[0001] La présente invention a pour objet un nouveau joint automatique relevable installé
au bas des portes pour en améliorer l'étanchéité.
Art antérieur
[0002] On connaît déjà des joints automatiques qui ont pour fonction d'améliorer l'étanchéité
de la partie basse des portes : de tels joints doivent être en contact avec le sol
lorsque la porte est fermée, puis se relever au moment où la porte s'ouvre afin de
ne pas rester en contact avec le sol et gêner la rotation ou le glissement de la porte.
[0003] Pour assurer ce changement de position du joint, diverses solutions techniques ont
été proposées ; on connaît, par exemple, des joints montés sur une charnière et qui
pivotent vers le bas sous l'effet d'un levier qui bascule en butant sur le dormant
de l'huisserie. La description d'un tel dispositif est donnée notamment dans FR 1
338 522 avec une commande par levier ou dans US 3.118 193 selon lequel la rotation
autour de la charnière est commandée par un poussoir et une lumière hélicoïdale.
[0004] On connaît également des joints automatiques dont le dispositif commande une translation
verticale du joint pour l'abaisser jusqu'au sol à la fermeture de la porte. Parmi
les nombreux dispositifs de ce type, on peut citer US 3.703.788 ou EP 509 961 dans
lesquels un poussoir agit sur une lame cintrée supportant le joint ; FR 1586 449 et
FR 2.388.978 qui fonctionnent pratiquement suivant un même principe ; US 3 030 674
dans lequel le joint est supporté par plusieurs biellettes articulées et EP 209 678
selon lequel un jeu de curseurs actionnés par un poussoir vient abaisser le joint
maintenu par des ressorts obliques.
[0005] Ces différents dispositifs présentent cependant des inconvénients, soit en raison
de difficultés de réglage des butées poussoirs, soit en raison de leur encombrement,
notamment dans le cas des mécanismes articulés par une charnière qui sont assez encombrants
à l'état relevé et peuvent se détériorer assez facilement. Dans tous ces dispositifs
connus, la position relevée est contrôlée par un ressort et la position abaissée est
contrôlée par l'effort exercé sur les poussoirs ou les leviers venant en butée sur
le dormant de la porte ; il s'ensuit que la contrainte exercée sur le joint, lorsque
celui-ci est en position basse, est directement dépendante du réglage de la course
du poussoir : si la course du poussoir est trop importante, le joint est écrasé sur
le sol et les efforts exercés sur le mécanisme pénalisent sa fiabilité et sa longévité
; si la course du poussoir est trop faible, le joint est insuffisamment appliqué contre
le sol et n'assure pas une bonne étanchéité. On s'aperçoit ainsi qu'avec ce type de
dispositif, les réglages doivent être faits avec précision pour que le joint travaille
dans de bonnes conditions.
[0006] On connaît également selon US 1 974 151 ou BE 349 584 des dispositifs articulés et
commandés par une cordelette ou une chaînette solidaire par l'une de ses extrémités
du dormant porteur des paumelles de la porte. Toutefois, de façon analogue aux dispositifs
précédemment cités, la pression exercée sur le joint en position de fermeture est
directement dépendante du réglage de la longueur du brin de traction avec les mêmes
difficultés et inconvénients que ceux qui ont été énoncés pour les autres dispositifs
de l'art antérieur.
Objet de l'invention
[0007] La présente invention propose un nouveau dispositif de commande pour un joint de
porte automatique à translation verticale, dans lequel la contrainte exercée sur le
joint dans sa position de travail est indépendante du moyen de commande du dispositif.
[0008] La présente invention a pour objet un joint pour bas de battant de porte, mobile
en rotation par rapport à un dormant, du type comprenant un joint monté sur un support,
un rail monté fixe sur le battant, au moins deux biellettes, chaque biellette est
articulée à une extrémité sur un axe supérieur solidaire du rail et par l'autre extrémité
sur un axe inférieur solidaire du support, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre,
un organe mobile qui est relié à une extrémité à un ressort de rappel prenant appui
sur le rail et à l'autre extrémité à une sangle qui est fixée au dormant, de sorte
que suivant le déplacement de l'organe mobile ladite sangle et ledit ressort de rappel
commandent respectivement le relèvement et l'abaissement dudit joint.
