[0001] La présente invention concerne une bouilloire électrique du type comprenant un récipient
à couvercle et à poignée et reposant de façon amovible sur un socle d'alimentation,
cette bouilloire devant permettre de chauffer de l'eau mais aussi tout autre liquide
impliquant le nettoyage du récipient après usage. Une telle bouilloire répondant à
cette définition élargie sera désignée ci-après par "chauffe-liquide".
[0002] Les bouilloires à récipient détachable du socle d'alimentation comportent traditionnellement
une résistance chauffante fixée au fond du récipient, et des moyens de connexion et
de coupure électriques répartis entre le socle et le récipient. En particulier, les
moyens de connexion du récipient comprennent des broches métalliques reliées à la
résistance et destinées à s'encastrer dans le socle pour coopérer avec des moyens
de connexion électrique du socle.
[0003] Le récipient d'une bouilloire traditionnelle comporte d'autre part, au titre des
moyens de coupure électrique, un thermostat ou limiteur de température sensible à
la température de la vapeur, basé le plus souvent sur un principe de bilame adapté
pour couper l'alimentation électrique à une température prédéterminée de la vapeur.
Un interrupteur extérieur à commande manuelle est prévu pour commander l'alimentation
électrique de la résistance lorsque le récipient est placé sur le socle. L'interrupteur
devant permettre d'armer l'élément bimétallique du thermostat, il est généralement
placé à proximité de ce dernier, à la partie supérieure du récipient, par exemple
dans la poignée, comme dans le document EP-A-254 482, ou à la partie inférieure du
récipient, comme dans le document EP-A-380 416 selon lequel le thermostat est situé
à la base d'un conduit d'amenée de la vapeur vers la partie inférieure du récipient.
[0004] Les moyens de coupure comprennent en outre un bloc de sécurité consistant en un détecteur
de chauffe sans eau associé à un coupe-circuit qui peut être un fusible thermique.
Ce bloc de sécurité est traditionnellement monté au fond du récipient.
[0005] En raison de l'impossibilité ou de la difficulté d'isoler, de manière étanche à l'eau,
ces éléments de connexion et de coupure électriques, leur présence dans le récipient
de la bouilloire interdit de plonger ce dernier dans l'eau. Une telle bouilloire est
donc limitée à la production d'eau chaude et exclut tout autre usage qui nécessiterait
un nettoyage du récipient.
[0006] De même, les documents GB 2 283 162 et GB 2 299 497 décrivent une bouilloire dans
laquelle la résistance électrique chauffante s'étend dans le récipient. Un tel récipient
peut difficilement être immergé dans l'eau et ne peut en aucun cas être mis au lave-vaisselle
pour faciliter son nettoyage.
[0007] La présente invention a pour but la réalisation d'une bouilloire électrique pouvant
être utilisée comme chauffe-liquide.
[0008] Ainsi, le chauffe-liquide visé par l'invention comprend traditionnellement un récipient
à liquide muni d'un couvercle et d'une poignée et reposant de façon amovible sur un
socle d'alimentation électrique. Il comprend également une résistance chauffante et
des moyens de coupure de l'alimentation électrique de la résistance, parmi lesquels
un interrupteur extérieur à commande manuelle, un thermostat sensible à la température
de la vapeur et un coupe-circuit de détection de chauffe sans eau dit coupe-circuit
de sécurité.
[0009] Suivant l'invention, ce chauffe-liquide est caractérisé en ce que l'ensemble desdits
moyens de coupure et la résistance chauffante sont intégrés au socle.
[0010] Un premier avantage résultant de l'intégration du thermostat sensible à la vapeur
dans le socle, est l'élimination de toute liaison électrique ou thermique entre la
base du récipient et la poignée.
[0011] D'autre part, le récipient ainsi dépourvu d'éléments électriques peut être plongé
dans l'eau en toute sécurité ou même mis au lave-vaisselle.
[0012] L'ensemble des moyens de connexion et de coupure électriques se trouve dans le socle,
le récipient ne portant plus que des moyens favorisant sa liaison thermique avec la
résistance intégrée au socle. Un tel récipient autorise son nettoyage en lave-vaisselle.
[0013] Dans un mode de réalisation préférée de l'invention, le coupe-circuit de sécurité
est monté en contact avec la face intérieure d'une paroi métallique du socle, dont
la face extérieure affleure sur le socle, le fond du récipient comportant une plaque
métallique en contact thermique avec la résistance et avec ladite face extérieure
de ladite paroi métallique du socle quand le récipient repose sur le socle.
