[0001] La présente invention se propose de répondre à un besoin qui est né et se développe
en parallèle avec l'intensification des communications sur toute la surface du globe
terrestre. La réception à domicile, que ce soit par des moyens privés, tels que le
téléfax ou le téléphone, ou par des moyens publics, tels que la télévision, d'informations
venant de tous les points du globe est de plus en plus rapide et intense. D'autre
part la facilité des déplacements à des distances couvrant une proportion importante
du tour de la terre augmente continuellement. Ces réalités exigent aujourd'hui, de
la part d'un nombre toujours plus grand de personnes, la connaissance rapide des conditions
(heures du jour ou de la nuit, dates, saisons, distances) qui caractérisent un lieu
déterminé situé à grande distance par rapport au lieu où la personne se trouve.
[0002] L'invention vise à répondre à ce besoin en créant un instrument de mesure de temps
qui donne instantanément, grâce à un affichage synoptique et sous une forme pratique
et maniable, les informations requises. Ce dispositif horométrique peut être réalisé
sous de multiples formes différentes, par exemple comme horloge, pendule ou pendulette,
appareil de visualisation à écran, etc. Pour simplifier on utilisera, dans la suite
de cet exposé, le terme général "horloge".
[0003] On connaît déjà plusieurs réalisations de dispositifs horométriques comportant un
substrat avec une représentation géographique de la surface du globe, un repère horaire
et un moyen de visualisation d'un tracé représentant la ligne mouvante du crépuscule,
ces composants étant animés, à partir d'un ensemble moteur, de mouvements relatifs
simulant les mouvements de la terre par rapport au soleil.
[0004] Ainsi, la demande de brevet allemand DOS 2 018 727, publiée en 1971, suggère d'utiliser
comme substrat une coquille sphérique supportée par un arbre coaxial à la ligne des
pôles et comme moyen de visualisation du tracé crépusculaire une seconde coquille,
hémisphérique, transparente ou teintée, entourant partiellement le substrat, pivotant
autour d'un axe qui est perpendiculaire à la ligne des pôles et passe par le centre
du globe. Le repère horaire est un anneau fixe ou capable d'un léger mouvement d'oscillation,
qui entoure le substrat au niveau de l'équateur ou au voisinage du pôle sud.
[0005] Toutefois, les enseignements de cette publication ne répondent que partiellement
aux besoins évoqués plus haut : d'une part l'horloge est conçue principalement comme
un instrument horaire mesurant le temps sidéral, et non le temps solaire moyen, d'autre
part la conception du repère horaire et sa coopération avec la représentation géographique
portée par le substrat ne permettent pas une lecture facile de l'heure locale à n'importe
quel moment dans tous les fuseaux horaires. Enfin, les mécanismes d'entraînement prévus
sont relativement complexes.
[0006] Un autre document antérieur, le brevet français FR 1.411.022 proposait, en 1965,
une réalisation similaire dans laquelle le substrat avait la forme d'un corps cylindrique
portant une représentation géographique du globe terrestre du type Mercator. Le moyen
de visualisation du tracé crépusculaire est un écran muni d'une lampe, monté pivotant
à l'intérieur du substrat.
[0007] Dans ce cas également le repère horaire est un simple anneau situé à la base du substrat,
ce qui entrave une lecture aisée de l'heure locale en n'importe quel point de la représentation
géographique et les moyens moteurs nécessaires dans le cas où un entraînement entièrement
automatique et réglé doit être prévu, paraissent compliqués.
[0008] La demande de brevet EP 0441 678 publiée en 1991 concerne aussi un globe terrestre
monté de manière à simuler les mouvements de la terre par rapport au soleil. Cependant,
cette réalisation, qui comporte des mécanismes relativement compliqués, est principalement
conçue de manière à indiquer l'heure sidérale, et son repère horaire ne permet pas
une lecture aisée de l'heure locale.
[0009] Le document US-A-5,379,271 décrit un dispositif horométrique comportant pour l'essentiel
les éléments du préambule de la revendication 1. Le dispositif ne permet toutefois
pas une lecture aisée de l'heure locale en chaque point.
[0010] Il résulte de cette analyse que pour répondre aux besoins actuels définis au début,
il est nécessaire de réaliser un dispositif horométrique qui présente un maximum de
qualité aux trois points de vue suivants :
- facilité de lecture de l'heure locale
- simulation claire des mouvements réels dans le système horaire
- simplicité constructive.
[0011] La présente invention vise à atteindre ce but. Son objet est défini de manière générale
par la revendication 1.
[0012] L'idée de l'invention consiste à produire les mouvements du globe terrestre par rapport
à l'embase du dispositif, de manière telle que vus depuis un côté privilégié de l'horloge,
ils se présentent tels qu'ils apparaîtraient à un observateur fictif regardant la
terre depuis un point situé sur la ligne droite qui joint le centre de la terre au
centre du soleil, ou à un observateur fictif qui se déplacerait dans le plan perpendiculaire
à l'écliptique et contenant cette ligne.
[0013] Il en résulte que la définition de l'invention couvre quatre types de réalisations
qui représentent de façon exhaustive les possibilités de simulation définies ci-dessus.
[0014] Toutefois, avant de les énumérer, il importe de préciser que la conception des moyens
prévus sur la représentation géographique du globe et sur le repère horaire pour permettre
la lecture immédiate de l'heure, constitue aussi un élément important de l'invention.
[0015] La représentation géographique portera les limites des zones horaires. Celles-ci
sont souvent, au moins sur les continents, différentes des tracés des méridiens délimitant
les fuseaux horaires. De plus, le méridien qui, dans chaque zone horaire détermine
l'heure locale, et dont la distance au méridien de Greenwich est un multiple entier
de 15 degrés, portera un ou plusieurs signes indicateurs, spécialement marqués. Par
exemple, ces signes pourront être tracés avec un enduit coloré ou luminescent ou laisser
apparaître le substrat dans le cas où celui-ci est transparent ou translucide afin
qu'un moyen d'éclairage intérieur les rende visibles.
[0016] En ce qui concerne le repère horaire et ses éléments de repérage coopérant avec les
signes indicateurs, on verra plus loin différentes formes d'exécution possibles pour
cet organe rigide. Etant destiné à recouvrir, au moins partiellement la représentation
géographique, ses parties recouvrantes seront de préférence transparentes, seuls les
éléments horaires proprement dit étant visibles. A sa base, de préférence sur une
collerette entourant l'arbre, dans les cas où le substrat est un corps à trois dimensions,
ou sur une bande longitudinale du repère dans le cas d'une exécution plane ou incurvée,
on prévoira une graduation de 0 à 24 heures, avec, le cas échéant, des subdivisions
si les dimensions le permettent. Lorsque leur nombre est un sous-multiple de 24, les
éléments horaires comportent au moins l'élément de 12 heures qui détermine avec le
point central du globe, le plan que l'on a appelé plan solaire.
[0017] L'agencement de l'ensemble moteur tel qu'il est défini dans la revendication 1 englobe
les quatre types de réalisations qui paraissent assurer la combinaison d'avantages
recherchée : lisibilité de l'affichage synoptique, clarté de la simulation des mouvements
réels, simplicité constructive.
[0018] Deux de ces formes d'exécution sont représentées aux figures 1 et 2. Dans l'exécution
selon la fig. 1, comme le repère horaire et l'axe du substrat sont fixes et le plan
crépusculaire oscille autour d'une ligne passant par le centre du globe et perpendiculaire
au rayon terre-soleil, l'observateur fictif qui "voit" l'axe de rotation fixe et le
plan crépusculaire oscillant est censé se déplacer dans le plan solaire en s'écartant
ou se rapprochant du plan de l'écliptique, tout en s'inclinant plus ou moins, alternativement
dans les deux sens.
[0019] Une variante de cette exécution de principe consiste à prévoir que le plan crépusculaire
est fixe mais que l'ensemble du socle, du repère horaire et du globe avec son arbre
exécute un mouvement oscillant autour d'un axe parallèle mais pouvant être décalé
par rapport à l'axe d'oscillation du plan crépusculaire dans l'exécution précédente.
L'observateur fictif reste alors placé sur la ligne terre-soleil, mais s'incline plus
ou moins de manière à voir l'axe constamment droit alors qu'en réalité il décrit un
mouvement de translation circulaire dans une position oblique, inclinée de 23.5 degrés
par rapport à la perpendiculaire au plan de l'écliptique.
[0020] La troisième solution est celle qui est représentée par la fig. 2 : l'observateur
fictif se trouve constamment sur la ligne terre-soleil et voit par conséquent le plan
crépusculaire perpendiculaire à la direction de son regard. L'axe du globe décrit,
en position oblique, un mouvement de rotation autour d'une ligne passant par son centre
et perpendiculaire au plan de l'écliptique et le repère horaire dont le plan solaire
est constamment orienté vers l'observateur décrit un mouvement lent, de balancement,
simulant encore mieux que les exécutions précédentes les mouvements réels de la terre.
[0021] Enfin, la quatrième solution consiste à transposer la représentation géographique
du globe sur une surface plane ou incurvée, cette représentation se déplaçant d'Ouest
en Est sous une grille qui présente un réseau de lignes formant des éléments horaires
orientés parallèlement aux méridiens. Sur une telle représentation le tracé crépusculaire
est alors une ligne ayant l'allure d'une sinusoïde qui se déplace vers le Nord ou
vers le Sud en fonction du cours des saisons. Dans ce cas également, les signes indicateurs
mobiles de la représentation géographique et les éléments horaires du repère horaire
fixe coopéreront pour permettre une lecture facile de l'heure locale.
