[0001] La présente invention concerne des circuits de commande de membrane vibrante utilisée
notamment comme Klaxon d'automobile ou dispositif d'alarme.
[0002] La figure 1 représente un circuit classique de commande d'une membrane vibrante.
Une membrane M est placée par rapport à un solénoïde S pour être attirée par celui-ci
quand ce solénoïde produit un champ excitateur. Le solénoïde est disposé dans un circuit
série comprenant une alimentation continue E, par exemple une batterie d'automobile,
un interrupteur de mise en route P, et un rupteur B qui s'ouvre quand la membrane
M atteint une extension correspondant par exemple à la position de membrane représentée
en pointillés et désignée par M'. L'interrupteur de mise en route P est par exemple
un interrupteur à bouton poussoir ou un interrupteur commandé par un circuit externe
tel qu'un circuit de détection de défaut destiné à déclencher une alarme. Le fonctionnement
de ce circuit est le suivant. A l'état initial, le rupteur B est fermé et, dès que
le bouton poussoir P est actionné, un courant circule dans le solénoïde S et attire
la membrane vers sa position M'. Quand la membrane est à la position M', le rupteur
B s'ouvre et la membrane revient à sa position de repos. Ceci se répète tant que l'interrupteur
P reste fermé.
[0003] Ce circuit présente l'inconvénient que l'ouverture du rupteur B se produit quand
le courant dans le solénoïde est maximum. Une telle ouverture brutale d'un circuit
engendre la création d'impulsions de coupure et la création de parasites radio fréquence
qui peuvent se répercuter sur des circuits liés au circuit de commande de vibreur
ou voisins de celui-ci, par exemple d'autres circuits électroniques d'une automobile.
Egalement, dans le cas d'un circuit d'alarme, si la source E correspond à une source
d'alimentation redressée, les signaux parasites pourront remonter vers l'alimentation
principale.
[0004] La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à prévoir un circuit de
commande de vibreur ne produisant pratiquement pas de parasites.
[0005] Pour atteindre ces objets, la présente invention prévoit un circuit de commande d'une
membrane vibrante excitée par un solénoïde en série avec une alimentation continue
et un commutateur commandé, comprenant un condensateur disposé aux bornes d'un circuit
série comprenant le solénoïde et le commutateur ; et des moyens pour ouvrir le commutateur
au voisinage d'un passage à zéro du courant dans l'inductance.
[0006] Selon un mode de réalisation de la présente invention, le commutateur commandé est
constitué d'un thyristor disposé entre la première borne du condensateur et la première
borne du solénoïde, la gâchette du thyristor étant connectée à ladite première borne
du condensateur par une diode Zener et la gâchette du thyristor étant connectée à
sa cathode par l'intermédiaire d'une résistance, ledit thyristor constituant intrinsèquement
le moyen d'ouverture au voisinage d'un passage à zéro du courant.
[0007] Selon un mode de réalisation de la présente invention, le circuit comprend en outre
une résistance en série entre l'alimentation et le condensateur pour fixer la constante
de temps de charge de celui-ci.
[0008] Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres de la présente invention
seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers
faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles
:
la figure 1 décrite précédemment représente un circuit classique de commande de vibreur
;
la figure 2 représente un schéma partiellement sous forme de blocs d'un circuit de
commande de vibreur selon la présente invention ;
la figure 3 représente un mode de réalisation de la présente invention ; et
la figure 4 représente des courbes de tension et de courant correspondant au circuit
de la figure 3.
[0009] La présente invention prévoit d'insérer le solénoïde excitateur d'une membrane vibrante
dans un circuit résonant pour obtenir dans ce solénoïde un courant oscillant, c'est-à-dire
un courant croissant puis passant par zéro. Ensuite, la présente invention prévoit
d'interrompre l'alimentation du solénoïde au moment où le courant dans celui-ci atteint
une valeur nulle. Cette ouverture du circuit se faisant à courant nul, aucun parasite
ne sera généré.
[0010] La figure 2 représente un schéma sous forme de blocs illustrant le fonctionnement
général d'un circuit selon la présente invention.
[0011] Comme précédemment, un solénoïde S est placé dans un circuit série comprenant une
source d'alimentation E, un interrupteur P et un commutateur SW. En outre, le circuit
comprend un condensateur C disposé aux bornes du circuit série comprenant le solénoïde
et le commutateur SW. De préférence, une résistance R est placée en série dans le
circuit comprenant la source d'alimentation E, l'interrupteur P et le condensateur
C. Le commutateur SW est commandé par un circuit de commande 1 qui assure la fermeture
du commutateur SW quand il reçoit, sur une entrée ON, l'indication que la tension
sur le condensateur C dépasse un seuil déterminé. Ceci a été schématiquement représenté
par l'utilisation d'un comparateur 2 recevant sur son entrée (+) la tension aux bornes
du condensateur C et sur son entrée (-) une tension de référence REF. Le commutateur
SW est ouvert quand le circuit de commande 1 reçoit sur une deuxième entrée OFF une
indication du fait que le courant dans le solénoïde, détecté par un détecteur 3, atteint
une valeur sensiblement nulle.
