[0001] L'invention concerne un oreiller anatomique fonctionnel multiposition, essentiellement
constitué par un bloc unitaire de matière cellulaire conformé symétriquement de part
et d'autre d'un plan vertical médian.
[0002] Le principe d'un oreiller anatomique existe déjà depuis très longtemps, et de nombreux
efforts ont été déployés pour améliorer le support du cou et de la tête pour l'utilisateur
de l'oreiller.
[0003] Pour illustrer l'arrière-plan technologique de l'invention, on pourra se référer
aux documents US-A-3.829.917, US-A-3.482.571, US-A-2.940.088, US-A-2.835.905, US-A-2.167.622,
CH-A-463.947, DE-A-22 58 307, DE-A-22 53 330, GB-A-1.012.920, FR-A-2.609.617, FR-A-2.609.616,
FR-A-2.196.771, FR-A-1.120.734, et FR-A-799.868, DE-U-92 00 336 et WO-A-97 09913.
[0004] C'est ainsi que le document WO-A-97 09913 illustre un oreiller thérapeutique qui
est seulement prévu pour les positions de décubitus dorsal ou latéral. Cet oreiller
est constitué par un bloc unitaire dont les deux faces latérales sont verticales (visibles
sur les figures 3 et 4), et qui présente frontalement un becquet central (figures
3 à 5). Le document DE-U-92 00 336 décrit un oreiller multiposition de forme pyramidale,
n'ayant donc rien à voir avec les oreillers anatomiques. En particulier, la variante
parallélépipédique de la figure 3, prévue pour une utilisation en décubitus latéral
ou ventral, présente latéralement des coussins additionnels en crin ou en laine qui
ne tiennent pas compte de l'anatomie humaine.
[0005] Le document FR-A-2.305.956 de la demanderesse concerne également un oreiller fonctionnel
qui a été commercialisé pendant une vingtaine d'années avec un large succès, et le
FR-A-2.437.824 décrit un oreiller orthopédique perfectionnant cet oreiller fonctionnel.
[0006] Conformément aux réalisations les plus évoluées dans le domaine, qui sont notamment
illustrées par les deux documents cités en dernier, il est connu de réaliser un oreiller
anatomique fonctionnel essentiellement constitué par un bloc unitaire de matière cellulaire
comportant frontalement un bourrelet d'appui conformé symétriquement de part et d'autre
d'un plan vertical médian avec un profil général s'incurvant vers l'arrière du bloc
et un becquet central en saillie se raccordant à une goulotte repose-nuque ménagée
au centre dudit bourrelet d'appui, et une face supérieure d'appui présentant une cuvette
centrale disposée en arrière de ladite goulotte, conformément au préambule de la revendication
1.
[0007] Un tel oreiller anatomique fonctionnel permet une utilisation soit en décubitus dorsal,
auquel cas le cou du patient repose sur le becquet central et passe dans la goulotte
repose-nuque, et l'occiput repose dans la cuvette centrale, de façon que la tête soit
correctement maintenue dans une position favorable au regard des vertèbres cervicales,
soit en décubitus latéral, auquel cas le cou de l'utilisateur repose sur un côté ou
l'autre du bourrelet d'appui, tandis que la partie latérale de la tête repose sur
la surface d'appui d'un côté ou de l'autre de la cuvette centrale.