[0022] Selon l'invention, la représentation géographique du globe terrestre constitue en
fait un organe indicateur unique, qui peut avoir la forme d'une sphère ou de tout
autre corps à symétrie axiale, mais qui peut aussi être une surface plane ou incurvée.
[0023] Cet organe indicateur coopère avec un repère horaire et le dispositif d'affichage
fonctionne de manière à créer un déplacement relatif périodique entre le repère horaire
et l'organe indicateur, ce qui implique que l'un ou l'autre des deux organes peut
être fixe, alors que l'autre est mobile, ou encore que les deux organes soient mobiles
par rapport à une même embase qui est fixe. Comme on le verra, les formes d'exécution
qui paraissent les plus avantageuses comportent un organe indicateur ayant un déplacement
périodique à période de 24 heures par rapport à l'embase, et un repère horaire qui
est fixe ou qui, tout au moins, conserve en permanence une orientation fixe par rapport
à l'embase.
[0024] Cependant, des réalisations dans lesquelles la surface géographique est fixe et le
repère horaire se déplace, sont également possibles. On constate toutefois que le
moyen indicateur auxiliaire qui a pour fonction de marquer la ligne de crépuscule
sur l'organe indicateur devra comporter un mouvement absolu plus compliqué si l'organe
indicateur est fixe, que s'il effectue un déplacement périodique à période de 24 heures,
et notamment un déplacement en rotation autour d'un axe.
[0025] Pour marquer en permanence le racé de la ligne de crépuscule sur la surface du globe,
le moyen indicateur auxiliaire doit être conçu de façon à partager la surface du globe
terrestre en deux parties selon un grand cercle dont le plan est constamment orienté
vers le soleil, et donc se trouve perpendiculaire au plan de l'écliptique. Etant donné
que dans la réalité astronomique la terre effectue par rapport au soleil un déplacement
dans l'espace, de telle manière à ce que son axe de rotation décrive un mouvement
de translation circulaire autour du soleil, tout en restant incliné de 23,5 ° par
rapport à une perpendiculaire au plan de l'écliptique, la transposition de ce mouvement
et du mouvement de rotation propre de la terre, sur un modèle susceptible d'être construit
sous forme d'une horloge présente un certain nombre de difficultés. Ces difficultés
sont résolues dans les horloges décrites ci-après en prévoyant, entre le repère horaire
et l'organe indicateur, un déplacement relatif périodique ayant une période de 24
heures précises, et entre le moyen indicateur auxiliaire et le repère horaire, un
déplacement relatif périodique qui possède une période normale de 365 jours et peut
être corrigé au moment des années bissextiles de façon à être allongé à 366 jours.
Ainsi, l'horloge décrite fonctionne sur la base d'un comptage de temps référé à la
seconde. Elle indique constamment le jour solaire vrai moyen, et l'évolution du calendrier
usuel peut être affichée en permanence, l'augmentation de la période annuelle à 366
jours lors des années bissextiles pouvant se faire automatiquement sur la base d'un
programme incorporé à la base de temps ou à volonté au moyen d'un correcteur accessible
de l'utilisateur.
[0026] Une forme de réalisation possible pour le moyen indicateur auxiliaire consiste dans
un écran circulaire portant une lampe sur l'une de ses faces. Cet écran est monté
à l'intérieur de l'organe indicateur de forme sphérique et coopère avec des moyens
d'entraînement qui lui imposent le mouvement correspondant à la fonction requise.
Si le globe est fixe, ce qui entraîne que le repère horaire tourne avec une période
de 24 heures autour de l'axe des pôles, alors l'écran intérieur doit être entraîné
d'une part selon un mouvement de rotation identique à celui du repère horaire, de
manière à être constamment orienté selon le plan dans lequel se trouvent les méridiens
dont l'heure locale est 6h00 et 18h00, et d'autre part selon un mouvement d'oscillation,
d'amplitude ± 23,5° autour d'un axe qui est perpendiculaire au précédent. Dans le
cas inverse, où c'est le globe qui tourne autour de l'axe des pôles et le repère horaire
coaxial au globe qui reste orienté dans une direction fixe, alors le signe horaire
de 12h00 reste constamment orienté vers le soleil et pour simuler cette situation,
l'écran intérieur n'est animé que d'un seui mouvement, qui est le mouvement d'oscillation
décrit ci-dessus. Au point de vue constructif, cette réalisation est donc relativement
simple et c'est elle qui servira de premier exemple décrit en détail ci-après.
[0027] Le repère horaire constitue dans la plupart des formes d'exécution un organe rigide
qui présente certaines caractéristiques générales qu'il convient de mentionner avant
de passer à la description de détail. Ainsi cet organe rigide sera disposé selon la
forme d'un corps creux dont certaines parties peuvent être en une matière transparente
et dans lequel l'organe indicateur représentant la surface du globe terrestre sera
partiellement ou entièrement engagé. Le repère horaire sera un corps à symétrie axiale,
coaxial avec l'organe indicateur. n portera sur une ou des zones visibles, des lignes
radiales représentant les heures marquées de 1 à 24. On peut par exemple concevoir
ce repère horaire sous la forme d'une calotte en portion de sphère entourant partiellement
l'hémisphère austral de la représentation géographique du globe terrestre.
[0028] Cette calotte sera en une matière transparente et sa forme sera adaptée à celle du
substrat de manière à le recouvrir étroitement. A sa base une collerette circulaire
de forme plane, ou tronconique ou encore incurvée, portera la graduation horaire 0
heure - 24 heures, tandis que sur la calotte proprement dite, des lignes gravées formeront
les éléments horaires.
[0029] Cependant, une réalisation qui parait à la fois esthétique et particulièrement efficace
consiste à donner au repère horaire la forme d'un corps tronconique plat placé sous
le globe terrestre et muni d'un certain nombre de plaques transparentes, disposées
de chant en étoile autour de l'axe. Ces plaques auront chacune un bord incurvé s'étendant
en regard de la surface du globe selon le tracé des méridiens. On peut ainsi prévoir
quatre ou huit plaques, représentant les heures de 6 en 6 ou de 3 en 3 heures. Ces
plaques peuvent par exemple s'étendre jusqu'à la hauteur de l'équateur terrestre ou
même plus haut. Elles seront suffisamment transparentes pour ne pas entraver la vision
de la surface géographique du globe.
[0030] Dans le cas où les déplacements relatifs périodiques définis plus haut sont des déplacements
réels d'organes solides en mouvement l'un par rapport à l'autre, l'horloge comprendra
un ou plusieurs moteurs. En fait, tous les mouvements requis peuvent être produits
à partir d'un seul moteur auquel sera incorporé un réducteur de vitesse avec deux
arbres de sortie. Ce moteur peut être d'un type quelconque, par exemple un moteur
pas à pas ou un moteur à entraînement synchrone. De préférence il sera piloté par
une base de temps, par exemple du type par quartz, bien qu'un moteur électrique piloté
par la fréquence du réseau puisse également, selon les cas, être suffisamment fiable.
Dans un autre ordre d'idées, si l'on désire des réalisations entièrement mécaniques,
un moteur à ressort, de type classique, susceptible d'être remonté à la main ou, le
cas échéant, automatiquement en fonction des variations de température ou des variations
de pressions, peut également être prévu.
[0031] Il résulte du concept de la présente invention que le comptage des jours par addition
des heures écoulées, ainsi que l'affichage du quantième et du mois, seront dérivés
directement de la base de temps, et que l'affichage de ces paramètres sera dissocié
de l'indicateur auxiliaire dont la fonction est strictement limitée au marquage de
la ligne de crépuscule et à l'indication de la direction dans laquelle se trouve le
soleil, notamment la hauteur du soleil au-dessus de la ligne de l'équateur et ses
variations au cours des saisons. Ainsi, pour l'affichage des données de calendrier,
l'embase ou le socle de l'horloge comportera des moyens d'affichage de préférence
de type digital permettant de lire commodément le quantième, le mois, le cas échéant
l'année, le jour de la semaine ou toute autre indication intéressante. Le cabinet
de l'horloge pourra également porter un cadran classique avec aiguilles des heures
et des minutes sur 12 heures, réglable sur un fuseau horaire préférentiel.
[0032] L'étude des fonctions qu'il était intéressant de visualiser a montré qu'un moyen
indicateur du changement de date pouvait rendre service. On sait en effet, qu'à l'exception
de l'instant où le méridien du changement de date se couve à l'heure locale 24 heures,
les différents points de la surface du globe n'ont pas tous la même date. Ceux qui
sont situés entre le méridien de changement de date et celui qui se trouve à l'heure
locale 24 heures (ou 0 heure) et qui sont situés à l'ouest du méridien de changement
de date, ont une date qui correspond au nouveau quantième en cours, tandis que les
autres points du globe, situés à l'est du méridien de changement de date, ont encore
l'ancien quantième. On peut donc prévoir un dispositif visualisant cette particularité.
