[0001] La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie comportant :
- un convertisseur électromécanique comprenant un rotor ayant au moins un aimant permanent
et au moins une bobine couplée magnétiquement audit aimant pour produire une première
énergie électrique en réponse à une rotation dudit rotor;
- une source d'énergie mécanique couplée mécaniquement audit rotor pour appliquer à
ce rotor un premier couple moteur provoquant ladite rotation dudit rotor dans un sens
déterminé et à une vitesse de rotation supérieure à une vitesse de consigne déterminée,
ledit rotor ayant une position angulaire réelle qui varie en permanence pendant ladite
rotation;
- des moyens d'affichage d'une information horaire couplés mécaniquement audit rotor
et à ladite source d'énergie mécanique; et
- des moyens d'asservissement comprenant des moyens pour produire un signal de comparaison
ayant une valeur représentative d'un écart entre ladite position angulaire réelle
dudit rotor et une position angulaire de consigne variant régulièrement à ladite vitesse
de consigne, et des moyens de freinage répondant audit signal de comparaison pour
appliquer audit rotor un couple de freinage imposant audit rotor une vitesse de rotation
inférieure à ladite vitesse de consigne lorsque ledit écart est une avance de ladite
position angulaire réelle dudit rotor par rapport à ladite position angulaire de consigne.
[0002] De telles pièces d'horlogerie sont décrites, notamment dans les demandes de brevet
EP 0 239 820 et EP 0 679 968. Dans ces pièces d'horlogerie connues, le convertisseur
est utilisé simplement comme générateur pour fournir l'énergie électrique nécessaire
à l'alimentation du circuit d'asservissement en réponse à l'énergie mécanique fournie
par la source de cette dernière.
[0003] Les caractéristiques des divers composants de ces pièces d'horlogerie sont choisies
de manière que la vitesse de rotation réelle du rotor du générateur ait normalement
tendance à être supérieure à une vitesse de consigne qui est celle pour laquelle la
marche de la pièce d'horlogerie est correcte, et le circuit d'asservissement est destiné
à asservir cette vitesse de rotation réelle à cette vitesse de consigne.
[0004] On voit facilement que cet asservissement de la vitesse de rotation réelle du rotor
à sa vitesse de consigne est équivalent à un asservissement de la position angulaire
réelle de ce rotor à une position angulaire de consigne, qui est celle que ce rotor
occuperait s'il avait tourné en permanence à sa vitesse de consigne depuis la mise
en marche de la pièce d'horlogerie, et qui varie donc en permanence à la vitesse de
rotation de consigne du rotor.
[0005] Dans la pièce d'horlogerie de ce genre qui est décrite par la demande de brevet EP
0 239 820 déjà mentionnée, cet asservissement est réalisé en freinant périodiquement
le rotor pendant un laps de temps dont la durée dépend de l'avance ou du retard de
ce rotor par rapport à sa position angulaire de consigne.
[0006] Dans la pièce d'horlogerie de ce genre qui est décrite par la demande EP 0 679 968
déjà mentionnée, cet asservissement est réalisé en freinant le rotor pendant un laps
de temps ayant une durée fixe chaque fois que ce rotor est en avance par rapport à
sa position angulaire de consigne.
[0007] On comprendra aisément que, quelle que soit la manière dont la vitesse de rotation
du rotor est asservie à la vitesse de consigne, la position angulaire réelle de ce
rotor est presque toujours en avance ou en retard par rapport à sa position angulaire
de consigne. Cette avance ou ce retard peuvent être plus grands que 360°, voire même
atteindre plusieurs fois 360°, par exemple suite à un choc angulaire subi par la pièce
d'horlogerie.
[0008] Pour simplifier la description qui va suivre, celle-ci sera faite dans un cas où
la source d'énergie mécanique de la pièce d'horlogerie est un ressort de barillet
classique tel que celui qui est couramment utilisé dans les montres-bracelets mécaniques.
L'homme du métier verra cependant sans difficulté que l'invention qui sera décrite
plus loin est utilisable quelle que soit la nature de cette source d'énergie mécanique.
[0009] Un exemple de la variation bien connue du couple mécanique C fourni par un ressort
de barillet en fonction de son angle de désarmage A est représenté à la figure 1 par
la courbe B.
[0010] Pour qu'un tel ressort de barillet puisse être utilisé dans une pièce d'horlogerie
du même genre que celles qui ont été décrites ci-dessus, il faut évidemment que, pendant
une partie au moins de son désarmage, le couple moteur C qu'il fournit soit supérieur
à un couple limite CL, qui est le couple pour lequel le rotor du générateur entraîné
par ce ressort tourne juste à sa vitesse de consigne lorsqu'il n'est pas freiné par
le circuit d'asservissement de sa vitesse de rotation.
[0011] La valeur de ce couple limite CL dépend évidemment des caractéristiques mécaniques
des divers éléments entraînés par le ressort de barillet, ainsi que des caractéristiques
électriques du générateur et du circuit alimenté par ce dernier. Un exemple d'un tel
couple limite CL a été représenté dans la figure 1 par une droite en traits interrompus
D. Cette droite D coupe la courbe B en un point P pour lequel l'angle de désarmage
du ressort de barillet a une valeur AL.
[0012] Il est bien connu que l'énergie mécanique E disponible dans le ressort de barillet
dont le couple moteur est représenté par la courbe B de la figure 1 est égale, lorsque
ce ressort est complètement armé, à la surface délimitée par cette courbe B et par
les axes C et A de cette figure 1.
[0013] On peut considérer qu'une partie E1 de cette énergie E est utilisée, pendant le désarmage
du ressort de barillet, pour faire tourner le rotor du générateur à sa vitesse de
consigne et, après conversion en énergie électrique par ce générateur, pour alimenter
le circuit d'asservissement de la vitesse de rotation de ce rotor.
[0014] Cette partie E1 de l'énergie mécanique E est égale à la surface délimitée par les
axes A et C, par la droite D et par la droite verticale d'abscisse AL.
[0015] Une autre partie de l'énergie mécanique E, désignée par E2, est utilisée pour accélérer
le rotor du générateur et, après sa conversion en énergie électrique, pour freiner
ce rotor lorsque cela est nécessaire. Cette énergie mécanique E2 est égale à la surface
délimitée par l'axe C, la droite D et la courbe B.
[0016] On voit que l'autonomie des pièces d'horlogerie connues décrites succinctement ci-dessus,
c est-à-dire le laps de temps pendant lequel elles fonctionnent correctement après
que leur ressort de barillet a été complètement armé pour la dernière fois, est limitée
au temps qui s'écoule jusqu'à ce que le couple moteur fourni par ce ressort atteigne
la valeur du couple limite CL.
[0017] Cette autonomie peut évidemment être augmentée en utilisant un ressort de barillet
fournissant un couple plus élevé et/ou ayant un angle de désarmage total plus grand.
Mais le volume occupé par un tel ressort de barillet augmente également, ce qui peut
rendre son utilisation difficile, voire même impossible, dans une pièce d'horlogerie
de faible volume telle qu'une montre-bracelet.
[0018] Un but de la présente invention est de proposer une pièce d'horlogerie du même genre
que celles qui ont été décrites plus haut mais dont l'autonomie soit nettement plus
élevée que celle de ces dernières, toutes autres choses étant égales.
[0019] Ce but est atteint par la pièce d'horlogerie revendiquée, qui comporte :
- un convertisseur électromécanique comprenant au moins un rotor ayant un aimant permanent
et au moins une bobine couplée magnétiquement audit aimant pour produire une première
énergie électrique en réponse à une rotation dudit rotor;
- une source d'énergie mécanique couplée mécaniquement audit rotor pour appliquer audit
rotor un premier couple moteur provoquant ladite rotation dudit rotor dans un sens
déterminé et à une vitesse de rotation supérieure à une vitesse de consigne déterminée,
ledit rotor ayant une position angulaire réelle qui varie en permanence pendant ladite
rotation;
- des moyens d'affichage d'une information horaire couplés mécaniquement audit rotor
et à ladite source d'énergie mécanique; et
- des moyens d'asservissement comprenant des moyens pour produire un signal de comparaison
ayant une valeur représentative d'un écart entre ladite position angulaire réelle
dudit rotor et une position angulaire de consigne variant régulièrement à ladite vitesse
de consigne, et des moyens de freinage répondant audit signal de comparaison pour
appliquer audit rotor un couple de freinage imposant audit rotor une vitesse de rotation
inférieure à ladite vitesse de consigne lorsque ledit écart est une avance de ladite
position angulaire réelle dudit rotor par rapport à ladite position angulaire de consigne;
et qui est caractérisée par le fait que lesdits moyens d'asservissement comprennent
en outre des moyens de commande répondant audit signal de comparaison pour appliquer
audit rotor un deuxième couple moteur provoquant également ladite rotation dudit rotor
dans ledit sens déterminé et à une vitesse de rotation supérieure à ladite vitesse
de consigne lorsque ledit écart est un retard de ladite position angulaire réelle
dudit rotor par rapport à ladite position angulaire de consigne et que ledit retard
est supérieur à un retard déterminé.