[0008] Finalement, on en vient à la constatation que toutes ces années d'efforts se sont
concentrées à améliorer la conformation d'un oreiller anatomique fonctionnel pour
ces seules deux positions de décubitus. Or on sait que statistiquement environ 25
% des personnes dorment en position de décubitus ventral. Pour ces personnes, les
oreillers anatomiques fonctionnels existants ne conviennent pas, car la tête du patient
n'est plus soutenue lorsque le nez dépasse de l'une ou l'autre des faces latérales
verticales de l'oreiller. Ceci ressort notamment du document US-A-38 29917 précité,
dans lequel l'utilisation d'un oreiller en décubitus ventral est certes envisagée
(illustrée en figure 4), mais la tête de l'utilisateur reposant sur la partie latérale
amincie de la face supérieure horizontale de l'oreiller. Dès lors, si l'utilisateur
essaye malgré tout de s'endormir dans une telle position de décubitus ventral, le
moindre mouvement de la tête pendant son sommeil a inévitablement pour effet de faire
chuter la tête hors de l'oreiller ou de l'amener a plonger le nez dans la masse de
celui-ci, ce qui a pour effet de le réveiller instantanément par suite de l'inconfort
qu'il supporte.
[0009] L'invention vise précisément à résoudre ce problème, et à proposer un oreiller anatomique
fonctionnel multiposition qui convienne, en plus des positions traditionnelles de
décubitus dorsal et de décubitus latéral, à une position de décubitus ventral.
[0010] L'invention a ainsi pour objet de réaliser un oreiller anatomique fonctionnel multiposition,
dont le bloc unitaire est conformé pour assurer la fonction de support anatomique
du cou et de la tête de l'utilisateur dans toutes les positions de décubitus, et en
particulier dans une position de décubitus ventral.
[0011] Ce problème est résolu conformément à l'invention, grâce à un oreiller anatomique
fonctionnel multiposition, essentiellement constitué par un bloc unitaire de matière
cellulaire comportant frontalement un bourrelet d'appui conformé symétriquement de
part et d'autre d'un plan vertical médian avec (en vue de dessus) un profil général
s'incurvant vers l'arrière du bloc et un becquet central en saillie se raccordant
à une goulotte repose-nuque ménagée au centre dudit bourrelet d'appui, et une face
supérieure d'appui présentant une cuvette centrale disposée en arrière de ladite goulotte,
ledit bloc unitaire présentant au moins une face latérale qui est conformée pour assurer
le support latéral du cou et de la tête d'un utilisateur en décubitus ventral, avec
le dégagement nécessaire à la respiration dans cette position.
[0012] On peut prévoir une telle face latérale d'un seul côté de l'oreiller anatomique fonctionnel
multiposition, en particulier pour une personne qui dort toujours du même côté, ce
qui permet une position de décubitus ventral du côté droit ou du côté gauche selon
le cas. Il est toutefois plus intéressant de prévoir une forme polyvalente permettant
l'une ou l'autre de ces deux positions de décubitus ventral. Dans ce cas, il est prévu
selon une caractéristique particulière de l'invention que les deux faces latérales
du bloc unitaire soient conformées pour une utilisation en décubitus ventral, avec
un agencement respectant la symétrie par rapport au plan vertical médian dudit bloc.
[0013] De préférence, la ou chaque face latérale du bloc unitaire présente une surface principale
inclinée s'étendant depuis le bord arrière dudit bloc au moins jusqu'au bourrelet
d'appui. En particulier, la ou chaque surface principale inclinée sera sensiblement
plane, ou légèrement concave.
[0014] Avantageusement encore, la ou chaque surface principale est inclinée d'un angle prédéterminé,
de préférence compris entre 35° et 45°, par rapport à la face inférieure plane du
bloc unitaire.
[0015] Il est par ailleurs intéressant de prévoir que la ou chaque surface principale inclinée
se raccorde, au niveau du bourrelet d'appui, à une surface terminale prolongeant latéralement
ledit bourrelet, cette surface terminale, moins inclinée que la surface principale
associée, étant conformée pour assurer un appui de la zone carotidienne de l'utilisateur
en décubitus ventral. On obtient alors un confort optimal pour l'utilisateur dans
une position de décubitus ventral à droite ou à gauche.
[0016] Il est dans ce cas intéressant de prévoir que la ou chaque surface terminale fasse
un angle moyen variant de 20° à 35° avec la surface principale associée, et prolonge
latéralement le bourrelet d'appui, en formant avec ledit bourrelet un profil général
qui s'incurve progressivement vers le bas en direction du bord latéral correspondant
du bloc unitaire.