Il peut être de type électronique. Il comprendra alors, par exemple, 24 cellules de
type diode luminescente ou cellule LCD réparties sur le pourtour du globe. De préférence
ces cellules se trouveront sur celui des deux organes indicateur/repère horaire qui
est fixe, tandis qu'un contact glissant monté sur l'organe rotatif et tournant avec
lui excitera successivement ces cellules au fur et à mesure de la rotation, de manière
que les cellules excitées désignent les parties du globe ayant le nouveau quantième.
Le passage du méridien de changement de date à l'heure locale 24 heures entraînera
la désexcitation immédiate de toutes les cellules. Un dispositif ayant exactement
le même effet, mais construit de manière entièrement mécanique, peut facilement être
conçu, et cela selon différents modèles. On reviendra sur ce point plus loin.
[0033] Il convient encore de mentionner, dans ces considérations générales, deux perfectionnements
supplémentaires qui peuvent encore être prévus. Ainsi, sur la surface qui représente
la surface terrestre, on peut déterminer un certain nombre de points particuliers
qui sont des noeuds d'itinéraires, par exemple les emplacements de certains aéroports
importants. Ces noeuds d'itinéraires seront pourvus de moyens d'identification de
type électronique et enregistrés dans une mémoire de programme avec les données nécessaires.
Le programme en question comprendra une instruction de calcul et de recherche permettant
de déterminer les séries de noeuds d'itinéraires correspondant à certaines conditions
initiales que l'on peut choisir à volonté. Ainsi, par exemple, si l'on détermine un
premier noeud itinéraire désigné comme point de départ, puis un second noeud itinéraire
désigné comme point d'arrivée, le programme pourrait déterminer par exemple, le chemin
le plus rapide, moyennant certaines conditions générales, entre le point de départ
et le point d'arrivée, en passant par un nombre minimum de noeuds d'itinéraires, et
faire apparaître le trajet ainsi déterminé, en excitant ces différents noeuds d'itinéraires
concernés. On conçoit que cette fonction de détermination d'itinéraires est particulièrement
simple à réaliser si l'organe indicateur et le repère horaire sont des surfaces planes,
et plus précisément des surfaces d'écran d'une conscle à visualisation électronique.
[0034] Enfin, dans les formes d'exécution dans lesquelles le substrat de la représentation
géographique est un corps à symétrie axiale et l'élément horaire de 12 heures du repère
horaire reste constamment dirigé du côté d'où l'horloge est destinée à être regardée,
il peut être intéressant de prévoir un moyen permettant de voir facilement, si on
le désire, une portion du globe dans laquelle l'heure locale est très différente de
midi. Ainsi, dans toutes ces réalisations, on peut prévoir un montage supplémentaire
selon lequel l'embase est encore supportée par une console, ou un pied, et un entraînement
manuel ou par moteur auxiliaire permet de la faire tourner rapidement dans un sens
ou dans l'autre. Ce mouvement peut être limité à 180 degrés. Un moyen de commande
monté sur la console permet de commander cette rotation à volonté. Une telle console
permet aussi, par exemple, de loger des moyens de commande de la fonction qui vient
d'être décrite faisant apparaître des itinéraires, ou des moyens excitant sur la représentation
géographique, le contour de la zone horaire que l'on amène ainsi dans la position
d'observation favorable.
[0035] En même temps, les signes indicateurs correspondant au méridien de l'heure locale
de cette zone horaire peuvent être excités. Cette dernière fonction peut finalement
aussi servir à faire apparaître l'heure locale décalée dans les zones horaires (heure
d'hiver - heure d'été), Ainsi, par exemple, dans la zone de l'Europe Centrale, l'heure
d'hiver est l'heure solaire moyenne du méridien +15 degrés (passant un peu à l'Est
de Berlin) et l'heure d'été est l'heure solaire moyenne du méridien +30 degrés (passant
près de St-Petersbourg).
[0036] On va décrire maintenant à titre d'exemple les deux formes d'exécution particulières
qui paraissent, dans les conditions présentes, les plus réalistes et qui sont représentées
respectivement aux figures 1 et 2.
[0037] L'horloge de la figure 1 comporte un organe indicateur 1 en forme de coquille sphérique
en matériau semi-transparent, portant un décor qui représente la surface du globe
terrestre avec ses méridiens. Cette coquille (1) est solidaire d'un arbre tubulaire
(2) qui lui est fixé à l'emplacement représentant le pôle sud et qui est orienté selon
l'axe du globe. A son extrémité inférieure, cet arbre (2) porte une roue dentée (3)
qui engrène dans un pignon (4) monté sur un arbre de sortie d'un moteur (5). L'arbre
(2) et le globe (1) sont guidés et supportés par un tourillon fixe (6) qui traverse
l'arbre (2) sur toute sa longueur et se prolonge à l'intérieur de la sphère (1) sur
une certaine distance. Il est pourvu de paliers extérieurs (7) qui guident l'arbre
(2). Ce tourillon qui est lui-même creux, fait partie de l'armature d'un socle (8)
solidaire de l'embase (9) de l'horloge. Le socle (8) a une forme cylindrique, avec
un axe vertical, mais sa face supérieure est inclinée, le tourillon (6) perpendiculaire
à ladite face supérieure étant lui-même incliné de 23,5 ° par rapport à la verticale.
L'axe du globe (1) présente donc la même inclinaison, qui correspond à l'inclinaison
de l'axe terrestre par rapport à une perpendiculaire au plan de l'écliptique.
[0038] Il y a lieu toutefois de remarquer que dans la réalisation représentée à la figure
1, cette inclinaison de 23,5 ° de l'axe du globe par rapport à la verticale est purement
conventionnelle. La même réalisation pourrait également être prévue avec un axe du
globe vertical. On verra par la suite les modifications peu importantes que cela entraînerait.
[0039] Le globe (1) est donc entraîné en rotation à partir du moteur (5) par la roue (3)
à raison d'un tour en 24 heures. Il coopère avec un repère horaire (10) qui est fixe
et solidaire du socle (8). Ce repère horaire comporte une base de forme tronconique
(11) avec une face supérieure plane (12) et une face inférieure servant à la fixation
du repère au socle (8). Le corps (11) est donc coaxial à l'arbre (2), la face supérieure
(12) étant percée d'une ouverture permettant le passage de cet arbre. Sur la surface
tronconique latérale du corps (11), sont marqués des signes (13),sous forme de lignes
radiales, découpant la périphérie du repère horaire en 24 divisions qui correspondent
aux 24 heures du jour solaire moyen. En outre, pour faciliter la lecture de l'heure,
la face (12) du repère horaire (10) porte un certain nombre de plaques radiales (14)
qui sont placées de chant sur des divisions horaires régulièrement espacées. Ainsi,
dans le cas où l'on utilise 8 plaques (14), elles seront orientées à 45° les unes
des autres et fixeront la position des heures 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24. Comme on
le voit à la figure 1, les bords intérieurs (15) des plaques (14) sont incurvés selon
des arcs dont le rayon correspond à celui du globe (1) de manière à faciliter l'appréciation
de l'heure locale en n'importe quel point d'un méridien quelconque du globe (1). A
la figure 1, les plaques (14) s'étendent jusqu'à la hauteur de l'équateur, mais il
est évident qu'elles pourraient, le cas échéant, avoir une hauteur différente.
[0040] Le moteur (5) piloté par une base de temps (16), et dont le bâti est fixé au socle
(8) entraîne donc le défilement des différentes zones du globe terrestre devant les
signes horaires (13) et les plaques (14) en allant vers l'est, c'est-à-dire un tournant
dans le sens inverse de celui des aiguilles de la montre, lorsqu'on le regarde d'en-haut,
dans la direction pôle nord, pôle sud. Pour faire apparaître les zones de jour et
les zones de nuit, l'horloge comporte un moyen indicateur auxiliaire qui joue, en
quelque sorte, le rôle du soleil. Comme le repère horaire est fixe, et que la direction
de 12 heures correspond approximativement à la direction du soleil, on choisira par
exemple la plaque (14) figurant à gauche à la figure 1, comme plaque représentant
le signe horaire 12 heures. Dans ces conditions, le moyen indicateur auxiliaire comprendra
les éléments suivants : tout d'abord le moteur (5) est équipé d'un second arbre de
sortie qui, à la figure 1, est coaxial à celui portant le pignon (4), et qui porte
lui-même un pignon (17). Ce pignon (17) engrène avec une roue (18) qui est entraînée
de façon à effectuer un tour sur elle-même en 365 jours dans les conditions normales.
Cette roue (18) est solidaire d'un arbre intérieur (19) qui est conduit à l'intérieur
du tourillon (6) et guidé par des paliers (20). Cet arbre (19) se termine un peu en-dessous
du centre du globe (1) et porte à son extrémité un excentrique (21). Le tourillon
(6) supporte d'autre part un berceau en demi-cercle (22) dont le plan est orienté
perpendiculairement au plan du dessin à la figure 1, et dont les deux branches s'étendent
le long des méridiens de 6h00 et de 18h00 à l'intérieur du globe. Les extrémités des
deux branches de ce berceau (22) se trouvent à la hauteur de l'équateur, c'est-à-dire
qu'elles déterminent un axe perpendiculaire au plan du dessin à la figure 1 et passant
par le centre du globe. Lesdites extrémités des deux branches du berceau (22) servent
de palier à des tétons qui font saillie d'une plaque plane circulaire (23) réalisée
en un matériau opaque, qui se trouve ainsi suspendue à l'intérieur du globe (1) selon
l'axe horizontal défini ci-dessus. Cette plaque est échancrée dans la région qui se
trouve à la hauteur de l'excentrique (21) et comporte une languette repliée (24) avec
une fente (25) dans laquelle est engagé le bec de l'excentrique (21). Ainsi, la plaque
(23) effectue un double mouvement oscillant au cours de chaque période annuelle et
la disposition de la languette (24) et de l'excentrique (21) sont telles que l'amplitude
du mouvement d'oscillation est exactement de ± 23,5° de part et d'autre du plan perpendiculaire
au dessin, et contenant l'axe du globe. Dans la position représentée à la figure 1,
cette plaque circulaire, qui joue le rôle d'écran, est disposée verticalement et on
conçoit que cette disposition particulière correspond à la date du solstice d'été.
