[0001] La présente invention concerne un dispositif de réduction de bruit dans un récepteur
radar. Elle s'applique notamment à des radars équipant des automobiles. Plus généralement,
elle s'applique à des radars nécessitant une réalisation à faible coût tout en présentant
des performances de bruit élevées.
[0002] Il existe plusieurs types d'architecture de circuits de réception de radars. Les
récepteurs hétérodynes sont connus pour apporter une grande sensibilité mais sont
d'un prix de revient élevé, ce qui est incompatible avec des applications à objectif
de coût réduit comme par exemple les radars équipant des voitures automobiles. Dans
ce dernier cas, l'objectif de coût réduit est d'autant plus crucial qu'il est envisagé
d'équiper de radars des véhicules de moyenne gamme, notamment pour des applications
de contrôle et de régulation du trafic routier. De tels radars ont par exemple pour
fonction de détecter la distance et la vitesse entre un véhicule porteur et le véhicule
le précédant, cela pour permettre au véhicule porteur de régler sa vitesse par rapport
au véhicule précédent, pour répondre notamment à des critères de sécurité.
[0003] Un récepteur homodyne a l'avantage de pouvoir être produit à faible coût notamment
grâce à sa simplicité. Il est donc prévu à ce titre de l'utiliser, notamment pour
des applications automobiles. En revanche, il présente une faible sensibilité. En
effet, le signal cible est directement transposé en bande de base, c'est-à-dire vers
les très basses fréquences, sans amplification notable, voire le plus souvent sans
aucune amplification. Or, des composants tels que les mélangeurs ou les amplificateurs
vidéofréquence par exemple sont affectés d'un bruit additif coloré important dont
la densité spectrale varie selon une loi en 1/F
k , F représentant une fréquence relative à l'onde porteuse émise.
[0004] Un récepteur homodyne est par ailleurs soumis à d'autres types de bruits. Il s'agit
par exemple du bruit thermique blanc à large bande provenant de l'antenne, du mélangeur
hyperfréquence ou d'amplificateurs insérés entre l'antenne et le mélangeur. Il peut
encore s'agir des bruits de phase et d'amplitude du générateur d'onde porté par les
cibles ou par les défauts d'isolation des circuits hyperfréquence.
[0005] Le but de l'invention est notamment de permettre l'utilisation d'une architecture
de récepteur homodyne tout en obtenant une sensibilité comparable à celle que l'on
aurait eue en dotant le radar d'un récepteur hétérodyne. A cet effet, l'invention
a pour objet un dispositif de réduction de bruit dans un récepteur radar, caractérisé
en ce que le bruit à réduire étant en 1/F
k et le radar effectuant une codification de l'émission selon au moins deux fréquences,
il comporte au moins :
- des moyens d'aiguillage des signaux reçus sur au moins deux voies de telle sorte que,
lorsqu'une cible est illuminée par une émission à la première fréquence de code le
signal reçu correspondant soit échantillonné et aiguillé sur une première voie puis,
lorsque la cible est illuminée par la deuxième fréquence de code le signal reçu correspondant
soit échantillonné et aiguillé sur une deuxième voie ;
- des moyens de combinaison linéaire du signal présent sur la première voie et du signal
présent sur la deuxième voie, la combinaison linéaire synthétisant un filtrage du
bruit.
[0006] L'invention a pour principaux avantages qu'elle améliore le rapport signal sur bruit
d'un récepteur homodyne, qu'elle est simple à mettre en oeuvre et qu'elle est économique.
[0007] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'aide de la
description qui suit faite en regard de dessins annexés qui représentent:
- la figure 1, le synoptique d'un récepteur radar homodyne ;
- la figure 2, un exemple de bruit coloré en 1/Fk ;
- la figure 3, une illustration du principe de fonctionnement d'un dispositif selon
l'invention ;
- la figure 4, un exemple de codage en fréquences d'une émission radar;
- la figure 5, un exemple de réalisation possible d'un dispositif selon l'invention
;
- la figure 6, un exemple de décalage en fréquence d'une fonction de transfert d'un
dispositif selon l'invention ;
- les figure 7 et 8, d'autres exemples de réalisations possibles d'un dispositif selon
l'invention.
