[0001] La présente invention a comme objet une serrure pour fermetures en général (par exemple
portes basculantes, rideaux, volets déroulant et autres) du type à cylindre, dans
laquelle le bloc à cylindre de la serrure est d'un type unifié avec panneton tournant,
connu dans la technique de ce domaine comme "cylindre européen".
[0002] La plupart des serrures destinées à l'application considérée fait emploi d'un bloc
à cylindre rond, de type traditionnel, mais à présent il y a une demande pour des
serrures de ce type équipées avec un cylindre européen interchangeable. Toutefois,
tandis que les serrures traditionnelles ont une structure très simple et peu coûteuse
et sont très fiables, les tentatives faites jusqu'à présent pour employer dans ces
serrures un cylindre européen ont porté à des réalisations quelque peu coûteuses,
compliquées et qui ne sont pas exemptes d'inconvénients. Par exemple on a employé
une roue dentée centrale qui commande deux roues dentées latérales qui a leur tour
commandent des verrous, cette roue centrale étant dépourvue d'un secteur afin qu'on
puisse la monter à chevaux du cylindre, coaxialement avec le panneton, et étant prédisposée
pour tourner solidairement avec le panneton du cylindre. Cette structure est compliquée
et coûteuse, entre autre parce qu'elle exige des tolérances de travail particulièrement
étroites. On a aussi cherché de faire commander par le panneton du cylindre un verrou
en soulevant simultanément un cliquet qui normalement arrête le verrou lui-même, mais
un tel mode de réalisation rencontre des difficultés en vue des côtes différentes
présentées par des pannetons de différentes origines, ainsi que de la modification
de ces côtes suit à l'usure; de plus, on ne peut pas toujours assurer l'irréversibilité
du mouvement des verrous, laquelle est entièrement perdue dans le cas de la rupture
d'un ressort du cliquet faisant partie du mécanisme. Autres inconvénients de certains
dispositifs connus sont qu'ils demandent l'exécution de deux tours de clef pour la
fermeture ou l'ouverture de la serrure, qu'ils ne peuvent pas être montés d'une façon
simple par des appareillages mécanisés, qu'ils peuvent se bloquer en cas de manoeuvre
incorrecte, et que parfois ne peuvent pas être pourvus d'un commande intérieur, manuel
ou mécanisé, indépendant de la clef.
[0003] Partant, un premier but de la présente invention est de réaliser une serrure pour
portes basculantes, rideaux, volets déroulant et similaires, faisant emploi d'un bloc
à cylindre du type unifié avec panneton tournant, nommé cylindre européen, dont la
structure doit être particulièrement simple, économique et fiable. Un but de l'invention
est aussi de réaliser une telle serrure dans laquelle les mécanismes pour le déplacement
des verrous doivent être intrinsèquement irréversibles par rapport à une commande
de l'extérieur. Encore un but de l'invention est de réaliser une telle serrure dont
l'actionnement doit demander un tour seulement de la clef, et il ne doit pas s'avérer
impossible même si, en raison d'un accident, les verrous sont portés en une position
incorrecte. Un but ultérieur de l'invention est de réaliser une telle serrure qui,
dans les cas où cela est demandé, et sans entraîner des complications de la structure,
puisse être actionnée depuis l'intérieur sans faire recours à la clef, et/ou par un
moyen motorisé, soit-il que la clef soit insérée dans le cylindre ou non. Un autre
but de l'invention est de réaliser une telle serrure qui soit susceptible d'être facilement
montée par des appareillages mécanisés.
