[0001] La présente invention a pour objet une talonnière de fixation de sécurité pour chaussure
de ski comprenant un corps agrippe-semelle monté sur un étrier articulé sur une plaque
montée pivotante sur une embase montée et immobilisée sur une glissière fixée au ski.
[0002] Une telle talonnière a été commercialisée par le demandeur sous la marque LOOK 37.
A l'exception du montage de l'embase sur une glissière, cette talonnière est réalisée
comme décrit dans le brevet CH 397 500.
[0003] Cette talonnière est destinée à coopérer avec une fixation avant ou butée associée
à un frein de ski relevable par la pression de la chaussure sur une pédale articulée
sur les bras du frein. La position du frein à proximité de la butée avant est peu
favorable, car elle a tendance à gêner l'introduction de l'extrémité avant de la chaussure,
en particulier de la semelle, sous la mâchoire de la butée avant. Il serait donc préférable
de disposer le frein à proximité de la talonnière comme c'est le cas dans d'autres
types de fixations.
[0004] Il serait en outre judicieux que la position du frein relativement à la position
de la plaque pivotante ne varie pas lors du déplacement de l'embase sur sa glissière,
pour le réglage de la longueur de la fixation.
[0005] A cet effet, la talonnière selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle est équipée
d'un frein de ski disposé en avant de la plaque pivotante, ce frein étant monté sur
l'embase et articulé autour d'un axe d'articulation transversal à l'embase et relevable
par la pression de la chaussure.
[0006] La distance entre l'axe de pivotement de la plaque pivotante et l'axe d'articulation
du frein est en outre inférieure à 70 mm et de préférence inférieure à 20 mm, de telle
sorte que le frein soit toujours actionné par la pression de la région du talon de
la chaussure. Ceci est souhaitable non seulement en raison de la pression optimale
exercée par la chaussure, mais également en raison du fait que la face inférieure
de la semelle de la chaussure laquelle, en avant du talon, ne présente souvent pas
une surface adéquate pour l'actionnement de la pédale du frein.
[0007] Dans la talonnière selon l'art antérieur, le diamètre du pivot de la plaque pivotante
est tel que la distance maximale de 70 mm ne peut pas être respectée. Afin d'atteindre
cette distance maximale, il est possible de réduire le diamètre du pivot, mais les
efforts sur celui-ci et le jeu dans des plans verticaux augmentent rapidement avec
la diminution du diamètre du pivot. La maîtrise de ces paramètres entraîne un surcoût.
[0008] Pour résoudre ce problème, le montage pivotant de la plaque sur l'embase est assuré,
dans un mode d'exécution préféré de l'invention, par l'engagement mutuel et la coopération
d'au moins une nervure en arc de cercle dans une découpe en arc de cercle, ces arcs
de cercle étant situés entre l'axe de pivotement de la plaque et l'arrière de l'embase.
[0009] Selon un mode particulier de l'invention, la découpe en arc de cercle est formée
dans la plaque pivotante et l'embase présente au moins deux nervures concentriques
coopérant respectivement avec chacun des côtés en arc de cercle de la découpe.
[0010] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution de la talonnière
selon l'invention.
[0011] La figure 1 en représente une vue en coupe axiale selon un plan vertical.
[0012] La figure 2 est un éclaté de la figure 1.
[0013] La talonnière représentée comprend essentiellement une glissière 1 destinée à être
fixée sur un ski au moyen de vis, une embase 2, en matière synthétique moulée, montée
sur la glissière 1 de manière à pouvoir coulisser longitudinalement pour le réglage
de sa position, une plaque 3 montée pivotante sur l'embase 2 et munie de deux joues
parallèles 3a, 3b sur lesquelles sont articulés une paire de bras parallèles 4, 5
entre les extrémités supérieures desquels s'étend une came (non représentée) traversant
l'alésage transversal 6 d'un corps tubulaire de fixation 7 formant simultanément agrippe-talon
comme représenté et décrit dans le brevet CH 397 500 et comme ceci est bien connu
de ce type de fixation dont un exemple est la fixation LOOK 37, et un frein 8 articulé
à l'extrémité avant de l'embase 2.
[0014] A l'arrière, l'embase 2 présente une surépaisseur 9 dans laquelle est formé un logement
10 dans lequel est logé un corps cylindrique 11 présentant une nervure hélicoïdale
12 coopérant avec une rangée de rainures obliques 13 formées dans la glissière 1.
Le corps cylindrique 11 est poussé contre l'arrière du logement 10 par un ressort
14 et il est entraînable en rotation par une fente de vis 15. Ces moyens de réglage
sont connus en soi et ne seront donc pas décrits plus en détail.
[0015] Pour son pivotement, la plaque 3 présente une découpe 16 présentant deux bords en
arcs de cercle concentriques déterminant l'axe géométrique de pivotement de la plaque
3 et situés entre cet axe de pivotement et l'arrière 9 de l'embase 2. Cette découpe
16 coopère avec des nervures 17 et 18 en arc de cercle formées sur la face supérieure
de l'embase 2 sur laquelle vient reposer la plaque 3. Ces nervures déterminent également
l'amplitude du pivotement de la plaque 3. La plaque pivotante 3 est retenue verticalement
sur l'embase 2 par une plaquette 19 présentant une patte 19a découpée et coudée à
l'équerre vers le bas. Cette patte 19a présente deux trous 19b dans lesquels viennent
s'accrocher deux crochets 20a découpés et relevés dans une contre-plaque 20 placée
sous l'embase 2. Les plaques 19 et 20 sont reliées par un rivet 21 traversant la plaque
3 et l'embase 2. La plaque supérieure 19 est recouverte d'un cache 22.
