[0001] La présente invention se rapporte à un procédé permettant de supprimer ou au moins
de minimiser la déflagration ayant lieu lors de l'extinction d'une flamme de combustion
d'un flux gazeux délivré par une buse de soudage ou encore appelée "brûleur".
[0002] La déflagration ou "claquement" se produisant lors de l'extinction de la flamme de
soudage délivrée par une buse de soudage est un phénomène bien connu du soudeur. Cette
déflagration a habituellement lieu lors de la fermeture de l'alimentation, c'est-à-dire
au moment de l'interruption de l'arrivée du mélange gazeux de soudage dans la buse,
lequel mélange gazeux contient, en général, au moins un gaz combustible et au moins
un gaz comburant (par gaz, on entend un gaz sensiblement pur ou un mélange de plusieurs
gaz).
[0003] En effet, la flamme de prémélange alimentée par le mélange gazeux combustible/comburant
sortant de la buse de soudage est le siège d'un équilibre entre la progression du
front de flamme, qui tend à rentrer à l'intérieur de la buse, et l'écoulement du mélange
gazeux de combustion délivré par la buse, qui tend donc à en sortir; la vitesse moyenne
d'écoulement du mélange gazeux de combustion étant fonction du débit de sortie du
mélange gazeux et de la section de la buse de distribution.
[0004] A la fin de toute opération de soudage, l'arrivée des gaz de soudage est fermée par
l'utilisateur, ce qui implique que la vitesse d'écoulement du mélange gazeux diminue
jusqu'à atteindre une valeur nulle. On assiste alors à une rupture progressive de
l'équilibre susmentionné impliquant, lorsque la vitesse d'écoulement du mélange gazeux
devient inférieure à la vitesse de progression du front de flamme, une entrée de la
flamme à l'intérieur de la buse de soudage suivie d'une combustion du mélange gazeux
s'y trouvant, lequel n'a pas eu le temps d'être évacué vers l'extérieur, et d'une
déflagration subséquente.
[0005] Bien que cette déflagration ne présente pas de danger réel, elle constitue toutefois
une nuisance sonore fort désagréable pour l'utilisateur.
[0006] Afin de tenter de résoudre ce problème de déflagration à l'extinction de la flamme,
plusieurs solutions ont déjà été proposées.
[0007] Une de ces solutions consiste à obtenir une extinction de la flamme en provoquant
une variation de la teneur du mélange gazeux de soudage en ses gaz combustible et
comburant, de manière à sortir des limites d'inflammabilité de celui-ci. Par exemple,
pour un mélange acétylène/oxygène, la plage d'inflammabilité du mélange se situe entre
environ 2,5 % et 93 % en acétylène; en-deçà et au-dessus de ces valeurs la flamme
s'éteint.
[0008] Ainsi, en arrêtant le flux de gaz combustible avant le flux de gaz comburant, on
provoque une augmentation de la concentration en gaz comburant et le soufflement subséquent
de la flamme (limite basse de la plage d'inflammabilité). Cependant, si une telle
méthode permet de résoudre partiellement le problème, il a été observé que le "claquement"
ne pouvait pas être évité dans certaines conditions de débit d'écoulement, en particulier
pour des débits faibles.
[0009] A l'inverse, en arrêtant d'abord le flux de gaz comburant puis subséquemment le flux
de gaz combustible, la flamme aussi est éteinte (limite haute de la plage d'inflammabilité),
mais il en résulte également une formation de flammèches grasses et dégageant une
odeur désagréable. Dans ce cas, on ne fait finalement que déplacer le problème étant
donné que la nuisance sonore provoquée par le claquement est remplacée par une nuisance
olfactive au moins aussi nuisible pour l'utilisateur.
[0010] Une technique alternative consiste à purger la buse de soudage et à souffler la flamme
au moyen d'un flux d'azote gazeux.
[0011] Cependant, bien que cette méthode soit assez efficace, celle-ci s'avère peu réaliste
d'un point de vue industriel, étant donné qu'elle implique, dans la plupart des cas,
une augmentation inadmissible des coûts et de la complexité du matériel (poids, encombrement,
utilisation d'une source de gaz neutre...).
[0012] De telles méthodes ou des méthodes analogues ont notamment été décrites dans les
documents GB-A-830339, FR-A-2728059, US-A-4794953, DE-A-1147546 et US-A-3994663.
[0013] Le but de la présente invention est donc de proposer un procédé permettant de résoudre
le problème de déflagration à l'extinction de la flamme, lequel ne présente pas les
inconvénients précités, qui soit de mise en oeuvre simple et de coût raisonnable,
c'est-à-dire compatible avec les exigences industrielles.
[0014] La présente invention concerne alors un procédé pour minimiser ou supprimer la déflagration
ou "claquement" se produisant lors de l'extinction de la flamme de combustion d'un
flux gazeux comprenant au moins un gaz combustible et au moins un gaz comburant, dans
lequel :
(a) on délivre le flux gazeux comprenant le gaz combustible et le gaz comburant par
la buse d'un chalumeau ou "brûleur", comprenant :
- au moins un conduit d'acheminement de gaz combustible et des moyens de régulation
du débit de gaz combustible,
- au moins un conduit d'acheminement de gaz comburant et des moyens de régulation du
débit de gaz comburant, et
- des moyens d'injection d'un gaz de compensation en amont de la buse, agencés de manière
à permettre une injection du gaz de compensation en aval des moyens de régulation
du débit de gaz combustible,
(b) on maintient, jusqu'à extinction complète de la flamme, la vitesse moyenne d'écoulement
(Ve) du flux gazeux sortant de la buse supérieure ou égale à la vitesse moyenne de
rentrée (Vr) du front de flamme dans ladite buse, en injectant du gaz de compensation
dans le conduit d'acheminement de gaz combustible, ledit gaz de compensation étant
un gaz comburant.
