[0001] La présente invention concerne d'une façon générale les projecteurs de véhicules
automobiles, et plus précisément un projecteur susceptible d'émettre un faisceau à
coupure, dont au moins une partie de la coupure présente une inclinaison oblique,
typiquement à 15°, par rapport à l'horizontale.
[0002] Une telle coupure est par exemple celle définie par les règlements européens en la
matière, et comporte, pour un sens de circulation à droite, une demi-coupure gauche
horizontale et une demi-coupure droite relevée de 15° au-dessus de l'horizontale.
[0003] On connaît déjà des miroirs de projecteurs capables d'engendrer par eux-mêmes, en
coopérant avec une source lumineuse allongée orientée axialement, un faisceau délimité
par une telle coupure.
[0004] On citera notamment les documents FR-A-2 536 502, FR-A-2 599 121, FR-A-2 609 148,
FR-A-2 639 888, FR-A-2 664 667 au nom de la Demanderesse.
[0005] Ces miroirs connus, s'ils donnent généralement satisfaction, sont cependant d'une
conception telle qu'il leur est difficile d'aboutir au résultat recherché en termes
de coupure si la source, telle que le filament cylindrique d'une lampe à incandescence,
n'est pas orientée axialement, c'est-à-dire parallèlement à l'axe optique du miroir.
[0006] Or on cherche aujourd'hui à réaliser des projecteurs dans lesquels la source est
orientée dans le miroir toujours horizontalement, mais cette fois-ci transversalement
à l'axe optique.
[0007] Une telle orientation a pour but notamment de réaliser des projecteurs dont le miroir
présente une dimension en hauteur au moins égale, voire sensiblement supérieure, à
sa dimension en largeur.
[0008] Certes la Demanderesse a également développé des surfaces réfléchissantes aptes à
engendrer avec une source ayant une telle orientation, et sans recourir à des coupelles
ou analogues occultant une partie du rayonnement émis par la source, des faisceaux
à coupure. On trouve ainsi dans FR-A-2 602 305 la description d'un miroir apte à coopérer
avec une source transversale pour engendrer un faisceau antibrouillard, et dans FR-A-2
602 306 la description d'un miroir apte à coopérer sélectivement avec deux sources
transversales pour engendrer respectivement un faisceau de croisement et un faisceau
de route conformes aux règlements des Etats-Unis d'Amérique, le faisceau de croisement
étant délimité par une coupure formée par deux demi-plans horizontaux décalés en hauteur.
[0009] FR 2657680 décrit un projecteur avec une source transversale et un miroir dont les
surfaces engendrent des images ayant toutes les directions possibles. Une coupure
oblique est obtenue en positionnant ces images le long de la ligne à former.
[0010] La présente invention propose un projecteur de véhicule automobile tel que défini
dans la revendication 1.
[0011] Des aspects préférés, mais non limitatifs, du projecteur selon l'invention sont définis
dans les revendications dépendantes.
[0012] D'autres aspects, buts et avantages de la présente invention apparaîtront mieux à
la lecture de la description détaillée suivante de formes de réalisation préférées
ce celle-ci, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux dessins
annexés, sur lesquels :
la figure 1 est une vue de dos d'un miroir de projecteur, et de la source associée,
permettant d'expliquer le comportement du miroir en termes d'inclinaison des images
engendrées,
la figure 2 est une vue partielle de dos d'un autre genre de miroir et de sa source,
illustrant le même type de comportement,
la figure 3 est une vue schématique en coupe de la partie de miroir et de la source
de la figure 2,
la figure 4 est une vue en coupe verticale axiale illustrant la construction d'un
miroir auquel s'applique avantageusement la présente invention,
la figure 5 est un vue de face du miroir de la figure 4,
la figure 6 illustre la répartition, sur un écran de projection, d'images de la source
engendrées par le miroir des figures 4 et 5,
la figure 7 illustre une première forme de réalisation concrète d'un miroir de projecteur
selon l'invention,
les figures 8 et 9 illustrent schématiquement, respectivement en coupe horizontale
axiale et en vue de face, la conception d'une surface réfléchissante de l'une des
zones du miroir de la figure 7,
la figure 10 illustre la répartition d'images de la source obtenues avec la zone conçue
selon les figures 8 et 9,
les figures 11 et 12 illustrent schématiquement, respectivement en coupe horizontale
axiale et en vue de face, une variante de la conception d'une surface réfléchissante
de l'une des zones du miroir de la figure 7,
la figure 13 illustre la répartition d'images de la source obtenues avec la zone conçue
selon les figures 11 et 12,
les figures 14 à 27 illustrent par des ensembles de courbes isocandela le comportement
photométrique de différentes zones du miroir de la figure 7 et son comportement global,
la figure 28 est une vue en coupe verticale axiale d'un projecteur selon une autre
forme de réalisation concrète de l'invention,
la figure 29 est une vue de face du projecteur de la figure 28,
la figure 30 est une vue de dessus d'un élément de masquage du projecteur des figures
28 et 29, et
la figure 31 illustre en vue de face une forme de réalisation concrète d'un miroir
du projecteur des figures 28 et 29.
