[0001] La présente invention est relative à un dispositif d'essuyage à jet de gaz destiné
au contrôle de l'épaisseur d'un revêtement de métal liquide formé sur un filament
métallique sortant d'un bain de ce métal liquide et se déplacant sensiblement verticalement
au-dessus de ce bain, ce dispositif étant destiné à être agencé à une certaine distance
au-dessus de ce bain et comprenant un élément présentant un espace tubulaire à section
transversale circulaire dans lequel le filament peut se déplacer sensiblement axialement,
un injecteur annulaire coaxial à l'espace tubulaire étant prévu permettant de diriger
vers le filament un courant de gaz, par exemple de l'azote, en forme de lame perpendiculairement
à l'axe dudit filament et orienté radialement par rapport à ce dernier, de manière
à permettre d'essuyer l'excès de métal liquide entraîné par le filament à partir du
bain susdit.
[0002] Plusieurs dispositifs du type précité ont déjà été développés avec des succès très
variables.
[0003] Le principe de base est de repousser le fluide de métal moyennant une lame d'un gaz,
qui est généralement formé d'azote. Les dispositifs connus présentent l'inconvénient
de donner lieu à un profil de pression d'azote non uniforme sur tout le pourtour du
fil. De ce fait, dès que le fil atteint une certaine vitesse, on provoque des irrégularités
dans le revêtement formé sur le filament.
[0004] En outre, pour chaque diamètre de filament, dans les dispositifs connus notamment
pour Imiter ou contrôler la consommation en gaz, il y a lieu de prévoir un élément
à espace tubulaire différent. Ceci nécessite donc, à chaque fois, le remplacement
d'un élément par un autre élément approprié nécessitant souvent un démontage de l'ensemble
du dispositif et, par conséquent, du temps précieux non négligeable en production
ainsi que des réglages délicats d'alignement avec le filament lors de la mise en service
d'un nouvel élément à espace tubulaire.
[0005] Un des buts essentiels de la présente invention est de remédier aux inconvénients
des dispositifs connus, notamment une conversion rapide de l'élément sans devoir procéder
à un réalignement, et, de plus, de permettre de combiner une augmentation de la vitesse
de défilement des filaments avec une diminution de l'épaisseur du revêtement pour
se rapprocher le plus possible du minimum fixé par les normes, qui par exemple dans
le cas des fils ACSR est la norme ASTM B498, et ceci tout en gardant un revêtement
de très bonne qualité et aussi uniforme que possible, et ceci avec une consommation
minimale en gaz.
[0006] A cet effet, suivant l'invention, l'élément susdit est monté dans le dispositif d'une
manière amovible, de manière à permettre le remplacement d'un élément par un autre
élément, en fonction du diamètre du filament à traiter.
[0007] Avantageusement, l'élément précité comprend au moins deux blocs, de préférence prismatiques,
pouvant être déplacés l'un par rapport à l'autre entre, d'une part, une position fermée
ou de travail dans laquelle les blocs sont appliqués l'un contre l'autre en délimitant
entre eux un espace tubulaire ouvert à ces deux extrémités et dans lequel ledit filament
peut se mouvoir sensiblement axialement et dans la paroi latérale duquel est ménagée
une fente déterminant l'injecteur annulaire coaxial précité, et, d'autre part, une
position écartée ou ouverte permettant d'accéder latéralement à l'espace susdit, notamment
pour la mise en place du filament dans le dispositif.
[0008] L'invention concerne également un procédé d'essuyage particulier pour le contrôle
de l'épaisseur d'un revêtement de métal liquide formé sur un filament sortant d'un
bain de ce métal liquide et se déplaçant verticalement au-dessus de ce bain en créant
autour du filament un courant de gaz en forme de lame perpendiculairement à l'axe
