[0001] La présente invention est relative à un outil abrasif, pour la coupe, le forage,
le meulage ou analogue, notamment d'un matériau de construction, comprenant une structure
à la périphérie d'un support constituée essentiellement de particules formées par
des grains de diamant enrobés par une enveloppe métallique présentant une température
de fusion supérieure à celle du support et se présentant au moins dans sa zone à proximité
de la périphérie susdite du support, sous forme d'un squelette comprenant des pores
ouverts débouchant dans la surface extérieure de ce dernier et occupant de préférence
au moins 30 à 75 % du volume apparant de cette zone. Il s'agit plus particulièrement
d'un outil abrasif du type tel que décrit dans la demande de brevet internationale
PCT/BE95/00101. Un outil selon le préambule de la revendication 1 et un procédé selon
le préambule de la revendication 5 sont connus, par example, du document US-A- 3 779
726.
[0002] La présente invention vise plus particulièrement des formes de réalisation particulièrement
avantageuses d'outils abrasif entrant dans le cadre général de la demande de brevet
internationale précitée.
[0003] A cet effet, suivant l'invention, le diamètre moyen de ces pores se situe entre 100
et 500 microns, avec un maximum de 2 mm, le support étant constitué de zinc, d'étain,
d'aluminium, de magnésiurn de cuivre ou d'un alliage de ces métaux, tel qu'un alliage
d'aluminium - silicium, pénétrant dans au moins 70 % de ces pores et présentant un
point de fusion supérieur à la température d'utilisation de l'outil et inférieur à
950°C, les particules étant assemblées tridimentionnellement par frittage de manière
à former une structure sensiblement rigide.
[0004] L'invention concerne également un procédé particulier pour la fabrication de l'outil
abrasif précité.
[0005] Ce procédé est défini dans la revendication 5.
[0006] D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description
donnée ci-après, à titre d'exemple non limitatif, de quelques formes de réalisation
particulières d'un outil abrasif et d'un procédé de fabrication de ce dernier avec
référence aux dessins annexés.
[0007] La figure 1 est une vue schématique, partielle et en coupe transversale, d'un moule
de frittage dans lequel est formée une structure annulaire positionnant des grains
de diamant.
[0008] La figure 2 est une vue en perspective d'une telle structure annulaire montrant sur
une partie de sa longueur le positionnement des grains de diamant.
[0009] La figure 3 est, à plus grande échelle, une vue en détail de grains de diamant positionnés
dans une structure annulaire suivant une première forme de réalisation de l'invention.
[0010] La figure 4 montre, à plus grande échelle, une deuxième forme de réalisation du positionnement
de grains de diamant dans la structure annulaire suivant la figure 2.
[0011] La figure 5 représente schématiquement une coupe transversale d'une partie d'un moule
de coulée contenant un outil abrasif formé d'une structure positionnant des grains
de diamant et d'un support fixé à cette structure.
[0012] La figure 6 est une vue partielle en coupe d'une pièce démoulée.
[0013] La figure 7 est une vue partielle en coupe de la pièce démoulée après usinage.
[0014] La figure 8 est une vue en coupe de la pièce démoulée après usinage et meulage formant
un outil abrasif fini.
[0015] La figure 9 est également une vue en coupe d'une partie d'un outil abrasif d'une
autre forme de réalisation que celui représenté à la figure 8, avant le meulage.
[0016] La figure 10 est une vue en perspective d'un foret présentant une structure annulaire
positionnant des grains de diamant suivant l'invention.
[0017] La figure 11 est également une vue en perspective d'une meule présentant une structure
positionnant les grains de diamant suivant l'invention.
[0018] Dans les différentes figures les mêmes chiffres de référence concernent des éléments
identiques ou analogues.
[0019] La présente invention concerne, d'une façon générale, un outil abrasif, de coupe,
de forage, de meulage ou analogue comprenant une structure rigide ou rendue rigide
positionnant, d'une manière tridimensionnelle, des grains de diamant à une certaine
distance les uns des autres et qui est fixée sur un support avec lequel elle forme
un lien très intime et rigide.
[0020] Cette structure, qui sera appelée ci-après "structure diamantée", se présente, au
moins dans sa zone à proximité du support, sous forme d'un squelette comprenant des
pores ouvertes débouchant au moins partiellement dans les surfaces extérieures de
ce squelette et occupant de préférence au moins 30 à 70 % du volume apparant de cette
zone. Le diamètre moyen de ces pores se situe généralement entre 100 et 500 microns
avec un maximum de 2 mm. Le support, de son côté, est essentiellement constitué d'un
métal ou d'un alliage pénétrant dans au moins 70 % de ces pores, de manière à permettre
de former ainsi un accrochage très solide entre la structure et le support.
