[0001] L'invention concerne les capteurs à oxygène linéaire qui sont par exemple utilisés
dans les moteurs à combustion interne pour mesurer la concentration d'oxygène dans
les gaz d'échappement et, plus particulièrement, un procédé et un système pour surveiller
le fonctionnement et le vieillissement d'un capteur à oxygène à réponse linéaire.
[0002] Dans les moteurs fonctionnant en mélange pauvre en carburant, il est connu d'utiliser
des systèmes pour modifier la quantité de carburant qui est injectée dans un moteur
en fonction de la composition des gaz d'échappement et, plus particulièrement, de
la teneur en oxygène de ces gaz. A cet effet, la teneur ou concentration en oxygène
est mesurée à l'aide d'une sonde à réponse linéaire dite sonde UEGO, UEGO étant l'acronyme
anglo-saxon pour "Universal Exhaust Gas Oxygen". Une telle sonde est disposée en amont
du pot d'échappement catalytique qui traite les gaz d'échappement et le signal fourni
par cette sonde sert à modifier la quantité de carburant qui est injectée dans les
cylindres du moteur.
[0003] Si l'information fournie par cette sonde n'est pas fiable, le moteur fonctionnera
à une richesse définie comme étant le rapport carburant/air, qui est erronée, ce qui
engendrera des émissions supplémentaires d'oxydes d'azote (NO
x), des ratés de combustion et des émissions supplémentaires d'hydrocarbures (HC).
Il est donc important de connaître l'état de la sonde à oxygène de manière à en tenir
compte, soit en corrigeant les mesures, soit en remplaçant la sonde.
[0004] Certains procédés connus pour diagnostiquer la dégradation d'une sonde à oxygène
linéaire présentent l'inconvénient d'être aussi sensibles aux dégradations d'autres
organes qui ont une influence sur la richesse du mélange carburant/air, ce qui fausse
le diagnostic relatif à la sonde.
[0005] Pour d'autres procédés de diagnostic de dégradation de la sonde, le diagnostic porte
sur la réponse dynamique de la sonde, c'est-à-dire un diagnostic basé sur un effet
secondaire de la dégradation qui ne permet pas un recalage de la caractéristique statique.
[0006] Le but de la présente invention est donc de mettre en oeuvre un procédé et de réaliser
un système de diagnostic de l'état d'une sonde à oxygène linéaire qui vérifie la caractéristique
statique de la sonde, recale le zéro et la pente de cette caractéristique et indique
une panne de la sonde.
[0007] L'invention concerne un procédé de surveillance du fonctionnement et du vieillissement
d'un capteur à oxygène à réponse linéaire disposé en amont d'un pot catalytique d'un
moteur à combustion interne à injection de carburant qui comprend les étapes suivantes
consistant à :
- (A)
- détecter la coupure d'injection du carburant,
- (B)
- ouvrir l'entrée d'air pour obtenir un excès d'air,
- (C)
- mesurer périodiquement la richesse du mélange gazeux à l'entrée du pot catalytique
à l'aide du capteur,
- (D)
- calculer la richesse moyenne Rm des valeurs mesurées,
- (E)
- comparer la valeur (1 - Rm) à deux seuils Smax, Smin et fournir un signal d'alarme AL lorsque la valeur (1 - Rm) n'est pas comprise entre les deux seuils Smax, Smin.
[0008] Dans une variante, une étape supplémentaire consiste à :
- (F)
- modifier la pente de la courbe caractéristique de la richesse R en fonction du courant
I du capteur par un coefficient (1 - Rm).
