[0001] La présente invention concerne une machine et un procédé pour le sertissage d'un
coupleur sur un rond à béton, ledit coupleur comportant une partie filetée à l'une
de ses extrémités et une partie cylindrique creuse dans laquelle est introduite l'extrémité
du rond à béton.
[0002] La présente invention est destinée à solidariser le coupleur et le rond à béton afin
de participer à la réalisation de la liaison entre deux ronds à béton coaxiaux.
[0003] Elle trouvera notamment son application dans le domaine de la construction, du bâtiment
et des travaux publics. Il est en effet très courant dans ce secteur d'activité d'utiliser
des ronds à béton qui nécessitent parfois d'être assemblés bout à bout.
[0004] On utilise fréquemment dans le domaine de la construction des barres, le plus souvent
en acier, qui participent à constituer la structure porteuse des édifices. Ces barres
en acier sont fréquemment amenées à être utilisées en combinaison avec des éléments
en béton et c'est pourquoi on les appelle communément ronds à béton.
[0005] Pour des contraintes de transport, de stockage et de manutention, les ronds à béton
ont souvent une longueur limitée. Cela oblige, lorsque les dimensions des constructions
le nécessitent, à assembler plusieurs ronds à béton bout à bout. Cet assemblage peut
s'effectuer sans préparation particulière de l'extrémité des ronds à béton en utilisant
des pièces appelées coupleurs.
[0006] Les coupleurs s'adaptent sur l'extrémité du rond à béton en introduisant l'extrémité
du rond à béton dans une partie cylindrique creuse formée à l'une des extrémités du
coupleur. Les coupleurs ainsi positionnés permettent de constituer l'interface entre
deux ronds à béton, soit de façon directe, soit avec l'utilisation d'une pièce intermédiaire
qui relie les deux coupleurs.
[0007] Les coupleurs actuels sont le plus souvent en acier. Leur mise en place et leur fixation
sur les ronds à béton nécessitent une opération de sertissage qui est actuellement
manuelle et peu mécanisée.
[0008] L'opération de solidarisation du coupleur et du rond à béton peut être totalement
manuelle comme c'est le cas lorsque l'opérateur manie lui-même un outil de sertissage
qui écrase radialement la matière du coupleur à différents endroits de sa surface
extérieure de façon à établir la cohésion entre le rond à béton et le coupleur.
[0009] On connaît également des dispositifs permettant le sertissage du coupleur sur le
rond à béton. Ces dispositifs utilisent un outil de filage comportant une filière
d'un diamètre adapté au diamètre du coupleur à sertir. L'outil de filage est déplacé
le long du coupleur par des moyens de translation, de façon à écraser progressivement
suivant l'axe du coupleur la matière qui le compose afin de réaliser le sertissage.
[0010] Pour maintenir le coupleur en position lorsque l'on applique l'effort de filage par
l'intermédiaire de l'outil de filage, les dispositifs actuels utilisent fréquemment
une pièce de fixation du coupleur sur le dispositif ; la fixation s'effectuant généralement
par l'intermédiaire d'un filetage.
[0011] Les dispositifs et les procédés utilisés actuellement pour solidariser les coupleurs
et les ronds à béton présentent différents inconvénients.
[0012] Ils sont tout d'abord le plus souvent manuels ou très faiblement mécanisés. Ils nécessitent
de ce fait une intervention importante de la part d'un ou plusieurs opérateurs et
ne permettent aucune automatisation. Plusieurs conséquences de cette absence d'automatisation
sont dommageables quant au rendement et à l'efficacité des dispositifs actuels.
[0013] Tout d'abord, le coût salarial de la réalisation des sertissages de coupleurs sur
rond à béton est très important puisqu'il nécessite l'intervention, tout au long de
l'opération, d'un ou plusieurs utilisateurs. Le coût salarial est d'autant plus important
que, compte tenu des particularités techniques et de l'exigence de qualité dans la
réalisation des sertissages de coupleurs sur rond à béton, l'opérateur doit le plus
souvent avoir une formation adaptée et être suffisamment qualifié pour réaliser les
opérations de sertissage.
[0014] De plus, les dispositifs actuels étant faiblement mécanisés, la productivité est
souvent faible et l'opération de sertissage nécessite un temps important.
[0015] Le prix de revient de la réalisation des assemblages coupleurs sur rond à béton est
donc actuellement élevé et nécessite un personnel qualifié.
[0016] Un autre inconvénient des dispositifs et des procédés actuels est qu'ils dissocient
totalement la phase de sertissage proprement dite et la phase de vérification et de
contrôle de la qualité des sertissages effectués.
[0017] Il apparaît clairement que les assemblages de coupleurs sur des ronds à béton doivent
répondre à des impératifs très stricts en matière de résistance mécanique et principalement
de résistance à la traction. Il est en effet essentiel pour la sécurité des constructions
que les liaisons établies entre les ronds à béton aient des propriétés de résistance
mécanique très importantes et pour le moins aussi importantes que celles des barres
de rond à béton en elles-mêmes.
[0018] Pour s'assurer de la qualité du sertissage, il est nécessaire d'effectuer de nombreux
essais, le plus souvent de traction puisque c'est le mode de sollicitation mécanique
qui prédomine dans l'utilisation des ronds à béton. Ceux-ci sont actuellement uniquement
réalisés dans des laboratoires spécialisés.
[0019] Les essais de traction effectués actuellement sont particulièrement coûteux puisqu'ils
sont effectués à l'extérieur du site de production des sertissages de coupleurs sur
ronds à béton et puisqu'ils nécessitent une intervention humaine supplémentaire, le
plus souvent de personnel qualifié.
[0020] De plus, les essais actuellement réalisés ne permettent que des contrôles périodiques
ou aléatoires des différents sertissages. Etant donné le coût des essais, la nécessité
de les réaliser en laboratoire et le temps qu'ils prennent, il n'est actuellement
pas possible de contrôler les caractéristiques mécaniques de chacune des liaisons
établies par sertissage entre les coupleurs et les ronds à béton. Ce point constitue
un inconvénient tout à fait essentiel des dispositifs actuels puisqu'ils n'assurent
pas une sécurité optimale de chacune des liaisons établies par sertissage étant donné
que les essais de traction sont effectués de façon non systématique.
[0021] Cet inconvénient est d'autant plus dommageable que les dispositifs et les procédés
de sertissage actuellement utilisés sont fortement manuels. En effet, l'intervention
humaine entraîne que chaque sertissage effectué possède des caractéristiques particulières
et individualisées. Il faut en effet considérer que l'opérateur ne peut pas répéter
de façon absolument identique l'ensemble des opérations de sertissage et que donc
les propriétés mécaniques des liaisons formées varient pour chaque ensemble coupleur
- rond à béton.
[0022] Les essais de traction effectués actuellement sont souvent prévus à l'avance. L'opérateur
sait donc si la liaison qu'il va produire sera contrôlée ou non. Il aura naturellement
tendance à apporter plus de soin au sertissage lorsque la liaison sera destinée à
un contrôle. Cette subjectivité nuit encore à la sécurité globale des liaisons coupleur
- rond à béton.
[0023] Ainsi, le laboratoire extérieur implique des échantillons préparés, ce qui n'est
pas à proprement parlé un gage de certitude, compte tenu des manipulations pouvant
être accomplies lors de la fabrication de ces essais.
[0024] Il faut de plus considérer que les ronds à béton répondent actuellement à des tolérances
géométriques et dimensionnelles très larges tant pour leurs diamètres que pour leurs
cotes. On constate de ce fait de grandes variations dimensionnelles entre différents
ronds à béton de même diamètre nominal. Ces écarts et ces imperfections dimensionnels
et géométriques impliquent aussi des variations des caractéristiques de résistance
mécanique pour chacun des sertissages de coupleurs sur rond à béton.
[0025] En conséquence, la réalisation d'essais de traction, en laboratoire et de façon non
systématique, ne permet pas d'avoir une certitude totale quant à la bonne résistance
mécanique de chacune des liaisons coupleur - rond à béton.
[0026] Un autre inconvénient des dispositifs et des procédés de sertissage actuels est qu'ils
rendent difficile l'accès à la certification dans le cadre d'une politique d'assurance
qualité.