[0021] Par ailleurs, ce support présente un point de fusion suffisamment au dessus de la
température d'utilisation de l'outil abrasif pour éviter toute détérioration de ce
dernier lors de son utilisation. De plus, suivant l'invention, cette température de
fusion doit être inférieure à 950°C pour permettre d'assurer la pénétration de ce
métal ou alliage dans les pores du squelette sans risque de détérioration des grains
de diamant incorpés dans la structure diamantée.
[0022] Ainsi, suivant l'invention, le support est essentiellement à base d'un des éléments
: zinc, étain, aluminium, magnésium ou cuivre ou d'un alliage de ces éléments, tel
qu'un alliage contenant du silicium.
[0023] Des résultats excellents ont été obtenus avec un outil abrasif dont le support est
formé d'un alliage d'aluminium-silicium contenant de 5 à 9 % de silicium, de préférence
de l'ordre de 7 %.
[0024] Suivant une forme de réalisation particulière de l'invention, la structure précitée
est formée par des particules constituées de grains de diamant enrobés par une enveloppe
métallique et assemblées les unes aux autres d'une manière tridimensionnelle par frittage.
[0025] De telles particules peuvent être obtenues par l'application de techniques connues
en soi, comme par exemple décrites dans le brevet aux Etats-Unis d'Amérique n° 3,316,073,
plus particulièrement à la colonne 2, lignes 29 à 49 et dans l'exemple 1 de ce brevet.
[0026] Il y a toutefois lieu de noter que l'invention n'est pas limitée à l'utilisation
de particules obtenues suivant un tel procédé spécifique.
[0027] Avantageusement, la structure diamantée précitée comprend de 1 à 15 % en volume de
grains de diamant, de préférence de l'ordre de 3 %, maintenus dans un squelette essentiellement
à base de cobalt, de fer, de bronze ou de nickel.
[0028] Cette structure diamantée peut, dans certains cas, être dopée par des grains d'une
autre matière abrasive, telles que des grains de carbure de silicium, d'oxyde d'aluminium
ou de silicium, par exemple, à raison de tout au plus dix fois le volume de la quantité
des grains de diamant.
[0029] Pour la fabrication d'un outil abrasif tel que décrit ci-dessus, l'on s'arrange d'abord
pour obtenir des grains de diamant positionnés tridimensionnellement à une certaine
distance les uns des autres suivant une structure annulaire dans un moule, dans lequel
est formé ensuite un support pour cette structure annulaire, d'une manière telle à
obtenir, au moins dans la zone de cette dernière à proximité du support, des pores
réparties entre ces grains de diamant, formant de préférence de 30 à 75 % en volume
du volume apparant de cette zone. Dans une étape subséquente, l'on coule, à l'état
liquide, le métal ou l'alliage destiné à former le support dans ce moule pour que
ce métal ou alliage puisse pénétrer dans au moins 70 % de ces pores. Enfin, l'on solidifie
ce métal ou alliage en formant ainsi un lien intime entre la structure annulaire et
le support s'accrochant dans ces pores et enveloppant éventuellement au moins partiellement
cette dernière.
[0030] La coulée du métal ou de l'alliage peut avantageusement être réalisé en moule permanent,
c'est-à-dire en acier réfractaire, au sens décrit dans "Métals Handbook, Vol. 5, Forging
and Casting p. 265 et suivants (by the ASM Committee on production of Permanent Mold
Casting), publié par l'American Society for Metals".
[0031] L'invention sera illustrée davantage, ci-après, par un exemple relatif à la fabrication
d'un disque de tronçonnage pour matériaux de maçonnerie.
[0032] Comme montré à la figure 1, on forme d'abord, dans un premier moule 1, une structure
annulaire 2 positionnant des grains de diamant 3.
[0033] Ensuite, l'on pose cette structure diamantée 2 dans un deuxième moule 4, comme montré
à la figure 5, dans lequel on introduit, à l'état liquide, la matière 5 destinée à
former le support 6.