[0009] Dans une autre variante, des étapes supplémentaires permettent de recaler la valeur
de zéro de la courbe caractéristique du capteur à oxygène linéaire. L'invention sera
mieux comprise à la lecture de la description suivante d'un exemple particulier de
réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints dans
lesquels :
- la figure 1 est un schéma simplifié d'un moteur à injection à allumage commandé comprenant
les éléments qui permettent de mettre en oeuvre l'invention,
- la figure 2 est un schéma fonctionnel d'un système qui permet d'élaborer un signal
d'alarme lorsqu'on détecte que la sonde est défectueuse,
- la figure 3 est un diagramme montrant la courbe décrivant la variation du courant
de la sonde en fonction de la richesse R du mélange carburant/air,
- la figure 4 est un diagramme décrivant les étapes du procédé qui permettent d'estimer
la richesse moyenne dans des conditions déterminées et de modifier les pentes de la
courbe de la figure 3,
- la figure 5 est un diagramme montrant schématiquement les courbes de variation des
concentrations d'hydrocarbures [HC] et d'oxydes d'azote [NOx] en fonction de la richesse du mélange carburant/air,
- la figure 6 est un schéma fonctionnel d'un système selon l'invention permettant de
recaler la valeur de zéro de la courbe de la figure 3, et
- la figure 7 est un diagramme décrivant les étapes du procédé qui permettent de recaler
la valeur du zéro de la courbe de la figure 3.
[0010] L'invention s'applique à un moteur à injection à allumage commandé fonctionnant en
mélange pauvre, c'est-à-dire avec un excès d'oxygène par rapport au mélange stoechiométrique
qui correspond à une richesse R égale à l'unité (figure 3). Dans un tel moteur, la
richesse du mélange carburant/air doit être maintenue à une valeur R
d inférieure à l'unité qui correspond à une valeur minimale des émissions d'hydrocarbures
(HC) et d'oxydes d'azote (NO
x) (figure 5). A cet effet, le carburant est injecté dans les cylindres du moteur 10
par des injecteurs 12 tandis que l'air est amené par un conduit d'admission 14 comportant
un papillon de réglage 16. Les gaz d'échappement résultant de la combustion du mélange
carburant/air dans les cylindres du moteur 10 sont évacués vers l'extérieur par un
conduit d'échappement 18 équipé d'un pot catalytique 20.
[0011] Une sonde à oxygène 22 est placée dans le conduit d'échappement 18 en amont du pot
catalytique 20 et fournit un signal électrique, courant ou tension (figure 3), dont
l'amplitude est proportionnelle à la concentration en oxygène dans les gaz d'échappement.
Ce signal est appliqué à un calculateur 24 qui détermine les durées d'ouverture des
injecteurs 12 pour que la richesse du mélange carburant/air se maintienne à une valeur
déterminée R
d (figure 5) quelle que soit la vitesse de rotation du moteur. Le calculateur 24 fournit
les signaux électriques de commande des injecteurs pour obtenir ces durées.
[0012] Pour mettre en oeuvre l'invention, le papillon 16 doit être motorisé et son ouverture
complète est obtenue par un signal électrique fourni par le calculateur 24 de manière
à permettre une entrée d'air maximale. Dans le cas où le papillon 16 n'est pas motorisé,
il doit être prévu un conduit 26 en parallèle sur le papillon 16 et équipé d'une vanne
d'air additionnelle 28 dont l'ouverture est obtenue par le signal électrique d'ouverture
fourni par le calculateur 24.
[0013] A titre optionnel, le conduit d'échappement 18 en aval du pot catalytique 20 est
équipé d'une sonde à oxygène non linéaire 30, appelée sonde "lambda" ou encore sonde
EGO, cet acronyme correspondant à l'expression anglo-saxonne "Exhaust Gas Oxygen".
Cette sonde fournit un signal électrique lorsque les conditions de stoechiométrie
à la sortie du pot catalytique 20 ne sont pas remplies. Le signal électrique de sortie
de cette sonde 30 est appliqué notamment au calculateur 24 et sera utilisé pour recaler
la valeur de zéro de la courbe de la figure 3.
[0014] Lorsque l'invention n'est pas mise en oeuvre, la tension ou le courant de sortie
de la sonde linéaire 22 est transformé (40, figure 2) en une valeur de richesse R
qui est utilisée par le calculateur 24 pour déterminer les durées d'injection. Lorsque
l'invention est mise en oeuvre, les valeurs de richesse R sont traitées (42) pour
en estimer la richesse moyenne R
m lorsque les injecteurs ne sont pas alimentés et qu'il y a un excès d'air dans le
conduit d'admission 14.
