[0001] La présente invention conceme un dispositif anti-bruit.
[0002] Dans les villes le tramway de plus en plus s'impose comme le moyen de déplacement
permettant de résoudre en partie la congestion causée par la circulation des véhicules
en particulier les automobiles. Le réseau urbain de tramways est donc en croissance
constante.
[0003] Le problème que pose l'utilisation des tramways ou des autres véhicules sur rails
est que la rotation des roues en acier sur les rails entraîne l'induction d'énormes
vibrations dans le sol.
Comme le tram circule en milieu urbain les vibrations sont transposées par le sol
vers les immeubles. Plus il y aura de trams qui circulent, plus il y aura des vibrations
induites et plus le risque de dégâts causés aux immeubles le long des rues où passe
le tram sera élevé. Mis à part le risque de dégâts aux immeubles il y a aussi la nuisance
causée par ces vibrations au riverain. En effet la nuisance causée par les vibrations
induites par le passage du tram peuvent aller jusqu'à perturber le sommeil du riverain.
[0004] L'invention a pour but de réaliser un dispositif anti-bruit permettant de sensiblement
réduire les vibrations induites dans le sol par le passage d'un véhicule sur rail,
en particulier un tramway.
[0005] A cette fin un dispositif anti-bruit suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il
comporte une jaquette en matière élastique et résistante agencée pour envelopper au
moins un flanc latéral d'un rail, en particulier un rail pour tramways. Puisque la
jaquette enveloppe au moins un flanc latéral, au moins ce flanc là n'est plus en contact
direct avec le sol. L'élasticité de la jaquette assure une absorption adéquate de
la force induite par le passage du tram sur le rail, ainsi que des vibrations causées
par le passage du tram. L'absorption des vibrations par la jaquette placée contre
le flanc du rail va provoquer que les vibrations seront sensiblement atténuées et
que leur transmission par le sol sera considérablement réduite.
[0006] Une première forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention
est caractérisée en ce que la jaquette comporte une partie agencée à être placée sous
le flanc inférieur dudit rail.
La réalisation en parties de la jaquette permet non seulement une facilité de fabrication
et de montage, mais également d'envelopper le rail sur toute sa partie qui est enterrée
dans le sol, limitant ainsi au maximum la transmission de vibrations dans le sol.
[0007] Une deuxième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention
est caractérisée en ce que la jaquette comporte un bord supérieur agencé à être juxtaposé
à la face supérieure dudit rail, ledit bord supérieur ayant une largeur sensiblement
égale à 42 mm. Cette dimension du bord supérieur de la jaquette permet d'avoir entre
deux rails munis de leur jaquette un écart correspondant à cinq klinkers et demi,
facilitant ainsi le remplissage du centre de la voie.
[0008] Une troisième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention
est caractérisée en ce que la jaquette comporte dans sa première et deuxième partie
au moins une perforation, destinée au passage des distanciateurs de rails. Ainsi la
jaquette ne gène pas le passage des distanciateurs.
[0009] Une quatrième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention
est caractérisée en ce que la jaquette est pourvue de moyens de fixation agencés pour
fixer les parties entre elles. Ceci permet de fixer la jaquette au rail avant la pose
de ce dernier et de poser ainsi le rail muni de sa jaquette.
[0010] De préférence la jaquette est fabriquée en une matière ayant un facteur d'élasticité
compris entre 5 NM et 20 NM mesuré suivant la norme DIN 53515. Ceci permet à la jaquette
de bien résister aux forces qui lui sont imposées par le roulement du tram sur le
rail.
[0011] De préférence la jaquette est fabriquée en une matière ayant une résistance à la
pression d'au moins 40 Kg/cm
2. La jaquette résiste ainsi également au trafic routier qui passe sur la route dans
laquelle se trouve le rail.
[0012] De préférence la jaquette est fabriquée en caoutchouc, en particulier du caoutchouc
recyclé. Cette matière a l'avantage d'être peu onéreuse tout en ayant l'élasticité
et la résistance requises.