[0034] Plus particulièrement, pour la formation de la structure annulaire 2, on introduit
dans une cavité annulaire 9 d'un premier moule 1 des particules 7, comme montré par
exemple en détail à la figure 4, qui sont formées de grains de diamant 3 enrobés par
une enveloppe métallique 8. Cette cavité annulaire 9 dans laquelle sont ainsi empilées
ces particules est délimitée extérieurement et latéralement par un cerceau 10 et au-dessus
par une pièce d'appui annulaire 11 exerçant, par son poids, une certaine pression
sur ces particules 7. Ces dernières sont chauffées, sous atmosphère contrôlée, dans
un four à la température de frittage du métal ou de l'alliage dont est constituée
l'enveloppe 8, de manière à obtenir une fusion superficielle de cette enveloppe 8
et ainsi, lors du refroidissement subséquent du moule 1, la formation d'un squelette
rigide poreux, comme montré schématiquement à la figure 2.
[0035] Au lieu de faire usage de grains de diamant 3 pré-enrobés par une enveloppe métallique
8, comme montré à la figure 4, l'on peut avantageusement partir d'un mélange de grains
de diamant avec une poudre métallique de cobalt, de fer, de bronze et/ou de nickel,
à raison d'une proportion de 1 à 15 % en volume de grains de diamant et de préférence
de l'ordre de 3 % en volume, par rapport au volume de la poudre métallique. Ce mélange
est alors versé dans la cavité annulaire 9 du moule 1 qui est chauffé jusqu'à obtenir
une fusion partielle ou superficielle de cette poudre. Cette dernière, sous le poids
de la pièce d'appui 11, s'aggloméra pour former une masse cohérente poreuse.
[0036] La figure 3 montre, à une échélle relativement grande, cette poudre agglomérée 8
qui emprisonne les grains de diamant 3 répartis préalablement d'une manière sensiblement
homogène dans cette poudre.
[0037] Aussi bien dans le cas d'une structure de particles 7 assemblées par frittage, comme
montrée à la figure 4, que dans le cas d'une poudre prémélangée aux grains de diamant
et agglomérée par frittage, comme montré à la figure 3, on peut donc obtenir une structure
positionnant les grains de diamant d'une manière tridimensionnelle entre lesquels
sont ménagés des pores 12 répartis d'une manière sensiblement homogène.
Exemple
[0038] Cet exemple concerne la fabrication d'un disque de tronçonnage pour matériaux de
maçonnerie d'un diamètre de 200 mm et d'une épaisseur de 3,5 mm pouvant être utilisé
sur une machine portative de sciage ("angle grinder") à sec, c'est-à-dire sans refroidissement
à l'eau.
[0039] Des grains de diamant d'une granulométrie comprise entre 20 et 80 Mesh (ANSI B74-16)
ont été préalablement mélangés à une poudre de cobalt d'une granulométrie de 1 à 5
microns à raison d'une proportion de 3 % en volume de diamant. Le mélange ainsi obtenu
a été versé dans la cavité annulaire 9 d'un premier moule 1 en acier réfractaire (figure
1) d'une profondeur de 3,5 mm et d'une largeur de 1,25 cm, de manière à obtenir un
bandeau circulaire continu d'épaisseur constante de ce mélange. Ce bandeau a ensuite
été soumis à une certaine pression par la pièce d'appui 11 d'un poids de 4 kg.
[0040] Dans une étape suivante, ce moule a été porté à une température de 800°C dans un
four à atmosphère d'azote pendant 30 minutes de manière à permettre, par frittage,
d'obtenir l'agglomération de la poudre sous forme d'une structure poreuse.
[0041] Après démoulage, la structure annulaire ainsi obtenue présentait une porosité résiduelle
régulièrement répartie de l'ordre de 60 %, avec des pores d'un diamètre moyen de 300
microns et un maximum de 1 mm.
[0042] Cette structure diamantée 2 ainsi obtenue a ensuite été placée dans un deuxième moule
4, comme représenté à la .figure 5. Il s'agissait d'un moule permanent en acier réfractaire
prévu pour la coulée d'un métal ou d'un alliage liquide sous gravité. Ce métal était
formé d'un alliage aluminium-silicium avec une teneur en silicium de 7 % et une adjonction
de 3 % de cuivre, qui présentait un point de fusion de l'ordre de 600°C. Une quantité
de 25 kg de cet alliage a été fondue dans un four électrique maintenu à une température
de l'ordre de 670°C. L'alliage fondu a été désoxydé et raffiné de façon à réduire
sa teneur en oxydes et de l'hydrogène gazeux dans le but d'obtenir un grain cristallin
le plus fin possible lors de la solidification dans le moule 4. Cet alliage a été
coulé au centre du moule 4, au moyen d'un creuset, non représenté, d'une capacité
de 1 kg à travers d'une buse 13 d'un diamètre de 50 mm fixée au centre du moule, à
sa partie supérieure, de façon à assurer un remplissage parfait du moule et une infiltration
dans sensiblement toutes les pores de la structure diamantée 2.
