[0001] La présente invention concerne un dispositif permettant à une personne allongée sur
le dos de lire un livre, une revue, un magazine ou même un journal ouvert au dessus
d'elle sans avoir à le tenir à la main, le livre ou le magazine ouvert étant placé
au delà de la verticale, c'est à dire la face à lire inclinée vers le bas. Le dispositif
permet à la personne de tourner la page de façon très simple et, une fois tournée,
de la maintenir dans le plan du livre ou du magazine sans avoir à utiliser les mains,
qui peuvent alors être étendues le long du corps. Cette opération peut être effectuée
très facilement en utilisant les deux mains, mais elle peut l'être également en utilisant
une seule main.
[0002] On connaît plusieurs solutions partielles à ce problème, décrites dans un certain
nombre de brevets, en particulier :
- le brevet français n° 2 660 535 décrit une plaque transparente inclinée sur laquelle
on place le livre ouvert. Si on veut tourner la page, il faut soulever le livre derrière
le plaque, tourner la page et remettre le livre en place. C'est une opération fastidieuse,
surtout lorsqu'il faut la répéter à chaque page. Si le livre est éclairé par l'arrière,
on est gêné par le reflet de la lampe sur la plaque.
- le brevet français n° 2 703 888 décrit un dispositif où on appuie le livre ouvert
sur un cadre à claire voie munis de deux fils tendus. C'est un dispositif un peu léger
surtout si le livre est gros. Suivant la hauteur du livre, la position des fils n'est
pas forcément adaptée. On ne peut y disposer un magazine, les pages, trop fines, ne
sont pas bien maintenues.
- le brevet français n° 2 312 213 décrit un dispositif où le livre est fixé sur un cadre
et maintenu par une tige placée entre deux pages du livre ouvert, les pages étant
maintenues en place par un fil tendu à l'horizontale par un contrepoids. Là encore,
le dispositif est un peu léger. Si le papier est épais ou si le livre est gros, les
pages ne sont pas bien maintenues. Si au contraire le papier est mince ou si les pages
sont grandes, celles d'un magazine par exemple, le fil seul ne permet pas de les maintenir
à plat.
- le brevet français n° 2 465 438 décrit un dispositif où le livre est fixé ouvert à
une planchette munie de plots qui maintiennent la partie basse des pages, la partie
haute étant maintenue par un plot coulissant dans une fente oblique.
- le brevet français n° 2 260 068 décrit un dispositif un peu analogue, mais plus complexe
où la couverture du livre est maintenue par quatre plots et les pages ouvertes par
quatre autres plots situés sur les côtés et qui se manoeuvrent deux à deux. Pour tourner
une page il faut utiliser les deux mains et soulever successivement le plot gauche
puis le plot droit.
- le brevet européen n° EP 0 701 786 A1 décrit un dispositif voisin comportant des plots
maintenant les pages en haut et en bas.
- le brevet PCT n° WO 93/02592 décrit un dispositif tout à fait analogue où les plots
sont remplacés par un sorte de brosse qui coince les pages.
[0003] Les quatre dispositifs précédents présentent tous le même inconvénient à un degré
plus ou moins accentué: ils ne maintiennent les pages que par les côtés inférieurs
et supérieurs ou latéraux. La page ne reste droite que si le papier est suffisamment
rigide. En outre, il faut ajuster en hauteur la partie haute du dispositif pour l'adapter
à la taille de chaque livre.
- le brevet européen n° EP 0 601 510 A1 décrit un dispositif où la couverture du livre
ouvert est maintenue sur une plaque par deux montants, l'ensemble des pages étant
libres. On ouvre le livre à la page voulue et on le maintient ouvert en appliquant
une plaque transparente qu'on translate perpendiculairement au plan du livre grâce
à deux crémaillères latérales. Pour tourner la page il faut avancer l'ensemble de
la plaque ce qui peut être bruyant. De plus si l'éclairage est situé derrière la tête
du lecteur, celui-ci aura toujours plus ou moins dans l'oeil le reflet de la lampe
provenant de la réflexion de celle-ci sur la plaque transparente.
[0004] Ces réalisations sont complexes et souvent coûteuses, elles nécessitent parfois un
grand nombre de pièces pour être mises en oeuvre ou ne sont pas très faciles d'utilisation.