dudit filament et dirigé radialement sur ce dernier, de manière à permettre d'essuyer
l'excès de métal liquide entraîné par le filament à partir du bain susdit, notamment
en faisant usage du dispositif tel que défini ci-dessus.
[0009] Ce procédé est caractérisé par le fait que l'on règle l'épaisseur de ce revêtement
en faisant varier, pour un élément présentant un espace tubulaire à section transversale
circulaire dans lequel se déplace axialement ledit filament, la pression du gaz d'essuyage
(P
na) à la sortie de l'injecteur annulaire en fonction du diamètre du filament à traiter
suivant la formule telle que définie dans la revendication 15.
[0010] Il s'agit d'un procédé qui permet, en fonction du diamètre du filament, de la vitesse
de défilement de ce dernier et de l'épaisseur du revêtement, de déterminer la pression
du gaz à l'entrée du dispositif d'essuyage utilisé.
[0011] D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description,
donnée ci-après, à titre d'exemple non limitatif de deux formes de réalisation particulières
du dispositif d'essuyage suivant l'invention et d'une forme de réalisation particulière
du procédé pour le contrôle de l'épaisseur du revêtement formé sur un filament à recouvrir,
avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 est une vue latérale schématique d'un filament revêtu d'un film métallique
liquide soumis à un essuyage par une lame de gaz conformément au procédé suivant l'invention.
La figure 2 est une vue en perspective, d'une première forme de réalisation du dispositif
suivant l'invention dans sa position d'ouverture.
La figure 3 est une vue exposée en perspective de cette première forme de réalisation.
La figure 4 est une vue schématique en élévation d'une partie essentielle d'une deuxième
forme de réalisation du dispositif suivant l'invention.
La figure 5 est une vue en perspective exposée de deux fragments importants de cette
partie essentielle de cette deuxième forme de réalisation.
[0012] Dans les différentes figures, les mêmes chiffres de référence concernent des éléments
identiques ou analogues.
[0013] Comme montré schématiquement par la figure 1, la présente invention concerne un dispositif
et un procédé d'essuyage destiné au contrôle de l'épaisseur d'un revêtement de métal
liquide 1, tel que du zinc, sur un filament 2, tel qu'un fil d'acier à section circulaire,
sortant d'un bain 3 de ce métal liquide suivant une direction sensiblement verticale.
[0014] L'essuyage du métal liquide excédentaire entraîné par le fil 2 à partir du bain 3
a lieu au moyen d'une lame de gaz sous pression, tel que de l'azote, dirigée radialement
et perpendiculairement à la surface du fil 2, comme indiqué par la flèche 4 sur la
figure 1.
[0015] Le dispositif, suivant l'invention, est destiné à être monté au-dessus de ce bain
3 et comprend un élément 5, constitué de préférence de deux blocs parallélépipédiques
identiques 5a et 5b, pouvant, lorsque mis l'un contre l'autre, délimiter un espace
tubulaire 6 présentant une section circulaire perpendiculaire à son axe dans lequel
le fil 2 à recouvrir par le revêtement 1 peut se déplacer sensiblement axialement.
[0016] La lame de gaz précitée est créée par un injecteur annulaire 7 coaxial à l'espace
tubulaire 6. Cet injecteur est formé par une fente annulaire 7 parallèle à un plan
perpendiculaire à l'axe de l'espace tubulaire 6 et de dimensions constantes sur tout
le pourtour de ce dernier.
[0017] Comme montré plus en détail aux figures 2 et 3, dans la première forme de réalisation
du dispositif suivant l'invention, l'élément 5 est, suivant l'invention, monté d'une
manière amovible sur le dispositif d'essuyage pour permettre de remplacer un élément