[0017] En particulier alors, le bourrelet d'appui peut présenter inférieurement, de part
et d'autre du becquet central, une surface en redan facilitant le positionnement de
l'épaule de l'utilisateur tant en décubitus ventral qu'en décubitus latéral.
[0018] Avantageusement encore, le bloc unitaire s'inscrit sensiblement dans un parallélépipède
rectangle. Ceci facilite l'obtention d'un bloc unitaire injecté de matière cellulaire
en utilisant les techniques les plus modernes dans le domaine.
[0019] Pour des questions de confort se comprenant aisément, il sera avantageux que l'oreiller
comporte en outre une housse extérieure textile, de préférence molletonnée, enveloppant
en totalité le bloc unitaire conformé comme indiqué ci-dessus. Cette housse extérieure
peut éventuellement présenter une ligne horizontale d'ouverture en regard du bord
arrière du bloc unitaire.
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lumière de la description qui va suivre et des dessins annexés, concernant un
mode de réalisation particulier, en référence aux figures où :
- la figure 1 illustre le bloc unitaire d'un oreiller anatomique fonctionnel multiposition
conforme à l'invention, présentant ici ses deux faces latérales spécialement conformées
pour une utilisation en décubitus ventral d'un côté ou de l'autre de l'oreiller ;
- la figure 2 illustre l'oreiller constitué du bloc unitaire précédent, enveloppé
dans une housse extérieure textile dont une partie a été arrachée pour la clarté de
la représentation ;
- la figure 3 est une vue de dessus du bloc unitaire précédent ;
- la figure 4 est une vue en élévation frontale du même bloc unitaire selon la flèche
100 de la figure 3 ;
- la figure 5 est une vue latérale gauche du même bloc ;
- les figures 6 et 7 sont des coupes selon VI-VI et VII-VII de la figure 3 ;
- les figures 8A, 8B, 8C, 8D illustrent schématiquement l'utilisation de l'oreiller
anatomique fonctionnel multiposition ainsi constitué, avec une position de décubitus
dorsal en figure 8A, de décubitus latéral en figure 8B, et de décubitus ventral aux
figures 8C et 8D.
[0021] Les figures 1 à 7 illustrent un oreiller anatomique fonctionnel multiposition, essentiellement
constitué par un bloc unitaire noté 10 de matière cellulaire, de préférence en mousse
de polyuréthane injectée. Comme cela est visible sur la coupe médiane de la figure
2, le bloc unitaire 10 est enveloppé en totalité dans une housse extérieure textile
50, qui est de préférence molletonnée, l'ensemble constituant un oreiller noté 1.
On distingue ainsi une doublure épaisse 50.1 en molleton ou en ouate synthétique,
revêtue d'une enveloppe extérieure 50.2 qui est par exemple en coton ou en jersey
anti-allergénique. Cette enveloppe extérieure présente ici une ligne horizontale d'ouverture
50.3 permettant de retirer le bloc unitaire 10 pour le nettoyage ou le remplacement
de la housse extérieure 50. Cette ligne horizontale d'ouverture 50.3, visible sur
la figure 2, est agencée en regard du bord arrière 19 du bloc unitaire 10, ce qui
évite tout risque d'inconfort voire de blessure pour l'utilisateur de l'oreiller.
[0022] On va maintenant décrire plus en détail la conformation particulière du bloc unitaire
10 de matière cellulaire, qui constitue bien entendu la pièce maîtresse de l'oreiller
anatomique fonctionnel multiposition selon l'invention, en se référant aux figures
3 à 7.
