[0001] La présente invention concerne un micro-contacteur à lames dont la conformation particulière
assure un fonctionnement fiable, tant pour la fermeture d'un circuit électrique par
rapprochement de deux lames sous l'influence d'un champ magnétique, que pour l'ouverture
lorsque le champ magnétique est supprimé.
[0002] L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un tel micro-contacteur
par une méthode de croissance galvanique à partir d'un substrat.
[0003] De façon plus générale, l'invention appartient au domaine bien connu des contacteurs
dits "à tiges", et par extension "à lames", actionnables par un champ magnétique extérieur
pouvant être, soit parallèle aux tiges ou aux lames, soit perpendiculaire à celles-ci.
Un contacteur à tiges à champ parallèle est généralement désigné par contacteur "reed".
Le modèle-type d'un tel contacteur "reed" se compose d'une ampoule cylindrique en
verre dans laquelle pénètre à chaque extrémité une tige magnétisable et flexible,
les extrémités libres de chaque tige pouvant, par leur rapprochement initial, s'attirer
sous l'influence d'un champ magnétique extérieur pour fermer un circuit électrique,
et être rappelées à leur position initiale par la force élastique des tiges, respectivement
des lames, lorsque le champ magnétique est supprimé. La miniaturisation de ce modèle-type
est nécessairement limitée par des facteurs purement techniques, faisant que les plus
petits contacteurs "reed" obtenus ont encore une longueur de l'ordre de 7,5 mm et
un diamètre de l'ordre de 1,5 mm, tout en ayant une stabilité mécanique parfois discutable.
[0004] Ce modèle-type a donc donné lieu à de nombreux perfectionnements parmi lesquels on
retiendra, dans le cadre de la présente invention, d'une part ceux qui visent à en
réduire l'encombrement, par exemple pour permettre leur intégration dans un ensemble
micro-électronique, telle qu'une pièce d'horlogerie, d'autre part ceux qui visent
à rendre leur comportement magnéto-mécanique plus fiable et plus performant.
[0005] En ce qui concerne les solutions apportées à la réduction de l'encombrement, on se
reportera avantageusement au brevet US 5,430, 421 qui décrit un procédé de fabrication
par croissance galvanique à partir d'un substrat, permettant de fabriquer par lot,
ou "batch", des micro-contacteurs à lames de très petites dimensions, typiquement
des dispositifs dont les lames ont une longueur L d'environ 500 µm, une largeur
a d'environ 100 µm, pour une épaisseur
b et un entrefer
e de l'ordre de la dizaine de microns. A l'usage, il est toutefois apparu que certains
micro-contacteurs issus d'un même lot, c'est-à-dire des micro-contacteurs fabriqués
exactement dans les mêmes conditions, ne répondaient pas aux normes permettant d'assurer
un fonctionnement fiable. En effet, la construction d'une structure métallique suspendue
par croissance galvanique permet de contrôler de façon suffisamment précise la géométrie,
et notamment l'épaisseur des dépôts d'un matériau ferromagnétique, mais ne permet
pas de prévoir de façon certaine dans lesdits dépôts les contraintes résiduelles qui
sont, de façon connue, plus importantes en début de croissance galvanique. Compte-tenu
de la très faible épaisseur des lames, il en résulte que certains micro-contacteurs
seront, après élimination des couches sacrificielles, toujours en position fermée,
ou au contraire présenteront un entrefer trop grand pour que les lames soient amenées
en position fermée sous l'influence du champ magnétique devant normalement être appliqué.
[0006] Pour palier aux inconvénients magnéto-mécaniques des micro-contacteurs ci-dessus
mentionnés, on a recherché, pour des lames obtenues avec un matériau ayant un module
d'élasticité donné et placées dans un champ magnétique donné, sur quels paramètres
de construction il était possible d'agir pour réduire, voire éliminer les contraintes
résiduelles tout en favorisant la déflexion et la pression de contact entre les deux
lames.
[0007] En augmentant l'épaisseur
b de la lame on va réduire l'influence des contraintes résiduelles et obtenir un meilleur
positionnement des deux lames l'une par rapport à l'autre, mais on va en même temps
en augmenter la rigidité. Pour avoir la flexibilité nécessaire à la fermeture on devra
alors augmenter la longueur L de la lame, ce qui ne correspond pas à l'objectif de
miniaturisation de l'invention.
