[0001] La présente invention concerne une raquette à neige et plus particulièrement un perfectionnement
destiné à rétablir, au moins partiellement, la position naturelle d'équilibre transversal
du pied de l'utilisateur par rapport au cadre de la raquette à neige lorsque la progression
s'effectue dans des terrains en dévers.
[0002] Une raquette à neige comportant un perfectionnement de ce type est décrite dans la
demande de brevet européen EP 613 703. Selon ce document, la raquette présente de
manière connue en soi un tamis entouré par un cadre, qui définit la surface portante,
et une pièce de soutien qui s'étend à l'intérieur du cadre de la raquette et sur laquelle
se fixe la chaussure dont est muni le pied de l'utilisateur. Cette pièce de soutien
autorise le pivotement du pied pour faciliter la marche, et, telle que perfectionnée,
est destinée à permettre le rétablissement, au moins partiel, de la position naturelle
d'équilibre transversal du pied par rapport au cadre de la raquette lorsque cette
dernière est inclinée latéralement. Plus précisément, la pièce de soutien s'articule
autour de deux axes situés sur un support fixé au tamis ; ces axes sont orientés de
façon sensiblement perpendiculaires entre eux, l'un définissant le sens de pivotement
vertical de la pièce de soutien, et l'autre, le sens de pivotement latéral du support
par rapport à l'axe longitudinal du cadre de la raquette à l'aide de deux axes de
pivotement alignés. Comme cela est décrit et enseigné, l'ensemble constitué par la
pièce de soutien et le support est donc capable de pivoter latéralement avec une très
grande facilité car le support se comporte à la manière d'un fléau de balance qui
reste en équilibre sur ses axes de pivotement essentiellement lorsque la charge appliquée
verticalement dessus est répartie de manière égale dans le sens transversal à la raquette,
c'est-à-dire à l'aplomb des axes de pivotement. A contrario, dans le cas où la charge
exercée par le pied est plus élevée d'un côté de la raquette, ce qui se produit inéluctablement
dès que la progression s'effectue sur un terrain en dévers, l'ensemble "pièce de soutien-support"
bascule aussitôt sur les axes de pivotement du support en s'abaissant du côté le plus
chargé et en s'élevant de l'autre. Par voie de conséquence, l'ensemble "pièce de soutien-support"
ne peut pas, par lui-même, ramener le pied de l'utilisateur vers sa position naturelle
d'équilibre transversal, c'est-à-dire dans un plan proche de l'horizontale ; en effet,
en l'absence d'une contribution physique volontaire de l'utilisateur et/ou d'un blocage
de l'articulation du pied, le pied bascule du côté le plus chargé. En fait, cette
possibilité de pivotement conférée à la pièce de soutien par l'intermédiaire du support
n'apporte qu'une solution aléatoire au problème de la tenue transversale du pied sur
les raquettes à neige lorsque la progression s'effectue dans des terrains en dévers.
De plus, du fait même que la pièce de soutien avec son support bascule latéralement
à la moindre variation latérale de la charge appliquée verticalement dessus, il s'ensuit
que la simple prise d'appui du pied de l'utilisateur sur la raquette est capable de
la faire basculer si elle n'est pas parfaitement à l'aplomb de ses axes de pivotement.
Or, c'est ce qui se produit de manière quasi-permanente pendant la marche avec les
raquettes, même sur un terrain horizontal ; en effet, la progression avec les raquettes
impose à l'utilisateur une démarche particulière dans laquelle il s'appuie alternativement
d'un pied sur l'autre en maintenant les pieds écartés l'un de l'autre pour éviter
l'accrochage des cadres des raquettes. Il résulte d'une telle démarche que la charge
exercée par le pied sur la pièce de soutien se trouve naturellement toujours plus
élevée du côté intérieur et qu'ainsi la pièce de soutien bascule en s'abaissant de
ce même côté et en se relevant de l'autre jusqu'à ce que le support bute sur la surface
du sol.
[0003] Comme cela ressort à l'évidence un tel montage de la pièce de soutien se révèle donc
très contraignant pour l'utilisateur car à chaque pas, et quelle que soit l'importance
du dévers du terrain, le pied sur lequel il prend appui tend à basculer latéralement
et de manière brutale, le support fonctionnant comme le fléau d'une balance. L'utilisateur
est par conséquence toujours à la merci d'être déséquilibré latéralement même sur
un terrain horizontal d'autant plus qu'il n'y a aucun moyen permettant éventuellement
d'amortir le mouvement en bascule latérale de la pièce de soutien et de son support.
