[0001] La présente invention concerne d'une façon générale le façonnage des bords de plaques
de matériaux tels que du verre et similaires.
[0002] Habituellement, les plaques de verre se coupent par rompage selon une ligne de fracture
privilégiée. La première opération suivant ce rompage consiste à façonner les bords
rompus, d'une part pour rendre la plaque manipulable, et d'autre part le cas échéant
pour lui donner un profil et/ou un aspect particulier.
[0003] Dans ce but, il est classique de procéder à un meulage dans lequel la plaque est
déplacée en translation dans une direction parallèle au bord à ouvrer, de telle sorte
que ce dernier subisse l'action d'une meule, typiquement une meule diamantée, entraînée
en rotation à l'aide d'un moteur électrique. Dans d'autres machines, la plaque est
fixe et la meule est déplacée le long de son bord à ouvrer. On parlera ainsi à chaque
fois de mouvement relatif entre la meule et la plaque.
[0004] Des machines de meulage effectuant ces opérations possèdent différents degrés de
perfectionnement, tels que le travail sur plusieurs bords simultanément, le travail
sur un même bord avec plusieurs meules opérant l'une après l'autre mais en une seule
passe, etc.
[0005] Toutefois, la mise en oeuvre de ces machines présente traditionnellement certaines
contraintes en ce que la vitesse de déplacement relatif entre la plaque et la meule,
la quantité de matière à enlever, etc., sont régies par certaines limites à ne pas
dépasser, qui sont fonction notamment de la nature de la meule et de la puissance
du moteur qui l'entraîne.
[0006] Les meules sont généralement entraînées à une vitesse de rotation telle que leur
vitesse périphérique de travail est de l'ordre de 30 m/s, ce qui est le cas typiquement
avec une meule de 200 mm de diamètre entraînée à 3000 tours/minute.
[0007] La puissance utilisée par le moteur est dans ce cas de l'ordre de 2 à 2,5 kW, et
l'on peut alors réaliser, typiquement dans des épaisseurs de verre de 8 mm et plus,
des profondeurs de passe de l'ordre de 0,5 à 1 mm avec des vitesses de progression
de l'ordre de 2 à 5 m/mn. Par exemple, dans du verre de 19 mm d'épaisseur, on peut
obtenir une profondeur de passe de 0,8 mm avec une vitesse de progression d'environ
3,5 m/mn.
[0008] En revanche, lorsque l'on souhaite travailler à des vitesses semblables sur des plaques
de verre plus épaisses, ou encore lorsque l'on souhaite accroître la vitesse de progression
des plaques, il est alors nécessaire de recourir à une succession de meules diamantées
opérant en cascade au cours de la même passe et prenant chacune en charge une partie
de la profondeur de verre à enlever, et l'on profite en général de la présence de
cette succession de meules pour travailler avec des granulométries de meules de plus
en plus fines, pour aboutir en fin de passe à un poli de surface satisfaisant.
[0009] lorsque de surcroît on souhaite donner au bord de la plaque au cours de cette même
passe un profil particulier, tel qu'un joint plat à arêtes abattues ou non, un joint
de forme, notamment arrondi, ainsi qu'un état de surface transparent, alors il peut
être nécessaire d'utiliser jusqu'à 11 à 15 meules en cascade.
[0010] Ceci pose de nombreux problèmes.
[0011] Tout d'abord, une proportion importante de l'énergie développée par le ou les moteurs
d'entraînement se retrouve sous forme de chaleur, qu'il est nécessaire d'évacuer.
Ceci est réalisé typiquement avec un important flux d'eau de refroidissement. Au cours
du balayage des surfaces à refroidir, ce flux se charge de poussières de silice et
de diamant, ce qui pose d'importants problèmes de recyclage et de pollution.
[0012] Ensuite, il est bien entendu que les machines équipées d'un tel nombre de meules
sont beaucoup plus coûteuses et complexes.
[0013] Le fait d'accroître la vitesse périphérique des meules pourrait permettre a priori,
en augmentant la quantité de matière enlevée par chaque meule, de réduire le nombre
de meules et donc d'atténuer les problèmes précités. Elle pourrait permettre également,
pour des profondeurs de passe données, d'accroître la vitesse de déplacement relatif
entre la plaque et la meule, et donc la productivité de la machine.
[0014] L'homme du métier s'attendra toutefois à ce que ces avantages soient contrebalancés
par une puissance des moteurs d'entraînement des meules qui devrait alors nécessairement
être très sensiblement accrue, ce qui accroîtrait significativement le coût de la
machine et surtout créerait au niveau de chaque meule un surcroît d'échauffement inacceptable
en pratique.
[0015] Or des essais effectués par le Demandeur ont permis de découvrir que sous certaines
conditions, l'accroissement de la vitesse de rotation d'une meule pour travailler
à des profondeurs de passe plus importantes conduisait à un surcroît de puissance
requis au niveau de son moteur d'entraînement qui était bien plus faible que ce à
quoi on aurait pu normalement s'attendre, et les échauffements constatés restaient
acceptables.
[0016] Ainsi la présente invention propose une machine de façonnage, notamment de profilage,
des bords de plaques de verre et similaires, comprenant au moins une meule à surface
de travail circonférentielle ou radiale, un moteur d'entraînement de la meule en rotation,
et des moyens pour effectuer un déplacement relatif entre un bord de la plaque et
la meule, caractérisée en ce que la meule est entraînée en rotation à une vitesse
tangentielle de la surface de travail égale ou supérieure à environ 110 m/s, en ce
que la profondeur de passe de la meule est d'environ 0,2 à 3 mm, et en ce que la vitesse
linéaire du déplacement relatif entre le bord de la plaque et la meule est supérieure
à environ 8 m/mn et choisie en fonction de la profondeur de passe.
[0017] Par exemple, pour reprendre l'exemple cité d'un Verre de 19 mm avec une profondeur
de passe de 0,8 mm, on peut atteindre grâce à la présente invention (avec une meule
de même grain) une vitesse de déplacement relatif égale ou supérieure à 10 m/mn.
[0018] Plus généralement, on a constaté que grâce à la présente invention, on pouvait multiplier
par trois ou même davantage la vitesse de défilement, pour un grain de meule, une
épaisseur de verre et une profondeur de passe données.
[0019] Partant de ceci, des travaux supplémentaires ont permis d'établir des règles permettant,
pour des conditions opératoires données d'une meule, de déterminer la puissance motrice
utile nécessaire pour cette meule.
[0020] Ainsi de préférence la meule est entraînée en rotation avec un moteur dont la puissance
est voisine de la puissance théorique donnée par les relations suivantes :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