[0027] On a vu récemment se développer dans de nombreuses entreprises une stratégie de développement
de la qualité dans le but le plus souvent d'obtenir une certification officielle qui
est le gage de la qualité de leurs activités.
[0028] Les dispositifs et les procédés de sertissage de coupleurs sur rond à béton actuellement
utilisés rendent difficile un tel agrément. En effet, l'agrément doit porter d'une
part sur le matériel utilisé pour le sertissage mais également sur la qualité des
interventions humaines dans la réalisation du sertissage.
[0029] Un autre inconvénient des dispositifs et des procédés actuels est qu'ils permettent
mal de s'adapter aux écarts et aux imperfections dimensionnelles ou géométriques des
ronds à béton. Les tolérances de fabrication imposées pour la réalisation des ronds
à béton sont en effet généralement très larges et il n'est pas rare par exemple de
constater qu'un rond à béton de diamètre extérieur de 30 millimètres mesure effectivement
1 ou 2 millimètres de plus ou de moins. Les dispositifs actuels étant peu mécanisés
et n'utilisant absolument pas de moyens automatiques, ne permettent pas d'adapter
le déroulement de l'opération de filage en fonction de ces variations dimensionnelles
ou géométriques.
[0030] Dans le cas où le diamètre extérieur du rond à béton est supérieur au diamètre théorique,
l'effort imposé à la matière du coupleur lors du filage se trouve augmenté et la plastification
de la matière est plus importante.
[0031] Dans le cas où le diamètre extérieur du rond à béton est inférieur au diamètre théorique,
l'effort de filage sera moins important et entraînera des modifications des propriétés
mécaniques du coupleur totalement différentes du cas précédent. Ainsi les dispositifs
et procédés actuels n'assurent pas que, lors du sertissage, les modifications des
caractéristiques mécaniques subies par le coupleur sont constantes quel que soit l'ensemble
rond à béton - coupleur qui est serti.
[0032] Cet inconvénient renforce encore l'individualité que constitue chaque liaison coupleur
- rond à béton, ce qui est dommageable en ce qui concerne l'assurance de la qualité
de la liaison effectuée et relativise fortement le résultat des tests en laboratoire
sur des échantillons préparés spécialement à cet effet.
[0033] Un autre inconvénient des procédés et des dispositifs actuellement utilisés pour
solidariser par sertissage des coupleurs sur des ronds à béton est qu'ils n'évitent
pas tout risque d'erreur de l'opérateur.
[0034] L'opérateur doit être le plus souvent qualifié car il doit obligatoirement produire
des sertissages de coupleurs sur rond à béton d'une qualité très élevée. Néanmoins,
quelles que soient les compétences de l'opérateur, les procédés et dispositifs actuels
n'évitent pas tout risque d'erreur notamment dans le choix des paramètres de sertissage,
souvent seulement contrôlés au seul vu des pressions lues sur un manomètre.
[0035] Il apparaît donc que les procédés et dispositifs actuels permettant le sertissage
de coupleurs sur rond à béton ne donnent pas entière satisfaction. Ils ont en effet
notamment un rendement peu élevé et nécessitent des employés ayant un niveau de qualification
important.
[0036] Du point de vue de la sécurité et de la résistance mécanique des liaisons coupleur
- rond à béton, ils ne permettent pas de vérifier et de contrôler les caractéristiques
mécaniques de chacune des liaisons produites. L'assurance de la qualité qui est un
souci majeur dans de nombreuses activités aujourd'hui et entre autres dans le domaine
de la construction, du bâtiment et des travaux publics, n'est pas parfaitement établie
dans le cas des procédés et des dispositifs actuels.
[0037] De par ces nombreux inconvénients, le sertissage coupleur - rond à béton est actuellement
une technique de diffusion restreinte, ce qui est dommageable étant donné l'intérêt
propre des liaisons par sertissage de coupleurs sur rond à béton.
[0038] La présente invention vise à remédier aux inconvénients des dispositifs et des procédés
actuels et a notamment pour but de réaliser et de contrôler chacune des liaisons coupleur
- rond à béton de telle façon que leur qualité et leurs caractéristiques mécaniques
soient établies de façon individuelle.
[0039] Pour parvenir à cet objectif, la présente invention a différents avantages et prévoit
notamment la mise en oeuvre de moyens totalement automatiques pour effectuer le sertissage
et les essais de traction.
[0040] Selon l'invention, l'ensemble du cycle de sertissage qui comprend la mise en place
du coupleur emmanché sur le rond à béton dans la machine et l'opération de filage
proprement dite, s'effectue sans intervention humaine dès que le cycle est lancé et
de façon totalement automatique.
[0041] Cette automaticité permet par exemple d'éviter tout risque d'erreur de l'utilisateur
tant sur le plan des opérations de sertissage que des opérations d'essais de traction.
Les moyens automatiques mis en oeuvre selon l'invention permettent d'effectuer le
sertissage et les essais de traction suivant des opérations totalement similaires
pour toutes les liaisons coupleur - rond à béton. On évite donc la production de sertissage
de coupleurs sur rond à béton présentant des caractéristiques différentes les unes
des autres ce qui est inévitable dans le cas d'une intervention humaine.
[0042] L'invention a également l'avantage d'éviter tout risque d'erreur de l'utilisateur.
En effet, la tâche de l'opérateur se limite à l'opération de démarrage du cycle puisqu'il
lui suffit d'introduire le rond à béton dans la machine et de le ressortir en fin
d'opération après le sertissage et l'essai de traction.
[0043] De plus, l'ensemble des paramètres qui interviennent dans le cycle de sertissage
et d'essais de traction est fixé par le choix, par l'opérateur, du type de filière
à mettre en place. Dès que l'opérateur a mis en place une filière correspondant à
un diamètre prédéterminé du coupleur, le dispositif selon l'invention gère l'ensemble
des valeurs à donner aux paramètres de cycle. On évite donc tout risque d'erreur de
l'utilisateur notamment dans le choix du niveau de charge préétablie auquel va être
testée la liaison coupleur sur rond à béton. En conséquence, la qualité du sertissage
et l'assurance de sa résistance mécanique à la traction sont encore renforcées.
[0044] Pour assurer la qualité de la liaison établie par sertissage entre le coupleur et
le rond à béton, le procédé et la machine selon l'invention ont en outre l'avantage
de s'adapter aux écarts et aux imperfections dimensionnelles et géométriques que présentent
les ronds à béton.
[0045] Comme évoqué précédemment, les ronds à béton d'un même diamètre extérieur théorique
présentent en réalité de nombreuses imperfections et répondent notamment à des tolérances
dimensionnelles très larges. Une conséquence dommageable de ces écarts et de ces imperfections
peut être que le sertissage s'effectue de façon différente d'un rond à béton à l'autre
à cause d'une variation de l'effort de filage et de l'allongement de chaque coupleur
suivant les caractéristiques dimensionnelles des ronds.
[0046] La présente invention a également pour but de remédier à cet inconvénient en permettant
de compenser les écarts et les imperfections géométriques et dimensionnelles du rond
à béton de façon à rendre constantes les modifications apportées à la matière du coupleur
lors du sertissage.
[0047] L'invention a pour cela l'avantage de prévoir un contrôle automatique de l'allongement
de la matière du coupleur induit par l'effort de filage.
[0048] Par conséquent, même si les ronds à béton d'un même diamètre extérieur théorique
sont en fait tous différents, l'invention a l'avantage de parvenir à un sertissage
procurant les mêmes modifications des caractéristiques mécaniques du coupleur quelles
que soient les imperfections de départ.
[0049] Cet avantage participe également à l'optimisation de la qualité des liaisons coupleur
- rond à béton. Il constitue en effet une étape supplémentaire de standardisation
des liaisons coupleur - rond à béton et permet d'homogénéiser les caractéristiques
mécaniques de chacune des liaisons.
[0050] La présente invention a également pour but de prévoir la réalisation du sertissage
et de l'essai de traction en une seule opération globale.
[0051] La machine et le procédé selon l'invention ont en effet l'avantage de combiner des
moyens automatiques de sertissage et des moyens automatiques d'essais de traction.
