[0001] L'invention est relative aux cylindres de serrure à larder, par exemple de type européen,
composés de deux demi cylindres, et concerne plus particulièrement un entraîneur débrayable.
[0002] Dans ce type de cylindre et comme le montre la figure 1 annexée, chaque demi cylindre,
désigné de façon générale par 2, est composé d'un corps 3 formant stator, d'un rotor
4 avec une fente 5 pour la clé et de verrous, non représentés, disposés dans des logements
du stator et du rotor et composés chacun d'un palpeur, avec ou sans piston intermédiaire,
d'un contre piston et d'un ressort poussant le contre piston, l'éventuel piston et
le palpeur en direction de la fente du rotor.
[0003] Les deux demi cylindres sont espacés l'un de l'autre par un intervalle contenant
le corps 6 du paneton 7. Ce corps peut être lié en rotation à un entraîneur interne,
actionnable par introduction de la bonne clé dans l'un des rotors des deux demi cylindres.
[0004] Certains entraîneurs sont conçus pour permettre la reprise de main, c'est à dire
permettre l'actionnement par une clé du rotor de l'un des demi cylindres, alors même
que le rotor de l'autre demi cylindre a déjà été actionné et est dans une position
angulaire différente.
[0005] L'invention concerne plus spécialement les entraîneurs composes, pour chaque demi
cylindre :
- d'un baladeur calé en rotation et monté coulissant longitudinalement dans le nez du
rotor,
- et d'un organe d'entraînement, lié en rotation au paneton et monté coulissant longitudinalement
par rapport à ce dernier, cet organe comportant des moyens, tels que mortaise ou tenon,
aptes à s'engrener avec des moyens complémentaires du baladeur pour assurer une liaison
en rotation temporaire.
[0006] L'invention a pour objet de fournir un entraîneur assurant la reprise de main et
permettant également de modifier, en cas de besoin, la position du paneton par rapport
au rotor du cylindre ou de rendre prisonnière, au moins l'une des clés, dans l'une
des positions préférentielles du rotor, respectivement, d'ouverture ou de fermeture.
[0007] A cet effet, dans l'entraîneur débrayable selon l'invention, chaque organe d'entraînement
comporte, à l'opposé du baladeur avec lequel il coopère, un collet radial polygonal
monté coulissant dans un alésage du paneton, cet alésage ayant un profil complémentaire
et étant divisé en deux portées par une gorge centrale de plus grand diamètre que
la dimension diamétrale des collets et de largeur supérieure à la largeur de ces deux
collets, tandis qu'un ressort d'écartement est interposé entre les deux collets, pour
les rappeler en position d'embrayage dans les portées polygonales, et qu'un autre
ressort d'écartement est interposé entre les baladeurs pour les rappeler dans une
position dans laquelle chacun d'eux est libre en rotation par rapport à l'organe d'entraînement
correspondant.
[0008] Avec ce dispositif, l'engagement de la bonne clé dans l'un des rotors provoque le
déplacement longitudinal du baladeur et, si l'organe d'entraînement correspondant
est bien positionné, la liaison en rotation avec cet organe. La rotation de la clé
permet l'entraînement en rotation du paneton par coopération du profil polygonal du
collet de cet organe avec le profil complémentaire de l'alésage du paneton.
[0009] Par contre, si l'organe d'entraînement n'est pas dans la position d'engrènement avec
le baladeur, par exemple suite à l'actionnement du rotor de l'autre demi cylindre,
le déplacement longitudinal du baladeur se transmet à l'organe d'entraînement dont
le collet échappe de l'alésage polygonal pour venir dans la gorge. La rotation de
la clé amène progressivement les moyens d'engrènement du baladeur en coïncidence avec
les moyens complémentaires de l'organe d'entraînement, pour assurer ce qu'il est convenu
d'appeler "la reprise de main". Dès que cette coïncidence est parfaite, le ressort
de rappel de l'organe d'entraînement favorise l'engrènement, puis ramène le collet
en prise avec l'alésage polygonal du paneton, en permettant ainsi l'entraînement en
rotation de celui-ci.
[0010] Dans une forme d'exécution, le paneton comprend des moyens eclipsables assurant le
calage en rotation des collets des organes d'entraînement dans la gorge du corps mais
tolérant leur déplacement en translation dans cette gorge.