d'un diamètre intérieur déterminé par un autre élément, en fonction du diamètre du
fil 2 à traiter et ceci sans devoir démonter l'ensemble du dispositif d'essuyage et
donc procéder à un réalignement. Ainsi, avantageusement, les deux blocs prismatiques
distincts 5a et 5b précités peuvent être déplacés l'un par rapport à l'autre entre,
d'une part, une position fermée ou de travail et, d'autre part, une position ouverte
ou écartée.
[0018] Dans la position fermée, les blocs 5a et 5b sont appliqués l'un contre l'autre et
délimitent entre eux l'espace tubulaire 6 à section circulaire ouvert à ces deux extrémités,
dans lequel le fil 2 peut se mouvoir axialement, et dans la paroi latérale 9 duquel
est ménagée la fente 7 déterminant l'injecteur annulaire coaxial précité.
[0019] Dans la position ouverte, telle que montrée à la figure 2, les deux blocs 5a et 5b
sont amenés à une certaine distance l'un de l'autre d'une manière telle à permettre
d'accéder latéralement à l'espace tubulaire 6, par exemple pour la mise en place d'un
fil 2 dans le dispositif d'essuyage.
[0020] Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, les deux blocs 5a et 5b
présentent chacun un évidement demi-cylindrique respectif 6a et 6b, ces deux évidements
formant dans la position fermée susdite l'espace tubulaire 6.
[0021] Le bloc 5a est monté d'une manière amovible sur un support fixe 8a du dispositif
d'essuyage, l'autre bloc 5b étant monté en regard du bloc 5a sur un support mobile
8b pouvant subir une translation par rapport au support fixe 8b entre la position
fermée et la position ouverte, comme montré par les flèches 30 sur la figure 2.
[0022] A cet égard, dans les deux formes de réalisation particulières représentées aux figures
2 à 4, le support mobile 8b repose à coulissement sur deux bras 10 montés de part
et d'autre de ce dernier.
[0023] Un mécanisme excentrique 11 à lever 15 coopère avec les bras 10 du côté du support
mobile 8b opposé à celui dirigé vers le support fixe 8a. Ce mécanisme 11 comprend
un cylindre 12 pouvant tourner autour d'un axe 12a parallèle à l'axe 12b du cylindre
12 s'étendant transversalement par rapport aux bras 10.
[0024] De part et d'autre du cylindre 12 sont prévus des bouts d'arbre 23 dont l'axe coïncide
avec l'axe 12a et qui sont montés à rotation et d'une manière amovible dans des logements
correspondants 14 ménagés dans les bords supérieurs des bras 10.
[0025] Un levier 15 est vissé dans la paroi latérale du cylindre 12 et s'étend perpendiculairement
à l'axe 12a des bouts d'arbre 23 de manière à permettre de soumettre ce cylindre à
un pivotement autour de cet axe 12a entre une position de blocage dans laquelle le
bloc 5a est pressé contre le bloc 5b par le cylindre 12, grâce à l'excentricité entre
l'axe 12b de ce dernier et l'axe 12a, et une position de déblocage, dans laquelle
l'axe 12b se situe du côté opposé de l'axe 12a par rapport aux blocs 5a et 5b.
[0026] Afin de permettre de dégager les bouts d'arbre 23 par l'ouverture d'accès 13 de leurs
logement respectifs 14, pour amener le dispositif dans sa position d'ouverture, comme
montré à la figure 2, une partie en forme de segment a été enlevée de chacun de ces
bouts d'arbre 23.
[0027] Dans la première forme de réalisation du dispositif suivant l'invention, montré aux
figures 2 et 3, chacun des blocs 5a et 5b est constitué de deux parties distinctes
superposées présentant la forme d'un parallélépipède rectangle. Ces parties 18 et
19 sont fixées d'une manière amovible l'une à l'autre et à leur support respectif
8a et 8b au moyen de vis 24 en ménageant entre ces parties 18 et 19 la fente annulaire
précitée 7 qui est constituée par un évidement usiné en forme de demi-cercle dans
la face supérieure 20 de la partie 18 de chaque bloc 5a et 5b.
[0028] Cette fente 7 communique avec une chambre d'alimentation en gaz 17, également en