[0052] La combinaison dans une même machine de moyens automatiques de sertissage et d'essais
de traction est particulièrement intéressante. Elle rationalise d'abord l'enchaînement
des deux opérations puisqu'elle supprime toute manipulation intermédiaire du rond
à béton. En effet, le cycle de sertissage et le cycle d'essais de traction s'enchaînent
de façon automatique sur le même site et dans la même machine.
[0053] Il n'est plus nécessaire de préparer et de transporter les ronds à béton après le
sertissage dans un laboratoire spécialisé souvent éloigné du site de production des
liaisons coupleur sur rond à béton. La combinaison de moyens automatiques de sertissage
et d'essais de traction permet donc de diminuer le coût global de l'opération.
[0054] Un autre avantage de la combinaison dans la même machine de moyens automatiques de
sertissage et de moyens automatiques d'essais de traction est de pouvoir tester individuellement
toutes les liaisons coupleur sur rond à béton.
[0055] A l'heure actuelle, le test par essais de traction en laboratoire des liaisons coupleur
- rond à béton ne s'effectue que pour des échantillons de ces liaisons. Il est en
effet trop lourd et trop coûteux de tester individuellement de cette manière chaque
liaison indépendamment.
[0056] Par contre, l'invention, en regroupant dans la même machine les moyens automatiques
de sertissage et les moyens automatiques d'essais de traction, permet d'enchaîner
de façon systématique le sertissage et l'essai de traction. En rendant possible la
vérification de chaque liaison coupleur - rond à béton, l'invention est particulièrement
avantageuse puisqu'elle augmente encore la sécurité mécanique des liaisons et leur
qualité.
[0057] Une conséquence de cette vérification de chaque liaison mécanique est qu'il n'est
pas possible de produire et par la suite d'utiliser, des liaisons coupleur - rond
à béton de mauvaise qualité. En effet, si l'essai de traction qui s'enchaîne systématiquement
après le sertissage se révèle défavorable, la liaison coupleur - rond à béton est
alors immédiatement éliminée par désolidarisation automatique du coupleur et du rond
à béton.
[0058] Un autre but de l'invention est de permettre d'obtenir une certification d'assurance
qualité de façon aisée.
[0059] En effet, la certification est obtenue si l'ensemble des phases de production des
liaisons rond à béton - coupleur répondent à des critères de qualité très stricts.
Dans le cadre de l'invention, les conditions sont fréquemment remplies puisque le
procédé et la machine qu'elle décrit permettent d'obtenir de façon totalement automatique
un sertissage et un contrôle du sertissage de grande rigueur.
[0060] La présente invention combine dans une même machine et dans un seul procédé l'ensemble
du sertissage et des essais de traction. Il n'y a donc aucune intervention humaine
au cours du cycle après le démarrage du cycle et aucun changement de machine. La certification
assurance qualité ne porte donc que sur la seule machine selon l'invention ce qui
évite de devoir certifier en même temps la qualité des opérateurs et la qualité d'enchaînement
des opérations de sertissage et d'essais de traction.
[0061] Par ailleurs, en permettant d'effectuer un essai de traction pour chaque liaison
coupleur - rond à béton et en permettant l'enregistrement ou la sauvegarde des données
de chacun des essais, la présente invention assure une traçabilité totale de chacune
des liaisons coupleur - rond à béton.
[0062] Un autre but de l'invention est de permettre la réalisation d'essais destructifs
de façon aléatoire, périodique ou déclenchés manuellement afin de renforcer la sécurité
des liaisons.
[0063] La réalisation d'essais destructifs a l'avantage de permettre de vérifier que c'est
le rond à béton qui casse, c'est-à-dire que sa contrainte maximale à la rupture est
inférieure à celle de la liaison du coupleur sur le rond à béton. Selon l'invention,
cet essai destructif peut être effectué soit par déclenchement manuel, soit de façon
automatique. Dans ce cas, il est possible de programmer un essai destructif de façon
périodique ou de façon aléatoire.
[0064] Un autre but de l'invention est d'obtenir une automaticité complète du sertissage
et de l'essai de traction de façon à limiter l'importance de l'intervention humaine.
[0065] La machine et le procédé pour le sertissage d'un coupleur sur un rond à béton ici
décrits possèdent des moyens automatiques de sertissage et des moyens automatiques
d'essais de traction. De ce fait, l'utilisateur a une responsabilité très limitée
puisqu'il lui suffit d'introduire le rond à béton sur lequel est emmanché le coupleur
dans la machine et en fin de cycle, de ressortir de la machine le rond à béton sur
lequel le coupleur a été serti et ayant subi un essai de traction.
[0066] L'opérateur a donc par exemple la possibilité pendant le cycle automatique de préparer
le rond à béton et le coupleur suivant et de réaliser l'emmanchement. On augmente
ainsi la productivité puisque le temps nécessaire à l'opérateur est diminué et puisque
le sertissage et l'essai de traction s'effectuent de façon automatique plus rapide
que de façon manuelle.
[0067] Par ailleurs, la présente invention peut être exploitée par un opérateur sans qualification
particulière.
[0068] Un autre but de l'invention est d'être utilisable sur chantier ou en atelier.
[0069] La machine et le procédé pour le sertissage de coupleurs sur rond à béton ici présentés
ont pour cela l'avantage de ne comporter qu'une structure légère, facilement transportable
d'un site à un autre. Leur mise en oeuvre est donc possible directement sur le chantier
ou en atelier.
[0070] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre qui n'est cependant donnée qu'à titre indicatif.
[0071] La présente invention concerne une machine pour le sertissage d'un coupleur sur un
rond à béton, ledit coupleur comportant une partie filetée mâle ou femelle à l'une
de ses extrémités et une partie cylindrique creuse dans laquelle est introduite l'extrémité
du rond à béton, destinée à solidariser le coupleur et le rond à béton afin de participer
à la réalisation de la liaison entre deux ronds à béton placés bout à bout, notamment
utilisable dans le domaine de la construction, du bâtiment et des travaux publics,
ladite machine présentant :
- un outil de vissage pour la fixation du coupleur par sa partie filetée,
- un outil de filage,
- des moyens de translation de l'outil de filage suivant l'axe du coupleur,
caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens automatiques de sertissage et
des moyens automatiques d'essais de traction, dont seul le démarrage est commandé
par une poussée manuelle de l'opérateur sur le rond à béton, permettant l'automatisation
de la réalisation de sertissage de coupleurs sur rond à béton, tout en assurant la
qualité de chaque liaison.
[0072] L'invention concerne également un procédé pour le sertissage et l'essai automatique
d'un coupleur sur un rond à béton, ledit coupleur comportant une partie filetée mâle
ou femelle à l'une de ses extrémités et une partie cylindrique creuse dans laquelle
est introduite l'extrémité du rond à béton, destinée à solidariser le coupleur et
le rond à béton afin de participer à la réalisation de la liaison entre deux ronds
à béton placés bout à bout, notamment utilisable dans le domaine de la construction,
du bâtiment et des travaux publics, mettant en oeuvre la machine pour le sertissage
selon l'invention, caractérisé par le fait que :
- on monte l'outil de filage correspondant au diamètre du coupleur à sertir,
- on recouvre l'extrémité du rond à béton avec le coupleur en l'introduisant dans la
partie cylindrique creuse du coupleur,
- on introduit l'ensemble coupleur - rond à béton dans la machine jusqu'à la mise en
contact de la partie filetée du coupleur avec l'outil de vissage,
- on exerce une poussée supplémentaire sur l'ensemble coupleur - rond à béton de façon
à déclencher le cycle automatique de sertissage et d'essais de traction,
- on retire en fin de cycle l'ensemble coupleur - rond à béton de la machine,
permettant l'automatisation de la réalisation de sertissage de coupleurs sur rond
à béton tout en assurant la qualité de chaque liaison.
[0073] L'invention sera mieux comprise au vu des planches de dessins situées en annexe et
qui comprennent :
- la figure 1 présentant un mode particulier de réalisation de la machine selon l'invention,
- la figure 2 et la figure 3 illustrant deux modes particuliers de réalisation de l'invention,
- la figure 4 schématisant un exemple de réalisation de l'outil de filage,
- la figure 5 présentant un exemple de coupleur et de rond à béton utilisables,
- la figure 6 présentant un autre mode de réalisation de l'invention.