A noter encore que l'absence d'un moyen capable de maintenir latéralement la pièce
de soutien dans un plan sensiblement parallèle à celui de la surface portante de la
raquette rend difficile le chaussage de la raquette car l'utilisateur doit présenter
son pied en biais du côté où la pièce de soutien bascule naturellement lorsqu'elle
n'est pas chargée.
[0004] Par ailleurs, du fait que le support est positionné par rapport au tamis de la raquette
à une hauteur constante au moyen de ses axes de pivotement alignés, l'adhérence et/ou
l'accrochage de la raquette sur le sol, surtout dans les terrains en dévers, peut
se révéler aléatoire ; en effet, on constate que seul le rebord du support qui se
trouve du côté où ce dernier s'est abaissé est susceptible de venir en saillie par
rapport au plan de la surface portante de la raquette, et ce, quelle que soit la charge
appliquée latéralement que ce soit du fait du dévers du terrain et/ou du poids de
l'utilisateur.
[0005] Le perfectionnement, selon la présente invention, vise à remédier à ces différents
inconvénients et a pour buts :
- de permettre le rétablissement au moins partiel de la position naturelle d'équilibre
transversal du pied de l'utilisateur par rapport au cadre de la raquette dans les
terrains en dévers par l'abaissement latéral de la pièce de soutien dans son ensemble
et du côté dirigé vers l'amont,
- de varier la position en hauteur de la pièce de soutien en fonction du poids de l'utilisateur
notamment lorsque ce dernier est lourd afin que la pièce de soutien du pied puisse
se rapprocher du plan de la surface portante de la raquette ce qui renforce le polygone
de sustentation de cette dernière,
- d'assurer la tenue transversale de la pièce de soutien dans un plan sensiblement parallèle
à celui de la surface portante de la raquette lorsqu'elle n'est pas chargée,
- d'assurer la tenue transversale de la pièce de soutien dans une position fixe par
rapport au cadre de la raquette afin que le pied de l'utilisateur soit maintenu pendant
son pivotement dans une direction préférentielle et constante par l'intermédiaire
des moyens d'attache.
- d'améliorer l'accrochage des points d'appui de la raquette en provoquant le déplacement
relatif de ceux-ci par rapport à la surface du sol, à la manière d'un grattage, à
chaque fois que l'utilisateur prend appui sur la pièce de soutien,
- d'amortir la prise d'appui du pied de l'utilisateur sur la pièce de soutien pour permettre
une marche souple sans déséquilibre latéral.
[0006] Pour atteindre ces buts, la raquette à neige selon l'invention comporte une pièce
de soutien du pied de l'utilisateur qui s'étend à l'intérieur du cadre de la raquette
et qui autorise le pivotement du pied pour faciliter la marche tout en permettant
le rétablissement, au moins partiel, de la position naturelle d'équilibre transversal
du pied par rapport au cadre de la raquette lorsque la progression s'effectue dans
des terrains en dévers. Elle se caractérise par le fait que la pièce de soutien est
suspendue élastiquement à l'intérieur du cadre par l'intermédiaire de moyens d'attache
la reliant aux flancs dudit cadre ; ces moyens d'attache sont avantageusement fixes
en position par rapport au cadre de la raquette afin que le pivotement du pied de
l'utilisateur dans le sens de la marche s'effectue dans une direction préférentielle
relativement constante. Par ces dispositions, lorsque la raquette est posée sur un
terrain horizontal, et que la charge appliquée par le pied est centrée sur la pièce
de soutien, la charge est sensiblement supportée par tous les moyens d'attache la
reliant d'un flanc à l'autre de la raquette.
[0007] Par contre, lorsque la raquette est posée sur un terrain en dévers, ce sont les moyens
d'attache dirigées vers l'aval qui supportent dans un premier temps la charge principale
appliquée sur la pièce de soutien. Dans un deuxième temps, par réaction d'appui sur
ces moyens d'attache dirigés vers l'aval, la pièce de soutien s'abaisse latéralement
et dans son ensemble vers la surface du sol en tirant sur les moyens d'attache dirigés
vers l'amont, et cela jusqu'à ce que la charge appliquée soit sensiblement répartie
de manière égale sur tous les moyens d'attache, c'est-à-dire à l'aplomb de la pièce
de soutien.
