[0001] Le domaine technique de l'invention est celui des armes de défense rapprochée destinées
à immobiliser un agresseur.
[0002] Les armes actuellement disponibles sur le marché sont constituées par les diffuseurs
de gaz neutralisant, les armes à décharge électrique et les armes destinées à lancer
des projectiles non létaux tels que les balles en caoutchouc par exemple. Dans cette
dernière catégorie d'arme pouvant expulser des projectiles déformables, aucun moyen
ne permet aujourd'hui d'empêcher le tir à bout touchant, c'est à dire le tir pour
lequel le bout du canon est au contact de l'agresseur.
[0003] Dans cette situation extrême pouvant être rencontrée lors d'un corps à corps, le
projectile vient impacter l'agresseur en étant toujours compacté dans le canon et
donc sans pouvoir se déformer. Les effets corporels alors générés par ce type d'impact,
associés aux effets secondaires de brûlures liés à la détente des gaz chauds à la
sortie du canon, peuvent être extrêmement dangereux voire létaux.
[0004] Une arme de défense rapprochée pouvant lancer des projectiles de neutralisation,
et qui est destinée au grand public, doit permettre de neutraliser un agresseur sans
lui causer de blessures irrémédiables et ce, pour une utilisation normale de l'arme
dans n'importe quelle situation.
[0005] L'expression "utilisation normale" signifie que l'arme est braquée sur l'agresseur
dans une position pour laquelle le canon vise la partie du corps à atteindre.
[0006] De plus, l'arme étant destinée au grand public ne doit pas pouvoir être modifiée
par celui-ci avec des outils domestiques de façon à la rendre létale.
[0007] L'arme selon l'invention répond à ce besoin.
[0008] La présente invention concerne une arme de poing destinée à tirer des projectiles
de neutralisation et comprenant notamment un canon, caractérisée en ce que la bouche
du canon d'éjection est située en retrait d'une protubérance solidaire de l'arme.
Ladite protubérance permet ainsi d'éviter le tir à bout touchant puisque, en utilisation
normale, la cible ne peut venir en appui que contre la protubérance et non contre
la bouche dudit canon. Ce concept de protubérance intéresse aussi bien les armes de
poing à crosse de type revolver que des armes de poing nouvelles à poignée munies
d'un poussoir pour déclencher le tir.
[0009] De façon avantageuse, la protubérance ménage une distance d'au moins 30 mm entre
la bouche du canon et une cible venant en appui contre la protubérance.
[0010] La protubérance pouvant, en situation extrême, servir de butée à la cible, ne doit
être ni pointue ni contondante.
[0011] Avantageusement, la protubérance est constituée par un cylindre alésé semblable à
un canon de revolver. En effet, le canon d'éjection des projectiles étant alésé dans
la partie inférieure de la carcasse de l'arme, il reste invisible aux yeux de l'agresseur
et l'aspect dissuasif de l'arme va être restitué par le canon factice matérialisant
la protubérance.
[0012] De façon préférentielle, plusieurs cartouches contenant chacune un projectile de
neutralisation peuvent être chargées dans l'arme. L'arme peut alors être utilisée
comme une arme à répétition.
[0013] Selon un mode préféré de l'invention, les cartouches sont logées dans une munition
monolithique.
[0014] De façon préférentielle, la munition monolithique est un magasin rotatif. Avantageusement,
le magasin rotatif est en matière plastique de sorte que toute tentative d'extraction
des cartouches se solderait systématiquement par un endommagement total ou partiel
dudit magasin rotatif.
[0015] Selon un autre mode préféré de l'invention, les cartouches sont encastrées dans la
munition monolithique de sorte qu'elles ne peuvent pas être extraites de ladite munition
avec des outils usuels du commerce.
[0016] Préférentiellement, les projectiles ont un diamètre supérieur ou égal à 11,6 mm.
[0017] Selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, les projectiles sont déformables
à l'impact pour éviter toute blessure profonde.
[0018] Selon une autre caractéristique de l'invention, les projectiles sont déployables
juste après la sortie du canon et avant impact sur la cible.
[0019] La longueur de la protubérance doit être telle qu'elle permet d'éviter à un projectile
déformable d'impacter la cible alors qu'il est encore compacté dans le canon ou à
un projectile déployable d'impacter la cible avant qu'il ait eu le temps de se déployer.
