[0001] La présente invention a pour objet un patin à roulettes comprenant un châssis équipé
de roulettes et une chaussure fixée amoviblement au châssis en quatre points non alignés,
par accrochage et verrouillage de manière à assurer une liaison stable entre la chaussure
et le châssis, le verrouillage étant assuré automatiquement par la déformation d'un
organe élastique lors du chaussage du châssis à roulettes.
[0002] La fixation amovible d'une chaussure à un patin à glace ou à roulettes remonte à
l'origine du patinage. La fixation se faisait généralement par des griffes actionnées
par un levier et venant enserrer la semelle de la chaussure. De telles fixations sont
décrites dans les brevets CH 118 742 et US 1 402 010.
[0003] Dans une version plus moderne, décrite dans le brevet US 3 918 729, la semelle de
la chaussure est munie d'une plaque métallique présentant, à l'avant, deux trous en
forme de trous de serrure venant s'accrocher sur deux tenons du patin et, à l'arrière,
un trou de baïonnette dans lequel vient s'engager un organe rotatif muni d'un bras
d'actionnement et de deux barrettes horizontales venant s'appuyer sur deux rampes
de manière à plaquer le talon de la chaussure contre la plaque métallique du patin.
Ce patin ne comporte pas de moyen de verrouillage, la fixation étant maintenue par
frottement.
[0004] Du brevet US 5 507 506, on connaît un patin à roulettes à chaussure amovible dans
lequel la chaussure est munie de glissières à l'avant et à l'arrière, ces glissières
venant s'engager sur des rails du châssis. Un verrouillage automatique est assuré
par une lame-ressort coudée sur laquelle le talon de la chaussure vient s'accrocher.
Une telle exécution présente toutefois plusieurs inconvénients : il n'est pas aisé
d'engager les glissières de la chaussure sur les rails, d'autant plus qu'aucun jeu
ne peut être toléré, ce qui exige une précision de fabrication ou un engagement à
force peu acceptable ou encore une déformation élastique nuisant à la stabilité de
la chaussure. L'absence de jeu longitudinal au niveau du verrouillage est également
difficile à maîtriser. La libération de la chaussure est peu commode.
[0005] De la demande de brevet FR 2 720 286, on connaît en outre un patin à roulettes à
chaussure amovible dans lequel la chaussure est fixée par accrochage à l'avant, tandis
qu'à l'arrière, la chaussure est munie d'un dispositif à genouillère par lequel on
peut l'accrocher à l'arrière du châssis pour plaquer le talon de la chaussure contre
le châssis.
[0006] L'invention a pour but de réaliser une fixation automatique simple, robuste, très
stable, exempte de jeu et facile à ouvrir pour libérer la chaussure.
[0007] Le patin à roulettes selon l'invention est caractérisé en ce que l'accrochage et
le verrouillage automatique sont assurés par au moins un élément d'accrochage et de
verrouillage soumis à l'action d'au moins d'un moyen élastique de rappel en position
verrouillée et en ce que la patin comprend un moyen de déverrouillage constitué d'un
levier de déverrouillage articulé à l'arrière du châssis et agissant sur l'élément
d'accrochage et de verrouillage contre l'action du moyen élastique de manière à libérer
la chaussure.
[0008] Selon certains modes d'exécution, l'accrochage et le verrouillage s'effectuent simultanément
aux quatre points d'accrochage par un élément d'accrochage et de verrouillage commun
aux quatre points.
[0009] Le levier de déverrouillage agit, de préférence, directement sur l'élément d'accrochage
et de verrouillage.
[0010] Le levier de déverrouillage est de préférence articulé à l'arrière du châssis autour
d'un axe horizontal transversal au châssis. Selon un mode d'exécution, lorsque la
chaussure est séparée du châssis, le levier est maintenu dans une position sensiblement
verticale par l'élément d'accrochage et de verrouillage, de telle sorte qu'il est
utilisable comme poignée lors du chaussage des roulettes.
[0011] Avantageusement, le châssis présente, aux quatre points d'accrochage, des encoches
en V dans lesquelles s'engagent des barrettes ou des tenons horizontaux de la chaussure.
[0012] Selon un mode d'exécution l'élément d'accrochage et de verrouillage, commun aux quatre
points d'accrochage, présente des becs venant s'engager sur les barrettes ou tenons
par des côtés inclinés de manière à les presser au fond des encoches en V. Ces côtés
inclinés ont en outre pour effet de rattraper les jeux dus à l'usure des encoches
et/ou des barrettes ou tenons.