forme de demi-cercle, évidée dans la partie 19 et s'étendant sur toute la hauteur
de cette dernière. Cette chambre 17 est mise en communication avec une conduite d'arrivée
de gaz, non représentée, raccordée au-dessus du support 8a, par une canalisation 25
traversant le support 8a à partir de leur face supérieure 26 et débouchant dans la
chambre 17 du bloc 8a.
[0029] Le support 8b comporte la même canalisation 25, mais la fonction de celle-ci est
de permettre la mesure de la pression par un manomètre, non représenté, raccordé à
cette canalisation 25 à l'endroit où elle débouche dans la face supérieure 26 de ce
support 8b.
[0030] De plus, la canalisation 25 du support fixe 8a est raccordée à celle du support 8b,
dans la position de fermeture des blocs 5a et 5b, par deux conduits 27 formés de part
et d'autre de l'espace tubulaire 22, de manière à alimenter en gaz la fente 7 du bloc
5b.
[0031] Enfin, le dispositif d'essuyage, tel que représenté aux figures, comprend une pièce
de fixation 29 permettant de le monter par des vis 30 sur un dispositif de positionnement,
non représenté, mobile entre des limites déterminées.
[0032] La deuxième forme de réalisation du dispositif d'essuyage, suivant l'invention, telle
qu'illustrée par la figure 4, se distingue de la première forme de réalisation par
le fait que les blocs 5a et 5b présentent chacun une garniture intérieure amovible
28 formant la paroi latérale 9 de l'espace tubulaire 6 et ayant donc la forme d'un
demi-cylindre.
[0033] Cette garniture 28 est constituée de deux portions 28a et 28b disposées l'une dans
le prolongement de l'autre parallèlement à l'axe de l'espace 6 en ménageant entre
elles la fente précitée 7. Dans cette forme de réalisation, les blocs 5a et 5b sont
constitués d'une seule pièce et la chambre d'alimentation 17 se situe à l'intérieur
des blocs 5a et 5b, en regard de la fente 7. Ainsi, dans cette deuxième forme de réalisation,
les blocs 5a et 5b peuvent, le cas échéant, être solidaires et non amovibles des supports
8a et 8b, étant donné qu'il suffit de remplacer les garnitures 28 par des garnitures
d'un diamètre intérieur différent en fonction du diamètre du fil 2 à recouvrir d'un
revêtement métallique.
[0034] Par contre, dans la deuxième forme de réalisation, il y a lieu de remplacer les blocs
5a et 5b même, ce qui est, toutefois, en général une opération plus facile et plus
rapide que le remplacement des garnitures 28.
[0035] Par ailleurs, dans chacune de ces formes de réalisation, une chambre tampon cylindrique
16 coaxiale à l'espace tubulaire 6 s'étend en dessous de ce dernier et débouche au-dessus
du bain 3 en communiquant avec l'atmosphère environnante, de manière à pouvoir créer
autour du fil 2 une zone légèrement en surpression par le gaz provenant de l'injecteur
7. Cette chambre 16 présente de préférence un diamètre nettement supérieur à celui
de l'espace tubulaire 6 afin de favoriser le retour vers le bain 3 de l'excès de métal
liquide entraîné par le fil 2 et essuyé par la lame de gaz.
[0036] L'invention concerne également un procédé d'essuyage à lame de gaz permettant le
contrôle de l'épaisseur d'un revêtement de métal liquide 1 formé sur un fil 2 sortant
du bain 3 de ce métal liquide et se déplaçant verticalement au-dessus de ce bain 3.
[0037] Cette épaisseur dépend de toute une série de paramètres.
[0038] Suivant l'invention, une relation a été établie entre ces différents paramètres permettant,
pour un dispositif détermine d'essuyage, de régler la pression (P
na) du gaz d'essuyage à la sortie de la fente en fonction du diamètre (d) du fil à recouvrir
se déplaçant à une vitesse verticale déterminée U en regard de la lame de gaz d'essuyage.
[0039] Cette relation s'établit comme suit :