[0020] Selon un premier mode de réalisation de l'invention, l'arme a la forme d'un revolver
et comprend un canon supérieur apparent constituant la protubérance, et un canon d'éjection
des projectiles de neutralisation alésé dans la carcasse de l'arme et placé sous le
canon supérieur, parallèlement à celui-ci et en retrait de celui-ci. De façon avantageuse,
le canon constituant la protubérance est borgne.
[0021] Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, l'arme de poing comporte une
poignée qui est munie dans sa partie supérieure d'un organe pour déclencher le tir,
et dont la partie inférieure comprend le canon d'éjection.
[0022] Avantageusement, l'organe pour déclencher le tir est un poussoir qui coulisse en
translation et déplace vers l'extérieur un magasin linéaire engagé dans une ouverture
située dans la partie inférieure de la poignée.
[0023] L'invention porte également sur une munition pour une arme de poing destinée à tirer
des projectiles de neutralisation, caractérisée en ce qu'elle est monolithique et
forme un magasin rotatif comportant plusieurs chambres recevant chacune une cartouche
qui ne peut pas être extraite de ladite munition.
[0024] La munition selon l'invention peut s'adapter soit sur une arme d'autodéfense comportant
une protubérance selon l'invention, soit sur une arme offensive préexistante modifiée
de façon irréversible pour la transformer en une arme d'autodéfense non létale.
[0025] De façon préférentielle, la paroi externe de la cartouche est constituée par au moins
un alésage du magasin rotatif.
[0026] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, chaque cartouche n'est constituée
que par un projectile déformable, une charge de poudre et une amorce, ces trois éléments
pouvant être dissociables, la cartouche ne comportant ni enveloppe extérieure individuelle,
ni bourre, ce qui réduit son coût. L'absence de douille et de bourre permet notamment
d'éviter l'émission de projectiles supplémentaires et élimine tout risque de blessures
graves.
[0027] Avantageusement, en l'absence de toute contrainte le projectile se présente sensiblement
sous la forme d'une sphère, ce projectile devenant sensiblement cylindrique à bouts
arrondis lorsqu'il est engagé dans le magasin rotatitif. Selon une version avantageuse
de l'invention, le projectile déformable a la capacité de s'écraser à l'impact sous
la forme d'une galette.
[0028] Préférentiellement, le rapport des diamètres entre le projectile libre sous forme
de sphère et l'alésage du magasin rotatif destiné à le recevoir est compris entre
1,2 et 1,7. Le projectile est qualifié de libre lorsqu'il n'est soumis à aucune contrainte.
[0029] De façon préférentielle, les alésages du magasin rotatif destinés à recevoir les
projectiles ont un diamètre supérieur à 9,3mm permettant d'éviter l'utilisation de
cartouches offensives de calibre standard 9mm.
[0030] Selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, le corps du magasin rotatif
est un barillet de revolver réalisé en matière plastique chargée de particules solides.
De façon avantageuse, les particules solides sont constituées par des fibres de verre
courtes.
[0031] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, le barillet possède 6 chambres
destinées à loger les cartouches.
[0032] Avantageusement, la paroi entre chaque alésage et la surface externe du magasin rotatif
resiste à la pression d'éjection du projectile déformable mais peut se rompre si un
autre projectile est engagé dans l'alésage. De façon préférentielle, le magasin rotatif
est conçu pour rester intact après chaque tir de projectiles déformables.
[0033] De façon avantageuse, le remplacement des projectiles déformables par des projectiles
plus lourds entraînerait l'éclatement de la munition selon l'invention et rendrait
l'arme inutilisable.
[0034] L'arme selon l'invention présente l'avantage de pouvoir neutraliser efficacement
un agresseur sans le blesser de façon irréversible, en évitant, en utilisation normale,
le tir à bout touchant.
Contrairement aux autres moyens de défense rapprochée en vigueur sur le marché comme
les diffuseurs de gaz, ce type d'arme peut être utilisé à plusieurs mètres de l'agresseur
permettant d'éviter le corps à corps.
[0035] Pour répondre à un besoin de sécurité évident, l'arme selon l'invention ne peut pas
être transformée en arme offensive avec l'utilisation d'outils usuels du commerce.
Dans l'hypothèse peut probable où l'utilisateur parviendrait à substituer les projectiles
déformables par des projectiles plus lourds, la munition selon l'invention se déformerait
ou éclaterait et rendrait l'arme inefficace ou inutilisable.