[0013] Une usure différente des deux côtés du châssis peut être rattrapée grâce à la réalisation
de l'élément d'accrochage et de verrouillage sous la forme de deux plaques parallèles
découpées reliées entre elles par une entretoise avec un jeu autorisant un déplacement
longitudinal d'une plaque par rapport à l'autre.
[0014] L'accrochage automatique peut être réalisé simplement en donnant une inclinaison
aux côtés supérieurs inclinés des becs d'accrochage de manière à ce que les becs s'écartent
sous la pression des barrettes ou tenons.
[0015] Ce mode d'exécution exige d'appuyer relativement fortement le pied sur le châssis
pour le chaussage, pour vaincre la force du ressort de rappel. Selon un autre mode
d'exécution, cette pression peut être fortement réduite en utilisant une gâchette
retenant l'élément d'accrochage et de verrouillage en position déverrouillée, cette
gâchette étant positionnée relativement au niveau du fond des encoches en V du châssis
de manière à être actionnée par les tenons ou barrettes de la chaussure lors du chaussage.
Cette gâchette peut être réalisée de différentes manières.
[0016] Avantageusement, un seul et même ressort assure à la fois le rappel de la gâchette
et de l'élément d'accrochage et de verrouillage.
[0017] Le levier de déverrouillage peut en outre être utilisé comme poignée pour la manipulation
du châssis lors du chaussage et comme moyen auxiliaire de maintien latéral de la chaussure,
en particulier d'un collier équipant la chaussure.
[0018] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques modes d'exécution de l'invention,
ainsi que des variantes de celui-ci.
[0019] La figure 1 est une vue en coupe axiale, selon un plan vertical de symétrie du châssis,
d'un patin à roulettes en ligne équipé de sa chaussure, selon un premier mode d'exécution.
[0020] La figure 2 est une vue partielle en coupe selon II-II du châssis et de la semelle
de la chaussure.
[0021] La figure 3 est une vue analogue à la figure 1, mais sans la chaussure.
[0022] La figure 4 est une vue partielle, selon une coupe analogue à la figure 2, d'une
première variante d'exécution du premier mode d'exécution.
[0023] La figure 5 est une vue en perspective d'une variante d'exécution de l'élément d'accrochage
et de verrouillage.
[0024] La figure 6 est une vue en coupe d'une première variante d'exécution de la barrette
d'accrochage.
[0025] La figure 7 est une vue en coupe d'une seconde variante des tenons d'accrochage.
[0026] La figure 8 représente, en coupe axiale, un deuxième mode d'exécution, à gâchette,
en position déverrouillée, dans une première position de chaussage.
[0027] La figure 9 représente le deuxième mode d'exécution dans une position précédant immédiatement
la libération de la gâchette.
[0028] La figure 10 représente le deuxième mode d'exécution en position verrouillée.
[0029] La figure 11 représente, en coupe axiale, un troisième mode d'exécution, à gâchette,
en positon déverrouillée, dans une première position de chaussage.
[0030] La figure 12 représente le troisième mode d'exécution dans une position précédant
immédiatement la libération de l'élément d'accrochage.
[0031] La figure 13 représente le troisième mode d'exécution en position verrouillée.
[0032] La figure 14 est une vue partielle, en coupe axiale, d'un quatrième mode d'exécution,
à gâchette, en position déverrouillée, avant chaussage.
[0033] La figure 15 représente ce quatrième mode d'exécution après accrochage et verrouillage
de l'avant de la chaussure.
[0034] La figure 16 représente ce quatrième mode d'exécution après accrochage et verrouillage
de la partie arrière.
[0035] Le patin complet représenté à la figure 1 comprend une chaussure 1 montée amoviblement
sur un châssis 2 équipé de quatre roulettes en ligne 3.
[0036] Le châssis 2 présente deux plaques parallèles 2a et 2b entre lesquelles sont montées
les roulettes 3. Ces plaques sont entretoisées. Un tel châssis peut être réalisé,
par exemple, au moyen d'un profilé extrudé en aluminium. Les bords supérieurs des
plaques 2a et 2b présentent quatre encoches 4, 5, 6, 7 en forme de V disposées par
paires l'une en face de l'autre, comme représenté à la figure 2. L'encoche 7 se trouve
dans l'alignement de l'encoche 5 à la figure 2. Le châssis comporte en outre un élément
d'accrochage et de verrouillage 8 articulé en un point intermédiaire dans le châssis
2 autour d'un axe 9 transversal au châssis, et monté avec jeu, c'est-à-dire perpendiculaire
aux plaques 2a et 2b. Dans l'exemple représenté, l'élément d'accrochage et de verrouillage
8, que nous appellerons par la suite le verrou par mesure de simplification, est constitué
de deux plaques métalliques parallèles découpées 8a et 8b reliées par une entretoise
10 de manière à présenter une largeur hors tout sensiblement égale à l'espace séparant
les plaques 2a et 2b du châssis. Cette distance est, de préférence, d'environ 30 mm.