[0020] Comme cela sera rendu évident par la description qui va suivre, ces caractéristiques
permettent à une pièce d'horlogerie selon la présente invention d'avoir une autonomie
beaucoup plus grande, toutes autres choses étant égales, que celle d'une pièce d'horlogerie
connue du même genre.
[0021] D'autres buts et avantages de la présente invention seront rendus évidents par la
description qui va suivre et qui sera faite à l'aide du dessin annexé dans lequel
:
- la figure 1, déjà mentionnée, représente la variation du couple moteur fourni par
un ressort de barillet en fonction de son angle de désarmage;
- la figure 2 représente schématiquement et partiellement une forme d'exécution d'une
pièce d'horlogerie selon la présente invention; et
- la figure 3 représente schématiquement et partiellement une autre forme d'exécution
d'une pièce d'horlogerie selon la présente invention.
[0022] Dans sa forme d'exécution représentée schématiquement et à titre d'exemple non limitatif
à la figure 2, la pièce d'horlogerie selon la présente invention, qui est désignée
par la référence générale 1, comporte une source d'énergie mécanique constituée par
un ressort de barillet. Ce ressort de barillet, désigné par la référence 2, n'a été
représenté que très schématiquement car il peut être du même genre que n'importe lequel
des ressorts de barillet bien connus qui sont utilisés dans les pièces d'horlogerie
mécanique classiques. On admettra que la variation du couple moteur fourni par ce
ressort de barillet 2 en fonction de son angle de désarmage est celle qui est représentée
à la figure 1.
[0023] Ce ressort de barillet 2 est couplé à un mécanisme de remontage manuel ou automatique
qui n'a pas été représenté car il peut être semblable à n'importe lequel des mécanismes
de remontage bien connus qui sont également utilisés dans les pièces d'horlogerie
mécaniques classiques.
[0024] Le ressort de barillet 2 est couplé mécaniquement au rotor 3a d'un convertisseur
électromécanique 3 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 4 symbolisé par un
trait mixte. Ce convertisseur 3 comporte encore une bobine 3b, et il ne sera pas décrit
en détail car il peut être réalisé de diverses manières bien connues des spécialistes.
[0025] On mentionnera simplement que, dans le présent exemple, le rotor 3a comporte un aimant
bipolaire qui a été simplement symbolisé par une flèche représentant son axe d'aimantation.
[0026] On mentionnera également que la bobine 3b est couplée magnétiquement à l'aimant permanent
du rotor 3a, par exemple par l'intermédiaire d'un stator qui n'a pas été représenté,
de manière à produire entre ses bornes B1 et B2, en réponse à toute rotation du rotor
3a, une tension alternative Ug dont la période est égale à la période de rotation
du rotor 3a, c'est-à-dire au temps mis par ce rotor 3a pour faire un tour. Les bornes
B1 et B2 de la bobine 3b constituent évidemment les bornes du convertisseur 3.
[0027] La pièce d'horlogerie 1 comporte encore un circuit redresseur 5 dont les entrées
5a et 5b sont respectivement reliées aux bornes B1 et B2 du convertisseur 3 et dont
les sorties 5c et 5d fournissent une tension Ua au moins sensiblement continue en
réponse à la tension alternative Ug produite par le convertisseur 3. Cette tension
Ua est destinée à alimenter les divers circuits électroniques qui seront décrits plus
loin, par l'intermédiaire de conducteurs qui n'ont pas été représentés.
[0028] Le redresseur 5 ne sera pas décrit en détail car il peut être semblable à n'importe
lequel des redresseurs bien connus des spécialistes. On mentionnera simplement que,
pour une raison qui sera rendue évidente plus loin, ce redresseur 5 est agencé de
manière que la tension continue Ua soit supérieure à la valeur de crête de la tension
alternative Ug.
[0029] Dans le présent exemple, les bornes 5a et 5c du redresseur 5 sont reliées entre elles
ainsi qu'à la borne B1 du convertisseur 3. En outre, le potentiel de ces trois bornes
5a, 5c et B1 a été choisi arbitrairement comme potentiel de référence, ou masse, et
toutes les tensions qui seront mentionnées dans la suite de cette description seront
des tensions mesurées par rapport à ce potentiel de référence.
[0030] Avec cette convention, la tension alternative Ug est donc symétrique par rapport
à ce potentiel de référence lorsque le rotor 3a tourne à vitesse constante et que
la bobine 3b n'est pas court-circuitée.
[0031] En outre, dans la suite de cette description, les divers signaux seront décrits comme
étant à l'état logique "0" ou à l'état logique "1" selon que le potentiel des points
où ils sont mesurés est sensiblement égal au potentiel de référence ou, respectivement,
au potentiel de la borne 5d du redresseur 5. Dans la suite de cette description, ces
états logiques seront simplement appelés état "0" et, respectivement, état "1".
[0032] La pièce d'horlogerie 1 comporte encore des moyens d'affichage de l'heure courante
qui sont constitués dans cet exemple par des aiguilles classiques, désignées par la
référence 6, mais qui peuvent aussi être constitués par d'autres éléments bien connus
tels que des disques, des tambours ou autres. Elle peut également comporter un ou
plusieurs dispositifs d'affichage annexes tels qu'un dispositif de calendrier, de
phase de lune ou autre. Un tel dispositif annexe n'a pas été représenté.
[0033] Les aiguilles 6 et, le cas échéant, le ou les dispositifs annexes, sont reliés mécaniquement
au ressort de barillet 2 et au rotor 3a du convertisseur 3 par l'intermédiaire d'un
train d'engrenages dont une partie au moins peut être commune avec une partie du train
d'engrenages 4. Dans la figure 1, ce train d'engrenages relié aux aiguilles 6 n'a
pas été référencé séparément, et il est également symbolisé par un trait mixte.
[0034] La pièce d'horlogerie 1 comporte aussi un mécanisme de mise à l'heure des aiguilles
6 et, le cas échéant, de correction du ou des dispositifs annexes, qui n'a pas été
représenté car il peut être semblable à n'importe lequel des divers mécanismes de
ce genre qui sont bien connus des spécialistes.
[0035] Dans la pièce d'horlogerie selon la présente invention représentée à la figure 2,
l'asservissement de la vitesse de rotation réelle du rotor 3a à sa vitesse de rotation
de consigne Vc, et donc de la position angulaire réelle de ce rotor 3a à sa position
angulaire de consigne, est assuré par un circuit d'asservissement 7 qui est alimenté
par une partie de l'énergie mécanique contenue dans le ressort de barillet 2 après
que celle-ci a été transformée en énergie électrique par le convertisseur 3 et que
la tension alternative Ug produite par ce dernier a été convertie en une tension continue
Ua par le redresseur 5.
[0036] Les éléments du circuit d'asservissement 7 qui déterminent la vitesse de rotation
du rotor 3a et qui seront décrits plus loin, ainsi que le train d'engrenages 4, sont
agencés de manière que les aiguilles 6 tournent à leurs vitesses normales lorsque
le rotor 3a tourne à la vitesse de consigne Vc. On admettra que, dans le présent exemple,
cette vitesse de consigne Vc a été fixée à 4 tours par seconde.
[0037] En outre, et pour une raison qui sera rendue évidente par la suite de cette description,
les caractéristiques du ressort de barillet 2 et des divers éléments qu'il entraîne,
ainsi que les caractéristiques du convertisseur 3, sont choisies de manière que la
vitesse moyenne de rotation du rotor 3a soit supérieure à la vitesse de consigne Vc
tant que le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 est plus élevé que le
couple limite CL défini ci-dessus (figure 1), à condition que la bobine 3b ne soit
pas court-circuitée. De même, ces caractéristiques sont choisies de manière que cette
vitesse moyenne de rotation soit inférieure à cette vitesse de consigne Vc si la bobine
3b est court-circuitée, dans des circonstances qui seront décrites plus loin, et ceci
même lorsque le ressort de barillet 2 est complètement remonté et que le couple moteur
qu'il fournit a donc sa valeur maximale.