[0074] La machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28) selon
l'invention comprend des moyens automatiques de sertissage et des moyens automatiques
d'essais de traction. Ces moyens automatiques permettent la réalisation de sertissage
de coupleurs (27) sur des ronds à béton (28) tout en assurant la qualité des liaisons.
[0075] Dans un mode particulier de réalisation, les moyens automatiques de sertissage comprennent
des moyens (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33) de mise en place du coupleur (27). Ces moyens
permettent la mise en place automatique sur l'outil de vissage (2) du coupleur (27).
Ils assurent également le dévissage du coupleur en fin de cycle.
[0076] Suivant une possibilité de réalisation, les moyens (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33)
de mise en place du coupleur (27) présentent un arbre (33) solidaire de l'outil de
vissage (2). Cet arbre (33) constitue le support de l'outil de vissage (2). Sa forme
et ses dimension pourront être variables et il pourra se présenter tel que l'illustre
la figure 1. L'arbre (33) permet la mise en place de l'outil de vissage (2) sur la
machine (1) et son remplacement, notamment si l'on change le diamètre du coupleur
(27) à mettre en place sur l'outil de vissage (2). L'arbre (33) sera préférentiellement
réalisé de façon à pouvoir être mobile en rotation et en translation suivant son axe
principal. Ses formes seront donc le plus souvent sensiblement cylindriques.
[0077] L'outil de vissage (2) est solidarisé avec l'arbre (33) par des moyens courants et
notamment par un filetage (34) tel que l'illustre la figure 1. Un blocage par clavette
sera couramment employé pour permettre la rotation inverse de la liaison outil de
vissage (2) - coupleur (27).
[0078] Dans un mode particulier de réalisation de l'invention, l'arbre (33) est mobile en
translation suivant l'axe du coupleur (27) des moyens de guidage (19). Ces moyens
de guidage (19) pourront être constitués par un vérin creux (19) dont le corps est
constitué par une enveloppe extérieure (35). De cette façon, le vérin creux (19) permet
une mobilité de l'arbre (33) en translation suivant l'axe du coupleur (27) et également
en rotation.
[0079] Le vérin creux (19) sera de conception courante et positionné tel que l'illustre
la figure 1. L'enveloppe (35) du vérin creux (19) sera préférentiellement de forme
cylindrique creuse et pourra être constituée en différents matériaux tel qu'un acier
de type courant. L'enveloppe externe (35) permet la fixation du vérin creux (19) sur
la structure (40) de la machine (1).
[0080] Dans un mode préférentiel de réalisation, les moyens de mise en place (2, 3, 9, 15,
16, 19, 26, 33) comprennent également des moyens de rotation (9, 26) de l'arbre (33).
Ces moyens de rotation (9, 26) ont pour objet d'entraîner en rotation propre l'ensemble
arbre (33) - outil de vissage (2) de façon à mettre en place la partie filetée du
coupleur (27) sur la machine (1).
[0081] Suivant un mode de réalisation, les moyens de rotation (9, 26) de l'arbre (33) sont
constitués par un moteur (9) entraînant en rotation un arbre de transmission (26).
L'arbre de transmission (26) est lié en rotation avec l'arbre (33) de façon à l'entraîner.
[0082] Le moteur (9) sera de conception courante et pourra notamment être un moteur hydraulique.
Sa puissance et sa vitesse de rotation seront choisies de façon à s'adapter à un bon
vissage sur l'outil de vissage (2) de la partie filetée (29) du coupleur (27).
[0083] L'arbre de transmission (26) pourra présenter différentes formes mais sera préférentiellement
allongé et cylindrique. On pourra utiliser tout moyen courant pour effectuer la liaison
en rotation du moteur (9) sur l'arbre de transmission (26). On pourra notamment placer
une ou plusieurs clavettes en bout d'arbre de transmission (26).
[0084] Pour solidariser en rotation l'arbre de transmission (26) et l'arbre (33), on pourra
également utiliser des moyens courants tels que des clavettes. Néanmoins, ces moyens
devront conserver la possibilité à l'arbre (33) d'être mobile sur une certaine course
par rapport à l'arbre de transmission (26). Un mode particulier de montage de l'arbre
de transmission (26) entre l'arbre (33) et le moteur (9) est illustré à la figure
1. Suivant cette possibilité, l'arbre (33) présente un alésage central (41) dans lequel
l'arbre de transmission (26) est susceptible d'une mobilité en translation vis-à-vis
de l'arbre (33).
[0085] Dans le mode particulier de réalisation où les moyens de mise en place (2, 3, 9,
15, 16, 19, 26 et 33) du coupleur (27) comprennent un moteur (9), un arbre de transmission
(26), un arbre (33) et un outil de vissage (2), la mise en place du coupleur (27)
peut être effectuée par le vissage automatique de la partie filetée (29) du coupleur
(27) sur la partie filetée de l'outil de vissage (2) par la mise en rotation de l'ensemble
arbre (33) - outil de vissage (2) au moyen du moteur (9) et de l'arbre de transmission
(26).
[0086] Pour commander la mise en rotation de l'ensemble arbre (33) - outil de vissage (2),
l'invention, dans un mode particulier de réalisation, comprend des moyens de détection
(15, 16) de la présence de l'arbre (33) en position avancée ou reculée.
[0087] Les moyens de détection (15, 16) pourront être de conception courante et notamment
être constitués par des capteurs de position de type capacitif. On pourra de façon
courante utiliser deux capteurs de position (15, 16) placés à deux emplacements différents
par rapport à l'extrémité supérieure (36) de l'arbre (33).
[0088] Comme l'illustre la figure 1, le capteur de position (16) est placé en regard de
l'extrémité supérieure (36) de l'arbre (33) lorsque celui-ci est en position rentrée.
Cette position de l'arbre (33) correspond à l'état de repos, c'est-à-dire lorsque
l'arbre (33) ne s'est pas déplacé par rapport au vérin creux (19).
[0089] Le second capteur capacitif (15) est placé un peu plus en amont de la machine (1)
tel que l'illustre la figure 1. Le capteur de position (15) est positionné préférentiellement
de façon à être en vis-à-vis de l'extrémité supérieure (36) de l'arbre (33) lorsque
celui-ci est en position avancée. La position avancée correspond au cas où l'arbre
(33) est translaté par rapport au vérin creux (19).
[0090] Les moyens de détection (15, 16) de la présence de l'arbre (33) permettent donc de
déterminer si l'arbre (33) est déplacé par rapport à sa position de repos qui est
la position reculée où il se trouve rentré dans le vérin creux (19).
[0091] Dans un mode de réalisation supplémentaire, l'invention comprend des moyens de réaction
(3) de la translation de l'arbre (33). Ces moyens pourront par exemple être constitués
par un vérin pneumatique ou hydraulique (3) monté au bout de l'arbre de transmission
(26) et s'appliquant à l'extrémité supérieure (36) de l'arbre (33).
[0092] Les moyens de réaction (3) permettent d'obtenir un effet ressort pour le déplacement
en translation de l'arbre (33).
[0093] Les différents moyens de mise en place (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33) seront préférentiellement
choisis en forme et en dimension de façon à constituer un ensemble unitaire et facilement
montable. Chaque élément sera néanmoins dimensionné de façon à supporter les efforts
engendrés lors de la mise en place du coupleur (27) sur l'outil de vissage (2).
[0094] La machine (1) pour le sertissage comprend également un outil de filage (37) tel
que l'illustre la figure 1. L'outil de filage (37) comportera le plus souvent une
filière (7) et une couronne porte filière (8) assurant le maintien de la filière (7)
et la possibilité d'adapter plusieurs diamètres ou types de filière (7) sur la machine
(1).
[0095] La filière (7) sera de conception courante et son diamètre sera choisi de façon à
s'adapter au diamètre extérieur du coupleur (27) à sertir. La partie filetée (29)
du coupleur (27) Peut être introduite dans la filière (7) jusqu'au col (31) du coupleur
(27).