[0016] La plaque 3 présente en outre, en avant de la découpe 16, deux ergots 23 et 24 dirigés
vers le bas et traversant l'embase 2 par une fente en arc de cercle 25 centrée sur
l'axe de pivotement
a de la plaque 3. Sur ces ergots, s'appuient les extrémités d'un ressort en cor de
chasse 26 monté autour d'un plot 27 solidaire de l'embase 2. Le ressort 26 a pour
effet de ramener la plaque pivotante 2 dans une position médiane après déclenchement
de la fixation, par son action sur les ergots 23, 24.
[0017] Vers l'avant, l'embase 2 présente deux faces de butée frontale 27 au-dessus desquelles
s'étendent deux bras 29 parallèles à l'axe longitudinal de l'embase et de la glissière.
Contre ces faces 27 s'appuient les parties intermédiaires 8a des bras de frein 8,
ces parties intermédiaires constituant l'axe de pivotement du frein à deux branches
30 et 31. Ces parties intermédiaires 8a sont retenues par le haut par les bras 28
et 29 de l'embase. Les parties 8a déterminent un axe géométrique de pivotement b (figure
1). Les extrémités supérieures coudées à angle droit 8b du frein 8 sont articulées
dans une pédale de frein formée d'une plaque supérieure 32 et d'une plaque inférieure
33 fixée à la plaque 32 et emprisonnant les extrémités 8b du frein. L'extrémité arrière
de la plaque 33 présente une fourchette coudée 34 retenant un axe 35 et laissant passer
l'extrémité d'une biellette 36 articulée sur la pédale 32 par l'axe 35 et dont l'autre
extrémité est articulée au moyen d'un axe 37 sur une pièce auxiliaire 38 en métal
étampé fixée par des rivets aux bras 28 et 29 de l'embase 2, sous ces bras et entre
ces bras. La barrette 37 est montée dans deux joues 39 formées sur la plaque 38, de
telle sorte que la barrette 37 est sensiblement au niveau de la face supérieure des
bras 28 et 29. Autour de la barrette 37, de chaque côté de la biellette 36, sont montés
deux ressort de torsion hélicoïdaux 40 et 41 dont les extrémités s'appuient respectivement
sur la pièce 38 et sur la biellette 36 de manière à maintenir la biellette 36 dans
la position relevée représentée à la figure 1,c'est-à-dire à maintenir les bras de
frein 30 et 31 dans une position abaissée de freinage.
[0018] Les articulations du frein 8 et de la biellette 36 sont donc solidaires de l'embase
et se déplacement donc avec l'embase lors du déplacement de celle-ci sur la glissière
1.
[0019] La réalisation des moyens de pivotement par la coopération de la découpe 16 et des
nervures 17 et 18 a permis de rapprocher sensiblement l'axe d'articulation
b du frein de l'axe de pivotement
a de la plaque 3 à une distance x tout en conservant un pivot (les nervures 17 et 18)
de diamètre relativement grand et assurant donc une bonne stabilité de la plaque pivotante
3. Cette distance x peut être sans autre inférieure à 70 mm, ce qui assure dans tous
les cas un bon actionnement de la pédale 32 par le talon de la chaussure. La distance
x peut même être réduite à une valeur inférieure à 20 mm. Quant à l'axe d'articulation
de la pédale 32 sur l'embase, axe matérialisé par l'axe 37, il peut être très proche,
voire sécant avec l'axe de pivotement a de la plaque 3.
[0020] Sur la base du principe de montage selon l'invention de nombreuses variantes d'exécution
sont possibles. En particulier, la découpe pourrait être formée dans l'embase 2 et
les nervures sur la plaque 3. La découpe pourrait être une simple creusure.
[0021] Les nervures pourraient être remplacées par une nervure unique plus ou moins large.
[0022] De manière connue, le frein pourrait être dépourvu de pédale. Dans ce cas l'axe
b pourrait être encore rapproché davantage de l'axe
a.
1. Talonnière de fixation de sécurité pour chaussure de ski comprenant un corps agrippe-semelle
(7) monté sur un étrier (4, 5) articulé sur une plaque (3) montée pivotante sur une
embase (2) montée et immobilisée sur une glissière (1) fixée au ski, caractérisée
en ce qu'elle est équipée d'un frein de ski (8) disposé en avant de la plaque pivotante
(3), ce frein étant monté sur l'embase et articulé autour d'un axe d'articulation
(b) transversal à l'embase et relevable par la pression de la chaussure.
2. Talonnière selon la revendication 1, caractérisée en ce que la distance entre l'axe
de pivotement (a) de la plaque pivotante et l'axe d'articulation (b) du frein est
inférieure à 70 mm, de préférence inférieure à 20 mm.
3. Talonnière selon la revendication 2, caractérisée en ce que le montage pivotant de
la plaque (3) sur l'embase (2) est assuré par l'engagement mutuel et la coopération
d'au moins une nervure en arc de cercle (17, 18) et d'une découpe en arc de cercle
(16), ces arcs de cercle étant situés entre l'axe de pivotement (a) et l'arrière de
l'embase (2).
4. Talonnière selon la revendication 3, caractérisée en ce que la découpe en arc de cercle
(16) est formée dans la plaque pivotante et que l'embase présente au moins deux nervures
concentriques (17, 18) coopérant avec chacun des côtés en arc de cercle de ladite
découpe (16).