[0038] Le circuit d'asservissement 7 mentionné ci-dessus comporte un comparateur 8 dont
l'entrée directe est reliée à la borne B2 du convertisseur 3 et dont l'entrée inverse
est reliée au potentiel de référence, de sorte que le signal produit par sa sortie,
qui sera appelé signal SM dans la suite de cette description, est alternativement
à l'état "0" et à l'état "1" selon que la tension Ug fournie par le convertisseur
3 est négative ou positive.
[0039] La période du signal SM est évidemment égale à celle de la tension Ug de sorte que,
notamment, cette période du signal SM est de 250 millisecondes lorsque le rotor 3a
du convertisseur 3 tourne à sa vitesse de consigne Vc qui est de 4 tours par seconde
dans le présent exemple comme cela a été mentionné ci-dessus.
[0040] En outre, le signal SM passe de son état "0" à son état "1" chaque fois que le rotor
3a du convertisseur 3 passe par une position angulaire déterminée, qui est celle à
laquelle la tension Ug passe par sa valeur nulle en croissant.
[0041] Le signal SM est donc à la fois un signal de mesure de la vitesse de rotation du
rotor 3a et un signal de détection du passage de ce rotor 3a par la position angulaire
déterminée définie ci-dessus.
[0042] Le circuit d'asservissement 7 comporte également une source d'un signal de référence
SR, constituée, dans cet exemple, par un oscillateur 9, qui peut être un oscillateur
à quartz, et un circuit diviseur de fréquence 10 ayant une sortie Q1 qui fournit le
signal SR en réponse au signal produit par l'oscillateur 9.
[0043] Cet oscillateur 9 et ce diviseur de fréquence 10 ne seront pas décrits en détail
car ils peuvent être réalisés de diverses manières bien connues de l'homme du métier.
On mentionnera simplement que cet oscillateur 9 et ce diviseur de fréquence 10 sont
agencés de manière que la période du signal SR soit égale à celle du signal SM lorsque
le rotor 3a du convertisseur 3 tourne à sa vitesse de consigne Vc, c'est-à-dire 250
millisecondes dans le présent exemple.
[0044] Ce résultat peut être obtenu, toujours par exemple, en utilisant pour l'oscillateur
9 un oscillateur semblable à celui qui est utilisé dans la grande majorité des pièces
d'horlogerie électroniques et qui fournit un signal ayant une fréquence de 32.768
Hz, et en réalisant le diviseur de fréquence 10 sous la forme bien connue d'une série
de 13 bascules bistables souvent appelées flips-flops.
[0045] On mentionnera aussi que le diviseur de fréquence 10 comporte une deuxième sortie,
désignée par Q2, fournissant un signal SC ayant une période beaucoup plus courte,
par exemple de l'ordre de cent fois plus courte, que celle du signal SR, et dont l'utilité
sera rendue évidente plus loin. Dans le présent exemple, ce signal SC peut être fourni
par la sortie de la sixième bascule bistable du diviseur de fréquence 10 et avoir
ainsi une période égale à 1,95 millisecondes environ.
[0046] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un compteur réversible, ou compteur-décompteur,
qui est désigné par la référence 11. L'entrée de comptage C de ce compteur 11 est
reliée à la sortie Q du diviseur de fréquence 10 et reçoit donc le signal SR, et son
entrée de décomptage D est reliée à la sortie du comparateur 8 et reçoit donc le signal
SM.
[0047] Ce compteur réversible 11 ne sera pas décrit en détail car il peut être réalisé de
diverses manières bien connues. On précisera simplement qu'il est sensible aux flancs
montants des impulsions qu'il reçoit, c'est-à-dire aux passages de l'état "0" à l'état
"1" des signaux SR et SM. En d'autres termes, le contenu de ce compteur 11, c'est-à-dire
le nombre binaire formé par les états "0" ou "1" des sorties directes des diverses
bascules bistables qui le forment, est augmenté d'une unité à chaque flanc montant
des impulsions du signal SR et diminué d'une unité à chaque flanc montant des impulsions
du signal SM. Ce compteur 11 comporte en outre des moyens bien connus qui permettent
de lever toute ambiguïté due à une quelconque superposition dans le temps des impulsions
qu'il reçoit sur ses entrées C et D.
[0048] Le compteur 11 comporte n bascules bistables. Les sorties directes de la dernière
et de l'avant-dernière de ces bascules bistables sont respectivement désignées par
Q1 et Q2.
[0049] On rappellera encore que, puisque le compteur 11 est constitué de n bascules bistables,
son contenu peut prendre n'importe quelle valeur supérieure ou égale à zéro et inférieure
ou égale à 2
n-1.
[0050] En outre, le fonctionnement du compteur 11 est cyclique, c'est-à-dire notamment que,
lorsque son contenu est égal à zéro, ce contenu prend la valeur 2
n-1 en réponse à une impulsion appliquée sur son entrée de décomptage D et que, lorsque
ce contenu est égal à 2
n-1, il prend la valeur zéro en réponse à une impulsion appliquée à son entrée de comptage
C.
[0051] L'homme du métier verra facilement que, lorsque le contenu du compteur 11 est supérieur
ou égal à zéro et inférieur à 2
(n-1), la sortie Q1 de ce compteur 11 est à l'état "0", et que cette sortie Q1 est à l'état
"1" lorsque ce contenu est supérieur ou égal à 2
(n-1) et inférieur ou égal à 2
n-1.
[0052] En outre, lorsque le contenu du compteur 11 est supérieur ou égal à zéro et inférieur
à 2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 est également à l'état "0", alors que cette sortie
Q2 est à l'état "1" lorsque ce contenu est supérieur ou égal à 2
(n-2) et inférieur à 2
(n-1).
[0053] La sortie Q1 du compteur réversible 11 est reliée à une première entrée d'une porte
ET 12 dont la deuxième entrée est reliée à la sortie du comparateur 8.
[0054] La sortie de cette porte 12 est reliée à l'entrée S d'une bascule bistable 13 de
type R-S dont l'entrée R est reliée à la sortie Q d'un compteur 15.
[0055] Comme le compteur réversible 11 décrit ci-dessus, la bascule bistable 13 est sensible
aux flancs montants des impulsions qu'elle reçoit sur ses entrées S et R. En d'autres
termes, la sortie directe Q et la sortie inverse

de cette bascule 13 prennent respectivement l'état "1" et l'état "0" en réponse à
chaque flanc montant du signal appliqué à son entrée S, et prennent respectivement
l'état "0" et l'état "1" en réponse à chaque flanc montant du signal appliqué à son
entrée R.
[0056] Le compteur 15 est un compteur simple, non réversible, et il est constitué dans cet
exemple de cinq bascules bistables branchées en série de manière classique de sorte
que sa sortie Q, qui est la sortie, directe de sa cinquième bascule, passe de l'état
"0" à l'état "1" lorsque son contenu passe de la valeur quinze à la valeur seize.
[0057] L'entrée de comptage C du compteur 15 est reliée à la sortie Q2 du diviseur de fréquence
10 et reçoit donc le signal SC, et son entrée R de remise à zéro est reliée à la sortie
inverse

de la bascule bistable 13.
[0058] A nouveau comme le compteur réversible 11, le compteur 15 est sensible aux flancs
montants du signal appliqué à son entrée de comptage C. En outre, son contenu est
maintenu à la valeur zéro tant que son entrée R est à l'état "1".
[0059] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un élément de freinage électrique du
rotor 3a du convertisseur 3, qui est constitué dans le présent exemple par un transistor
MOS de type n, désigné par la référence 16, dont la source et le drain sont respectivement
reliés aux bornes B1 et B2 du convertisseur 3, et dont la grille est reliée à la sortie
directe Q de la bascule bistable 13.
[0060] L'homme du métier verra facilement que le transistor 16 est bloqué ou conducteur
selon que sa grille est à l'état "0" ou "1" puisqu'il est de type n et que sa source
est au potentiel de référence.
[0061] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un circuit temporisateur 21 ayant une
entrée de commande C reliée à la sortie du comparateur 8 et recevant donc le signal
SM, ainsi qu'une sortie Q.
[0062] Ce circuit temporisateur 21 ne sera pas décrit en détail car l'homme du métier n'aura
aucune peine à le réaliser sachant qu'il est destiné à fournir à sa sortie Q une impulsion
IC de durée déterminée D, pendant laquelle cette sortie Q est à l'état "1", cette
impulsion IC commençant après qu'un temps de retard T, également déterminé, se soit
écoulé depuis que le signal SM a passé de l'état "0" à l'état "1". Cette durée D et
ce retard T seront précisés plus loin.