[0011] Ainsi, en amenant ces moyens de calage en position eclipsée, dans laquelle ils ne
peuvent plus caler en rotation les collets, il est possible de faire pivoter le paneton
et les organes d'entraînement par rapport aux baladeurs, afin que, lors de l'engagement
de l'une ou des deux clés, ces baladeurs, ayant des moyens d'engrènement des clés
décalés angulairement par rapport à ceux des organes d'entraînement, repoussent ces
organes en amenant leurs collets polygonaux dans la gorge.
[0012] A ce stade, la rotation du paneton, avec un collet dans la gorge, décale un organe
par rapport l'autre, par exemple pour rendre prisonnière la clé, c'est à dire l'empêchant
d'être sortie après avoir entraîné le paneton en rotation dans un sens, tandis que
la rotation du paneton avec les deux collets dans la gorge, permet de modifier la
position d'introduction de la clé par rapport au paneton, donc la position du paneton
par rapport à l'une ou l'autre des positions d'ouverture et de fermeture des demi-cylindres.
[0013] Cet agencement permet, par exemple, de donner au paneton une position à 17 ou 19
Heures, pour renforcer la résistance de la serrure à un choc longitudinal, en assurant
une fonction anti cambriolage, ou à 9 heures ou 15 heures, lorsque ce paneton est
utilisé comme batteuse de contacteur électrique.
[0014] Après réglage, les moyens de calage des collets sont ramenés en position de calage.
[0015] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui suit en
référence au dessin schématique annexé représentant une forme d'exécution du dispositif
selon l'invention.
Figure 1 est une vue en perspective avec coupe longitudinale partielle d'un cylindre
de serrure équipé du dispositif,
Figure 2 est une vue partielle en coupe transversale de ce dispositif,
Figure 3 est une vue en perspective montrant les éléments essentiels du dispositif,
Figure 4 est une vue en perspective montrant une forme d'exécution du rotor de chaque
demi cylindre,
Figure 5 est une vue en coupe suivant V-V de figure 2 montrant les moyens de liaison
entre le paneton et la douille centrale,
Figure 6 est une vue partielle en perspective du dispositif après introduction d'une
clé et engrènement des deux éléments d'entraînement,
Figures 7 à 10 sont des vues partielles en perspective du mécanisme d'entraînement,
en cas de reprise de main, c'est lors de l'engagement d'une clé alors que l'autre
demi cylindre a déjà pivoté, respectivement, au début et en fin d'engagement de la
clé dans le demi cylindre de gauche, après rotation partielle de cette clé et après
embrayage de l'organe d'entraînement,
Figures 11 à 13 sont des vues partielles en coupe longitudinale illustrant différentes
phases de la modification de l'indexation du paneton par rapport aux deux demi cylindres,
Figures 14 à 17 sont des vues schématiques en coupe transversale illustrant les positions
relatives des éléments de l'entraîneur participant à l'indexation du paneton dans
différentes phases du réglage.
[0016] Il est précisé que, sur les figures 6 à 13, les ressorts d'écartement ne sont pas
représentés pour alléger les figures et mieux faire percevoir les mouvements relatifs,
mais il est évident que le dispositif représenté comporte de tels ressorts, comme
à la figure 2.
[0017] Dans la forme d'exécution représentée, le paneton 7 est du type de celui décrit dans
la demande de brevet francais copendante n° 97 05439 pour "dispositif de renforcement
de la liaison des éléments d'un cylindre de serrure". Comme montré figure 5, son corps
6 est composé d'une demi coquille 8 qui est liée, avec une autre demi coquille 9,
à une douille centrale 10, cette liaison étant réalisée par des tenons rétentifs 12,
saillants de la douille 10 et coopérant avec des rainures 11 ménagées dans les deux
demi coquilles 8 et 9. La liaison positive du paneton 7 avec la douille 10 est assurée
par un poussoir 13 qui sera décrit en détails plus loin. Les deux demi coquilles 8
et 9 sont munies de nervures semi circulaires latérales 19 qui, pénétrant dans des
rainures 21 ménagées aux extrémités des rotors 4, contribuent au renforcement du cylindre
(figure 11).
[0018] Il est bien évident que l'invention n'est pas limitée à ce type d'application, mais
au contraire qu'elle s'étend à tous les cylindres comportant un paneton central 7
dont le corps 6 est solidaire d'une douille ou d'une nervure centrale ayant la même
structure interne que la douille 10, c'est à dire comportant, comme montré figures
3 et 5, un alésage axial de section polygonale divisé en deux portées 15a, 15b, par
une gorge centrale 16.