Description
[0009] Le dispositif de commande du joint automatique à translation verticale fait appel
à un joint en élastomère souple solidaire d'une baguette rigide articulée à l'aide
d'au moins deux biellettes à l'intérieur d'un rail en U, au moins l'une des biellettes
étant commandée par un tiroir coulissant et solidaire d'une part d'un ressort de rappel
et d'aune part d'une sangle de traction dont l'autre extrémité peut être fixée au
donnant de la porte par le moyen d'une came sur laquelle ladite sangle s'enroule partiellement
lors de l'ouverture de la porte, provoquant ainsi une traction sur le tiroir et la
rétraction du joint dans sa position relevée.
[0010] Les dessins figurant en annexe permettent de mieux comprendre la description du dispositif
selon l'invention.
[0011] La figure 1 est une vue schématique de face de l'ensemble du joint automatique installé
sur le battant de la porte, le joint étant dans sa position relevée.
[0012] La figure 2 représente la même vue que sur la figure 1, le joint étant en position
abaissée.
[0013] La figure 3 représente une coupe transversale du mécanisme selon A-A' de la figure
1.
[0014] Les figures 4a et 4b sont respectivement des vues de face et en plan du système de
fixation de l'extrémité de la sangle de traction au moyen d'une came sur le dormant
de la porte.
[0015] Les figures 5a et 5b sont respectivement des vues de face et en plan du système de
fixation de la sangle dans le cas d'une porte à recouvrement.
[0016] La figure 6 est une vue schématique et de face d'une porte.
[0017] Le joint automatique selon l'invention est destiné à équiper un bas de battant 1
qui est articulé sur un donnant 2 au moyen de gonds ou de paumelles 3 (figure 6).
[0018] Le joint automatique selon l'invention et désigné dans son ensemble par la référence
4, comprend un joint 5 en élastomère souple, une baguette de support rigide 6 sur
laquelle est monté le joint souple 5, un rail de maintien 7, en forme de U inversé
et fixé sur la partie inférieure du battant 1, et au moins deux biellettes 8 et 8a,
de préférence trois biellettes dont deux 8 sont prévues à proximité des côtés latéraux
du battant, la troisième 8a étant disposée entre les deux biellettes latérales 8,
chaque biellette étant articulée à une extrémité sur un axe supérieur 9, 9a solidaire
du rail de maintien 7, et à l'autre extrémité sur un axe inférieur 10, 10a solidaire
du support rigide 6 de joint souple 5.
[0019] Lorsque le rail 7 est fixé à la partie inférieure du battant 1 de porte, le joint
peut passer d'une position haute à une position basse du fait de sa liaison au rail
7 par le moyen des biellettes 8, 8a qui forment un parallélogramme déformable avec
le rail 7 et le support 6.
[0020] Le moyen de commande selon l'invention pilote la position de l'une 8a des biellettes
par le moyen d'un tiroir 11 qui se déplace horizontalement, parallèlement au rail
de maintien 7. Le tiroir 11 est guidé, d'une part, par le rail 7 sur lequel il prend
appui et, d'autre part, par l'axe supérieur 9a de la biellette commandée 8a sur lequel
il peut se déplacer grâce à une première lumière 12 ou une encoche ménagée dans le
tiroir 11, parallèlement au rail 7. Le déplacement de la biellette 8a commandé par
le glissement du tiroir 11, est obtenu par le moyen d'un axe intennédiaire 13 solidaire
de la biellette 8a qui coopère avec une deuxième lumière 14 ménagée dans le tiroir
11. La lumière 14 comprend une première partie ou zone 15 parallèle à la direction
de translation du tiroir et une seconde partie ou zone 16 inclinée par rapport à l'axe
de translation : lorsque l'axe intennédiaire 13 solidaire de la biellette 8a se trouve
dans la première zone 15 de la lumière 14, la biellette 8a maintient le joint 5 dans
une position levée. Lorsque le tiroir 11 est déplacé, le glissement de l'axe intermédiaire
13 dans la seconde zone 16 de la lumière 14 entraîne une rotation de la biellette
8a et l'abaissement du joint 5. La translation du tiroir 11 est commandée par, d'une
part, l'action d'un ressort de rappel 17 qui prend appui sur le rail de maintien 7
et, d'autre part, une sangle ou tresse souple de traction 18. Le ressort 17 tend à
rappeler le tiroir 11 dans une position selon laquelle le joint 5 est abaissé alors
que la traction de la sangle 18, qui s'oppose à l'action du ressort 17, tend à tirer
le tiroir 11 dans une position selon laquelle le joint est relevé (figures 1 et 2).