[0013] L'invention sera maintenant décrite plus en détail à l'aide des formes de réalisation
reprise dans les dessins où :
La figure 1 illustre un bout de rail muni d'un dispositif anti-bruit suivant l'invention;
La figure 2 illustre une vue en coupe à travers un dispositif suivant l'invention
selon la ligne ll-ll';
La figure 3 illustre la fixation du distanciateur;
La figure 4 illustre par une vue en coupe deux rails munis de jaquettes suivant l'invention
et posés sur le sol;.et
La figure 5 illustre une vue en coupe à travers une autre forme de réalisation d'un
dispositif anti-bruit suivant l'invention.
[0014] Dans les dessins une même référence a été attribuée à un même élément ou à un élément
analogue.
[0015] Dans la description qui suit, référence sera faite à un dispositif anti-bruit destiné
à des rails pour tram. Il faut néanmoins remarquer que ce dispositif n'est pas limité
à des rails de trams mais peut être utilisé pour tout rail, qu'il s'agisse d'un rail
pour tram, pour train ou autre véhicule sur rail. Le dispositif trouve surtout son
application en site urbain où le rail est enterré dans le sol. Toutefois il pourrait
également être utilisé pour des rails qui ne sont pas enterrés. Le dispositif anti-bruit
suivant l'invention n'est également pas limité aux formes de réalisation reprises
dans les dessins et d'autres géométries, pour autant qu'elles épousent le profil du
rail, sont possibles.
[0016] La figure 1 illustre un exemple d'un dispositif 1 anti-bruit selon l'invention et
monté autour d'un bout de rail 5. Dans l'exemple illustré le dispositif comporte trois
parties 2, 3 et 4. La première 2 et la deuxième 3 partie enveloppent respectivement
un premier et un deuxième flanc latéral du rail 5. Une troisième 4 partie est disposée
sous la semelle du rail 5. Le dispositif anti-bruit selon l'invention comporte donc
une jaquette qui enveloppe au moins en partie un rail. De préférence la jaquette comporte
les trois parties mais une seule partie pourrait, le cas échéant, suffire comme illustré
à la figure 5. Ainsi seul le flanc latéral du rail se trouvant du côté extérieur du
rail, c'est-à-dire le flanc opposé à celui de l'inter-rail, pourrait être équipé de
la jaquette. Pour un rail qui n'est pas enterré dans le sol, comme c'est le cas pour
des rails de chemin de fer, seul la troisième partie pourrait suffire.
[0017] La jaquette est fabriquée en une matière élastique et résistante comme par exemple
du caoutchouc vulcanisé. La matière doit être élastique car elle doit pouvoir encaisser
les forces induites par le véhicule qui circule sur le rail, ainsi que celles induites
par la circulation qui circule sur la chaussée où les rails sont enterrés. La matière
doit être résistante car elle doit pouvoir résister à des températures allant de -
30° à +40°C et garder sensiblement les mêmes propriétés dans cette plage de température.
Ainsi la matière doit posséder un facteur d'élasticité compris entre 5NM et 20 NM,
en particulier entre 6,6 NM et 17,6 NM mesuré suivant la norme DIN 53515. La résistance
à la traction de la matière est de préférence située entre 0,79 MPA et 1,2 MPA mesuré
suivant la norme DIN 53455. La résistance à la pression est d'au moins 40 kg/cm
2 et de préférence 45 kg/cm
2 mesuré suivant la norme DIN 53454. Enfin la déformation à la pression mesurée suivant
la norme DIN 53572 est de préférence de 12% à 15,9% à 70°C durant 24 heures et de
6,3% à 6,6% à 23°C durant 72 heures.