[0019] Cette structure fait partie de l'entraîneur débrayable selon l'invention qui comprend,
également, pour chaque demi cylindre, respectivement, un baladeur 17a ou 17b, et un
organe d'entraînement 18a ou 18b.
[0020] Comme montré figure 4, chaque baladeur est composé d'un corps cylindrique 20 duquel
fait saillie un tenon radial 22. Sa face en bout, tournée du côté de l'organe d'entraînement
est plane, tandis que son autre face en bout tournée vers un rotor 4 comporte un tenon
diamétral 23 dont les extrémités coopèrent, comme montré à la figure 3, avec des fraisages
24 ménagés, à l'extrémité interne du rotor 4 avec un logement cylindrique 25. La coopération
du tenon 23 avec les fraisages 24 assure la liaison en rotation du baladeur 17a ou
17b et du rotor 4, tout en tolérant la translation de ce baladeur par rapport au rotor.
[0021] Chaque baladeur est traversé axialement par un alésage épaulé composé d'une partie
de petite diamètre 26 et d'une partie de plus grand diamètre 27. La figure 2 montre
que la partie de petit diamètre est montée coulissante sur le corps cylindrique 28
d'un tube à tête élargie 29, dont la tête est disposée dans l'alésage 27 de plus grand
diamètre. Ce tube est lié, par emmanchement d'une goupille axiale 30, à un tube similaire
disposé de facon inverse dans l'autre baladeur, pour constituer un moyen de liaison
des deux baladeurs. Un ressort 32 est interposé entre les deux baladeurs pour rappeler
constamment ceux-ci en appui sur les têtes 29 des tubes.
[0022] Chaque organe d'entraînement 18a ou 18b est composé d'une couronne 33 et d'un collet
34. La couronne 33 est tournée du côté du baladeur, afin que son alésage cylindrique
35 assure le guidage en translation et en rotation du corps 20 de ce baladeur. Cette
couronne comporte, localement, une mortaise 35, apte à recevoir le tenon 22 du baladeur,
en assurant ce qui est défini dans l'ensemble de la description comme étant un "engrènement".
Par sa surface périphérique cylindrique, la couronne 33 est montée libre en translation
et en rotation dans l'alésage 25 du nez du rotor 4.
[0023] Le collet 34 a une forme polygonale qui est complémentaire de la portée 15a, ou 15b
de la douille 10, c'est à dire qu'il peut s'engager dans cette portée en pouvant y
coulisser sans pouvoir tourner. La figure 2 montre bien que l'épaisseur E de chaque
collet 34 est sensiblement égale à l'épaisseur d'une portée 15a, 15b, et que la gorge
16, séparant les deux portées, a une largeur L qui est supérieure à deux fois l'épaisseur
E d'un collet.
[0024] La figure 2 montre également qu'un ressort 37 est interposé entre les deux collets
18a, 18b pour les écarter et les rappeler en appui contre deux faces diamétrales de
butée qui, dans la forme d'exécution représentée, sont constituées par les faces en
bout des deux rotors 4.
[0025] L'entraîneur débrayable comporte aussi des moyens de calage en rotation des collets
34 dans la gorge 16.
[0026] Dans la forme d'exécution représentée figures 1 et 5, ces moyens sont constitués
par l'extrémité interne 13a du poussoir 13 qui, débouchant d'un alésage épaulé 42,
ménage radialement dans la douille 10, débouche dans la gorge 16. Le poussoir est
lui-même épaulé et son épaulement est plaqué sur celui de l'alésage 42 par un ressort
43, interposé entre sa tête et un bouchon fileté 44 vissé dans un alésage taraudé
débouchant du paneton. Ce dernier alésage taraudé est prolongé dans le paneton 7 par
un alésage lisse 45 dans lequel peut coulisser librement le poussoir 13. Dans la forme
d'exécution représentée, c'est le poussoir 13 qui, en pénétrant dans la douille 10
assure l'alignement de l'alésage 45 du paneton avec celui épaulé de cette douille.
Dans une variante, non représentée et mettant en oeuvre un corps de paneton monolithique,
l'alésage radial ménagé dans le paneton est épaulé intérieurement et débouche dans
la gorge 16. Un tel alésage peut recevoir le poussoir à ressort qui vient d'être décrit
ou une vis à tige lisse épaulée venant en appui sur l'épaulement du corps et comportant
une extrémité saillant dans la gorge.