[0021] Le mouvement de la sangle 18, dont une extrémité est fixée au tiroir 11, est obtenu
en fixant l'autre extrémité au donnant 2 supportant les paumelles 3 de la porte, par
le moyen d'une came 19 sur laquelle la sangle 18 va s'enrouler partiellement pendant
la rotation du battant 1 autour des paumelles 3 (figures 4a à 5b).
[0022] Pour des raisons esthétiques, l'ensemble du mécanisme est généralement recouvert
par un capot protecteur 20 en matière plastique ou en métal. L'ensemble du dispositif
est maintenu sur la porte au moyen de vis 21 que l'on fixe de préférence à l'intérieur
des axes creux 9, 9a, ou au moyen d'un adhésif (figure 3).
[0023] Il est bien entendu que la longueur et la fonne des lumières 12 et 14 du tiroir 11,
ainsi que le déport de la came 19 sont particulièrement importants pour définir les
différents paramètres du mouvement du joint : en particulier la came 19 doit être
profilée pour qu'une traction s'exerce sur la sangle 18 dès que le battant 7 de la
porte quitte sa position de fenneture, et la zone inclinée 16 de la lumière 14 doit
être orientée de façon à relever rapidement et immédiatement la biellette commandée
8a.
[0024] Les figures 4a à 5b représentent le schéma de montage du joint automatique sur le
battant 1 de la porte, et de la came 19 de commande qui doit être solidaire du dormant
2 de la porte supportant les paumelles 3.
[0025] La figure 4a représente le montage vu en plan dans le cas d'une porte plane affleurante
22 équipée du joint automatique selon l'invention. La sangle 18 est pincée sous la
came 19 maintenue par des vis 23 sur le montant 24 supportant les paumelles 25. La
figure 4b représente le montage précédent vu de face.
[0026] Les figures 5a et 5b représentent respectivement les vues en plan et de face du montage
du dispositif dans le cas d'une porte à recouvrement.
[0027] Ainsi, selon ce montage, la rotation de la porte entre la position fermée et la position
ouverte va entraîner une traction sur la sangle 18 provoquant une translation horizontale
du tiroir 11 et par conséquent un mouvement vertical ascendant du joint 5. Pendant
ce mouvement, le ressort 17 se tend sous la contrainte de la traction de la sangle
18.
[0028] Lorsque l'on referme la porte, la traction de la sangle 18 est relâchée progressivement
et le tiroir 11 se déplace sous l'effet du ressort 17 qui a été tendu précédemment
; pendant ce déplacement, la lumière 14 guide l'axe intermédiaire 13 solidaire de
la biellette commandée 8a pour provoquer en fin de déplacement un abaissement du joint
5. En fin de manoeuvre de fermeture, le joint est en appui sur le sol du fait de son
propre poids et de la tension résiduelle du ressort 17 : on s'aperçoit ainsi que la
pression exercée sur le joint est préréglée par les caractéristiques du ressort 17
et ne dépend pas, à l'inverse des dispositifs à poussoirs connus, de réglages qui
peuvent être approximatifs et varier dans le temps.
[0029] La réalisation pratique du joint automatique selon l'invention fait appel à des matériaux
classiques habituellement utilisés pour ces appareils : le joint 5 est en élastomère
souple tel que par exemple un caoutchouc nitrile, EPDM ou silicone ; le support 6
et le rail 7 sont en matériau rigide tel qu'un profilé aluminium ; les biellettes
8, 8a peuvent être en matériau de synthèse rigide ou en aluminium, le tiroir 11 peut
être en acier ou en Nylon, le ressort 17 est de préférence en acier (on pourrait également
utiliser une bande extensible en caoutchouc), la sangle 18 qui doit être souple et
inextensible, est par exemple en polypropylène tressé, la came 19 est en matière rigide
telle que par exemple du Nylon, de l'ABS ou de l'aluminium.
[0030] La description du joint automatique ci-dessus a été faite pour un joint automatique
articulé au moyen de biellettes. On peut également, sans sortir du domaine de l'invention,
utiliser d'autres moyens de liaison entre la partie fixe et le joint mobile, tels
que par exemple des lames flexibles ou des axes coulissants verticaux ; le dispositif
de commande du mouvement vertical du joint qui, selon l'invention, fait toujours appel
à la traction d'une sangle s'opposant à la force de rappel d'un ressort, est alors
adapté en profilant le tiroir sous forme d'une lumière ou d'une came à glissement
horizontal dont le déplacement sous l'effet de la sangle provoque la montée du joint
par l'intermédiaire d'une tige rigide solidaire par une extrémité du support du joint
et par son autre extrémité d'un axe coopérant avec la lumière ou la came du tiroir.
