[0001] La présente invention concerne un système d'échafaudage pour toit, utilisable, soit
par les couvreurs pour intervenir sur les toits et les toitures, soit pour les poseurs
d'enduit et crépis pour faire les façades et monter des échafaudages sur les toits
si nécessaire.
[0002] Il est connu dans l'art antérieur de poser sur les toits des échelles pour permettre
aux couvreurs d'intervenir, dans le cas par exemple de réparation de toiture. Toutefois
l'échelle utilisée présente un risque important de chute pour le couvreur et d'autre
part de détérioration de la toiture ainsi que le risque de glisser de la toiture.
[0003] Enfin, une échelle ne permet pas de monter par-dessus un échafaudage.
[0004] Le but de l'invention est donc de pallier les inconvénients de cet art antérieur,
en proposant un système d'échafaudage permettant à un couvreur d'intervenir de façon
simple sur un toit sans risque de casser des tuiles.
[0005] Ce but est atteint par le fait que le système d'échafaudage pour toit, constitué
d'éléments modulaires en forme de panneaux rigides pourvus, sur une face d'au moins
un revêtement souple adhérant à la surface du toit et comportant sur la face du panneau
opposée à la face pourvue du revêtement souple, des moyens de maintien facilitant
la circulation des ouvriers, comporte sur deux de ses bords latéraux opposés au moins
un moyen de liaison permettant une liaison par pivotement avec un élément modulaire
adjacent.
[0006] Selon une autre particularité le système d'échafaudage pour toit constitué d'éléments
modulaires en forme de panneaux rigides pourvus sur une face d'au moins un revêtement
souple adhérant à la surface du toit et, sur la face du panneau opposée à la face
pourvue de revêtements souples, de moyens de maintien facilitant la circulation des
ouvriers, comporte des moyens de liaison rapides à un échafaudage ou au faîtage du
toit.
[0007] Selon une autre particularité la résistance du ou des revêtements souples adhérents
et leur épaisseur respectives sont déterminées de façon à permettre une déformation
permettant d'absorber les variations de forme de la toiture d'une part, et, d'autre
part, d'obtenir une répartition des pressions sur le maximum de surface de la toiture.
[0008] Selon une autre particularité le revêtement souple adhérent est constitué d'une couche
de mousse fixée sur le panneau, la mousse ayant une densité de 30 à 40 kg/m
3 pour obtenir une résistance à l'écrasement suffisante.
[0009] Selon une autre particularité le revêtement souple adhérent est constitué d'une première
couche de mousse fixée sur le panneau et d'une seconde couche de mousse fixée sur
la première couche, la première couche ayant une densité d'environ 75 kg/m
3 et la seconde une densité de 30 à 40 kg/m
3.
[0010] Selon une autre particularité l'épaisseur de la ou des couches de mousse est d'au
moins 20 mm.
[0011] Selon une autre particularité les moyens de maintien de maintien des ouvriers sont
constitués d'au moins un barreau transversal solidaire de la surface du panneau.
[0012] Selon une autre particularité le panneau rigide et les barreaux sont en bois ou en
matériau métallique embouti ou extrudé.
[0013] Selon une autre particularité le panneau rigide et les barreaux sont en matériau
plastique moulé.
[0014] Selon une autre particularité le système comporte des moyens de liaison à un échafaudage
ou au faîtage du toit.
[0015] Selon une autre particularité les moyens de liaison rapides avec l'échafaudage sont
constitués par au moins un étrier solidaire du panneau sur lequel un collier en U
est rendu solidaire au moins en translation et une clavette de serrage des tubes sur
le collier destinée à être introduite dans des orifices prévus dans le collier.
[0016] Selon une autre particularité les panneaux sont pourvus d'une cornière sur chacun
de leurs deux bords longitudinaux, le ou les étriers étant fixés sur le panneau et/ou
sur des barreaux transversaux solidaires de la surface du panneau et constituant les
moyens de maintien des ouvriers, les étriers étant situés soit à cheval sur les extrémités
des barreaux, soit entre l'extrémité d'un barreau respectif et la cornière située
en vis-à-vis de l'extrémité du barreau.
[0017] Selon une autre particularité la hauteur du ou des étriers à cheval sur les barreaux
est sensiblement supérieure à l'épaisseur des barreaux, et un collier en U est rendu
solidaire ou moins en translation d'une première jambe d'une pièce de liaison en U,
la pièce de liaison en U étant fixée sur l'étrier par l'introduction et le serrage
d'une seconde jambe de la pièce de liaison en U dans des orifices formés dans la partie
de l'étrier surélevée par rapport au barreau.
[0018] Selon une autre particularité des tubes d'échafaudages pourvus sur leur longueur
de pattes courbées permettant la fixation des tubes sur le panneau par l'introduction
et le serrage des pattes courbées du tube dans les orifices des étriers respectifs.
[0019] Selon une autre particularité le système comporte des tubes d'échafaudages pourvus
sur leur périphérie d'au moins une paire de pattes courbées et parallèles entre elles,
permettant la solidarisation latérale de deux panneaux adjacents par l'introduction
et le serrage des deux pattes courbées de chaque paire de pattes du tube dans les
orifices de paires d'étriers respectives constituées de deux étriers appartenant à
deux panneaux adjacents.
[0020] Selon une autre particularité le système d'échafaudage comporte des éléments d'assemblage
constitués chacun d'une pièce d'assemblage rendue solidaire ou moins en translation
d'au moins un collier en U de fixation d'un tube d'échafaudage, les pièces d'assemblage
comportant chacune deux pattes parallèles faiblement espacées destinées à assurer
la solidarisation latérale de deux panneaux adjacents par l'introduction et le serrage
des deux pattes dans les orifices d'une paire d'étrier constituée de deux étriers
appartenant à deux panneaux adjacents.
[0021] Selon une autre particularité le système d'échafaudage comporte des éléments d'assemblage
constitués d'une pièce d'assemblage allongée rendue solidaire au moins en translation
d'un collier en U, la pièce d'assemblage allongée étant pourvue, sensiblement en son
milieu, d'une découpe transversale pour permettre son montage sur deux cornières accolées
de deux panneaux adjacents la pièce d'assemblage comportant des orifices permettant
la solidarisation latérale des deux panneaux adjacents par l'introduction et le serrage
de deux clavettes dans les orifices respectifs superposés de la pièce d'assemblage
allongée et de deux étriers appartenant aux deux panneaux adjacents.