En particulier, l'installation du livre requiert dans tous les cas l'utilisation des
deux mains. Il se trouve d'ailleurs qu'aucun des dispositifs décrits ci-dessus bien
qu'étant divulgués depuis des temps plus ou moins longs n'est présent sur le marché.
[0005] La présente invention a notamment pour objectif de pallier ces différents inconvénients.
Plus précisément, l'invention a pour objectif de fournir un dispositif simple et peu
coûteux à la fabrication, dans lequel on insère de façon simple, d'une seule main,
un livre, un magazine ou un journal qu'on puisse lire en position couchée, sans qu'on
soit obligé de le tenir à la main, alors que le livre, le magazine ou le journal est
incliné au delà de la verticale.
[0006] Un deuxième objectif de l'invention est de tenir ouvert dans un plan incliné au delà
de la verticale le livre à la page qu'on souhaite lire.
[0007] Un troisième objectif est de rendre aisé, au besoin en opérant avec une seule main,
le fait de tourner la page.
[0008] Un quatrième objectif est que le même dispositif permette de lire un journal, également
en position couchée, sans avoir à le tenir à la main.
[0009] Un cinquième objectif est d'éviter de déranger la personne dormant à côté du lecteur
par l'éclairage nécessaire à ce dernier.
[0010] Un sixième objectif de l'invention est de rendre le dispositif adaptable à des tables
de lit existantes ou compatible avec des tables de lit utilisées à d'autres fins par
ailleurs.
[0011] Ces objectifs sont atteints à l'aide d'un cadre fixé sur une plaque et composé de
trois montants, l'un horizontal et deux perpendiculiares à ce dernier sur lesquels
sont fixées deux plaques rigides séparées par une fente dans laquelle on engage un
faisceau de pages du livre que la personne se propose de lire. La plaque et le cadre
étant fixés sur une tige horizontale avec possibilité de rotation autour de ladite
tige.
[0012] Avantageusement on applique une réglette devant les pages ouvertes approximativement
vers le milieu du livre en hauteur, cette réglette étant maintenue plaquée contre
les dites plaques.
[0013] Préférentiellement les plaques sont en matériau magnétique, par exemple en fer, et
la réglette est munie d'aimants à chacune de ses extrémités.
[0014] De façon avantageuse, la réglette est en matériau transparent, par exemple en plastique,
ce qui permet éventuellement de lire au travers sans avoir à la bouger au cours de
la lecture d'une même page.
[0015] De façon préférentielle, on utilise une deuxième réglette identique à la première
pour maintenir les pages d'un magazine ou d'un journal.
[0016] Avantageusement on glisse une ou plusieurs planchettes d'épaisseur convenable entre
le livre ou le magazine et la plaque arrière pour maintenir celui-ci plaqué contre
les plaques situées à l'avant.
[0017] Préférentiellement on applique deux aimants indépendants sur les plaques magnétiques
lorsqu'on lit un journal pour maintenir celui-ci en place.
[0018] De façon préférentielle, on dispose une planchette libre en rotation le long de l'une
ou l'autre des arêtes extérieures des deux plaques de façon à limiter la lumière diffusée
vers la personne dormant à côté du lecteur.
[0019] De façon avantageuse, l'axe horizontal sur lequel est fixé le dispositif est supporté
par un pied équipé de roulettes.
[0020] Avantageusement le cadre supportant les plaques magnétiques est fixé directement
sur le plateau d'une table de lit.
[0021] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante d'un exemple
de réalisation et des figures annexées dans lesquelles
- la figure 1 présente une vue générale du dispositif,
- la figure 2 présente le dispositif où on voit un livre en place, la page ouverte maintenue
par la réglette. On y voit également la planchette qui permet de limiter l'éclairement
de la personne dormant à côté du lecteur.
- le figure 3 présente le même dispositif où on voit un journal en place. On y voit
également les fixations du cadre sur la plaque support.
[0022] Dans la suite de l'exposé on utilise le terme livre qui vaut également pour revue
ou magazine. Le cas du journal est traité à part.