La liaison entre l'entretoise 10 et la plaque 8a et 8b présente un jeu, de telle sorte
que les plaques peuvent se déplacer légèrement longitudinalement l'une par rapport
à l'autre.
[0037] Le verrou 8 présente, à l'avant, une paire de becs 12 et, dans sa partie arrière,
une paire de becs 11 pour l'accrochage et le verrouillage de la chaussure comme ceci
sera décrit plus loin. Chacun de ces becs présente un côté supérieur 13 relativement
fortement incliné vers l'arrière du patin (environ 45°) et un côté inférieur 14 faiblement
incliné en direction de l'avant du patin.
[0038] L'axe 9 traverse le verrou 8 à travers une lumière 15, plus précisément deux lumières
alignées, orientées longitudinalement et permettant au verrou 8 de se déplacer longitudinalement
relativement au châssis 2. L'axe 9 est relié à l'entretoise 10 par un ressort de traction
16 tirant le verrou 8 vers l'arrière du patin. Entre la lumière 15 et les becs arrières
11, le verrou 8 présente un second jeu de lumières 17 traversées, avec un jeu important,
par un axe 18 fixé transversalement dans le châssis 2. Cet axe 18 et la lumière 17
assurent un guidage du verrou 8, mais avec un jeu vertical suffisant pour ne pas gêner
la fixation de la chaussure, comme cela sera décrit plus loin, ainsi que pour permettre
le rattrapage du jeu du à l'usure.
[0039] Le châssis 2 est en outre muni, à l'arrière, d'un levier de déverrouillage 19 articulé
sur le châssis autour d'un axe horizontal 20 orienté transversalement au châssis.
L'axe 20 est entouré d'un ressort en cor de chasse 21 sollicitant le levier 19 en
rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire vers l'avant du patin.
Par son bras de levier inférieur 19a, le levier de déverrouillage 19 repousse le verrou
8 vers l'avant du patin lorsque le levier 19 est basculé vers l'arrière.
[0040] La chaussure 1 est munie d'une semelle souple 22 en matière synthétique permettant
une marche aisée. Cette semelle 22 présente une creusure centrale 23 s'étendant sur
toute la longueur du châssis 2 et dont le fond est de largeur au moins égale à la
largeur hors tout du châssis 2. La semelle 22 est surmoulée sur deux inserts, tels
que l'insert 29 visible à la figure 2, en matière plastique dure et résistante. Dans
ces inserts sont ancrés deux arceaux métalliques en U 24 et 25 dont la partie horizontale
24a, respectivement 25a, constitue une barrette de fixation au châssis. Les bords
inférieurs des inserts 29 et les barrettes sont situés en retrait de la surface inférieure
de la semelle 22 de manière à ne pas venir en contact avec le sol lors de la marche.
Les inserts 29 sont localisés aux endroits de fixation. Ils ne réduisent donc pratiquement
pas la souplesse de la semelle lors de la marche. La distance entre les inserts 29
est, de préférence, supérieure à 8 cm de manière à assurer une bonne stabilité de
la fixation.
[0041] Pour le rangement et le transport du châssis sans la chaussure, le levier 19 est
avantageusement rabattu sur le châssis. Le levier 19 est relevé, pour le chaussage,
dans la position représentée à la figure 3. Le verrou 8, tiré par son ressort 16,
est alors en butée contre l'axe 9. Le levier 19, sollicité par son ressort 21, est
en butée contre l'extrémité arrière du verrou 8.et il est avantageusement utilisé
comme poignée pour tenir le patin. Pour chausser le patin, il suffit de poser le pied
sur le châssis 2, de telle sorte que les barrettes 24a et 25a puissent s'engager dans
les encoches 4 à 7. Les barrettes 24a et 25a viennent s'appuyer sur les côtés inclinés
13 des becs 11 et 12 du verrou. L'appui de la chaussure sur le châssis a pour effet
d'écarter les becs 11 et 12, de telle sorte que les barrettes 24a et 25a peuvent pénétrer
au fond des encoches en V du châssis. Le verrou 8 est alors rappelé dans la position
représentée à la figure 1 par son ressort 16. Les becs 11 et 12 viennent ainsi verrouiller
les barrettes au fond des encoches. Les tolérances de fabrication, ainsi que les jeux
dus à l'usure des becs et des barrettes sont rattrapés par l'inclinaison des côtés
inférieurs 14 des becs. Au cas où l'usure serait différente sur chacune des barrettes,
l'articulation médiane du verrou 8 permet au verrou 7 de compenser, par basculement,
cette différence de rattrapage de jeux et/ou par le déplacement relatif d'une plaque
8a, 8b par rapport à l'autre.