[0022] Selon une autre particularité les panneaux comportent une goulotte le long de chaque
cornière, les étriers ou extrémités des barreaux situés en vis-à-vis d'une cornière
respective étant faiblement espacés de cette dernière d'une distance correspondant
à la largeur de la goulotte, la goulotte permettant notamment l'évacuation d'eau de
pluie et le clipsage sur les cornière de clips en U solidaires d'un bord d'au moins
une bâche ou toile de protection.
[0023] Selon une autre particularité les moyens de liaison avec le faîtage sont constitués
de deux éléments modulaires articulés entre eux et comportant chacun au moins un moyen
de liaison avec un tube d'échafaudage, ledit moyen de liaison étant rendu solidaire
de l'élément modulaire, ledit tube ayant une extrémité articulée avec le tube solidaire
de l'autre moyen de liaison du second élément modulaire.
[0024] Selon une autre particularité les moyens de liaison permettant une liaison par pivotement
entre deux éléments modulaires adjacents sont constitués par au moins une pièce en
forme de crochet située à proximité d'un premier bord latéral de l'élément modulaire
et d'au moins une pièce en forme d'oeillet disposée à proximité d'un second bord latéral
de l'élément modulaire, les crochets et oeillets étant situés symétriquement par rapport
aux bords longitudinaux du panneau pour permettre l'introduction des crochets (3)
d'un second élément modulaire dans les ouvertures des oeillets d'un premier élément
modulaire.
[0025] Selon une autre particularité le système d'échafaudage comporte des barres supports
montées latéralement sur les panneaux, les barres supports étant montées par une première
de leurs extrémités ayant une section en U sur un étrier et étant à cheval sur une
cornière au moyen d'un logement formée dans l'épaisseur de la barre, l'extrémité de
la barre disposée sur un étrier étant pourvue de fentes coïncidant avec les fentes
des étriers pour permettre la solidarisation de la barre avec le panneau par l'introduction
d'une clavette de serrage dans les orifices alignés de la barre et de l'étrier, la
seconde extrémité de la barre support étant rendue solidaire d'une plaque pourvue
d'un revêtement souple et adhérent destiné à être en contact avec le toit, la barre
support étant pourvue sur sa surface supérieure d'au moins un cylindre constituant
un moyen de liaison rapide à un échafaudage, chaque cylindre étant destiné à accueillir
un tube d'échafaudage respectif enfilé et/ou fixé sur le cylindre, la barre support
permettant notamment le démarrage d'un échafaudage et assurant la stabilité sur le
toit des panneau reliés.
[0026] Selon une autre particularité des tubes d'échafaudage sont fixés sur les moyens de
liaison rapides à un échafaudage pour constituer des garde-fou pour les ouvriers,
les garde-fou étant disposés longitudinalement le long d'un bord d'au moins un ligne
d'éléments modulaires reliés et'ou transversalement par rapport aux éléments modulaires.
[0027] Selon une autre particularité des tubes d'échafaudage sont fixés sur les moyens de
liaison rapides à un échafaudage pour constituer des garde-fous pour les ouvriers
disposés transversalement entre deux lignes d'éléments modulaires assemblées.
[0028] Selon une autre particularité le panneau est constitué de polyuréthanne et le revêtement
souple déformable est constitué de mousse de polyuréthanne, les cornières du panneau
étant moulées d'un bloc avec ce dernier, les cornières s'interposant entre la face
inférieure du panneau et le revêtement en mousse de polyuréthanne, les extrémités
inférieures des cornières étant noyées dans revêtement en mousse de polyuréthanne
ou étant repliées sur les bords inférieurs du revêtement.
[0029] Un autre but de l'invention est de proposer un procédé de montage de l'échafaudage
sur un toit.
[0030] Ce but est atteint par le fait que le procédé de montage de l'échafaudage sur un
toit consiste :
- à disposer d'une pluralité d'éléments modulaires reliés entre eux et rigides sur une
face pour constituer une surface d'appui tout en étant déformable sur l'autre face
qui est en appui sur le toit pour s'adapter aux variations de formes du toit et répartir
la pression ;
- à fixer sur la face rigide des éléments de liaison avec les éléments de l'échafaudage.
[0031] Selon une autre particularité, le procédé consiste à arrimer la pluralité d'éléments
au faîtage du toit par un élément articulé dont l'articulation se bloque par des moyens
de blocage.
[0032] Selon une autre particularité, le procédé consiste à arrimer la pluralité d'éléments
à une barre d'un échafaudage de façade reposant sur une autre surface.
[0033] D'autres particularités et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description ci-après faite en référence aux dessins annexés dans
lesquels :
- la figure 1 représente une vue en perspective de l'élément modulaire selon l'invention
dans un premier mode de réalisation,
- la figure 2A représente une vue en perspective des premiers moyens de liaison de l'élément
modulaire avec des éléments d'échafaudage ;
- la figure 2B représente des seconds moyens de liaison de l'élément modulaire avec
des éléments d'échafaudage;
- la figure 3 représente une vue de côté d'un élément modulaire sur lequel un début
d'échafaudage est monté ;
- la figure 4 représente une vue de côté d'élément modulaire d'arrimage au faîtage d'un
toit ;
- les figures 5A à 5C représentent les vues de côté, de face, de dessus des représentations
schématiques des utilisations de l'invention ;
- les figures 6A, 6B et 6C représentent respectivement les vues de côté, de face et
de dessus d'une représentation schématique d'une autre utilisation de l'invention,
- la figure 7A représente une vue en perspective et partielle d'un élément modulaire
dans un second mode de réalisation de l'invention,
- la figure 7B représente une vue en perspective d'une variante de réalisation des moyens
de liaison de l'élément modulaire avec des éléments d'échafaudage,
- la figure 7C représente une vue de côté et en coupe de l'élément modulaire de la figure
7A sur lequel est fixée une bâche de protection,
- les figures 7D et 7E représentent respectivement des vues en perspective d'autres
variantes de réalisation selon l'invention des moyens de liaison de l'élément modulaire
avec des éléments d'échafaudage,
- les figures 8A et 8B représentent des vues partielles respectivement en perspective
et en coupe illustrant l'assemblage de deux éléments modulaires, dans une direction
transverse par rapport à l'axe de symétrie longitudinal de ces derniers,
- les figures 8C et 8D représentent des vues en perspective de deux variantes de réalisation
selon l'invention des moyens d'assemblage de deux éléments modulaires, dans une direction
transverse par rapport à l'axe de symétrie longitudinal de ces derniers,
- les figures 9A et 9B représentent des vues partielles respectivement en perspective
et en coupe d'un élément modulaire dans une troisième variante de réalisation de l'invention,
- les figures 10A et 10B représentent des vues partielles respectivement en coupe et
en perspective illustrant d'une quatrième variante de réalisation de l'invention,
- la figure 11 représente une vue en perspective illustrant l'utilisation de l'invention
pour la réalisation de garde-fous pour ouvriers.