[0015] Selon le cas, le procédé de l'invention peut comprendre l'une ou plusieurs des caractéristiques
suivantes :
- on maintient la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) supérieure ou égale à environ 22
m.s-1. Bien que la vitesse moyenne de rentrée (Vr) du front de flamme soit susceptible
de varier notamment avec la température, l'état de la buse et la vitesse de fermeture
de l'alimentation en gaz, celle-ci est néanmoins facilement déterminable par l'homme
du métier, par exemple en suivant le protocole expérimental exposé dans les exemples
ci-après.
- Ve est supérieure à Vr;
- le début de l'injection dudit gaz de compensation est effectué après arrêt de l'alimentation
de la buse de soudage en lesdits gaz combustible et/ou comburant;
- une durée maximale de 1 à 5 sec sépare l'arrêt de l'alimentation de la buse et le
début de l'injection du gaz de compensation, de préférence une durée inférieure à
0.5 sec, voire même une durée nulle correspondant à un début d'injection et un arrêt
de l'alimentation simultanés;
- le début de l'injection de gaz de compensation est effectué avant arrêt de l'alimentation
de la buse de soudage en lesdits gaz combustible et/ou comburant;
- on effectue l'injection du gaz de compensation d'environ 0,05 à environ 2 sec avant
l'arrêt de l'alimentation de la buse, de préférence d'environ 0,1 à 0,5 sec;
- on effectue l'injection du gaz de compensation pendant une durée supérieure à 0.02
sec, de préférence supérieure à 0.1 sec;
- on maintient la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) du flux gazeux supérieure ou égale
à 25 m/s-1, de préférence, supérieure ou égale à 27 m/s-1 ;
- le gaz combustible est choisi dans le groupe formé par l'acétylène, le Crylène™, le
Tétrène™, et le propane;
- le gaz comburant est choisi dans le groupe formé par l'oxygène et l'air;
- le gaz compensation est identique au gaz comburant.
- des moyens d'alimentation en gaz combustible comprennent au moins le conduit d'acheminement
de gaz combustible et les moyens de régulation du débit de gaz combustible, tel de
préférence un robinet de réglage du débit de gaz combustible,
- des moyens d'alimentation en gaz comburant comprenant au moins le conduit d'acheminement
de gaz comburant et les moyens de régulation du débit de gaz comburant, tel de préférence
un robinet de réglage du débit de gaz combustible,
- les moyens d'injection de gaz de compensation comprennent un bipasse reliant les moyens
d'alimentation en gaz comburant aux moyens d'alimentation en gaz combustible.
- le bipasse est aménagé entre un premier site (M) situé en amont des moyens de régulation
du débit de gaz comburant, tel un robinet de réglage de l'alimentation en gaz comburant,
et un deuxième site (N) situé en aval des moyens de régulation du débit de gaz combustible,
tel un robinet de réglage de l'alimentation en gaz combustible.
- le bipasse comporte un circuit de gaz et un moyen de commande de bipasse, telle une
valve de bipasse.
[0016] L'invention va maintenant être décrite plus en détail à l'aide d'exemples et en référence
aux figures annexées, donnés à titre illustratif mais non limitatif.
Exemples
Exemple 1
[0017] Afin d'étudier l'influence de la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) du flux gazeux
de soudage sur le phénomène de "claquement" à l'extinction de la flamme, on utilise
un dispositif de soudage, tel celui schématisé sur la Figure 1, lequel comporte une
buse 7 de chalumeau ou "brûleur" délivrant un mélange de gaz de soudage comprenant
de l'acétylène en tant que gaz combustible et de l'oxygène en tant que gaz comburant.
[0018] Plus précisément, l'acétylène et l'oxygène sont acheminés, respectivement, depuis
une bouteille d'acétylène 1 et une bouteille d'oxygène 2 jusqu'à un injecteur 6, où
est effectué le mélange gazeux de soudage, préalablement à sa combustion en sortie
de brûleur 7.
[0019] L'acheminement de l'acétylène et de l'oxygène est effectué au moyen des canalisations
1' et 2', respectivement; un manomètre 3, 3', un débitmètre massique 4, 4', et un
robinet de réglage 5, 5' du passage du gaz étant agencés, respectivement, sur chacune
desdites canalisations 1', 2'.
