
par une roue en hélice.
[0021] Quels que soient la direction et le sens choisis, le moyen de rappel élastique chargé
d'assurer le déplacement peut être positionné indifféremment de part et d'autre de
l'élément de blocage, en utilisant selon le cas un moyen apte à travailler en traction
ou en compression.
[0022] La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples
non limitatifs, fera bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle
peut être réalisée.
[0023] Les figures 1 et 2 sont des vues, respectivement de derrière et de côté, d'une fermeture
à effacement vertical par enroulement dotée de dispositifs anti-chute conformes à
l'invention.
[0024] Les figures 3 et 4 représentent en coupe transversale partielle un dispositif anti-chute
selon un premier mode de réalisation de l'invention.
[0025] La figure 5 illustre en détail la forme de l'extrémité libre du ressort de compensation
représenté aux figures 3 et 4.
[0026] Les figures 6 et 7 constituent des schémas de principe illustrant un dispositif anti-chute
selon un second mode de réalisation de l'invention.
[0027] Les figures 8 et 9 représentent schématiquement un dispositif anti-chute selon un
troisième mode de réalisation de l'invention.
[0028] Pour des raisons de clarté, les mêmes éléments ont été désignés par des références
identiques. De même, seuls les éléments essentiels pour la compréhension de l'invention
ont été représentés, et ceci sans respect de l'échelle et de manière schématique.
[0029] Conformément à l'objet de la présente invention, la fermeture à effacement vertical
1 illustrée aux figures 1 et 2 est de type rideau à arbre fixe et à enroulement manuel.
De manière classique, elle comporte un système support 2 autour duquel vient s'enrouler
un tablier 3 monté coulissant entre des coulisses verticales 4, 5. Le système support
2 est constitué d'une série de bobines compensatrices 6 à ressort, montées mobiles
en rotation sur un arbre fixe 7 par l'intermédiaire de roulements 8, et reliées transversalement
entre elles par deux lames de renfort 9a, 9b solidarisées en opposition sur leurs
circonférences respectives. Dans cet exemple particulier de réalisation, on dénombre
quatre bobines 6 régulièrement espacées le long de l'arbre 7, dont chaque extrémité
10a, 10b est solidaire d'une plaque support lla, llb fixée directement à la paroi
à travers laquelle est ménagée l'ouverture à fermer. Le tablier 3 est quant à lui
constitué d'une pluralité de lames articulées 12 ; celle située à l'extrémité supérieure
étant solidarisée à la lame de renfort 9b par des vis 13.
[0030] Chaque bobine compensatrice 6 est pourvue d'un ressort spiral 14 non représenté sur
la figure 1 mais visible sur la figure 2. Ce ressort de compensation 14 prend place
classiquement entre les deux flasques 15, 16 de la bobine 6 et son extrémité interne
17 est solidarisée à l'arbre 7 au moyen d'une vis de fixation 18. Son extrémité externe
19 est quant à elle considérée comme libre, en ce sens qu'elle n'est pas fixée de
manière permanente mais simplement accrochée à une partie de la bobine 6.
[0031] L'ensemble de ces détails apparaîtra plus clairement sur les figures 3 et 4 destinées
à illustrer la coopération entre les différents composants d'un dispositif anti-chute
conforme à l'invention, dont certains sont cependant déjà visibles sur les figures
1 et 2. On distingue notamment, associé à chaque bobine 6, un élément de blocage 20,
un organe statique 30 et un moyen de rappel élastique 40.
[0032] Les figures 3 et 4 représentent un dispositif anti-chute selon un premier mode de
réalisation actuellement préféré de l'invention, c'est-à-dire dans lequel l'élément
de blocage 20 est constitué par un doigt 21 monté mobile en rotation sur la bobine
6. L'organe statique 30 se présente ici sous la forme d'une roue dentée 31 présentant
orthogonalement deux pattes de fixations 32a, 32b aptes à permettre sa solidarisation
sur l'arbre 7 via des vis 33a, 33b.
[0033] Afin de pouvoir coopérer par blocage, la roue dentée 31 est positionnée dans le plan
de rotation du doigt 21 monté pivotant sur la face externe 22 du flasque 16. L'axe
de rotation 23 du doigt 21, également visible sur la figure 1, est disposé de telle
sorte par rapport à la surface de contact de la roue dentée 31, que ledit doigt 21
est en mesure de basculer d'une position ouverte n'entravant pas la rotation de la
bobine 6, à une position engagée dans laquelle son extrémité 24 vient au contact de
ladite roue dentée 31 jusqu'au blocage complet une fois en butée contre une des dents
34.