[0096] La machine (1) selon l'invention comprend également des moyens (13) de translation
de l'outil de filage (37) suivant l'axe du coupleur (27). Dans le mode particulier
de réalisation illustré à la figure 1, les moyens (13) de translation sont constitués
par au moins un vérin de filage (13) solidaire de l'outil de filage (37). On pourra
utiliser un ou plusieurs vérins de filage (13), par exemple hydrauliques, dont les
axes sont parallèles et ont la même direction que l'axe du coupleur.
[0097] Suivant le mode de réalisation illustré aux figures 1 et 4, la filière (7) est montée
sur la machine (1) par l'intermédiaire d'une couronne porte filière (8). Cette couronne
pourra être de forme cylindrique et sera adaptée au montage de la filière (7). Ce
montage pourra être effectué par tout moyen courant tel que des systèmes vis-écrou.
[0098] Dans un mode préférentiel de réalisation, la couronne porte filière (8) est montée
de façon solidaire avec les moyens de translation (13) de l'outil de filage (37).
Tel que l'illustre la figure 1, la couronne porte filière (8) est entraînée par trois
vérins de filage (13) exerçant une poussée répartie en trois points de la circonférence
de la couronne porte filière de façon à translater celle-ci suivant l'axe du coupleur.
[0099] Afin de s'assurer que la translation des moyens de translation (13) s'effectue suivant
l'axe du coupleur (27), on pourra utiliser des guides (22) parallèles à l'axe du coupleur
(27) et guidant la translation de la couronne porte filière (8) lors du filage.
[0100] Dans un autre mode particulier de réalisation de l'invention, la machine (1) comprend
des moyens de contrepoussée (4, 5, 6) permettant de contrôler automatiquement l'allongement
de la matière du rond à béton (28) induit par l'effort de filage, en fonction des
imperfections et des écarts dimensionnels et géométriques du coupleur (27). De cette
façon, on garantit la constance des modifications des caractéristiques mécaniques
subies par le coupleur (27) durant le filage.
[0101] Suivant une possibilité de réalisation, les moyens de contrepoussée (4, 5, 6) sont
constitués par deux vérins de translation radiale (5), au moins un vérin pousseur
(6) et deux demi coquilles (4).
[0102] Les demi coquilles (4) permettent de constituer un appui par leur face supérieure
(38) sur la base du coupleur (27). La forme et les dimensions des demi coquilles (4)
pourront être variables mais seront préférentiellement adaptées aux dimensions du
coupleur (27) et du rond à béton (28).
[0103] On pourra notamment réaliser des demi coquilles (4) ayant une forme parallélépipédique
dont l'une des faces a un profil incurvé de façon circulaire tel que l'illustre la
figure 6.
[0104] Les demi coquilles (4) pourront être en divers matériaux et notamment en acier traité
de type courant. La partie incurvée de chaque demi coquille sera préférentiellement
réalisée de façon à s'adapter au diamètre du rond à béton (28) avec un léger serrage.
[0105] Suivant un mode préférentiel de réalisation des moyens de contrepoussée (4, 5, 6),
les demi coquilles peuvent être animées d'une translation au moyen de deux vérins
de translation radiale (5), le plus souvent hydrauliques. La figure 2 schématise deux
vérins de translation radiale (5) dont le piston est solidaire d'une demi coquille
(4) de façon à les commander en translation suivant une direction perpendiculaire
à celle de l'axe du coupleur (27). De cette manière, il est possible de régler la
position radiale de chacune des demi coquilles (4).
[0106] Afin de mettre en appui la face supérieure (38) des demi coquilles (4) et la base
du coupleur (27), la machine (1) comportera préférentiellement au moins un vérin pousseur
assurant la translation suivant l'axe du coupleur (27) des demi coquilles (4). On
pourra par exemple utiliser deux vérins pousseurs hydrauliques (6) orientés suivant
l'axe du coupleur (27), tel que l'illustre la figure 1.
[0107] Suivant l'exemple de la figure 1, les demi coquilles (4) et les vérins de translation
radiale (5) sont montés sur une couronne (39). Cette couronne pourra se présenter
sous diverses formes et diverses dimensions et sera préférentiellement sensiblement
de formes et de dimensions équivalentes à celles de la couronne porte filière (8).
Suivant ce mode de réalisation, la couronne (39) constitue la base de maintien des
demi coquilles (4) et des vérins de translation radiale (5) et permet, par appui des
vérins pousseurs (6) sur la surface de cette couronne (39) la translation des demi
coquilles (4) suivant l'axe du coupleur (27).
[0108] Le ou les vérins pousseurs (6) seront préférentiellement dotés d'une soupape permettant
de conserver l'effort de poussée qu'ils exercent à une valeur constante. Suivant cette
configuration, la régulation de l'effort de poussée s'effectuera par un déplacement
d'avance ou de recul du piston des vérins pousseurs (6). De cette façon, en faisant
varier la position du ou des vérins pousseurs (6), on contrôle l'effort de contrepoussée
appliqué au coupleur (27) et partant l'allongement du métal du coupleur (27).
[0109] La machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28) selon
l'invention comprend également des moyens automatiques d'essais de traction.
[0110] Les moyens automatiques d'essais de traction permettent, lorsque l'opération de sertissage
est achevée, de contrôler la résistance mécanique à la traction de la liaison coupleur
(27) sur rond à béton (28).
[0111] Les moyens automatiques d'essais de traction seront généralement constitués par des
moyens de blocage (11) du rond à béton (28) et des moyens de sollicitation (14) en
traction du coupleur (27). Ces derniers moyens permettent de tester la résistance
mécanique à la traction jusqu'à un niveau de charge préétabli ou jusqu'à la rupture
de la liaison formée entre le coupleur (27) et le rond à béton (28) par le sertissage.
[0112] Suivant un mode particulier de réalisation de l'invention, les moyens de blocage
(11) du rond à béton (28) sont constitués par un étau (11) tel qu'illustré à la figure
3.
[0113] La figure 1 montre la réalisation d'un étau (11) placé à l'extrémité de la machine
(1) opposé aux moyens de mise en place (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33) du coupleur (27).
L'étau (11) sera de conception courante et son ouverture et sa fermeture seront préférentiellement
commandées par un vérin de commande (12).
[0114] Dans un mode particulier de réalisation, l'étau (12) comporte des mors (21) à portée
inclinée permettant le blocage complet du rond à béton (28) lors de l'essai de traction.
La figure 1 présente des mors (21) s'appuyant sur une portée inclinée solidaire de
la structure (40) de la machine (1). Les mors (21) seront de conception courante et
présenteront préférentiellement des faces susceptibles de réaliser un appui sur le
diamètre extérieur des ronds à béton (28).
[0115] L'étau (11) ainsi décrit permet le blocage complet du rond à béton (28) grâce à ses
mors (21). Ce blocage peut être commandé de façon automatique au moyen du vérin de
commande (12).
[0116] Afin d'effectuer l'essai de traction, on associe aux moyens de blocage (11) des moyens
de sollicitation (14) en traction du coupleur (27). Suivant un mode particulier, on
réalisera les moyens de sollicitation (14) grâce à une pièce intermédiaire (18). Comme
l'illustre la figure 1, la pièce intermédiaire (18) est placée entre l'enveloppe externe
(35) du vérin creux (19) et l'arbre (33). La pièce intermédiaire (18), suivant cette
possibilité, constitue un guide pour le déplacement de l'arbre (33) afin de réaliser
les moyens de guidage de l'arbre (33). La pièce intermédiaire (18) est fixée sur le
piston creux du vérin (19) pouvant translater dans l'enveloppe externe (35).
[0117] Suivant cette configuration, le vérin creux (19) est formé d'une enveloppe externe
(35), d'une pièce intermédiaire (18) solidaire de son piston et de l'arbre (33). Les
moyens de sollicitation (14) sont alors réalisés par la translation de la pièce intermédiaire
(18) dans l'enveloppe externe (35) du vérin creux (19). Cette translation s'effectuera
en bloquant la mobilité de l'arbre (33) vis-à-vis de la pièce intermédiaire (18) et
notamment grâce à un épaulement (48) formé sur l'arbre (33) destiné à venir en butée
sur un plat réalisé sur la pièce intermédiaire (18).