[0034] L'invention va maintenant être décrite en liaison avec les figures 1, 2A et 2B.
[0035] L'invention est constituée, comme représenté à la figure 1, d'éléments modulaires
comportant une surface rigide (1) au verso de laquelle est associée une surface de
matière déformable (2) dont la rigidité et l'épaisseur sont étudiées pour lui permettre
de se déformer sous le poids des ouvriers et des échafaudages afin d'absorber les
variations de forme du toit et de répartir uniformément la pression sur les tuiles
du toit. La surface rigide pourra être constituée par exemple de panneaux de bois,
tel que du contre-plaqué dit 〈〈marine〉〉 résistant à la pluie et le matériau déformable
pourra être, par exemple, une mousse de polyuréthanne ayant une densité de 30 à 40
kilos par mètre cube, pour obtenir une résistance à l'écrasement suffisante, et une
épaisseur supérieure à 20 mm. Cette mousse de polyuréthanne est rendue solidaire du
panneau (1) par tout moyen de fixation tel que collage ou autre technique. Dans le
cas du collage sur panneau de bois, de métal ou en plastique, on utilise une colle
contact compatible avec le matériau déformable et le support.
[0036] Sur le panneau (1), sont disposés à intervalles réguliers des barreaux (5) permettant
un meilleur calage du pied, ce qui évitera à l'ouvrier de glisser et facilitera en
même temps la fixation de moyens de liaison avec des éléments d'échafaudage. Sur les
bords latéraux du panneau (1) sont fixés des cornières (11, 10) formant garde-fou,
ces cornières venant s'interposer entre la face inférieure du panneau (1) et la matière
déformable (2). Tout autre dispositif permettant de constituer une cornière et constitué
par exemple par un profilé rectiligne fixé directement sur le panneau en bois, en
métal ou en plastique peut également être envisagé. Chaque élément modulaire comporte
à sa partie supérieure, à proximité des bords des cornières, deux pièces (3) en forme
de crochet orientés vers le haut et, à son bord inférieur, deux pièces (4) en forme
d'oeillet disposé avec le même écartement que les pièces en crochets (3) et légèrement
orientés vers le haut pour permettre l'introduction des crochets (3) d'un second élément
modulaire dans les ouvertures des oeillets du premier élément modulaire. Les éléments
modulaires auront par exemple une largeur de 50 à 70 cm et une longueur de 1 à 1,20
m et comporteront des barreaux (5) en nombre suffisant et espacés à intervalles réguliers
pour permettre à l'ouvrier de se déplacer aisément sur la surface ainsi constituée
sur le toit.
[0037] L'ouvrier couvreur peut ainsi, par utilisation de ces éléments modulaires, constituer
une surface de travail à partir d'une échelle posée au bord du toit ou d'un échafaudage
posé en façade. Pour cela l'ouvrier dépose sur la toiture un premier panneau qui naturellement,
par l'élément déformable, va adhérer à cette toiture et permettre à l'ouvrier de monter
dessus pour ensuite venir accrocher un deuxième élément modulaire et, par pivotement
de l'oeillet autour du crochet, amener le deuxième élément modulaire en contact avec
la toiture.
[0038] Par association des différents éléments modulaires, l'ouvrier va pouvoir constituer
ainsi une surface permettant de se déplacer le long d'une ligne de pente de la toiture.
S'il le souhaite, il peut élargir cette surface en associant côte à côte plusieurs
lignes d'éléments modulaires.
[0039] Dans une première variante, les éléments modulaires sont rendus solidaires d'étriers
ou brides (6) qui, comme représenté à la figure 2B, sont percés de trous (60) parallèlement
au plan de surface (1), ces trous(60) permettant l'introduction d'une clavette (67)
pour venir fixer un étrier (76, 77) supportant un collier (7). L'étrier (76, 77) est
également pourvu de perçages (760, 770) permettant d'assurer la liaison avec la clavette
(67) et la bride (6). L'étrier en U (7) comporte, à proximité de l'extrémité libre
des jambes du U, un orifice (70) sur une jambe et sur l'autre jambe un orifice (71)
dans lequel une languette (72) est en saillie. Ces orifices (70, 71) sont de formes
et de tailles appropriées à recevoir une clavette (8) creuse dont l'extrémité de faible
dimension (81) peut être introduite dans l'ouverture (71) par inclinaison. La clavette
(8) coulisse ensuite jusqu'à entrer dans le trou (70) pour venir serrer en force un
tube (9) d'échafaudage qui aurait été disposé dans le collier (7).
[0040] Les panneaux ainsi équipés peuvent servir à la fois pour les couvreurs lorsqu'on
enlève les étriers qui peuvent constituer des obstacles à la marche du couvreur et
permettre tout de même au couvreur de lier le panneau situé en bordure de toit avec
un échafaudage en incorporant un étrier de liaison avec le panneau et en liant cet
étrier à un tube de l'échafaudage.
[0041] Dans une deuxième variante, figure 2A, les panneaux sont équipés de brides (6) amovibles
fixées sur le panneau par des vis disposées dans les deux trous (60) de la bride.
La bride est rendue solidaire au moins en translation du collier (7) par un rivet
placé dans l'orifice (73) du collier et l'orifice (61) de la bride pour permettre
le pivotement du collier.
[0042] Le collier est pour le reste identique à celui de la première variante et coopère
avec une clavette pour fixer les tubes d'échafaudage permettant de relier entre elles
plusieurs lignes de panneau, par exemple, ou de relier une ligne de panneau à un échafaudage.
[0043] Dans une autre variante, non représentée, le collier (7) peut être monté pivotant,
grâce à un rivet monté dans un orifice du collier et d'un étrier (76, 77) du type
de la figure 2B, fixé par une clavette (67) sur une bride (6) du type de la figure
2B.
[0044] L'utilisation de l'élément modulaire pour monter un échafaudage est représenté à
la figure 3 sur laquelle on peut voir les éléments de toiture (20) constitués par
exemple par des tuiles plates sur lesquelles reposent le revêtement souple adhérent
(2) de l'élément modulaire et le panneau rigide (1). Sur le panneau rigide (1) les
éléments de liaison (7) avec les tubes sont rendus solidaires du panneau (1) et de
tubes horizontaux (95).