[0023] L'élément de base est un cadre 3 en bois, par exemple, ou en plastique ou en toute
autre matière convenable, composé de trois montants, un horizontal 3.1 et deux 3.2
et 3.3 respectivement à gauche et à droite et perpendiculaires au précédent. L'épaisseur
de ce cadre est de trois à quatre centimètres de sorte qu'on puisse placer un livre
dans son épaisseur. Sur ce cadre on fixe par collage ou vissage deux plaques de fer
4 et 5 de sept à dix dixièmes de millimètres d'épaisseur. Ces plaques peuvent également
être réalisées en matériau plastique rigide incluant des particules magnétiques, ou
en tout autre matériau ayant des propriétés de rigidité et magnétiques similaires.
Elles sont placées respectivement sur la partie gauche et droite du cadre de façon
à laisser libre une fente 6 de l'ordre de un à deux centimètres entre elles deux.
Au besoin, pour rigidifier les plaques 4 et 5, on peut rabattre sur elles-mêmes les
bordures supérieures et en regard des dites plaques.
[0024] L'ensemble du cadre 3 ainsi constitué est fixé, d'une façon qui sera indiquée plus
loin, contre une plaque 2 qui peut être une table de lit comme celles habituellement
utilisées dans les hôpitaux et cliniques. La plaque 2 peut aussi constituer la table
elle-même dédiée spécifiquement au support de livre.
[0025] On suivra les explications ci-après en se référant à la figure 2. Pour placer le
livre 7, on l'ouvre en dégageant un faisceau 8 des cinquante à cent pages qu'on se
propose de lire à la suite, puis on le glisse entre les plaques 4 et 5 et la plaque
de fond 2 en prenant soin de placer le faisceau de pages à lire dans la fente 6 située
entre les deux plaques 4 et 5. La première de couverture et les premières pages du
livre sont donc maintenues dans le volume 9 situé entre la plaque de gauche 4 et la
plaque de fond 2, tandis que la dernière de couverture et les dernières pages sont
maintenues dans le volume 10 situé entre la plaque de droite 5 et la plaque de fond
2. De cette façon, lorsqu'on bascule le dispositif 1 au delà le la verticale pour
lire confortablement en position couchée, le livre 7 est bien maintenu derrière les
plaques 4 et 5 et les pages 8 qu'on se propose de lire sont pendantes.
[0026] Il reste à écarter celles-ci et à les maintenir écartées. On le fait en plaçant une
réglette 11 à l'horizontale vers le milieu du livre. Celle-ci peut être en bois, en
métal ou, de préférence, en matériau transparent, plastique ou verre par exemple.
Cette réglette 11 est maintenue plaquée contre les pages du livre par deux aimants
permanents 12 et 13 fixés par collage ou encastrement à chacune de ses extrémités
et qui sont attirées par les deux plaques magnétiques 4 et 5. On peut aussi assurer
la liaison entre les aimants 12 et 13 et la réglette 11 par des pièces en plastique
semi rigide dans laquelle la réglette vient s'encastrer et qui enserre chacun des
aimants. Avantageusement on revêt la surface des aimants 12 et 13 en regard des plaques
4 et 5 respectivement, d'un vernis ou de toute autre protection qui évite de rayer
à la longue la surface des plaques 4 et 5 lorsque les aimants 12 et 13 sont glissés
sur lesdites plaques.
[0027] Pour que la fixation de la réglette 11 soit efficace, il faut utiliser des aimants
12 et 13 relativement forts et qu'ils soient eux-mêmes en contact avec les plaques
4 et 5. Pour cela, étant donné l'épaisseur du faisceau de pages 8, il faut qu'en l'absence
de livre 7, la réglette 11 elle-même soit écartée des plaques 4 et 5 d'une distance
de l'ordre de quelques millimètres, entre 2 et 4 millimètres typiquement. On peut
aussi profiter de la souplesse de la réglette 11. Pour cela il faut qu'elle ait une
longueur qui soit environ une fois et demi la largeur du livre ouvert, le plus simple
étant que sa longueur soit un peu inférieure à la largeur du cadre 3.
[0028] Lorsqu'on souhaite tourner une page, on fait glisser la réglette 11 en dehors du
livre 7, vers le haut ou vers le bas, on tourne la page et on fait glisser la réglette
11 sur le livre en appuyant sur le plus gros faisceau de pages 8. On peut aussi plus
simplement écarter la réglette 11 avec la main et la replacer en position une fois
la page tournée.