[0015] Le terme (1 - R
m) est comparé à deux seuils S
max et S
min dans un comparateur 44 qui déterminent une zone de fonctionnement normal de la sonde
22. En dehors de cette zone, la sonde 22 est considérée comme défectueuse et le comparateur
44 fournit un signal d'alarme AL.
[0016] Pour estimer la richesse moyenne R
m, le calculateur 24 est convenablement programmé pour effectuer les opérations ou
étapes suivantes à partir d'une position de départ 50 consistant à :
(a) - détecter (52) la coupure de l'injection de carburant,
(b) - ouvrir (54) le papillon 16 ou 28 si la condition de l'étape (a) est remplie,
(c) - mesurer (56) la richesse R,
(d) - calculer (58) l'écart-type σr de la mesure de richesse R,
(e) - déterminer (60) si l'écart-type σr est inférieur à un seuil σs et si la durée T des mesures effectuées est supérieure à un premier seuil Tsta.
Si ces deux conditions sont remplies, passage à l'étape suivante (f), sinon retour
à l'étape (d),
(f) - calculer (62) la moyenne Rm, de la richesse et l'écart-type σm de la moyenne Rm,
(g) - déterminer (64) si la durée T des mesures est supérieure à un deuxième seuil
Tmes,
(h) - déterminer (66) si l'écart-type σm de la moyenne de la richesse est inférieur à σsm ;
Si la condition est remplie, passage à l'étape suivante (i), sinon retour à l'étape
(a),
(i) - retenir la valeur Rm de la moyenne calculée par l'étape (f),
C'est la valeur (1 - Rm) qui est comparée à Smin et Smax dans le comparateur 44 pour déterminer s'il y a lieu de fournir un signal d'alarme
AL.
[0017] Les étapes (d) à (h) peuvent être considérées comme des étapes intermédiaires regroupées
sous l'étape générique suivante consistant à :
- calculer la richesse moyenne Rm des valeurs mesurées.
[0018] Selon l'invention, la valeur de R
m retenue par l'étape (i) peut être utilisée pour modifier la pente des droites constituant
la courbe de la figure 3. Cette modification peut être réalisée en modifiant les valeurs
de correspondance fournies par le circuit de cartographie 40 (figure 2) entre le courant
ou la tension mesurés par la sonde linéaire et la richesse R. Cette modification ou
adaptation est obtenue en multipliant chaque valeur de la cartographie par un coefficient
ou gain G qui est défini à partir de R
m. La cartographie de base peut être représentée par la formulation suivante pour le
point de rang k :
R(k) = 1 - Carto (I(k))
telle que
I = 0 → Carto = 0
I < 0 → Carto < 0
I > 0 → Carto > 0
[0019] Le recalage de la pente des droites est donnée par la formulation suivante :

soit R(k) = 1 - (1 - R
m)
-1 x Carto (I(k))
[0020] Pour éviter que le recalage de la pente soit directement proportionnel à R
m, l'invention prévoit un filtrage (70, figure 4) de la valeur de R
m donnée par l'étape (68),
par exemple R
mf(k+1) = (1-x)R
mf(k)+x.R
m(k), x étant le coefficient de filtrage, R
mf étant la valeur de sortie du filtre et R
m étant la valeur d'entrée du filtre. L'invention prévoit également le recalage du
zéro de la courbe au point R = 1, ce recalage étant effectué avant la modification
de la pente des droites. A cet effet, le moteur doit fonctionner aux conditions de
stoechiométrie pendant un certain temps T
sto de manière à pouvoir ensuite mesurer la valeur moyenne du décalage R
o permettant d'annuler l'erreur entre le signal fourni par la sonde EGO 30 par rapport
au signal attendu pour un fonctionnement stoechiométrique. C'est cette valeur moyenne
de R
o notée R
om qui détermine le recalage de zéro.