[0034] Le déplacement du doigt 21 de la position ouverte à la position engagé s'effectue
sous l'action d'un moyen de rappel élastique 40. Dans cet exemple de réalisation,
il est constitué par une ressort 41 travaillant en traction. Sa présence est justifiée
par la nécessité absolue d'avoir un mécanisme fiable. Un déplacement sous la seule
action de la gravité n'est en effet pas suffisant pour garantir un enclenchement systématique,
en raison notamment des risques de battement intempestifs inhérents à ce type de montage.
Bien entendu, il est tout à fait possible d'utiliser un moyen de rappel élastique
40 travaillant en compression, moyennant un positionnement inverse par rapport à l'élément
de blocage 20.
[0035] Quelle que soit sa forme, le moyen de rappel élastique 40 doit par conséquent remplir
deux fonctions. Dans un premier temps, il doit assurer le déplacement de l'élément
de blocage 20, puis garantir l'appui de l'extrémité 24 de ce dernier sur la surface
de contact de l'organe statique 30, jusqu'au blocage contre une partie formant butée
de ladite surface.
[0036] Le ressort de compensation 14 représenté sur les figures 3 et 4 est en réalité situé
à l'arrière plan par rapport au flasque 16 de la bobine 6, c'est-à-dire logé dans
l'espace 50 compris entre ledit flasque 16 et le flasque 15 (figure 1). Son extrémité
libre 19 de forme recourbée vient s'enrouler partiellement autour de l'axe de rotation
23, de telle sorte que ce dernier est soumis en permanence à la force de rappel dudit
ressort de compensation 14. L'axe 23 présente longitudinalement un méplat 25, disposé
orthogonalement à la direction dans laquelle s'étend le doigt 21 et coopérant par
contact avec une portion plane 51 ménagée à l'extrémité libre 19 du ressort de compensation
14. Comme la force de rappel va s'exercer essentiellement au niveau de cette interface
et de manière sensiblement perpendiculaire, le doigt 21 est par conséquent maintenu
avantageusement dans une position déterminée correspondant à la position ouverte précédemment
définie. Cet équilibre n'est pas perturbé par l'action du ressort de traction 41 en
raison de l'intensité très supérieure de la force générée par le ressort de compensation
14.
[0037] La défaillance envisagée à la figure 4 est une rupture du ressort de compensation
14. Cependant, le fonctionnement reste identique dans le cas d'un délestage. La mise
en tension permanente de ce ressort spiral 14, inhérente au fonctionnement de tout
rideau à arbre fixe et à enroulement manuel ou motorisé, se matérialise par une diminution
notable de son diamètre par rapport à son encombrement normal, c'est-à-dire quand
il n'est soumis à aucune contrainte. Aussi, dès qu'il subit une baisse importante
de tension, il tend à augmenter de volume de manière proportionnelle. Dans le cas
de la rupture et conformément à la figure 4, le gonflement est immédiat et simultané.
Le doigt 21 n'étant plus soumis à l'importante force de rappel, il est alors entraîné
en rotation par le ressort de traction 41 jusqu'à venir se bloquer dans la roue dentée
31, immobilisant ainsi la chute du tablier 3.
[0038] Ce mode de réalisation apparaît tout à fait avantageux, puisqu'à la manière d'un
mécanisme d'encliquetage, il est toujours possible de remonter le tablier 3 en faisant
tourner le système porteur 2, tout en empêchant la rétrogradation du mouvement de
rotation.
[0039] Ainsi qu'on peut le voir précisément sur la figure 5, l'extrémité libre 19 du ressort
de compensation 14 présente une forme recourbée sur plus de 180 degrés. Cette particularité
lui permet de ne pas offrir d'arêtes saillantes susceptibles d'accrocher l'intérieur
des lames 12 du tablier 3 ou celui des lames de renfort 9a 9b, après la défaillance
dudit ressort de compensation 14, c'est-à-dire une rupture ou un délestage important.