[0008] Pour des dispositifs placés dans un champ magnétique et ayant un très petit entrefer
e, la déflexion est approximativement proportionnelle à L
3/b·r, L étant la longueur de la lame,
b son épaisseur et
r la longueur de superposition des deux lames dans l'entrefer
e. Tous les autres paramètres étant égaux par ailleurs, la pression de contact est
approximativement proportionnelle à b
2/r
2.
[0009] On peut obtenir une plus grande déflexion en augmentant L et/ou en diminuant
b. Avec une augmentation de L, l'encombrement global du micro-contacteur augmente,
ce qui ne correspond pas aux buts visés par l'invention, et ce qui a également comme
effet négatif d'augmenter la dispersion du champ magnétique dans l'entrefer. Une diminution
de
b a pour effet défavorable, d'une part de diminuer considérablement la pression de
contact, d'autre part comme indiqué précédemment, de rendre la lame plus sensible
aux contraintes résiduelles.
[0010] Seule la diminution de la longueur de superposition
r permet d'augmenter simultanément la déflexion et la pression de contact. Cependant
la valeur de
r doit rester sensiblement égale à quelques fois l'épaisseur
b, faute de quoi les effets de dispersion du champ magnétique annulent l'avantage obtenu.
[0011] Il ressort donc des observations précédentes que les connaissances de l'homme de
métier ne permettent pas d'apporter une solution satisfaisante aux inconvénients magnéto-mécaniques
d'un micro-contacteur construit par croissance galvanique.
[0012] La présente invention a donc pour objet de proposer une solution dans laquelle, sans
modifier l'encombrement global du micro-contacteur, une géométrie originale d'au moins
une lame permet d'augmenter la flexibilité de ladite lame sans modifier la force maximale
obtenue à son extrémité.
[0013] A cet effet l'invention a pour objet un micro-contacteur magnétique, réalisé par
méthode galvanique à partir d'un substrat, comportant deux lames conductrices de longueur
L et L' et de largeur
a, reliées par leurs extrémités respectives à des moyens de connexion électrique, et
comprenant chacune une partie distale de section respective a · b et a · b', dont
la superposition sur une longueur
r détermine un entrefer de distance
e, l'une au moins desdites lames étant en un matériau magnétique et se composant d'une
extrémité solidaire du substrat par l'intermédiaire d'un pied, d'une partie médiane
et d'une partie distale de longueur L
o, flexible par rapport à la partie distale de la deuxième lame entre une position
ouverte en l'absence d'un champ magnétique et une position fermée dans laquelle les
deux lames sont en contact l'une avec l'autre sous l'influence du champ magnétique,
ledit micro-contacteur étant caractérisé en ce que ladite partie médiane de la lame
flexible est conformée avec une section transversale totale inférieure à celle de
la partie distale de façon à présenter une moindre résistance à la flexion permettant
à la lame d'avoir à la fois une déflexion d'amplitude au moins égale à
e pour établir un contact sous l'influence d'un champ magnétique et une force de rappel
suffisante vers la position ouverte en absence de champ magnétique.
[0014] Lorsque le champ magnétique appliqué est parallèle aux lames, les deux lames sont
réalisées par croissance galvanique d'un même matériau magnétique.
[0015] En appliquant un champ magnétique à saturation de la partie médiane il est alors
possible d'augmenter la pression de contact entre les lames en augmentant l'épaisseur
b, respectivement b', de la partie distale, de façon à obtenir des contacts reproductibles
à faible résistance de passage tout en permettant à la lame d'avoir une déflexion
suffisante.
[0016] Selon un premier mode de réalisation la lame flexible a une épaisseur constante
b depuis sa fixation au pied jusqu'à sa partie distale, et la partie médiane qui fait
la jonction entre ces deux extrémités est formée d'un ou de plusieurs isthmes faisant
que la section transversale totale de ladite partie médiane est plus faible que la
section de la partie distale, en permettant ainsi à la lame d'avoir une plus grande
flexibilité sans augmentation d'encombrement.
[0017] Ces isthmes peuvent délimiter une ou plusieurs ouvertures dans la lame. Dans le cas
où il n'existe qu'un seul isthme, celui-ci occupe de préférence une position centrale
en délimitant deux échancrures sur les bords de la lame. Les isthmes peuvent également
avoir une section variable entre l'extrémité fixée au pied et la partie distale, par
exemple en formant des ouvertures jointives sensiblement rectangulaires ou carrées,
ayant des surfaces de valeurs décroissantes à partir de la fixation au pied.