[0063] La sortie Q du temporisateur 21 est reliée à une première entrée d'une porte ET inverse
ayant une deuxième entrée qui est reliée à la sortie Q d'une bascule bistable de type
R-S 24.
[0064] L'entrée S de la bascule 24 est reliée à la sortie d'une porte ET 25 dont une première
entrée est reliée à la sortie Q2 du compteur réversible 11 et dont une deuxième entrée
est reliée à la sortie Q1 de ce compteur 11 par l'intermédiaire d'un inverseur 26.
[0065] L'entrée R de la bascule 24 est reliée directement à la sortie Q1 du compteur 11.
[0066] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un élément de commande constitué dans
le présent exemple par un transistor MOS de type p, désigné par la référence 27, dont
la source est reliée au potentiel positif, désigné par le signe +, de la tension d'alimentation
continue Ua, et dont le drain est relié à la borne B2 de la bobine 3b du convertisseur
3. La grille de ce transistor 27 est reliée à la sortie de la porte 23.
[0067] L'homme du métier verra facilement que le transistor 27 est bloqué au conducteur
selon que sa grille est à l'état "1" ou, respectivement à l'état "0" puisqu'il est
de type p et que sa source est au potentiel positif.
[0068] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un dispositif de stockage 28 destiné
à emmagasiner et à restituer de l'énergie électrique dans des circonstances qui seront
décrites plus loin.
[0069] La dispositif 28, qui comporte une borne positive 28a et une borne négative 28b respectivement
reliées aux bornes 5c et 5d du redresseur 5, ne sera pas décrit en détail car il peut
être réalisé de diverses manières bien connues des spécialistes. On mentionnera simplement
qu'il comporte dans le présent exemple un accumulateur classique 29, qui peut être
du même genre que n'importe lequel des accumulateurs bien connus adaptés à cet usage.
Le cas échéant, ce dispositif 28 peut encore comporter un circuit d'adaptation de
la tension de service de cet accumulateur 29 à la tension Ua. Ce dispositif 28 peut
aussi comporter un circuit de surveillance destiné à limiter le courant de charge
de cet accumulateur 29, à empêcher une surcharge de ce dernier et/ou à empêcher que
cet accumulateur 29 ne se décharge trop profondément.
[0070] Le circuit d'asservissement 7 comporte encore un circuit d'initialisation qui n'a
pas été représenté pour ne pas charger inutilement la figure 2 et qui est un circuit
bien connu des spécialistes. On mentionnera simplement qu'il est agencé de manière
à produire une courte impulsion d'initialisation à l'instant où la tension Ua atteint
en croissant une valeur de seuil déterminée, qui est égale ou légèrement supérieure
à la valeur pour laquelle les divers composants du circuit d'asservissement 7 commencent
à fonctionner correctement. Cet instant sera appelé instant d'initialisation t0 dans
la suite de cette description. Ce circuit d'initialisation est relié au diviseur de
fréquence 10, aux compteurs 11 et 15, au temporisateur 21 et aux bascules bistables
13 et 24 de manière que les sorties Q, Q1 ou Q2 de tous ces composants soient mises
à l'état "0" à cet instant t0.
[0071] Lorsque le ressort de barillet 2 est complètement désarmé et que le rotor 3a du convertisseur
3 ne tourne pas, la tension Ug est évidemment nulle. Si en outre l'accumulateur 29
du dispositif de stockage 28 est déchargé, la tension Ua est également nulle, ou en
tout cas insuffisante pour que la pièce d'horlogerie 1 fonctionne.
[0072] Si le ressort de barillet 2 est alors remonté, il arrive un moment où le rotor 3a
commence à tourner, et où les tensions Ug et Ua commencent à augmenter.
[0073] A l'instant t0 défini ci-dessus, l'impulsion produite par le circuit d'initialisation
a pour effet que les sorties Q1 et Q2 du diviseur de fréquence 10, les sorties Q1
et Q2 du compteur réversible 11 et les sorties Q du compteur 15 et du temporisateur
21 sont mises dans l'état "0".
[0074] La même impulsion d'initialisation a pour effet que les sorties Q et

de la bascule 13 prennent respectivement l'état "0" et l'état logique "1" et que
la sortie Q de la bascule 24 prend l'état "0".
[0075] L'état "0" de la sortie Q de la bascule 13 met le transistor 16 dans son état de
blocage, de sorte que la bobine 3b du convertisseur 3 n'est pas court-circuitée et
que la vitesse de rotation du rotor 3a peut atteindre et dépasser la vitesse de consigne
Vc. En outre, l'état "1" de la sortie

de la bascule 13 maintient le contenu du compteur 15 à zéro.
[0076] De plus, l'état "0" de la sortie Q de la bascule 24 maintient la sortie de la porte
23 à l'état "1", de sorte que le transistor 27 est mis dans son état de blocage.
[0077] Comme cela sera rendu évident plus loin, l'accumulateur 29 est complètement, ou au
moins presque complètement déchargé lorsque la pièce d'horlogerie 1 est arrêtée. Lorsque
le rotor 3a commence à tourner et que la tension Ua atteint une valeur suffisante,
cet accumulateur 29 commence à se charger en absorbant une partie de l'énergie électrique
fournie par le convertisseur 3, qui fonctionne alors en générateur. Ce surcroît d'énergie
électrique est bien entendu fourni par le ressort de barillet 2 et provient de la
conversion par le convertisseur 3 d'une partie au moins de l'énergie mécanique E2
définie ci-dessus.
[0078] Cette énergie électrique emmagasinée par l'accumulateur 29 est destinée à être utilisée
dans des circonstances qui seront décrites plus loin.
[0079] Le fonctionnement de la pièce d'horlogerie 1 après l'instant t0 ne sera décrit ci-après
que dans ses grandes lignes car l'homme du métier n'aura aucune peine à reconstituer
tous ses détails à l'aide des explications déjà données.
[0080] Dans cette description du fonctionnement de la pièce d'horlogerie 1, on appellera
instant de référence tr chacun des instants où le signal de référence SR passe de
son état "0" à son état "1" et où le contenu du compteur 11 est donc augmenté d'une
unité. De même, on appellera instant de mesure tm chacun des instants où le signal
de mesure SM passe également de son état "0" à son état "1" et où le contenu du compteur
11 est donc diminué d'une unité.
[0081] On voit bien que le contenu du compteur réversible 11 est en permanence égal à la
différence entre le nombre des impulsions du signal SR produites par le diviseur de
fréquence 10 depuis l'instant t0 défini ci-dessus et le nombre des impulsions du signal
SM produites par le comparateur 8, qui est le nombre des tours complets effectués
par le rotor 3a du convertisseur 3, depuis le même instant t0.
[0082] Ce contenu du compteur 11 est donc en permanence représentatif de l'écart entre la
position angulaire réelle du rotor 3a et sa position angulaire de consigne. Selon
le cas, cet écart est un retard ou une avance et peut être, le cas échéant, de plusieurs
tours.
[0083] Plus précisément, lorsque cet écart est nul, c'est-à-dire lorsque la position angulaire
du rotor 3a coïncide, à moins d'un tour près, avec sa position angulaire de consigne,
le contenu du compteur 11 est également nul.
[0084] De même, lorsque cet écart est un retard du rotor 3a par rapport à sa position angulaire
de consigne, le contenu du compteur 11 est supérieur à zéro et inférieur à 2
(n-1).
[0085] Dans ces deux cas, la sortie Q1 du compteur 11 est donc à l'état "0".
[0086] Enfin, lorsque cet écart est une avance du rotor 3a par rapport à sa position angulaire
de consigne, le contenu du compteur 11 est inférieur ou égal à 2
n-1 et supérieur ou égal à 2
(n-1).
[0087] Dans ce dernier cas, la sortie Q1 du compteur 11 est à l'état "1".
[0088] Le fonctionnement de la pièce d'horlogerie 1 va être décrit maintenant en commençant
arbitrairement juste après l'un des instants tm définis ci-dessus et en admettant
que le rotor 3a est alors en avance par rapport à sa position angulaire de consigne.
[0089] Comme on l'a vu ci-dessus, la sortie Q1 du compteur 11 est donc à l'état "1". Le
signal SM étant alors également à l'état "1", la bascule bistable 13 prend l'état
où ses sorties Q et

sont respectivement à l'état "1" et à l'état "0".
[0090] Il en résulte que le transistor 16 devient conducteur et court-circuite la bobine
3b du convertisseur 3. Le rotor 3a est donc freiné, et sa vitesse de rotation devient
inférieure à la vitesse de consigne Vc.