[0020] Afin de déterminer les conditions dans lesquelles s'effectuent le "claquement" à
l'extinction de la flamme, on procède en suivant le protocole suivant :
a/ on allume une flamme neutre (1,1 volume O2 pour 1 volume C2H2) au débit nominal de la buse (3 types de buses sont utilisés : 400, 315 et 160 l.h-1);
b/ on ferme progressivement et très lentement le robinet de réglage 5 afin de faire
diminuer progressivement la teneur en acétylène dans le mélange gazeux de soudage,
la fermeture du robinet 5 étant poursuivie jusqu'à obtenir une extinction de la flamme
de combustion;
c/ on répète, à plusieurs reprises, des étapes a/ et b/, avec diminution progressive
du débit global du mélange de soudage et ce, jusqu'à atteindre un débit insuffisant
pour permettre d'entretenir ou d'allumer une flamme;
d/ on note la présence ou de l'absence d'un "claquement", lors de chaque extinction
de flamme (étape b/);
e/ on relève, en cas de claquement, les débits en oxygène et en acétylène, et on calcule
ensuite la vitesse critique (Vc) d'écoulement résultante; la vitesse critique d'écoulement
étant le seuil de vitesse en dessous duquel se produit le phénomène de "claquement".
[0021] Les résultats obtenus sont schématisés sur la Figure 2, où la vitesse critique (Vc)
d'écoulement (en ordonnées, unités : m.s
-1) du mélange de soudage est représentée en fonction du rapport R (en abscisses) de
la consommation d'oxygène à la consommation d'acétylène (cf. étape e/) au cours du
temps.
[0022] Il apparaît immédiatement au vu de la Figure 2, qu'il existe un niveau critique de
vitesse d'écoulement en dessous duquel on ne peut éviter les claquements à l'extinction.
En effet, lorsque la vitesse d'écoulement devient inférieure à ce niveau, il se produit
une entrée de la flamme dans le "brûleur" avec une vitesse d'entrée (Vr) de flamme,
et une déflagration subséquente. Ce niveau critique est compris dans la plage approximative
22 à 28 m.s
-1, ce qui correspond à une vitesse moyenne d'écoulement d'environ 25 m.s
-1 et donc, pour une flamme neutre, à un débit de gaz combustible d'environ 50% du débit
nominal; le débit nominal étant déterminé par le calibre de la buse (section de sortie).
[0023] Or, il est assez habituel que les buses de soudage soient utilisées dans de telles
conditions, voire même à des débits inférieurs.
[0024] Cette expérience permet donc, en outre, de confirmer que les solutions classiques
consistant à provoquer une variation de la teneur du mélange gazeux de soudage en
ses gaz combustibles et comburants, de manière à sortir des limites d'inflammabilité
de celui-ci, ne permettent pas de pallier au problème de "claquement" notamment pour
tous les débits en dessous du niveau critique.
Exemple 2
[0025] Au vu de l'exemple 1, il apparaît que pour éviter le phénomène de "claquement", il
est nécessaire de maintenir la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) du flux gazeux de
soudage sortant de la buse à une valeur supérieure ou égale à la valeur de vitesse
correspondant au niveau moyen critique d'environ 25 m.s
-1 (plage approximative 22 m.s
-1 à 28 m.s
-1), c'est-à-dire supérieure ou égale à la vitesse de rentrée (Vr) du front de flamme
dans ladite buse.
[0026] Cette observation est vérifiée au moyen du dispositif expérimental utilisé dans l'exemple
1 et schématisé en Figure 1.
[0027] Toutefois, afin d'augmenter artificiellement la durée du cycle d'extinction et donc
de pouvoir mieux apprécier le phénomène de "claquement" et l'influence sur celui-ci
de la vitesse d'écoulement du gaz, deux vannes A et B, à fermeture manuelle, ont été
agencées en amont des canalisations 1' et 2', de manière à ce que la capacité gazeuse
de chacune desdites canalisations 1' et 2', en aval des vannes A et B, soit de 100
cm
3 environ.
[0028] Trois essais réalisés ont été menés de la façon suivante:
- essai 1 : fermeture simultanée des vannes A (interruption alimentation acétylène)
et B (interruption alimentation oxygène) avec maintien de la vitesse d'écoulement
supérieure au niveau moyen critique (25 m.s-1);
- essai 2 : fermeture simultanée des vannes A et B avec vitesse d'écoulement inférieure
au niveau critique;
- essai 3 : fermeture de la vanne A (interruption alimentation acétylène) et vanne B
maintenue ouverte (équivalent à un décalage infini) avec vitesse d'écoulement inférieure
au niveau critique.
[0029] Les résultats des essais 1, 2 et 3 sont donnés, respectivement, par le Tableau I
suivant et les Figures 3, 4 et 5.
Tableau I
| Essai n° |
Fermeture vanne(s) |
Rapport R et Vitesse Ve (en m/s) au temps t (en s) |
Claquement à l'extinction de la flamme |
| 1 |
A et B |
t = 7 |
t = 10 |
t = 12.5 |
t = 15 |
|
|
| à |
R = 1.03 |
R = 1.33 |
R = 2.2 |
R = 4.6 |
/ |
non |
| t = 7 sec |
Ve = 62 |
Ve = 50 |
Ve = 36 |
Ve = 29 |
|
|
| 2 |
A et B |
t = 12.5 |
t = 15 |
t = 17 |
t = 20 |
t = 25 |
oui |
| à |
R = 1.1 |
R = 1.2 |
R = 1.5 |
R=2 |
R = 2.8 |
à t = 17.2 sec |
| t = 12.5 sec |
Ve = 35 |
Ve = 31 |
Ve = 27 |
Ve = 23 |
Ve = 19 |
|
| 3 |
B |
t = 6 |
t = 9.5 |
t = 12 |
|
|
oui |
| à |
R = 1.08 |
R = 1.4 |
R = 1.8 |
/ |
/ |
à t = 12 sec |
| t = 6 sec |
Ve = 35 |
Ve = 31.2 |
Ve = 25 |
|
|
|
[0030] Dans le tableau I, R représente le rapport de consommation de l'oxygène à l'acétylène
à différents instants (rapport de consommation);Ve la vitesse d'écoulement (m.s
-1) du mélange oxygène/acétylène en sortie de la buse de soudage; et t le temps en secondes.