[0008] La pièce de soutien reste donc suspendue sensiblement à l'horizontal à une certaine
hauteur de la surface du sol en fonction de la direction et/ou de la valeur de la
charge à laquelle elle est soumise, et en fonction de la résistance élastique transmise
par tous les moyens d'attache. Il résulte de ce fonctionnement fourni par la suspension
élastique de la pièce de soutien que celle-ci se rétablit automatiquement dans une
position approximativement horizontale proche de celle, naturelle, d'équilibre transversal
du pied de l'utilisateur et, en tout état de cause, dans une position s'approchant
toujours de l'horizontale.
[0009] Il est évident que la pièce de soutien peut avantageusement être dotée d'éléments
d'accrochage, tels que des crampons, des couteaux à neige,...etc, qui, dirigés du
côté de la surface de la raquette qui vient au contact du sol, améliorent l'adhérence
et l'ancrage de la raquette sur les terrains gelés en particulier.
[0010] Selon une autre caractéristique, le cadre de la raquette est élastiquement déforrnable
dans le sens transversal à la raquette au moins à l'endroit où sont fixés les moyens
d'attache de cette dernière. Ainsi, lorsque l'utilisateur prend appui sur la pièce
de soutien, celle-ci s'abaisse d'une certaine valeur comme exposé précédemment en
tirant sur les moyens d'attache, lesquels tirent à leur tour à l'endroit de leur fixation
sur le cadre de la raquette qui se déforme élastiquement en direction/rapprochement
de la pièce de soutien. Par voie de conséquence, les points d'appui de la raquette,
qui sont solidaires du cadre, se déplacent relativement à la surface du sol en l'entamant
à la manière d'une action de grattage, ce qui favorise leur pénétration et donc l'accrochage
notamment lorsqu'il s'agit de neige gelée ou croûtée.
[0011] D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description détaillée
qui va suivre en référence aux dessins schématiques annexés montrant, à titre d'exemple,
plusieurs réalisations possibles.
[0012] La figure 1 montre, vue ne perspective, une raquette à neige avec une pièce de soutien
selon l'invention.
[0013] Les figures 2 et 3 illustrent la raquette à neige de la figure 1, vue en coupe selon
la ligne II-II de la figure 1, respectivement dans un terrain présentant un faible
dévers et dans un terrain présentant un fort dévers.
[0014] Les figures 4 à 8 représentent divers modes de réalisation de la pièce de soutien
et de ses moyens d'attache au cadre de la raquette à neige, vus selon une ligne de
coupe II-II de la figure 1, à l'exception de la figure 6 qui montre, vue de dessus,
la pièce de soutien de la figure 5.
[0015] La raquette à neige à la figure 1 présente un cadre 1 comportant des zones d'appui
2, constituant le tamis et déterminant la surface portante, et une pièce de soutien
3 qui, destinée à être équipée de moyens de fixation de la chaussure non représentés,
s'étend à l'intérieur dudit cadre ; cette pièce de soutien 3 est montée pivotante
dans le sens de la marche et est prévue pour être capable de rétablir, au moins partiellement,
la position naturelle d'équilibre transversal du pied par rapport au cadre 1 de la
raquette, notamment lorsque cette dernière repose sur un terrain en dévers. A cet
effet, et selon ce mode de réalisation, représenté également aux figures 2 et 3, la
pièce de soutien 3 est, d'une part, rotative sur un axe cylindrique 4, et d'autre
part, suspendue élastiquement à l'intérieur du cadre 1 par l'intermédiaire de biellettes
5 constituant les moyens d'attache la reliant aux flancs 11, 11', de ce dernier qui
est prévu élastiquement déformable dans le sens transversal à la raquette. Plus précisément,
tel que visible sur la figure 1, le cadre 1 est largement ajouré dans sa partie centrale
1' de l'avant 10, où est située la pièce de soutien 3 qui reçoit l'avant de la chaussure
qui habille le pied de l'utilisateur, jusqu'à l'arrière 12 où est disposé un élément
souple 13, relativement extensible, sur lequel le talon de la chaussure peut reposer
; ainsi réalisé, le cadre 1 est rendu flexible transversalement à la raquette au moins
à l'endroit où sont fixés les moyens d'attache 5 de la pièce de soutien 3 qui reste
suspendue dans un plan sensiblement parallèle à celui de la surface portante de la
raquette lorsqu'elle n'est pas chargée comme illustré à la figure 1. En fait, la pièce
de soutien 3 se trouve maintenue en équilibre stable grâce à l'élasticité des flancs
11, 11', du cadre 1 de la raquette qui retiennent les moyens d'attache 5 dans une
position constante en tirant dessus ; bien entendu, selon que la charge appliquée