[0091] Il en résulte également que, l'entrée R de remise à zéro du compteur 15 étant maintenant
à l'état "0", le contenu de ce compteur 15 augmente d'une unité à chacune des impulsions
du signal SC. Lorsque, dans le présent exemple, ce contenu passe de la valeur quinze
à la valeur seize, soit environ 31,25 millisecondes après que la bascule 13 a changé
d'état, la sortie Q de ce compteur 15 passe à l'état "1".
[0092] La bascule 13 reprend alors l'état où ses sorties Q et

sont respectivement à l'état "0" et à l'état "1".
[0093] Le transistor 16 est donc à nouveau bloqué, de sorte que le rotor 3a n'est plus freiné
et que sa vitesse de rotation peut à nouveau augmenter.
[0094] Si, juste après l'instant tm suivant, la sortie Q1 du compteur réversible 11 est
encore à l'état logique "1", le processus qui vient d'être décrit se déroule à nouveau.
L'avance du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne, qui diminue
évidemment chaque fois que ce rotor 3a est freiné, finit par s'annuler.
[0095] Lorsque cette avance devient nulle, la sortie Q1 du compteur réversible 11 prend
l'état "0", et le rotor 3a n'est plus freiné jusqu'à ce qu'il prenne à nouveau de
l'avance par rapport à sa position angulaire de consigne et que la sortie Q1 du compteur
11 repasse par conséquent à l'état "1".
[0096] Lorsque le rotor 3a est en retard par rapport à sa position angulaire de consigne
juste après un des instants tm définis ci-dessus, la sortie Q1 du compteur 11 est
à l'état "0".
[0097] Tant que ce retard est suffisamment faible pour que le contenu du compteur 11 soit
inférieur à 2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 est également à l'état "0". Par conséquent, les sorties
des portes 12 et 25 et les sorties Q des bascules 13 et 24 sont aussi à l'état "0".
Il en découle que les transistors 16 et 27 restent dans leur état bloqué et, notamment,
que la bobine 3b n'est court-circuitée à aucun moment.
[0098] Si en outre le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 est supérieur ou
égal au couple limite CL défini ci-dessus, la vitesse de rotation du rotor 3a peut
rester ou tendre à devenir supérieure à la vitesse de consigne Vc.
[0099] Le retard du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne tend donc à
s'annuler.
[0100] Cette situation reste inchangée jusqu'à ce que ce retard s'annule et que le rotor
3a prenne de l'avance par rapport à sa position angulaire de consigne. La sortie Q1
du compteur 11 passe alors à l'état "1" et le processus de freinage décrit ci-dessus
recommence.
[0101] Si le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 devient inférieur au couple
limite CL défini ci-dessus, l'énergie électrique produite par le convertisseur 3 devient
insuffisante pour alimenter correctement les divers composants du circuit d'asservissement
7.
[0102] Mais, comme mentionné ci-dessus, l'accumulateur 29 est alors au moins partiellement
chargé, de sorte que le dispositif 28 maintient la tension Ua à une valeur telle que
les composants du circuit 7 fonctionnent correctement. L'énergie électrique nécessaire
à ce fonctionnement est alors fournie, au moins partiellement, par l'accumulateur
29 du dispositif 28.
[0103] Le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 étant devenu inférieur au couple
limite CL, le ressort de barillet 2 ne peut plus non plus entraîner le rotor 3a à
sa vitesse de rotation de consigne Vc et, a fortiori, à une vitesse supérieure à cette
vitesse Vc. Le rotor 3a commence donc à prendre, par rapport à sa position angulaire
de consigne, un retard qui ne peut plus être corrigé de la manière décrite ci-dessus.
[0104] Lorsque ce retard devient suffisamment grand pour que le contenu du compteur 11 atteigne
la valeur de 2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 prend l'état "1", alors que la sortie Q1 de ce dernier
reste bien entendu à l'état "0".
[0105] Il en résulte que la sortie de la porte 25 passe à l'état "1", de même que la sortie
Q de la bascule 24.
[0106] Le rotor 3a étant en retard par rapport à sa position de consigne, le signal SM est
encore à l'état "0" à l'instant où cette sortie Q de la bascule 24 prend l'état "1".
La sortie Q du temporisateur 21 reste donc à l'état "0", la sortie de la porte 23
reste à l'état "1" et le transistor 27 reste bloqué.
[0107] Lorsque, à l'instant tm suivant, le rotor 3a atteint la position angulaire où la
tension Ug passe par sa valeur nulle pour devenir ensuite positive et que le signal
SM prend donc son état "1", le temporisateur 21 commence à fonctionner.
[0108] Comme cela a été mentionné ci-dessus, la sortie Q du temporisateur 21 produit une
impulsion IC de durée D après qu'un temps de retard T s'est écoulé depuis l'instant
tm qui vient d'être mentionne.
[0109] Pendant cette impulsion IC, la sortie Q du temporisateur 21 est à l'état "1", de
sorte que la sortie de la porte 23 est à l'état "0" et que le transistor 27 est conducteur.
[0110] Pendant cette impulsion IC, la bobine 3b reçoit donc une impulsion, qui sera désignée
par IM, pendant laquelle elle est soumise à la tension d'alimentation Ua. Cette impulsion
IM est synchrone avec l'impulsion IC, c'est-à-dire qu'elle commence avec le même retard
T que cette dernière par rapport à l'instant tm mentionné ci-dessus, et qu'elle a
la même durée D que cette impulsion IC.
[0111] On a vu ci-dessus que la tension d'alimentation Ua est supérieure à la valeur de
crête de la tension Ug fournie par le générateur 3. Quelle que soit la valeur de la
tension Ug au moment où l'impulsion IM est appliquée à la bobine 3b, cette impulsion
IM provoque donc le passage d'un courant dans cette bobine 3b, et donc l'application
d'un champ magnétique à l'aimant permanent du rotor 3a. De manière bien connue, l'interaction
de ce champ magnétique et de celui qui est produit par l'aimant permanent du rotor
3a provoque l'application à ce dernier d'un couple. Ce dernier sera appelé couple
électro-magnétique dans la suite de cette description pour le distinguer du couple
mécanique appliqué au rotor 3a par le ressort de barillet 2.
[0112] Pour une raison qui sera rendue évidente plus loin, ce couple électro-magnétique
doit tendre à faire tourner le rotor 3a dans le même sens que le couple mécanique
fourni par le ressort de barillet 2.
[0113] A cet effet, le temporisateur 21 est agencé de manière que le retard T de l'impulsion
IC par rapport au passage de la tension Ug par sa valeur nulle à l'instant tm défini
ci-dessus soit inférieur à une demi-période de cette tension Ug. Cette tension Ug
est ainsi positive lorsque l'impulsion IM est appliquée à la bobine 3b, et le couple
électro-magnétique fourni au rotor 3a en réponse à cette impulsion IM a bien le sens
désiré. Cette impulsion IM peut donc être qualifiée d'impulsion motrice.
[0114] De préférence, le temporisateur 21 est agencé de manière que le retard T soit sensiblement
égal à un quart de la période de la tension Ug. L'impulsion motrice IM est ainsi appliquée
à la bobine 3b alors que la tension Ug a une valeur proche de sa valeur de crête.
L'homme du métier comprendra facilement que, dans ces conditions, l'énergie électrique
fournie à la bobine 3b pendant l'impulsion motrice IM est utilisée de la manière la
plus efficace, car le rotor 3a a alors une position angulaire telle que le couple
électromagnétique auquel il est soumis à une valeur sensiblement égale à sa valeur
maximale.
[0115] Pendant l'impulsion motrice IM, le convertisseur 3 fonctionne donc comme un moteur
et convertit l'énergie électrique reçue par sa bobine 3b en énergie mécanique. Pour
une raison qui sera rendue évidente plus loin, la durée D de cette impulsion IM, qui
détermine la quantité d'énergie électrique reçue par la bobine 3b, est choisie de
manière que la quantité d'énergie mécanique qui en résulte soit suffisante pour accélérer
le rotor 3a jusqu'à une vitesse supérieure à sa vitesse de consigne Vc.
[0116] L'homme du métier comprendra qu'il n'est pas possible de mieux préciser la valeur
de cette durée D, car cette valeur dépend des caractéristiques du convertisseur 3
et des éléments mécaniques qui sont reliés au rotor 3a, c'est-à-dire notamment le
ressort de barillet 2 et les aiguilles d'affichage de l'heure 6. L'homme du métier
n'aura cependant aucune peine à déterminer cette durée D dans chaque cas particulier,
par exemple par des essais.