[0036] Ces deux avantages confèrent à l'arme un aspect non dangereux tout à fait adapté
à la demande du grand public.
[0037] Enfin, la grande maniabilité de l'arme due à sa légèreté, associée à une mise en
oeuvre très simple, permet une intervention rapide, donc efficace, face à l'agresseur.
[0038] On donne ci-après une description détaillée du mode préféré de réalisation des deux
variantes de l'invention mentionnées ci-avant, en se référant aux figures 1 et 2.
[0039] La figure 1 représente une vue en coupe longitudinale comportant une coupe partielle
auxiliaire d'une arme de poing selon l'invention en position de repos et comprenant
une crosse et une détente.
[0040] La figure 2 est une vue en coupe partielle d'une arme de poing selon l'invention
comprenant une poignée ainsi qu'un poussoir, dans l'ultime position précédant le tir.
[0041] La figure 3 est une coupe longitudinale axiale partielle selon le plan I-I d'une
munition selon l'invention.
[0042] La figure 4 est une coupe transversale selon le plan II-II d'une munition selon l'invention.
[0043] En se référant à la figure 1 relative à un mode préféré de réalisation de la première
variante, l'arme de poing comprend un canon d'éjection 1 des projectiles de neutralisation
et un canon supérieur 2 borgne, un magasin rotatif 3 venant se fixer sur l'arme. Le
canon d'éjection 1 est alésé dans la carcasse 4 de l'arme et se trouve situé sous
le canon supérieur 2, parallèlement à celui-ci et en retrait de celui-ci. Le canon
supérieur 2 constitue une protubérance passive pour l'arme. Le magasin rotatif 3 est
une pièce monolithique cylindrique en matière plastique possédant une face avant circulaire
et une face arrière circulaire. Le magasin 3 se présente extérieurement comme un barillet
et possède six chambres 5 cylindriques dont les axes sont parallèles à son axe de
rotation 6. Lesdites chambres 5 creusent de part en part la pièce monolithique et
sont disposées de sorte que leurs sections circulaires sont régulièrement espacées
autour d'un cercle. Dans chaque chambre 5 est solidement encastrée par surmoulage
une cartouche ayant un projectile de neutralisation de façon à ce que ces cartouches
ne puissent pas être délogées avec des outils usuels du commerce sans endommager le
magasin 3 en plastique. Entre le canon supérieur 2 et le canon d'éjection 1, est creusé,
dans la carcasse 4 de l'arme, un canal cylindrique 7 parallèle qui comporte la pièce
cylindrique 8 à 12 et un ressort 13 assurant le maintien et le centrage du magasin
rotatif 3.
[0044] La face circulaire avant du magasin rotatif 3 possède un évidement conique en son
centre. Lorsque l'arme est dépourvue de son magasin 3, l'extrémité conique 12 de la
pièce cylindrique logée dans le canal se trouvant entre les deux canons 1, 2 fait
saillie dans l'espace de la carcasse 4 réservé à l'emplacement dudit magasin 3. Pour
insérer le magasin 3 dans l'arme, l'utilisateur doit retirer de l'espace réservé au
dit magasin 3 l'extrémité conique 12 en translatant par la tête 11 la pièce cylindrique
dans son canal 7.
[0045] Une fois le magasin 3 en place, l'utilisateur relâche la tête 11, et par effet de
retour dû au ressort 13 qui se détend, l'extrémité conique 12 vient s'encastrer dans
l'évidement conique de la face avant circulaire du magasin 3. Le magasin rotatif 3
possède six évidements arrondis disposés sur sa surface cylindrique externe. L'un
de ces évidements dans lequel pénètre le lobe de la pièce 14 est représenté en coupe
partielle décalée sur la figure 1. Ces évidements sont régulièrement espacés et sont
placés au milieu de deux chambres successives. Au repos, la partie arrondie d'une
pièce 14 vient s'insérer dans l'un des évidements de sorte que le magasin 3 ne puisse
plus tourner autour de son axe de rotation 6. Sur la figure 1, la pièce 14 insérée
partiellement dans l'un des évidements appartient à un plan se trouvant à l'arrière
du plan de coupe. Un percuteur 15 est positionné en face de la chambre qui va se trouver
en continuité du canon d'éjection 1. Une détente 16 va permettre de déclencher le
tir en actionnant une masselotte 17 de frappe du percuteur 15. Enfin, un levier de
rotation 18 va faire tourner le magasin 3 autour de son axe 6 lors d'une pression
sur la détente 16, ce magasin se comportant comme un barillet chargé et non rechargeable.