[0004] Ces buts sont atteints, suivant l'invention, par une serrure pour portes basculantes,
rideaux, volets déroulant et similaires comportant un bloc à cylindre avec panneton
tournant, du type dit cylindre européen, et incluant une roue dentée centrale qui
commande deux roues dentées latérales qui à leur tour commandent des verrous, caractérisée
principalement en ce que ladite roue dentée centrale est une couronne à denture extérieure
entourant le bloc à cylindre, montée tournante suivant un axe qui ne correspond pas
à l'axe de rotation du panneton tournant du bloc à cylindre, et comportant deux dents
dirigées vers l'intérieur qui limitent une échancrure susceptible d'être engagée par
le panneton tournant, le long d'un arc limité qui correspond à une partie d'un tour
du panneton, les deux positions extrêmes d'engagement entre la couronne dentée et
le panneton correspondant aux deux positions extrêmes, d'ouverture et respectivement
de fermeture, des verrous commandés par les roues dentées latérales.
[0005] De cette façon l'engagement entre le panneton tournant du bloc à cylindre et l'échancrure
de la couronne dentée n'est nullement critique, et il peut avoir lieu correctement
même en présence des variations modérées des côtes qui s'avèrent entre des pannetons
d'origine différente. Cet engagement a lieu seulement le long d'une partie de la rotation
du panneton, de sorte que dans sa position de repos le panneton n'est pas en engagement
avec la couronne dentée, et l'actionnement de cette dernière depuis l'intérieur, par
un possible moyen de commande manuel ou motorisé indépendant de la clef, ne rencontre
aucune entrave. En donnant aux parties des dimensions appropriées on peut facilement
obtenir qu'un tour seulement du bloc à cylindre soit suffisant pour commander toute
la course d'ouverture ou de fermeture des verrous. Du fait qu'une partie de la course
du panneton autour de sa position de repos a lieu sans engagement avec la couronne
dentée, il est possible d'employer soit des blocs à cylindre dans lesquels le panneton
dans sa position de repos est situé à l'intérieur du profil du bloc, soit des blocs
à cylindre dans lesquels le panneton dans sa position de repos fait quelque peu saillie
par rapport au bloc, dans une position en angle. Comme on l'expliquera plus loin,
cela peut être avantageux dans certains cas. Dans les cas où, suite à des vibrations,
des chocs, des manoeuvres manuelles erronées ou des défauts d'actionnement motorisé,
la couronne dentée se trouve dans une position incorrecte, le panneton ne peut pas
engager l'échancrure entre les deux dents de la couronne dentée, mais dans ce cas
il peut agir sur la surface d'une dent qui est opposée à celle qui limite l'échancrure,
et déplacer la couronne dentée jusqu'à une position de fin de course, après quoi le
panneton, reconduit préalablement à sa position de repos, se trouve à nouveau en condition
d'être engagé correctement dans l'échancrure entre les dents de la couronne dentée.
[0006] Suivant une caractéristique préférée de l'invention, chaque roue dentée latérale
commande un verrou moyennant un pivot excentrique engagé dans une fente pratiquée
dans le verrou, laquelle s'étend perpendiculairement à la direction de déplacement
du verrou et a une longueur limitée d'un côté au niveau de l'axe de rotation de la
roue dentée. En outre, la distance dudit pivot excentrique par rapport à l'axe de
rotation de la roue dentée latérale est égale à la moitié de la course du verrou entre
la position d'ouverture et la position de fermeture. De cette façon, les roues dentées
latérales (et donc aussi la roue dentée centrale qui se trouve en engrènement avec
elles) sont toujours arrêtées en fin de course dans une position définie, dans laquelle
lesdits pivots excentriques et les axes de rotation des roues dentées latérales sont
tous en ligne, au moins d'une façon approximée, le long de la direction de déplacement
des verrous, et elles se trouvent donc dans une condition de point mort qui assure
l'irréversibilité du déplacement des verrous sous des actions différentes de celles
des roues dentées d'actionnement.
[0007] De préférence, le pivotement des roues dentées est obtenu moyennant des secteurs
en saillie partiellement cisaillés dans la boîte de la serrure, en engagement avec
des surfaces cylindriques intérieures des roues dentées. Cela permet de réduire les
frais de fabrication en évitant l'emploi, l'usinage et le montage de pivots, et permet
de laisser libre l'espace interne de la roue dentée centrale, espace qui doit être
occupé par le bloc à cylindre.