[0021] Le schéma de la figure 6 montre les éléments fonctionnels à mettre en oeuvre pour
effectuer le recalage du zéro, ces éléments ayant pour but d'obtenir un fonctionnement
du moteur aux conditions stoechiométriques. A cet effet, la sonde EGO 30 est connectée
à un soustracteur 118 qui soustrait l'amplitude du signal de sortie à un seuil S correspondant
à l'amplitude du signal de sortie de la sonde pour un fonctionnement stoechiométrique.
Le signal différentiel est appliqué à un dispositif amplificateur du type Proportionnel-Intégral-Différentiel
(P.I.D.) 110 dont le signal de sortie est appliqué à un dispositif générateur de consigne
122 par l'intermédiaire d'un interrupteur 112 qui permet d'activer ou non la boucle
selon que le moteur fonctionne en régime stoechiométrique ou non. Le générateur de
consigne 122 ajoute le décalage de richesse R
o à la valeur de consigne stoechiométrique. Pour un fonctionnement en mélange pauvre,
le signal de sortie de la sonde UEGO 22 est transformé en valeur de richesse R par
le circuit 40, puis est appliqué à un dispositif contrôleur de richesse 126 par l'intermédiaire
d'un soustracteur 124 qui reçoit le signal de consigne de richesse du générateur 122.
Le signal différence, fourni par le soustracteur 124, est appliqué au dispositif contrôleur
de richesse 126 qui détermine la variation de richesse à obtenir par rapport au signal
de consigne, variation qui est ajoutée au signal de consigne dans un additionneur
128.
[0022] Le signal de richesse fourni par l'additionneur 128 est appliqué à un dispositif
130 qui détermine les durées d'injection dans les injecteurs du moteur 10.
[0023] Pour réaliser le recalage du zéro, l'invention prévoit d'effectuer des mesures des
signaux fournis par les sondes 22 et 30 et par le dispositif P.I.D. 110 et d'effectuer
des calculs sur ces mesures, le tout étant effectué par un dispositif 132. Ce dernier
fournit le signal S pour le soustracteur 118 et le signal de commande de l'interrupteur
de boucle 112.
[0024] Le diagramme de la figure 7 indique les différentes étapes du procédé, à partir d'une
position de départ 80, consistant à :
- (I) -
- détecter (82) le fonctionnement du moteur dans les conditions stoechiométriques, Si
le résultat est négatif, retour au départ (80) ;
Si le résultat est positif, passage à l'étape suivante.
- (II) -
- mesurer (84) la richesse R par la sonde linéaire 22,
- (III) -
- Calculer (86) l'écart-type a de la mesure R,
- (IV) -
- déterminer (88) si les deux conditions suivantes sont remplies simultanément :
- l'écart type a est inférieur à un seuil au,
- la durée T des mesures est supérieure à un seuil Tu,
Si les conditions ne sont pas remplies, retour à l'étape précédente (III) ;
Si les conditions sont remplies, passage à l'étape suivante ;
- (V) -
- activer (90) le contrôleur 110 du type Proportionnel-Intégral-Différentiel en fermant
l'interrupteur 112.
- (VI) -
- mesurer (92) la tension VEGO fournie par la sonde EGO 30,
- (VII) -
- calculer (94) l'écart-type σEGO de la tension VEGO,
- (VIII) -
- déterminer (96) si les deux conditions suivantes sont remplies simultanément :
. l'écart type σEGO est inférieur à un seuil σe,
. la durée T des mesures est supérieure à un seuil Te,
Si les deux conditions ne sont pas remplies, retour à l'étape précédente (VII) ;
Si les deux conditions sont remplies, passage à l'étape suivante,
- (IX) -
- calculer (98) la valeur moyenne Rom de la richesse R0 appliquée au générateur de consigne 122 et l'écart-type σEGO de la tension VEGO,
- (X) -
- déterminer (100) si la durée T des mesures est supérieure à un senti T0,
Si la condition n'est pas remplie, retour à l'étape précédente (IX),
Si la condition est remplie, passage à l'étape suivante,
- (XI) -
- déterminer (102) si l'écart-type σEGO est inférieur au seuil σe,
Si la condition n'est pas remplie, retour à l'étape (I),
Si la condition est remplie, passage à l'étape suivante,
- (XII) -
- Retenir (104) la valeur moyenne Rom comme valeur de recalage de zéro de la courbe de la figure 3,
c'est cette valeur Rom qui est disponible sur le conducteur 134 pour être utilisée dans le dispositif 40.