où
PT est la puissance théorique exprimée en kW ;
Ap est la profondeur de passe en mm ;
Vf est la vitesse d'avance de la plaque en m/mn ;
Tg est la taille du grain de la meule en µm ;
Ev est l'épaisseur de la plaque en mm ; et
Ve est la vitesse tangentielle de la surface de travail de la meule en m/s.
[0021] Grâce à cet aspect de la présente invention, on détermine la puissance du ou des
moteurs à utiliser au plus juste, sans avoir à recourir à des marges de sécurité superflues,
qui n'ont pour résultat que de grever le coût de revient de la machine.
[0022] De façon préférée, lesdites relations sont les suivantes :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

[0023] On observera ici que, dans le cas où la profondeur de la matière enlevée n'est pas
uniforme sur l'épaisseur de la plaque (notamment lorsque l'on réalise un joint de
forme), le coefficient Ap utilisé est une valeur moyenne, ou encore le résultat du
calcul consistant à diviser l'aire de la section transversale de la matière enlevée,
exprimée en mm
2, par l'épaisseur Ev de la plaque exprimée en mm.
[0024] Dans la pratique, face à un catalogue d'un fournisseur de moteurs de puissances standard
données, on choisit le moteur dont la puissance est immédiatement supérieure à la
puissance théorique calculée, en tenant compte en particulier de l'épaisseur maximale
des plaques que doit traiter la machine.
[0025] Dans la pratique également, on peut selon l'invention opérer avec une vitesse tangentielle
de la surface de travail supérieure ou égale à environ 130 m/s, et en particulier
de l'ordre de 140 m/s, et avec une vitesse linéaire de déplacement relatif entre la
plaque et la meule pouvant dépasser 10 m/mn, et atteindre jusqu'à 20 m/mn et même
encore davantage.
[0026] Etant donné la réduction de la puissance dissipée au cours des opérations de meulage,
due à la réduction de la puissance des moteurs, on peut avantageusement prévoir des
moyens de refroidissement de la zone façonnée constitués par des moyens de micropulvérisation
de fluide de refroidissement, qui diminuent sensiblement les problèmes de recyclage
rencontrés dans le cas d'un jet de liquide.
[0027] Cette micropulvérisation s'effectue de façon optimale avec de l'air préalablement
réfrigéré, à une température typiquement comprise entre -20 et -40°C.
[0028] Par ailleurs, dans le cas d'un machine comportant une série de meules agissant en
succession au cours d'une même passe, au moins la première meule est entraînée à une
vitesse tangentielle de sa surface de travail égale ou supérieure à environ 110 m/s
avec un moteur dont la puissance est voisine de ladite puissance théorique, tandis
que les autres meules, opérant sur des profondeurs de passe moins importantes, peuvent
avoir des vitesses plus faibles.
[0029] Selon un deuxième aspect, l'invention propose un procédé de sélection d'un moteur
pour l'entraînement d'une meule à surface de travail circonférentielle ou radiale
dans une machine de façonnage, notamment de profilage, des bords de plaques de verre
et similaires comprenant des moyens pour effectuer un déplacement relatif entre un
bord de la plaque et la meule, caractérisé en ce qu'il consiste à sélectionner un
moteur dont la puissance est voisine d'une puissance théorique répondant aux relations
précitées, avec une profondeur variant entre 0,2 à 3 mm, une vitesse de déplacement
relatif entre plaque et meule égale ou supérieure à 8 m/mn, et une vitesse tangentielle
de la surface de travail égale ou supérieure à environ 110 m/s.
[0030] Grâce à de telles caractéristiques, l'invention permet, par rapport aux machines
de l'art antérieur :
- de diminuer sensiblement le nombre de meules en cascade, et donc le nombre de broches
dont la machine doit être équipée ;
- d'accroître sensiblement la vitesse de défilement des plaques, et donc la productivité
de la machine ; typiquement, comme on l'a indiqué plus haut, cette vitesse de défilement
peut être multipliée par trois ou même davantage par rapport aux conditions de travail
classiques ;
- grâce à l'accroissement de la vitesse de rotation de la meule, d'améliorer sensiblement,
pour une même granulométrie de meule, l'état de surface obtenu ;
- d'avoir malgré tout un prix de revient de la machine qui reste comparable à celui
des machines traditionnelles, dans la mesure où la puissance des moteurs n'est pas
démesurément augmentée comme on aurait pu s'y attendre.
[0031] On va maintenant donner quelques exemples de machines réalisées conformément à la
présente invention.
A) Machine verticale destinée à réaliser des joints plats à arêtes abattues
[0032] Les moyens d'entraînement vont les faire défiler les plaques (ou les meules, selon
les cas) à une vitesse linéaire de 10 m/mn ou plus.
[0033] Il est prévu quatre meules boisseau opérant en cascade au cours de la même passe,