[0008] Avantageusement, la couverture de la serrure est fixée à la boîte de la serrure par
des moyens agissant moyennant une déformation plastique de certaines parties de la
boîte ou de la couverture. Cela aussi permet de réduire les frais de fabrication et
d'usinage de la serrure.
[0009] Une conséquence des caractéristiques indiquées est que la serrure est susceptible
d'être assemblée moyennant la simple superposition ordonnée de ses parties, et de
ce fait il est facile de réaliser et d'organiser le montage moyennant des appareillages
automatiques.
[0010] Un ou plusieurs ressorts peuvent être disposés pour agir entre les verrous et les
pivots excentriques des roues dentées latérales, afin de stabiliser les positions
de fin de course et de donner à l'usager une perception sensible lors que lesdites
positions sont atteintes. Toutefois ces ressorts n'ont pas une fonction opérative,
de sorte que leur possible rupture ou énervement ne préjuge nullement le fonctionnement
de la serrure.
[0011] Ces caractéristiques et d'autres, des buts et des avantages de l'objet de la présente
invention vont ressortir plus clairement de la suivante description d'un mode de réalisation,
constituant un exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels:
Fig. 1 montre en vue de face la serrure, dans sa position d'ouverture, dépourvue du
bloc à cylindre ainsi que de la couverture, afin de montrer les parties internes;
Fig. 2 montre d'une façon semblable la serrure dans sa position de fermeture;
Fig. 3 en est une vue depuis une extrémité;
Fig. 4 en est une vue latérale, certaines parties étant sectionnées;
Fig. 5 montre un des verrous de la serrure, isolé dans une vue de face;
Fig. 6 en montre une section prise suivant la ligne VI-VI de la figure 5;
Fig. 7 en est une vue depuis une extrémité;
Fig. 8 montre la roue dentée centrale, isolée dans une vue de face;
Fig. 9 en montre une section prise suivant la ligne IX-IX de la figure 8;
Fig. 10 montre une roue dentée latérale, isolée dans une vue de face; et
Fig. 11 en montre une section prise suivant la ligne XI-XI de la figure 10.
[0012] La serrure comprend une boîte 1 qui contient les mécanismes et qui est fermée par
une couverture 20. La boîte 1 et la couverture 20 sont pourvues d'ouvertures respectives
2 et 21, profilées comme un bloc à cylindre du type dit européen, et destinées à recevoir
un tel bloc (qui est représenté dans les figures 1 et 2 seulement par son pourtour
correspondant à l'ouverture 2). La boîte 1 comporte en outre une ouverture 3 pour
le passage d'une vis destinée à fixer dans la boîte le bloc à cylindre 2, de la façon
habituelle. Dans la boîte 1 et dans la couverture respective sont prévus des trous
4 pour le fixage à la porte basculante, rideau ou autre fermeture destinée à être
équipée par la serrure.
[0013] Dans la boîte 1 sont montés glissant en direction longitudinale deux verrous 8, identiques
entr'eux et montés symétriquement par rapport au centre de la serrure, lesquels traversent
des fenêtres correspondantes ouvertes dans les faces d'extrémité de la boîte 1 et
sont guidés par ces fenêtres et par des saillies 9 prévues dans leur parties internes
et engageant des fentes (non représentées) de la couverture 20. Chaque verrou 8 est
pourvu voisin de son extrémité externe d'un pivot 10 destiné à être connecté aux moyens
de blocage du rideau ou similaire pour les commander. En outre, chaque verrou 8 est
pourvu d'une fente 11 perpendiculaire de la direction longitudinale de déplacement
du verrou, pour recevoir la commande.