[0025] La formule (1) devient alors avec ce recalage :

[0026] Le recalage du zéro de la caractéristique de la sonde à oxygène linéaire 22 a été
décrit en relation avec les figures 6 et 7, la figure 6 montrant le schéma du dispositif
et la figure 7 montrant les étapes du procédé. Les éléments fonctionnels du dispositif
de la figure 6 sont en fait réalisés par le calculateur 24 (figure 1) à l'aide d'une
programmation appropriée, ce qui signifie que les éléments fonctionnels 110, 112,
118, 122, 124, 126, 128, 130, 132 font partie intégrante du calculateur 24.
[0027] La description détaillée qui vient d'être faite des procédés selon l'invention permet
de définir un procédé qui comprend les étapes suivantes consistant à :
- (A)
- détecter (52) la coupure d'injection du carburant,
- (B)
- ouvrir (54) l'entrée d'air (16, 28) pour obtenir un excès d'air,
- (C)
- mesurer (56) périodiquement R la richesse du mélange gazeux à l'entrée du pot catalytique
à l'aide du capteur,
- (D)
- calculer (58, 60, 62, 64, 66) la richesse moyenne Rm des valeurs mesurées,
- (E)
- comparer (44) la valeur (1 - Rm) à deux seuils Smax, Smin et fournir un signal d'alarme AL lorsque la valeur (1 - Rm) n'est pas comprise entre les deux seuils Smax, Smin.
[0028] L'étape (D) comprend les étapes intermédiaires suivantes consistant à :
- (D1)
- calculer (58) l'écart-type σr de la richesse mesurée,
- (D2)
- déterminer (60) si l'écart-type σr de la richesse mesurée est inférieure à un premier seuil σs et si la durée T des mesures est supérieure à une première valeur Tsta de stabilisation,
et passer à l'étape suivante (D3) si les deux conditions sont remplies simultanément ou retourner à l'étape C dans
le cas contraire,
- (D3)
- calculer (62) la richesse moyenne Rm et l'écart-type σm de cette valeur moyenne,
- (D4)
- déterminer (64) si la durée T des mesures est supérieure à une deuxième valeur Tmes et passer à l'étape suivante (D5) si la condition est remplie ou retourner à l'étape précédente (D3) dans le cas contraire,
- (D5)
- déterminer (66) si l'écart-type σm de la richesse moyenne Rm est inférieur à un deuxième seuil σsm et passer à l'étape suivante (E) si la condition est remplie ou retourner à l'étape
(A) dans le cas contraire.
[0029] Dans une variante pour modifier la pente de la caractéristique, l'invention prévoit
l'étape supplémentaire suivante consistant à :
- (F)
- modifier la pente de la courbe caractéristique de la richesse R en fonction du courant
I du capteur (22) par un coefficient (1 - Rm).