[0018] Selon un deuxième mode de réalisation la lame ne présente ni ouverture, ni échancrure,
mais sa partie médiane a une épaisseur inférieure à l'épaisseur
b de la partie distale, en formant en quelque sorte une encoche dans l'épaisseur de
la lame, ladite encoche pouvant être ménagée sur l'une ou l'autre des faces de la
lame.
[0019] Comme cela a déjà été indiqué, la partie médiane n'a qu'une faible influence sur
le comportement magnétique du micro-contacteur, notamment lorsque celui-ci est placé
dans un champ magnétique parallèle à la longueur des lames. En d'autres termes, la
zone active est la partie distale de longueur L
o. Dans ce cas il est alors avantageux, lorsque la deuxième lame est solidaire du substrat,
que sa longueur L' soit égale à L
o et que son épaisseur
b' soit égale à l'épaisseur
b de la lame flexible, de façon à éviter au maximum une dispersion du champ magnétique.
[0020] Lorsque le micro-contacteur est placé dans un champ magnétique perpendiculaire aux
lames et que la deuxième lame est solidaire du substrat, il est suffisant que la longueur
L' de cette deuxième lame soit égale à la longueur de recouvrement
r, le matériau la constituant pouvant être magnétique ou non, et son épaisseur
b' pouvant être supérieure à l'épaisseur
b de la lame flexible.
[0021] Au lieu d'être solidaire du substrat, la deuxième lame peut également être solidaire
dudit substrat par l'intermédiaire d'un autre pied. Cette deuxième lame sera alors
également flexible et pourra être structurée selon l'un des modes précédemment décrits,
sans avoir nécessairement la même structuration que la première lame.
[0022] Le micro-contacteur selon l'invention permet également, sans en modifier l'encombrement
global d'agir sur les valeurs
b,
b' de l'épaisseur de lames et sur la valeur
e de l'entrefer. En effet, une augmentation de
b,
b' entraîne une diminution de la flexibilité et corrélativement un meilleur positionnement
relatif des deux lames permettant de réduire la valeur
e de l'entrefer.
[0023] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée d'exemples de réalisation, donnés à titre illustratif et
non limitatif, en référence aux figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un premier exemple de micro-contacteur ayant
une seule lame flexible, avec indication de toutes les longueurs caractéristiques;
- les figures 2 à 5 sont des vues en perspective de quatre autres exemples de réalisation
dans lesquels une seule lame est flexible;
- la figure 6 est une vue en perspective d'un sixième exemple de réalisation dans lequel
les deux lames sont flexibles;
- la figure 7 représente la coupe selon la ligne VII-VII de la figure 1, avant l'élimination
des couches sacrificielles, et
- la figure 8 représente la coupe selon la ligne VIII-VIII de la figure 1, avant élimination
des couches sacrificielles.
[0024] En se référant à la figure 1, on a représenté un premier exemple de micro-contacteur,
une fois isolé de son lot de fabrication. On voit que celui-ci comporte deux lames
1, 2 supportées par un substrat 10, à partir duquel il a été construit par croissance
galvanique comme cela sera expliqué plus loin.
[0025] Dans cet exemple, le micro-contacteur est destiné à être soumis à un champ magnétique
parallèle aux lames. Le matériau formant les deux lames devra être ferromagnétique,
par exemple un alliage fer-nickel présentant une faible hystérèse magnétique pour
permettre une ouverture reproductible lorsque le champ magnétique est supprimé.