[0042] Dans la position chaussée représentée à la figure 1, on remarque la présence d'un
jeu e entre le levier de déverrouillage 19 et le verrou 8. Ce jeu est destiné à permettre
au levier 19, qui s'appuie contre un collier 26 de la chaussure articulé autour d'un
axe 27, de manière bien connue, de suivre le mouvement de pivotement du collier 26
autour de l'axe 27. Le levier 29 prend plus précisément appui dans le fond d'un logement
28 prévu dans le dos du collier 26, les parois latérales de ce logement venant buter
contre le levier 19 lors d'une flexion latérale du collier 26, de telle sorte que
le levier 19 contribue à la tenue latérale de la chaussure. Un jeu est prévu entre
l'extrémité supérieure du levier 19 et le haut du logement 28 pour assurer la liberté
de mouvement nécessaire.
[0043] Le verrou 8 pourrait, bien entendu, être constitué d'une pièce massive monobloc,
en métal ou en matière synthétique injectée. L'accrochage des barrettes 24a et 25a
de la chaussure peut se faire en quatre points, comme dans l'exemple représenté, les
points étant en réalité de courte section des barrettes, ou sur toute la longueur
de la partie des barrettes située à l'intérieur du châssis. Dans tous les cas, la
liaison entre chaussure et châssis a la forme d'un quadrilatère assurant une bonne
stabilité latérale de la chaussure sur le châssis.
[0044] Le positionnement et le maintien latéral de la chaussure sur le châssis est assuré
par le profil trapézoïdal des inserts 29 dont les côtés obliques viennent s'appuyer
sur les bords chanfreinés 30 du châssis 2.
[0045] La construction décrite ci-dessus est susceptible de nombreuses autres variantes
comprises dans le cadre de l'invention. Quelques unes de ces variantes seront décrites
ci-après.
[0046] Dans la variante représentée à la figure 4, les plaques parallèles 8a et 8b constituant
le verrou sont situées à l'extérieur du châssis, contre les faces extérieures des
parois 2a et 2b du châssis. Comme dans le premier mode d'exécution, les plaques 2a
et 2b sont reliées par une entretoise 10 qui traverse cette fois les parois 2a et
2b du châssis à travers deux lumières permettant le déplacement du verrou. Les plaques
8a et 8b sont en outre guidées par des épaulements 31 s'étendant sur une partie au
moins de la longueur du châssis.
[0047] Les pièces d'accrochage solidaires de la chaussure sont constituées de pièces métalliques
en forme de C 32 noyées dans les inserts 29. Les deux extrémités de la pièce 32 forment
deux tenons 33, 34 qui s'engagent dans les encoches 4 à 7 du châssis et dans le verrou.
Ces tenons 33 et 34 ne font pas ou que très peu saillie à l'intérieur du châssis,
de telle sorte qu'un espace se trouve libéré pour des roulettes ou pour le logement
d'un frein.
[0048] Le guidage des plaques 8a et 8b du verrou pourrait également être assuré , d'une
part, par dessous, par des portées formées sur le châssis, et, d'autre part, par une
seule paire de saillies ou tenons solidaires du châssis et coopérant avec des lumières
du verrou.
[0049] La figure 5 représente une exécution du verrou en une seule pièce 35. Cette pièce
est, par exemple, formée par découpage et pliage d'une tôle métallique, de manière
à former deux parois latérales parallèles 35a et 35b correspondant aux plaques 8a
et 8b du premier mode d'exécution, ces plaques 35a et 35b étant reliées par un pont
35c dans leur partie médiane, le verrou 35 reposant sur le châssis par ce pont 35c,
de préférence légèrement bombé en direction du châssis et autour d'un axe transversal
au châssis, de manière à constituer une surface de basculement sur le châssis pour
le rattrapage de jeux différentiels. Dans sa partie médiane, la pièce 35 présente
donc une section en U renversé par laquelle le verrou est à cheval sur le châssis.
[0050] Une barrette ou des tenons de fixation pourraient être obtenus par des pièces de
formes différentes. Dans l'exemple représenté à la figure 6, la barrette 36a est constituée
par la barre inférieure d'une pièce en I 36 noyée dans l'insert 29.