[0027] Dans toutes ces formes d'exécution, l'axe de l'alésage ou des alésages recevant le
poussoir 13 est radial et perpendiculaire à l'une des faces de l'alésage polygonal
15a, 15b.
[0028] Enfin, l'appui de l'épaulement du poussoir 13 sur celui du logement 42 de la douille
10 ou du logement épaulé du corps massif du paneton, limite la saillie qu'il forme
dans la gorge 16, afin que celle-ci ne s'oppose pas aux déplacements longitudinaux
des collets 34 dans la gorge 16, mais s'oppose à leur rotation, lorsqu'ils sont dans
cette gorge en venant au voisinage, et voire même en contact glissant, avec l'une
de leurs faces polygonales.
[0029] Ces moyens de calage en rotation sont éclipsables, c'est à dire qu'ils peuvent être
reculés radialement pour libérer les collets 34. A cette fin, lorsque le poussoir
est solidaire d'une partie filetée, il est dévissé, tandis que lorsqu'il est indépendant
de son bouchon fileté et rappelé par un ressort, il est déplacé à l'encontre de son
ressort 43 au moyen d'un outil longiforme, tel qu'un tournevis, engagé dans un alésage
46 traversant le paneton 7 dans son épaisseur (figure 1), et sécantant l'alésage 45
de ce paneton. Pour favoriser son déplacement par l'outil, le poussoir comporte, dans
la zone d'intersection des alésages 45 et 46, une gorge 47 séparant son corps de sa
tête 13b.
[0030] Au repos, l'entraîneur est dans la position représentée à la figure 2. Lorsqu'une
bonne clé 40 (figure 6) est introduite dans la fente 5 du rotor 4 de l'un des demi
cylindres, l'extrémité de la clé vient en contact avec le baladeur correspondant,
et par exemple celui 17b. Si l'organe d'entraînement 18b est toujours dans la position
qui lui a été donnée lors du dernier actionnement par la même clé, le tenon 22 coïncide
avec la mortaise 35 et peut donc librement s'engrener avec cette mortaise. La rotation
de la clé provoque, grâce à cet engrènement, l'entraînement de l'organe 18b et, en
conséquence, l'entraînement de la douille 10 et du paneton 7. Lorsque la clé est retirée,
le ressort 32 provoque le désengrènement du tenon d'avec la mortaise 35, en libérant
ainsi le paneton, et cela, après rotation dans une sens pour une serrure à clé libre,
ou, après retour à la position de départ pour un demi cylindre à clé prisonnière.
[0031] La figure 7 représente la position des éléments de l'entraîneur lorsque le rotor
de droite a été actionné et que la clé a été retirée en laissant le rotor dans une
position différente de celle du rotor du demi cylindre de gauche. La mortaise 35 des
éléments d'entraînement du demi cylindre de gauche n'est donc plus alignée avec le
tenon 22, comme montré à cette figure 7. Dans ces conditions, lorsque la clé 40 est
à nouveau introduite dans le demi cylindre de gauche, et qu'elle déplace le basculeur
17b, le tenon 22 ne pénètre pas dans la mortaise et forme une sorte de cale qui pousse
devant elle l'organe d'entraînement 18b. Il en résulte que, comme montré à la figure
8, le collet 34 de cet organe 18b se désengage d'avec la portée polygonale 15b correspondante
et vient dans la gorge 16, en assurant ainsi ce qui est appelé dans toute la description,
"le débrayage". Lorsque la clé est entraînée en rotation, ce mouvement se transmet
par le rotor 4 au baladeur 17b qui peut pivoter par rapport à l'organe d'entraînement
18b, sans l'entraîner en rotation, par glissement des faces en contact. Comme montré
figure 9, dès que le tenon 22 coïncide avec la mortaise 35, le ressort de rappel 37,
sollicitant le collet 34, assure l'engrènement et ramène le collet en prise avec la
portée 15b, en assurant ainsi l'embrayage du rotor 4 avec la douille 10, donc avec
le paneton 7.
[0032] Pour certaines applications dans lesquelles la reprise de main n'est pas souhaitée,
cette fonction peut être très aisément annulée en intercalant une bague entre les
deux collets 35 des organes d'entraînement 18a, 18b.