[0026] Chacune des deux lames comporte des moyens de connexion à un circuit électrique,
non représenté, schématisé par les conducteurs 21 et 22, l'homme de métier pouvant
parfaitement concevoir d'autres moyens de connexion, notamment lorsque ledit micro-contacteur
est destiné à être intégré dans un ensemble électronique plus complexe. Les deux lames
ont sensiblement la même largeur
a, comprise entre 50 et 150 µm par exemple 100 µm, et une épaisseur b, b' de l'ordre
de 10 µm. La lame 1, solidaire du substrat 10 par l'intermédiaire d'un pied 9, a une
longueur totale L, typiquement comprise entre 300 et 900 µm par exemple 500 µm. Cette
lame 1 comprend trois zones ayant sensiblement la même longueur et assumant des fonctions
différentes. Une extrémité 3 de la lame permet la fixation au pied 9, le reste de
la lame étant suspendu au-dessus du substrat 10. L'autre extrémité 5, de longueur
Lo, désignée par "partie distale", assure le fonctionnement magnétique. La partie
médiane 4 en assure le fonctionnement mécanique en permettant d'ajuster la flexibilité
de la lame 1, c'est-à-dire en fait la déflexion maximale de l'extrémité distale 5
dans un champ magnétique donné. A cet effet, la partie médiane 4 comporte en son centre
une ouverture 6 carrée délimitant sur les bords de la lame 1 deux isthmes 8a et 8b
reliant l'extrémité 3 solidaire du pied à la partie distale 5. Dans cette partie médiane,
la section transversale totale est donc inférieure à la section a · b de la partie
distale 5, ce qui confère à la lame une plus grande flexibilité pour un matériau ayant
un module d'élasticité donné. La deuxième lame 2, solidaire du substrat, a une épaisseur
b' et une longueur L' et ne présente aucune structuration particulière. Toutefois son
épaisseur
b' sera de préférence sensiblement égale à l'épaisseur
b de la lame 1 flexible. Les deux lames sont positionnées l'une par rapport à l'autre
de telle sorte qu'elles se superposent sur une longueur
r, en définissant entre leurs surfaces en regard un entrefer
e compris entre 10 et 50 µm par exemple 5 µm La longueur
r de superposition des deux lames sera de préférence égale à quelque fois l'épaisseur
b,
b' choisie pour les lames, de façon à réduire les effets de dispersion du champ magnétique.
[0027] Selon sa destination finale, le micro-contacteur peut être encapsulé sous air ou
atmosphère contrôlée, par exemple au moyen d'un capot plastique non représenté, collé
ou soudé à la surface du substrat, soit encore par montage dans un boîtier adéquat.
[0028] On va maintenant brièvement décrire, en référence aux figures 7 et 8 un procédé de
réalisation du micro-contacteur représenté à la figure 1, par croissance galvanique
à partir d'un substrat 10. Ce procédé consiste essentiellement à adapter au moins
une étape du procédé décrit dans le document US 5,430,421, auquel on pourra se reporter
pour plus de détails. A la figure 7, on a représenté avant élimination des couches
sacrificielles une coupe longitudinale à travers un isthme 8a d'un seul micro-contacteur
isolé de son lot de fabrication. Le substrat 10 n'est en effet qu'une portion d'une
plaquette, ou "wafer" en un matériau isolant, ou semi-conducteur voire conducteur
recouvert d'une couche isolante permettant de fabriquer en un seul lot une multitude
de micro-contacteurs. On effectue d'abord par évaporation thermique le dépôt d'une
couche d'accrochage 12a et 13a, par exemple de titane ou de chrome, puis d'une couche
de protection 12b et 13b par exemple en or, de façon à créer deux pistes 12 et 13
isolées électriquement par gravage de la surface selon des techniques connues. On
dépose ensuite, par exemple à la tournette, des couches successives 14, 15 et 16 de
photorésist épais, chaque couche de photorésist étant configurée au moyen d'un masque
(non représenté) pour ménager des ouvertures permettant d'effectuer par étapes la
croissance galvanique. La première couche 14 est configurée avec deux ouvertures permettant
la croissance galvanique d'un premier étage 9a du pied 9 et de la lame 2. La deuxième
couche 15 est configurée avec une seule ouverture permettant d'obtenir par croissance
galvanique le deuxième étage 9b du pied 9. Avant d'effectuer le dépôt de la troisième
couche 16 de photorésist on effectue une nouvelle double métallisation 17. Cette troisième
couche 16 est configurée pour laisser libre pour la croissance galvanique une ouverture
correspondant à l'extrémité 3 solidaire du pied 9, à la partie distale 5 et aux isthmes
8a et 8b, comme cela apparaît plus clairement sur la figure 8. Dans cet exemple, toutes
les étapes de croissance galvanique peuvent être conduites avec le même matériau ferromagnétique,
par exemple un alliage FerNickel 20-80. Il est également possible d'améliorer le contact
électrique des lames lorsqu'elles seront soumises à un champ magnétique, en recouvrant
d'or leurs surfaces en regard, c'est-à-dire après le premier dépôt galvanique et avant
le dernier dépôt galvanique. La microstructure ainsi obtenue est ensuite soumise à
un réactif d'attaque pour éliminer, en une ou plusieurs fois, le photorésist et la
couche de métallisation intermédiaire 17 et libérer le micro-contacteur. Comme déjà
indiqué, toutes ces opérations s'effectuent sur un lot de micro-contacteurs qu'il
est possible d'encapsuler avant de les isoler par découpage, soit de façon unitaire,
soit par groupes selon une disposition déterminée en fonction de leur destination
finale.