par le pied de l'utilisateur sur la pièce de soutien 3 est plus ou moins importante
par rapport à la résistance élastique qu'opposent les flancs 11, 11', du cadre 1 de
la raquette, ceux-ci fléchissent relativement sous l'effet de la traction exercée
sur eux par les moyens d'attache 5 en se rapprochant de la pièce de soutien 3 qui
s'abaisse dans le même temps en direction du sol. Comme cela ressort à l'évidence,
plus le poids de l'utilisateur est élevé, plus la pièce de soutien 3 s'abaisse et
se rapproche du sol, ce qui renforce le polygone de sustentation de la raquette ;
la position en hauteur de la pièce de soutien 3 varie donc proportionnellement au
poids de l'utilisateur. Par ailleurs, du fait que les flancs 11, 11', du cadre de
la raquette se déplacent sensiblement en direction de la pièce de soutien 3, il s'ensuit
que les points d'appui 14 extérieurs de la raquette se déplacent aussi par rapport
au sol sur lequel ils produisent une action de grattage qui entame ce dernier.
[0016] Il est évident que le fléchissement des flancs 11, 11', du cadre 1 de la raquette
est d'une amplitude sensiblement égale sur chaque flanc 11 et 11' pour autant que
la charge appliquée sur la pièce de soutien 3 est centrée, c'est-à-dire qu'elle soit
sensiblement répartie de manière égale sur tous les moyens d'attache 5. Par contre,
lorsque la charge est inégalement répartie sur la pièce de soutien 3, et donc sur
les flancs 11 et 11' du cadre 1 au moment où la raquette est posée sur le sol, l'amplitude
totale du fléchissement des flancs 11, 11', reste globalement la même que précédemment,
mais est plus importante sur celui des flancs 11 ou 11' qui se trouve alors le moins
chargé ; c'est notamment le cas lorsque la raquette est utilisée pour progresser sur
des terrains en dévers tel qu'illustré sur les figures 2 et 3. En effet, dans de telles
configurations où le cadre 1 de la raquette est incliné parallèlement au terrain,
la verticale 21 de la charge P appliquée initialement sur la pièce de soutien 3 diverge
relativement par rapport au plan perpendiculaire médian 20 de cette dernière et se
projette davantage sur les moyens d'attache 5 qui sont situés du côté de l'aval 25
du terrain 26.
[0017] Le flanc 11 correspondant du cadre 1 est donc soumis, par l'intermédiaire de moyens
d'attache 5 qui lui sont reliés, à une forte pression sur le terrain 26 où il prend
ancrage. Par réaction d'appui sur les points d'appui 14 du flanc 11 du cadre, la charge
P provoque alors l'abaissement de la pièce de soutien 3 dans son ensemble du côté
dirigé vers l'amont 15 du terrain 26, et le basculement vers le bas des moyens d'attache
5 situés de ce côté. Consécutivement, ces moyens d'attache 5 exercent une traction
sur le flanc 11' contraint à fléchir selon 17 en direction de la pièce de soutien
3, ses points d'appui 14 grattant de ce fait la surface du terrain 26. Ce fonctionnement
de la pièce de soutien 3 suspendue élastiquement permet donc de rétablir au moins
partiellement le pied de l'utilisateur dans sa position naturelle d'équilibre transversal
car, en s'abaissant latéralement, la pièce de soutien 3 ramène la verticale 21 de
la charge P en direction de son plan perpendiculaire médian 20. Dans le cas d'un terrain
faiblement en dévers, tel qu'illustré sur la figure 2, la verticale 21 de la charge
P peut même s'aligner sur le plan perpendiculaire médian 20 de la pièce de soutien
3 qui affecte alors une position transversale quasiment horizontale. Bien entendu,
dans le cas d'un terrain fortement en dévers, comme cela est représenté à la figure
3, la verticale 21 de la charge P se rapproche du plan perpendiculaire médian 20 de
la pièce de soutien 3, mais est limité dans son basculement par la résistance élastique
maximum du flanc 11', et par l'amplitude de débattement conférée aux moyens d'attache
5. Dans ce cas de figure, le fait de suspendre élastiquement la pièce de soutien 3
dans le cadre 1 de la raquette permet toutefois de rétablir au moins partiellement
le pied de l'utilisateur dans sa position naturelle d'équilibre transversal et ramène
la verticale 21 de la charge P vers le milieu du cadre 1 de la raquette en direction
du plan perpendiculaire médian 20 de la pièce de soutien 3. L'accrochage de la raquette
s'en trouve donc nettement amélioré et l'articulation du pied de l'utilisateur est
ainsi moins sollicitée transversalement. Il va de soi que la pièce de soutien 3 peut
être équipée de crampons 18 pour obtenir un ancrage/accrochage plus solide que celui
fourni par les seuls points d'appui 14 du cadre 1 de la raquette.