[0117] Dans un prototype réalisé par la déposante, où la période de la tension Ug était
de 250 ms comme dans l'ensemble décrit ci-dessus, de très bons résultats ont été obtenus
en réalisant le temporisateur 21 de manière que le retard T et la durée D soient respectivement
égaux à 60 ms et 4 ms, l'impulsion IM étant ainsi toujours pratiquement symétrique,
dans le temps, par rapport à l'instant où la tension Ug passe par sa valeur de crête
positive.
[0118] Tant que la sortie Q de la bascule 24 reste à l'état "1", la bobine 3b reçoit une
impulsion motrice IM à chaque période de la tension Ug ou, ce qui revient au même
dans le présent exemple, à chaque tour du rotor 3a. Cette impulsion motrice IM ayant
les caractéristiques mentionnées ci-dessus, la vitesse de rotation du rotor 3a devient,
ou reste, supérieure à sa vitesse de consigne Vc.
[0119] Le retard du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne diminue donc,
de même que le contenu du compteur 11.
[0120] Lorsque ce retard s'annule et que le rotor 3a commence à être en avance par rapport
à sa position angulaire de consigne, la sortie Q1 du compteur 11 repasse à l'état
"1" et la sortie Q de la bascule 24 repasse donc à l'état "0", de sorte que la bobine
3b ne reçoit plus d'impulsion IM.
[0121] Si le ressort de barillet 2 n'a pas été remonté entre-temps, le rotor 3a prend à
nouveau du retard par rapport à sa position angulaire de consigne et le contenu du
compteur 11 commence à nouveau à augmenter. Lorsque ce contenu devient égal ou supérieur
à 2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 repasse à l'état "1" et le processus décrit ci-dessus
se déroule à nouveau.
[0122] A titre d'exemple non limitatif, le nombre n de bascules bistables du compteur 11
peut être égal à neuf, la capacité totale de ce compteur 11 étant alors égale à 2
9, c'est-à-dire 512. Dans cet exemple, les impulsions motrices IM commencent donc à
être produites lorsque le contenu du compteur 11 est égal à 2
7, c'est-à-dire 128. Le rotor 3a a donc alors 128 tours de retard, ou 128 x 360°, par
rapport à sa position angulaire de consigne.
[0123] La vitesse de consigne Vc du rotor 3a étant, toujours dans cet exemple, de quatre
tours par seconde, le retard de la pièce d'horlogerie 1 est alors de 32 secondes.
[0124] L'énergie mécanique fournie au rotor 3a pendant chaque impulsion IM provient bien
entendu de l'accumulateur 29 du dispositif de stockage 28. Le processus de rattrapage
du retard du rotor 3a qui vient d'être décrit peut donc se dérouler tant que cet accumulateur
29 est suffisamment chargé.
[0125] On voit que la pièce d'horlogerie 1 fonctionne encore correctement pendant un certain
temps après que le couple mécanique fourni par le ressort de barillet 2 est devenu
inférieur au couple limite CL défini ci-dessus.
[0126] L'homme du métier sait bien que, même lorsque le transistor 16 est bloqué et que
la bobine 3b n'est donc pas court-circuitée, le rotor 3a est soumis à un couple de
freinage qui est produit en réponse à la somme du courant consommé par les divers
composants électroniques du circuit d'asservissement 7 et du courant de charge de
l'accumulateur 29.
[0127] L'homme du métier sait également que ce couple de freinage a pour effet d'augmenter
le temps d'accélération du rotor 3a, c'est-à-dire le temps mis par ce rotor 3a pour
atteindre et dépasser sa vitesse de consigne Vc après la fin du processus de freinage
décrit ci-dessus.
[0128] L'homme du métier comprendra donc facilement que, dans une pièce d'horlogerie telle
que la pièce d'horlogerie 1 décrite ci-dessus, il est avantageux de concevoir le dispositif
de stockage 28 de manière que le courant de charge de l'accumulateur 29 soit limité
à une valeur aussi faible que possible, pour que le temps d'accélération du rotor
3a soit donc aussi court que possible.
[0129] Dans sa forme d'exécution représentée schématiquement et à titre d'exemple non limitatif
à la figure 3, la pièce d'horlogerie selon la présente invention est désignée par
la référence 31.
[0130] Tout comme la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, la pièce d'horlogerie 31 comporte
un ressort de barillet couplé mécaniquement au rotor d'un convertisseur électromécanique
et à des moyens d'affichage de l'heure courante, et la bobine de ce convertisseur
est reliée à un circuit redresseur. Ces divers composants de la pièce d'horlogerie
31 sont désignés par les mêmes références que les composants correspondants de la
pièce d'horlogerie 1 et ne seront pas décrits à nouveau ici car ils peuvent être identiques
à ces derniers.
[0131] La pièce d'horlogerie 31 comporte aussi un circuit d'asservissement de la vitesse
de rotation réelle du rotor 3a à sa vitesse de consigne Vc, qui est désigné dans ce
cas par la référence 32.
[0132] Chaque composant du circuit d'asservissement 32 qui est désigné par la même référence
que l'un des composants du circuit d'asservissement 7 de la figure 2 est identique
à ce dernier et fonctionne comme lui. Ces composants du circuit 32 ne seront donc
pas décrits à nouveau ici. En outre, tous ces composants du circuit 32 sont reliés
entre eux comme les composants correspondants du circuit 7, à quelques exceptions
près. Ces exceptions vont être décrites maintenant, en même temps que les quelques
composants du circuit d'asservissement 32 qui n'existent pas dans le circuit d'asservissement
7.
[0133] Ainsi, dans le circuit d'asservissement 32, la grille du transistor 16 n'est pas
reliée directement à la sortie Q de la bascule bistable 13 comme c'est le cas dans
le circuit d'asservissement 7, mais elle est reliée à la sortie d'une porte ET 33
dont une entrée est, elle, reliée à cette sortie Q de la bascule 13.
[0134] Une deuxième entrée de la porte 33 est reliée à la sortie Q d'une bascule bistable
34 de type R-S dont l'entrée S est reliée à la sortie d'une porte ET 35 et dont l'entrée
R est reliée à la sortie de l'inverseur 26.
[0135] Comme les autres bascules bistables 13 et 24 décrites ci-dessus, la bascule 34 est
sensible aux flancs montants des signaux qu'elle reçoit sur ses entrées S et R, ce
qui signifie que sa sortie Q prend l'état "1" et l'état "0" en réponse à chaque passage
de son entrée S et, respectivement, de son entrée R de l'état "0" à l'état "1". En
outre, la bascule 34 est également reliée au circuit d'initialisation mentionné dans
la description de la pièce d'horlogerie 1, de sorte que sa sortie Q prend l'état "0"
en réponse à l'impulsion d'initialisation produite par ce circuit.
[0136] La porte 35 comporte deux entrées qui sont respectivement reliées à la sortie Q1
du compteur 11 et, par l'intermédiaire d'un inverseur 36, à la sortie Q2 de ce même
compteur 11.
[0137] Dans le circuit d'asservissement 32, la borne négative 28b du dispositif de stockage
28 n'est pas reliée directement à la borne 5c du redresseur 5, comme c est le cas
dans le circuit d'asservissement 7, mais elle est reliée au drain d'un transistor
MOS 37, de type n, dont la source est, elle, reliée à cette borne 5c et donc au potentiel
de référence.
[0138] La grille du transistor 37 est reliée à la sortie d'une porte OU 38 ayant deux entrées
reliées respectivement à la sortie Q1 du compteur 11 et, par l'intermédiaire d'un
inverseur 39, à la sortie de la porte 23.
[0139] Comme le transistor 16, le transistor 37 est bloqué ou conducteur selon que sa grille
est à l'état "0" ou à l'état "1" puisqu'il est de type n et que sa source est reliée
au potentiel de référence.
[0140] Le fonctionnement de la pièce d'horlogerie 31 est en grande partie identique à celui
de la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2. Les détails du fonctionnement de la pièce
d'horlogerie 31 qui ne figurent pas dans la description qui va suivre peuvent donc
être trouvés dans la description du fonctionnement de la pièce d'horlogerie 1 qui
a été faite ci-dessus.
[0141] Comme dans le cas de la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, les sorties Q1 et Q2
du compteur 11 de la pièce d'horlogerie 31 sont toutes deux à l'état "0" lorsque le
rotor 3a du convertisseur 3 est en retard par rapport à sa position angulaire de consigne,
et que ce retard est relativement faible puisque le contenu du compteur 11 est inférieur
à 2
(n-2).
[0142] Dans ces conditions, la sortie de la porte 12, la sortie Q de la bascule 13 et la
sortie de la porte 33 sont à l'état "0", de sorte que le transistor 16 est bloqué.