[0051] Dans la variante représentée à la figure 7, des tenons 37a et 37b sont constitués
par les extrémités d'une pièce en plastique dur 37 noyée par surmoulage dans la semelle
22. Dans ce cas, insert et barrette sont confondus.
[0052] Un deuxième mode d'exécution sera maintenant décrit en relation avec les figures
8 à 10.
[0053] Afin d'éviter une multiplication des numéros de références, le châssis 2 et le levier
de déverrouillage 19 ont été désignés par les mêmes numéros de références que dans
le premier mode d'exécution malgré les différences de forme que l'on peut constater.
De même pour les encoches en V 4 et 6.
[0054] Ce mode d'exécution comporte également un élément d'accrochage et de verrouillage
commun aux quatre points d'accrochage. Cet élément d'accrochage est constitué de deux
barres parallèles 40 qui seront par la suite désignées par le terme verrou pour simplifier.
Ce verrou 40 est monté coulissant longitudinalement dans le châssis 2, dans lequel
il est guidé entre, d'une part, deux entretoises 41 et 42 du châssis et, d'autre part,
trois traverses 43, 44, 49 de ce même châssis. Le verrou 40 est muni de deux crochets
45 et 46 destinés à venir retenir et verrouiller les tenons 24a et 25a de la chaussure.
L'extrémité arrière du verrou 40 est articulée au levier de déverrouillage 19 autour
d'un axe 47 traversant le châssis 2 à travers une paire de lumières longitudinales
telles que la lumière 48 permettant à l'axe 47 de se déplacer longitudinalement sur
le châssis. En un point intermédiaire du verrou 40 est articulée, autour d'un axe
50, une gâchette 51 munie à son extrémité d'un crochet 52 par laquelle elle vient
s'accrocher sur la traverse 43. La gâchette 51 est munie d'un plot 53 situé juste
au-dessus de l'axe 50. A ce plot est accrochée l'extrémité d'un ressort 54 travaillant
en traction, dont l'autre extrémité est accrochée au châssis en un point 55. Vu la
faible distance entre l'axe 50 et le point d'accrochage 53 du ressort sur la gâchette,
le ressort 54 exerce sur la gâchette 51 un couple relativement faible mais tout à
fait suffisant pour maintenir la gâchette en position accrochée sur la traverse 43.
Ce même ressort 54 a tendance à tirer le verrou 40 vers l'avant avec une force importante.
Ce verrou est toutefois retenu par la gâchette 51 elle-même retenue par la traverse
43. Lors du chaussage du patin, les tenons avant 25a, 25b de la chaussure sont engagés
les premiers dans les encoches avant 6 et 7 du châssis, conformément à une position
normale du pied lors de l'opération de chaussage. Par la suite et pour simplifier
la description, nous ne parlerons que des tenons et encoches en V visibles sur le
dessin. Cette position est représentée à la figure 8.
[0055] Le talon de la chaussure est ensuite abaissé de telle sorte que son tenon arrière
24a vient s'engager dans l'encoche 4. Etant donné que la gâchette 51 traverse le profil
de l'encoche 4, comme ceci est visible à la figure 8, le tenon 24a rencontre la gâchette
et la repousse vers le bas, comme représenté à la figure 9. Lorsque le tenon 24a rencontre
le fond de l'encoche 4, le crochet 52 de la gâchette est libéré de la traverse 43.
Le ressort 54 peut alors tirer le verrou 40 vers l'avant de telle sorte que les becs
45 et 46 du verrou viennent verrouiller les tenons 24a et 25a comme représenté à la
figure 10. Lors de ce déplacement, le levier 19 est entraîné par son axe 47 dans la
lumière 48, mais avant d'arriver en bout de course dans cette lumière, l'extrémité
inférieure 19a du levier de déverrouillage 19 arrive en butée contre la traverse 49,
de telle sorte que le levier 19 est tiré vers l'avant et qu'il vient s'appuyer, avec
une certaine pression, contre le dos de la chaussure. Comme dans le premier mode d'exécution,
le levier 19 peut s'engager dans un logement du dos de la chaussure.
[0056] Pour libérer la chaussure, il suffit d'exercer une traction vers l'arrière sur le
levier 19, dans le sens de la flèche, figure 10. Le levier 19 s'appuie sur le traverse
49 et tire en arrière le verrou 40 avec sa gâchette 51 qui vient à nouveau s'accrocher
sur 43 comme représenté à la figure 8.
[0057] En position déchaussée (figure 8), le levier 19 peut être rabattu sur le châssis.