[0018] D'autres constructions de la pièce de soutien 3 et de ses moyens d'attache 5 pour
réaliser sa suspension élastique dans le cadre 1 de la raquette sont envisageables.
A titre d'exemple, les figures 4 à 8 illustrent de telles constructions.
[0019] La figure 4 illustre un mode de construction similaire à celui des figures 1 et 2
dans lequel les moyens d'attache 5 constitués précédemment par des biellettes ont
simplement été remplacés par des éléments élastiques extensibles 30. Les autres parties
constitutives ne sont donc pas décrites à nouveau. Dans ce mode de construction, l'élasticité
propre des moyens d'attache 30 suffit pour suspendre élastiquement la pièce de soutien
3, c'est-à-dire que le cadre 1 de la raquette n'est donc pas nécessairement déformable
élastiquement à l'endroit où ces moyens d'attache 30 lui sont fixés pour permettre
le rétablissement au moins partiel de la position naturelle d'équilibre transversal
du pied de l'utilisateur dans les terrains en dévers.
[0020] Les figures 5 et 6 montrent un autre mode de réalisation dans lequel les moyens d'attache
sont constitués par des axes d'assemblage 41 qui fixent les extrémités 40' d'une bande
flexible 40, transversale, au cadre 1 de la raquette. La pièce de soutien 33 est montée
coulissante sur la bande flexible 40 et peut donc se déplacer transversalement à la
raquette vers l'un ou l'autre des flancs 11, 11', du cadre 1, et pivoter dans le sens
de la marche en forçant la bande flexible 40 à se vriller partiellement. Dans une
telle construction, la pièce de soutien 33 est donc automatiquement et élastiquement
rappelée vers sa position initiale dès que l'utilisateur cesse de la forcer à vriller.
Cette fonction de rappel peut être souhaitée pour faciliter le déroulement du pas
avec la raquette en empêchant notamment cette dernière de rester totalement pendante
du côté du talon du pied de l'utilisateur. Il est évident que la pièce de soutien
33 peut aussi être montée rotative par rapport à la bande flexible 40 ; dans ce cas,
on utilise des entretoises extérieurement cylindriques qui sont montées coulissantes
sur la bande flexible 40 et sur lesquelles la pièce de soutien 33 est rotative.
[0021] Dans le mode de réalisation illustré aux figures 7 et 8, la pièce de soutien 43 est
montée sur un axe 44, transversal à la raquette, dont les extrémités 44' sont reliées
au cadre 1 de la raquette par l'intermédiaire de moyens d'attache 45 constitués d'axes
d'assemblage qui leurs sont perpendiculaires et qui traversent, respectivement, une
lumière oblongue 46 réalisée dans le cadre 1 de la raquette et inclinée dans le sens
vertical.
[0022] Selon la présente construction, chaque lumière oblongue 46 est inclinée vers le haut
et en direction de la pièce de soutien 43. De la sorte, lorsque l'utilisateur applique
une charge sur la pièce de soutien 3, celle-ci s'abaisse en repoussant les axes 45
vers la partie inférieure des lumières oblongues 46 ; par ce mouvement de la pièce
de soutien 3, les axes 45 exercent alors une pression élevée sur les lumières oblongues
46 qui font office de cames transformant le mouvement vertical vers le bas de la pièce
de soutien 3 en un mouvement transversal des flancs 11, 11', du cadre 1 de la raquette
forcée à fléchir en direction de la pièce de soutien 43.
