[0001] La présente invention concerne un patin à roulettes comprenant un châssis équipé
de roulettes, une chaussure fixée amoviblement sur ce châssis par des moyens de fixation
et un frein actionné par la flexion de la jambe par l'intermédiaire d'un levier articulé
sur le châssis.
[0002] De tels patins sont connus des brevets US 920 848, 926 646 et 1 402 010, le levier
de frein, dans cette troisième exécution, n'étant toutefois pas articulé directement
sur le châssis, mais sur une pièce de fixation de la chaussure. Dans les trois exécutions,
le levier de frein est attaché à la jambe au moyen d'un collier ou d'une courroie.
Il est dès lors nécessaire, chaque fois que l'on fixe la chaussure au châssis ou qu'on
la sépare du châssis, d'attacher, respectivement de détacher, le collier ou la courroie
de la jambe.
[0003] Si de telles opérations étaient acceptables dans ces anciens patins, où la fixation
de la chaussure au châssis nécessitait de toute manière la fermeture de courroies,
elles deviennent fastidieuse dans un patin comprenant des moyens de fixation automatique
de la chaussure au châssis, tels que développés par le demandeur et décrits dans la
demande de brevet FR 96/11345.
[0004] La présente invention a précisément pour but de supprimer toute opération d'attache
du levier de frein à la chaussure ou à la jambe.
[0005] A cet effet, le patin à roulettes selon l'invention est caractérisé en ce que le
levier de frein présente, à l'arrière, une tige d'actionnement s'élevant sensiblement
parallèlement au dos de la chaussure et en ce que la chaussure présente, à l'arrière,
une butée venant se placer sur l'extrémité de la tige, lors de la fixation de la chaussure
sur le châssis, pour l'actionnement du levier de frein contre l'action d'un ressort
de rappel du levier en position inactive.
[0006] De manière à assurer le positionnement de l'extrémité de la tige contre la butée,
celle-ci présente, de préférence, un creux de forme approximativement conique, dans
lequel la tige est guidée et se positionne lors de la fixation de la chaussure.
[0007] Le frein peut être un frein à sabot agissant sur le sol ou un frein agissant sur
la roulette arrière ou les deux roulettes arrières.
[0008] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux modes d'exécution de l'invention.
[0009] La figure 1 représente un premier mode d'exécution, chaussure séparée du patin.
[0010] La figure 2 représente le même mode d'exécution après fixation de la chaussure au
patin.
[0011] La figure 3 représente un second mode d'exécution.
[0012] A la figure 1 on reconnaît un châssis 1 muni de quatre roulettes en ligne 2, 3, 4,
5 et des moyens de fixation automatiques d'une chaussure 6. Ces moyens de fixation
sont constitués essentiellement d'un crochet fixe 7 à l'avant et un verrou 8 en forme
de pédale articulé sur le châssis 1 et venant se verrouiller en position rabattue
par une articulation à genouillère, comme décrit dans la demande de brevet FR 96/11345,
lorsque la chaussure 6 est appliquée sur le châssis 1.
[0013] Le patin comporte en outre un frein constitué d'une paire de disques 9 montés rotativement
et mobiles axialement sur un axe 10 entre les deux bras parallèles d'un levier 11
portant l'axe 10 et articulé sur le châssis autour d'un axe 12, en avant de la troisième
roulette 4. Les disques 9 présentent une face tronconique en regard des roulettes
et ils sont maintenus écartés des roulettes 4 et 5 par un ressort 13 travaillant en
compression et repoussant le levier 11 vers le haut. A l'arrière du châssis 1, les
deux bras du levier 11 sont recourbés et reliés entre eux. A l'endroit de la liaison,
le levier 11 est prolongé par une tige 14 dirigée vers le haut et s'étendant sensiblement
parallèlement au dos de la chaussure 6. Cette tige 14 est vissée par une partie filetée
dans le levier 11 et bloquée à la hauteur désirée par un écrou 15.
[0014] La semelle de la chaussure 6 est munie de moyens d'accrochage complémentaires au
crochet 7 et au verrou 8. A l'arrière, la chaussure 6 est munie d'une butée 16 fixée
au dos d'un collier 17 articulé sur la chaussure autour d'un axe 18 dans la région
malléolaire et destiné à être serré autour de la cheville. La butée 16 présente un
creux conique 19 s'ouvrant vers le bas.
[0015] La fixation de la chaussure 6 au châssis 1 est réalisée par l'engagement du crochet
7 dans les moyens d'accrochage correspondants de la partie avant de la chaussure,
puis l'appui sur le verrou 8, comme décrit dans la demande de brevet FR 96/11345.
Lors de cette opération, l'extrémité de la tige 14 s'engage d'elle-même dans le creux
19 de la butée 16. La longueur dépassante de la tige 14 est ajustée de telle manière
que l'extrémité de la tige 14 est approximativement en contact avec le fond du creux
19 en position de repos du patineur.
[0016] Le freinage s'effectue de façon conventionnelle par avancement du patin, ce qui a
pour effet de faire basculer le collier 17 vers l'arrière et d'actionner le levier
11. Les disques 9 viennent alors en contact, par leurs faces tronconiques, avec les
roulettes 4 et 5 et sont écartés l'un de l'autre et appliqués contre les bras du levier
11, comme décrit dans la demande de brevet FR 2 529/95.
[0017] Le second mode d'exécution représenté à la figure 3 ne diffère du premier mode d'exécution
que par le type de frein. Dans le second mode d'exécution, le frein est constitué
d'un sabot en caoutchouc 20 destiné à freiner sur le sol à l'arrière du patin. Ce
sabot est monté sur une levier 21 articulé sur l'axe 22 de la roulette 5. Pour le
reste, le patin représenté à la figure 3 est identique à celui représenté aux figures
1 et 2.
[0018] La butée 16 et l'extrémité de la tige 14 pourraient présenter toute autre forme apte
à empêcher que la tige 14 échappe de la butée 16. Ceci pourrait être réalisé par des
surfaces dentelées.
[0019] Selon une variante d'exécution, non représentée, la butée 16 et la tige 14 sont conformées
de manière à venir s'encliqueter l'une sur l'autre, un poussoir ou autre organe pouvant
être prévu pour libérer la tige 14.
1. Patin à roulettes comprenant un châssis (1) équipé de roulettes (2, 3, 4, 5), une
chaussure (6) fixée amoviblement sur ce châssis par des moyens de fixation (7, 8)
et un frein (9 ; 20) actionné par la flexion de la jambe par l'intermédiaire d'un
levier (11 ; 21) articulé sur le châssis, caractérisé en ce que le levier de frein
présente, à l'arrière, une tige d'actionnement (14) s'élevant sensiblement parallèlement
au dos de la chaussure et en ce que la chaussure présente, à l'arrière, une butée
(16) venant se placer sur l'extrémité de la tige, lors de la fixation de la chaussure
sur le châssis pour l'actionnement du levier de frein contre l'action d'un ressort
(13).
2. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que la butée (16) présente un creux
de forme au moins approximativement conique, dans lequel la tige (14) est guidée et
se positionne lors de la fixation de la chaussure au châssis.