[0014] Chaque verrou est commandé par une roue dentée latérale 12 pourvue d'un trou central
13 à surface cylindrique pour son pivotement à la boîte 1. Le pivotement est réalisé
moyennant des secteurs 7 (en nombre de trois dans l'exemple représenté) partiellement
cisaillés vers l'intérieur de la parois de la boîte 1. Ces secteurs partiellement
cisaillés ont un pourtour extérieur en arc de cercle et donnent un support correcte
avec liberté de rotation à la roue dentée latérale 12 correspondante, en coopérant
avec la surface cylindrique du trou 13. Une telle disposition permet d'éviter l'application
de pivots à la boîte 1. Chaque roue dentée latérale 12 comporte un pivot embouti 14
capable d'engager la fente 11 d'un verrou 8. Cette disposition constitue une manivelle
susceptible de commander les déplacements du verrou. La distance radiale d'un pivot
embouti 14 par rapport au centre de la roue dentée latérale 12 à laquelle il appartient
est égale à la moitié de la course prévue pour le verrou 8 correspondant; de cette
façon, une rotation de 180° de la roue dentée latérale 12 dans un sens ou dans l'autre
fait accomplir au verrou 8 correspondant sa course d'ouverture ou de fermeture toute
entière. De plus, la fente 11 du verrou 8 se termine d'un côté au niveau du centre
de la roue dentée latérale 12 correspondante, de sorte qu'elle limite la course de
rotation à l'angle de 180° qui est nécessaire. Grâce à cette disposition, dans les
positions de fin de course le pivot 14 et le centre de la roue dentée latérale 12
sont alignés suivant la direction de déplacement du verrou 8, laquelle est perpendiculaire
de la direction de la fente 11, de sorte qu'on réalise une condition de point mort
et le verrou ne peut en aucune manière être déplacé par des actions extérieures différentes
de la rotation de la roue dentée latérale correspondante.
[0015] Les deux roues dentées latérales 12 engagent toutes les deux avec une roue dentée
centrale, laquelle est constituée par une couronne à denture extérieure 15 montée
dans le centre O' de la serrure et entourant le siège pour le bloc à cylindre 2, et
donc le bloc lui-même quand il est installé dans la serrure. La couronne 15 comporte
une surface intérieure cylindrique 16 pour son pivotement par rapport à la boîte 1.
Le pivotement est réalisé moyennant des secteurs 6 (en nombre de quatre dans l'exemple
représenté) partiellement cisaillés vers l'intérieur de la parois de la boîte 1. Ces
secteurs partiellement cisaillés ont un pourtour extérieur en arc de cercle et donnent
un support correcte avec liberté de rotation à la roue dentée centrale 15, en coopérant
avec sa surface cylindrique interne 16. De plus, la couronne dentée 15 comporte deux
dents 17 faisant saillie vers l'intérieur, lesquels définissent une échancrure 18
susceptible d'engager le panneton tournant d'un bloc à cylindre installé dans la serrure,
dont la trajectoire de rotation est indiquée dans la figure 1 par le cercle C dont
le centre est O. On doit remarquer que la roue dentée centrale 15 n'est pas coaxiale
avec le cercle C qui représente la trajectoire du panneton, les deux centres de rotation
O' et O n'étant pas coïncidents.
[0016] Le fonctionnement de la serrure peut être compris par l'observation des figures 1
et 2, en tenant compte du fait que le panneton d'un bloc à cylindre, dans sa condition
de repos, se trouve à l'intérieur du profil du bloc à cylindre, ou bien il fait saillie
de ce bloc suivant un petit angle.
[0017] En partant de la condition de repos (figure 1) et en tournant en sens horaire, d'abord
le panneton du bloc à cylindre ne touche pas la roue dentée centrale, mais après un
certain angle de rotation il vient engager l'échancrure 18 et il entraîne en rotation
la roue dentée centrale 15, laquelle à son tour fait tourner les roues dentées latérales
12 et partant fait déplacer les verrous 8. Après un certain angle de rotation (qui
correspond à une rotation de 180° des roues dentées latérales 12 et à la course toute
entière des verrous 8), on atteint la position représentée dans la figure 2. À ce
point le panneton du bloc à cylindre abandonne l'échancrure 18 et il termine sans
effet ultérieur sa course d'un tour. Il va de soit que les mêmes opérations se développent
en ordre inversé comme conséquence d'une rotation en sens antihoraire du panneton,
en partant de la condition de la figure 2.