dans laquelle :
- Cpf = l'épaisseur du revêtement du filament (2) après essuyage mesurée en mètres,

dans laquelle E représente l'épaisseur d'alliage éventuel formé sur le film calculé
en mètres.
- U = la vitesse du filament (2) en m/sec.

, dans laquelle

en mètres
et hkk = quantité initiale de la couche de métal liquide en g/m2sur le fil avant l'essuyage répondant à la formule

dans laquelle
ul = viscosité en Pa.sec du métal liquide entraîné à la température considérée;
ρ1 = masse volumique du métal en kg/m3 entraîné à la température considérée;
g = accélération, en m/sec2, due à la pesanteur;
Kf = coefficient, dépendant de l'état du fil et déterminé expérimentalement;
- P = coefficient calculé sur base de la formule

dans laquelle Pna est la pression à la sortie de l'injecteur tubulaire, S est l'épaisseur de la lame
de gaz à cette sortie et Z répond à la formule suivante :

dans laquelle D est le diamètre de l'espace tubulaire (6).
- C = coefficient de cisaillement répondant à la formule :

[0040] L'épaisseur du revêtement peut être calculé en g/m
2 au moyen de la formule

.
[0041] Lorsque le fil est plongé dans un métal liquide susceptible de créer une couche d'alliage,
le diamètre à considérer est celui du fil même augmenté de deux fois l'épaisseur de
l'alliage. Ceci est, par exemple, le cas lorsque le fil est en fer et que le métal
de recouvrement est formé de zinc. Dans un tel cas, un alliage Fe-Zn se formera sur
le fil sortant du bain.
[0042] Afin de permettre de déterminer la pression au manomètre précité, à l'entrée du dispositif
d'essuyage utilisé, qu'il faut appliquer pour obtenir la pression P
na souhaitée à la sortie de l'injecteur 7 nécessaire pour former l'épaisseur souhaitée
du revêtement métallique sur le fil, des essais réitérés doivent être effectués sur
ce dispositif de manière à pouvoir déterminer la perte de charge entre ce manomètre
et la sortie de l'injecteur.
[0043] Ainsi, une fois que la relation entre la perte de charge et la pression mesurée au
manomètre a pu être établie on peut déterminer la pression de gaz au manomètre pour
obtenir la pression P
na et, en appliquant la formule (b) donnée ci-dessus on peut calculer la vapeur du coefficient
P à introduire dans la relation (a) pour obtenir l'épaisseur souhaitée Cpf du revêtement
métallique sur le fil à traiter.
[0044] La relation (a) précitée s'applique de préférence pour des diamètres de fils, comprenant
éventuellement une couche d'alliage, pouvant varier de 0,8 à 8 mm.
[0045] Il s'est avéré, suivant l'invention, que si l'on désire réduire la consommation en
gaz au strict minimum, le rapport entre le diamètre du fil 2 et celui de l'espace
tubulaire 6, ou de la distance entre la fente 7 et le fil doit être maintenue en dessous
de certaines limites.
[0046] Ainsi en pratique, on procède comme suit :
| Diamètre du fil |
Diamètre espace tubulaire 6 utilisé |
| 0,8 à 1,8 mm |
6 mm |
| 1,8 à 2 mm |
8 mm |
| 2,8 à 3,5 mm |
10 mm |
| 3,5 à 8 mm |
12 mm |
[0047] Ceci implique donc qu'il est important de pouvoir remplacer facilement et rapidement,
sans devoir procéder à un réalignement du dispositif, les parties de ce dernier déterminant
le diamètre de cet espace tubulaire.
[0048] Ci-après est donné un exemple d'application de la relation (a) précitée sur un dispositif
d'essuyage déterminé pour un fil d'acier d'un diamètre (d) déterminé se déplaçant
à une vitesse (U) déterminée et sur lequel un revêtement de zinc d'une épaisseur de
350 à 400 g/m doit être formé.
[0049] Plus concrètement, les paramètres connus ou calculés, dont il y a lieu de tenir compte
pour établir la relation (a) sont comme suit :
- U
- : 1,083 m/s
- S