[0043] Ce moule 4 a été maintenu à une température de 250 à 300°C et a été lubrifié, préalablement
à la coulée, au moyen d'un agent démoulant connu en soi à base de silicone.
[0044] L'alliage remplissait le moule 4 à raison de 300 gr., le restant, c'est-à-dire 700
gr., a été maintenu dans la buse 13 et exerçait une pression sur la quantité de l'alliage
introduite dans le moule. La buse 13 contenant le restant de l'alliage, qui, après
solidification, est appelée "masselotte, a été déconnectée, par tronçonnage, lors
du démoulage, du disque abrasif obtenu. Ce démoulage a été effectué au moment où la
température de cette pièce était descendue jusqu'à environ 150°C. La figure 6 montre
la pièce ainsi démoulée. Ensuite, lorsque cette pièce avait atteint la température
ambiante, celle-ci a été terminée par usinage, notamment tournage et fraisage, et
un alésage 14 de 30 mm a été forée suivant son axe, comme montré à la figure 7.
[0045] Enfin, la structure annulaire diamantée du disque abrasif ainsi usiné, muni de cet
alésage, a été traitée en surface par meulage pour mettre les grains de diamant partiellement
à nu, comme montré à la figure 8.
[0046] Suivant une forme de réalisation particulière de l'invention, on fait usage d'un
seul moule 4, tel que montré à la figure 5, pouvant subir une rotation autour de son
axe.
[0047] Des particules de grains de diamant enrobés, préalablement agglomérées ou non, sont
introduites dans ce moule 4 par son centre ou son axe, plus particulièrement par la
buse 13, pendant que ce dernier tourne autour de son axe à une vitesse suffisante
pour provoquer le déplacement de ces particules par centrifugation vers la périphérie
du moule, dans la cavité annulaire 9.
[0048] Ensuite, dans l'étappe subséquente, dont déjà mention a été faite ci-dessus, on introduit,
à l'état liquide, la matière 5 destinée à former le support 6, dans le moule 4, également
par le centre ou l'axe de ce dernier et ceci pendant qu'il tourne à une vitesse suffisante
pour que, également par centrifugation, cette matière liquide 5 se propage vers sa
périphérie et pénètre dans les pores 12 subsistant entre les particules ou aux agglomérats
de particules.
[0049] Cette opération est alors suivie d'un refroidissement du moule, de sorte que la matière
5 se solidifie en formant un support rigide qui est intimement lié avec les particules
enveloppant les grains de diamant s'étendant à la périphérie de ce support et constituant
donc la structure diamantée précitée 2.
[0050] Enfin, le disque diamanté ainsi obtenu est enlevé du moule.
[0051] Il y a lieu de noter que les dimensions de la structure diamantée 2 peuvent varier
entre des limites relativement larges.
[0052] Toutefois, pour ce qui concerne un disque de tronçonnage de matériau de maçonnerie,
une préférence est donnée pour une épaisseur de 2,5 à 3,7 mm (0,1 à 0,15 pouce) et
une largeur comprise entre 2,5 mm et 1,75 cm, en fonction de la durée de vie souhaitée
de l'outil.
[0053] Le procédé suivant l'invention a entre autre l'avantage de ne pas devoir imprimer
une quelconque pression sur la structure diamantée lors de son assemblage avec le
support, contrairement à ce qui est le cas dans les procédés conventionnels de réalisation
d'outils diamantés. Cet avantage permet de diminuer considérablement les coûts de
fabrication d'outils diamantés.
[0054] De plus, la substance métallique, notamment l'alliage, utilisée pour la fixation
de la structure diamantée sur le support est identique à celle qui constitue le support
même, ce qui évite toute tension entre cette structure et le support.
[0055] Dans certains cas, il peut être utile de renforcer le support 6 de l'outil abrasif
par l'incorporation dans ce dernier d'un réseau métallique 15, comme montré à la figure
9.