[0029] On peut effectuer ces opérations d'une seule main. Pour cela on enlève la réglette
qu'on pose sur soi, on tourne une page et on écarte les deux éléments du faisceau
de pages 8. On glisse une des extrémités de la réglette 11 au milieu des deux éléments
du faisceau de pages 8 et on poursuit le mouvement jusqu'à ce que l'aimant 12 par
exemple si on est droitier, glisse en dehors des pages du livre sur la plaque 4, puis
on applique doucement l'aimant 13 sur la plaque 5.
[0030] Une autre manière d'opérer en douceur et d'une seule main est d'écarter, si l'on
est droitier par exemple, l'aimant 13 de la plaque 5 et de faire tourner la réglette
11 autour de l'arête de l'aimant 12 qui reste collée à la plaque 4 et joue alors le
rôle de charnière. L'extrémité libre de la réglette reposant sur la poitrine du lecteur.
On tourne une page, puis on relève la réglette 11 avec la main, les doigts séparant
les pages du faisceau 8 à l'endroit souhaité. On applique à nouveau doucement l'aimant
13 sur la plaque 5.
[0031] Lorsque toutes les pages du faisceau 8 ont été lues, on enlève la réglette 11 et
on glisse le livre 7 vers le haut. On prépare alors un nouveau faisceau de pages 8
et on glisse à nouveau le livre 7 comme décrit précédemment. Ces manipulations peuvent
être effectuées d'une seule main.
[0032] Il arrive fréquemment que la reliure 14 du livre soit rigide et que celui-ci ne s'ouvre
pas bien. Dans ce cas, le faisceau de pages 8 ne sort pas complètement de la fente
6. Pour y remédier on insère une planchette 15 de section rectangulaire au droit de
la fente centrale 6 entre la plaque du fond 2 et la reliure 14 du livre. Cette planchette
15 plaque le livre contre les deux plaques 4 et 5. Cette opération peut être effectuée
d'une seule main. Pour tenir compte des épaisseurs variables des différents livres
et du fait que l'épaisseur restant dans les volumes 9 et 10 varie suivant qu'on lit
les premières / dernières pages du livre ou bien les pages centrales, on utilise des
planchettes 15 de différentes épaisseurs. On peut utiliser n planchettes 15 utilisées
séparément ou placées l'une sur l'autre de façon que leur combinaison permette d'ajuster
l'épaisseur totale de la cale ainsi formée et de bien plaquer le livre 7 contre les
plaques 4 et 5. L'épaisseur des planchettes 15 est respectivement égale à
1/
2j fois l'épaisseur du cadre 3 (où j = 1, ..., n), de façon à ajuster le plus finement
le pas des épaisseurs possibles. Pour deux planchettes ces chiffres sont respectivement
0,5 et 0,25. Pour trois planchettes ils sont de 0,5 - 0,25 et 0,125. Les plaquettes
15 qui ne sont pas utilisées peuvent être stockées dans l'espace 9 à gauche ou 10
à droite du livre 7. Le matériau des planchettes peut être du bois, du plastique creux,
du polystyrène expansé recouvert ou non d'une surface plus dure ou tout autre matériau
convenable.
[0033] Un autre avantage des planchettes 15 est de permettre de fixer par coincement entre
les plaques 4 et 5 et la plaque 2 le livre 7 en hauteur le long de la fente 6, de
façon à le placer à hauteur du regard du lecteur lorsque le livre est petit, livre
de poche par exemple, et qu'on ne souhaite pas modifier la hauteur de l'ensemble du
dispositif 1 par rapport au lecteur.
[0034] Le présent dispositif 1 peut être aussi utilisé pour lire des revues ou magazines
de la même façon que des livres. Il faut que la largeur intérieure du cadre 3 soit
au moins égale à celle de la revue entièrement déployée, soit environ 46 centimètres
pour la quasi totalité des magazines existant sur le marché. Dans ce cas la réglette
11 peut ne pas dépasser la largeur des pages de la revue. Les aimants 12 et 13, s'ils
sont suffisamment puissants, peuvent rester fixés sur les plaques 4 et 5 respectivement,
même au dessus d'une épaisseur de plusieurs dizaines de pages soit un à deux millimètres.