[0031] En outre, les Figures 3 à 5 représentent l'évolution au cours du temps (en abscisses;
unités : secondes) du débit (en ordonnées; unités : l.h
-1) des constituants oxygène (courbe O
2) et acétylène (courbe C
2H
2) du mélange de soudage en sortie de buse.
[0032] En outre, on a aussi indiqué l'instant où est effectuée la fermeture (FV) des vannes
A et B (capacité résiduelle des canalisations 1' et 2' de 100 cm
3 chacune), et l'instant auquel survient le claquement (CEF) à l'extinction de la flamme.
[0033] Ces courbes permettent de vérifier que le phénomène de claquement à l'extinction
ne se produit que lorsque la vitesse d'écoulement du gaz est inférieure à un seuil
de vitesse critique (cf. exemple 1) compris dans la plage 22 à 28 m.s
-1 (seuil de vitesse moyen : 25 m.s
-1), soit environ 4,7 secondes après la fermeture des vannes A et B dans l'essai n°2
(Fig. 4) et 6 secondes après la fermeture de la vanne A dans l'essai n°3 (Fig. 5);
aucun claquement n'a, en outre, été observé dans l'essai n°1 (Fig. 3), dans lequel
la vitesse d'écoulement a été maintenue au-dessus de la vitesse moyenne d'écoulement
de 25 m.s
-1, qui est aussi la vitesse moyenne de rentrée (Vr) de la flamme dans la buse.
[0034] La Figure 6 permet de comparer la vitesse d'écoulement Ve (en ordonnées; unités :
m.s
-1) du mélange de soudage en sortie de buse en fonction de l'évolution du rapport de
consommation R (en abscisses) pour les essais 1 à 3 du Tableau I ci-dessus; cette
Figure 6 reprend, en outre, la courbe de vitesse critique (Courbe Vc) de la Figure
2.
[0035] Cette Figure 6 montre clairement que les claquements à l'extinction de la flamme
CEF2 et CEF3 obtenus dans les essais 2 et 3 respectivement, se produisent lorsque
la vitesse d'écoulement Ve du mélange de soudage devient inférieure ou égale à la
vitesse d'écoulement critique (Vc), laquelle vitesse d'écoulement critique représente
également la vitesse (Vr) d'entrée de la flamme dans le brûleur.
[0036] Le passage de la vitesse d'écoulement Ve à une valeur inférieure ou égale à la vitesse
d'écoulement critique (Vc), c'est-à-dire, en d'autres termes, l'instant où se produit
le claquement à l'extinction de flamme (CEF2 et CEF3), correspond à l'intersection
des courbes "essai n°2" et "essai n°3" avec la courbe "Vc" représentées sur la Figure
6. On constate, par ailleurs, que la courbe "essai n°1" ne coupe pas la courbe Vc;
aucun claquement n'étant observé dans cet essai 1.
Exemple 3
[0037] Partant des résultats des exemples 1 et 2, les inventeurs de la présente invention
ont mis au point un dispositif permettant de maintenir, en fin de soudage, lors de
l'extinction de la flamme, la vitesse d'écoulement des gaz de combustion à une valeur
au moins égale et, de préférence, supérieure à la valeur de vitesse d'écoulement critique
(Vc), c'est-à-dire la vitesse de rentrée (Vr) de la flamme dans la buse.
[0038] Ce dispositif est schématisé sur la Figure 7, où l'on voit un dispositif analogue
à celui de la Figure 1, mais comportant en plus un circuit de gaz de compensation
comprenant une source 8 de gaz comburant de compensation, ici une source d'oxygène,
reliée, via une canalisation 8', en un point C situé en aval de la vanne à robinet
de réglage 5.
[0039] Le passage du gaz de compensation depuis la source 8 vers la canalisation 1' est
commandé par un robinet 9 de réglage.
[0040] Bien que sur la Figure 7, la source 8 de gaz de compensation et la source 2 de gaz
comburant (oxygène) soient différentes, il est particulièrement avantageux d'utiliser
une même et unique source de gaz comburant (oxygène) comme source 2 de gaz comburant
et comme source 8 de gaz de compensation.
[0041] Un tel dispositif est schématisé sur la Figure 14. En effet, sur la Figure 14, on
voit que le circuit de gaz de compensation 8' constitue un bipasse B du robinet 5'
de réglage de l'alimentation en gaz comburant.
[0042] Plus précisément, un bipasse B aménagé entre les moyens d'alimentation 2' en gaz
comburant (oxygène) et les moyens d'alimentation 1' en gaz combustible (acétylène),
entre un premier site M situé en amont du robinet de réglage 5' de l'alimentation
en gaz comburant et un deuxième site N situé en aval du robinet de réglage 5 de l'alimentation
en gaz combustible.
[0043] Le bipasse B comporte, quant à lui, une canalisation ou circuit de gaz 8' et un moyen
de commande de bipasse 9, telle une valve de bipasse, permettant de contrôler la pression
et/ou le débit de gaz de compensation cheminant dans ledit bipasse B.