[0008] La figure 1 présente le synoptique d'un récepteur radar homodyne. Le même générateur
d'onde 1 fournit le signal d'émission et sert d'oscillateur local à la réception.
Le signal d'émission peut éventuellement être modulé par des impulsions. Seule la
partie utilisée pour la réception est représentée sur la figure 1. La sortie du générateur
d'onde 1, faisant ici office d'oscillateur local, est reliée à l'une des deux entrées
d'un mélangeur hyperfréquence 2, l'autre entrée de ce dernier recevant le signal d'antenne
3. La sortie du mélangeur 2 est reliée à l'entrée d'un amplificateur vidéofréquence
4 lequel délivre un signal vers un détecteur. Le bruit détecté au niveau du détecteur
résulte de la contribution :
- du bruit thermique blanc à large bande additif provenant de l'antenne 3, du mélangeur
hyperfréquence 2 et d'un éventuel amplificateur hyperfréquence inséré entre l'antenne
3 et le mélangeur 2 ;
- du bruit de phase et d'amplitude du générateur d'onde 1 porté par le signal reçu des
cibles et/ou par les défauts d'isolation des circuits hyperfréquence;
- du bruit coloré en 1/Fk additif provenant du port vidéofréquence du mélangeur et des amplificateurs vidéofréquence
placés à sa suite.
[0009] Comme il a été vu précédemment, l'invention a notamment pour but de réduire ce dernier
bruit. La figure 2 présente une courbe représentative 10 du bruit coloré suivant une
loi en 1/F
k, l'axe des abscisses représentant les fréquences F et l'axe des ordonnées représentant
l'amplitude du bruit. Le bruit représenté est par exemple celui du mélangeur hyperfréquence
2.
[0010] La figure 3 illustre le principe de fonctionnement d'un dispositif selon l'invention.
En plus de la courbe 10 représentative du bruit coloré, le bruit thermique est représenté
par une droite 11 parallèle à l'axe des fréquences. Ce bruit est le bruit normal en
dessous duquel on ne peut pas descendre. Cette droite 11 coupe par exemple la courbe
10 du bruit coloré à une fréquence égale à environ 1 kHz. Au delà de cette fréquence,
le bruit coloré passe en dessous du bruit thermique. C'est donc pour des fréquences
situées en deçà de la fréquence Fc correspondant au point d'intersection 12 de la
courbe et de la droite que le bruit coloré doit être diminué. L'invention utilise
le fait que le radar effectue par ailleurs la codification de la fréquence émise selon
au moins deux fréquences alternatives pour synthétiser de façon simple et économique
un filtrage du bruit coloré. Un exemple de fonction de transfert en amplitude est
représentée par une courbe 13 en module de sinus ayant un zéro à la fréquence nulle
et un zéro à la fréquence d'échantillonnage Fe des signaux reçus, cette fréquence
étant par ailleurs par exemple égale au double de la cadence de commutation Fr de
la fréquence émise.