[0023] Le bloc unitaire 10 présente une face inférieure 11 essentiellement plane et une
face supérieure d'appui 12 qui peut être soit sensiblement plane, soit comme cela
est illustré ici avec un profil légèrement convexe (dans un plan parallèle au plan
médian) au niveau du centre d'une cuvette centrale 13 associée à l'appui de l'appui
de la tête en position de décubitus dorsal. Dans un plan transversal au plan médian,
le profil de la face supérieure d'appui 12 est en principe rectiligne. Le bord arrière
du bloc unitaire 10 est noté 19, et ce bord est sensiblement rectiligne.
[0024] Du côté frontal, on distingue un bourrelet d'appui noté 14 qui présente en vue de
dessus un profil général s'incurvant vers l'arrière du bloc unitaire 10, et un becquet
central 17 en saillie qui se raccorde à une goulotte repose-nuque 16 ménagée au centre
du bourrelet d'appui 14.
[0025] L'agencement de la surface d'appui 12 avec sa cuvette centrale 13, et du bourrelet
d'appui 14 avec sa goulotte repose-nuque 16 et son becquet central 17 en saillie,
respecte une symétrie au regard d'un plan vertical médian noté P.
[0026] Les caractéristiques qui précèdent visent à permettre une utilisation de l'oreiller
anatomique fonctionnel dans une position de décubitus dorsal (position illustrée en
figure 8A) ou de décubitus latéral (position illustrée sur la figure 8B). La cuvette
centrale 13 est disposée directement en arrière de la goulotte repose-nuque 16, de
façon à assurer un support anatomique optimal du cou et de la tête de l'utilisateur
en position de décubitus dorsal. La surface supérieure d'appui 12 et la surface extérieure
du bourrelet d'appui 14 sont quant à elles conformées de façon à assurer un support
optimal du cou et de la tête de l'utilisateur en position de décubitus latéral, d'un
côté ou de l'autre selon la position choisie pour le sommeil.
[0027] On a noté 21 les deux bords latéraux du bloc unitaire 10, et 30 (sur la figure 3)
le bord frontal virtuel de ce bloc, qui correspond à un plan frontal tangent aux deux
arêtes d'extrémité du bloc unitaire et au bord libre du becquet central 17. Le bloc
unitaire 10 s'inscrit ainsi sensiblement dans un parallélépipède rectangle, ce qui
facilite l'organisation automatisée de son processus de fabrication par injection
de mousse cellulaire, notamment de polyuréthane.
[0028] Conformément à une caractéristique essentielle de l'invention, le bloc unitaire 10
présente en outre au moins une face latérale 20 qui est conformée pour assurer le
support latéral du cou et de la tête d'un utilisateur en décubitus ventral, avec le
dégagement nécessaire à la respiration dans cette position. On a illustré schématiquement
aux figures 8C et 8D un utilisateur en position de décubitus ventral du côté gauche
de l'oreiller anatomique fonctionnel multiposition ainsi réalisé.
[0029] Ainsi que cela a été indiqué plus haut, il est avantageux de prévoir, comme cela
est illustré ici, que les deux faces latérales 20 du bloc unitaire 10 soient conformées
pour une utilisation en décubitus ventral, avec un agencement respectant une symétrie
par rapport au plan vertical médian P. L'oreiller anatomique fonctionnel multiposition
1 peut alors être utilisé du côté gauche ou du côté droit, pour une position de décubitus
ventral, et ceci avec un support optimal, et un confort encore jamais rencontré pour
les utilisateurs qui dorment dans cette position.
[0030] On va maintenant décrire plus en détail la conformation particulière de ces faces
latérales 20, étant entendu que l'invention couvre aussi bien un oreiller dont le
bloc unitaire 10 comporte une seule face latérale ainsi conformée, qu'un oreiller
dont le bloc unitaire a ses deux faces latérales qui sont ainsi conformées en vue
d'une utilisation des deux côtés en décubitus ventral.