[0018] De préférence la matière utilisée est du caoutchouc recyclé obtenu à partir de pneus
usagés. Ces pneus usagés sont broyés en poudrette et le caoutchouc broyé est ensuite
amalgamé par du polyuréthanne pour former par moulage à haute pression les différentes
parties de la jaquette. L'avantage d'utiliser du caoutchouc recyclé est que cette
matière permet la fabrication de jaquettes à bon marché et offre une solution au recyclage
des pneus usagés. Un autre avantage de l'utilisation du caoutchouc est que lorsque
la jaquette et le rail sont posés dans le sol, le caoutchouc de la jaquette donne
une meilleure adhérence aux pneus des véhicules et limite ainsi les effets du manque
d'adhérence que provoquent les rails en acier.
[0019] La jaquette a de préférence une longueur de 1,20 m correspondant à une modulation
qui s'ajuste à la longueur conventionnelle des rails de tram.
[0020] La jaquette est pourvue de moyens de fixation (6, 7 et 8) agencés pour fixer entre
elles les différentes parties. Ces moyens de fixation comportent une protubérance
6 appliquée sur la face extérieure des premières et deuxièmes parties de la jaquette.
Dans cette protubérance est pourvue une échancrure 7 dans laquelle vient se loger
un fer à béton 8. Le fer à béton enveloppe la jaquette et relie ainsi les trois parties
entre elles. L'avantage d'utiliser des moyens de fixation est que le montage des jaquettes
peut se faire avant le placement du rail dans le sol. Ainsi le rail muni de sa jaquette
peut être posé comme un ensemble. Le rail muni de sa jaquette peut ainsi être transporté
et livré comme un ensemble et le montage de la jaquette ne doit pas se faire sur le
site où est posé le rail.
[0021] Comme illustré à la figure 2 la jaquette a un profil 10, 11 et 12 qui épouse la géométrie
13, 14 et 15 du rail. Ceci est important car la jaquette doit être en contact direct
avec le rail. En effet le but de la jaquette est d'absorber les vibrations que produit
le tram ou autre véhicule qui circule sur le rail. La rotation des roues en acier
du tram sur l'acier du rail provoque l'induction de vibrations dans le rail. Sans
la présence des jaquettes ces vibrations sont transmises par le sol aux immeubles
qui longent les rails du tram causant ainsi non seulement des dégâts aux immeubles
mais également des nuisances aux riverains qui sont parfois dérangés dans leur sommeil
dû à ces vibrations.
[0022] La présence de la jaquette permet maintenant d'absorber la majeure partie de ces
vibrations et ainsi de sensiblement réduire leur induction dans le sol. Puisque la
jaquette épouse parfaitement la géométrie du rail, les vibrations induites dans le
rail sont transmises à la matière élastique et résistante de la jaquette qui les absorbe.
Lorsque la jaquette comporte les trois parties aussi bien les vibrations latérales
que transversales sont absorbées et leur induction dans le sol est sensiblement réduite.
[0023] La première 2 et deuxième 3 partie de la jaquette possèdent chacune une géométrie
en angle à leur partie inférieure 20, 21 qui vient prendre la section en angle 22,
23 de la troisième partie de la jaquette. Ainsi les différentes parties de la jaquette
sont complémentaires de telle façon à envelopper sensiblement les flancs latéraux
et inférieurs du rail.
[0024] La jaquette est également pourvue d'une perforation 24, 25 dans sa première 2 et
deuxième partie 3 destinée au passage d'un distanciateur 16 de rails comme illustré
à la figure 3. Le distanciateur peut également être utilisé comme moyen de fixation
de la jaquette au rail, par exemple à l'aide de boulons 17.
[0025] La géométrie extérieure de la première et deuxième partie de la jaquette comporte
un creux afin de renforcer d'une part la structure de la jaquette et d'autre part
de permettre de former un coffrage au béton qui est coulé le long du rail lorsque
ce demier est posé dans le sol. Le béton vient ainsi se loger dans ce creux et permet
de maintenir le rail avec sa jaquette en place.