[0033] A partir de la serrure en position d'ouverture, comme montré figures 11 et 13, la
première phase de réglage consiste à faire pivoter manuellement le paneton d'une valeur
a, par exemple dans le sens de la flèche 48, et de 45° entre les figures 14 et 15,
de manière que les mortaises 35 des organes d'entraînement 18a, 18b ne soient pas
alignées avec les tenons 22 des baladeurs qui, eux, n'ont pas pivoté.
[0034] Dans une phase suivante, le poussoir 13 est déplacé radialement vers l'extérieur
pour venir dans sa position éclipsée dans laquelle il autorise la rotation des collets
34 des organes d'entraînement 18a, 18b (figure 15).
[0035] A ce stade, et dans une opération de modification de la position du paneton 7 par
rapport à l'une des positions de référence de la serrure, et par exemple, celle d'ouverture
ou celle de fermeture, les deux clés sont engagées dans leurs rotors respectifs et
poussées longitudinalement. Comme montré par les flèches 49 à la figure 12, les tenons
22 des baladeurs qui sont décalés chacun par rapport à leur mortaise 35, s'appuient
sur leur couronne et poussent les organes d'entraînement 18a, 18b et, en particulier,
amènent les collets 34 dans la gorge 16 en assurant le débrayage.
[0036] Il est ainsi possible, par pivotement du paneton 7 et, en l'occurrence, de sa douille
10 par rapport aux collets 34 des organes d'entraînement 18a, 18b, de procéder au
réglage de la position du paneton. A la figure 16, le réglage est assuré par pivotement
dans le sens de la flèche 50 du paneton 7 sur une valeur
b de 90°.
[0037] On notera que la valeur de cet angle de réglage est nécessairement égale à l'angle
de répartition des faces de l'alésage polygonal 15a, 15b, ou à un multiple de cet
angle, pour permettre l'embrayage ultérieur des collets 34 dans les portées de cet
alésage.
[0038] Après ce réglage, le poussoir 13 est relâché pour caler en rotation les collets 34,
puis le paneton est pivoté manuellement, et en sens inverse de la flèche 50, jusqu'à
engrènement des mortaises 35 avec les tenons 22 sous l'action des ressorts 37, et,
en conséquence, embrayage des collets 34 dans les portées 15a, 15b. Ces deux opérations
se réalisent avec les fentes 5 pour les clés en position verticale d'ouverture, puisque
les rotors n'ont pas pivoté pendant le réglage angulaire du paneton 7. La figure 17
montre que, à la fin du réglage et alors que les rotors 4 ont la même position, le
paneton est bien décalé de 90° par rapport à sa position d'origine montrée figure
14.
[0039] Pour transformer une serrure selon l'invention de type à clés libres ou type à clé
prisonnière d'un côté, il faut, après avoir mis la serrure dans une position définie,
d'ouverture ou de fermeture :
- faire pivoter manuellement le paneton 7, pour décaler angulairement les mortaises
35 des tenons 22 des baladeurs 17a, 17b,
- amener le poussoir 13 en position éclipsée,
- introduire la clé 40 dans le rotor 4 du côté nécessitant la modification, afin que
le baladeur correspondant, par exemple 17a, s'appuie sur l'organe d'entraînement 18a
et amène le collet de celui-ci dans la gorge 16,
- faire pivoter le paneton 7 et l'organe d'entraînement 18b, opposé au rotor contenant
la clé et en prise avec l'alésage 15b, de la valeur nécessaire et d'au moins la valeur
de l'angle de répartition des faces de l'alésage polygonal 15a, 15b,
- relâcher le poussoir,
- et faire pivoter la clé jusqu'à ce qu'elle provoque l'engrènement du tenon du baladeur
17a et ramène le paneton à sa position d'origine.
[0040] Dans cette position, d'ouverture ou de fermeture du rotor, le retrait de la clé n'est
plus possible puisqu'elle se trouve dans une position angulaire où ses propres verrous
ne tolèrent pas ce retrait, car non en coïncidence avec les alésages du stator permettant
leur effacement. On notera que cette fonction clé prisonnière s'effectue alors que
l'autre clé peut être libre ou prisonnière, mais dans une autre position.
[0041] Il apparaît qu'avec ce dispositif d'entraînement débrayable, il est possible au montage,
soit de supprimer la fonction reprise de main, soit d'ajouter une fonction "clé prisonnière"
sur l'un et/ou l'autre des demi cylindriques, et, pour chaque demi cylindre, de choisir
la position angulaire dans laquelle cette fonction doit être réalisée.