[0045] Sur ces tubes (95) horizontaux sont montés des tubes verticaux (91, 93) reliés à
ces tubes (95) horizontaux par des éléments de liaison (75) classiques, tels que ceux
utilisés habituellement dans les échafaudages. Une barre ou tube (92), disposée en
biais entre les tubes verticaux permet de régler le parallélisme entre les tubes verticaux
(91, 93). Ensuite, le reste de l'échafaudage vertical est constitué de façon classique,
comme tout échafaudage reposant sur une surface plane.
[0046] Une autre partie de la figure 3 représente la liaison de l'élément modulaire (1,
2) par le tube horizontal inférieur (95) avec un tube horizontal (94) prolongeant
un échafaudage vertical dont on aperçoit le dernier tube vertical (96) proche de la
façade. Les tubes (94, 96) de l'échafaudage sont rendus solidaires par des moyens
de liaison (75) classiques dans les échafaudages et le tube (94) est rendu solidaire
du tube (95) également par un moyen de liaison (75) classiquement utilisé dans les
échafaudages.
[0047] On comprend ainsi que l'utilisateur peut constituer une surface plane sur un toit
permettant de répartir les pressions et de repartir avec un échafaudage sur cette
surface tout en assurant une bonne sécurité car cette surface adhère d'une part au
toit et est d'autre part rendue solidaire d'un échafaudage posé en façade.
[0048] Une autre variante de montage permet à l'utilisateur de partir d'un arrimage effectué
au faîtage du toit. Pour cette variante, l'utilisateur emploie le matériel représenté
à la figure 4, constitué d'un élément modulaire (13, 12) de deux parties modulaires
(12, 13) reliés ensemble par une articulation (14) dont l'angle peut varier.
[0049] Chacune des parties modulaires (13, 12) comporte une bride (6) sur laquelle est montée
un étrier (7), la bride (6) étant rendue solidaire d'un barreau (5) disposé à proximité
de l'articulation. Deux tubes (97, 98), articulés par une extrémité adjacente en une
articulation (99) sont placés dans les étriers en U associés à chaque panneau, l'un
(98) pour le premier panneau (13), l'autre (97) pour le second panneau (12). Les clavettes
(8) sont ensuite introduites dans les colliers (7). Une fois les clavettes bloquées
dans les colliers, l'ensemble constitue un moyen de blocage de l'articulation (14)
des parties modulaires (13, 12). De cette façon, le dispositif est arrimé au faîtage
et l'utilisateur peut ensuite rendre solidaire les extrémités des parties modulaires
(12, 13) d'autres éléments modulaires, de façon à descendre une ligne de panneaux
sur chaque pente du toit, comme cela est représenté aux figures 6A-6C.
[0050] Par suite, l'utilisateur peut arrimer l'extrémité inférieure des éléments modulaires
arrivant en bordure de toit à un échafaudage (64, 62) partant du sol. L'utilisateur
peut ensuite se servir des éléments modulaires reposant sur le toit pour également
appuyer une partie de l'échafaudage supérieur (63) destinée à venir couvrir un pignon,
comme représenté à la figure 6B.
[0051] Un autre exemple d'utilisation du principe de l'invention est donné par les figures
5A-5C sur lesquelles on peut voir plusieurs lignes (1a, 1b, 1c) reposant sur une pente
de toit et reliées entre elles par un échafaudage supérieur (51) reposant sur ces
lignes d'éléments modulaires. Chacune des lignes d'éléments modulaires est reliée
à un échafaudage vertical (50) qui repose sur le sol.
[0052] Le système d'échafaudage ainsi décrit et ses principes d'utilisation permettent d'une
part d'éviter les détériorations de toitures et d'autre part d'assurer une plus grande
sécurité pour les ouvriers et enfin permettre aux entrepreneurs d'échafauder facilement
sur des édifices comportant des ruptures de ligne de toiture avec des portions de
façade surplombant ces toitures, pour intervenir sur ces façades.
[0053] Bien sûr l'exemple de réalisation décrit ci-dessus n'est nullement limitatif. Ainsi,
les panneaux rigides peuvent être en bois et la partie inférieure en mousse mais l'on
pourrait tout aussi bien réaliser la partie rigide ainsi que les barres par un ensemble
de matière plastique moulée sur lequel on déposerait un revêtement de matière synthétique
présentant les qualités appropriées pour assurer une adhérence par friction et une
bonne répartition des pressions sur la toiture. De même, une autre possibilité est
de constituer le panneau (1) à partir d'un matériau métallique embouti de façon à
former directement les barreaux ainsi que les cornières (11) dans le matériau métallique.
Le matériau métallique est ensuite revêtu ou rendu solidaire d'un matériau adhérent
approprié.
[0054] Avantageusement, le revêtement souple et adhérent des panneaux (1) peut être constitué
d'une première couche (2) de mousse fixée sur le panneau (1) et d'une seconde (22,
figure 7A) couche de mousse fixée sur la première couche (2). La première couche (2)
a par exemple une densité d'environ 75 kg/m
3 et la seconde (22) une densité de 30 à 40 kg/m
3.
[0055] Les figures 7A et 7C représentent des vues partielles d'un élément modulaire (1)
dans un second mode de réalisation selon l'invention. Les mêmes éléments que ceux
décrits précédemment sont désignés par les mêmes références numériques. Le panneau
de la figure 7A diffère de celui de la figure 1 notamment par la forme des moyens
de liaison (6, 170, 7) de l'élément modulaire (1) avec des éléments d'échafaudage.