[0046] Le fonctionnement de l'arme suit les étapes suivantes.
[0047] L'utilisateur enclenche le magasin rotatif 3 en matière plastique muni de cartouches
dans l'espace de la carcasse 4 de l'arme réservé à cet effet. Pour ce faire, il procède
comme il est décrit ci-avant. Une fois le magasin 3 inséré dans l'arme, la pièce 14
vient se loger partiellement dans l'un des six évidements périphériques du magasin
3 de façon à le bloquer autour de son axe de rotation 6. Cette position du magasin
3 correspond à l'alignement d'une chambre avec le canon d'éjection 1. Une pression
sur la détente 16 va engendrer une triple action : d'abord, la pièce 14 bloquant le
magasin 3 va pivoter pour libérer ledit magasin 3 autour de son axe de rotation 6.
Ensuite le levier de rotation 18 est mis en mouvement et va entraîner une rotation
d'un sixième de tour du magasin 3 autour de son axe 6 de façon à amener la chambre
suivante en face du canon d'éjection 1. Enfin, la masselotte 17 de frappe du percuteur
15 est déplacée jusqu'à provoquer la percussion de la cartouche. Une fois le tir effectué,
l'utilisateur relâche la détente 16 jusqu'à sa position de repos. L'arme est à nouveau
prête pour un nouveau tir. Lorsque les six cartouches ont été utilisées, l'utilisateur
retire le magasin 3 en matière plastique et le jette. Il peut le remplacer par un
autre magasin plein.
[0048] En se référant à la figure 2 relative à un mode préféré de réalisation de la 2ème
variante, l'arme de poing comprend une poignée 20 incluant un chargeur linéaire de
cartouches et les pièces constitutives du mécanisme de déclenchement du tir, une pièce
allongée monobloc 21, un organe 22 pour déclencher le tir et un canon d'éjection 23
des projectiles de neutralisation.
La poignée 20 est constituée par un corps allongé légèrement incurvé pour faciliter
une bonne préhension de l'arme avec la main, et possède une partie supérieure incluant
le poussoir 22 et une partie inférieure comprenant le canon d'éjection 23.
[0049] Ladite partie supérieure est reliée à ladite partie inférieure par l'intermédiaire
d'une pièce allongée monobloc 21 démarrant à l'extrémité de la partie supérieure située
au-delà du poussoir 22 et finissant sur la surface latérale externe 24 du canon 23.
La pièce allongée monobloc 21 présente un segment rectiligne 25 perpendiculaire à
l'axe du canon 23 et situé en avant de la bouche dudit canon 23 par rapport à la poignée
20. La pièce allongée monobloc 21 constitue par ce segment 25 une protubérance évitant
le tir à bout touchant. Le poussoir 22 est une pièce allongée possédant notamment
une face avant 26 légèrement incurvée pour éviter au doigt qui va l'actionner de glisser,
et un évidement arrière arrondi 27. Une pression sur le poussoir 22 entraîne une translation
dudit poussoir 22 selon une direction parallèle à l'axe du canon 23. Les traits fins
mixtes sur la figure 2 matérialisent la position du poussoir 22 au repos.
[0050] L'évidement arrière arrondi 27 du poussoir 22 reçoit la partie arrondie d'une pièce
allongée rotative 29 venant en appui contre une pièce 30 solidaire de la masselotte
de frappe 31. La translation du poussoir 22 va induire un déplacement linéaire de
la partie arrondie de la pièce allongée 29, ladite pièce 29 effectuant en même temps
une rotation autour de son axe. Cette rotation va à son tour induire la rotation de
la masselotte 31 par l'intermédiaire de la pièce 30 qui lui est solidaire. Lorsque
le poussoir 22 continue d'être enfoncé, la pièce allongée rotative 29 finit par perdre
le contact avec la masselotte 31 qui, aussitôt, pivote autour de son axe en sens inverse,
en subissant une accélération brutale due à la poussée d'une pièce 32 mue par un ressort
33 qui se détend. Le percuteur 34 étant solidaire de la masselotte 31 vient percuter
la cartouche se trouvant en face du canon 23. Les traits mixtes fins sur la figure
2 matérialisent ledit percuteur 34 en position de percussion. Le magasin linéaire
en matière plastique comportant les cartouches munies de leur projectile de neutralisation
est introduit dans l'arme par une ouverture 28 située dans la partie inférieure de
la poignée 20. Le magasin vient en butée contre un ressort.