[0058] Le troisième mode d'exécution représenté aux figures 11 à 13 ne diffère essentiellement
du deuxième mode d'exécution que par la réalisation de la gâchette. Par conséquent,
afin d'éviter des répétitions, les parties ayant la même fonction que dans le deuxième
mode d'exécution ont été désignées par les même numéros de références malgré d'éventuelles
petites différences de forme. C'est en particulier le cas du verrou 40. Ce verrou
40 est guidé de la même manière que dans le deuxième mode d'exécution et il est relié
au levier 19 de manière identique. Le ressort 54 est accroché directement au verrou
40 en un point 56. La gâchette est constituée ici d'un cliquet 57 en corde à piano
encastré dans le châssis en un point 58 et s'appuyant sur une traverse 59. Dans la
position déverrouillée représentée à la figure 11, ce cliquet 57 est fléchi élastiquement
vers le bas et engagé dans une encoche 60 du verrou 40, de telle sorte qu'il retient
ce verrou 40 qui est tiré vers l'avant par le ressort 54.
[0059] La figure 11 représente à nouveau la première phase de chaussage dans laquelle les
tenons avant 25a, 25b de la chaussure sont engagés dans les encoches avant en V du
châssis. Lorsque les tenons arrière s'engagent dans les encoches 4 et 5 du châssis,
le tenon 24a rencontre le cliquet 57, comme représenté à la figure 12. Arrivé au fond
de l'encoche, le tenon 24a a repoussé suffisamment le cliquet 57 pour que celui-ci
s'échappe de l'encoche 60 du verrou 40. Ce verrou 40 peut alors avancer sous l'effet
du ressort 54', comme représenté à la figure 13. Pour le reste, ce mode d'exécution
est analogue au deuxième mode d'exécution. En particulier, lors de l'action de déverrouillage
sur le levier 19, le cliquet 57 glisse sur le verrou 40 pour venir s'engager à nouveau
dans l'encoche 60.
[0060] L'encoche 60 pourrait être remplacée par un simple épaulement contre lequel viendrait
s'appuyer le cliquet 57.
[0061] Le troisième mode d'exécution représenté aux figures 14 à 16 se distingue des modes
d'exécution précédents par la présence d'éléments d'accrochage et de verrouillage
ou verrous distincts pour la fixation des tenons avant et des tenons arrière de la
chaussure.
[0062] Comme représenté schématiquement à la figure 14, l'accrochage et le verrouillage
est assuré par deux verrous 61 et 62 travaillant en sens opposé. Ces verrous sont
réalisés de manière identique, de sorte que l'on se contentera de décrire en détail
le verrou 61 en retenant que ce verrou peut être constitué d'une seule pièce ou de
deux pièces identiques, une pour chaque tenon de la chaussure, par exemple. Le verrou
61 est en forme de r articulé sur le châssis autour d'un axe 63 et dont la partie
supérieure forme un bec 64. Ce verrou présente un plot latéral 65 venant s'engager
dans une encoche 66 d'une gâchette 68 constituant un levier du premier genre présentant,
en son point d'appui, une découpe cylindrique 69 par laquelle ce levier s'appuie sur
un bossage cylindrique 76 du châssis 2 qui lui sert de pivot. La gâchette 68 présente
un court bras de levier 70 sur lequel s'appuie un ressort 71 travaillant en compression
entre le bras 70 et le verrou 61 et maintenant la gâchette 68 en appui contre le plot
65. Ainsi, lorsque le plot 65 du verrou est engagé dans l'encoche 66 de la gâchette,
le verrou 61 est retenu contre l'action du ressort 71.
[0063] Lors du chaussage, comme précédemment, ce sont les tenons 25a, 25b qui s'engagent
tout d'abord dans les encoches 6 et 7. Le tenon 25a rencontre la gâchette 72 du verrou
62 et libère ce verrou lorsqu'il arrive au fond de l'encoche 6, comme représenté à
la figure 15. L'avant de la chaussure est ainsi accroché et verrouillé. Ce sont ensuite
les tenons arrière 24a, 24b qui s'engagent dans les encoches arrière du châssis et
qui viennent, de la même manière, s'accrocher et se verrouiller par un verrou 61.
Dans cette position, les tenons peuvent écarter les gâchettes des tenons 65, contrairement
à ce qui est représenté au dessin.
[0064] Le déverrouillage est assuré par le levier 19 par l'intermédiaire d'un câble 73 dont
une extrémité est fixée en 74 au verrou arrière 61, qui passe sur une poulie 75 du
verrou avant 62 pour retourner en direction du levier 19 auquel il est fixé par son
autre extrémité.