[0044] Afin de déterminer le point C (ou le point N, lorsqu'un bipasse B est aménagé comme
montré sur la Figure 14) le plus souhaitable en vue d'une injection efficace, voire
optimale, du gaz de compensation issu de la source 8 dans le dispositif de soudage,
plusieurs sites sont testés en utilisant un chalumeau de soudage couramment accessible
dans le commerce, ainsi que représenté sur la Figure 8, qui est un schéma en coupe
longitudinale d'un tel chalumeau, montrant la localisation des 3 sites C d'injection
testés, à savoir les sites C1, C2 et C3, où :
- C1 est situé avant l'injecteur d'oxygène, donc en aval de la canalisation 2';
- C2 est situé dans la chambre d'homogénéisation où s'effectue l'homogénéisation du
mélange oxygène/acétylène;
- C3 est situé dans la partie aval de la canalisation d'alimentation 1' en acétylène,
entre l'injecteur et le robinet 5.
[0045] Parmi ces différents sites d'injection, le site C3 est préféré. En effet, lorsque
de l'oxygène de compensation est injecté pour compenser la fermeture de l'alimentation
en acétylène, en fin de soudage, c'est-à-dire lors de l'extinction de la flamme, de
sorte de maintenir la vitesse d'écoulement Ve du flux de gaz supérieure à la vitesse
de rentrée Vr de la flammé, le phénomène de claquement ne se produit pas, quel que
soit le point d'injection : C1, C2 ou C3, démontrant ainsi l'intérêt et l'efficacité
de l'invention.
[0046] Cependant, le site C3 présente plusieurs avantages, à savoir notamment un excellent
fonctionnement, un accès facile et la possibilité de maintenir une pression d'injection
du gaz de compensation au moins égale à la pression d'alimentation, voire même légèrement
inférieure dans le cas d'un mélangeur aspirant; il faut néanmoins veiller à éviter
toute remontée d'oxygène de compensation dans la canalisation 1' d'alimentation en
acétylène.
[0047] Pour éviter le phénomène de claquement, les solutions alternatives à une injection
d'un gaz de compensation pouvant être envisagées sont notamment une augmentation de
la pression du gaz comburant acheminé par la canalisation 2' et/ou une limitation
du débit du flux de gaz en sortie de buse par un dispositif escamotable.
[0048] Néanmoins, l'injection d'un gaz de compensation, de par sa simplicité de mise en
oeuvre, est préférée.
[0049] Afin de pallier toute remontée intempestive de gaz comburant vers la partie amont
du circuit de gaz combustible, et réciproquement, il est souhaitable d'agencer dans
ces circuits des clapets anti-retour ou des moyens analogues de sécurité remplissant
la même fonction. Ainsi, en cas de défaillance du bipasse B par exemple, ce ou ces
clapets permettront de limiter, voire de pallier complètement, toute remontée non-souhaitable
et potentiellement dangereuse de gaz comburant (oxygène) dans le circuit de gaz combustible
(acétylène).
Exemple 4
[0050] Il ressort des exemples précédents que maintenir la vitesse moyenne d'écoulement
Ve du flux de gaz supérieure à la vitesse moyenne de rentrée Vr de la flamme, de préférence,
par injection d'un gaz de compensation lors de la fermeture de l'alimentation de la
flamme en gaz de soudage permet d'éviter le phénomène de claquement.
[0051] L'exemple 4 vise à déterminer à quel moment doit être effectuée cette injection de
gaz de compensation et pendant quelle durée.
[0052] Pour ce faire, les vannes 5, 5' et 9 du dispositif de la Figure 7 ont été remplacées
par des électrovannes dont les cycles ou séquences d'ouverture et de fermeture au
cours du temps sont schématisés sur la Figure 9. Plus précisément :
- la courbe Cb1 représente le cycle du contact électrique commandant les électrovannes
5 et 5' : leur ouverture a lieu à l'instant OE et leur fermeture à l'instant FE;
- la courbe Cb2 représente le cycle de la vanne 5 (vanne acétylène) ;
- la courbe Cb3 représente le cycle de la vanne 5' (vanne oxygène);
- et la courbe Cb4 représente le cycle de la vanne 9 (vanne gaz de compensation : ici
de l'oxygène) dont l'ouverture a lieu à l'instant OC et la fermeture à l'instant FC.
[0053] Dans cet exemple, l'injection de l'oxygène de compensation a lieu entre le robinet
et l'injecteur (site C3); le diamètre de l'orifice d'injection étant de 0.8 mm.
[0054] Il a été mis en évidence expérimentalement que le cycle des vannes représenté sur
la Figure 9 permet d'aboutir à un fonctionnement efficace du dispositif, c'est-à-dire
sans phénomène de claquement, lorsque :
- les instants FE et OC sont décalés, c'est-à-dire espacés dans le temps, de préférence
d'une durée t0 d'au plus 1 sec, de préférence d'au plus 0.5 sec;
- les instants OC et FC, donc la durée d'injection, sont espacés dans le temps d'au
moins 0.05 sec et, de préférence, d'au moins 0.1 sec.
Exemple 5
[0055] Les inventeurs ont démontré, en outre, qu'il est possible d'obtenir une extinction
de la flamme sans claquement lorsqu'on effectue un soufflage de celle-ci.