[0051] A chaque tir, par l'intermédiaire d'un levier (non représenté) dont l'extrémité est
logée dans la rainure 35, le magasin est translaté vers l'extérieur de la poignée
20 d'une longueur correspondant à l'espacement entre deux cartouches successives du
magasin.
[0052] Après un certain nombre de tirs, le magasin en matière plastique vidé de ses cartouches
est expulsé de l'arme. Il est alors jeté pour être remplacé par un chargeur plein.
[0053] En se référant aux figures 3 et 4, une munition selon l'invention est constituée
par un magasin rotatif 41 comportant six chambres 36 cylindriques, identiques, parallèles
entre elles, uniformément réparties autour d'un cercle et destinées à loger chacune
une cartouche.
[0054] Une cartouche se compose d'un projectile déformable 38, d'une charge de poudre 39
et d'une amorce 40, ces trois éléments étant dissociables. Plus précisément, chaque
chambre 36 présente un alésage amont élargi 37 dans lequel est encastré le projectile
déformable 38 et un alésage aval dans lequel sont insérées la charge de poudre 39
servant à la propulsion du projectile 38, et l'amorce 40. Les axes des alésages aval
et amont ne sont pas dans le prolongement l'un de l'autre, car l'alésage 37 destiné
à recevoir le projectile déformable 38 a été usiné non seulement pour recevoir ledit
projectile 38 mais également pour ménager une épaisseur e entre chaque alésage 37
et la paroi extérieure 42 du barillet 41 devant résister à la pression d'éjection
d'un projectile déformable 38 et pouvant se rompre si un autre type de projectile
était engagé dans la chambre 36. La poudre propulsive 39 est constituée par 5 centigrammes
d'une poudre fine simple base, à base de nitrocellulose, fabriquée par la SNPE et
l'amorce 40 est standard à percussion centrale.
[0055] En l'absence de toute contrainte le projectile déformable 38 a une forme sensiblement
sphérique, le projectile acquérant une forme sensiblement cylindrique avec deux bouts
arrondis lorsqu'il se trouve logé dans l'alésage 37. Le corps du magasin rotatif 41
est réalisé à partir d'un barillet, constitué par une matière plastique chargée de
particules solides et plus spécifiquement de fibres de verre courtes, ce barillet
étant rigide et indéformable. Le projectile déformable 38 qui est réalisé en polyuréthanne
et qui a un diamètre initial de 13mm lorsqu'il est libre a la capacité de s'écraser
à l'impact sous la forme d'une galette de 35mm de diamètre environ. En effet, le projectile
38 déformé dans le barillet 41 reprend instantanément une forme sphérique dès qu'il
est expulsé du canon de l'arme et se présente sensiblement sous la forme d'une bille
souple à l'impact.
[0056] Pour ce qui concerne le dimensionnement d'un barillet 41 chargé de cartouches, la
première étape consiste à définir les caractéristiques structurelles et dimensionnelles
du barillet 41 vide de façon à l'adapter à l'arme sur laquelle il sera monté.
[0057] Après avoir défini le type de projectile déformable voulu, la deuxième étape consiste
à déterminer aussi finement que possible les caractéristiques du couple amorce 40/charge
de poudre propulsive 39 pour permettre l'expulsion du projectile déformable 38 sans
endommager ni modifier le barillet 41 tout en communiquant au dit projectile une vitesse
d'émission suffisante. La modification de l'une des caractéristiques du barillet 41
chargé de cartouches entraînerait un fonctionnement erratique de l'arme d'autodéfense.
En effet, la substitution par exemple d'un projectile déformable 38 par un projectile
plus lourd pourrait conduire à l'éclatement du barillet 41. Par conséquent, le risque
de transformer une arme d'autodéfense en une arme offensive létale est négligeable.
[0058] Une fois monté sur une arme de poing comportant ou non une protubérance, le magasin
rotatif 41 selon l'invention est utilisé comme un barillet standard de revolver. En
effet, après avoir placé le barillet 41 sur son axe de rotation dans le carcasse de
l'arme, une pression à fond sur la détente provoque d'abord l'armement du chien puis
la percussion de l'amorce suivie de la mise à feu de la poudre propulsive et enfin
l'expulsion du projectile déformable 38. Pour tirer les autres projectiles 38 du barillet
41, il faut renouveler l'opération, ce magasin rotatif non rechargeable étant jeté
après le tir de toutes les cartouches et un nouveau magasin rotatif étant mis en place
dans l'arme.