[0118] Suivant un mode particulier de réalisation de l'invention, le moteur (9) et l'arbre
de transmission (26) sont maintenus au moyen d'un support solidaire de la pièce intermédiaire
(18). De cette façon, lors de l'essai de traction, c'est l'ensemble constitué par
l'outil de vissage (2), l'arbre (33), la pièce intermédiaire (18), l'arbre de transmission
(26) et le moteur (9) qui est animé d'une translation suivant l'axe du coupleur.
[0119] Suivant un mode de réalisation de l'invention, au moins un vérin de rappel (20) dont
le corps est solidaire de la structure (40) permet d'amortir le déplacement de la
pièce (18) lorsque l'essai de traction provoque la rupture du rond à béton (28) ou
de la liaison coupleur (27) - rond à béton (28). La figure 1 schématise la réalisation
d'un vérin de rappel (20) central dont le piston est susceptible de réaliser un appui
amortisseur sur la pièce intermédiaire (18).
[0120] Le vérin de rappel (20) a également pour fonction de ramener la pièce intermédiaire
(18) et l'arbre (33) en position rentrée dans l'enveloppe externe (35) du vérin creux
(19) à la fin de l'essai de traction. Le vérin de rappel (20) sera de conception courante.
Ses dimensions et ses caractéristiques seront adaptées à l'effort qu'il est susceptible
de fournir pour amortir le déplacement de la pièce (18) et pour rentrer la pièce (18)
dans l'enveloppe externe (35).
[0121] Les différents éléments composant la machine (1) pourront être montés et maintenus
par une structure (40) formant la châssis de la machine (1).
[0122] Selon un mode de réalisation illustré à la figure 1, la structure (40) comprend des
couronnes fixes (49, 50, 51) montées de façon solidaire au moyen de barres (52).
[0123] Les couronnes fixes permettent notamment de soutenir les vérins de filage (13), l'enveloppe
externe (35), les moyens de mise en place (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33) et les moyens
de blocage (11) du rond à béton (28). Elles auront préférentiellement des formes et
des dimensions similaires à celles de la couronne porte filière (8).
[0124] Les barres (52) assurent le montage des couronnes fixes (49, 50, 51) et permettent
également d'adapter un carter autour de la machine.
[0125] Les barres (52) et les couronnes (49, 50, 51) pourront par exemple être réalisées
dans un acier de type courant.
[0126] Suivant un mode préférentiel de réalisation de l'invention, les moyens automatiques
de sertissage et les moyens automatiques d'essais de traction sont commandés de façon
centralisée par un automate programmable. Celui-ci peut gérer le déroulement du cycle
de sertissage et d'essai de traction et l'adaptation en fonction du diamètre du coupleur
des paramètres du cycle de sertissage et d'essais.
[0127] L'automate programmable permet de diriger le déroulement séquentiel de toutes les
opérations de sertissage et d'essais de traction. Cet automate sera de conception
courante et du type programmable.
[0128] L'automate permettra également de régler les paramètres du cycle notamment en fonction
du diamètre du coupleur (27). Les paramètres de cycle s'entendent notamment :
- la vitesse de rotation du moteur (9),
- la vitesse de translation des moyens de translation (13) de l'outil de filage (37),
- l'effort de contrepoussée appliqué par les moyens de contrepoussée (4, 5, 6) sur la
base du coupleur (27),
- le niveau de charge auquel sera effectué l'essai de traction, c'est-à-dire la charge
maximale engendrée par les moyens de sollicitation (14).
[0129] Ces différents paramètres pourront être réglés manuellement par l'opérateur. Néanmoins,
ils seront préférentiellement adaptés automatiquement suivant le diamètre de la filière
(7).
[0130] Les paramètres de cycle décrits ci-dessus seront le plus souvent préétablis pour
un diamètre extérieur du rond à béton. Le diamètre de la filière (7) étant adapté
au diamètre extérieur du coupleur (27), le choix par l'opérateur d'une filière (7)
permet automatiquement de déterminer quel est le diamètre extérieur du rond à béton
à sertir et d'ajuster les paramètres du cycle de sertissage et d'essai afin d'adapter
automatiquement les paramètres du cycle de sertissage et d'essais, l'outil de filage
(37) peut être réalisé de façon particulière. Suivant l'exemple de la figure 4, l'outil
de filage (37) comporte outre une filière (7) et une couronne porte filière (8), un
dispositif de repérage du diamètre de la filière (7) relié à l'automate programmable.
[0131] Le dispositif de repérage du diamètre de la filière (7) comportera selon l'invention
des capteurs de position (17) fixés sur la couronne porte filière (8) tel qu'illustré
à la figure 4. Les capteurs de position (17) pourront être de conception courante
et seront notamment des capteurs inductifs. Ces capteurs de position (17) délivrent
une information binaire suivant la présence ou l'absence d'un repère.
[0132] Ces repères sont répartis de façon prédéterminée mais différente sur la surface de
chaque filière (7). Leur position est choisie de façon à pouvoir les placer en vis-à-vis
de certains capteurs de position (17).
[0133] Le dispositif de repérage selon l'invention comporte également un dispositif de positionnement
(44) permettant de monter de façon unique la filière (7) sur la couronne porte filière
(8). Le dispositif de positionnement (44) sera par exemple constitué d'un téton de
position (45) pouvant coopérer avec une cavité réalisée sur la surface de la filière
(7), et par des vis de montage (46) permettant la fixation de la filière (7) sur la
couronne porte filière (8). La présence d'un téton de position (45) n'autorise qu'une
seule possibilité de montage de la filière (7) sur la couronne porte filière (8).
De cette façon, à une filière particulière correspond un état particulier de fonctionnement
des capteurs de position (17).
[0134] Ainsi, une combinaison d'état de détection des capteurs de position (17) correspond
à une filière (7) et donc à un diamètre du coupleur (27). Le message compose d'informations
binaires issues des capteurs de position (17) peut être transmis à l'automate programmable
afin d'adapter en conséquence les paramètres du cycle de sertissage et d'essais.
[0135] L'automate programmable permet également d'enregistrer lors de l'essai de traction
l'évolution de l'effort de traction et du déplacement des moyens de sollicitation
(14). Il est donc possible de sauvegarder les données de chaque essai de traction.
[0136] L'automate programmable peut également gérer la réalisation de façon périodique ou
aléatoire d'essais destructifs. Il permet également de connaître la valeur de l'effort
de traction correspondant à la rupture du rond à béton (28) ou de la liaison coupleur
(27) sur rond à béton (28).
[0137] Le procédé de sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28) selon l'invention
permet l'automatisation de la réalisation de sertissage de coupleurs (27) sur rond
à béton (28) tout en assurant la qualité des liaisons.
[0138] Ce procédé de sertissage permet de limiter l'intervention humaine et comprend notamment
les étapes suivantes.
[0139] On met tout d'abord en place sur la machine (1) la filière (7) correspondant au diamètre
du coupleur (27) à sertir.
[0140] On prépare alors le coupleur (27) et le rond à béton (28) en recouvrant l'extrémité
du rond à béton (28) avec le coupleur (27) en l'introduisant dans la partie cylindrique
creuse (30) du coupleur (27).
[0141] L'ensemble ainsi formé peut être introduit dans la machine (1) jusqu'à la mise en
contact de la partie filetée (29) du coupleur (27) avec l'outil de vissage (2).
[0142] On exerce alors une poussée supplémentaire sur l'ensemble coupleur (27) - rond à
béton (28) de façon à déclencher le cycle automatique se déroulant du sertissage à
l'essai de traction.
[0143] Une fois le cycle achevé, on retire l'ensemble coupleur (27) - rond à béton (28)
de la machine (1). Dans le cas d'un essai destructif ou défavorable, on retire manuellement
l'ensemble coupleur (27) - rond à béton (28) désolidarisé.
[0144] La machine (1) de sertissage selon l'invention permet, par un fonctionnement automatique,
d'obtenir des liaisons par sertissage de coupleurs (27) sur rond à béton (28) totalement
sûres.