[0030] Dans une autre variante, pour recaler le zéro de la caractéristique, l'invention
prévoit les étapes supplémentaires suivantes consistant à :
- (G)
- détecter (82) le fonctionnement du moteur (10) dans des conditions stoechiométriques,
- (H)
- vérifier (84) si la richesse R du mélange gazeux mesurée à l'entrée du pot catalytique
(20) à l'aide du capteur linéaire (22) est voisine de l'unité pendant un certain temps
Tm,
- (I)
- activer (90) la boucle (90, 110, 112, 118) pour maintenir le fonctionnement aux conditions
stoechiométriques R = 1 à partir des signaux VEGO fournis par un capteur à oxygène non linéaire (30),
- (J)
- vérifier (92, 94, 96, 100, 102) si la valeur des signaux VEGO fournis par le capteur à oxygène non linéaire (30) est voisine d'une valeur médiane
S correspondant aux conditions stoechiométriques pendant un certain temps Te,
- (K)
- mesurer (98) la valeur du signal Rom fourni par la boucle de maintien aux conditions stoechiométriques,
- (L)
- calculer la valeur moyenne Rom du signal de boucle,
- (M)
- retenir la valeur moyenne Rom du signal de boucle si l'écart-type σEGO des valeurs des signaux VEGO est inférieure à un seuil σe et si la durée T des mesures est supérieure à une valeur T0,
- (N)
- déplacer le zéro de la courbe caractéristique de la richesse R en fonction du courant
I du capteur (22) par la valeur Rom.
[0031] L'étape (H) comprend les étapes intermédiaires suivantes consistant à :
- (H1)
- mesurer (84) périodiquement la richesse R du mélange gazeux à l'entrée du pot catalytique
(20),
- (H2)
- calculer l'écart-type a de cette mesure de la richesse R,
- (H3)
- déterminer si l'écart-type σ est inférieur à un troisième seuil σu et si la durée T des mesures est supérieure à une troisième valeur Tu et passer à l'étape suivante I si les deux conditions sont remplies ou retourner
à l'étape (H1) dans le cas contraire.
[0032] De manière similaire, l'étape (J) comprend les étapes intermédiaires suivantes consistant
à :
- (J1)
- mesurer (92) périodiquement la valeur des signaux VEGO,
- (J2)
- calculer (94) l'écart-type σEGO de la mesure de la valeur VEGO,
- (J3)
- déterminer si l'écart-type σEGO est inférieur au seuil σe et si la durée T des mesures est supérieure à une valeur σe et passer à l'étape suivante si les deux conditions sont remplies ou retourner à
l'étape (J2) dans le cas contraire.
[0033] L'étape (M) comprend les étapes intermédiaires suivantes :
- (M1)
- déterminer si la durée T des calculs de la valeur moyenne Rom du signal de boucle est supérieure à une valeur T0 et passer à l'étape suivante (M2) si la condition est remplie ou retourner à l'étape (J2) dans le cas contraire,
- (M2)
- déterminer si l'écart-type σEGO est inférieur à un seuil σe et passer à l'étape suivante N si la condition est remplie ou retourner à l'étape
G dans le cas contraire.
1. Procédé de surveillance du fonctionnement et du vieillissement d'un capteur (22) à
oxygène à réponse linéaire disposé en amont d'un pot catalytique (20) d'un moteur
(10) à combustion interne à injection de carburant qui comprend les étapes suivantes
consistant à :
(A) détecter (52) la coupure d'injection du carburant,
(B) ouvrir (54) l'entrée d'air (16, 28) pour obtenir un excès d'air,
(C) mesurer (56) périodiquement (R) la richesse du mélange gazeux à l'entrée du
pot catalytique à l'aide du capteur,
(D) calculer (58, 60, 62, 64, 66) la richesse moyenne (Rm) des valeurs mesurées,
(E) comparer (44) la valeur (1 - Rm) à deux seuils (smax, Smin) et fournir un signal d'alarme (AL) lorsque la valeur (1 - Rm) n'est pas comprise entre les deux seuils (smax, Smin).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape (D) comprend les étapes
intermédiaires suivantes consistant à :
(D1) calculer (58) l'écart-type (σr) de la richesse mesurée,
(D2) déterminer (60) si l'écart-type (σr) de la richesse mesurée est inférieure à un premier seuil (σs) et si la durée (T) des mesures est supérieure à une première valeur (Tsta) de stabilisation,
et passer à l'étape suivante (D3) si les deux conditions sont remplies simultanément ou retourner à l'étape (C) dans
le cas contraire,
(D3) calculer (62) la richesse moyenne (Rm) et l'écart-type (σm) de cette valeur moyenne,
(D4) déterminer (64) si la durée (T) des mesures est supérieure à une deuxième valeur
(Tmes) et passer à l'étape suivante (D5) si la condition est remplie ou retourner à l'étape précédente (D3) dans le cas contraire,
(D5) déterminer (66) si l'écart-type (σm) de la richesse moyenne (Rm) est inférieur à un deuxième seuil (σsm) et passer à l'étape suivante (E) si la condition est remplie ou retourner à l'étape
(A) dans le cas contraire.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape supplémentaire
suivante consistant à :
(F) modifier la pente de la courbe caractéristique de la richesse (R) en fonction
du courant (I) du capteur (22) par un coefficient (1 - Rm).