[0029] En se référant maintenant à la figure 2, on a représenté un autre exemple de micro-contacteur
destiné à être placé dans un champ magnétique parallèle aux lames et dans lequel on
a toujours une seule lame flexible. La partie médiane 4 de la lame flexible comporte
deux ouvertures rectangulaires 6a et 6b, délimitées par trois isthmes 8a, 8b et 8c.
Comme on le voit, en comparant les figures 1 et 2, la deuxième lame 2 solidaire du
substrat a une longueur L' = Lo, les deux lames ayant la même épaisseur b = b', d'une
valeur supérieure à celle représentée à la figure 1, avec corrélativement une plus
petite valeur pour l'entrefer
e.
[0030] Le micro-contacteur représenté à la figure 3 est destiné à être placé dans un champ
magnétique perpendiculaire aux lames. En fait, comme on le voit la deuxième lame 2
solidaire du substrat peut être réduite à un plot de contact ayant une longueur L'
au moins égale à la longueur de recouvrement
r des deux lames, et une épaisseur b' supérieure à l'épaisseur b de la lame flexible.
Dans cet exemple, il est également possible d'effectuer la première étape de croissance,
pour former le premier étage du pied et la lame 2 avec un matériau non magnétique,
par exemple de l'or. La partie médiane comporte trois ouvertures 6a, 6b et 6c sensiblement
rectangulaires et jointives, formant une unique ouverture délimitée sur chaque bord
de la lame par des isthmes 8a et 8b composés de trois zones s, m et l dont la largeur
va en croissant à partir du pied
[0031] A la figure 4, le micro-contacteur représenté, destiné à être placé dans un champ
magnétique parallèle aux lames, comporte dans la partie médiane de sa lame flexible
un seul isthme 8c délimitant des échancrures 6d et 6e sur les bords de la lame.
[0032] Dans le micro-contacteur représenté à la figure 5, l'augmentation de la flexibilité
de la lame mobile par rapport à la lame 2 solidaire du substrat 10 est obtenu en configurant
la partie médiane 4 avec une épaisseur
b'' inférieure à l'épaisseur
b de la partie distale 5. Dans l'exemple représenté, cette configuration correspond
à une encoche 6f ouverte vers le substrat. Pour réaliser cette micro-structure par
croissance galvanique, il conviendra bien entendu d'effectuer une étape supplémentaire
pour configurer l'encoche 6f.
[0033] A la figure 6, on a représenté un micro-contacteur destiné à être placé dans un champ
magnétique parallèle aux lames et dans lequel les deux lames sont mobiles l'une par
rapport à l'autre. Une première lame 1 est solidaire du substrat 10 par l'intermédiaire
d'un pied 9 et comporte dans sa partie médiane une ouverture 6. Une deuxième lame
2 est solidaire du substrat 10 par l'intermédiaire d'un pied 11. Dans l'exemple représenté,
cette deuxième lame comporte également dans une partie médiane une ouverture rectangulaire
7. Cette partie peut également avoir l'une quelconque des conformations décrites précédemment
pour la lame 1, soit encore avoir une section totale constante de son extrémité fixée
au pied 1 jusqu'à son extrémité distale. Pour réaliser cette micro-stucture par croissance
galvanique, il conviendra bien entendu d'effectuer une étape supplémentaire, pour
configurer le pied 11, et de procéder à une métallisation supplémentaire avant de
configurer et de faire croître par dépôt galvanique la lame 2 et un étage supplémentaire
du pied 9.
[0034] Sans sortir du cadre de la présente invention, l'homme de métier est en mesure d'imaginer
d'autres configurations de la partie médiane d'au moins une lame pour avoir une plus
grande flexibilité et en conséquence obtenir un micro-contacteur ayant des caractéristiques
magnéto-mécaniques améliorées.