1. Entraîneur débrayable pour paneton de serrure à larder actionnable par deux demi cylindres
(2) opposés, cet entraîneur étant composé pour chaque demi cylindre (2) d'un baladeur
(17a, 17b) calé en rotation et monté coulissant longitudinalement dans le nez du rotor
(4), et d'un organe (18a, 18b) d'entraînement en rotation du paneton (7) par rapport
auquel il est monté coulissant longitudinalement, cet organe comportant des moyens
aptes à s'engrener avec des moyens complémentaires du baladeur, caractérisé en ce que chaque organe d'entraînement (18a, 18b) comporte, à l'opposé du baladeur (17a, 17b)
avec lequel il coopère, un collet radial polygonal (34) monté coulissant dans un alésage
du paneton (7), cet alésage ayant un profil complémentaire et étant divisé en deux
portées (15a, 15b) par une gorge centrale (16) de plus grand diamètre que la dimension
diamétrale des collets (34) et de largeur (L) supérieure à la largeur (E) de ces deux
collets, tandis qu'un ressort d'écartement (37) est interposé entre les deux collets
(34), pour les rappeler en position d'embrayage dans les portées (15a, 15b), et qu'un
autre deuxième ressort d'écartement (32) est interposé entre les baladeurs (17a, 17b)
pour les rappeler dans une position dans laquelle chacun d'eux est libre en rotation
par rapport à l'organe d'entraînement (18a, 18b) correspondant.
2. Entraîneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le collet (34) de chaque organe d'entraînement (18a, 18b) est solidaire d'une couronne
(33) montée coulissante dans l'alésage axial (25) du nez du rotor (4) correspondant,
tandis que son alésage intérieur assure le guidage en translation horizontale et en
rotation du corps cylindrique (20) du baladeur (17a, 17b) correspondant, cette couronne
comportant, au moins une mortaise radiale (35) apte à recevoir un tenon complémentaire
(22), saillant radialement du baladeur.
3. Entraîneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque baladeur (17a, 17b) est traversé par un alésage épaulé (26, 27) dont la partie
(27) de plus grand diamètre est tourné à l'opposé de l'organe d'entraînement (18a,
18b) correspondant et sert de logement à la tête élargie (29) d'un tube (28), ce tube,
dont le corps est monté coulissant dans l'alésage (26) de petit diamètre du baladeur,
étant assemblé par une goupille axiale (30), a un tube identique, pour constituer
moyen axial de liaison des deux baladeurs.
4. Entraîneur débrayable selon la revendication 1, caractérisé en ce que le paneton (7) comprend des moyens eclipsables (13, 13a) assurant le calage en rotation
des collets (34) des organes d'entraînement (18a, 18b) dans la gorge (16) du corps,
mais tolérant leur déplacement en translation dans cette gorge.
5. Entraîneur débrayable selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de calage en rotation (13, 13a) des collets sont constitués par un poussoir
épaulé qui, disposé dans un logement épaulé (42, 45) du paneton, radial et perpendiculaire
à l'une des faces de l'alésage polygonal (15a, 15b), vient en appui par son épaulement
contre celui du logement pour former une saillie (13a) débouchant dans la gorge (16)
du corps de paneton mais ne dépassant pas des faces de l'alésage polygonal (15a, 15b).
6. Entraîneur débrayable selon l'ensemble des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le poussoir (13) est muni d'une tête filetée qui se visse dans un alésage taraudé
débouchant de l'extrémité du paneton.
7. Entraîneur débrayable selon l'ensemble des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le poussoir (13) est monté coulissant librement dans les alésages (45 et 42) du paneton
et de la douille (10) et est plaqué contre un épaulement par un ressort (43) interposé
entre lui et un bouchon fileté (44) vissé dans un alésage taraudé débouchant du paneton
(7), et le paneton 7 est traversé dans son épaisseur par un alésage transversal (46)
sécantant celui radial (45) dans une zone où le poussoir (13) est muni d'une gorge
(47) permettant, au moyen d'un outil longiforme, son déplacement vers l'extérieur.
8. Entraîneur débrayable selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une cale est interposée entre les deux collets (34) des organes d'entraînement
(18a, 18b) pour empêcher leur translation longitudinale et la fonction reprise de
main.