Sa partie 52 la plus distale, c'est-à-dire celle qui s'étend de manière sensiblement
parallèle à la partie 53 située juste avant la portion plane 51, forme avantageusement
une sorte de patin apte à glisser le long des différents éléments précédemment évoqués.
[0040] De manière particulièrement avantageuse, le dispositif anti-chute comporte des moyens
de butée 60 aptes à maîtriser le gonflement du ressort de compensation 14, en limitant
son expansion radiale après une rupture ou un délestage important. Dans l'exemple
de réalisation représenté aux figures 1 à 4, ces moyens de butée 60 sont constitués
par un axe de retenue 61 disposé perpendiculairement entre les flasques 15, 16, à
proximité de l'axe de rotation 23 du doigt 21. Quelle que soit leur forme de réalisation,
les moyens de butée 60 sont positionnés de préférence à proximité de l'élément de
blocage 20, de manière à ce que le ressort de compensation 14 ne puisse notamment
venir perturber le déplacement de cet organe mobile.
[0041] Le second mode de réalisation illustré schématiquement aux figures 6 et 7 fonctionne
sur le même principe que celui représenté aux figures 3 et 4. Cette variante diffère
simplement par le fait que l'élément de blocage 20 est ici monté mobile en translation
radiale sur la bobine 73 et qu'il coopère avec un organe statique 30 constitué par
une couronne 35 à denture intérieure. De la même manière que précédent, l'élément
de blocage 20 est d'une part maintenu à l'écart de ladite couronne 35 sous l'effet
de la force de rappel exercée par un ressort de compensation 70, et d'autre part soumis
à l'action d'un moyen de rappel élastique 40 ayant ici la forme d'un ressort 42 travaillant
en compression.
[0042] Dans cet exemple de réalisation, l'élément de blocage 20 est constitué par un plat
74 monté mobile en coulissement le long de deux lumières rectilignes 71. Ces dernières
sont ménagées respectivement à travers les deux flasques 72 d'une bobine compensatrice
73, suivant une direction sensiblement radiale. Quelle que soit sa position en translation
radiale, le plat 74 traverse transversalement de part en part la bobine 73, de telle
sorte que l'une de ses extrémités s'étend au-delà de la paroi externe du flasque 72
positionné directement à proximité de l'organe statique 30. Ainsi, la partie du plat
74 située entre les deux flasques 72 sert avantageusement de zone d'accrochage pour
l'extrémité libre 19 du ressort de compensation 70. La partie faisant saillie à la
surface de la bobine 73 vient quant à elle couper le plan suivant lequel est disposée
la couronne dentée 35. L'ensemble est ménagé de telle sorte que le plat 74 est en
mesure de se déplacer entre une position dégagée n'entravant pas la rotation de la
bobine 73, et une position engagée dans laquelle son extrémité vient au contact de
la couronne 35 jusqu'au blocage complet une fois en butée contre une des dents 75.
Ainsi, le plat 74 est apte à coopérer par blocage avec l'organe statique 30 en cas
de défaillance du ressort de compensation 70.
[0043] Dans cette hypothèse, le plat 74 est entraîné en translation radiale sous l'action
combinée de la poussée engendrée par le ressort de compression 42 et de celle résultant
de l'expansion radiale du ressort de compensation 70 dans la direction de la flèche
F. En ce qui concerne plus particulièrement ce dernier aspect, il est clair que la
spire la plus externe du ressort de compensation 70 va dans un premier temps se déployer
radialement jusqu'à venir au contact de la partie du plat 74 qui est située entre
les deux flasques 72 de la bobine 73. Comme le plat 74 est par ailleurs monté mobile
en translation suivant la même direction que l'expansion du ressort de compensation
70 à cet endroit précis, il va par conséquent être entraîné en déplacement jusqu'à
venir en butée contre la couronne 35. La bobine 73 se voit alors immobilisée en rotation
par rapport à l'organe statique 30 solidaire de l'arbre fixe 7, stoppant ainsi la
chute du tablier 3 de la fermeture 1.
[0044] Conformément au troisième mode de réalisation illustré aux figures 8 et 9, l'élément
de blocage 20 est monté mobile en translation transversale sur une bobine compensatrice
80. Dans cet exemple particulier, il est constitué par un axe coulissant 81 apte à
se déplacer suivant une direction sensiblement parallèle à l'axe de rotation de la
bobine 80. Pour cela, l'axe 81 coopère par coulissement avec deux alésages 82,83 de
formes complémentaires à sa section, ménagés en vis-à-vis sur les deux flasques 84,85.