1. Micro-contacteur magnétique, réalisé par méthode galvanique à partir d'un substrat
(10), comportant deux lames (1, 2) conductrices de longueur L et L' et de largeur
a, reliées par leurs extrémités respectives (3, 3') à des moyens de connexion électrique
(21, 22), et comprenant chacune une partie distale (5, 5') de section respective a
· b et a · b' dont la superposition sur une longueur r détermine un entrefer de distance e, l'une au moins desdites lames (1) étant en un matériau magnétique et se composant
d'une extrémité (3) solidaire du substrat par l'intermédiaire d'un pied (9), d'une
partie médiane (4) et d'une partie distale (5) de longueur Lo, flexible par rapport à la partie distale de la deuxième lame (2) entre une position
ouverte en l'absence d'un champ magnétique et une position fermée dans laquelle les
deux lames sont en contact l'une avec l'autre sous l'influence du champ magnétique,
caractérisé en ce que ladite partie médiane (4) de la lame flexible (1) est conformée
avec une section transversale totale inférieure à celle de la partie distale (5) de
façon à présenter une moindre résistance à la flexion permettant à la lame d'avoir
à la fois un déflexion d'amplitude au moins égale à e pour établir un contact sous l'influence d'un champ magnétique et une force de rappel
suffisante vers la position ouverte en absence de champ magnétique.
2. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux lames (1,
2) sont réalisées en un matériau magnétique lorsque le champ magnétique appliqué est
parallèle auxdites lames.
3. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lame flexible
(1) a une épaisseur constante b et en ce que la partie médiane (4) est formée par
au moins un isthme (8a, 8b, 8c) reliant ladite partie distale (5) à l'extrémité (3)
fixée au pied (9).
4. Micro-contacteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la partie médiane
comporte deux isthmes (8a, 8b) situés sur les bords de la lame définissant une seule
ouverture (6) sensiblement rectangulaire ou carrée.
5. Micro-contacteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la partie médiane
(4) comporte plus de deux isthmes (8a, 8b, 8c) s'étendant parallèlement à la longueur
de la lame en formant plusieurs ouvertures (6a, 6b) sensiblement rectangulaires ou
carrées.
6. Micro-contacteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que les deux isthmes
(8a, 8b) situés sur le bord de la lame ont des sections allant en décroissant entre
la zone de fixation au pied et la partie distale en formant ainsi plusieurs ouvertures
jointives (6a, 6b, 6c) sensiblement rectangulaires ou carrées.
7. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie médiane
(4) comporte un seul isthme central (8c) délimitant sur chacun des bords de la lame
des échancrures (6d, 6e).
8. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur de la
partie médiane (4) est inférieure à l'épaisseur b de la partie distale (5).
9. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la deuxième (2) lame
est solidaire du substrat, à une section transversale constante et une longueur L'
sensiblement égale à Lo lorsque le champ magnétique appliqué est parallèle à l'axe
longitudinal des lames (1, 2).
10. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la deuxième lame
(2) est solidaire du substrat, à une section transversale constante et une longueur
L' sensiblement égale à r lorsque le champ magnétique appliqué est perpendiculaire à l'axe longitudinal des
lames (1, 2).
11. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des deux
lames (1, 2) est solidaire du substrat par l'intermédiaire d'un pied (9, 11).
12. Micro-contacteur selon la revendication 11, caractérisé en ce que les parties médianes
de chaque lame sont conformées pour présenter une moindre résistance à la flexion.
13. Micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux lames (1,
2) ont des parties distales ayant la même épaisseur b = b', lorsque le champ magnétique
appliqué est parallèle à l'axe longitudinal des lames (1, 2).
14. Micro-contacteur selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'une augmentation
de l'épaisseur b, b' des lames (1, 2) permet corrélativement de diminuer l'entrefer
e sans modifier l'encombrement global dudit micro-contacteur.
15. Procédé de fabrication d'un micro-contacteur selon la revendication 1, caractérisé
en ce qu'il comprend les étapes consistant à :
- créer sur un substrat (10) deux pistes (12, 13) électriquement isolées;
- conformer des couches successives (14, 15, 16) de photorésist épais permettant d'effectuer
par étapes la croissance galvanique;
- avant chaque étape de conformation d'une lame (1, 2) effectuer une métallisation
intermédiaire (17) de toute la surface de la structure déjà obtenue; et
- éliminer en une ou plusieurs fois le photorésist et les couches de métallisation
intermédiaire au moyen d'un réactif d'attaque.