[0014] Cette réalisation est particulièrement adaptée aux bouilloires ou chauffe-liquide
à fond chauffant, dans lesquels la résistance est isolée de manière étanche tant de
la partie contenant du récipient que de l'extérieur. De tels récipients à fond chauffant
comportent ainsi une plaque métallique en contact avec la résistance, cette plaque
métallique étant adaptée à venir en contact avec une paroi métallique du socle destinée
à transmettre au coupe-circuit de sécurité logé dans le socle la température de ladite
plaque métallique du récipient.
[0015] Avantageusement, la paroi métallique du socle constitue le fond d'une capsule montée
élastiquement dans le socle. Cette disposition assure un contact obligatoire entre
ladite plaque métallique du récipient en contact avec la résistance et ladite paroi
métallique du socle, dès lors que le récipient repose sur le socle, ceci afin que
les conditions de fonctionnement du coupe-circuit de sécurité soient toujours réalisées.
[0016] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après.
[0017] Au dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif:
- la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un chauffe-liquide conforme à l'invention,
la résistance chauffante étant intégrée au socle.
[0018] En référence à la figure, le chauffe-liquide moulé en matière plastique comprend
un récipient à liquide 1 de section transversale sensiblement ronde, fermé par un
couvercle 2 et muni d'une poignée 3. Le récipient 1 repose de façon amovible, par
un fond
1a, sur un socle 5 comportant des moyens d'alimentation de la résistance chauffante
électrique 7. Le fond
1a est un fond chauffant comprenant une coupelle métallique 4 dont la surface intérieure
est en contact avec le liquide à chauffer. Une jupe
1b, fermée par le fond
1a, prolonge le corps du récipient au-delà de la coupelle métallique 4. Un joint 33
assure l'étanchéité de la partie inférieure
1a,
1b du récipient située sous la coupelle métallique 4.
[0019] On va maintenant décrire dans ses implications structurelles et fonctionnelles le
mode d'intégration au socle des éléments de coupure de l'alimentation électrique.
[0020] Le socle 5 comporte, au droit de la poignée 3 du récipient 1, un logement 11 dans
lequel est fixé un thermostat 12 du type à bilame sensible à la température de la
vapeur. Un élément métallique 13 du bilame, susceptible d'être réarmé, est rendu solidaire
d'un interrupteur 14 permettant de contrôler manuellement l'alimentation électrique
de la résistance chauffante 7. Le thermostat 12 est relié au circuit d'alimentation
par des conducteurs électriques 9 raccordés au réseau par un cordon d'alimentation
non représenté.
[0021] En vue d'amener jusqu'au thermostat 12 la vapeur se formant à la surface du liquide
en train de chauffer dans le récipient 1, ce dernier comporte, adjacent à la poignée
3, un conduit 15 s'étendant sensiblement sur toute la hauteur du récipient. Le conduit
15 communique à sa partie supérieure avec l'intérieur du récipient par un orifice
16 situé au-dessus du niveau de remplissage maximum, et débouche à sa partie inférieure
située sensiblement à la base de la poignée 3, en regard d'un conduit 17 ménagé dans
le socle 5. Le conduit 17, disposé selon un axe incliné qui le maintient à l'écart
de la zone chaude de la partie du socle 5 accueillant le fond chauffant du récipient
1, débouche à son tour dans une chambre 40 communiquant avec le logement 11 où est
fixé le thermostat 12. Un orifice 18 à la partie supérieure du logement 11 permet
l'évacuation de la vapeur. Le conduit 15 du récipient comporte à sa partie inférieure
un retour ou gorge annulaire 15, formant gouttière pour retenir l'eau de condensation
susceptible de se former sur les parois du conduit 15 ou l'eau résiduelle après nettoyage
du récipient.
[0022] Le socle 5 comporte par ailleurs, au droit du fond chauffant 4 du récipient, un élément
métallique 20 se présentant sous la forme d'une capsule de section sensiblement ronde,
dont la paroi de fond 20a affleure à la surface extérieure du socle. La paroi 20a
porte sur sa face intérieure un bloc de sécurité standard 21, du type comportant un
détecteur de chauffe sans eau associé à un coupe-circuit tel qu'un fusible, et relié
au circuit d'alimentation par les conducteurs 9. La capsule métallique 20 est montée
par un rebord annulaire 22 sur un ressort 23 fixé au fond du socle 5, de manière à
venir en appui élastique, directement ou par l'intermédiaire d'une pièce métallique
bonne conductrice thermique, contre le fond chauffant 4 du récipient 1. La capsule
20, portant d'un côté le bloc de sécurité 21, de l'autre le récipient 1, sert ainsi
d'interface pour transmettre la température du fond chauffant 4 au détecteur de température
du bloc de sécurité 21, destiné à couper le circuit d'alimentation en cas de dépassement
du seuil de température admis, autrement dit quand le récipient 1 chauffe à vide.
