[0001] L'invention concerne un procédé de production industrielle pour la fabrication de
lingots pour fers forgés de grosse taille et de très haut degré de pureté et d'homogénéité
d'analyse (par exemple, des rotors de turbines etc.); ce procédé permet d'utiliser
comme matière brute des ferrailles de récupération.
[0002] Autrefois il n'était possible que de produire des lingots pour fers forgés de petite
taille, au moyen d'installations de haute technologie, très coûteuses, type ESR (Electro-Slag
Remelting) qui permettaient la refusion sous laitier de protection d'un lingot (extra
pur, avec une très faible teneur en hydrogène et azote) qui servait d'électrode consommable
et VAR (Vacuum Arc - Remelting) qui remplaçait le vide au laitier de protection.
[0003] Les coûts énergétiques étaient très élevés parce que l'électrode devait être fondu
deux fois, la première pour le fabriquer, la deuxième lorsqu'il était utilisé comme
électrode-conducteur.
[0004] L'invention du procédé de fabrication qui fait l'objet de cette demande de brevet,
permet de produire des lingots à un très haut degré de pureté par des systèmes plus
simples et moins couteux que ceux qu'on a connus jusqu'à présent , et elle peut être
appliquée à de petites unités de production déjà spécialisée en la fabrication de
lingots.
[0005] Ce système permet d'obtenir des lingots de très haute pureté, même de grosse taille,
capables de satisfaire aux spécifications rigoureuses demandées pour la production
de fers forgés de haut de gamme (rotors pour la production d'énergie, etc.) avec une
durée de cycle 30% plus courte, un coût unitaire de fabrication 30% moins cher et
une production augmentée de 20% à coût d'installation égal.
[0006] Nous illustrons ci-après les phases du nouveau procédé de production et les machines
nécessaires pour obtenir un produit fini qui satisfait aux spécifications désirées.
[0007] Le parc à ferrailles, metière première de départ, devra être maîtrisé de telle sorte
que chaque catégorie de ferraille ait son précis emplacement; de carte façon, chaque
panier d'enfournement peut être rempli conformément au poids et aux mélanges qu'on
veut obtenir. Pour chaque catégorie de ferrailles, il faudra fixer la consommation
dénergie spécifique nécessaire pour la fusion afin de programmer l'ordinateur du four
selon les temps et la puissance nécessaires sans provoquer de surchauffages. Cela
permettra à l'acier liquide d'absorber moins de gaz. Pour obtenir une fusion correcte,
il est nécessaire de calculer les pertes d'énergie provoquées par l'aspiration des
fumées. Lorsque la fusion est achevée, l'acier devra être transféré du four à la poche
au moyen d'une installation ayant la même forme et dimension que celle à la figure
2, capable d'éviter le passage du laitier oxydé dans le four.
[0008] De cette façon, on optimisera également le poids de l'acier (au moyen de la valve
(a) fig.2) et les alliages seront ajoutés à des quantités parfaitement calibrées.
[0009] La maîtrise du laitier dans la poche devra être faite au moyen d'un système en ligne,
à l'aide d'un équipement à fluorescense à rayons X qui utilisera les courbes analytiques
ci-jointes (voir fig. 3-4-5-6-7-8-9-10).
[0010] La poche devra avoir la même forme et les même dimensions que celle qui est montrée
aux figures 11 et 12, avec des cloisons poreuses sur le fond pour l'insufflation de
l'argon et avec un revêtement de briques réfractaires basiques, ayant une haute résistence
mécanique et des caractéristiques conformes.
[0011] Ainsi, pendant toutes les phases du procédé dans la poche, l'usure est très faible
et le risque d'inclusions exogènes qui ne peuvent pas être éliminées au cours des
phases successives est insignifiant.
[0012] Le traitement gazeux ne pourra mêler la masse d'acier liquide d'une façon homogène
(côntrole de la portée) ni créer le flux ascensionnel des inclusions et préserver
son efficacité en vide que si la disposition des cloisons poreuses par rapport au
trou de coulée respecte une forme géométrique définie et appropriée pour garantir
des flux gazeux corrects (fig.12).