[0011] La figure 4 illustre un exemple de codage des signaux émis par le radar dans le cas
simple où le nombre d'intervalles de codage 41 est égal à deux. Chaque intervalle
de temps 41 est égal à un temps donné Tf. Le codage est tel que le radar émet une
séquence 42 comportant successivement un signal à une première fréquence F
1 pendant Tf puis un signal à une deuxième fréquence F
2 pendant cette même durée Tf et ainsi de suite. La cadence de commutation Fr entre
les fréquences émises est donc égale à 1/Tf. La part 43 du signal reçu provenant d'une
cible est obtenue en décalant temporellement la séquence émise 42 du délai de propagation
aller-retour τ = 2D/C et en transposant sa fréquence instantanée de la fréquence Doppler
F
d =

due au mouvement de la cible, D, C, Vr et λ représentant respectivement la distance
à la cible, la vitesse de la lumière, la vitesse de la cible et la longueur d'onde
du signal émis. Les fréquences émises étant proches les unes des autres, la longueur
d'onde λ varie peu d'un signal à l'autre et la fréquence Doppler peut être considérée
comme étant constante vis-à-vis de la résolution spectrale. Une courbe 44 représente
en regard des séquences 42, 43 de signaux émis et reçus, le bruit par exemple du mélangeur
hyperfréquence. Ce bruit comporte notamment du bruit thermique blanc à large bande
représenté par la droite 11 et le bruit coloré représenté par la courbe 10 et que
l'invention a en particulier pour but de réduire.
[0012] La figure 5 illustre un exemple de réalisation possible d'un dispositif selon l'invention,
avantageusement très simple à mettre en oeuvre et économique. A l'émission, les signaux
délivrés par le générateur d'onde 1 sont envoyés vers l'antenne 3 via des circuits
d'amplification non représentés. A la réception, les signaux reçus par l'antenne 3
sont dirigés vers le mélangeur 2 par des circuits non représentés. Le mélangeur 2
reçoit d'une part les signaux signés par le code de fréquence et renvoyés par les
cibles, et reçoit d'autre part le signal délivré par le générateur d'onde 1 qui opère
à la réception comme un oscillateur local. La sortie du mélangeur 2 est reliée à l'entrée
de moyens d'aiguillage 22. Ces derniers échantillonnent puis aiguillent les signaux
fournis par le mélangeur sur deux voies 210, 211 de telle sorte que, lorsqu'une cible
est illuminée par une émission à la première fréquence F
1 , le signal reçu correspondant S
1 soit échantillonné et aiguillé sur une première voie 210 puis, lorsque la cible est
illuminée à la deuxième fréquence F
2 , le signal reçu correspondant S
2 soit échantillonné et aiguillé sur une deuxième voie 211. Les moyens d'aiguillage
22 comportent par exemple un démultiplexeur connu de l'homme du métier. Ces moyens,
notamment les instants d'échantillonnage, sont par exemple synchronisés sur les moyens
de codage du signal d'émission, ces derniers n'étant pas représentés. Chaque voie
comporte par exemple un filtrage en fréquence particulier 23, par exemple un banc
de filtres Doppler, notamment pour détecter la vitesse d'une cible. Au moins une voie
210 comporte par ailleurs un dispositif de type ligne à retard 24 de manière à compenser
:
- la non simultanéité des instants de prise en compte des signaux relatifs aux N fréquences
du code ;
- les retards différentiels introduits éventuellement par les filtres propres à chaque
voie.
[0013] Les moyens de retard 24 sont par exemple des dispositifs du type ligne à retard.
Les voies 210, 211 sont connectées à des moyens 25 de soustraction. Ces derniers retranchent
le signal de l'une au signal de l'autre, par exemple effectuent la soustraction du
signal en sortie du filtre 23 de la deuxième voie 211 au signal en sortie des moyens
de retard 24 de la première voie 210. Le signal S obtenu en sortie des moyens de soustraction
25 est affecté d'un bruit coloré réduit, ce que montrent les lignes suivantes.