à savoir :
- une meule d'ébauche de grain Tg égal à 126 µm ;
- une meule dite meule de finition de grain Tg égal à 46 µm ;
- deux meules pour les arêtes.
[0034] On rappellera ici que, de façon bien connue de l'homme du métier, une meule « boisseau
» est une meule dont la surface de travail est une surface annulaire orientée radialement
par rapport à son axe de rotation, et située de préférence à proximité de la périphérie
de la meule.
[0035] On a traité avec cette machine des plaques de verre de différentes épaisseurs.
1) plaques de 19 mm
[0036] La meule d'ébauche d'un grain de 126 µm a été mise en oeuvre avec une vitesse de
coupe (à savoir la vitesse tangentielle de sa surface de travail) de 140 m/s et une
profondeur de passe de 1 mm.
[0037] Elle a été entraînée avec un moteur d'une puissance utile de 4,75 kW sans que ne
se posent de problèmes de défaut de puissance.
[0038] La meule de finition d'un grain de 46 µm, opérant à la même vitesse de coupe mais
sur une profondeur de passe de 0,15 mm, était entraînée de façon satisfaisante avec
un moteur d'une puissance utile de 4 kW, avec une vitesse de défilement qui peut être
supérieure à 10 m/mn.
[0039] On a finalement obtenu un bord de plaque avec une qualité « poli industriel » à partir
duquel, en une seule passe à vitesse de défilement plus faible, on peut alors obtenir
avec une meule au cérium la qualité « poli brillant ».
2) Plaques de 5 mm
[0040] La meule d'ébauche possédait un grain de 91 µm et une vitesse de coupe de 140 m/s,
et opérait avec une profondeur de passe de 1 mm. Une puissance de moteur de 2,6 kW
s'est avérée satisfaisante.
3) Plaques de 3 mm
[0041] Les paramètres opératoires de la meule d'ébauche étant les mêmes que pour des plaques
de 5 mm, une puissance de moteur de 2,2 kW s'est avérée suffisante.
[0042] Naturellement, les choix de paramètres ci-dessus s'appliquent mutatis mutandis lorsque
la machine est une machine bilatérale, c'est-à-dire opérant simultanément sur deux
bords parallèles opposés de la plaque.
B) Machine verticale (ou bilatérale) destinée à réaliser des joints ronds ou d'autres
profils
[0043] Une telle machine, opérant à une vitesse de défilement de 10 m/mn voire davantage,
comportait deux meules à surface de travail périphérique, c'est-à-dire constituée
par le bord circonférentiel de la meule, à savoir une meule d'ébauche et une meule
de finition.
[0044] Avec du verre de 5 mm d'épaisseur, on a utilisé une meule d'ébauche d'un grain de
126 µm opérant à une vitesse de coupe de 140 m/s et avec une profondeur de passe de
0,5 mm (valeur moyenne).
[0045] Une puissance de moteur de 1,5 kW s'est trouvée satisfaisante.
[0046] La meule de finition possédait un grain de 46 µm, opérait à la même vitesse de coupe
et sur une profondeur de passe de 0,1 mm. La puissance appropriée du moteur était
de 1,5 kW également.
C) Machine à biseauter, centre d'usinage pour joints de forme
[0047] Ici encore, l'invention permet de travailler à des vitesses de coupe et des vitesses
de déplacement de plaque élevées, les vitesses de coupe pouvant typiquement être comprises
entre 110 et 180 m/s, la qualité de finition étant au moins identique, et la puissance
moteur ne grevant pas le coût de revient de la machine.
[0048] Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation
décrites ci-dessus, et l'homme du métier saura y apporter toute variante ou modification
conforme à son esprit.
[0049] En particulier, elle s'applique aussi bien à des meules entraînées par moteur électrique
qu'à des meules entraînées par toute autre forme d'énergie notamment hydraulique.
[0050] En outre, l'invention s'applique non seulement au travail du verre, mais plus généralement
au travail de tout matériau similaire posant les mêmes problèmes que ceux présentés
plus haut.
1. Machine de façonnage, notamment de profilage, des bords de plaques de verre et similaires,
comprenant au moins une meule à surface de travail circonférentielle ou radiale, un
moteur d'entraînement de la meule en rotation, et des moyens pour effectuer un déplacement
relatif entre un bord de la plaque et la meule, caractérisée en ce que la meule est
entraînée en rotation à une vitesse tangentielle de la surface de travail égale ou
supérieure à environ 110 m/s, en ce que la profondeur de passe de la meule est d'environ
0,2 à 3 mm, et en ce que la vitesse linéaire du déplacement relatif entre le bord
de la plaque et la meule est supérieure à environ 8 m/mn et choisie en fonction de
la profondeur de passe.
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la meule est entraînée en
rotation avec un moteur dont la puissance est voisine de la puissance théorique donnée
par les relations suivantes :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