[0018] On comprend facilement que pour cette serrure il est indifférent que le panneton,
dans sa condition de repos, soit entièrement retiré dans le profil du bloc ou bien
fasse quelque peu saillie par rapport à ce bloc, comme il s'avère pour certaines versions
du cylindre européen. Toutes les deux versions du cylindre peuvent donc être utilisées.
Cela est important dans le cas des rideaux en grille, parce qu'on réalise un avantage
en employant un cylindre dont le panneton en condition de repos fait saillie par rapport
au profil du bloc. En effet, en employant dans un rideau en grille un bloc à cylindre
avec un panneton qui ne fait pas saillie en position de repos, il serait possible
de manoeuvrer de l'extérieur la vis de fixage du bloc à cylindre, en la dévissant,
et ensuite extraire le cylindre ainsi neutralisant la serrure; de sorte que, pour
prévenir cette action, on devrait protéger de quelque façon l'accès à la vis de fixage
du bloc. Si, au contraire, on fait emploi d'un bloc dont le panneton fait saillie
dans la position de repos, il ne peut pas être extrait, même en dévissant sa vis de
fixage, si le bloc n'a pas été préalablement tourné moyennant la clef pour faire disparaître
à l'intérieur le panneton. Donc la serrure suivant l'invention, en autorisant l'emploi
à volonté de ce type de bloc à cylindre, n'exige aucun autre moyen de protection,
et elle peut être unifiée pour l'emploi sur tout genre de fermeture.
[0019] Il est aussi bien claire que, quand le panneton est en position de repos et il n'engage
pas la roue dentée centrale, cette dernière pourrait, le cas échéant, être tournée
moyennant une poignée intérieure ou bien moyennant un moteur électrique, et de la
sorte ces moyens de commande indépendantes de la clef peuvent être installes et employés
sans aucun problème.
[0020] La serrure suivant l'invention ne demande de façon nécessaire aucun ressort, ce qui
contribue en mesure considérable à sa fiabilité. Néanmoins, un ou plusieurs ressorts
19 peuvent être installées, comme le montrent les figures 1 et 2, pour agir entre
au moins un des verrous 8 et le pivot 14 de la roue dentée latérale 12 qui commande
le verrou même. Un ressort ainsi disposé donne à l'usager une confirmation sensible
du fait que la position de fin de course des verrous a été correctement atteinte.
En outre elle tend à maintenir stable cette position de fin de course même en présence
de sollicitations accidentelles, comme des chocs ou des vibrations. Toutefois, la
rupture possible ou l'énervement de ce ressort ne préjuge nullement de la fonctionalité
de la serrure.
[0021] L'invention prévoit encore un moyen préféré de fixage de la couverture 20 à la boîte
1. Comme le montre en particulier la figure 4, les parois latérales de la boîte 1
comportent des échancrures, chacune desquelles est pourvue d'une languette 5. Une
conformation complémentaire de la couverture 20 permet de déposer cette dernière sur
la boîte et ensuite de la fixer par déformation plastique des languettes 5. D'une
façon similaire, les échancrures prévues dans les parois latérales de la boîte 1 pourraient
être pourvues de creusements latéraux, et des languettes correspondantes de la couverture
pourraient être ancrées dans ces creusements moyennant une déformation plastique telle
à en produire un élargissement.
[0022] L'ensemble des caractéristiques décrites autorise un montage mécanisé de la serrure
moyennant des appareillages automatiques relativement simples. En effet, toutes les
parties peuvent être montées dans la boîte 1, disposée ouverte vers le haut, simplement
en les déposant dans l'ordre correcte et dans les positions correctes, et le montage
peut être ensuite complété par la seule déformation plastique des parties de fixage
entre la couverture 20 et la boîte 1. Cela établit une différence importante par rapport
aux serrures connues de ce genre, lesquelles posent des problèmes considérables de
difficulté de montage, en empêchant en pratique un montage mécanisé.