[0014] Dans un cas de codage à deux fréquences tel qu'illustré par la figure 4, les moyens
d'aiguillage 22 prélevant deux échantillons d'un signal cible après le battement issu
du mélangeur 2 :
- le premier S1 dans un intervalle de temps où de signal de fréquence F1 + Fd bat avec le signal oscillateur local à la première fréquence F1 , la fonction d'oscillateur local étant effectuée par exemple par le générateur d'onde
1 ;
- le second S2 dans un intervalle où le signal de fréquence F2 +Fd bat avec le signal d'oscillateur local à la deuxième fréquence F2 ;
- ces deux échantillons étant séparés d'une durée Tf, Tf étant la durée d'un intervalle;
- le signal S en sortie des moyens de soustraction 25 étant donné par la relation suivante:

[0015] Dans le cas d'un signal rajouté indépendamment du code de fréquence, ce qui est le
cas du bruit thermique ou du bruit coloré induit par le mélangeur, la relation (1)
constitue un filtre dont la fonction de transfert en fréquence
H(
f) est donnée par la relation suivante,
f étant la variable de fréquence et T la période d'échantillonnage des signaux sur
chaque voie, T=2Tf dans un exemple à deux voies :

[0016] Le module de cette fonction de transfert est alors donné par le module de la fonction
2sin(πfT).
[0017] La courbe représentative d'une telle fonction de transfert est du type de la courbe
13 de la figure 3, avec un zéro pour une fréquence nulle et un autre zéro pour une
fréquence égale à la fréquence d'échantillonnage Fe = 1/T des signaux sur chaque voie
210, 211. Cette dernière est égale dans l'exemple à la moitié de la fréquence de commutation
Fr = 2/T de la fréquence émise, elle est en fait N fois inférieure à la fréquence
de commutation s'il y a N fréquences de codage et N voies correspondantes.
[0018] Pour un radar équipant par exemple une automobile la fréquence d'échantillonnage
Fe, dans le cas d'une codification à deux fréquences, est par exemple de l'ordre de
100 kHz. Comme il a été vu précédemment, le bruit coloré 10 nécessite d'être réduit
seulement sur une bande de fréquence comprise entre 0 et une fréquence d'intersection
Fc d'environ 1 kHz, et en tout état de cause nettement inférieure à la fréquence d'échantillonnage.
Les courbes de bruit coloré 10 de la fonction de transfert H(f) montrent qu'en deçà
de la fréquence d'intersection Fc, la fonction de transfert H(t), loin de son maximum,
atténue le bruit coloré.
[0019] Dans le cas où la fréquence Fc en dessous de laquelle le bruit coloré est significatif
n'est pas suffisamment inférieure à la fréquence de d'échantillonnage Fe pour que
la fonction de transfert H(f) atténue ce bruit, il est possible de décaler par exemple
la courbe de fonction de transfert 13 vers les fréquences croissantes comme l'illustre
la figure 6, c'est-à-dire en fait en décalant les zéros de la fonction de transfert
du filtre. Pour cela, comme le montre la figure 7 les moyens de soustraction 25 peuvent
être remplacés par des moyens de combinaison linéaire 71 qui réalisent la combinaison
suivante sur les signaux S
1 et S
2 des voie 210, 211, S étant le signal de sortie en sortie des moyens de combinaison
linéaire 71 :

où W est un nombre complexe, de module égal à 1 et de phase Ψ proche de 0, soit
:

[0020] La fonction de transfert H(f) peut alors s'écrire :

et son module vérifie la relation suivante :

provoquant le décalage en fréquence de la fonction de transfert de

.
[0021] Cette dernière solution est cependant moins économique que la première car la combinaison
linéaire est légèrement plus compliquée à mettre en oeuvre et surtout car elle nécessite
un mélangeur de type BLU, c'est-à-dire à bande latérale unique, capable de reconstituer
le signal de battement sous son expression complexe. Un tel mélangeur est cher.
[0022] La figure 8 présente un autre mode de réalisation possible d'un dispositif selon
l'invention. Dans ce cas l'émission étant codée sur quatre fréquences, le dispositif
selon l'invention comporte quatre voies 210, 211, 212, 213 chacune associée à une
fréquence de codage. Les voies sont regroupées deux par deux de telle sorte que des
premiers moyens de soustraction 25 retranchent le signal de la deuxième voie 211 au
signal de la première voie 210 et que des deuxièmes moyens de soustraction 81 retranchent
le signal de la quatrième voie 213 au signal de la troisième voie 212. Les signaux
S1' et S2' en sortie des moyens de soustraction 25, 81 sont ainsi affranchis du bruit
coloré en 1/F
k pour être utilisés dans un traitement ultérieur basé sur deux signaux de détection.