Les étriers (6) du panneau des figures 7A et 7C sont fixés sur le panneau (1), à cheval
sur les extrémités des barreaux (5) et la hauteur des étriers (6) est sensiblement
supérieure à l'épaisseur des barreaux (5). L'étrier (6) est pourvu, dans sa partie
surélevée par rapport au barreau (5), de deux fentes (161, 162) parallèles et contenues
dans un plan parallèle au plan du panneau (1). Les deux fentes (161, 162) sont en
vis-à-vis et ont des longueurs égales respectivement à L1 et L2, L1 étant supérieure
à L2. Les deux fentes (161, 162) de l'étrier (6) sont destinées à permettre le montage
sur l'étrier (6) de moyens (170, figure 7D; 7A-7B, figure 7E) de liaison de l'élément
modulaire avec des éléments d'échafaudage. Ces moyens de liaison de l'élément modulaire
avec des éléments d'échafaudage sont par exemple constitués d'un collier (7, figure
7D) en U est rendu solidaire en translation d'une première (171) jambe d'une pièce
(170) de liaison en U. Le collier en U (7) peut être solidaire ou non en rotation
de la pièce (170) de liaison en U. La pièce (170) de liaison en U est fixée sur l'étrier
(6) par l'introduction et le serrage de la seconde (172) jambe de la pièce (170) de
liaison en U dans les fentes (161, 162) formés dans l'étrier (6). La seconde (172)
jambe de la pièce (170) de liaison en U a une largeur croissante vers la base du U
pour permettre son serrage dans les fentes de l'étrier (6). La seconde (172) jambe
de la pièce (170) de liaison en U est introduite d'abord dans la fente (161) de plus
grande dimension (L1) puis enfoncée et serrée jusque dans la seconde (L2). Avantageusement,
l'extrémité de la jambe (172) de la pièce (170) de liaison en U destinée à être logée
dans les fentes de l'étrier (6) est légèrement recourbée dans le sens de l'éloignement
du collier (7) pour éviter une sortie intempestive de la pièce (170) de liaison hors
de l'étrier (7). Comme décrit précédemment, le collier en U (7) est pourvu sur ses
jambes de deux logements (173, 174) respectifs complémentaires d'une clavette (175)
de serrage en force d'un tube d'échafaudage disposé dans le collier (7). Les logements
(173, 174) des colliers en U (7) peuvent être conformés pour accueillir des clavettes
de serrage respectives qui sont creuses comme dans l'exemple de réalisation de la
figure 1. De même, les logements (173, 174) des colliers en U (7) peuvent être conformés
pour accueillir des clavettes de serrage (175) pleines comme représenté à la figure
7D. Les logements (173, 174) des colliers en U (7) peuvent avoir des dimensions différentes
pour permettre un serrage efficace de la clavette (175).
[0056] La figure 7B représente une autre forme de réalisation des moyens de liaison de l'élément
modulaire (1) avec des éléments d'échafaudage, constitué d'un tube (99) d'échafaudages
pourvus sur sa longueur de pattes (90) courbées en U. Les pattes (90), courbées à
la manière de crochets, sont situées à proximités respectivement des deux extrémités
du tube (99). Les pattes (90) courbées du tube (99) sont sensiblement identiques à
la pièce (170) de fixation décrite ci-dessus. En particulier, l'extrémité libre de
chaque patte (90) est légèrement recourbée dans le sens de l'éloignement du tube (99)
pour éviter une sortie intempestive de ces dernières hors de l'étrier (6). Les pattes
(90) courbées sont destinées à permettre la fixation du tube (99) sur le panneau (1)
par l'introduction et le serrage des pattes (90) courbées dans les fentes (161, 162)
formés dans les étriers (6). Le serrage des pattes (90) courbées du tube (99) dans
les fentes (161, 162) de l'étrier (6) et sensiblement identique au serrage de la pièce
(170) de liaison en U dans ces mêmes fentes de l'étrier (6). Les pattes (90) courbées
sont par exemple soudées ou rivetées sur le tube (99) et sont parallèles à l'axe de
symétrie de ce dernier. Ainsi, le tube (99) fixé par ses pattes (90) sur deux étriers
(6) d'un même panneau (1) ou sur deux étriers (6) de deux panneaux adjacents est perpendiculaire
aux barreaux (5). Bien sûr, il est possible de prévoir des tubes (99) pourvus de pattes
(90) courbées faisant un angle par rapport à l'axe de symétrie des tubes (99) égale
par exemple à 90 degrés. Dans ce cas, le tube (99) fixé sur le panneau (1) sera parallèle
aux barreaux (5). Ces premiers tubes (99) à crochets fixés horizontalement sur les
panneaux (1) permettent de débuter un échafaudage en fixant sur ces premiers (99)
tubes des tubes verticaux standard au moyen d'éléments de liaison classiques. Ainsi,
sur les étriers (6) l'opérateur peut monter indifféremment selon les cas soit des
systèmes à collier en U (7) et pièce (170) de liaison, soit des tubes (99) à crochets
(90).
[0057] La figure 7E représente une autre forme de réalisation des moyens de liaison de l'élément
modulaire (1) avec des éléments d'échafaudage, constitué de deux colliers (7A, 7B)
en U rendus solidaires au moins en translation au niveau de leur base. C'est à dire
que les deux colliers (7A, 7B) en U sont dos à dos. Les deux colliers (7A, 7B) en
U dos à dos peuvent être sensiblement identiques au collier (7) décrit en référence
à la figure 7D. Un premier (7A) collier en U est destiné à être fixé sur un étrier
(6) au moyen d'une clavette (175) de serrage introduite simultanément dans les orifices
superposés du premier (7A) collier et de l'étrier (6) sur lequel il est monté. Le
second (7B) collier ou collier supérieur est destiné à accueillir un tube (9) d'échafaudage
bloqué au moyen d'une clavette (175) de serrage introduite dans les orifices du second
(7B) collier.
[0058] Le panneau des figures 7A et 7C diffère de celui de la figure 1 également par le
fait qu'il comporte une goulotte (110) ou rigole le long de chaque cornière (10).
Les goulottes (110) sont prévues notamment pour l'évacuation de liquides tels que
l'eau de pluie et pour permettre le clipsage sur les cornières (10, 11) de clips (201)
en U, solidaires d'un bord d'une bâche (200) ou toile de protection. A cet effet,
les extrémités des étriers (6) et barreaux (5) situés en vis-à-vis d'une cornière
(10) respective sont faiblement espacés de cette dernière d'une distance correspondant
à la largeur de la goulotte (110). La largeur de la goulotte (110) peut par exemple
être égale à 5 mm environ. La bâche (200) peut être pourvue de clips (201) espacé
régulièrement sur un ou plusieurs de ses bords. La bâche (200), tendue sur le toit,
peut protéger ainsi ce dernier contre des projections générées par les travaux. La
bâche (200) peut également être disposée sur des panneaux (1) situés en bordure du
toit, pour protéger un mur vertical. Deux bâches peuvent également être montées respectivement
le long des deux bords longitudinaux d'une ligne de panneaux assemblés. La figure
7C représente une vue en coupe partielle d'un panneau (1) sur une cornière duquel
est clipsée une bâche (200) de protection.
[0059] Enfin, à la différence du panneau (1) de la figure 1, le panneau des figures 7A et
7C comporte deux couches (2, 22) de mousse de polyuréthanne de densité différentes.
[0060] Les figures 9A et 9B représentent une troisième variante de réalisation de l'invention.
Le panneau des figures 9A et 9B diffère de celui des figures 7A et 7C uniquement par
la forme et la disposition des étriers (6) assurant la liaison de l'élément modulaire
(1) avec des éléments d'échafaudage. Les éléments identiques à ceux décrits ci-dessus
sont désignés par les mêmes références numériques. Dans les figures 9A et 9B, les
étriers (6) sont disposés chacun entre l'extrémité d'un barreau (5) et un cornière
(10) respective, la hauteur des étriers (6) étant sensiblement égale à l'épaisseur
du barreau (5). Comme précédemment, le panneau (1) comporte une goulotte (110) le
long de chaque cornière (10).