[0056] Dans ce cas et à l'inverse de l'exemple 4, le début de l'injection de gaz de compensation
est effectué avant arrêt de l'alimentation de la buse de soudage en lesdits gaz combustible
et/ou comburant, de préférence, environ 0,1 secondes avant l'arrêt de l'alimentation
de la buse.
[0057] Dans ce cas, afin d'éviter toute remontée intempestive d'oxygène de compensation
dans la canalisation d'alimentation en acétylène (combustible), on aménage, comme
expliqué ci-avant, dans cette canalisation un clapet anti-retour ayant un temps de
réponse adéquat.
[0058] Le fait d'injecter un gaz de compensation au flux de gaz de soudage provoque une
augmentation de débit importante (facteur d'augmentation du débit pouvant atteindre
7 pour une buse de 40 l.h
-1) pour un même diamètre de buse conduisant alors à un "décrochement" de la flamme
de la buse et à son extinction.
[0059] Il faut souligner qu'une combinaison de la technique exposée dans l'exemple 4 et
de celle du "soufflage" de l'exemple 5 est tout à fait envisageable.
[0060] En outre, les Figures 10 à 13 représentent des modes de réalisation de dispositifs
susceptibles d'être utilisés pour commander l'ouverture et la fermeture des vannes
5, 5' et/ou 9 de la Figure 7 ou de la Figure 14.
[0061] Plus précisément, la Figure 10 représente une vue de dessous d'un dispositif à translation
de commande d'ouverture/fermeture des vannes, comportant un corps de distribution
16 muni d'un bouton poussoir 15 susceptible de coulisser en translation le long de
guides 14 de bouton poussoir, ainsi dans les directions données par la flèche F, lorsqu'on
applique une pression manuelle sur ledit bouton 15, sur lequel est agencée une crémaillère
19.
[0062] Lors de ces déplacements en translation, le bouton 15 confère, via la crémaillère
19, un mouvement de rotation à une roue 17 à pignons 18 autour de l'axe de son tambour
13, laquelle roue porte une came rétractable 20 soumise à une force de rappel par
l'intermédiaire d'un ressort de rappel 10, de sorte que la came 19 coopère avec un
clapet 12 commandant l'alimentation en oxygène de compensation.
[0063] Par ailleurs, le bouton 15 coopère, via son extrémité arrière 15', avec les clapets
11, 21 et 22, portés par le corps de distribution 16, ainsi que montré sur la Figure
12, laquelle est un schéma en coupe transversale dudit corps 16 selon la ligne A-A.
[0064] Les clapets 11, 21 et 22 commandent respectivement l'alimentation en gaz comburant
de compensation (oxygène), gaz comburant (oxygène), gaz combustible (acétylène) et
en acétylène permettant d'alimenter une veilleuse d'allumage .
[0065] La Figure 11 est un schéma en coupe longitudinale du dispositif de la Figure 10.
[0066] La Figure 13 représente une demi-vue de côté d'un dispositif à rotation de commande
d'ouverture/fermeture des vannes, comportant un corps de distribution 36 muni d'une
gâchette 31 d'actionnement susceptible de se déplacer en rotation selon les directions
données par la flèche F', lorsqu'on applique une pression manuelle sur celle-ci. Lors
de ces déplacements en rotation, la gâchette 31 coopère, notamment, via un cliquet
32, avec 4 clapets 33, 34, 35 et 37. Une pression sur la gâchette 31 permet, d'une
part, de commander l'ouverture de l'alimentation en O
2 et C
2H
2 (clapets 33 et 35) et de l'injection de C
2H
2 vers la veilleuse d'allumage (clapet 34) et, d'autre part, la fermeture de l'alimentation
en le flux de O
2 de compensation (clapet 37). A l'inverse, un relâchement de la gâchette 31 engendre,
d'une part, une fermeture de l'alimentation en O
2, en C
2H
2 et de la veilleuse et, d'autre part, une ouverture du flux de compensation en O
2 (clapet 37). Un générateur piézo-électrique 30 permet, en outre, de fournir les étincelles
destinées à allumer le mélange gazeux.
[0067] Une coupe selon la ligne C-C dans le corps de distribution 36 présenterait une structure
analogue à celle de la Figure 12.
[0068] La présente invention n'est nullement limitée au domaine du soudage, mais peut être
également appliquée au coupage, en particulier à l'oxycoupage, au chauffage et aux
traitements thermiques divers, ou à tout domaine analogue mettant en oeuvre une torche,
un chalumeau ou un brûleur similaire à ceux utilisés en soudage.
[0069] De plus, la présente invention présente l'avantage de diminuer considérablement l'encrassement
de la buse et des conduits d'alimentation de celle-ci, étant donné que les retours
de flamme engendrant, d'une part, le phénomène de claquement et, d'autre part, cet
encrassement ou autres dépôts de suie, sont éliminés ou au moins considérablement
limités. Il en résulte alors un chalumeau plus fiable et plus durable que les chalumeaux
actuels.