A la date du solstice d'hiver, la position de l'écran (23) est symétrique par rapport
à l'axe des pôles de celle qui correspond au solstice d'été, alors qu'au moment des
équinoxes, l'écran (23) se trouve dans le plan perpendiculaire au dessin et contenant
l'axe des pôles.
[0041] Le matériau de la coquille sphérique (1) étant semi-transparent, il peut être suffisant
que la face de l'écran (23) tournée vers la gauche à la figure 1 soit de couleur blanche
brillante, alors que l'autre face est noire, pour créer l'impression sur la coquille
sphérique (1) de la ligne de crépuscule partageant les zones éclairées du globe, de
celles qui sont dans l'obscurité. Toutefois, on peut également compléter la disposition
de l'écran en plaçant, sur la face tournée vers la gauche, une ampoule, tel que l'ampoule
(26), éclairée en permanence ou susceptible d'être allumée à volonté.
[0042] Outre le moyen indicateur auxiliaire (23) (26) décrit ci-dessus, l'horloge de la
figure 1 comporte encore des dispositifs d'affichage de type digital esquissés en
(27) sur le socle (8), indiquant par exemple le quantième, le mois et l'année. Les
dispositifs de comptages correspondants pourront être équipés d'un correcteur automatique
faisant apparaître automatiquement tous les quatre ans le 29 février des années bissextiles.
[0043] Toutefois, en ce qui concerne l'affichage de la date, le changement de date devra
naturellement être synchronisé avec l'heure locale 24h00/0h00 de l'un des fuseaux
horaires, par exemple le fuseau horaire de l'Europe centrale, mais cette indication
risque d'être, dans certains cas, insuffisante si l'utilisateur projette par exemple
un déplacement en avion en direction de l'Australie, ou d'un pays de l'Extrême Orient.
Pour remédier à cette difficulté, l'horloge représentée à la figure 1 comporte encore
un dispositif de changement de date. Ainsi, à l'intérieur du corps (11) du repère
horaire (10) est montée une rangée de 24 diodes luminescentes désignées par (28) et
placées de façon à être à cheval, chacune, avec un des signes horaires (13). D'autre
part, sur l'arbre (2) qui supporte le globe (1) est monté un élément de contact (29)
qui coopère avec une série de contacts correspondants (30), également placés sur le
corps (11), par exemple au revers de la surface plane supérieure de ce corps. Ces
moyens simples permettent de repérer à chaque instant quelles sont les zones du globe
qui ont le même quantième que, par exemple, l'Europe centrale, et quelles sont celles
qui ont encore une date correspondant au jour précédent ou qui ont déjà une date correspondant
au jour suivant. On sait en effet que lorsque le méridien de changement de date, dont
le tracé est approximativement à l'opposé du méridien de Greenwich, passe à l'heure
locale 24h00/0h00, toute la surface du globe se trouve au même quantième, mais qu'immédiatement
après ce moment, l'heure locale à l'ouest du méridien de changement de date atteint
une date dont le quantième est d'une unité supérieure à l'ancien quantième. En synchronisme
avec ce mouvement, le contact (29-30) provoquera l'excitation de celle des diodes
(28) qui correspond à la position du méridien de changement de date à ce moment. Ainsi,
au fur et à mesure de la rotation du globe vers l'est, les diodes portées par le socle
(10), décalées vers l'est par rapport au signe horaire 24 heure et au droit desquelles
le méridien de changement de date passe, seront excitées et resteront allumées, indiquant
que dans les régions correspondantes du globe, le quantième est le nouveau quantième.
Ce mouvement progressif se déroulera jusqu'à ce que l'organe indicateur (1) ait effectué
une rotation complète sur lui-même, le méridien de changement de date se retrouvant
dans la position de 24h00/0h00, moment auquel toutes les diodes s'éteindront, pour
ne réenclencher que la première diode (28) lorsque la zone du méridien de changement
de date atteindra le nouveau quantième.
[0044] On pourrait aussi compléter ce dispositif indicateur de changement de date par un
double affichage du quantième dans le champ (27), de façon que les utilisateurs aient
constamment sous les yeux l'indication des deux quantièmes en cause.
[0045] Le dispositif indicateur de changement de date peut aussi être entièrement mécanique.
Pour cela, on a le choix entre plusieurs principes constructifs différents. Ainsi,
par exemple, les différentes cellules (28) peuvent être remplacées par une série de
guichets circulaires ménagés dans une plaque annulaire qui entoure l'arbre portant
la coquille (1). Une seconde plaque disposée sous la première plaque annulaire présente
une surface supérieure d'une certaine couleur qui apparaît dans tous les guichets
au moment qui correspond à l'extinction de toutes les diodes dans le cas du dispositif
électronique. Lorsque, dans le mouvement de rotation du globe, le méridien de changement
de date passe sur le signe horaire 24, un doigt entraînant, solidaire de l'arbre du
globe, accroche une pièce en forme d'anneau fendu, qui est disposée sous la seconde
plaque fixe, mais déborde sur celle-ci au droit du signe de 24 heures à travers une
fente. Cet anneau fendu sera retenu par un ressort. Au cours de la période de 24 heures
qui commence avec l'accrochage de l'anneau fendu, ce dernier, dont la surface peut
être colorée d'une couleur claire, sera entraîné progressivement sous les guichets
de soie que, au fur et à mesure de son avance, la couleur visible à travers ces derniers
passera par exemple du sombre au clair. A la fin du tour un cliquet libérera l'anneau
fendu qui, rappelé par son ressort, reprendra instantanément sa position initiale
et le cycle pourra recommencer.
[0046] On peut aussi disposer, sur le pourtour du repère horaire, une série de bascules
tournant autour d'axes répartis le long du dispositif de changement de date. Ces bascules
coopèrent avec des bras élastiques d'une plaque ressort annulaire, de façon à présenter
deux positions stables dans l'une desquelles une partie claire de la bascule apparaît
dans le guichet correspondant, alors que dans l'autre position, c'est l'autre partie,
sombre, de la bascule qui est visible à travers le guichets Le fonctionnement désiré
est assuré par le simple fait que l'arbre d'entraînement du globe entraîne un doigt
capable d'actionner successivement toutes les bascules et provoquant, au moment où
il termine sa rotation complète, un déplacement d'un levier articulé et accroché à
un anneau de rappel. Ce dernier, libéré d'un ressort, ramène toutes les bascules dans
leur position initiale en même temps.
[0047] Ainsi, l'horloge décrite peut être conçue de façon entièrement mécanique, sans aucune
source d'énergie extérieure.
[0048] Dans une variante à cette première forme d'exécution, déjà signalée précédemment,
on peut simplifier les moyens d'entraînement tout en améliorant la qualité de simulation
des déplacements réels. Revenant à la fig. 1, cette variante consiste à remplacer
le mécanisme d'entraînement (18), (19), (21), (24) de l'écran (23) par une simple
suspension munie d'un contrepoids, afin que l'écran se place naturellement dans une
position d'équilibre dans laquelle il est vertical ou éventuellement sous une inclinaison
déterminée. D'autre part, le socle (8) sera séparé de l'embase (9) et monté pivotant
par rapport à elle autour d'un axe parallèle à l'axe de suspension de l'écran (23).
Le moteur (5) peut rester solidaire du socle, Au lieu du pignon de sortie (17) il
comprendra une sonie d'axe parallèle aux deux axes susmentionnés. L'embase comprendra
une couronne fixe, ou même un secteur denté dans lequel engrènera le pignon remplaçant
le pignon (17). Cet axe de sortie du moteur sera commandé ce manière à faire osciller
le socle et l'ensemble des mécanismes qu'il porte avec une amplitude de 47 degrés
et une période de 365 fois 24 heures, pouvant être modifiée à 366 fois 24 heures une
fois tous les 4 ans. La commande des moteurs pas à pas permet de réaliser sans difficulté
des régimes de ce genre.
[0049] On notera qu'avec cette variante, la qualité de la simulation des mouvements est
meilleure qu'avec la construction de la figure 1. En effet, si l'inclinaison de l'axe
des pôles était de 23.5 degrés dans l'exemple choisi, cette valeur était arbitraire
et les variations de l'inclinaison apparente de l'axe des pôles n'était pas simulée,
alors qu'elle l'est avec la variante comportant deux axes d'oscillation parallèles
qui vient d'être décrite.