[0056] L'outil abrasif peut également être constitué d'un foret, comme montré à la figure
10, d'une meule, comme montré à la figure 11 ou d'un câble présentant à des distances
régulières, des blochets abrasifs formés autour de ce dernier. Ces blochets constituent
en fait des petits meules cylindriques qui présentent à leur paroi cylindrique une
structure diamantée du même type que celle d'un disque diamanté par exemple. La technique
appliquée pour la fabrication de ces trois types d'outils abrasifs est identique à
celle pour la fabrication d'un disque, comme illustré à la figure 5 ou décrit ci-dessus.
[0057] Il suffit en fait simplement d'adapter la forme et les dimensions du ou des moules
utilisés.
[0058] Par ailleurs, dans certains cas, la porosité de la structure diamantée 2 peut ne
pas être homogène mais par exemple varier d'une porosité nulle, dans la zone d'extrémité
opposée à celle orientée vers le support, à une porosité moyenne dans la zone intermédiaire
entre cette zone d'extrémité à porosité nulle et celle à proximité du support, à une
porosité maximum dans cette dernière zone.
[0059] La porosité de la zone intermédiaire peut par exemple varier de 10 à 30 %, alors
que la porosité de la zone de la structure diamantée à proximité du support est de
préférence de 30 à 75 % afin de permettre de réaliser un accrochage efficace entre
cette structure et le support.
[0060] La zone à proximité du support peut par exemple former un quart ou la moitié du volume
total de la structure diamantée, tandis que les zones d'extrémité et intermédiaires
peuvent par exemple présenter un volume identique.
[0061] Il y a toutefois lieu de noter que ces zones ne sont généralement pas bien délimitées
étant donné que la variation de la porosité d'une zone à la zone voisine a de préférence
lieu d'une manière sensiblement continue. Ainsi, un gradient de porosité peut se présenter
dans chacune de ces zones. Par exemple, dans la zone intermédiaire, cette porosité
peut être minimale du côté de la zone d'extrémité et maximale du côté de la zone se
situant à proximité du support.
[0062] Dans encore une autre forme de réalisation de la structure diamantée suivant l'invention,
le positionnement des grains de diamant peut être réalisé sur une trame ou un treillis
à mailles régulières, par exemple d'un diamètre de 1 à 5 mm, en acier, en bronze ou
en fibres synthétiques.
[0063] Enfin, la structure annulaire diamantée peut présenter une géométrie à profil rainuré
ou cannelé permettant ainsi d'augmenter la rigidité de la fixation de cette structure
au support par un remplissage au moins partiel des creux superficiels que présente
ainsi une telle structure.
[0064] La proportion abrasif contenue dans la structure annulaire diamantée peut être très
variable en fonction de l'utilisation envisagée de l'outil abrasif. Cette proportion
se situe toutefois de préférence entre 1 à 15 % en volume apparent de cette structure,
comme déjà mentionné ci-dessus.
[0065] Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites
ci-dessus mais que bien des variantes peuvent être envisagées sans sortir du cadre
de l'invention.
1. Outil abrasif, de coupe, de forage, de meulage ou analogue, comprenant une structure
(2) à la périphérie d'un support (6) constituée essentiellement de particules (7)
formées par des grains de diamant (3) enrobés par une enveloppe métallique (8) présentant
une température de fusion supérieure à celle du support (6) et se présentant au moins
dans sa zone à proximité de la périphérie susdite du support (6), sous forme d'un
squelette comprenant des pores ouverts (12) débouchant dans la surface extérieure
de ce demier et occupant de préférence au moins 30 à 75 % du volume apparant de cette
zone, caractérisé en ce que le diamètre moyen de ces pores (12) se situe entre 100 et 500 microns, avec un maximum
de 2 mm, le support (6) étant constitué de zinc, d'étain, d'aluminium, de magnésium
de cuivre ou d'un alliage de ces métaux, tel qu'un alliage d'aluminium - silicium,
pénétrant dans au moins 70 % de ces pores (12) et présentant un point de fusion supérieur
à la température d'utilisation de l'outil et inférieur à 950°C, les particules (7)
étant assemblées tridimentionnellement par frittage de manière à former une structure
sensiblement rigide.
2. Outil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le support (6) est formé d'un alliage d'aluminium-silicium contenant de 5 à 9 % de
silicium, de préférence de l'ordre de 7 %.