[0023] On doit comprendre que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit
et montré comme exemple. Certaines modifications possibles ont été décrite, et bien
d'autres sont à la portée de l'homme de métier. Ces modifications, ainsi que tout
remplacement par des moyens techniquement équivalents, peuvent être portés sans pour
cela départir du cadre de l'invention et du domaine du présent brevet, tel qu'il est
défini dans les revendications annexées.
1. Serrure pour fermetures (par exemple portes basculantes, rideaux, volets déroulant
et similaires), comportant un bloc à cylindre (2) avec panneton tournant, du type dit cylindre européen, et incluant une roue dentée
centrale (15) qui commande deux roues dentées latérales (12) qui à leur tour commandent des verrous (8), caractérisée en ce que ladite roue dentée centrale est une couronne (15) à denture extérieure entourant le bloc à cylindre (2), montée tournante suivant un axe (0') qui ne correspond pas à l'axe de rotation (0) du panneton tournant du bloc à cylindre (2), et comportant deux dents (17) dirigées vers l'intérieur qui limitent une échancrure (18) susceptible d'être engagée par le panneton tournant, le long d'un arc limité qui
correspond à une partie d'un tour du panneton, les deux positions extrêmes d'engagement
entre la couronne dentée (15) et le panneton correspondant aux deux positions extrêmes, d'ouverture et respectivement
de fermeture, des verrous (8) commandés par les roues dentées latérales (12).
2. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque roue dentée latérale
(12) commande un verrou (8) moyennant un pivot excentrique (14) engagé dans une fente (11) pratiquée dans le verrou (8), laquelle s'étend perpendiculairement à la direction de déplacement du verrou (8) et a une longueur limitée d'un côté au niveau de l'axe de rotation de la roue dentée.
3. Serrure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la distance dudit pivot
excentrique (14) par rapport à l'axe de rotation de la roue dentée latérale (12) est égale à la moitié de la course du verrou entre la position d'ouverture et la
position de fermeture.
4. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le pivotement des roues
dentées est obtenu moyennant des secteurs (7,6) en saillie partiellement cisaillés dans la boîte (1) de la serrure, en engagement avec des surfaces cylindriques intérieures (13,16) des roues dentées (12,15).
5. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins un ressort (19) est disposé pour agir entre un verrou (8) et le pivot excentrique (14) de la roue dentée latérale (12) correspondante, afin de stabiliser les positions de fin do course et de donner à
l'usager une perception sensible lors que lesdites positions sont atteintes.
6. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la couverture (20) de la serrure est fixée à la boîte (1) de la serrure par des moyens (5) agissant moyennant une déformation plastique de certaines parties de la boîte (1) ou de la couverture (20).
7. Serrure suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les parois latérales de
la boîte (1) de la serrure comportent des échancrures chacune desquelles est pourvue d'une languette
(5), et que la couverture est pourvue de conformations complémentaires susceptibles d'engager
lesdites échancrures et d'y être fixées moyennant une déformation plastique des languettes
(5).
8. Serrure suivant la revendication 6, caractérisée en ce que les parois latérales de
la boîte (1) de la serrure comportent des échancrures pourvues de creusements latéraux. et que
la couverture est pourvue de parties susceptibles d'être fixées dans lesdits creusements
moyennant une déformation plastique telle à produire leur élargissement.
9. Serrure suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle est susceptible d'être
assemblée mécaniquement moyennant la simple superposition ordonnée de ses parties
et la déformation plastique successive de parties de fixage (5) agissant entre la boîte (1) de la serrure et une couverture (20) de fermeture.
10. Serrure pour portes basculantes, rideaux, volets déroulant et similaires, avec un
bloc à cylindre du type dit européen, caractérisée par les particularités, dispositions
et fonctionnement, tels qu'ils ressortent de la description ci-dessus et des dessins
ci-joints, ou remplacés par des moyens techniquement équivalents, pris dans leurs
ensemble, dans leurs différentes combinaisons ou séparément.