[0012] Le fonctionnement de ce circuit est le suivant.
[0013] Dès que le bouton poussoir P est pressé, le condensateur C se charge et quand il
atteint une tension légèrement inférieure à la valeur de tension de la source d'alimentation
E, déterminée par la valeur de référence REF, le circuit de commande 1 ferme le commutateur
SW. La boucle comprenant le condensateur C et le solénoïde S fonctionne alors comme
un circuit oscillant. Le courant croît rapidement puis décroît tandis que la membrane
M est attirée. Dès que le courant dans le solénoïde S atteint une valeur sensiblement
nulle, le commutateur SW est ouvert. Le cycle se répète tant que l'interrupteur P
reste fermé.
[0014] En outre, la présente invention prévoit des modes de réalisation pratiques particulièrement
simples du circuit de la figure 2.
[0015] Un mode de réalisation est illustré en figure 3. Dans ce mode de réalisation, un
thyristor Th1 est connecté entre une première borne A du condensateur C et une première
borne B du solénoïde S. Une diode Zener Z est connectée entre la gâchette du thyristor
Th1 et la première borne du condensateur C et une résistance R1 est connectée entre
gâchette et cathode du thyristor Th1.
[0016] Dans ce circuit, dès que l'interrupteur P est fermé, le condensateur C se charge
avec une constante de temps déterminée par la valeur de la résistance R. Quand la
tension aux bornes du condensateur C dépasse la valeur de la tension d'avalanche de
la diode Zener Z (choisie légèrement inférieure à E), le thyristor Th1 entre en conduction
et un courant circule dans la boucle oscillante comprenant le condensateur C et le
solénoïde S. Dès que ce courant passe par zéro, le thyristor Th1 s'ouvre automatiquement
et le cycle se répète tant que le bouton poussoir P reste fermé. Un avantage de ce
mode de réalisation réside dans le fait que le thyristor Th1 assure la double fonction
de commutateur et de détecteur de passage à zéro.
[0017] La figure 4 illustre l'allure de divers courant et tensions du circuit de la figure
3. On désigne par A la première borne du condensateur, par B la première borne du
solénoïde et par M le point commun des deuxièmes bornes du commutateur et du solénoïde.
Ainsi, la figure 4 représente plus particulièrement les tensions V
AM, V
BM et le courant I
S dans le solénoïde. Cette figure a été tracée pour :
R = 6,2 ohms,
R1 = 300 ohms,
E = 12 volts,
C = 330 microfarads,
L = 0,6 millihenry,
la diode Zener Z ayant une tension d'avalanche sensiblement égale à 9 volts.
[0018] Comme le montre la figure 4, la tension VAM aux bornes du condensateur C croît jusqu'à
9 volts en environ 3 millisecondes. A ce moment là, la tension V
BM aux bornes du solénoïde croît brutalement et le courant I
S dans celui-ci passe par des phases successives de croissance puis de décroissance
pour atteindre une valeur nulle au bout de sensiblement 2 millisecondes. Le cycle
se répète ensuite périodiquement.
[0019] Bien entendu, la présente invention est susceptible de diverses variantes et modifications
qui apparaîtront à l'homme de l'art. Notamment, le cycle de fonctionnement du vibreur
pourra être modifié en modifiant la valeur de la résistance R et les valeurs relatives
de la capacité du condensateur et de l'inductance du solénoïde pour obtenir une tonalité
souhaitée. De plus, dans le mode de réalisation de la figure 3, tout dispositif à
seuil autre qu'une simple diode Zener pourrait être utilisé.
1. Circu.it de commande d'une membrane vibrante (M) excitée par un solénoïde (S) en série
avec une alimentation continue (E) et un commutateur commandé (SW), caractérisé en
ce qu'il comprend :
un condensateur (C) disposé aux bornes d'un circuit série comprenant le solénoïde
(S) et le commutateur (SW) ; et
des moyens pour ouvrir le commutateur (SW) au voisinage d'un passage à zéro du courant
dans l'inductance.
2. Circuit de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que le commutateur
commandé est constitué d'un thyristor disposé entre la première borne (A) du condensateur
et la première borne (B) du solénoïde, la gâchette du thyristor étant connectée à
ladite première borne du condensateur (C) par une diode Zener (Z) et la gâchette du
thyristor étant connectée à sa cathode par l'intermédiaire d'une résistance (R1),
ledit thyristor constituant intrinsèquement le moyen d'ouverture au voisinage d'un
passage à zéro du courant.
3. Circuit selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend en
outre une résistance (R) en série entre l'alimentation et le condensateur pour fixer
la constante de temps de charge de celui-ci.