[0023] Il est évident qu'en inversant le sens d'inclinaison des lumières oblongues 46, c'est-à-dire
vers le bas et en direction de la pièce de soutien 43, on inverse également le sens
du mouvement transversal que l'on impose, par l'intermédiaire des axes 45, aux flancs
11, 11', du cadre 1 de la raquette ; en fait, dans un tel cas, les flancs 11, 11',
se déplacent en éloignement de la pièce de soutien 43. Dans le cas d'un terrain 26
en dévers comme représenté à la figure 8, seul l'axe 45 situé du côté de l'amont 15
s'abaisse simultanément avec la pièce de soutien 3, et donc seul le flanc 11' du cadre
1 de la raquette fléchit.
[0024] Il est bien entendu que tout moyen de rappel élastique peut être associé à la pièce
de soutien 3, 33, 43, pour favoriser le déroulement du pas de l'utilisateur et/ou
pour replacer automatiquement la pièce de soutien 3, 33, 43, dans sa position initiale
prête au chaussage de la raquette par l'utilisateur.
1. Raquette à neige comportant une pièce de soutien (3, 33, 43) du pied de l'utilisateur
qui s'étend à l'intérieur du cadre (1) de la raquette et qui autorise le pivotement
du pied pour faciliter la marche en permettant le rétablissement, au moins partiel,
de la position naturelle d'équilibre transversal du pied par rapport au cadre (1)
de la raquette, caractérisée par le fait que la pièce de soutien (3, 33, 43) est suspendue
élastiquement à l'intérieur du cadre (1) par l'intermédiaire de moyens d'attache (5,
30, 41, 45) la reliant aux flancs (11, 11') dudit cadre de façon à permettre son abaissement
dans son ensemble en fonction de la direction et de la valeur de la charge à laquelle
elle est soumise transversalement à la raquette.
2. Raquette à neige selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens
d'attache (5, 30, 41, 45) sont avantageusement fixes en position par rapport au cadre
(1) de la raquette.
3. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par
le fait que le cadre (1) de la raquette est élastiquement déformable dans le sens
transversal à la raquette en direction de la pièce de soutien (3, 33, 43), au moins
à l'endroit où sont fixés les moyens d'attache (5, 30, 41, 45).
4. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par
le fait que le cadre (1) de la raquette est élastiquement déformable dans le sens
transversal à la raquette en éloignement de la pièce de soutien (3, 33, 43), au moins
à l'endroit où sont fixés les moyens d'attache (5, 30, 41, 45) de cette dernière.
5. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par
le fait que la pièce de soutien (3) est montée sur un axe (4) transversal à la raquette
dont les extrémités sont reliées aux flancs (11, 11') du cadre (1) de la raquette
par l'intermédiaire de moyens d'attache (5) constitués par des biellettes.
6. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par
le fait que la pièce de soutien (3) est montée sur un axe (44) transversal à la raquette
dont les extrémités (44') sont reliées, respectivement, aux flancs (11, 11') du cadre
(1) de la raquette par l'intermédiaire de moyens d'attache (30) constitués par des
éléments élastiques.
7. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par
le fait que les moyens d'attache (41) sont constitués par des axes d'assemblage qui
fixent les extrémités (40') d'une bande flexible (40), transversale au cadre (1) de
la raquette.
8. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par
le fait que la pièce de soutien (43) est montée sur un axe (44) transversal à la raquette
dont les extrémités (44') sont reliées au cadre (1) de la raquette par l'intermédiaire
de moyens d'attache (45) constitués d'axes d'assemblage qui leurs sont perpendiculaires
et qui traversent, respectivement, une lumière oblongue (46) inclinée dans le sens
vertical.
9. Raquette à neige selon la revendication 8, caractérisée par le fait que chaque lumière
oblongue (46) est inclinée vers le haut et en direction de la pièce de soutien (43)
du pied.
10. Raquette à neige selon la revendication 8, caractérisée par le fait que chaque lumière
oblongue (46) est inclinée vers le bas et en direction de la pièce de soutien (43)
du pied.
11. Raquette à neige selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée par
le fait que des éléments d'accrochage (18), tels que des crampons, des couteaux à
neige,...etc, sont associés à la pièce de soutien (3, 33, 43) du pied et dirigés du
côté de la surface de la raquette qui vient en contact avec le sol.