[0061] Les figures 8A et 8B illustrent un mode d'assemblage latéral de deux éléments modulaire
selon l'invention. Les deux panneaux destinés à être assemblés des figures 8A et 8B
sont identiques au panneau de la figure 7A. Les mêmes éléments que ceux décrits précédemment
sont désignés par les mêmes références numériques augmentées respectivement pour chaque
panneau (1A, 1B) des lettres A et B. Deux panneaux (1A, 1B) sont disposés côte-à-côte,
cornière (11A) contre cornière (10B). Les barreaux (5A, 5B) des deux panneaux (1A,
1B) sont alignés. De même, les étriers (6A, 6B) des deux panneaux (1A, 1B) adjacents
sont parallèles et côte à côte. Le système d'échafaudage selon l'invention comprend
des tubes (199) d'échafaudages pourvus sur leur périphérie et à proximité de chacune
de leurs extrémités d'une paire de pattes (91A, 91B) courbées en U. Les pattes (91A,
91B) courbées en U sont parallèles entre elles et destinés à permettre la solidarisation
latérale de deux panneaux (1A, 1B) adjacents. Les pattes (91A, 91B) en U sont sensiblement
identiques aux pattes (90) du tube (99) de la figure 7B. Les deux pattes (91A, 91B)
de chaque paire de pattes du tube (199) sont soudées ou rivetées sur la face inférieure
d'une plaque (92) elle même rendue solidaire par sa face supérieure du tube (199).
Ainsi, deux panneaux (1A, 1B) adjacents peuvent être solidarisés latéralement par
l'introduction et le serrage des deux pattes courbées (91A, 91B) de chaque paire de
pattes du tube (199) dans les orifices des étriers (6A, 6B) de paires d'étriers respectives
des deux panneaux (1A, 1B) adjacents. Bien entendu les panneaux (1) du mode de réalisation
des figures 9A et 9B peuvent être également assemblés latéralement et de façon sensiblement
identique par les tubes (199) pourvus des paires de pattes (91A, 91B).
[0062] Dans l'exemple de réalisation non limitatif des figures 8A et 8B, l'axe de symétrie
longitudinal des pattes (91A, 91B) du tube (199) est parallèle à l'axe de symétrie
du tube (199). C'est à dire qu'en position d'assemblage latéral de deux panneaux (1A,
1B), le tube (199) est parallèle aux cornières (11A, 10B) des panneaux. Mais il est
possible de prévoir des tubes (199) dont les axes de symétrie longitudinaux des pattes
(91A, 91B) sont perpendiculaires à l'axe de symétrie du tube (199), pour qu'en position
d'assemblage latéral de deux panneaux (1A, 1B), le tube (199) soit perpendiculaire
aux cornières (11A, 10B).
[0063] Les figures 8C et 8D représentent deux variantes de moyens d'assemblage latéral de
deux éléments modulaires (1A, 1B) selon l'invention. L'élément d'assemblage (270)
de la figure 8C est constitué d'une pièce ayant sensiblement la forme d'un U dont
une première (273) jambe forme une surface plane sur laquelle est rendue solidaire
au moins en translation un collier (7) en U. Le collier (7) en U solidaire de l'élément
d'assemblage (270) est sensiblement identique à celui de la figure 7D. La deuxième
jambe de l'élément d'assemblage (270) est formé par deux pattes (271, 272) parallèles
faiblement espacées et sensiblement identiques à la première (171) jambe de la pièce
(170) de liaison en U de la figure 7D. Ainsi, la pièce d'assemblage (270) permet la
solidarisation latérale de deux panneaux (1A, 1B) adjacents par l'introduction et
le serrage des deux pattes (271, 272) dans les orifices de deux étriers (6A, 6B) appartenant
à deux panneaux (1A, 1B) adjacents.
[0064] Le moyen d'assemblage latéral de deux éléments modulaires (1A, 1B) de la figure 8D
est constitué d'un double collier en U (370) de longueur correspondant sensiblement
à deux fois la longueur des collier en U (7) décrits ci-dessus ou colliers en U simples
(notamment aux figures 7D, 8C). Un collier en U (7) simple est rendu solidaire au
moins en translation de la base (371) du double collier en U (370). Comme décrit précédemment,
le collier en U (7) simple est destiné à accueillir un tube d'échafaudage fixé au
moyen d'une clavette de serrage. Le double collier en U (370) est pourvu, sensiblement
en son milieu, d'une découpe (372) transversale dans ses deux jambes parallèles. La
découpe (372) transversale est prévue pour accueillir les deux cornières (11A, 10B,
figure 8B) accolées de deux panneaux (1A, 1B) adjacents. Symétriquement, de part et
d'autre de la découpe (372), les jambes du double collier en U (370) sont pourvues
d'orifices ou fentes permettant la solidarisation latérale de deux panneaux (1A, 1B)
adjacents par l'introduction et le serrage de deux clavettes (175) dans les orifices
respectifs superposés du double collier (370) et de deux étriers (6A, 6B) appartenant
à deux panneaux (1A, 1B) adjacents accolés latéralement.
[0065] Les figures 10A et 10B représentent une quatrième variante de réalisation de l'invention
utilisant une pièce support (300) constituée d'une barre (301) rendue solidaire par
une première de ses extrémités de la surface supérieure d'une plaque (302) plane et
parallèle à l'axe de symétrie longitudinal de la barre (301). La seconde extrémité
de la barre (301) est destinée à être monté sur un étrier (6) d'un panneau, la barre
(301) étant à cheval sur la cornière (10). La barre (301) a une section en U et est
solidaire de la plaque (302) par les extrémités des deux jambes du U. Comme précédemment,
la surface inférieure de la plaque (302) est pourvue d'un ou deux revêtements (2,
22) souple et adhérents. La seconde extrémité de la barre (301) est pourvue de deux
fentes rectangulaires ménagées perpendiculairement aux jambes du tube (301) et sensiblement
identiques aux fentes des étriers (6) de la figure 7A. Seule une fente (361) rectangulaire
est visible aux figures 10A et 10B. Les deux fentes (361) de la barre (301) sont destinées
à être superposées aux fentes (161, 162) d'un étrier (6) pour pouvoir solidariser,
au moyen d'une clavette de serrage, la barre (301) au support du panneau (1). La barre
(301) est pourvue par ailleurs d'une découpe (303) formée transversalement dans les
deux jambes de sa section en U. La découpe (303) est prévue pour permettre le montage
de la barre (301) sur une cornière (10), la cornière étant logée dans la découpe (303)
et la seconde extrémité du tube pourvue des fentes (361) est montée sur l'étrier.