1. Procédé pour minimiser ou supprimer la déflagration se produisant lors de l'extinction
de la flamme de combustion d'un flux gazeux comprenant au moins un gaz combustible
et au moins un gaz comburant, dans lequel :
(a) on délivre le flux gazeux comprenant le gaz combustible et le gaz comburant par
la buse (7) d'un chalumeau comprenant :
- au moins un conduit (1') d'acheminement de gaz combustible et des moyens de régulation
(3, 4, 5) du débit de gaz combustible,
- au moins un conduit (2') d'acheminement de gaz comburant et des moyens de régulation
(3', 4, 5') du débit de gaz comburant, et
- des moyens d'injection (8, 8', 9) d'un gaz de compensation en amont de la buse (7),
agencés de manière à permettre une injection (8, 8', 9) du gaz de compensation en
aval des moyens de régulation (3, 4, 5) du débit de gaz combustible,
(b) on maintient, jusqu'à extinction complète de la flamme, la vitesse moyenne d'écoulement
(Ve) du flux gazeux sortant de la buse supérieure ou égale à la vitesse moyenne de
rentrée (Vr) du front de flamme dans ladite buse, en injectant du gaz de compensation
dans le conduit (1') d'acheminement de gaz combustible, ledit gaz de compensation
étant un gaz comburant.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) supérieure ou égale à environ 22
m.s-1.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le début de l'injection du gaz de compensation est effectué après arrêt de l'alimentation
de la buse de soudage en lesdits gaz combustible et/ou comburant.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une durée maximale de 1 à 5 sec sépare l'arrêt de l'alimentation de la buse et le
début de l'injection du gaz de compensation, de préférence une durée inférieure à
0.5 sec.
5. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le début de l'injection de gaz de compensation est effectué avant arrêt de l'alimentation
de la buse de soudage en les gaz combustible et/ou comburant.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on effectue l'injection du gaz de compensation de 0,05 à 2 sec avant l'arrêt de l'alimentation
de la buse, de préférence environ 0,1 seconde avant ledit arrêt.
7. Procédé selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'on effectue l'injection du gaz de compensation pendant une durée supérieure à 0.02
sec, de préférence supérieure à 0.1 sec.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on maintient la vitesse moyenne d'écoulement (Ve) du flux gazeux supérieure ou égale
à environ 25 m.s-1, de préférence supérieure ou égale à environ 27 m.s-1.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le gaz combustible est choisi dans le groupe formé par l'acétylène, le Crylène™,
le Tétrène™ ou le propane, et/ou en ce que le gaz comburant est choisi dans le groupe formé par l'oxygène et l'air.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé le gaz de compensation est identique au gaz comburant.
11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'injection (8, 8', 9, B) de gaz de compensation comprennent un bipasse
(B) reliant le conduit (1') d'acheminement de gaz combustible au conduit (2') d'acheminement
de gaz comburant.
12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le bipasse (B) est aménagé entre un premier site (M) situé en amont des moyens de
régulation (3, 4, 5) du débit de gaz comburant et un deuxième site (N) situé en aval
des moyens de régulation (3, 4, 5) du débit de gaz combustible.
13. Procédé selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que le bipasse (B) comporte un circuit de gaz (8') et un moyen de commande de bipasse
(9), telle une valve de bipasse.
1. Method for minimizing or arresting the deflagration that occurs during extinction
of the combustion flame of a gas stream comprising at least one combustible gas and
at least one oxidizer gas, in which:
(a) the gas stream comprising the combustible gas and the oxidizer gas is delivered
by the nozzle (7) of a torch comprising:
- at least one combustible gas feed line (1') and means (3, 4, 5) for regulating the
flow rate of combustible gas,
- at least one oxidizer gas feed line (2') and means (3', 4', 5') for regulating the
flow rate of oxidizer gas, and
- means (8, 8', 9) for injecting a compensating gas upstream of the nozzle (7), said
means being designed to allow an injection (8, 8', 9) of the compensating gas downstream
of the means (3, 4, 5) for regulating the flow rate of combustible gas;
(b) the mean flow velocity (Ve) of the gas stream leaving the nozzle is kept equal
to or greater than the mean backflow velocity (Vr) of the flame front into the said
nozzle, until complete extinction of the flame, by injecting compensating gas into
the combustible gas feed line (1'), the said compensating gas being an oxidizer gas.
2. Method according to Claim 1, characterized in that the mean flow velocity (Ve) is kept equal to or greater than about 22 m/s.
3. Method according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the compensating gas starts to be injected after the welding nozzle has stopped being
fed with the said combustible gas and/or the said oxidizer gas.
4. Method according to Claim 3, characterized in that a maximum time of 1 to 5 s separates the time at which the nozzle stops being fed
and the time at which the compensating gas starts to be injected, preferably a time
of less than 0.5 s.
5. Method according to Claim 2, characterized in that the compensating gas starts to be injected before the welding nozzle stops being
fed with the combustible gas and/or the oxidizer gas.
6. Method according to Claim 5, characterized in that the compensating gas is injected 0.05 to 2 s before the nozzle stops being fed, preferably
about 0.1 s before the said stoppage.
7. Method according to one of Claims 2 to 6, characterized in that the compensating gas is injected for a time of greater than 0.02 s, preferably greater
than 0.1 s.
8. Method according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the mean flow velocity (Ve) of the gas stream is kept equal to or greater than about
25 m/s, preferably greater than or equal to about 27 m/s.
9. Method according to one of Claims 1 to 8, characterized in that the combustible gas is chosen from the group formed by acetylene, CRYLENE™, TETRENE™
or propane and/or the oxidizer gas is chosen from the group formed by oxygen and air.