où
PT est la puissance théorique exprimée en kW ;
Ap est la profondeur de passe en mm ;
Vf est la vitesse d'avance de la plaque en m/mn ;
Tg est la taille du grain de la meule en µm ;
Ev est l'épaisseur de la plaque en mm ; et
Ve est la vitesse tangentielle de la surface de travail de la meule en m/s.
3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdites relations sont les
suivantes :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

4. Machine selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que la puissance
du moteur d'entraînement est égale à une puissance standard immédiatement supérieure
à la puissance théorique.
5. Machine selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'elle comporte
une pluralité de meules agissant en succession au cours d'une même passe, et en ce
qu'au moins la première meule est entraînée à une vitesse périphérique égale ou supérieure
à environ 110 m/s avec un moteur dont la puissance est voisine de ladite puissance
théorique.
6. Machine selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la vitesse tangentielle
de la surface de travail est supérieure ou égale à environ 130 m/s, en particulier
de l'ordre de 140 m/s.
7. Machine selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la vitesse de
déplacement relatif entre le bord de la plaque et la meule est supérieure à environ
10 m/mn.
8. Machine selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle comprend
des moyens de refroidissement de la zone façonnée comprenant des moyens de micropulvérisation
d'un fluide de refroidissement.
9. Machine selon la revendication 8, caractérisée en ce que le fluide de refroidissement
est de l'air réfrigéré.
10. Procédé de sélection d'un moteur pour l'entraînement d'une meule à surface de travail
circonférentielle ou radiale dans une machine de façonnage, notamment de profilage,
des bords de plaques de verre et similaires comprenant des moyens pour effectuer un
déplacement linéaire relatif du bord de la plaque et de la meule, caractérisé en ce
qu'il consiste à sélectionner un moteur dont la puissance est voisine d'une puissance
théorique répondant à la relation suivante :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

où
PT est la puissance théorique exprimée en kW ;
Ap est la profondeur de passe en mm, ladite profondeur étant d'environ 0,2 à 3 mm
;
Vf est la vitesse d'avance de la plaque en m/mn, ladite vitesse étant supérieure à
8 m/mn ;
Tg est la taille du grain de la meule en µm ;
Ev est l'épaisseur de la plaque en mm ; et
Ve est la vitesse tangentielle de la surface de travail de la meule en m/s, ladite
vitesse étant égale ou supérieure à environ 110 m/s.
11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdites relations sont les
suivantes :
a) cas d'une meule à surface de travail radiale dite meule boisseau :

b) cas d'une meule à surface de travail périphérique :

12. Procédé selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé en ce qu'on choisit,
parmi un ensemble de moteurs de puissance imposée, le moteur dont la puissance est
immédiatement supérieure à la puissance théorique.