Ainsi, la barre (301) est disposé dans le prolongement d'un barreau, le revêtement
(2, 22) de la plaque reposant sur le toit (302). Sensiblement au-dessus de la découpe
(303), la face supérieure de la barre (301) formant la base de la section en U est
pourvue d'un cylindre (304) perpendiculaire à la barre (301) et destiné à accueillir
un tube (9, figure 10A) d'échafaudage enfilé et'ou fixé sur le cylindre (304). La
ou les pièces support (300) montées sur une lignes de panneaux (1) reliés permettent
de démarrer un échafaudage ou de monter des garde-fous pour les ouvriers sur les lignes
de panneaux assemblés et garantissent simultanément la stabilité de l'ensemble. Grâce
à l'invention il est par exemple possible de constituer des garde-fous (400, figure
11) longitudinaux le long d'une ligne de panneaux assemblés ou des garde-fous (401,
figure 11) transversaux, c'est à dire entre deux cornières, perpendiculairement à
ces dernières. De même, il est possible de constituer des garde-fous (402, figure
11) entre deux lignes ou plus de panneaux assemblés.
[0066] Toute modification à la portée de l'homme de métier fait également partie de l'esprit
de l'invention.
1. Système d'échafaudage pour toit, constitué d'éléments modulaires en forme de panneaux
(1) rigides pourvus sur une face d'au moins un revêtement souple (2, 22) adhérant
à la surface du toit et comportant, sur la face du panneau (1) opposée à la face pourvue
du revêtement (2, 22) souple, des moyens (5) de maintien facilitant la circulation
des ouvriers, caractérisé en ce qu'il comporte sur deux de ses bords latéraux opposés
au moins un moyen (3, 4) de liaison permettant une liaison par pivotement avec un
élément modulaire adjacent.
2. Système d'échafaudage pour toit constitué d'éléments modulaires en forme de panneaux
(1) rigides pourvus sur une face d'au moins un revêtement souple (2, 22) et adhérant
à la surface du toit et, sur du panneau opposée à la face pourvue de revêtements (2,
22) souples, des moyens (5) de maintien facilitant la circulation des ouvriers, caractérisé
en ce qu'il comporte des moyens (6, 7,8; 12, 13, 300) de liaison rapides à un échafaudage
ou au faîtage du toit.
3. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que
la résistance du ou des revêtements (2, 22) souples et adhérents et leur épaisseur
respectives sont déterminées de façon à permettre une déformation permettant d'absorber
les variations de forme de la toiture d'une part, et, d'autre part, d'obtenir une
répartition des pressions sur le maximum de surface de la toiture.
4. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé
en ce que le revêtement souple et adhérent est constitué d'une couche (2) de mousse
fixée sur le panneau (1), la mousse ayant une densité de 30 à 40 kg/m3 pour obtenir une résistance à l'écrasement suffisante.
5. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé
en ce que le revêtement souple adhérent est constitué d'une première couche (2) de
mousse fixée sur le panneau (1) et d'une seconde (22) couche de mousse fixée sur la
première couche (2), la première couche (2) ayant une densité d'environ 75 kg/m3 et la seconde (22) une densité de 30 à 40 kg/m3.
6. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que
l'épaisseur de la ou des couches (2, 22) de mousse est d'au moins 20 mm.
7. Système d'échafaudage pour toit selon une des revendications 1 à 6, caractérisé en
ce que les moyens de maintien de maintien des ouvriers sont constitués d'au moins
un barreau (5) transversal solidaire de la surface du panneau.
8. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 7, caractérisé en ce que le
panneau (1) rigide et les barreaux (5) sont en bois ou en matériau métallique embouti
ou extrudé.
9. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 7, caractérisé en ce que le
panneau (1) rigide et les barreaux sont en matériau plastique moulé.
10. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il
comporte des moyens (6-8; 12, 13) de liaison à un échafaudage ou au faîtage du toit.
11. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 2 ou 10, caractérisé en ce
que les moyens (6-8) de liaison rapides avec l'échafaudage sont constitués par au
moins un étrier (6) solidaire du panneau (1) sur lequel un collier en U (7) est rendu
solidaire au moins en translation et une clavette (8) de serrage des tubes sur le
collier (7) destinée à être introduite dans des orifices (70, 71) prévus dans le collier
(7).
12. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 11, caractérisé en ce que les
panneaux (1) sont pourvus d'une cornière (10, 11) sur chacun de leurs deux bords longitudinaux,
le ou les étriers (6) étant fixés sur le panneau (1) et/ou sur des barreaux (5) transversaux
solidaires de la surface du panneau et constituant les moyens de maintien des ouvriers,
les étriers (6) étant situés soit à cheval sur les extrémités des barreaux (5), soit
entre l'extrémité d'un barreau (5) respectif et la cornière (10, 11) située en vis-à-vis
de l'extrémité du barreau (5).
13. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 12, caractérisé en ce que la
hauteur du ou des étriers (6) à cheval sur les barreaux est sensiblement supérieure
à l'épaisseur des barreaux (5), et en ce qu'un collier en U (7) est rendu solidaire
au moins en translation d'une première jambe d'une pièce (170) de liaison en U, la
pièce (170) de liaison en U étant fixée sur l'étrier (6) par l'introduction et le
serrage d'une seconde jambe de la pièce (170) de liaison en U dans des orifices (161,
162) formés dans la partie de l'étrier (6) surélevée par rapport au barreau.
14. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce
qu'il comporte des tubes (99) d'échafaudages pourvus sur leur longueur de pattes (90)
courbées permettant la fixation des tubes (99) sur le panneau par l'introduction et
le serrage des pattes (90) courbées du tube (99) dans les orifices (161, 162) des
étriers (6) respectifs.
15. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 12 à 14,
caractérisé en ce qu'il comporte des tubes (199) d'échafaudages pourvus sur leur périphérie
d'au moins une paire de pattes (91A, 91B) courbées et parallèles entre elles, permettant
la solidarisation latérale de deux panneaux (1A, 1B) adjacents par l'introduction
et le serrage des deux pattes courbées (91A, 91B) de chaque paire de pattes du tube
(199) dans les orifices de paires d'étriers (6A, 6B) respectives constituées de deux
étriers (6A, 6B) appartenant à deux panneaux (1A, 1B) adjacents.
16. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 12 à 15
caractérisé en ce qu'il comporte des éléments d'assemblage constitués chacun d'une
pièce (270) d'assemblage rendue solidaire ou moins en translation d'au moins un collier
en U (7) de fixation d'un tube d'échafaudage, les pièces (270) d'assemblage comportant
chacune deux pattes (271, 272) parallèles faiblement espacées destinées à assurer
la solidarisation latérale de deux panneaux (1A, 1B) adjacents par l'introduction
et le serrage des deux pattes (271, 272) dans les orifices d'une paire d'étrier (6A,
6B) constituée de deux étriers (6A, 6B) appartenant à deux panneaux (1A, 1B) adjacents.
17. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 12 à 16
caractérisé en ce qu'il comporte des éléments d'assemblage constitués chacun d'une
pièce (370) d'assemblage allongée rendue solidaire au moins en translation d'au moins
un collier (7) en U, la pièce (370) d'assemblage allongée étant pourvue, sensiblement
en son milieu, d'une découpe (372) transversale pour permettre son montage sur deux
cornières (10B, 11A) accolées de deux panneaux (1A, 1B) adjacents, la pièce (370)
d'assemblage comportant des orifices permettant la solidarisation latérale des deux
panneaux (1A, 1B) adjacents par l'introduction et le serrage de deux clavettes (175)
dans les orifices respectifs superposés de la pièce d'assemblage (370) allongée et
de deux étriers (6A, 6B) appartenant aux deux panneaux (1A, 1B) adjacents.
18. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 12 à 17
caractérisé en ce que les panneaux (1) comportent une goulotte (110) le long de chaque
cornière (10, 11), les étriers (6) ou extrémités des barreaux (5) situés en vis-à-vis
d'une cornière (10, 11) respective étant faiblement espacés de cette dernière d'une
distance correspondant à la largeur de la goulotte (110), la goulotte permettant notamment
l'évacuation d'eau de pluie et le clipsage sur les cornière (10, 11) de clips (201)
en U solidaires d'un bord d'au moins une bâche (200) ou toile de protection.
19. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 10, caractérisé en ce que les
moyens (12, 13) de liaison avec le faîtage sont constitués de deux éléments modulaires
(12, 13) articulés entre eux et comportant chacun au moins un moyen de liaison (7)
avec un tube d'échafaudage (97, 98), ledit moyen de liaison étant rendu solidaire
de l'élément modulaire, ledit tube (97) ayant une extrémité articulée (99) avec le
tube (98) solidaire de l'autre moyen de liaison du second élément modulaire.
20. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que les moyens (3, 4) de liaison permettant une liaison par pivotement
entre deux éléments modulaires adjacents sont constitués par au moins une pièce (3)
en forme de crochet et située à proximité d'un premier bord latéral de l'élément modulaire
et d'au moins une pièce (4) en forme d'oeillet disposée à proximité d'un second bord
latéral de l'élément modulaire, les crochets (3) et oeillets (4) étant situés symétriquement
par rapport aux bords longitudinaux du panneau pour permettre l'introduction des crochets
(3) d'un second élément modulaire dans les ouvertures des oeillets d'un premier élément
modulaire.
21. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications 12 à 19,
caractérisé en ce qu'il comporte des barres (300) supports montées latéralement sur
les panneaux (1), les barres (300) supports étant montées par une première de leurs
extrémités ayant une section en U sur un étrier (6) et étant à cheval sur une cornière
(10) au moyen d'un logement (303) formée dans l'épaisseur de la barre (300), l'extrémité
de la barre (301) disposée sur un étrier (6) étant pourvue de fentes (161) coïncidant
avec les fentes (161, 162) des étriers (6) pour permettre la solidarisation de la
barre (300) avec le panneau (1) par l'introduction d'une clavette (175) de serrage
dans les orifices alignés de la barre (301) et de l'étrier (6), la seconde extrémité
de la barre (300) support étant rendue solidaire d'une plaque (302) pourvue d'un revêtement
(2, 22) souple et adhérent destiné à être en contact avec le toit, la barre (300)
support étant pourvue sur sa surface supérieure d'au moins un cylindre (304) constituant
un moyen de liaison rapide à un échafaudage, chaque cylindre (304) étant destiné à
accueillir un tube (9) d'échafaudage respectif enfilé et/ou fixé sur le cylindre (304),
la barre (300) support permettant notamment le démarrage d'un échafaudage et assurant
la stabilité sur le toit des panneau reliés.
22. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que des tubes (9) l'échafaudage sont fixés sur les moyens (6, 7,8;
12, 13, 300) de liaison rapides à un échafaudage pour constituer des garde-fous (400,
401) pour les ouvriers, les garde-fous étant disposés longitudinalement (400) le long
d'un bord d'au moins une ligne d'éléments modulaires reliés et/ou transversalement
(401) par rapport aux éléments modulaires.
23. Système d'échafaudage pour toit selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que des tubes (9) d'échafaudage sont fixés sur les moyens (6, 7,8;
12, 13, 300) de liaison rapides à un échafaudage pour constituer des garde-fous (402)
pour les ouvrier disposés transversalement (402) entre deux lignes d'éléments modulaires
assemblées.
24. Système d'échafaudage pour toit selon la revendication 9, caractérisé en ce que le
panneau (1) est constitué de polyuréthanne et le revêtement (2, 22) souple déformable
est constitué de mousse de polyuréthanne, les cornières du panneau étant moulées d'un
bloc avec ce dernier, les cornières s'interposant entre la face inférieure du panneau
(1) et le revêtement (2, 22) en mousse de polyuréthanne, les extrémités inférieures
des cornières (10, 11) étant noyées dans revêtement (2, 22) en mousse de polyuréthanne
ou étant repliées sur les bords inférieurs du revêtement (2, 22).
25. Procédé de montage sur un système d'échafaudage selon l'une quelconque une des revendications
1 à 24, caractérisé en ce qu'il consiste :
- à disposer un premier élément modulaire (1) en appui sur le toit;
- puis à crocheter un deuxième élément modulaire sur le premier élément modulaire
et à amener le revêtement (2, 22) souple adhérent à la surface du toit du deuxième
élément modulaire en contact avec le toit par pivotement de ce deuxième élément modulaire
autour des liens de liaison du premier élément modulaire ;
- à fixer sur la face rigide des éléments modulaires, des éléments de liaison (6,
7) avec des éléments d'échafaudage (9).
26. Procédé selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'il consiste à arrimer la pluralité
d'éléments au faîtage du toit par un élément articulé dont l'articulation se bloque
par des moyens de blocage.
27. Procédé selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'il consiste à arrimer par
des moyens (75) de liaison rapides la pluralité d'éléments à une barre d'un échafaudage
de façade reposant sur une autre surface.