[0031] Toujours sans sortir du domaine de l'invention, on peut obtenir le mouvement du joint
en disposant sur le tiroir à translation horizontale un axe ou un ergot qui coopère
avec une lumière ménagée dans la biellette commandée 8a.
[0032] La description qui précède a été faite pour un joint automatique à poser en applique
sur la partie basse du battant d'une porte. L'homme de l'art pourra sans difficulté
adapter le principe de fonctionnement de l'invention à un joint automatique qui serait
intégré à l'intérieur de la base du battant de la porte, la sangle de manoeuvre passant
dans ce cas par une fente ménagée dans le côté du battant.
[0033] Le joint automatique selon l'invention présente l'avantage, par comparaison aux dispositifs
connus de l'art antérieur, d'être dans sa position baissée alors qu'il est au repos,
c'est à dire quand la sangle ne subit pas de traction et quand le ressort est dans
sa contrainte minimale : cet avantage présente une importance notable car le joint
peut être monté sur la porte alors que celle-ci est fermée : il suffit de présenter
et d'appuyer le joint sur le sol puis de fixer le rail à l'aide des vis ; la sangle
est ensuite pincée sous très faible tension, entre la came et le montant fixe de la
porte côté paumelles et l'installation est faite sans qu'il ne soit nécessaire de
faire des réglages ou de prendre des mesures.
[0034] Il est à noter également que la commande du dispositif nécessite une simple liaison
côté paumelles de la porte et qu'aucun accessoire ne dépasse sur le côté serrure du
battant de la porte.
[0035] Enfin, à l'inverse des dispositifs à poussoir ou levier actionneur, le dispositif
n'offre aucune résistance à la fermeture de la porte. Il est même possible, dans le
cas où cette fonction est recherchée, d'obtenir un couple de rappel de fermeture de
la porte en adaptant la force du ressort et la forme de la came du dispositif décrit
précédemment.
[0036] Le joint automatique du bas de porte selon l'invention trouve son application essentiellement
dans les bâtiments, où, en supprimant les courants d'air passant sous les portes,
il permet d'améliorer le confort et d'économiser l'énergie.
1. Joint d'étanchéité pour bas de battant (1) de porte, mobile en rotation par rapport
à un dormant (2), du type comprenant un joint (5) monté sur un support (6), un rail
(7) monté fixe sur le battant (1), au moins deux biellettes (8, 8a), chaque biellette
(8, 8a) étant articulée à une extrémité sur un axe supérieur (9, 9a) solidaire du
rail (7) et par l'autre extrémité sur un axe inférieur (10, 10a) solidaire du support
(6), caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, un organe mobile (11) qui est relié
à une extrémité à un ressort de rappel (17) prenant appui sur le rail (7) et à l'autre
extrémité à une sangle (18) qui est fixée au dormant (2), de sorte que suivant le
déplacement de l'organe mobile (11) ladite sangle (18) et ledit ressort de rappel
(17) commandent respectivement le relèvement et l'abaissement dudit joint (5).
2. Joint selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe mobile est constitué
par un tiroir (11) qui se déplace horizontalement, parallèlement au rail (7) qui constitue
un guidage pour ledit tiroir (11).
3. Joint selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins une (8a) des biellettes
(8) est commandée en mouvement par le déplacement du tiroir (11).
4. Joint selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le tiroir (11) comprend
une première lumière (12) qui est traversée par l'axe d'articulation supérieur (9a)
de la biellette commandée (8a).
5. Joint selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le tiroir (11) comprend
une deuxième lumière (14) dans laquelle se déplace un axe intermédiaire (13) de la
biellette commandée (8a).
6. Joint selon la revendication 5, caractérisé en ce que la deuxième lumière (14) comporte
une partie horizontale (15) et parallèle au rail (7) et une partie inclinée (16).
7. Joint selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la sangle (18) est
fixée au donnant (2) par l'intermédiaire d'une came (19) sur laquelle ladite sangle
(18) s'enroule partiellement lors de la rotation du battant (1).
8. Joint selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le joint, dans son
ensemble, est fixé sur la base du battant de la porte (1).
9. Joint selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le joint, dans son
ensemble, est intégré dans la base du battant de porte (1).
10. Joint selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le joint, dans son
ensemble, est recouvert d'un capot de protection (20).