[0143] De même, la sortie de la porte 25 et la sortie Q de la bascule 24 sont à l'état "0",
de sorte que la sortie de la porte 23 est à l'état "1" et que la sortie de l'inverseur
39 est à l'état "0". La sortie de la porte 38 est dont à l'état "0" puisque ses deux
entrées sont à l'état "0", et le transistor 37 est bloqué.
[0144] Si en outre le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 est supérieur ou
égal au couple limite CL, la vitesse de rotation du rotor 3a peut rester ou tendre
à devenir supérieure à sa vitesse de consigne Vc, et le retard de ce rotor 3a par
rapport à sa position angulaire de consigne tend à s'annuler.
[0145] On voit que, dans les conditions qui viennent d'être décrites et contrairement à
ce qui se passe dans le cas de la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, la liaison
électrique entre le dispositif de stockage 28 et le redresseur 5 est interrompue.
L'accumulateur 29 de ce dispositif de stockage 28 ne peut donc absorber aucun courant,
quel que soit son état de charge. Le courant que doit fournir le convertisseur 3 est
donc strictement limité à celui qui est absorbé, après le redressage effectué par
le circuit redresseur 5, par les autres composants du circuit d'asservissement 32.
[0146] Il en résulte que le couple de freinage appliqué au rotor 3a en réponse au courant
fourni par le convertisseur 3, et donc le temps qui est nécessaire pour que ce rotor
3a rattrape son retard par rapport à sa position angulaire de consigne, sont plus
faibles dans le cas présent de la pièce d'horlogerie 31 que dans le cas de la pièce
d'horlogerie 1 de la figure 2, toutes autres choses étant égales.
[0147] Si par contre, toujours dans les conditions qui viennent d'être décrites, le couple
moteur fourni par le ressort de barillet 2 est inférieur au couple limite CL, la vitesse
de rotation du rotor 3a reste inférieure à sa vitesse de consigne Vc et le retard
du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne augmente.
[0148] Lorsque ce retard devient tel que le contenu du compteur 11 atteint la valeur 2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 passe à l'état "1".
[0149] La sortie Q1 du compteur 11 étant toujours à l'état "0", le transistor 16 reste bloqué.
[0150] Par contre, la sortie Q2 du compteur 11 étant maintenant à l'état "1", la sortie
de la porte 25 passe à l'état "1", de même que la sortie Q de la bascule 24.
[0151] Pendant chaque impulsion IC fournie par la sortie du temporisateur 21, la sortie
de la porte 23 passe à l'état "0", ce qui rend le transistor 27 conducteur. Simultanément,
la sortie de l'inverseur 39 et, donc, la sortie de la porte 38 passent à l'état "1",
de sorte que le transistor 37 devient conducteur.
[0152] Il en résulte que, pendant chaque impulsion IC, le dispositif de stockage 28 est
à nouveau relié aux divers composants du circuit d'asservissement 32, et notamment
au transistor 27.
[0153] Comme dans le cas de la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, la bobine 3b du convertisseur
3 reçoit donc, en réponse à chaque impulsion IC, une impulsion motrice IM par l'intermédiaire
du transistor 27, et l'énergie électrique fournie à cette bobine 3b pendant cette
impulsion motrice IM est fournie par l'accumulateur 29.
[0154] De même, si l'accumulateur 29 contient suffisamment d'énergie électrique, chaque
impulsion IM provoque une accélération du rotor 3a telle que la vitesse de rotation
de ce dernier devient ou reste supérieure à sa vitesse de consigne Vc, et le retard
du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne tend à s'annuler bien
que le couple moteur fourni par le ressort de barillet 2 soit inférieur au couple
limite CL.
[0155] Toujours comme dans le cas de la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, la sortie Q1
du compteur 11 de la pièce d'horlogerie 31 est à l'état "1" lorsque le rotor 3a du
convertisseur 3 est en avance par rapport à sa position angulaire de consigne. En
outre, si cette avance est relativement faible et que le contenu du compteur 11 est
supérieur ou égal à 3.2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 est également à l'état "1".
[0156] Dans ces conditions, la sortie de l'inverseur 36 est à l'état "0", de sorte que la
sortie de la porte 35, la sortie Q de la bascule 34 et la sortie de la porte 33 sont
en permanence à l'état "0".
[0157] Contrairement à ce qui se passe dans la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, le transistor
16 est donc bloqué en permanence dans ce cas, bien que le rotor 3a soit en avance
par rapport à sa position angulaire de consigne.
[0158] Cependant, la sortie de la porte 38 est, elle, en permanence à l'état "1", de sorte
que le transistor 37 est conducteur et que le dispositif de stockage 28 est relié,
également en permanence, au redresseur 5 et, bien entendu, aux autres composants du
circuit d'asservissement 32.
[0159] L'accumulateur 29 du dispositif de stockage 28 absorbe donc en permanence un courant
de charge dont l'intensité est d'autant plus grande que la quantité d'énergie électrique
contenue dans cet accumulateur 29 est faible et que la capacité maximale de ce dernier
est élevée.
[0160] Ce courant de charge de l'accumulateur 29 est évidemment fourni par le convertisseur
3, par l'intermédiaire du redresseur 5, et contribue donc à la création du couple
de freinage appliqué au rotor 3a.
[0161] On voit facilement que ce courant de charge de l'accumulateur 29 doit être supérieur
à une certaine limite, qui est d'autant plus élevée que le couple moteur fourni par
le ressort de barillet 2 est grand, pour que le couple de freinage appliqué au rotor
3a impose à ce dernier une vitesse de rotation inférieure à sa vitesse de consigne
Vc.
[0162] Si cette condition est remplie, l'avance du rotor 3a par rapport à sa position angulaire
de consigne diminue bien que, dans ce cas, le transistor 16 ne soit pas conducteur
et ne court-circuite donc pas la bobine 3b.
[0163] Cette situation ne change évidemment pas tant que le rotor 3a est en avance par rapport
à sa position angulaire de consigne et que le courant de charge de l'accumulateur
reste supérieur à la valeur limite définie ci-dessus.
[0164] Si cette avance du rotor 3a s'annule alors que ce courant de charge est encore supérieur
à cette valeur limite, les sorties Q1 et Q2 du compteur 11 passent alors toutes deux
à l'état "0", de même que la sortie de la porte 38. Il en découle que le transistor
37 se bloque à nouveau, de sorte que l'accumulateur 29 n'absorbe plus de courant.
Le couple de freinage appliqué au rotor 3a n'est alors plus causé que par le courant
absorbé par les autres composants du circuit d'asservissement 32 et la vitesse de
rotation de ce rotor 3a peut à nouveau dépasser la vitesse de consigne Vc.
[0165] Si par contre le courant de charge de l'accumulateur 29 devient inférieur à la valeur
limite définie ci-dessus avant que l'avance du rotor 3a ne s'annule, cette avance
ne diminue plus, et même augmente, puisque le couple de freinage appliqué à ce rotor
3a ne peut plus imposer à ce dernier une vitesse inférieure à sa vitesse de consigne
Vc.
[0166] Le contenu du compteur 11 diminue donc, dans un tel cas, et lorsque ce contenu devient
inférieur à 3.2
(n-2), la sortie Q2 de ce compteur 11 passe à l'état "0", alors que la sortie Q1 de ce
dernier reste évidemment à l'état "1".
[0167] La sortie de l'inverseur 36 et la sortie de la porte 35 passent donc à l'état "1",
de même que la sortie Q de la bascule 34.
[0168] Lorsque la sortie Q de la bascule 13 passe à l'état "1" en réponse au passage du
signal de mesure SM à l'état "1", la sortie de la porte 33 passe également à l'état
"1", ce qui rend le transistor 16 conducteur, et ceci jusqu'à ce que la sortie Q du
temporisateur 15 passe elle-même à l'état "1".
[0169] Lorsque le transistor 16 est conducteur, il court-circuite la bobine 3a et, comme
dans le cas de la pièce d'horlogerie 1, le couple de freinage appliqué au rotor 3a
impose à ce dernier une vitesse de rotation inférieure à sa vitesse de consigne Vc.
[0170] L'avance du rotor 3a par rapport à sa position angulaire de consigne diminue donc
bien que le courant de charge de l'accumulateur 29 soit inférieur à la valeur limite
définie ci-dessus.
[0171] Cette situation reste inchangée tant que le rotor 3a est en avance par rapport à
sa position angulaire de consigne, le transistor 16 court-circuitant la bobine 3b
à chaque tour de ce rotor 3a.