1. Patin à roulettes comprenant un châssis (2) équipé de roulettes (3) et une chaussure
(1) fixée amoviblement au châssis en quatre points non alignés définissant un quadrilatère,
par accrochage et verrouillage de manière à assurer une liaison stable entre la chaussure
et le châssis, le verrouillage étant assuré automatiquement par la déformation d'un
organe élastique lors du chaussage du châssis à roulettes, caractérisé en ce que l'accrochage
et le verrouillage automatiques sont assurés en tous les points de fixation par au
moins un élément d'accrochage et de verrouillage (8; 35; 40; 61, 62) soumis à l'action
d'au moins un moyen élastique (16; 54; 71) de maintien en position verrouillée et
en ce que le patin comprend un moyen de déverrouillage constitué d'un levier de déverrouillage
(19) articulé à l'arrière du châssis et agissant sur l'élément d'accrochage et de
verrouillage contre l'action dudit moyen élastique de manière à libérer la chaussure.
2. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier de déverrouillage
(19) agit directement sur l'élément d'accrochage et de verrouillage.
3. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que le levier de déverrouillage
(19) est articulé à l'arrière du châssis autour d'un axe horizontal (20; 47) transversal
au châssis.
4. Patin selon l'une des revendications 1 ou 3, caractérisé en ce que le châssis présente,
aux points d'accrochage, des encoches en V (4 à 7) dans lesquelles viennent s'engager
des barrettes ou tenons (24a, 25a ; 33, 34 ; 36a ; 37a, 37b) horizontales de la chaussure
et que l'élément d'accrochage et de verrouillage présente des becs (11, 12; 45, 46;
64) venant s'engager sur les barrettes ou tenons de manière à maintenir sans jeu les
barrettes ou tenons au fond des encoches en V.
5. Patin selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend un élément d'accrochage
et de verrouillage (8; 35) commun aux quatre points d'accrochage et un ressort (16)
maintenant cet élément d'accrochage en position de verrouillage, et en ce que lesdits
becs (11, 12) présentent un côté supérieur incliné (13) permettant leur écartement
par les barrettes ou tenons lors du chaussage et un côté inférieur incliné (14) venant
s'appuyer sur les barrettes ou tenons en position accrochée.
6. Patin selon les revendications 2 et 5, caractérisé en ce qu'en l'absence de chaussure,
le levier de déverrouillage (19) est maintenu dans une position sensiblement verticale
par l'élément d'accrochage et de verrouillage (8; 35).
7. Patin selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément commun d'accrochage
et de verrouillage (8) est articulé en un point intermédiaire autour d'un axe horizontal
(9) transversal au châssis et traversant une lumière (15) de l'élément d'accrochage
et de verrouillage.
8. Patin selon la revendication 7, caractérisé en ce que, lorsque la chaussure est fixée
au châssis, un jeu (e) subsiste entre le levier de déverrouillage et l'élément commun
d'accrochage et de verrouillage, de telle sorte que le levier (19) peut venir s'appuyer
en permanence contre le dos de la chaussure en suivant la flexion de la chaussure
vers l'arrière et vers l'avant.
9. Patin selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément d'accrochage et de
verrouillage (40; 61, 62) est retenu en position déverrouillée par une gâchette (51;
57; 68, 72) positionnée relativement au niveau du fond desdites encoches en V (4,
6) de manière à être actionnée par lesdits tenons ou barrettes de la chaussure lors
du chaussage, lors de leur pénétration dans les encoches en V.
10. Patin selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'élément d'accrochage et de
verrouillage (40; 61, 62) et la gâchette (51; 68, 72) ont un ressort de rappel commun
(54; 71).
11. Patin selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un élément d'accrochage
et de verrouillage (40) commun aux quatre points d'accrochage et monté coulissant
longitudinalement dans le châssis, en ce que la gâchette (51) est constituée d'un
bras articulé en un point intermédiaire (50) de l'élément d'accrochage et de verrouillage
et terminée par un crochet (52) venant s'accrocher sur le châssis en position déverrouillée
et en ce que le ressort de rappel commun (54) est un ressort de traction attaché par
l'une de ses extrémités au châssis et par son autre extrémité en un point (53) de
la gâchette proche de l'articulation (50) de la gâchette de manière à exercer simultanément
une traction sur l'élément d'accrochage et de verrouillage et un couple sur la gâchette
pour son maintien, respectivement son rappel en position accrochée.
12. Patin selon la revendication 9, caractérisé en ce que qu'il comprend un élément d'accrochage
et de verrouillage (40) commun aux quatre points d'accrochage et monté coulissant
longitudinalement dans le châssis, et en ce que la gâchette (57) est constituée d'un
organe flexible venant s'engager dans une encoche (60) ou derrière un épaulement équivalent
de l'élément d'accrochage et de verrouillage de manière à s'opposer à l'action du
moyen élastique (54').