[0045] Afin de pouvoir être maintenu à distance de l'organe statique 30, l'axe coulissant
81 est pourvu d'une empreinte 86 apte à coopérer par emboîtement au moins partiel
avec une portion, de forme sensiblement complémentaire, de l'extrémité libre 19 du
ressort de compensation 87. Aussi, même si il est soumis en permanence à un ressort
de compression 88, l'axe 81 est immobilisé en translation sous l'effet de la force
de rappel exercée par le ressort de compensation 87. La présence de l'empreinte 86,
de forme complémentaire à l'extrémité libre 19, permet de réaliser un véritable emboîtement
et par conséquent d'éliminer avantageusement les risques de glissement.
[0046] Par contre, une fois qu'une défaillance survient au niveau du ressort de compensation
87, la disparition de la force de rappel permet de libérer l'axe 81 qui, sous l'action
du ressort de compression 88, est entraîné en direction de l'organe statique 30. Celui-ci
se présente avantageusement sous la forme d'une roue en hélice 89 dont les pales 90
forment une surface qui, bien que discontinue, est apte à immobiliser en translation
l'élément de blocage 20 quelle que soit la position relative de la bobine 80 par rapport
à l'organe statique 30. En d'autres termes, les pales 90 sont conformées de telle
sorte que leur projection axiale constitue une surface continue au niveau de la zone
susceptible de rentrer en contact avec l'extrémité 91 de l'axe coulissant 81, soit
une couronne circulaire dans le cas présent.
[0047] Outre le blocage en translation de l'élément de blocage 20, la roue en hélice 89
assure également, comme tous les autres organes statiques 30 précédemment décrits,
l'immobilisation en rotation de la bobine 80 conformément à l'objet de la présente
invention. Cette fonction est réalisée dès que l'axe coulissant 81 vient en butée
contre le bord 92 d'une des pales 90, après que son extrémité 91 ait éventuellement
glissé contre la surface de la pale directement adjacente audit bord 92.
[0048] Là encore, il est possible de relever le tablier 3 après l'enclenchement du dispositif
anti-chute, grâce à la structure spécifique de l'organe statique 30. En effet, ce
dernier n'est en mesure de coopérer par blocage avec l'axe coulissant 81 que dans
le sens correspondant à la descente du tablier. Dans le sens contraire, la roue en
hélice 89 ne présente aucune partie formant butée puisque les bords 92 sont orientés
dans cette même direction. Au contraire, la forme vrillée de chaque pale 90 contribue
à repousser progressivement l'axe 81 qui n'est soumis qu'à l'action du ressort de
compression 88. Ainsi, la bobine 80 peut être mise en rotation jusqu'à ce que le tablier
3 soit remonté à la hauteur voulue.
[0049] Dès la fin de cette opération, la bobine 80 va dans un premier temps tourner légèrement
en sens contraire sous l'effet du poids du tablier 3. Dans un second temps, elle va
s'immobiliser dès lors que l'axe coulissant 81 va à nouveau prendre appui contre le
bord 92 d'une des pales 90 de la roue en hélice 89, stoppant ainsi la descente du
tablier 3.
[0050] Naturellement, et comme il résulte déjà amplement de ce qui précède, l'invention
n'est pas limitée aux modes particuliers de réalisation qui ont été décrits à titre
d'exemples préférés, dont elle englobe toutes les variantes restant dans le cadre
de la portée du brevet.
[0051] L'organe statique 30 peut notamment prendre toute forme susceptible de présenter
au moins une partie formant butée ; la distance séparant deux butées successives correspondant
précisément à la distance parcourue par le tablier 3 lors de sa chute. Dans le cas
d'une roue dentée 31 ou d'une couronne 35 dotée d'une denture intérieure, la hauteur
de chute du tablier 3 est limitée à la distance séparant chaque dent 34, 74.