3. Outil suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la structure précitée (2) comprend de 1 à 15 % en volume de grains de diamant (3),
de préférence de l'ordre de 3 %, maintenus dans un squelette essentiellement à base
de cobalt, de fer, de bronze ou de nickel.
4. Outil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le squelette (2) incorporant les grains de diamant (3) est dopé par des grains d'une
autre matière abrasive à raison de tout au plus dix fois le volume de la quantité
des grains de diamant (3).
5. Procédé pour la fabrication d'un outil abrasif suivant l'une quelconque des revendications
1 à 4, comprenant une structure annulaire (2) positionnant des grains de diamant et
fixée à la périphérie d'un support (6), dans lequel on positionne les grains de diamant
(3) tridimensionnellement à une certaine distance les uns des autres suivant une structure
annulaire (2) dans un moule (4) dans lequel est formé le support pour cette structure
annulaire (2), d'une manière telle à obtenir, au moins dans la zone de cette dernière
à proximité du support (6), des pores (12) réparties sensiblement uniformément entre
ces grains de diamant (3), caractérisé en ce que les pores forment de 30 à 75 % en volume du volume apparant de cette zone et ont
un diamètre moyen entre 100 et 500 microns, avec un maximum of 2mm, en ce que l'on coule du zinc, de l'étain, de l'aluminium, du magnésium, du cuivre ou un alliage
de ces métaux, tel qu'un alliage d'aluminium-silicium, dont est constitué le support
(6) et présentant un point de fusion supérieur à la température d'utilisation de l'outil
et inférieure à 950°C, à l'état liquide, dans ce moule (4), de manière à ce que ce
métal ou alliage (5) pénètre dans au moins 70 % de ces pores (12) et en ce que l'on solidifie ensuite ce métal ou alliage (5) en formant ainsi un lien intime et
sensiblement homogène entre la structure annulaire (2) positionnant les grains de
diamant (3) et le support (6).
6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'on forme d'abord, dans un premier moule (1), la structure annulaire précitée (2)
positionant les grains de diamant (3) et, en ce que l'on pose ensuite cette structure (2) dans un deuxième moule (4) dans lequel on introduit,
à l'état liquide, le métal ou l'alliage (5) destiné à former le support (6) et à pénétrer
dans les pores (12) de cette structure (2).
7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que, pour la formation de la structure annulaire précitée (2), on introduit dans le premier
moule (1) des particules (7) formées de grains de diamant (3) enrobés par une enveloppe
métallique (8), et en ce que l'on soumet ces particules (7) à un frittage de manière à former ainsi un squelette
(2) présentant de 30 à 75 % de pores ouvertes (12), ce squelette (2) étant ensuite
posé dans le deuxième moule (4) dans lequel est coulé le métal ou l'alliage (5) destiné
à former le support (6) et à pénétrer dans les pores (12) de ce squelette (2).
8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que, pour la formation de la structure annulaire précitée (2), on mélange préalablement
des grains de diamant (3), d'une manière sensiblement homogène, à une poudre métallique
(8), de préférence poudre de cobalt, à raison de 1 à 15 % en volume de grains de diamant,
ce mélange étant ensuite introduit dans un moule (1) et soumis à un frittage de manière
à agglomérer cette poudre (8) en emprisonant les grains de diamant (3), la granulométrie
de cette poudre (8) étant choisie de manière à obtenir, après frittage, une structure
(2) comprenant de 30 à 75 % en volume de pores (12).
1. Abrasive tool, for cutting, boring, grinding or similar, comprising a structure (2)
at the periphery of a support (6) consisting essentially of particles (7) formed from
grains of diamond (3) clad by a metal envelope (8) exhibiting a melting point above
this of the support (6) and being presented at least in its area near the aforesaid
periphery of the support (6), in the form of a skeleton comprising open pores (12)
opening into the outer surface of the latter and taking up preferably at least 30
- 75% of the bulk volume of this area, characterised in that the average diameter of these pores (12) is between 100 and 500 microns, with a maximum
of 2 mm, the support (6) being constituted of zinc, tin, aluminium, magnesium, copper
or an alloy of these metals, such as an aluminium-silicon alloy, penetrating into
at least 70% of these pores (12) and exhibiting a melting point above the service
temperature of the tool and below 950°C, the particles (7) being assembled three-dimensionally
by sintering in such a way as to form a substantially rigid structure.
2. Tool according to claim 1, characterised in that the support (6) is formed from an aluminium-silicon alloy containing 5 - 9% silicon,
preferably of the order of 7%.