[0172] Lorsque l'avance du rotor 3a s'annule, les sorties Q1 et Q2 du compteur 11 passent
toutes deux à l'état "0", de sorte que les transistors 16 et 37 sont à nouveau bloqués
en permanence et que la vitesse de rotation du rotor 3a peut donc à nouveau dépasser
la vitesse de consigne Vc.
[0173] On voit que, dans la pièce d'horlogerie 31 qui vient d'être décrite, une partie au
moins de l'énergie électrique produite par le convertisseur 3 lorsque le rotor 3a
de ce dernier est en avance par rapport à sa position angulaire de consigne et que
sa vitesse de rotation doit donc être réduite à une valeur inférieure à la vitesse
de consigne de Vc est utilisée pour charger l'accumulateur 29 du dispositif de stockage
28. Dans la pièce d'horlogerie 1 de la figure 2, par contre, cette même partie de
l'énergie électrique produite dans ces conditions est dissipée par effet Joule, principalement
dans la bobine 3b du convertisseur 3 et dans le transistor 16.
[0174] Il en découle que l'autonomie de la pièce d'horlogerie 31 est encore augmentée, toutes
autres choses étant égales, par rapport à l'autonomie de la pièce d'horlogerie 1.
[0175] L'homme du métier comprendra facilement que, dans la pièce d'horlogerie 31, il est
avantageux de concevoir le dispositif de stockage 28 de manière que le courant de
charge de l'accumulateur 29 ne soit pas limité ou, le cas échéant, que ce courant
de charge soit tout au plus limité à la valeur au-dessus de laquelle cet accumulateur
29 risque d'être endommagé.
[0176] De même, il est également avantageux de choisir l'accumulateur 29 de manière que
sa capacité nominale soit aussi élevée que possible.
[0177] On voit que l'autonomie d'une pièce d'horlogerie selon la présente invention est
nettement plus grande que l'autonomie d'une pièce d'horlogerie connue telle que celles
qui sont décrites dans les demandes de brevet EP 0 239 820 et EP 0 679 968 déjà mentionnées.
[0178] Ceci est évidemment dû au fait qu'une pièce d'horlogerie selon la présente invention
comporte un dispositif de stockage capable d'emmagasiner, sous forme d'énergie électrique,
une partie de l'énergie mécanique contenue dans son ressort de barillet, ainsi que
des moyens qui permettent d'utiliser cette énergie électrique pour faire fonctionner
la pièce d'horlogerie après que ce ressort de barillet se soit complètement désarmé.
[0179] Il est évident que l'augmentation de l'autonomie d'une pièce d'horlogerie selon la
présente invention ne peut pas être chiffrée d'une manière générale car elle dépend
des caractéristiques de ses divers composants, et notamment de la capacité de l'accumulateur
faisant partie de son dispositif de stockage.
[0180] On voit que si cette capacité est telle que la quantité d'énergie électrique que
cet accumulateur peut emmagasiner est à peu près égale à celle qui correspond à la
quantité d'énergie mécanique E2 définie ci-dessus, et que cette dernière est à peu
près égale à la quantité d'énergie mécanique E1 également définie ci-dessus, l'autonomie
de la pièce d'horlogerie est pratiquement doublée, toutes autres choses étant égales,
par rapport à celle d'une pièce d'horlogerie connue du même genre.
[0181] Cependant, le ressort de barillet d'une pièce d'horlogerie, quelle qu'elle soit,
est généralement remonté de nombreuses fois avant que le couple mécanique qu'il fournit
ne devienne inférieur au couple limite CL. Il en découle que l'énergie mécanique qui
est disponible, après conversion en énergie électrique, pour charger l'accumulateur
du dispositif de stockage d'une pièce d'horlogerie selon la présente invention est
généralement très supérieure à l'énergie mécanique E2.
[0182] Il est donc possible, et même souhaitable, d'équiper le dispositif de stockage d'une
pièce d'horlogerie selon la présente invention d'un accumulateur ayant une capacité
telle qu'il peut emmagasiner une quantité d'énergie électrique supérieure à celle
qui correspond à la quantité d'énergie mécanique E2 définie ci-dessus. Malgré sa capacité
importante, cet accumulateur est généralement complètement chargé lorsque le couple
moteur fourni par le ressort de barillet de cette pièce d'horlogerie devient inférieur
au couple limite CL défini ci-dessus. Il en découle que l'autonomie d'une pièce d'horlogerie
dont le dispositif de stockage comporte un tel accumulateur est encore augmentée.
[0183] Il est évident que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la pièce
d'horlogerie selon la présente invention dont deux formes d'exécution viennent d'être
décrites sans que celle-ci sorte pour autant du cadre de cette invention. Seules quelques-unes
de ces modifications seront mentionnées ci-dessous.
[0184] Ainsi, par exemple, l'homme du métier verra sans difficulté que le convertisseur
d'une pièce d'horlogerie selon la présente invention peut comporter plus d'une bobine
et/ou que son rotor peut comporter un aimant permanent multipolaire. Ce rotor peut
également comporter plusieurs aimants bipolaires ou multipolaires.
[0185] Dans de tels cas, la période de la tension alternative produite par le convertisseur
est évidemment un sous-multiple de la période de rotation du rotor de ce convertisseur.
Le circuit d'asservissement de la pièce d'horlogerie est alors bien entendu de préférence
agencé de manière à fournir une impulsion motrice, lorsque cela est nécessaire, à
chaque période de cette tension.
[0186] D'autre part, l'asservissement de la position angulaire réelle du rotor du convertisseur
d'une pièce d'horlogerie selon la présente invention à sa position angulaire de consigne
peut être réalisé d'une manière différente de celle qui a été décrite ci-dessus, par
exemple de la manière qui est décrite dans la demande de brevet EP 0 239 820 déjà
mentionnée.
[0187] Les moyens qui produisent les impulsions motrices désignées par IM dans la description
ci-dessus peuvent également être modifiés.
[0188] Par exemple, ces moyens peuvent être agencés de manière à produire, lorsque cela
est nécessaire, deux impulsions motrices à chaque période de la tension produite par
le convertisseur. Dans un tel cas, il est avantageux qu'une de ces impulsions motrices
soit positive et soit appliquée à la bobine du convertisseur lorsque la tension alternative
produite par ce dernier est proche de sa valeur de crête positive, comme dans les
exemples décrits ci-dessus, et que l'autre de ces impulsions motrices soit appliquée
à cette bobine lorsque cette tension est proche de sa valeur de crête négative. Cette
dernière impulsion motrice doit évidemment être également négative, de manière à aussi
accélérer le rotor du générateur.
[0189] Il faut noter que le nombre d'impulsions motrices appliquées à la bobine du convertisseur
à chaque période de la tension produite par le convertisseur, lorsque cela est nécessaire,
peut également être supérieur à deux.
[0190] Toujours par exemple, les moyens produisant les impulsions motrices peuvent aussi
être modifiés de manière que ces dernières soient produites dans des conditions différentes
de celles qui ont été décrites ci-dessus. Ainsi, ces moyens peuvent être agencés de
manière que la production de ces impulsions motrices commence et/ou se termine plus
tôt ou plus tard que ce qui a été décrit. Notamment, et encore par exemple, ces moyens
peuvent être agencés de manière que cette production ne soit interrompue que lorsque
la valeur du signal de comparaison entre la position angulaire réelle du rotor du
convertisseur et sa position angulaire de consigne est représentative d'une certaine
avance de ce rotor par rapport à cette position angulaire de consigne, et non pas
dès que cette valeur indique que le retard du rotor s'est annulé comme dans les exemples
décrits ci-dessus. De même, ces moyens peuvent être agencés de manière que la production
des impulsions motrices commence aussitôt que la valeur du signal de comparaison est
représentative d'un retard, aussi faible soit-il, de ce rotor par rapport à sa position
angulaire de consigne.
[0191] De même, dans une pièce d'horlogerie selon la présente invention telle que celle
qui est représentée à la figure 3, le circuit d'asservissement peut être agencé de
manière que le transistor de freinage, c'est-à-dire le transistor 16 de cette figure
3, soit rendu conducteur ou bloqué pour des valeurs du signal de comparaison différentes
de celles qui ont été mentionnées ci-dessus. Notamment, ce circuit d'asservissement
peut être agencé de manière que ce transistor de freinage soit déjà rendu conducteur
lorsque cette valeur est encore supérieure à 3.2
(n-2), l'avance que prend le rotor du convertisseur lorsque le courant de charge de l'accumulateur
du dispositif de stockage devient inférieur à la limite définie ci-dessus pouvant
ainsi être réduite.