Il peut être en effet très avantageux que ce traitement opère sur des signaux de détection
dénués de bruit coloré. Un tel traitement peut par exemple fournir la distance ou
la vitesse des cibles. Chaque voie 210, 211, 212, 213 comporte par exemple un filtrage
23, éventuellement une batterie de filtre Doppler. Toutes les voies sauf une 211 comportent
par exemple des moyens de retard 24 de manière à compenser la non simultanéité des
instants de prise en compte des signaux relatifs aux quatre fréquences de code et
des retards différentiels introduits éventuellement par les filtres propres à chaque
voie.
[0023] L'invention a été décrite avec des exemples de réalisation basés sur deux ou quatre
fréquences de code d'émission. Elle peut cependant être appliquée quelque soit le
nombre de fréquences de codes. Toutes les combinaisons linéaires sur les signaux reçus
associés synthétisant un filtrage du bruit peuvent être envisagée. Par ailleurs, dans
les exemples de réalisation décrits, l'échantillonnage est effectué au niveau des
moyens d'aiguillage car en pratique ceux-ci effectuent généralement une telle fonction,
il est cependant possible de prévoir un échantillonnage des signaux à un autre endroit
du dispositif selon l'invention. En particulier, l'échantillonnage peut être réalisé
au niveau des moyens de soustraction.
1. Dispositif de réduction de bruit dans un récepteur radar, caractérisé en ce que le
bruit à réduire étant en 1/F
k et le radar effectuant une codification de l'émission selon au moins deux fréquences
(F
1 , F
2), il comporte au moins :
- des moyens (22) d'aiguillage des signaux reçus sur au moins deux voies (210, 211)
de telle sorte que, lorsqu'une cible est illuminée par une émission à la première
fréquence de code (F1) le signal reçu correspondant (S1) soit échantillonné et aiguillé sur une première voie (210) puis, lorsque la cible
est illuminée par la deuxième fréquence de code (F2) le signal reçu correspondant (S2) soit échantillonné et aiguillé sur une deuxième voie (211);
- des moyens (25,71) de combinaison linéaire du signal (S1) présent sur la première voie (210) et du signal (S2) présent sur la deuxième voie (211), la combinaison linéaire synthétisant un filtrage
du bruit.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de combinaison
linéaire (25) effectuent une soustraction entre le signal (S1) de la deuxième voie (210) et le signal (S2) de la première voie (211).
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que les moyens d'aiguillage (22) sont reliés à la sortie d'un mélangeur hyperfréquence
(2) recevant d'une part les signaux renvoyés par la cible et d'autre part le signal
d'oscillateur local.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que chaque voie (210,211,212,213) comporte un filtrage en fréquence (23).
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque voie comporte un
banc de filtres Doppler.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que toutes les voies sauf une comportent des moyens de retard (24).
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que les moyens de combinaison linéaire (25) effectuent une soustraction entre le signal
(S1) de la deuxième voie (210) multiplié par une grandeur W et le signal (S2) de la première voie (211), la grandeur W étant un nombre complexe de module égal
à 1 et de phase proche de 0.
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que le radar effectuant une codification de l'émission selon quatre fréquences, il
comporte quatre voies (210,211,212,213) chacune associée à une fréquence de codage,
les voies étant regroupées deux par deux de telle sorte que des premiers moyens de
soustraction (25) retranchent le signal de la deuxième voie (211) au signal de la
première voie (210) et que des deuxièmes moyens de soustraction (81) retranchent le
signal de la quatrième voie (213) au signal de la troisième voie (212).
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que le récepteur est un récepteur homodyne.