[0023] Conformément à l'invention, la résistance 7 est encastrée dans une gorge d'un support
métallique 24 du socle 5 dont elle fait saillie. Le fond chauffant 4 du récipient
1 porte sur sa surface extérieure un diffuseur thermique 8 comportant une gorge symétrique
de celle du support métallique 24, pour permettre à la résistance 7 de s'y encastrer
quand on pose le récipient 1 sur le socle 5, et ainsi garantir une bonne transmission
de la chaleur au fond 4 du récipient.
[0024] Dans ce mode de réalisation, le récipient 1 ne comporte plus aucun élément de contact
électrique. Aucun joint d'étanchéité n'est nécessaire sur le fond
1a du récipient, et ce dernier récipient peut être immergé dans l'eau et mis au lave-vaisselle
en toute sécurité.
[0025] L'intégration de la résistance 7 au socle 5 permet en outre d'augmenter la capacité
du récipient 1. En effet, la jupe
1b n'ayant pas de fonction de protection à l'égard de la résistance, sa hauteur s'en
trouve diminuée d'autant.
[0026] Lorsqu'on pose le récipient 1 sur le socle 5, le diffuseur thermique 8 vient en contact
avec la paroi 20a de la capsule métallique. Le cordon d'alimentation du socle 5 étant
branché sur le réseau, il suffit d'enclencher l'interrupteur 14 pour mettre le chauffe-liquide
en service. La résistance 7 alimentée chauffe le diffuseur thermique 8 qui répartit
la chaleur sur le fond chauffant 4 pour chauffer l'eau ou le liquide du récipient
1. A l'ébullition du liquide, la vapeur produite est amenée par les conduits 16, 17
en regard jusqu'au thermostat 12 qui, dès lors, coupe le circuit d'alimentation en
repoussant l'interrupteur 14 dans sa position initiale hors circuit. Si le récipient
chauffe à vide, par suite de l'évaporation du liquide ou parce qu'on a oublié de le
remplir, le bloc de sécurité 21 détecte la température de la résistance 7 par l'intermédiaire
de la paroi métallique 20a en contact avec le diffuseur thermique 8, et coupe le circuit.
[0027] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation que l'on
vient de décrire et on peut apporter à ceux-ci de nombreuses modifications sans sortir
du cadre de l'invention telle que défini par les revendications.
1. Chauffe-liquide électrique comprenant un récipient à liquide (1) muni d'un couvercle
(2) et d'une poignée (3) et reposant de façon amovible sur un socle (5) d'alimentation
électrique, comprenant en outre une résistance chauffante (7) et des moyens de coupure
de l'alimentation électrique de la résistance, en particulier, au titre de ces moyens
de coupure, un interrupteur extérieur (14) à commande manuelle, un thermostat (12)
sensible à la température de la vapeur et un coupe-circuit de détection de chauffe
sans eau dit coupe-circuit de sécurité (21), caractérisé en que l'ensemble desdits
moyens de coupure (12, 14, 21) et la résistance chauffante sont intégrés au socle
(5).
2. Chauffe-liquide électrique conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le
fond (la, 4) du récipient porte une plaque métallique (8) bonne conductrice thermique,
apte à recevoir par encastrement la résistance chauffante (7) solidaire du socle (5)
3. Chauffe-liquide électrique conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé
en ce que ledit thermostat (12) est logé dans une partie (11) du socle s'étendant
au droit de la poignée (3) et en ce qu'un conduit (15) de passage de la vapeur s'étend
sensiblement sur toute la hauteur du récipient (1) du côté de la poignée (3), pour
déboucher à sa partie inférieure en regard d'un conduit (17) du socle débouchant à
son tour sur ledit thermostat (12).
4. Chauffe-liquide électrique conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que le
conduit (15) du récipient (1) comporte à sa partie inférieure des moyens (19) formant
gouttière.
5. Chauffe-liquide électrique conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisé
en ce que le coupe-circuit de sécurité (21) est monté en contact avec la face intérieure
d'une paroi métallique (20a) du socle (5), dont la face extérieure affleure sur le
socle (5), et en ce que le fond 1a du récipient comporte une plaque métallique (8) en contact thermique avec la résistance
(7) et avec ladite face extérieure de ladite paroi métallique (20a) du socle quand
le récipient (1) repose sur le socle (5).
6. Chauffe-liquide électrique conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que ladite
paroi métallique (20a) constitue le fond d'une capsule (20) montée élastiquement dans
le socle (5).