[0145] Suivant le procédé selon l'invention, une fois que le rond à béton (28) sur lequel
est emmanché le coupleur (27) est introduit dans la machine (1), la partie filetée
(29) du coupleur (27) arrive en butée contre l'outil de vissage (2).
[0146] L'opérateur exerce alors une poussée supplémentaire sur le rond à béton (28) ce qui
génère un recul élastique de l'arbre (33) relativement à la chambre intermédiaire
(18). Cette translation de l'arbre (33) peut être retenue au moyen d'un vérin pneumatique
ou hydraulique (3) préférentiellement placé entre l'extrémité supérieure (36) de l'arbre
(33) et l'extrémité de l'arbre de transmission (26).
[0147] Le capteur de position (16) passe en position de repos dès que l'extrémité supérieure
(36) de l'arbre (33) a translaté. Lorsque l'extrémité supérieure (36) parvient en
regard du capteur de position (15), celui-ci est activé et déclenche la mise en rotation
du moteur (9).
[0148] Le moteur (9) entraîne par le biais de l'arbre de transmission (26) l'arbre (33)
et l'outil de vissage (2). La partie filetée (29) du coupleur (27) commence à être
vissée sur l'outil de vissage (2).
[0149] Au terme du vissage du coupleur à partir du déclenchement du moteur (9), les vérins
de translation radiale (5) assurent la fermeture des demi coquilles (4) sur le pourtour
du rond à béton (28). Les demi coquilles (4) sont alors mises en butée sur la base
du coupleur (27) par poussée des vérins pousseurs (6).
[0150] La mise en contact des demi coquilles (4) sur la base du coupleur (27) assure l'emmanchement
parfait du rond à béton (28) au fond de la partie cylindrique creuse (30) du coupleur
(27), le rond à béton (28) étant entraîné par les demi coquilles (4) légèrement serrantes.
[0151] Le coupleur (27) arrive alors dans une position où son col (31) est totalement engagé
dans la filière (7). En fin de vissage de la partie filetée (29), l'arbre (33) est
totalement revenu en position reculée ce qui réactive le capteur de position (16).
Une fois en butée au niveau de l'épaulement (48), l'arbre (33) provoque une augmentation
du couple du moteur (9) dont la rotation est alors interrompue par exemple au moyen
d'un manocontact incorporé.
[0152] Tout déplacement de l'arbre (33) vis-à-vis de la pièce intermédiaire (18) est alors
bloqué.
[0153] Afin de maintenir le rond à béton (28), l'étau (11) est alors commandé par le vérin
de commande (12). Le vérin de commande (12) provoque la translation des mors (21)
qui viennent en appui sur le diamètre du rond à béton (28).
[0154] L'opération de filage débute alors. Pour ce faire, le déplacement de la filière (7)
est opéré par translation des vérins de filage (13) qui provoquent un déplacement
de la filière (7) et de la couronne porte filière (8) suivant l'axe du coupleur (27).
Des guides (37) permettent dans un mode particulier de réalisation d'assurer la bonne
orientation du déplacement de la filière (7).
[0155] En cours de filage, les vérins pousseurs (6) exercent un effort sur la base du coupleur
(27) qui s'oppose à l'effort de filage exercé par la filière (7). Pour maintenir l'effort
de contrepoussée constant, les vérins pousseurs (6) sont susceptibles de translater
de façon à reculer ou à avancer les demi coquilles (4).
[0156] Les moyens de contrepoussée (4, 5, 6) ont l'avantage de contrôler l'allongement du
métal du coupleur (27) et de garantir la constance des modifications des caractéristiques
mécaniques de l'acier composant le coupleur (27). Ainsi, si le diamètre du rond à
béton (28) est supérieur à sa valeur théorique, l'effort de la filière (7) augmente,
ce qui produit un recul immédiat des coquilles (4) au moyen des vérins pousseurs (6).
L'allongement du métal du coupleur (27) sera alors plus important. Si par contre,
le diamètre du rond à béton (28) est inférieur à sa valeur théorique, l'effort produit
par la filière (7) est moins important et ne produit pas de recul des demi coquilles.
L'allongement du métal composant le coupleur est alors moins important.
[0157] En fin de filage, la filière (7) vient pousser sur les demi coquilles (4) et entraîne
un recul des vérins de poussée (6). Une fois les vérins pousseurs (6) en butée, l'effort
exercé par les vérins de filage (13) augmente de façon rapide. La pression correspondante
dans les vérins de filage (13) est telle qu'elle déclenche la mise à zéro des vérins
de filage (13).
[0158] Les vérins de filage (13) reviennent alors en position initiale. Les demi coquilles
(4) sont ensuite ou dans le même temps dégagées du pourtour du rond (28) par commande
des vérins de translation radiale (5).
[0159] Les moyens de sollicitation (14) sont alors activés afin d'effectuer l'essai de traction.
La pièce intermédiaire (18) translate progressivement relativement à l'enveloppe externe
(35) en entraînant l'arbre (33) par son épaulement (48). Ce déplacement se poursuit
jusqu'à un niveau de charge préétabli correspondant à une pression de commande de
déplacement de la pièce intermédiaire (18) dans l'enveloppe externe (35).
[0160] Dans un mode de réalisation, les données effort de traction et déplacement de la
pièce intermédiaire (18) sont mis en mémoire de façon à assurer une traçabilité optimale
de chaque liaison coupleur (27) - rond à béton (28).
[0161] Dans le cas où l'automate programmable commande la réalisation d'un essai destructif,
ce dernier est déclenché et est poursuivi jusqu'à la rupture de la barre.
[0162] A la suite d'un essai destructif, le cycle automatique géré par l'automate reprend
par la désactivation de l'étau (11). Cette désactivation s'effectue par commande du
vérin de commande (12). Le dévissage du coupleur (27) peut alors être effectué manuellement,
tous les organes de la machine (1) ayant été préalablement remis à zéro de façon automatique.
[0163] A la suite d'un essai de traction non destructif, la machine (1) procède au dévissage
du coupleur (27).
[0164] La remise à zéro de la pression de commande des moyens de sollicitation (14) déclenche
la mise en rotation du moteur (9) dans le sens contraire à celui du vissage. En entraînant
par le biais de l'arbre de transmission (26) l'arbre (33), le moteur (9) permet de
dévisser le coupleur (27). Une fois le dévissage effectué, le vérin de commande (12)
de l'étau (11) est décompressé de façon à libérer le rond à béton (28) de l'étreinte
des mors (21). Le rond à béton (28) sur lequel le coupleur (27) a été serti et dont
la liaison a été vérifiée peut alors être extrait de la machine (1) de façon manuelle
par l'opérateur.
[0165] Si l'essai non destructif est défavorable, c'est-à-dire que l'effort de traction
n'atteint pas sa valeur préprogrammée, les moyens de sollicitation (14) poursuivent
leur action jusqu'à la désolidarisation totale du coupleur (27) et du rond (28). Le
coupleur (27) est alors inutilisable.
[0166] Dans le mode particulier de réalisation de l'invention où un vérin de rappel (20)
est utilisé, celui-ci est activé préalablement à toute opération manuelle et permet
de ramener en butée la pièce intermédiaire (18) et l'arbre (33).
[0167] L'ensemble des organes composant la machine (1) pour le sertissage de coupleurs (27)
sur rond à béton (28) sont alors ramenés à l'état initial et il est possible de procéder
à un nouveau cycle de sertissage et d'essais de traction.
1. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), ledit
coupleur (27) comportant une partie filetée mâle ou femelle (29) à l'une de ses extrémités
et une partie cylindrique creuse (30) dans laquelle est introduite l'extrémité du
rond à béton (28), destinée à solidariser le coupleur (27) et le rond à béton (28)
afin de participer à la réalisation de la liaison entre deux ronds à béton (28) placés
bout à bout, notamment utilisable dans le domaine de la construction, du bâtiment
et des travaux publics, ladite machine (1) présentant :
- un outil de vissage (2) pour la fixation du coupleur (27) par sa partie filetée
(29),
- un outil de filage (37),
- des moyens de translation (13) de l'outil de filage (37) suivant l'axe du coupleur
(27),
caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens automatiques de sertissage et
des moyens automatiques d'essais de traction, dont le seul démarrage est commandé
par une poussée manuelle de l'opérateur sur le rond à béton, permettant l'automatisation
de la réalisation de sertissage de coupleurs (27) sur rond à béton (28), tout en assurant
la qualité de chaque liaison.
2. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens automatiques de sertissage
comprennent des moyens de mise en place (2, 3, 9, 15, 16, 19, 26, 33) du coupleur
permettant la mise en place du coupleur (27) sur l'outil de vissage (2).
3. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens automatiques de sertissage
comprennent des moyens de contrepoussée (4, 5, 6) du coupleur (27) permettant de contrôler
automatiquement l'allongement de la matière du coupleur (27) induit par l'effort de
filage, en fonction des imperfections et des écarts dimensionnels et géométriques
du rond à béton (28), afin de garantir la constance des modifications des caractéristiques
mécaniques subies par le coupleur (27) durant le filage.
4. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens automatiques d'essais
de traction sont constitués par :
- des moyens de blocage (11) du rond à béton (28),
- des moyens de sollicitation (14) en traction du coupleur (27),
pour tester la résistance mécanique à la traction jusqu'à un niveau de charge préétabli
ou jusqu'à la rupture de l'ensemble formé par le coupleur (27) et le rond à béton
(28) par le sertissage.
5. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 2, caractérisée par le fait que les moyens de mise en place (2, 3,
9, 15, 16, 19, 26, 33) du coupleur (27) sont constitués par :
- un arbre (33) solidaire de l'outil de vissage (2),
- des moyens de guidage (19) de l'arbre (33) suivant l'axe du coupleur (27),
- des moyens de rotation (9, 26) de l'arbre (33),
- des moyens de détection (15, 16) de la présence de l'arbre (33) en position avancée
et en position reculée,
pour la mise en place automatique du coupleur (27) sur l'outil de vissage (2) par
le vissage de leurs parties filetées respectives dès que l'opérateur exerce une poussée
sur le rond à béton (28).
6. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 5, caractérisée par le fait que :
- les moyens de guidage (19) de l'arbre (33) suivant l'axe du coupleur (27) sont constitués
par un vérin creux (19) avec une enveloppe externe (35), au centre duquel est placé
l'arbre (33) de façon à le guider dans ses mouvements de translation et de rotation
suivant l'axe du coupleur,
- les moyens de rotation (9, 26) de l'arbre sont constitués par un moteur (9) entraînant
en rotation un arbre de transmission (26), ledit arbre de transmission (26) étant
solidaire en rotation de l'arbre (33),
- l'arbre (33) peut translater relativement à l'arbre de transmission (26) suivant
la direction de leur axe,
- les moyens de détection (15, 16) de la présence de l'arbre en positions avancée
et reculée sont constitués par deux capteurs de position capacitifs (15, 16) détectant
la présence de l'extrémité supérieure (36) de l'arbre (33) lorsque celle-ci est située
en vis-à-vis du capteur (15, 16).
7. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 3, caractérisée par le fait que les moyens de contrepoussée (4, 5,
6) du coupleur (27) sont constitués par :
- deux vérins de translation radiale (5) commandant chacun le déplacement d'une demi
coquille (4) susceptible de former un appui, par sa face supérieure (38) sur la base
du coupleur (27),
- au moins un vérin pousseur (6) assurant la translation suivant l'axe du coupleur
(27) des demi coquilles (4), ledit vérin pousseur (6) étant doté d'une soupape permettant,
en cours de filage, de faire varier automatiquement la position du vérin pousseur
(6) de façon à contrôler l'effort de contrepoussée et l'allongement du métal du coupleur
(27).
8. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 4, caractérisée par le fait que les moyens de blocage (11) du rond
à béton (28) sont constitués par un étau (11) dont l'ouverture et la fermeture sont
commandées par un vérin de commande (12) qui comporte au moins deux mors (21) à portée
inclinée permettant le blocage complet du rond à béton (28) lors de l'essai de traction.
9. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
l'une quelconque des revendications 4 ou 6, caractérisée par le fait qu'une pièce
intermédiaire (18) est placée entre l'enveloppe externe (35) du vérin creux (19) et
l'arbre (33) et constitue :
- un guide pour le déplacement de l'arbre (33) afin de former les moyens de guidage
(19) de l'arbre (33),
- un piston pouvant translater dans l'enveloppe externe (35) afin de former les moyens
de sollicitation (14) en traction du coupleur (27) lorsque l'arbre (33) est en butée
en translation dans la pièce intermédiaire (18).
10. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens de translation (13) de
l'outil de filage (37) sont constitués par au moins un vérin de filage (13) solidaire
de l'outil de filage (37) dont l'axe a la même direction que l'axe du coupleur (27).
11. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens automatiques de sertissage
et les moyens automatiques d'essais de traction sont commandés de façon centralisée
par un automate programmable gérant :
- le déroulement du cycle de sertissage et d'essais de traction,
- l'adaptation, en fonction du diamètre du rond à béton, des paramètres du cycle de
sertissage et d'essais de traction.
12. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 11, caractérisée par le fait que l'outil de filage (37) comporte
:
- une filière (7),
- une couronne porte filière (8) solidaire des moyens de translation (13) de l'outil
de filage (37) sur laquelle est montée par encastrement la filière (7),
- un dispositif de repérage du diamètre de la filière (7) relié à l'automate programmable
et composé de capteurs de position (17) fixés sur la couronne porte filière (8), d'un
dispositif de positionnement (44) unique de la filière (7) sur la couronne porte filière
(8) et de repères répartis de façon prédéterminée mais différente sur la surface de
chaque filière (7), lesdits repères étant susceptibles d'être placés en vis-à-vis
de certains capteurs de position (17),
de façon à ce qu'à chaque filière (7) corresponde une combinaison d'état de détection
des capteurs de position (17) afin d'identifier par le diamètre de la filière (7)
le diamètre du coupleur (27) à sertir sur le rond à béton (28), pour adapter automatiquement
les paramètres du cycle de sertissage et d'essais.
13. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 11, caractérisée par le fait que l'automate programmable commande
de façon aléatoire ou périodique un essai de traction jusqu'à rupture.
14. Machine (1) pour le sertissage d'un coupleur (27) sur un rond à béton (28), selon
la revendication 9, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un vérin de
rappel (20) de la pièce intermédiaire (18) lorsque l'essai de traction est achevé.
15. Procédé pour le sertissage et l'essai automatique d'un coupleur (27) sur un rond à
béton (28), ledit coupleur (27) comportant une partie filetée mâle ou femelle (29)
à l'une de ses extrémités et une partie cylindrique creuse (30) dans laquelle est
introduite l'extrémité du rond à béton (28), destinée à solidariser le coupleur (27)
et le rond à béton (28) afin de participer à la réalisation de la liaison entre deux
ronds à béton (28) coaxiaux, notamment utilisable dans le domaine de la construction,
du bâtiment et des travaux publics, mettant en oeuvre la machine (1) de sertissage
selon la revendication 1, caractérisé par le fait que :
- on monte l'outil de filage (37) correspondant au diamètre du coupleur (27) à sertir,
- on recouvre l'extrémité du rond à béton (28) avec le coupleur (27) en l'introduisant
dans la partie cylindrique creuse (30) du coupleur (27),
- on introduit l'ensemble coupleur (27) - rond à béton (28) dans la machine (1) jusqu'à
la mise en contact de la partie filetée (29) du coupleur (27) avec l'outil de vissage
(2),
- on exerce une poussée supplémentaire sur l'ensemble coupleur (27) - rond à béton
(28) de façon à déclencher le cycle automatique de sertissage et d'essais de traction,
- on retire, en fin de cycle, l'ensemble coupleur (27) - rond à béton (28) de la machine
(1), celui-ci étant solidarisé si l'essai fut favorable ou désolidarisé si celui-ci
fut défavorable ou destructif.
permettant l'automatisation de la réalisation de sertissage de coupleurs (27) sur
rond à béton (28) tout en assurant la qualité de chaque liaison.