[0031] Chaque face latérale 20 du bloc unitaire 10 présente une surface principale inclinée
22 qui s'étend depuis le bord arrière 19 dudit bloc au moins jusqu'au bourrelet d'appui
14. Cette face principale inclinée 22 peut être sensiblement plane, ou, comme cela
est illustré ici, être légèrement concave. Au niveau de sa ligne de raccordement avec
la face supérieure d'appui 12, chaque face latérale 20 présente un sommet 24 légèrement
en arrière du centre de la cuvette 13, et un autre sommet 25 au niveau de sa ligne
de raccordement avec le bourrelet d'appui 14. L'inclinaison générale de chaque surface
principale 22 est déterminée avec précision, à l'aide de calculs effectués pour une
adaptation à la plupart des conformations anatomiques des utilisateurs. Cette inclinaison
générale est repérée sur la coupe de la figure 6 par un angle A qui est de préférence
compris entre 35° et 45° par rapport à la face inférieure plane 11 du bloc unitaire
10.
[0032] Du côté arrière, la surface principale inclinée 22 se raccorde par une portion légèrement
concave à l'arête arrière verticale du bloc unitaire 10.
[0033] Du côté frontal, on a prévu ici que chaque surface inclinée 22 se raccorde, au niveau
du bourrelet d'appui 14, à une surface terminale de petite dimension, notée 23, qui
prolonge latéralement ledit bourrelet, cette surface terminale 23 étant moins inclinée
par rapport à l'horizontale que la surface principale associée 22, et étant conformée
pour assurer un appui de la zone carotidienne de l'utilisateur en décubitus ventral.
La surface terminale 23 procure en même temps un dégagement pour l'arrière du maxillaire
inférieur de l'utilisateur. L'inclinaison générale de cette surface terminale 23 a
été repérée par un angle B sur la coupe de la figure 7. Dans la pratique, chaque face
terminale 23 fera un angle moyen variant de 20° à 35° avec la surface principale associée
22. Ainsi, lorsque l'on choisit par exemple un angle A de 35° par exemple, l'angle
B variera de 0 à 15° avec la surface principale associée 22. On constate aussi que
chaque surface terminale 23 prolonge latéralement le bourrelet d'appui 14, en formant
avec ledit bourrelet un profil général (mieux visible sur les vues en élévation des
figures 4 et 5) depuis le bord frontal du bloc unitaire 10, qui s'incurve progressivement
vers le bas en direction du bord latéral 21 dudit bloc.
[0034] Dans la pratique, on s'attachera à prévoir que la surface principale inclinée 22
et son éventuelle surface terminale 23 de prolongement, constituent une face qui est
soit totalement plate, soit concave en ayant alors une courbure extrêmement régulière
sur toute la longueur de celle-ci et selon n'importe quel plan de coupe.
[0035] La vue (du côté face arrière 19) de la figure 8C et la vue (de dessus) de la figure
8D illustrent l'utilisation d'un oreiller anatomique fonctionnel multiposition tel
que précédemment décrit, en position de décubitus ventral, ici du côté gauche de l'oreiller.
[0036] On constate par ailleurs sur les figures 3 et 4 que le bourrelet d'appui 14 présente
inférieurement, de part et d'autre du becquet central 17, une surface en redan notée
18 facilitant le positionnement de l'épaule de l'utilisateur en décubitus ventral.
La vue de dessus de la figure 8D permet de bien comprendre le passage de l'épaule
(ici l'épaule droite) de l'utilisateur dans cette position de décubitus ventral, ici
du côté gauche de l'oreiller 1. Ces surfaces en redan 18 sont naturellement prévues
des deux côtés du becquet central 17, afin de conserver la double position possible
d'utilisation en décubitus ventral. Il est à noter que ces surfaces en redan permettant
également de loger l'épaule en cas d'utilisation en décubitus latéral, d'un côté ou
de l'autre du becquet central 17 selon le côté choisi par l'utilisateur.