13. Patin selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que le levier de
déverrouillage (19) est articulé à une extrémité de l'élément d'accrochage et de verrouillage
(40) au moyen d'un axe (47) traversant au moins une lumière longitudinale (48) du
châssis, le châssis présentant une butée (49) contre laquelle l'extrémité inférieure
du levier (19) vient s'appuyer lors du déverrouillage.
14. Patin selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend deux éléments d'accrochage
et de verrouillage indépendants (61, 62) articulés chacun autour d'un axe situé au-dessous
desdites encoches en V et munis d'un tenon (65), et deux gâchettes (68, 72) retenant
chacun des éléments d'accrochage et de verrouillage, chacune de ces gâchettes étant
constituée d'un levier du premier genre s'étendant en direction du tenon (65) de l'élément
d'accrochage et de verrouillage et présentant une encoche (66) dans laquelle ledit
tenon est engagé en position déverrouillée, et en ce que ledit moyen élastique est
un ressort (71) travaillant en compression entre l'élément d'accrochage et de verrouillage
et un bras de levier (70) de la gâchette de manière à simultanément maintenir la gâchette
en appui contre ledit tenon en l'absence de chaussure et à pousser l'élément d'accrochage
et de verrouillage en position verrouillée.
15. Patin selon la revendication 14, caractérisé en ce que les éléments d'accrochage et
de verrouillage (61, 62) travaillent en sens opposés et de manière divergeante et
que l'un porte un renvoi (75) d'un câble (73) dont une extrémité est fixée à l'autre
élément d'accrochage et l'autre extrémité est reliée au levier de déverrouillage (19).
16. Patin selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que le dos de la chaussure
présente un logement (28) dans lequel la région terminale du levier de déverrouillage
(19) est engagée de manière à contribuer à la tenue latérale de la chaussure.
17. Patin selon l'une des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que l'élément d'accrochage
et de verrouillage (8) est constitué de deux plaques parallèles découpées (8a, 8b)
et qui sont reliées entre elles par une entretoise (10).
18. Patin selon la revendication 17, caractérisé en ce que la liaison entre l'entretoise
(10) et lesdites plaques parallèles présente un jeu autorisant un léger déplacement
longitudinal relatif d'une plaque par rapport à l'autre.
19. Patin selon l'une des revendications 17 ou 18, caractérisé en ce que lesdites plaques
(8a, 8b) sont situées à l'intérieur du châssis.
20. Patin selon l'une des revendications 17 ou 18, caractérisé en ce que lesdites plaques
parallèles (8a, 8b) sont situées à l'extérieur du châssis, de chaque côté de celui-ci.
21. Patin selon l'une des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que l'élément d'accrochage
et de verrouillage est en une seule pièce (35) présentant une section en U renversé
dans sa région médiane (35a) par laquelle l'élément d'accrochage et de verrouillage
est à cheval sur le châssis.
22. Patin selon l'une des revendications 1 à 21, caractérisé en ce qu'en position déchaussée
du châssis, le levier de déverrouillage (19) est rabattable sur le châssis.
23. Patin selon l'une des revendications 1 à 22, caractérisé en ce que les barrettes ou
tenons (24a, 25a, ; 33, 34 ; 36a) sont ancrées dans des inserts en plastique dur (29)
noyé dans le matériau souple (22) de la semelle et présentant, en regard du châssis,
une découpe (23) présentant deux parois latérales obliques assurant un guidage de
la chaussure lors de la fixation de celle-ci au châssis prenant appui sur les côtés
extérieurs (30) du châssis pour assurer un maintien et un positionnement transversal
de la chaussure sur le châssis.
24. Patin selon l'une des revendications 1 à 22, caractérisé en ce que les tenons (37a,
37b) sont formés par les extrémités d'une pièce en matière plastique dure (37) en
forme de C noyée dans la semelle (22).
25. Patin selon l'une des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que la distance mesurée
transversalement entre les points d'accrochage de chaque paire est d'environ 30 mm.
26. Patin selon l'une des revendications 1 à 25, caractérisé en ce que la distance mesurée
longitudinalement entre les points d'accrochage est supérieure à 8 cm.
27. Patin selon l'une des revendications 1 à 26, caractérisé en ce qu'en position déchaussée
du châssis, le levier de déverrouillage (19) constitue une poignée pour la manipulation
du châssis.
28. Patin selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'élément d'accrochage
et de verrouillage (8; 35; 40) assure simultanément l'accrochage et le verrouillage
en tous les points de fixation.