10. Method according to one of Claims 1 to 9, characterized in that the compensating gas is identical to the oxidizer gas.
11. Method according to Claim 1, characterized in that the means (8, 8', 9, B) for injecting compensating gas comprise a bypass (B) connecting
the combustible gas feed line (1') to the oxidizer gas feed line (2').
12. Method according to Claim 11, characterized in that the bypass (B) is placed between a first site (M) located upstream of the means (3,
4, 5) for regulating the flow rate of oxidizer gas and a second site (N) located downstream
of the means (3, 4, 5) for regulating the flow rate of combustible gas.
13. Method according to either of Claims 11 and 12, characterized in that the bypass (B) comprises a gas circuit (8') and a bypass control means (9), such
as a bypass valve.
1. Verfahren zur Minimierung oder Unterdrückung von Verpuffungen, die während des Löschens
der Verbrennungsflamme eines Gasstroms auftreten, wobei dieser mindestens ein Brenngas
und mindestens ein die Verbrennung bewirkendes Gas umfasst, bei dem:
(a) man den Gasstrom, der das Brenngas und das die Verbrennung bewirkende Gas durch
die Düse (7) eines Schweißbrenners zuführt, der wiederum umfasst:
- mindestens ein Rohr (1') zur Zuführung des Brenngases und Mittel zur Regelung (3,
4, 5) des Brenngasdurchflusses,
- mindestens ein Rohr (2') zur Zuführung von die Verbrennung bewirkendem Gas und Mittel
zur Regelung (3', 4', 5') des Durchflusses von die Verbrennung bewirkendem Gas und
- Mittel zum Einblasen (8, 8', 9) eines Kompensationsgases stromaufwärts von der Düse
(7), wobei diese so angeordnet sind, dass sie ein Einblasen (8, 8', 9) des Kompensationsgases
stromabwärts von den Mitteln zur Regelung (3, 4, 5) des Brenngasdurchflusses ermöglichen,
(b) man bis zum vollständigen Löschen der Flamme die mittlere Strömungsgeschwindigkeit
(Ve) des Gasstroms, der aus der oberen Düse austritt, aufrechterhält, wobei diese
größer oder gleich der mittleren Rückschlagsgeschwindigkeit (Vr) der Vorderseite der
Flamme in die Düse ist, indem man das Kompensationsgas in das Rohr (1') zur Zuführung
des Brenngases einbläst, wobei das Kompensationsgas ein die Verbrennung bewirkendes
Gas ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass man die mittlere Strömungsgeschwindigkeit (Ve) auf einem Wert hält, der größer als
oder gleich ungefähr 22 m/s ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Start des Einblasens des Kompensationsgases nach der Unterbrechung der Zuführung
des Brenngases und/oder des die Verbrennung bewirkenden Gases zu der Schweißdüse durchgeführt
wird.
4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass eine maximale Zeitspanne von 1 bis 5 Sekunden die Unterbrechung der Zuführung zu
der Düse und den Beginn des Einblasens des Kompensationsgases voneinander trennt,
wobei die Zeitspanne vorzugsweise kürzer als 0,5 Sekunden ist.
5. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Start des Einblasens des Kompensationsgases vor der Unterbrechung der Zuführung
des Brenngases und/oder des die Verbrennung bewirkenden Gases zu der Schweißdüse durchgeführt
wird.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Einblasen des Kompensationsgases 0,05 bis 2 Sekunden vor der Unterbrechung der
Zuführung zu der Düse durchgeführt wird und vorzugsweise etwa 0,1 Sekunde vor dieser
Unterbrechung beginnt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass man das Einblasen des Kompensationsgases während einer Zeitspanne durchführt, die
größer als 0,02 Sekunden und vorzugsweise größer als 0,1 Sekunden ist.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass man die mittlere Strömungsgeschwindigkeit (Ve) des Gasstroms so aufrechterhält, dass
diese größer als oder gleich ungefähr 25 m/s ist und vorzugsweise größer als oder
gleich ungefähr 27 m/s ist.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Brenngas aus der Gruppe ausgewählt wird, die aus Acetylen, Crylène™, Tétrène™
oder Propan besteht, und/oder dass das die Verbrennung bewirkende Gas aus der Gruppe
ausgewählt wird, die aus Sauerstoff und Luft gebildet wird.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Kompensationsgas mit dem die Verbrennung bewirkenden Gas identisch ist.
11. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Einblasen (8, 8', 9, B) von Kompensationsgas eine Umgehungsleitung
(B) umfassen, welche das Rohr (1') zur Zuführung von Brenngas mit dem Rohr (2') zur
Zuführung von die Verbrennung bewirkendem Gas verbindet.
12. Verfahren nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass die Umgehungsleitung (B) zwischen einer ersten Stelle (M), die sich stromaufwärts
von den Mitteln zur Regelung (3', 4', 5') des Durchflusses von die Verbrennung bewirkendem
Gas befindet, und einer zweiten Stelle (N), die sich stromabwärts von den Mitteln
zur Regelung (3, 4, 5) des Brenngasdurchflusses befindet, angeordnet wird.
13. Verfahren nach Anspruch 11 oder 12, dadurch gekennzeichnet, dass die Umgehungsleitung (B) einen Gaskreis (8') und ein Mittel zur Steuerung der Umgehungsleitung
(9) wie beispielsweise ein Ventil für die Umgehungsleitung umfasst.