3. Tool according to any one of claims 1 or 2, characterised in that the said structure (2) comprises 1 - 15% by volume of grains of diamond (3), preferably
of the order of 3%, which are kept in a skeleton essentially based on cobalt, iron,
bronze or nickel.
4. Tool according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the skeleton (2) incorporating the grains of diamond (3) is doped with grains of
another abrasive material at the rate of no more than ten times the volume of the
quantity of the grains of diamond (3).
5. Process for making an abrasive tool according to any one of claims 1 to 4, comprising
an annular structure (2) positioning grains of diamond and fixed at the periphery
of a support (6), in which the grains of diamond (3) are positioned three-dimensionally
at a certain distance from each other in accordance with an annular structure (2)
in a mould (4) in which the support is formed for this annular structure (2), in such
a way as to obtain, at least in the area of the latter near the support (6), pores
(12) distributed substantially uniformly between these grains of diamond (3), characterised in that the pores form 30 - 75% by volume of the bulk volume of this area and have an average
diameter of between 100 and 500 micron, with a maximum of 2 mm, in that zinc, tin, aluminium, magnesium or copper or an alloy of these metals, such as an
aluminium-silicon alloy, forming the support (6) and exhibiting a melting point above
the service temperature of the tool and below 950°C, is cast, in the liquid state,
in this mould (4) so that this metal or alloy (5) penetrates into at least 70% of
these pores (12) and in that this metal or alloy (5) is then solidified, thus forming an intimate and substantially
homogeneous link between the annular structure (2) positioning the grains of diamond
(3) and the support (6).
6. Process according to claim 5, characterised in that the aforementioned annular structure (2) positioning the grains of diamond (3) is
first of all formed in a first mould (1) and in that this structure (2) is then placed in a second mould (4) into which the metal or alloy
(5) intended to form the support (6) and to penetrate into the pores (12) of this
structure (2) is introduced in the liquid state.
7. Process according to claim 6, characterised in that, in order to form the aforementioned annular structure (2), particles (7) consisting
of grains of diamond (3) clad by a metal envelope (8) are introduced into the first
mould (1), and in that these particles (7) are subjected to sintering in such a way as to thus form a skeleton
(2) exhibiting 30 - 75% of open pores (12), with this skeleton (2) then being placed
in the second mould (4) in which the metal or alloy (5) intended to form the support
(6) and to penetrate into the pores (12) of this skeleton (2) is cast.
8. Process according to claim 6, characterised in that, in order to form the aforementioned annular structure (2), grains of diamond (3)
are mixed beforehand, in a more or less homogeneous manner, with a metal powder (8),
preferably cobalt powder, at the rate of 1 - 15% by volume of grains of diamond, with
this mixture then being introduced into a mould (1) and subjected to sintering in
such a way as to agglomerate this powder (8) by enclosing the grains of diamond (3),
with the grain size of this powder (8) being chosen in such a way as to obtain, after
sintering, a structure (2) comprising 30 - 75% by volume of pores (12).
1. Schleifwerkzeug zum Schneiden, Bohren, Schleifen oder Analogem, umfassend eine Struktur
(2) an der Peripherie eines Trägers (6), die im Wesentlichen aus Partikeln (7) besteht,
die durch Diamantkörner (3) gebildet werden, die mit einer metallischen Hülle (8)
überzogen sind, die eine höhere Schmelztemperatur aufweist als der Träger (6) und
die zumindest in dem Bereich in der Nähe des Trägers (6) in Form eines Skeletts mit
offenen Poren (12) vorliegt, die in die äußere Oberfläche des letztgenannten münden
und vorzugsweise mindestens 30 bis 75% des Schüttvolumens dieses Bereichs einnehmen,
dadurch gekennzeichnet, dass der mittlere Durchmesser dieser Poren (12) zwischen 100 und 500 Mikron mit einem
Maximum von 2 mm liegt, wobei der Träger (6) aus Zink, Zinn, Aluminium, Magnesium,
Kupfer oder einer Legierung dieser Metalle, wie z.B. einer Aluminium-Silizium-Legierung,
gebildet ist, das bzw. die in mindestens 70% dieser Poren (12) eindringt und einen
Schmelzpunkt über der Verwendungstemperatur des Werkzeugs und unter 950°C aufweist,
wobei die Partikel (7) dreidimensional durch Sintern derart verbunden werden, dass
sie eine annähernd starre Struktur bilden.