[0050] Il est important de souligner encore que l'utilisation d'un écran circulaire, dont
le bord suit la surface intérieure du substrat et d'une lampe placée d'un côté de
cet écran, n'est pas la seule solution possible pour faire apparaître sur la représentation
géographique, le tracé crépusculaire. En utilisant une ou plusieurs lampes d'un autre
type que les lampes à filament incandescent, on peut produire des faisceaux ou des
nappes de lumière dirigés qui ne nécessitent pas la présence d'écrans matériels. On
sait que l'emploi de tels écrans oblige en fait à choisir comme forme de substrat
la forme sphérique, alors que des formes de cylindres ou d'ellipsoïdes peuvent, le
cas échéant, être avantageuses.
[0051] La forme d'exécution représentée à la figure 2, que nous considérons maintenant,
diffère de la première quant au principe de la transposition en modèle concret à partir
de la réalité astronomique. Néanmoins, elle présente les mêmes avantages de lecture
synoptique de l'heure dans les différents fuseaux horaires. Ici, les éléments de l'horloge
sont enfermés à l'intérieur d'un cabinet (40) auquel on a donné une forme cylindrique
avec une partie supérieure arrondie en demi-sphère. A part l'embase (41), ce cabinet
comprend une enveloppe cylindro-hémisphérique entièrement en un matériau transparent.
Il est évident toutefois que toute autre forme de cabinet peut être prévue dans cette
seconde exécution de l'horloge décrite. Les organes fonctionnels sont entièrement
visibles et les positions qu'ils occupent à la figure 2 correspondent à celles qu'ils
occupent au moment d'un équinoxe. La direction d'où provient la lumière solaire se
trouve donc orientée selon une ligne perpendiculaire au plan du dessin. Le soleil
peut être supposé aussi bien en avant, qu'en arrière, par rapport à ce plan.
[0052] A l'intérieur du cabinet (40), est fixé un écran (42) constitué d'une plaque plane
transparente en arc de cercle, présentant une coloration différente sur ses deux faces,
c'est-à-dire une coloration claire du côté où se trouve la source de lumière solaire,
et sombre de l'autre côté. Il est possible de prévoir également une lampe extérieure
éclairant le globe terrestre, afin de marquer, sur sa surface, la ligne du crépuscule.
Cependant, l'écran (42) avec les colorations différentes de ses deux faces, peut suffire
à représenter, au moins approximativement, ce marquage. Les parties mobiles de l'horloge
se déplacent d'un mouvement complexe, qui va être décrit ci-après, à l'intérieur du
contour de l'écran (42).
[0053] La face supérieure de l'embase (41) porte un organe de guidage (43), tel que coulisse,
rail, piste de galets, etc., dont le contour est circulaire, horizontal et centré
sur l'axe vertical de l'horloge. Ce moyen de guidage permet au socle (44), dont on
reconnaît la forme générale, analogue à celle du socle (8) de la première forme d'exécution,
d'effectuer des mouvements de rotation autour dudit axe. Ce socle mobile comprend,
sur une plaque de base circulaire (45) un boîtier cylindrique excentré (46), dont
la face supérieure (47) est inclinée. Alors que le bord circulaire de la plaque (45)
coopère avec le moyen de guidage (43), la face supérieure (47) est solidaire d'un
tourillon creux (48) équipé intérieurement et extérieurement de paliers (49 & 50).
Comme dans la première forme d'exécution, l'axe du tourillon (48) est incliné de 23,5°
par rapport à la verticale, et on notera que les dimensions relatives des éléments
sont telles, que l'axe du tourillon (48) coupe constamment l'axe de symétrie verticale
de l'horloge en un point qui est fixe, et qui correspond au centre de la calotte hémisphérique
du cabinet.
[0054] Un moteur (51) dont le bâti est fixé dans le boîtier (46) du socle (44) possède un
arbre de sortie muni d'un pignon (52) qui engrène, dans une crémaillère circulaire
fixe (53), solidaire de l'embase (41). Cette crémaillère circulaire est également
centrée sur l'axe vertical central de l'horloge, de sorte que la rotation du pignon
(52) dans la crémaillère (53), entraîne un mouvement de rotation du socle (44) sur
le moyen de guidage (43), c'est-à-dire un mouvement de rotation autour de l'axe central
vertical de l'horloge. On conçoit que la vitesse de ce mouvement de rotation sera
normalement de 1 tour complet en 365 fois 24 heures, de sorte que l'axe du tourillon
creux (48) fonctionne, au cours de cette période, comme la génératrice d'une double
surface conique, dont le sommet se trouve au point central de l'horloge où l'axe vertical
et l'axe oblique du tourillon creux se coupent, et dont l'angle d'ouverture est de
47°.
[0055] A la figure 2, le chiffre de référence (54) désigne une coquille sphérique en un
matériau rigide, qui peut être opaque ou transparent, et qui présente, sur sa surface
extérieure, une représentation de la surface du globe. Le centre de cette coquille
coïncide naturellement avec le point central de l'horloge désigné précédemment. Celle
coquille est portée par un arbre (55) engagé à l'intérieur du tourillon creux (48)
et guidée par les deux paliers (49) disposés à l'intérieur de ce tourillon. A son
extrémité inférieure, l'arbre (55) pore une roue dentée (56) qui engrène avec un pignon
(57), constituant un second arbre de sortie du moteur (51). La vitesse de rotation
des organes d'entraînement (57 & 56) sera telle que la sphère (54) effectue une rotation
complète sur elle-même en 24 heures. Comme dans la première forme d'exécution, la
sphère (54) fonctionne comme organe indicateur synoptique, en coopération avec un
repère horaire qui est porté par le socie (44) et qui est coaxial au tourillon creux
(48). Ce repère horaire comporte un corps de forme tronconique (58), dont la surface
latérale porte des signes horaires de 1 à 24 désignés par (59). En outre, un certain
nombre de plaques transparentes (60) sont fixées sur la face supérieure plane du corps
(58) dans des orientations correspondant à la direction 6h00/18h00, 12h00/24h00, 03h00/15h00,
etc. Au dessin, on voit la plaque (60) correspondant aux divisions 6h00/18h00 du jour
et on remarque que cette plaque forme un anneau complet. Dans la position représentée
à la figure 2, elle est coplanaire avec l'écran (42), le bord extérieur de cette plaque
suivant le bord intérieur de l'écran, alors que le bord intérieur de la plaque s'étend
à faible distance d'un grand cercle du globe (54), passant par les pôles nord et sud.
Toutefois, cette position est passagère. Elle ne se reproduit qu'aux dates des équinoxes.
Le corps (58) est guidé sur les paliers extérieurs (50) du tourillon fixe (48) de
sorte qu'il reste en toute circonstance coaxial à ce tourillon.
[0056] Pour assurer les fonctions que le repère horaire décrit doit remplir, on a prévu
une dernière disposition qui consiste en ce que deux portions d'arc du bord extérieur
de l'organe (60), désignées par (61 & 62), sont munies dans leurs tranches d'une rainure
à laquelle correspond une pointe rigide (63), respectivement (64), noyée dans la plaque
de l'écran (42), s'étendant horizontalement à la hauteur du point central de l'horloge.
Les extrémités de ces tiges rigides pénètrent dans les rainures (61 & 62). Ainsi,
tout en permettant au repère horaire de tourner autour du tourillon (48), en fonction
du mouvement de rotation annuel du socle (44) autour de l'axe vertical central de
l'horloge, les tiges (63 & 64) maintiennent le repère horaire dans une orientation
fixe, de sorte que, par exemple, une perpendiculaire au plan de la plaque (60) restera
comprise tout au cours de la rotation du socle (44) dans un plan vertical perpendiculaire
au plan de l'écran. Ensuite, la plaque (60), pour prendre cet exemple, exécutera un
mouvement d'oscillation autour de l'axe horizontal défini par les tiges (63 & 64),
tout en combinant ce mouvement d'oscillation avec une rotation autour de l'axe central
perpendiculaire au plan du dessin.
[0057] En fait, le fonctionnement qui vient d'être décrit peut aussi être obtenu en imprimant
au repère horaire (58,59,60) un mouvement de rotation autour de son axe, par rapport
au socle (46), la vitesse de ce mouvement étant égale et de sens opposé au mouvement
du socle autour de la couronne (53).
[0058] On notera encore, en ce qui concerne les sens de rotation, qu'étant donné la disposition
représentée à la figure 2, si le soleil est supposé être en avant du dessin, alors
la position relative des éléments correspond à l'équinoxe de printemps. Le sens de
rotation du globe autour de son axe étant le sens d'ouest en est, c'est-à-dire le
sens inverse de celui des aiguilles de la montre vu du pôle nord vers le pôle sud,
la rotation du socle (44) se fera également dans le sens inverse des aiguilles de
la montre vu de haut en bas, de sorte que, à partir de la position représentée au
dessin, une rotation d'un quart de tour du socie (44) amène le bord supérieur du boîtier
(46) en arrière du plan du dessin, et le pôle nord se trouve en avant de l'écran (42),
ce qui correspond bien à la position du solstice d'été.
[0059] Le montage supplémentaire de l'embase sur une console, mentionné plus haut, comportera
ici un axe de rotation vertical. Celui-ci pourrait être parallèle et non confonàu
avec l'axe de la couronne (53), et restituer ainsi le mouvement orbital du globe terrestre.