[0026] La distance d (figure 2 et 4) du bord supérieur de la première 2 et deuxième 3 partie
de la jaquette, agencée à être juxtaposée à la face supérieure du rail, possède une
largeur sensiblement égale à 42 mm. Ceci permet d'agencer entre deux rails une distance
correspondant à cinq klinker 18 et demi et facilite ainsi le remplissage du centre
de la voie.
[0027] La forme inférieure de la jaquette est prévue en ergot, de façon à enserrer la troisième
partie 4 pendant la prépose. Par la pression du poids du rail l'ouverture entre les
parties se fermera de façon à constituer un écrin anti-vibratoire homogène et étanche.
[0028] La figure 5 illustre une autre forme de réalisation d'un dispositif anti-bruit suivant
l'invention. Dans cette forme de réalisation la jaquette ne comporte qu'une seule
partie 30 posée contre le premier flanc, c'est-à-dire le flanc extérieur du rail 5.
La jaquette sert ici non seulement de dispositif anti-bruit, mais également à elle
seule de profil d'épaulement. Dans ce cas la jaquette matérialise le remplissage des
rails à l'extérieur de la voie et sépare le rail du béton de remplissage de la voierie.
Le béton ne sera donc plus en contact direct avec le rail ce qui a pour conséquence
que les vibrations induites par le tram dans les rails seront, au moins en grande
partie, absorbées par le dispositif 30 et ne seront plus directement induites dans
le béton. Ainsi le béton aura sensiblement moins tendance à fissurer et à casser dû
aux vibrations. Puisque la jaquette est posée directement contre le rail, elle sert
également de joint d'étanchéité de surface.
[0029] La jaquette 30 présente un profil plat 31 sur son côté extérieur et dispose d'un
évidement 32 à sa partie inférieure. Ceci permet de chevaucher les fixations du rail,
appliquées soit sur des travers en bois, soit sur des travers en béton préfabriqué
ou coulé.
1. Dispositif anti-bruit caractérisé en ce qu'il comporte une jaquette en matière élastique
et résistante agencée pour envelopper au moins un flanc latéral d'un rail, en particulier
un rail pour tramways.
2. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la jaquette
comporte une première respectivement deuxième partie agencée pour envelopper un premier
respectivement un deuxième flanc latéral dudit rail.
3. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la jaquette
comporte une troisième partie agencée à être placée sous le flanc inférieur dudit
rail.
4. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 2 et 3, caractérisé en ce que la première,
deuxième et troisième partie de la jaquette sont complémentaires de telle façon à
envelopper sensiblement complètement les flancs latéraux et le flanc inférieur.
5. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 2 ou 4, caractérisé en ce que la jaquette
comporte un bord supérieur agencé à être juxtaposé à la face supérieure dudit rail,
ledit bord supérieur ayant une largeur sensiblement égale à 42 mm.
6. Dispositif anti-bruit suivant l'une des revendications 2, 4 ou 5, caractérisé en ce
que la jaquette comporte dans sa première et deuxième partie au moins une perforation
destinée au passage des distanciateurs de rails.
7. Dispositif anti-bruit suivant l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que
la jaquette est pourvue de moyens de fixation agencés pour fixer les parties entre
elles.
8. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens
de fixation comportent une échancrure dans la première et deuxième partie et un fer
à béton agencé à être fixé dans les échancrures.
9. Dispositif anti-bruit suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que
la jaquette est fabriquée en une matière ayant un facteur d'élasticité compris entre
5 NM et 20 NM mesuré suivant la norme DIN 53515.
10. Dispositif anti-bruit suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que
la jaquette est fabriquée en une matière ayant une résistance à la pression d'au moins
40 Kg/cm2.
11. Dispositif anti-bruit suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que
la jaquette est fabriquée en caoutchouc, en particulier du caoutchouc recyclé.
12. Dispositif anti-bruit suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la jaquette
comporte un profil plat sur un côté extérieur et un évidement à sa partie inférieure.