1. Dispositif anti-chute pour fermeture à effacement vertical (1) par enroulement, ladite
fermeture (1) comportant un tablier (3) apte à être enroulé autour d'au moins une
bobine (6, 73, 80) montée mobile en rotation sur un arbre fixe (7), chaque bobine
mobile (6, 73, 80) étant reliée à l'arbre fixe (7) par l'intermédiaire d'un ressort
de compensation (14, 70, 87), un dispositif anti-chute étant associé à chaque ressort
de compensation (14, 70, 87), chaque dispositif anti-chute étant destiné à bloquer
la descente du tablier (3) en cas de défaillance du ressort de compensation (14, 70,
87) correspondant, caractérisé en ce que chaque dispositif anti-chute comporte un
élément de blocage (20) monté mobile sur la bobine (6, 73, 80) correspondante ainsi
qu'un organe statique (30) solidaire de l'arbre fixe (7), l'élément de blocage (20)
coopérant avec un moyen de rappel élastique (40) apte à le déplacer en direction de
l'organe statique (30) dont la portion de surface destinée à entrer en contact avec
ledit élément de blocage (20) présente au moins une partie formant butée, l'élément
de blocage (20) étant maintenu à distance de l'organe statique (30) par la force de
rappel exercée par le ressort de compensation (14, 70, 87), au niveau de son extrémité
libre (19).
2. Dispositif anti-chute selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité
libre (19) du ressort de compensation (14, 70, 87) coopère par contact direct avec
l'élément de blocage (20) afin d'assurer elle-même l'immobilisation dudit élément
de blocage (20) dans une position à l'écart de l'organe statique (30).
3. Dispositif anti-chute selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que
l'élément de blocage (20) est monté mobile en rotation sur la bobine (6).
4. Dispositif anti-chute selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément de
blocage (20) mobile en rotation est constitué par un doigt (21) dont l'axe de rotation
(23) présente un méplat (25) apte à coopérer par contact avec une portion plane (51)
de l'extrémité libre (19) du ressort de compensation (14).
5. Dispositif anti-chute selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que
l'élément de blocage (20) est monté mobile en translation sur la bobine (73, 80).
6. Dispositif anti-chute selon la revendication 5, caractérisé en ce que la mobilité
en translation de l'élément de blocage (20) sur la bobine (73) s'exerce suivant une
direction sensiblement radiale.
7. Dispositif anti-chute selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément de
blocage (20) mobile en translation radiale est constitué par un plat (74) sur lequel
vient s'accrocher l'extrémité libre (19) du ressort de compensation (70), ledit plat
(74) coopérant par coulissement avec au moins une lumière (71) ménagée radialement
sur un des flasques (72) de la bobine (73).
8. Dispositif anti-chute selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé
en ce que l'organe statique (30) est constitué par une roue dentée (31).
9. Dispositif anti-chute selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé
en ce que l'organe statique (30) est constitué par une couronne (35) dotée d'une denture
intérieure.
10. Dispositif anti-chute selon la revendication 5, caractérisé en ce que la mobilité
en translation de l'élément de blocage (20) sur la bobine (80) s'exerce suivant une
direction sensiblement parallèle à l'axe de rotation de ladite bobine (80).
11. Dispositif anti-chute selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'élément de
blocage (20) mobile en translation transversale est constitué par un axe coulissant
(81) comportant une empreinte (86) apte à coopérer par emboîtement avec une portion,
de forme sensiblement complémentaire, de l'extrémité libre (19) du ressort de compensation
(87).
12. Dispositif anti-chute selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que l'organe
statique (30) est constitué par une roue en hélice (89) comportant des pales (90)
aptes à immobiliser l'élément de blocage (20) en translation lorsque le ressort de
compensation (87) est défaillant, quelle que soit la position relative de la bobine
(80) par rapport audit organe statique (30).
13. Dispositif anti-chute selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé
en ce qu'il comporte des moyens de butée (60) aptes à limiter l'expansion radiale
du ressort de compensation (14) en cas de rupture ou de délestage important.
14. Dispositif anti-chute selon la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens
de butée (60) sont constitués par un axe de retenue (61) disposé perpendiculairement
entre les flasques (15, 16) de la bobine (6), à proximité de l'élément de blocage
(20).
15. Dispositif anti-chute selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé
en ce que l'extrémité libre (19) du ressort de compensation (14) présente une forme
recourbée dont la partie (52) la plus distale, formant patin, est apte à glisser le
long des différents éléments avec lesquels ladite extrémité libre (19) est susceptible
de venir en contact en cas de défaillance dudit ressort de compensation (14).