[0060] Les dispositifs de calendrier et de changement de date décrits à propos de la première
forme d'exécution, ne sont pas représentés à la figure 2. Il est bien entendu que
l'horloge peut également comporter tous ces dispositifs, et cela dans l'une ou l'autre
des diverses formes d'exécution qui ont été mentionnées.
[0061] La disposition de la figure 2 présente une particularité avantageuse : les positions
relatives des deux points qui représentent le centre du globe terrestre d'une part,
et le soleil d'autre part, sont fixes. En d'autres termes, la ligne de crépuscule
est un cercle fixe sur la coquille sphérique qui représente le globe terrestre, de
sorte que les deux moitiés de ce globe, qui représentent respectivement la zone de
jour et la zone de nuit, se trouvent constamment aux mêmes endroits par rapport à
l'embase et au cabinet de l'horloge. Ces deux zones sont séparées par l'écran (42).
On pourrait aussi marquer la ligne de séparation entre la zone de jour et la zone
de nuit, autrement que par cet écran, qui pourrait donc, dans ce cas, être supprimé.
On pourrait, par exemple, teinter de manière différente les parties avant et arrière
de la calotte hémisphérique et partiellement cylindrique qui forme les parois du cabinet
(40). On rappelle que dans la forme d'exécution décrite, la ligne de séparation se
trouve, selon la figure 2, dans le plan du dessin. On pourrait aussi combiner cette
différence entre les zones avec une réalisation de la coquille sphérique en un matériau
qui réfléchit ou diffuse la lumière différemment suivant la longueur d'onde. De cette
manière, on peut faire apparaître luminescente la zone du globe qui est éclairée et
représente la zone de jour. Celle disposition peut être combinée avec la représentation
de la géographie du globe, notamment avec le contour des continents et des îles, les
terres émergées étant traitées de façon à être luminescentes, de couleur jaune, ocre
ou verte de jour, les océans et les mers étant luminescents bleus de nuit.
[0062] Pour résoudre ces problèmes de réalisation pratique et d'esthétique, on aura recours
aux techniques d'éclairagisme, notamment à l'emploi d'émetteurs de lumière monochromatique,
diodes, cristaux liquides, conducteurs optiques sous forme de fibres ou de corps amorphes,
etc. Dans plusieurs des formes d'exécutions décrites, le substrat ne contient aucun
mécanisme relié à l'extérieur, de sorte qu'il est possible de faire passer des conducteurs
électriques ou optiques par l'arbre.
[0063] Finalement, on reviendra succinctement sur les formes d'exécution déjà évoquées et
comportant une disposition plane de l'organe indicateur et du repère horaire. Dans
de telles formes d'exécution, le globe terrestre sera représenté sous la forme d'un
planisphère, par exemple en projection de Mercator, de telle sorte que les méridiens
sont alors des droites parallèles entre elles et perpendiculaires à la ligne de l'Equateur.
[0064] Conformément aux règles définies plus haut, pour atteindre le but visé dans une exécution
de ce genre, le repère horaire sera un organe fixe superposé à la représentation géographique
et présentant des éléments de repérage horaire sous formes de lignes parallèles aux
méridiens. Par exemple, le repère horaire sera une plaque transparente dans laquelle
les éléments horaires seront des lignes gravées ou imprimées d'une autre manière.
[0065] Pour la représentation géographique on peut prévoir différentes dispositions. Une
disposition particulièrement simple consiste à monter sous le repère horaire une bande
sans fin supportée entre deux tambours et portant deux fois la représentation géographique
du globe terrestre en projection Mercator. Un des tambours, accouplé à un moteur,
imprime à la bande le mouvement diurne voulu. Quant au mouvement annuel visualisé
par les déplacements de la ligne de crépuscule, il peut être produit par l'intermédiaire
d'un réseau de diodes ou de minilampes placées entre les brins de la bande et commandées
selon un programme, de manière à effectuer le déplacement Nord-Sud ou Sud-Nord déjà
évoqué. Le même réseau peut aussi assurer la visualisation des noeuds d'itinéraires
lors de la recherche de parcours entre deux points éloignés.
[0066] Cependant, la représentation géographique du globe terrestre peut aussi être produite
par des moyens entièrement électroniques, auquel cas le substrat prend la forme d'un
écran, sur lequel la carte du monde apparaît et défile à partir d'un enregistrement.
La superposition de la ligne de crépuscule à la carte du monde ne présente aucune
difficulté. L'utilisation de la projection Mercator pour représenter la surface terrestre
présente l'avantage que les méridiens sont des droites parallèles orientées Nord-Sud
de sorte que les éléments horaires du repère sont également de telles lignes. Cependant,
on peut aussi concevoir l'utilisation d'autres projections, par exemple dérivées d'une
projection méridienne. Dans ce cas, la forme des méridiens doit se modifier au cours
du parcours Ouest-Est, ce que la projection sur un écran permet.
[0067] Les dispositifs décrits plus haut, de changement de date et de visualisation d'itinéraires,
peuvent être adaptés à une réalisation plane sans aucune difficulté.
1. Dispositif horométrique comportant sur une embase
• un substrat avec une surface visible portant une représentation géographique du
globe terrestre et le tracé de méridiens,
• un repère horaire gradué en heures, placé en juxtaposition avec ladite surface visible,
• un moyen de visualisation capable de faire apparaître sur ladite surface visible
un tracé crépusculaire représentant les limites des zones éclairées et des zones obscures
du globe,
• et un ensemble moteur piloté par une base de temps et produisant des déplacements
relatifs réels ou simulés d'une part entre la représentation géographique et le repère
horaire avec une période de l'ordre de 24 heures, et d'autre part entre le plan fictif,
dit plan crépusculaire dans lequel s'inscrit ledit tracé crépusculaire et la représentation
géographique, avec une période de l'ordre d'une année, cet ensemble simulant les mouvements
de la terre par rapport au soleil, ledit déplacement relatif à une période d'une année
comportant une oscillation d'une amplitude de ± 23,5 degrés,
l'ensemble moteur étant agencé de telle manière que la représentation géographique
effectue un mouvement continu et régulier par rapport au repère horaire avec une période
de 24 heures exactement,
caractérisé
• en ce que la représentation géographique montre les zones horaires du globe, et
porte des signes indicateurs situés chacun sur un méridien déterminant l'heure locale
de l'une desdites zones horaires,
• en ce que le repère horaire est un organe rigide qui comporte dès éléments horaires
allongés, couvrant ladite surface visible et s'étendant dans la direction des méridiens
sur une longueur suffisante pour coopérer visuellement avec les signes indicateurs,
un des éléments horaires étant placé sur 12 heures et déterminant avec la droite qui
représente l'axe des pâles du globe un plan dit plan solaire,
• en ce que, dans ladite oscillation d'une amplitude de ± 23,5 degrés:
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier déplacement
relatif entre la représentation géographique et le tracé crépusculaire est normalement
régulier avec une période de 365 fois 24 heures, et que cette période peut être modifiée
à 366 fois 24 heures tous les quatre ans.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est un corps
rigide ayant une forme à symétrie axiale, solidaire d'un arbre d'entraînement orienté
selon l'axe des pôles de la représentation géographique,
• le repère horaire est un autre corps rigide, coaxial au substrat, monté sur ledit
arbre de manière à pouvoir tourner par rapport à lui,
• ledit arbre est guidé par un socle monté sur l'embase et supportant le repère horaire,
• et le moyen de visualisation du tracé crépusculaire ainsi qu'un moyen de visualisation
desdits signes indicateurs, tous deux fonctionnant par émission de lumière, sont montés
à l'intérieur du substrat.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que
• le repère horaire est solidaire du socle,
• ce dernier est monté pivotant par rapport à l'embase autour d'un axe perpendiculaire
audit plan solaire, avec ladite période d'une année
• et le moyen de visualisation de la ligne crépusculaire est une source lumineuse
munie d'un côté d'un écran, supportée librement à l'intérieur du substrat autour d'un
axe également perpendiculaire au plan solaire, et munie d'un contrepoids qui maintien
cet équipage dans une orientation fixe par rapport à l'embase quand le socle oscille
autour de son propre axe.
5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est un corps
rigide ayant une forme à symétrie axiale, solidaire d'un arbre d'entraînement orienté
selon l'axe des pôles de la représentation géographique,
• le repère horaire est un autre corps rigide, coaxial au substrat, monté sur ledit
arbre de manière à pouvoir tourner par rapport à lui,
• ledit arbre est guidé par un socle monté sur l'embase et supportant le repère horaire,
• le socle est entraîné d'un mouvement de rotation par rapport à l'embase autour d'un
axe vertical, et guide l'arbre du substrat sous un angle de 23.5 degrés par rapport
à ladite verticale, l'axe de rotation du socle coupant l'axe de l'arbre au point central
du substrat,
• le moyen de visualisation du tracé crépusculaire est fixe par rapport à l'embase,
et le repère horaire est guidé de telle manière que la ligne horizontale perpendiculaire
au plan crépusculaire et passant par le centre du globe est en permanence contenue
dans le plan solaire.
6. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la surface visible du
substrat est plane ou incurvée, la représentation géographique est telle que les méridiens
sont des lignes droites parallèles, le repère horaire est fixe et comporte des éléments
horaires rectilignes, parallèles et superposés aux méridiens, le moyen de visualisation
du tracé crépusculaire est constitué par un réseau de cellules susceptibles de prendre
un état excité et un état non excité, ces cellules étant noyées dans la représentation
géographique et commandées par un programme.
7. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est un corps
rigide ayant une forme à symétrie axiale, solidaire d'un arbre d'entraînement orienté
selon l'axe des pôles de la représentation géographique, et le repère horaire est
formé d'une collerette entourant ledit arbre et d'un nombre déterminé de plaques transparentes
placées de chant et radialement sur la collerette, orientées dans des directions régulièrement
choisies autour de l'arbre, les bords desdites plaques situés en regard de la surface
extérieure du substrat constituant lesdits éléments horaires et la collerette présentant
une graduation horaire sur 24 heures avec laquelle lesdits éléments horaire sont en
correspondance.
8. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est un corps
rigide ayant une forme à symétrie axiale, solidaire d'un arbre d'entraînement orienté
selon l'axe des pôles de la représentation géographique, et le repère horaire est
un autre corps rigide comportant une coquille en matière transparente ayant la forme
d'une partie dudit corps rigide à symétrie axiale, engagée sur ce corps de manière
à pouvoir tourner autour dudit arbre, et une collerette coaxiale à la coquille, cette
dernière présentant des lignes visibles qui forment lesdits éléments horaires et la
collerette présentant une graduation horaire sur 24 heures avec laquelle lesdits éléments
horaire sont en correspondance.
9. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble d'affichage
comporte en outre un moyen indicateur de changement de date différenciant en regard
des signes indicateurs les zones horaires qui ont passé à la nouvelle date par rapport
à celles qui sont encore à l'ancienne date.
10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le moyen indicateur de
changement de date comporte une série d'organes différenciateurs dont chacun effectue
un changement d'état visible au moment où l'heure locale d'une zone horaire déterminée
passe l'élément horaire de 24/0 heures, tous lesdits organes différenciateurs effectuant
le changement d'état inverse au moment où la zone horaire contenant le méridien de
changement de date passe l'élément horaire de 24/0 heure.
11. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits organes différenciateurs
sont répartis sur le repère horaire, sur un socle supportant le repère horaire, ou
sur ladite surface visible du substrat.
12. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de visualisation
associés au substrat comprennent des moyens d'activation sélective répondant à une
commande, capables d'exciter des points prédéterminés sur ladite représentation géographique
faisant ainsi apparaître un itinéraire.
13. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de
déplacement supplémentaire permettant de faire tourner l'embase et les constituants
montés sur elle d'un mouvement d'ensemble autour d'un axe vertical par rapport à un
pied qui est fixe, ce mouvement pouvant être commandé à la main ou par un moteur et
son amplitude étant variable à volonté.
1. Uhrwerk, enthaltend auf einer Basis
ein Substrat mit einer sichtbaren Oberfläche, die eine geographische Darstellung des
Erdballs und der Meridianlinien trägt,
eine in Stunden abgestufte Zeitmarkierung, die neben der genannter sichtbaren Oberfläche
plaziert ist,
ein Visualisierungsmittel, das fähig ist, auf der genannten sichtbaren Oberfläche
eine Dämmerungslinie erscheinen zu lassen, welche die Grenzen der hellen und dunklen
Zonen der Kugel darstellt,
und eine Motorbaugruppe, die durch eine Zeitbasis gesteuert ist und einerseits reale
oder simulierte relative Verschiebungen zwischen der geographischen Darstellung und
der Zeitmarkierung mit einer Periode in der Grössenordnung von 24 Stunden produziert
und andererseits zwischen der fiktiven Ebene, der sogenannten Dämmerungsebene, in
welcher sich die genannte Dämmerungslinie abzeichnet und der geographischen Darstellung,
mit einer Periode in der Grössenordnung von einem Jahr, wobei diese Baugruppe die
Bewegungen der Erde in bezug auf die Sonne simuliert, wobei die genannte relative
Verschiebung bezüglich einer Periode von einem Jahr eine Oszillation mit einer Amplitude
von ± 23,5 Grad enthält,
wobei die Motorbaugruppe derart aufgebaut ist, dass die geographische Darstellung
eine fortgesetzte und regelmässige Bewegung in bezug auf die Zeitmarkierung mit einer
Periode von genau 24 Stunden ausführt,
dadurch gekennzeichnet,
dass die geographische Darstellung die Zeitzonen der Kugel zeigt und Anzeigezeichen
trägt, von denen jedes auf einem Meridian liegt, der die lokale Zeit einer der genannten
Zeitzonen bestimmt,
dass die Zeitmarkierung ein starres Teil ist, das langgezogene Zeitelemente enthält,
welche die genannte sichtbare Oberfläche bedecken und sich in der Richtung der Meridiane
auf einer ausreichenden Länge erstrecken, um visuell mit den Anzeigezeichen zu kooperieren,
wobei eines der Zeitelemente auf 12 Uhr angeordnet ist und mit der Geraden, welche
die Polachse dei Kugel darstellt, eine Ebene, die sogenannte Sonnenebene, bestimmt,
dass in der genannten Oszillation mit einer Amplitude von ± 23,5 Grad:
eine Gerade rechtwinklig zur Dämmerungsebene durch den Mittelpunkt der Polachse in
der Sonnenebene bleibt, welche in bezug auf die Basis fest ist, und sich die Oszillation
zwischen dieser Geraden und der Polachse ereignet,
oder die Dämmerungsebene in bezug auf die Basis fest ist und die Rechtwinklige zu
dieser Ebene durch den Mittelpunkt in der Sonnenebene enthalten ist, welche um diese
Gerade oszilliert und die Polachse um eine Gerade der Dämmerungsebene dreht.
2. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die erste relative Verschiebung
zwischen der geographischen Darstellung und der Dämmerungslinie normalerweise regelmässig
ist mit einer Periode von 365 mal 24 Stunden, und dass diese Periode alle vier Jahre
auf 366 mal 24 Stunden geändert werden kann.
3. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Substrat ein starrer Körper
mit einer axialsymmetrischen Form ist, der mit einer Antriebswelle verbunden ist,
die nach der Polachse der geographischen Darstellung orientiert ist,
die Zeitmarkierung ein anderer starrer Körper ist, koaxial zum Substrat, montiert
auf der genannten Welle, so dass sie in bezug auf ihn drehen kann,
die genannte Welle durch einen Sockel geführt ist, der auf der Basis montiert ist
und die Zeitmarkierung trägt,
das Visualisierungsmittel der Dämmerungslinie wie auch ein Visualisierungsmittel der
genannten Anzeigezeichen, die beide durch Aussenden von Licht funktionieren, im Inneren
des Substrats montiert sind.
4. Uhrwerk nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass
die Zeitmarkierung mit dem Sockel verbunden ist,
letzterer in bezug auf die Basis um eine zur genannten Sonnenebene rechtwinklige Achse
schwenkbar montiert ist, mit der genannten Periode von einem Jahr
und das Visualisierungsmittel der Dämmerungslinie eine Lichtquelle ist, die auf einer
Seite eines Schirms angeordnet ist, der im Inneren des Substrats leichtgängig um eine
Achse getragen ist, die ebenfalls rechtwinklig zur Sonnenebene ist und mit einem Gegengewicht
ausgestattet, das diese Ausrüstung in einer festen Orientierung in bezug auf die Basis
hält, wenn der Sockel um seine eigene Achse oszilliert.
5. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Substrat ein starrer Körper
mit einer axialsymmetrischen Form ist, der mit einer Antriebswelle verbunden ist,
die nach der Polachse der geographischen Darstellung orientiert ist,
die Zeitmarkierung ein anderer starrer Körper ist, koaxial zum Substrat, montiert
auf der genannten Welle, so dass sie in bezug auf ihn drehen kann,
die genannte Welle durch einen Sockel geführt ist, der auf der Basis montiert ist
und die Zeitmarkierung trägt,
der Sockel zu einer rotierenden Bewegung in bezug auf die Basis um eine vertikale
Achse angetrieben ist und die Welle des Substrats unter einem Winkel von 23,5 Grad
in bezug auf die genannte Vertikale führt, die Rotationsachse des Sockels die Achse
der Welle im Mittelpunkt des Substrats schneidet,
das Visualisierungsmittel der Dämmerungslinie in bezug auf die Basis fest ist,
und die Zeitmarkierung derart geführt ist, dass die horizontale Linie, die rechtwinklig
zur Dämmerungsebene ist und durch das Zentrum der Kugel geht, ständig in der Sonnenebene
liegt.
6. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die sichtbare Oberfläche des
Substrats eben oder gekrümmt ist, die geographische Darstellung derart ist, dass die
Meridiane gerade, parallele Linien sind, die Zeitmarkierung fest ist und Zeitelemente
enthält, die geradlinig, parallel und den Meridianen überlagert sind, das Visualisierungsmittel
der Dämmerungslinie durch ein Netz von Zellen aufgebaut ist, die fähig sind, einen
angeregten und einen nicht angeregten Zustand einzunehmen; diese Zellen sind in der
geographischen Darstellung versenkt und durch ein Programm gesteuert.
7. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Substrat ein starrer Körper
mit einer axialsymmetrischen Form ist, der mit einer Antriebswelle verbunden ist,
die nach der Polachse der geographischen Darstellung orientiert ist, und die Zeitmarkierung
aus einem Kragen gebildet ist, der die genannte Welle umgibt und aus einer bestimmten
Anzahl transparenter Tafeln, die hochkant und radial auf dem Kragen angeordnet, in
regelmässig gewählten Richtungen um die Welle herum orientiert sind, wobei die Ränder
der genannten Tafeln gegenüber der Aussenoberfläche des Substrats angeordnet sind
und die genannten Zeitelemente bilden und der Kragen eine Zeiteinteilung in 24 Stunden
aufweist, mit welcher die genannten Zeitelemente in Beziehung stehen.
8. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Substrat ein starrer Körper
mit einer axialsymmetrischen Form ist, der mit einer Antriebswelle verbunden ist,
die nach der Polachse der geographischen Darstellung orientiert ist, und die Zeitmarkierung
ein anderer starrer Körper ist, der eine Schale aus transparentem Material enthält,
welche die Form eines Teils des genannten steifen axialsymmetrischen Körpers hat,
der mit dem Körper derart verbunden ist, dass er um die genannte Welle drehen kann,
und ein Kragen, der koaxial zur Schale ist, wobei letztere sichtbare Linien aufweist,
welche die genannten Zeitelemente bilden und der Kragen eine Zeiteinteilung von 24
Stunden aufweist, mit welcher die genannten Zeitelemente in Beziehung stehen.
9. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzeigebaugruppe unter anderem
ein Anzeigemittel des Datumswechsels enthält, das gegenüber den Anzeigezeichen die
Zeitzonen, die das neue Datum passiert haben, von jenen unterscheidet, die noch auf
dem alten Datum sind.
10. Uhrwerk nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Anzeigemittel des Datumswechsels
eine Serie von Unterscheidungsorganen enthält, von denen jedes in dem Moment einen
sichtbaren Zustandswechsel ausführt, wenn die lokale Zeit einer bestimmten Zeitzone
das Zeitelement von 24/0 Stunden passiert und dass alle die genannten Unterscheidungsorgane
den Zustandswechsel umgekehrt ausführen im Moment, in dem die Zeitzone, welche den
Datumswechselmeridian enthält, das Zeitelement von 24/0 Stunden passiert.
11. Uhrwerk nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die genannten Unterscheidungsorgane
auf der Zeitmarkierung, auf einem die Zeitmarkierung tragenden Sockel oder auf der
genannten sichtbaren Oberfläche des Substrats verteilt sind.
12. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mit dem Substrat verbundenen
Visualisierungsmittel auf einen Befehl ansprechende Mittel zur selektiven Aktivierung
enthalten, die fähig sind, vorbestimmte Punkte auf der genannten geographischen Darstellung
anzuregen und so eine Strecke erscheinen zu lassen.
13. Uhrwerk nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass es ein zusätzliches Bewegungsmittel
enthält, das es erlaubt, die Basis und die auf ihr montierten Bestandteile in einer
Gesamtbewegung um eine vertikale Achse in bezug auf einen Fuss, der fest ist, drehen
zu lassen, wobei diese Bewegung von Hand oder durch einen Motor, dessen Amplitude
beliebig variabel ist, gesteuert werden kann.
1. Horometric device comprising on a base:
• a substrate with a visible surface bearing a geographic representation of the terrestrial
globe and the marking of meridians,
• a time guide-mark graduated into hours, placed in juxtaposition with said visible
surface,
• a display means able to make appear on said visible surface a crepuscular line representing
the limits of the illuminated zones and the dark zones of the globe,
• a motor assembly driven by a time base and producing relative displacements, actual
or simulated, on the one hand between the geographic representation and the time guide-mark
with a period of 24 hours, and, on the other hand, between the imaginary plane, said
crepuscular plane in which said crepuscular line lies, and the geographic representation,
with a period on the order of one year, this assembly simulating the movements of
the earth with respect to the sun, the said relative displacement at a period of one
year comprising an oscillation with an amplitude of + / - 23.5 degrees,
the motor assembly being arranged in such a way that the geographic representation
carries out a continuous and regular movement with respect to the time guide-mark
with a period of exactly 24 hours,
characterised
• in that the geographic representation shows the time zones of the globe, and bears
indicating symbols each situated on a meridian determining the local time of one of
said time zones,
• in that the time guide-mark is a rigid body which comprises elongated time elements,
covering said visible surface and extending in the direction of the meridians over
a length sufficient to co-operate visually with the indicating symbols, one of the
time elements being placed on 12 o'clock and determining with the straight line which
represents the polar axis of the globe a plane called the solar plane,
• in that in said oscillation with an amplitude of ± 23.5 degrees:
- a straight line perpendicular to the crepuscular plane through the central point
of the polar axis lies in the solar plane, this solar plane being stationary with
respect to the base and the oscillation being produced between this straight line
and the axis of the poles,
- or, the crepuscular plane being fixed with respect to the base and the perpendicular
to this plane through the central point being contained in the solar plane, this solar
plane oscillates about this straight line and the axis of the poles turns about a
straight line of the crepuscular plane.
2. Device according to claim 1, characterised in that the first relative displacement
between the geographic representation and the crepuscular line is normally regular
with a period of 365 times 24 hours, and in that this period can be modified to 366
times 24 hours every four years.
3. Device according to claim 1, characterised in that the substrate is a rigid body having
an axially symmetrical shape, integral with a drive arbour oriented along the polar
axis of the geographic representation,
• the time guide-mark is another rigid body, coaxial to the substrate, mounted on
said arbour in such a way as to be able to turn with respect thereto,
• said arbour is guided by a socle mounted on the base and supporting the time guide-mark,
• and the display means for the crepuscular line as well as the display means for
said indicating symbols, both functioning by light emission, are mounted inside the
substrate.
4. Device according to claim 3, characterised in that
• the time guide-mark is integral with the socle,
• the latter is mounted pivoting with respect to the base about an axis perpendicular
to said solar plane, with said period of one year,
• and the means of displaying the crepuscular line is a light source equipped on one
side with a screen, the source supported freely on the inside of the substrate about
an axis likewise perpendicular to the solar plane, and equipped with a counterweight
which keeps this equipment in a fixed orientation with respect to the base when the
socle oscillates about its own axis.
5. Device according to claim 1, characterised in that the substrate is a rigid body having
an axially symmetrical shape, integral with a drive arbour oriented along the polar
axis of the geographic representation,
• the time guide-mark is another rigid body, coaxial to the substrate, mounted on
said arbour so as to be able to turn with respect thereto,
• said arbour is guided by a socle mounted on the base and supporting the time guide-mark,
• the socle is driven in rotation with respect to the base about a vertical axis,
and guides the arbour of the substrate at an angle of 23.5 degrees with respect to
said vertical axis, the axis of rotation of the socle cutting through the axis of
the arbour at the central point of the substrate,
• the means to display the crepuscular line is fixed with respect to the base, and
the time guide-mark is guided in such a way that the horizontal line perpendicular
to the crepuscular plane and passing through the centre of the globe is continuously
contained in the solar plane.
6. Device according to claim 1, characterised in that the visible surface of the substrate
is flat or curved, the geographic representation is such that the meridians are straight,
parallel lines, the time guide-mark is fixed and comprises rectilinear time elements,
parallel and superimposed on the meridians, the means of display of the crepuscular
line is constituted by a network of cells able to take on an excited state and a non-excited
state, these cells being sunk into the geographic representation and controlled by
a program.
7. Device according to claim 1, characterised in that the substrate is a rigid body having
an axially symmetrical shape, integral with the drive arbour oriented according to
the polar axis of the geographic representation, and the time guide-mark is formed
by a collar surrounding said arbour and by a predetermined number of transparent plates
placed on edge and radially on the collar, the plates oriented in regularly selected
directions around the arbour, the edges of said plates situated facing the outer surface
of the substrate forming said time elements and the collar having a 24-hour time graduation
with which said time elements correspond.
8. Device according to claim 1, characterised in that the substrate is a rigid body having
an axially symmetrical shape, integral with the drive arbour oriented according to
the polar axis of the geographic representation, and the time guide-mark is another
rigid body comprising a shell of transparent material having the shape of a part of
said axially symmetrical rigid body, the shell engaged on this body in such a way
as to be able to turn about said arbour, and a collar coaxial to the shell, the latter
having visible lines which form said time elements and the collar having a 24-hour
time graduation with which said time elements correspond.
9. Device according to claim 1, characterised in that the display assembly further comprises
a means to indicate the change of date differentiating, with regard to the indicating
symbols, the time zones which have passed over to the new date with respect to those
which are still at the old date.
10. Device according to claim 9, characterised in that the date change indicator means
comprises a series of differentiating elements each of which undergoes a visible change
of state at the moment where the local time of a given time zone passes the 24/0 hour
element, all the said differentiating elements undergoing the reverse change of state
at the moment where the time zone containing the date change meridian passes the 24/0
hour element.
11. Device according to claim 10, characterised in that the said differentiating elements
are distributed on the time guide-mark, on a socle supporting the time guide-mark
or on said visible surface of the substrate.
12. Device according to claim 1, characterised in that the display means associated with
the substrate include means of selective activation responding to a command, the means
being capable of exciting predetermined points on the said geographic representation
thus making a route appear.
13. Device according to claim 1, characterised in that it comprises a supplementary displacement
means allowing the base to rotate and the components mounted thereon in a joint movement
about a vertical axis with respect to a foot which is fixed, it being possible to
command this movement by hand or by a motor, and its amplitude being variable at will.