- : 0,0006 m
- d
- : 0,00179 m (comprenant la couche d'alliage Zn-Fe)
- D
- : 0,006 m
- ρ1
- : 7140 kg/m3
- u1
- : 0,0034165 Pa.s
- ρa
- : 1,1132615 kg/m3
- ua
- : 0,0000165 Pa.s
- g
- : 9,81 m/s2
- C
- : -90,6459
- H
- : 0,001052
- hkk
- : 568,10 g/m2
- hk
- : 0,0000796 m.
[0050] Le dispositif utilisé est du type tel que représenté aux figures 2 et 3.
[0051] Si on introduit les paramètres précités et une épaisseur désirée Cpf dans la relation
(a) on peut calculer le coefficient P qui par l'application de la formule (b) permet
de retrouver la pression P
na et, par conséquent, la pression du gaz à établir au manomètre à l'entrée du dispositif.
[0052] Toutefois, une autre possibilité, généralement plus pratique, consiste à procéder
par tâtonnement en introduisant d'abord une valeur quelconque pour P
na dans la formule (b) permettant d'obtenir une valeur correspondante Cpf dans la relation
(a) et de réduire ou d'augmenter la valeur P
na en fonction de la valeur Cpf obtenue jusqu'à obtenir une valeur Cpf entrant dans
les limites fixées pour l'épaisseur du revêtement métallique du fil, qui était dans
le présent cas de 350 à 400 g/m.
[0053] Ainsi, il a été constaté qu'en donnant à P
na une valeur de 55 mm H
2O la valeur Cpf était de 0,0000531 m soit 379,40 g/m
2.
[0054] Il est important de noter que la relation (a) telle que donnée ci-dessus s'applique
non seulement au dispositif d'essuyage suivant l'invention, mais à tout type de dispositifs
à essuyage faisant usage d'une lame de gaz orientée horizontalement d'un fil se déplaçant
verticalement au-dessus d'un bain de métal liquide.
[0055] Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation du
dispositif d'essuyage telles que représentées aux figures annexées et au procédé d'essuyage
décrit ci-dessus, mais que bien des variantes peuvent être envisagées sans sortir
de la présente invention, notamment en ce qui concerne les moyens utilisés pour donner
accès à l'espace tubulaire 6 dans lequel se déplace le fil à recouvrir.
[0056] Ainsi, quoique l'invention peut s'appliquer pour le recouvrement de tout type de
fils ou substrats allongés par n'importe quel métal ou alliage de métal, elle est
avantageusement utilisée pour le recouvrement de fils d'acier par un revêtement de
zinc ou d'alliage de zinc.
1. Dispositif d'essuyage à jet de gaz destiné au contrôle de l'épaisseur d'un revêtement
(1) de métal liquide formé sur un filament métallique (2) sortant d'un bain (3) de
ce métal liquide et se déplaçant sensiblement verticalement au-dessus de ce bain,
ce dispositif étant destiné à être agencé à une certaine distance au-dessus de ce
bain (3) et comprenant un élément (5) présentant un espace tubulaire (6) à section
transversale circulaire dans lequel le filament (2) peut se déplacer sensiblement
axialement, un injecteur annulaire (7) coaxial à l'espace tubulaire (6) étant prévu
permettant de diriger vers le filament un courant de gaz, par exemple de l'azote,
en forme de lame perpendiculairement à l'axe dudit filament et orienté radialement
par rapport à ce dernier, afin de permettre d'essuyer l'excès de métal liquide entraîné
par le filament (2) à partir du bain (3) susdit, caractérisé en ce que l'élément susdit
(5) est monté d'une manière amovible, pour permettre le remplacement d'un élément
d'un diamètre intérieur déterminé par un autre élément, en fonction du diamètre du
filament à traiter.
2. Dispositif suivant la revendication 1 caractérisé en ce que l'élément précité comprend
au moins deux blocs (5a) et (5b), de préférence prismatiques, pouvant être déplacés
l'un par rapport à l'autre entre, d'une part, une position fermée ou de travail dans