1. Arme de poing destinée à tirer des projectiles de neutralisation, et comprenant notamment
un canon, caractérisée en ce que la bouche du canon d'éjection (1,23) est située en
retrait d'une protubérance (2,25) solidaire de l'arme.
2. Arme de poing selon la revendication 1 caractérisée en ce que la protubérance (2,25)
ménage une distance d'au moins 30 millimètres entre la bouche du canon (1,23) et une
cible venant en appui contre la protubérance (2,25).
3. Arme de poing selon l'une des revendications 1 à 2 caractérisée en ce que la protubérance
(2) est constituée par un cylindre alésé semblable à un canon de revolver.
4. Arme de poing selon la revendication 1 caractérisée en ce que plusieurs cartouches
contenant chacune un projectile de neutralisation peuvent être chargées dans l'arme.
5. Arme de poing selon la revendication 4 caractérisée en ce que les cartouches sont
logées dans une munition monolithique.
6. Arme de poing selon la revendication 5 caractérisée en ce que la munition monolithique
est un magasin rotatif (3, 41).
7. Arme de poing selon l'une des revendications 5 ou 6 caractérisée en ce que les cartouches
sont encastrées dans la munition monolithique de sorte qu'elles ne peuvent pas être
extraites de ladite munition.
8. Arme de poing selon l'une des revendications 1 ou 5 à 7 caractérisée en ce que les
projectiles ont un diamètre supérieur ou égal à 11,6 mm.
9. Arme de poing selon l'une des revendications 1 ou 4 caractérisée en ce que les projectiles
sont déformables.
10. Arme de poing selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que
ladite arme a la forme d'un revolver, et comprend un canon supérieur apparent (2)
constituant la protubérance, et un canon d'éjection (1) des projectiles de neutralisation,
alésé dans la carcasse (4) de l'arme, et placé sous le canon supérieur (2) parallèlement
à celui-ci et en retrait de celui-ci.
11. Arme de poing selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte
une poignée (20) qui est munie dans sa partie supérieure d'un organe pour déclencher
le tir, et dont la partie inférieure comprend le canon d'éjection (23).
12. Arme de poing selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'organe pour déclencher
le tir est un poussoir (22) qui coulisse en translation et déplace vers l'extérieur
un magasin linéaire engagé dans une ouverture (28) située dans la partie inférieure
de la poignée (20).
13. Munition pour une arme de poing destinée à tirer des projectiles de neutralisation,
caractérisée en ce qu'elle est monolithique et forme un magasin rotatif (3, 41) comportant
plusieurs chambres (5, 36) recevant chacune une cartouche qui ne peut pas être extraite
de ladite munition.
14. Munition selon la revendication 13, caractérisée en ce que la paroi externe de la
cartouche est constituée par au moins un alésage (37) du magasin rotatif (41).
15. Munition selon l'une des revendications 13 ou 14, caractérisée en ce que chaque cartouche
n'est constituée que par un projectile déformable (38), une charge de poudre (39)
et une amorce (40).
16. Munition selon la revendication 15, caractérisée en ce que, en l'absence de toute
contrainte, le projectile se présente sensiblement sous la forme d'une sphère, ce
projectile (38) devenant sensiblement cylindrique à bouts arrondis lorsqu'il est engagé
dans le magasin rotatif (41).
17. Munition selon la revendication 16, caractérisée en ce que le rapport des diamètres
entre le projectile libre sous forme de sphère et l'alésage (37) du magasin rotatif
(41) destiné à le recevoir est compris entre 1,2 et 1,7.
18. Munition selon la revendication 17, caractérisée en ce que les alésages (37) du magasin
rotatif (41) destinés à recevoir les projectiles (38) présentent un diamètre supérieur
à 9,3mm.
19. Munition selon la revendication 13, caractérisée en ce que le corps du magasin rotatif
(41) est un barillet de revolver réalisé en matière plastique chargée de particules
solides.
20. Munition selon l'une des revendications 13 ou 14, caractérisée en ce que la paroi
(e) entre chaque alésage (37) et la surface extérieure (42) du magasin rotatif (41)
résiste à la pression d'éjection du projectile déformable (38) mais peut se rompre
si un autre projectile est engagé dans l'alésage (37).