[0013] Le procédé métallurgique sera complété par l'application du vide a des niveaux tels
qu'il ne peut pas produire de réactions chimiques nuisibles à la pureté de l'acier
à produire, et par l'insufflation d'argon conformément aux paramètres de pression
débit fixés dans la figure 14 à travers les cloisons poreuses positionnées dans le
fond de la poche selon une géométrie précise indiquées au détail C de la figure 12.
Au cours de cette phase de dégazage l'hydrogène et le soufre seront réduits à des
niveaux très faibles.
[0014] Si on applique à l'acier un flux d'énergie de 720 KJ/t, la teneur en hydrogène pourra
baisser au-dessous de la valeur de 1 p.p.m., tandis que grâce à un niveau de vide
particulier l'azote pourra baisser à des niveaux très proches aux niveaux de solubilité
de l'acier allié (20-30 p.p.m.)(voir figures 13 -13A).
[0015] Le bassin de coulée devra être fait de briques réfractaires ayant des hautes caractéristiques
et le montage devra être fait au moyen d'équipements particuliers (voir fig. 15) afin
d'obtenir des montages parfaits et une excellent nettoyage des chenaux de coulée et
des lingotières pour éviter l'emprisonnement d'inclusions exogènes pendant la coulée.
Si on respecte les paramètres de température et de coulée, il sera possible d'obtenir
le centrage parfait du jet d'acier sur la colonne de coulée en réduisant ainsi l'usure
des briques réfractaires au minimum.
[0016] A la fin de la coulée, une procédure appropriée réglera le temps de maintien des
lingots dans la lingotière pour permettre, avant tout déplacement, la correcte remontée
des inclusions dans la tête et une solidification parfaite.
[0017] Ensuite les lingots, encore chauds, pourront être mis dans les fours pour les traitements
thermiques nécessaires.
1. Procédé de production caractérisé par la possibilité d' être appliqué facilement à
des unités de production petites ou moyennes déjà spécialisées en la fabrication de
lingots.
2. Procédé de production caractérisé par sa capacité de produire des lingots ayant un
très haut niveau de pureté et des dimension et des poids élevés, ce qui n'est pas
possible par d'autres types d'installations.
3. Procédé de production caractérisé par le fait que, grâce au petit tiroir sur le fond
(voir Fig. 2-A) ayant une forme géométrique spéciale, il est possible, lorsque la
fusion a été achevée, de tirer une quantité calibrée d'acier et d'éviter le passage
du laitier oxydé dans la poche.
4. Procédé de production caractérisé par le fait que grâce à une poche ayant des spécifications
très précises (forme géométrique, disposition des cloisons poreuses, briques réfractaires
particuliers - Voir fig. 11-12) il permet d'obtenir l'efficacité maximum du traitement
gazeux, capable de mêler la masse d'acier liquide d'une façon homogène, de créer un
flux ascensionnel des inclusions et de préserver son efficacité en vide.
5. Procédé de production caractérisé par un bas coût énergétique parce qu'il n'a pas
besoin d'électrodes consommables.
6. Procédé de production caractérisé par la possibilité de produire des petites quantités
de matériau ayant un degré de pureté et des spécifications techniques très hauts,
tout en gardant des coûts modestes.
Revendications modifiées conformément à la règle 86(2) CBE.
1. Procédé de production de lingots d'acier dans lequel on réalise la fusion de l'acier
puis son transfert dans une poche, caractérisé par le fait
que l'on soumet, dans la poche, l'acier en fusion à un flux gazeux pour y créer une
dépression et homogénéiser l'acier.
2. Procédé de production de lingots d'acier selon la revendication 1 caractérisé par
le fait
que le gaz insufflé est de l'argon.
3. Procédé de production de lingots d'acier selon l'une quelconque des revendications
1 ou 2 caractérisé par le fait
que le flux gazeux est insufflé par le fond de la poche.
4. Procédé de production de lingots d'acier selon la revendication 3 caractérisé par
le fait
qu'on positionne des cloisons poreuses dans le fond de la poche au travers desquelles
on insuffle le flux gazeux.