laquelle les blocs (5a) et (5b) sont appliqués l'un contre l'autre en délimitant entre
eux un espace tubulaire (6) ouvert à ces deux extrémités et dans lequel ledit filament
(2) peut se mouvoir sensiblement axialement et dans la paroi latérale (9) duquel est
ménagée une fente (7) déterminant l'injecteur annulaire coaxial précité, et, d'autre
part, une position écartée ou ouverte permettant d'accéder latéralement à l'espace
susdit (6), notamment pour la mise en place du filament (2) dans le dispositif.
3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément précité comprend
deux blocs distincts (5a) et (5b), chacun de ces blocs présentant un évidement de
forme demi-cylindrique (6a) et (6b), ces deux évidements formant, dans la position
fermée susdite, l'espace tubulaire précité (6).
4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un
des deux blocs (5a) de l'élément précité (5) est monté d'une manière amovible sur
un support fixe (8a), l'autre bloc (5b) étant monté en regard du bloc (5a) cité en
premier lieu sur un support mobile (8b) pouvant subir une translation entre une position
de fermeture, dans laquelle les blocs (5a) et (5b) sont appliqués l'un contre l'autre,
et une position d'ouverture, dans laquelle ils se trouvent à une certaine distance
l'un de l'autre, d'une manière telle à pouvoir accéder à l'espace tubulaire précité
(6).
5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le support mobile précité
(8b) est agencé sur deux bras (10a) et (10b) montés sur le support fixe (8a) de part
et d'autre de ce dernier.
6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le support mobile (8b)
repose à coulissement sur les deux bras précités (10a) et (10b), un mécanisme à excentrique
(11) étant monté sur ces bras (10a) et (10b) du côté du support mobile (8b) opposé
à celui dirigé vers le support fixe (8a), ce mécanisme (11) comprenant un cylindre
(12) pouvant tourner autour d'un axe excentré parallèle à celui du cylindre (12) s'étendant
transversalement par rapport aux bras (10) d'une manière telle à pouvoir presser le
support mobile (8b) dans sa position de fermeture sous l'action du cylindre (12) en
rapprochant l'axe de ce dernier du support fixe (8a), et à pouvoir libérer ce support
mobile (8b) en faisant tourner le cylindre (12) autour de l'axe excentré susdit en
écartant l'axe du cylindre du support (8a).
7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'une
chambre tampon (16) destinée à entourer le filament (2) est prévue en dessous de l'injecteur
annulaire (7) et de l'élément précité (5) en débouchant au-dessus du bain (3) de métal
liquide et en communiquant avec l'atmosphère environnante, de manière à pouvoir créer
autour du filament (2), entre ce bain (3) et le dispositif, une zone légèrement en
surpression par le gaz provenant de l'injecteur.
8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que
la fente annulaire précitée (7) communique avec une chambre d'alimentation (17) ménagée
dans les blocs précités, cette dernière pouvant être raccordée à une arrivée de gaz
sous pression permettant de créer le courant de gaz en forme de lame
9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que
l'élément précité (5) comprend une garniture intérieure amovible formant la paroi
latérale (9) de l'espace tubulaire précité (6) et présentant l'injecteur précité (7).
10. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que
chacun des blocs (5a) et (5b) comprend deux parties distinctes superposées (18) et
(19) et fixées d'une manière amovible l'une à l'autre en ménageant entre elles la
fente annulaire précitée 7.
11. Dispositif suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la chambre d'alimentation