Dans la mesure où la revue est relativement haute et le papier qui la constitue souple,
on utilise avantageusement une deuxième réglette 11 placée vers le haut de la revue,
elle permet de maintenir l'ensemble des deux pages déployées bien collées aux plaques
4 et 5.
[0035] On suivra les explications ci-après en se référant à la figure 3. Le dispositif 1
permet aussi de lire confortablement un journal 16. Dans ce cas on le place simplement
devant les plaques 4 et 5 et on le maintient à l'aide de deux réglettes 11 l'une placée
vers le haut et l'autre vers le bas des plaques 4 et 5. Avantageusement on utilise
également un ou deux aimants indépendants 17 supplémentaires analogues à ceux mis
en oeuvre dans les tableaux magnétiques pour éviter que le journal ne glisse, puisqu'il
n'est pas forcément plaqué par les réglettes 11 contre les plaques 4 et 5.
[0036] On suivra les explications ci-après en se référant à la figure 2. Pour que le dispositif
1 soit utilisable par une personne couchée sur un lit ou un divan, il faut qu'il soit
placé au dessus d'elle. On peut prévoir pour cela un dispositif dédié qui comporte
de façon classique un pied formant rectangle équipé de quatre roulettes et une tige
verticale partant du milieu d'un des petits côtés du rectangle prolongée par une tige
25 rabattue à l'horizontale au dessus du rectangle. Comme dans une table de lit, la
plaque support du dispositif de lecture peut être plus ou moins inclinée par rotation
autour de la tige horizontale 25. La hauteur de la table étant réglable pour s'adapter
à la hauteur du lit ou du divan. Cette adaptation se fait, comme dans une table de
lit classique, par coulissement de deux tubes l'un dans l'autre, le premier est solidaire
du socle à roulettes, le deuxième de la tige horizontale 25 support du dispositif
1 de lecture.
[0037] Pour des raisons esthétiques on peut souhaiter stocker de façon discrète l'ensemble
de l'appareil dans la pièce où on l'utilise. Ceci est possible dans la version de
l'appareil dédié à la lecture. Pour cela on dissocie les deux tubes et on place le
dispositif de lecture 1 au dessus du pied à roulettes.
[0038] Si on dispose d'une table de lit, on peut fixer le dispositif de lecture sur cette
table de façon amovible. Dans ce cas c'est le plateau de la table de lit qui remplace
la plaque 2 mentionnée ci- dessus. Pour ce faire plusieurs moyens sont possibles,
sans que les descriptions ci-après en soient une énumération limitative :
- Par des pinces de type ACLÉ (marque déposée) 18 ou pinces à dessin appliquées à des
pattes 19 solidaires des trois montants respectivement 3.1, 3.2, 3.3. L'épaisseur
des pattes 18 est de l'ordre du centimètre.
- Par trois ventouses 20 appliquées sur la table elle-même. On rend solidaire chacune
des ventouses 19 et les montants 3.1, 3.2, 3.3. du cadre par tout moyen adéquat, par
exemple en utilisant une plaque métallique 21 solidaire du cadre et qui vient coiffer
le dessus de la ventouse sous la came qui fait adhérer celle-ci sur le plateau de
la table de lit.
[0039] On peut aussi fixer à demeure le dispositif 1 de lecture du côté opposé à la table
de lit par rapport à l'axe horizontal qui la supporte. On utilise pour cela tout moyen
de fixation adéquat, par exemple des plots collés ou vissés d'un côté sur la plaque
2 et de l'autre sur l'arrière du plateau de la table de lit. Dans ce cas il faut que
la poignée de fixation qui bloque la rotation autour dudit axe horizontal soit placée
en dehors du volume situé entre le plateau de la table de lit et la plaque 2.