[0037] On est ainsi parvenu à réaliser un oreiller anatomique fonctionnel multiposition,
qui permet une utilisation avec un support optimal des vertèbres cervicales et de
la boîte crânienne dans toutes les positions de décubitus choisies par l'utilisateur,
et en particulier dans les positions de décubitus ventral droit ou gauche.
[0038] L'invention n'est pas limité au mode de réalisation qui vient d'être décrit, mais
englobe au contraire toute variante reprenant, avec des moyens équivalents, les caractéristiques
essentielles énoncées plus haut.
1. Oreiller anatomique fonctionnel multiposition, essentiellement constitué par un bloc
unitaire (10) de matière cellulaire comportant frontalement un bourrelet d'appui (14)
conformé symétriquement de part et d'autre d'un plan vertical médian avec un profil
général s'incurvant vers l'arrière du bloc et un becquet central (17) en saillie se
raccordant à une goulotte repose-nuque (16) ménagée au centre dudit bourrelet d'appui,
et une face supérieure d'appui (12) présentant une cuvette centrale (13) disposée
en arrière de ladite goulotte, caractérisé en ce que le bloc unitaire (10) présente
au moins une face latérale (20) qui est conformée pour assurer le support latéral
du cou et de la tête d'un utilisateur en décubitus ventral, avec le dégagement nécessaire
à la respiration dans cette position.
2. Oreiller selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux faces latérales
(20) du bloc unitaire (10) sont conformées pour une utilisation en décubitus ventral,
avec un agencement respectant la symétrie par rapport au plan vertical médian.
3. Oreiller selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la
ou chaque face latérale (20) du bloc unitaire présente une surface principale inclinée
(22) s'étendant depuis le bord arrière (19) dudit bloc au moins jusqu'au bourrelet
d'appui (14).
4. Oreiller selon la revendication 3, caractérisé en ce que la ou chaque surface principale
inclinée (22) est sensiblement plane.
5. Oreiller selon la revendication 3, caractérisé en ce que la ou chaque surface principale
inclinée (22) est légèrement concave.
6. Oreiller selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que la ou chaque
surface principale (22) est inclinée d'un angle prédéterminé, de préférence compris
entre 35° et 45°, par rapport à la face inférieure plane (11) du bloc unitaire (10).
7. Oreiller selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que la ou chaque
surface principale inclinée (22) se raccorde, au niveau du bourrelet d'appui (14),
à une surface terminale (23) prolongeant latéralement ledit bourrelet, cette surface
terminale (23), moins inclinée que la surface principale associée (22), étant conformée
pour assurer un appui de la zone carotidienne de l'utilisateur dans une position de
décubitus ventral.
8. Oreiller selon la revendication 7, caractérisé en ce que la ou chaque surface terminale
(23) fait un angle moyen variant de 20° à 35° avec la surface principale associée
(22).
9. Oreiller selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce que la
ou chaque surface terminale (23) prolonge latéralement le bourrelet d'appui (14),
en formant avec ledit bourrelet un profil général qui s'incurve progressivement vers
le bas en direction du bord latéral (21) correspondant du bloc unitaire (10).
10. Oreiller selon la revendication 9, caractérisé en ce que le bourrelet d'appui (14)
présente inférieurement, de part et d'autre du becquet central (17), une surface en
redan (18) facilitant le positionnement de l'épaule de l'utilisateur tant en décubitus
ventral qu'en décubitus latéral.
11. Oreiller selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le bloc unitaire
(10) s'inscrit sensiblement dans un parallélépipède rectangle.
12. Oreiller selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte une
housse extérieure textile (50), de préférence molletonnée, enveloppant en totalité
le bloc unitaire conformé (10).
13. Oreiller selon la revendication 12, caractérisé en ce que la housse extérieure (50)
présente une ligne horizontale d'ouverture (50.3) en regard du bord arrière (19) du
bloc unitaire (10).