(17) est agencée dans la partie supérieure (19) des blocs (5a) et (5b), au-dessus
de la fente annulaire (7) en communiquant avec cette dernière sur sensiblement tout
son pourtour.
12. Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 10 et 11, caractérisé en ce
que la fente annulaire est ménagée dans la face supérieure (20) de la partie inférieure
(18) des blocs (5a) et (5b).
13. Dispositif suivant l'une ou l'autre des revendications 11 et 12, caractérisé en ce
que la chambre d'alimentation (17) se prolonge à l'intérieur des supports (8a) et
(8b) jusqu'à une arrivée de gaz sous pression, des moyens de raccordement (21) étant
prévus dans les supports (8a) et (8b) permettant de mettre la chambre d'alimentation
(17) des blocs (5a) et (5b) en communication l'une avec l'autre lorsque ces blocs
sont dans leur position de fermeture.
14. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 4 à 13, caractérisé en ce que
les blocs (5a) et (5b) étant suspendus en dessous des supports (8a) et (8b), les évidements
de forme demicylindrique (6a) et (6b) ménagés dans ces blocs se prolongent dans les
supports (8a) et (8b) sur toute la hauteur de ces derniers, de manière à délimiter
ainsi également par les supports (8a) et (8b), dans la position de fermeture des blocs
(5a) et (5b), un espace tubulaire (22) coaxial à l'espace tubulaire (6) délimité par
les blocs (5a) et (5b).
15. Procédé d'essuyage à jet de gaz destiné au contrôle de l'épaisseur d'un revêtement
(1) de métal liquide formé sur un filament (2) sortant d'un bain (3) de ce métal liquide
et se déplaçant verticalement au-dessus de ce bain (3) en créant autour du filament
(2) à partir d'un injecteur annulaire (7) un courant de gaz en forme de lame perpendiculairement
à l'axe dudit filament et dirigé radialement sur ce dernier, de manière à permettre
d'essuyer l'excès de métal liquide entraîné par le filament (2) à partir du bain susdit
(3), notamment en faisant usage du dispositif suivant l'une quelconque des revendications
1 à 14, caractérisé en ce que l'on règle l'épaisseur (Cpf) de ce revêtement (1) en
faisant varier, pour un élément déterminé (5), présentant un espace tubulaire (6)
à section transversale circulaire dans lequel se déplace axialement ledit filament
(2), la pression du gaz d'essuyage (P
nd) à la sortie de l'injecteur annulaire (7) en fonction du diamètre (d) du filament
à recouvrir (2) suivant la formule :

dans laquelle :
- Cpf = l'épaisseur du revêtement du filament (2) après essuyage mesurée en mètres,
-

dans laquelle E représente l'épaisseur d'alliage éventuel formé sur le film calculé
en mètres
- U = la vitesse du filament (2) en m/sec.
-

, dans laquelle

et hkk = l'épaisseur initiale de la couche de métal liquide sur le fil avant l'essuyage
et répond à la formule

dans laquelle
ul = viscosité en Pa.sec du métal liquide entraîné à la température considérée;
ρ1 = masse volumique du métal en kg/m3 entraîné à la température considérée;
g = accélération, en m/sec2, due à la pesanteur;
Kf = coefficient, dépendant de l'état du fil et déterminé expérimentalement;
- P = coefficient calculé sur base de la formule :

dans laquelle Pna est la pression à la sortie de l'injecteur tubulaire, S est l'épaisseur de la lame
de gaz à cette sortie et Z répond à la formule suivante :

dans laquelle D est le diamètre de l'espace tubulaire (6),
- C = coefficient de cisaillement répondant à la formule :

16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que l'on utilise un bain (3)
de zinc ou d'alliage de zinc liquide et des filaments d'acier (2) à recouvrir par
un revêtement de zinc ou d'un alliage de zinc (1).