2. Werkzeug nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Träger (6) aus einer Aluminium-Silizium-Legierung gebildet ist, die 5 bis 9%,
vorzugsweise in der Größenordnung von 7%, Silizium enthält.
3. Werkzeug nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, dass die obengenannte Struktur (2) 1 bis 15 Vol.%, vorzugsweise in der Größenordnung von
3%, Diamantkörner (3) enthält, die in einem Skelett gehalten werden, dessen Basis
im Wesentlichen Kobalt, Eisen, Bronze oder Nickel ist.
4. Werkzeug nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Skelett (2), das die Diamantkörner (3) enthält, im Verhältnis von höchstens dem
Zehnfachen des Volumens der Menge der Diamantkörner (3) durch Körner aus einem anderen
Schleifmaterial gedopt ist.
5. Verfahren zur Herstellung eines Schleifwerkzeugs nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
umfassend eine ringförmig4e Struktur (2), die die Diamantkörner positioniert und an
der Peripherie eines Trägers (6) befestigt ist, bei dem man die Diamantkörner (3)
dreidimensional in einer bestimmten Entfernung voneinander entsprechend einer ringförmigen
Struktur (2) in einer Form (4) positioniert, in der der Träger für diese ringförmige
Struktur (2) derart geformt wird, dass man mindestens im Bereich der letztgenannten,
der sich in der Nähe des Trägers (6) befindet, Poren (12) erhält, die annähernd gleichmäßig
zwischen diesen Diamantkörnern (3) verteilt sind, dadurch gekennzeichnet, dass die Poren 30 bis 75% des Schüttvolumens dieses Bereichs bilden und einen mittleren
Durchmesser zwischen 100 und 500 Mikron mit einem Maximum von 2 mm aufweisen, dass
Zink, Zinn, Aluminium, Magnesium, Kupfer oder eine Legierung dieser Metalle, wie z.B.
eine Aluminium-Silizium-Legierung, aus dem bzw. der der Träger (6) besteht und das
bzw. die einen Schmelzpunkt über der Verwendungstemperatur des Werkzeugs und unter
950°C aufweist, in flüssigem Zustand derart in diese Form (4) gegossen wird, dass
dieses Metall oder diese Legierung (5) in mindestens 70% dieser Poren (12) eindringt
und dass dieses Metall oder diese Legierung (5) anschließend verfestigt wird, wobei
so eine enge und annähernd homogene Verbindung zwischen der ringförmigen Struktur
(2), die die Diamantkörner (3) positioniert, und dem Träger (6) hergestellt wird.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass zuerst in einer ersten Form (1) die obengenannte ringförmige Struktur (2), die die
Diamantkörner (3) positioniert, geformt wird und dass anschließend diese Struktur
(2) in eine zweite Form (4) gegeben wird, in die in flüssigem Zustand das Metall oder
die Legierung (5) eingeführt wird, das bzw. die dazu bestimmt ist, den Träger (6)
zu bilden und in die Poren (12) dieser Struktur (2) einzudringen.
7. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass zur Formung der obengenannten ringförmigen Struktur (2) in die erste Form (1) Partikel
(7) eingeführt werden, die aus Diamantkörnern (3) gebildet sind, die mit einer metallischen
Hülle (8) überzogen sind, und dass diese Partikel (7) derart gesintert werden, dass
ein Skelett (2) gebildet wird, das 30 bis 75% offene Poren (12) aufweist, wobei dieses
Skelett (2) anschließend in die zweite Form (4) gegeben wird, in die das Metall oder
die Legierung (5) gegossen wird, das bzw. die dazu bestimmt ist, den Träger (6) zu
bilden und in die Poren (12) dieses Skeletts (2) einzudringen.
8. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass zur Bildung der obengenannten ringförmigen Struktur (2) Diamantkörner (3) im Vorhinein
auf annähernd homogene Weise einem Metallpulver (8), vorzugsweise einem Kobaltpulver,
beigemischt werden, und zwar in einem Verhältnis von 1 bis 15 Vol.% Diamantkörner,
wobei dieses Gemisch anschließend in eine Form (1) eingeführt und so gesintert wird,
dass dieses Pulver (8) stückig gemacht wird und dabei die Diamantkörner (3) umhüllt,
wobei die Korngröße dieses Pulvers (8) derart gewählt wird, dass nach dem Sintern
eine Struktur (2) erzielt wird, die 30 bis 75 Vol.% Poren (12) enthält.