[0001] La présente invention est relative aux cabines téléphoniques et elle vise à doter
ces cabines, et tout particulièrement celles pour téléphones publics, d'un siège haut
du type assis/debout (également connu sous le nom de "miséricorde") propre à améliorer
leur confort d'utilisation.
[0002] On a déjà proposé de faire comporter un siège assis-debout aux cabines téléphoniques.
Dans les constructions connues de ce type, une surface de siège de faible largeur
est supportée par un pied vertical unique de relativement grande hauteur dont la base
est scellée dans le sol et/ou dans le plancher de la cabine.
[0003] A moins de lui conférer un dimensionnement difficilement acceptable sur le plan pratique,
un tel pied vertical comporte une flexibilité accentuée, de sorte qu'en égard aux
conditions d'utilisation très spéciales des cabines publiques, la surface de siège
se déplace latéralement au point de venir au contact de la paroi de la cabine, avec
tous les risques de bris lorsqu'il s'agit des parois vitrées le plus souvent rencontrés
en pratique. Par ailleurs, le scellement de la base du pied-support complique la mise
en place du siège, tout particulièrement lorsqu'il s'agit d'équiper des cabines existantes.
[0004] C'est à ces inconvénients qu'entend plus spécialement remédier la présente invention,
laquelle consiste principalement à faire supporter la surface de siège par un piétement
formé par deux pieds conformés de façon à ce que leur base vienne se fixer sur les
sabots usuels d'ancrage au sol des montants de l'ossature verticale de la cabine elle-même.
[0005] Conformément à un mode de mise en oeuvre préféré de la disposition qui précède, l'un
au moins des pieds du piétement du siège est solidaire à sa base d'une barre qui est
orientée de manière substantiellement horizontale pour former repose-pieds et dont
l'extrémité libre est repliée vers le bas pour venir se fixer à un troisième sabot
d'ancrage de l'ossature de la cabine.
[0006] Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention,
les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de
procurer:
- Fig. 1 est une vue en perspective montrant de manière schématique une cabine téléphonique
équipée d'un siège debout/assis établi conformément à l'invention ;
- Fig. 2 illustre à plus grande échelle le mode de scellement du piétement dans le plancher.
[0007] La cabine téléphonique représentée en fig. 1 comprend une paroi latérale formée par
une série de panneaux transparents 1 maintenus à l'intérieur d'une ossature constituée
par des montants métalliques 2. Ceux-ci s'étendent verticalement entre un plafond
3 et un plancher 4, la fixation de la base de ces montants audit plancher 4 étant
opérée, à la manière usuelle, à l'aide de sabots 5.
[0008] Comme plus particulièrement montré en fig. 2, chaque sabot 5 comprend une partie
surélevée 5
a conformée pour supporter et retenir le bord de deux panneaux 1 adjacents et la base
d'un montant 2. Cette partie surélevée 5
a se raccorde verticalement à une embase horizontale 5
b perforée en son centre pour recevoir le tire-fond 6 qui assure l'ancrage de l'ensemble
du sabot 5 dans le plancher 4, lequel peut être constitué soit par un plateau rapporté,
soit par un socle en béton.
[0009] Conformément à l'invention, cette cabine de construction classique est complétée
par un siège du type assis/debout qui comprend une surface de siège 7 (fig. 1) de
largeur réduite prévue au sommet d'un piétement vertical de hauteur appropriée.
[0010] Ce piétement est constitué par deux pieds 8 qui sont orientés parallèlement l'un
à l'autre dans un plan vertical pour s'étendre à une faible distance horizontale du
panneau transparent 1 correspondant et dont la base est convenablement fixée à l'un
ou à l'autre de deux sabots 5 contigus.
[0011] Dans l'exemple de réalisation envisagé en fig. 2, cette fixation incorpore une semelle
transversale 8
a soudée en bout du pied 8 considéré et découpée pour permettre de loger la partie
supérieure du tire-fond 6. Les deux bras ainsi définis sur la semelle 8
a sont perforés pour coopérer avec deux vis de fixation 8
b engagées dans des taraudages de l'embase 5b du sabot 5.
[0012] Le piétement formé par les deux pieds 8 présente une très grande rigidité, si bien
que la surface de siège 7 ne peut venir au contact du panneau 1. Sa fixation contre
le plancher 4, par l'intermédiaire des sabots 5 qui supportent les montants 2 de l'ossature
de la cabine, facilite l'installation du siège, tout particulièrement dans le cas
de l'équipement des cabines existantes.
[0013] La rigidité est susceptible d'être encore renforcée en faisant comporter à l'un au
moins des pieds 8 une barre horizontale 9 conformée à la manière d'un repose-pieds.
L'une des extrémités de cette barre 9 est soudée à l'un des pieds 8 à une hauteur
appropriée au-dessus du sabot 5 qui soutient le pied considéré, tandis que l'extrémité
opposée est repliée vers le bas pour venir se fixer au sabot 5 adjacent, de la même
manière que la base de l'un des pieds 8.
[0014] La surface de siège 7 peut être fixée sur la partie supérieure du piétement de manière
à pouvoir s'escamoter lorsque désiré. A l'inverse cette surface de siège 7 est susceptible
d'être supprimée, l'utilisateur prenant directement appui contre la partie supérieure
du piétement, formée par une barre horizontale réunissant les deux pieds 8.
1. Siège du type assis/debout pour cabines téléphoniques et applications analogues, du
genre comportant une surface de siège (7) de largeur réduite supportée par un piétement
vertical de hauteur relativement importante, caractérisée en ce que le piétement est
formé par deux pieds (8) conformés de façon à ce que leur base vienne se fixer sur
deux des sabots usuels (5) qui assurent l'ancrage au sol des montants (2) de l'ossature
de la cabine.
2. Siège suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque pied (8) est solidaire
à sa base d'une semelle transversale (8a) conformée pour être fixée, de part et d'autre du tire-fond d'ancrage (6) du sabot
(5) considéré, à l'embase (5b) dudit sabot à l'aide de vis (8b) appropriées.
3. Siège suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'un
au moins des pieds (8) est solidaire à sa base d'une barre horizontale (9) conformée
à la manière d'un repose-pieds et fixée par son extrémité libre repliée au sabot (5)
adjacent.