[0040] Pour pouvoir lire confortablement au lit en utilisant le présent dispositif, il faut
éclairer les pages ouvertes du livre. On peut le faire de façon classique en utilisant
une lampe de chevet ordinaire placée près de la tête du lit ou du divan derrière la
tête même du lecteur. Si on souhaite ne pas déranger la personne couchée à côté de
soi, on peut utiliser diverses lampes dont le champ lumineux soit limité à la surface
du livre à lire : ce peut être de façon classique une lampe de chevet munie d'une
lentille convergente qui délivre un faisceau lumineux à peu près parallèle ou encore
une lampe telle qu'utilisée dans les bateaux de plaisance pour lire les cartes, elle
est fixée soit sur la table de chevet, soit sur la plaque 2 elle-même ou sur le plateau
de la table de lit, par tout moyen adéquat, pince par exemple. Ce peut être également
une lampe frontale fixée sur la tête du lecteur par des lanières élastiques, ou tout
autre moyen d'éclairage adéquat.
[0041] On se référera à la figure 2 pour suivre la description ci-après :
Lorsqu'on souhaite limiter davantage la gène causée à la personne dormant à côté de
soi par la lumière réfléchie ou diffusée par le livre et la surface des plaques 4
et 5, il est utile de placer dans un plan vertical sur le bord de la partie du cadre
3 située du côté de ladite personne, c'est à dire le long du montant 3.2 ou 3.3 selon
le cas, une planchette 22 ayant la hauteur desdits montants et de 10 à 15 cm de largeur.
La fixation est réalisée par tout moyen adéquat, par exemple une charnière 23 permet
ainsi de rabattre la planchette 22 sur la plaque 4 ou 5 lorsqu'on n'utilise pas l'appareil.
La fixation de cette planchette en période de non utilisation peut être réalisée par
un aimant 24 solidaire de son extrémité et qui vient se coller sur la plaque 4 ou
5 suivant le cas.
[0042] La description précédente d'une forme de réalisation de l'invention n'est pas limitative,
elle est faite seulement pour aider à sa compréhension. Toute autre forme de réalisation
mettant en oeuvre les principes décrits entre dans le cadre du présent dispositif.
1. Dispositif de lecture d'un livre, un magazine ou un journal par une personne allongée
sur le dos caractérisé en ce qu'il comprend un cadre (3) fixé sur une plaque (2) et
composé de trois montants, l'un horizontal et deux perpendiculaires à ce dernier sur
lequel sont fixés deux plaques rigides (4) et (5) séparées par une fente (6) dans
laquelle on engage un faisceau de pages (8) du livre ou du magazine (7) que la personne
se propose de lire.
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on applique une réglette
(11) devant les pages ouvertes approximativement vers le milieu de la hauteur du livre,
cette réglette étant maintenue plaquée contre les dites plaques.
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que les plaques
(4) et (5) sont en matériau magnétique et que la réglette (11) est munie d'aimants
(12) et (13) à chacune de ses extrémités.
4. Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisé en ce que la réglette
(11) est en matériau transparent rigide.
5. Dispositif selon l'une des revendications de 1 à 4 caractérisé en ce qu'une deuxième
réglette (11) est plaquée sur le livre, le magazine ou le journal.
6. Dispositif selon l'une des revendications de 1 à 5 caractérisé en ce qu'on glisse
une ou plusieurs planchettes (15) d'épaisseur convenable entre le livre ou le magazine
et la plaque arrière (2) pour maintenir celui-ci plaqué contre les plaques (4) et
(5) situées à l'avant.
7. Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on dispose de n planchettes
(15) d'épaisseur respectivement égale à celle du cadre (3) multipliée par (1/2)j où j = 1, ..., n.
8. Dispositif selon l'une des revendications de 1 à 6 caractérisé en ce qu'au moins deux
aimants indépendants (17) sont appliqués sur les plaques magnétiques pour maintenir
un journal en place.
9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8 caractérisé en ce qu'une planchette
(22) est fixée libre en rotation le long de l'une ou l'autre des arêtes extérieures
des deux plaques (4) ou (5) et qu'elle comporte un aimant (24) qui permet de la maintenir
contre l'une ou l'autre des plaques (4) ou (5).
10. Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la plaque
(2) supportant le dispositif est fixée avec possibilité de rotation autour d'un axe
horizontal (25) maintenu au dessus de la personne qui lit.
11. Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la plaque
(2) est :
• le plateau d'une table de lit,
• ou fixée sur l'arrière du plateau d'une table de lit,
• ou fixée sur un axe horizontal solidaire d'un pied équipé de roulettes,
• ou fixée sur un axe horizontal solidaire de la tête du lit, d'un mur ou d'une cloison.