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'étape (F) comprend une étape
consistant à filtrer la valeur de la richesse moyenne (Rm) avant de modifier la pente par le coefficient (1 - Rm).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes 1 à 4, caractérisé en
ce qu'il comprend les étapes supplémentaires suivantes consistant à :
(G) détecter (82) le fonctionnement du moteur (10) dans des conditions stoechiométriques,
(H) vérifier (84) si la richesse (R) du mélange gazeux mesurée à l'entrée du pot
catalytique (20) à l'aide du capteur linéaire (22) est voisine de l'unité pendant
un certain temps (Tm),
(I) activer (90) la boucle (90, 110, 112, 118) pour maintenir le fonctionnement
aux conditions stoechiométriques (R = 1) à partir des signaux (VEGO) fournis par un capteur à oxygène non linéaire (30),
(J) vérifier (92, 94, 96, 100, 102) si la valeur des signaux (VEGO) fournis par le capteur à oxygène non linéaire (30) est voisine d'une valeur médiane
S correspondant aux conditions stoechiométriques pendant un certain temps (Te),
(K) mesurer (98) la valeur du signal (Rom) fourni par la boucle de maintien aux conditions stoechiométriques,
(L) calculer la valeur moyenne (Rom) du signal de boucle,
(M) retenir la valeur moyenne (Rom) du signal de boucle si l'écart-type (σEGO) des valeurs des signaux (VEGO) est inférieure à un seuil (σe) et si la durée (T) des mesures est supérieure à une valeur (T0),
(N) déplacer le zéro de la courbe caractéristique de la richesse (R) en fonction
du courant (I) du capteur (22) par la valeur (Rom).
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'étape (H) comprend les étapes
intermédiaires suivantes consistant à :
(H1) mesurer (84) périodiquement la richesse (R) du mélange gazeux à l'entrée du pot
catalytique (20),
(H2) calculer l'écart-type (σ) de cette mesure de la richesse R,
(H3) déterminer si l'écart-type (σ) est inférieur à un troisième seuil (σu) et si la durée (T) des mesures est supérieure à une troisième valeur (Tu) et passer à l'étape suivante (I) si les deux conditions sont remplies ou retourner
à l'étape (H1) dans le cas contraire.
7. Procédé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'étape (J) comprend
les étapes intermédiaires suivantes consistant à :
(J1) mesurer (92) périodiquement la valeur des signaux (VEGO),
(J2) calculer (94) l'écart-type (σEGO) de la mesure de la valeur (VEGO),
(J3) déterminer si l'écart-type (σEGO) est inférieur au seuil (σe) et si la durée (T) des mesures est supérieure à une valeur (σe) et passer à l'étape suivante si les deux conditions sont remplies ou retourner à
l'étape (J2) dans le cas contraire.
8. Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que l'étape M comprend les étapes
intermédiaires suivantes consistant à :
(M1) déterminer si la durée (T) des calculs de la valeur moyenne (Rom) du signal de boucle est supérieure à une valeur (T0) et passer à l'étape suivante (M2) si la condition est remplie ou retourner à l'étape (J2) dans le cas contraire,
(M2) déterminer si l'écart-type (σEGO) est inférieur à un seuil (σe) et passer à l'étape suivante N si la condition est remplie ou retourner à l'étape
G dans le cas contraire.