[0013] En référence tout d'abord à la figure 1, on a représenté en vue de face un miroir
20 destiné à projeter à l'infini un faisceau lumineux d'éclairage, ce miroir recevant
en son fond une source lumineuse constituée en l'espèce par le filament généralement
cylindrique 10 d'une lampe à incandescence. L'axe du filament 10 est perpendiculaire
à l'axe optique du miroir 20, qui est lui-même perpendiculaire au plan de la feuille,
et l'axe du filament s'étend en l'espèce horizontalement.
[0014] On comprend que chaque point du miroir 20 va engendrer une image de la source 10
dont l'orientation, dans un plan de projection perpendiculaire à l'axe optique du
miroir, va dépendre des coordonnées de ce point. Un premier élément de la démarche
aboutissant à la présente invention consiste à localiser sur la surface du miroir
les points qui engendrent des images de la source ayant une même inclinaison par rapport
à l'horizontale, et en l'espèce une inclinaison de 15° dans le sens de rotation antihoraire,
de manière à pouvoir ensuite, en positionnant ces images convenablement, engendrer
au moins une partie de la demi-coupure inclinée à 15° d'un faisceau de croisement
européen normalisé.
[0015] Ainsi la figure 1 illustre en vue en élévation de dos le cas d'école d'un miroir
20 possédant une surface réfléchissante en forme de paraboloide de révolution focalisée
en centre d'un filament transversal 10, et l'on a identifié sur cette surface un certain
nombre de lignes de points de la surface (L
N) engendrant des images dont les grands axes ont tous la même inclinaison de N degrés
par rapport à l'horizontal. En gras figurent les lignes L
15 correspondant à des inclinaisons d'images de la source orientées à 15° dans un sens
ou dans l'autre par rapport à l'horizontale.
[0016] On comprend donc qu'une zone Z du miroir, telle qu'indiquée par des hachures, va
engendrer des images de la source ayant toutes une inclinaison qui varie dans des
limites relativement étroites autour de l'orientation visée de 15°. Il est donc possible
:
[0017] d'utiliser les autres parties de la surface du miroir pour former un faisceau tel
qu'un faisceau de croisement européen normalisé, éventuellement en coopération avec
des aménagements optiques sur la glace ;
- d'utiliser spécifiquement la zone Z pour au moins amorcer la demi-coupure remontante
à environ 15° du faisceau, ici encore éventuellement en coopération avec la glace.
[0018] La figure 2 illustre en vue de dos un quart d'un miroir 20, qui est constitué par
un morceau de paraboloide focalisée en arrière du filament 10 et latéralement par
rapport à celui-ci, ainsi que les lignes L
15 d'iso-inclinaison des images à 15°. La figure 3 illustre la génératrice horizontale
de ce quart de miroir, ainsi que la position du foyer F.
[0019] On comprend qu'une zone Z du miroir avoisinant la ligne L15 va permettre, avec la
surface parabolique sus-décrite, d'engendrer des images du filament qui, dans un écran
de projection, vont pivoter autour de leur bord latéral homologue du bord du filament
auquel est situé le foyer et dans des limites angulaires situées de part et d'autre
de la valeur de 15°, ces images étant situées à droite du centre de référence de l'écran.
Une telle surface est donc propre à amorcer la coupure remontante à 15°, et en même
temps à créer une tache de concentration immédiatement au-dessous de cette coupure,
comme on le verra en détail plus loin dans une forme de réalisation concrète de la
présente invention.
[0020] En référence maintenant aux figures 4 et 5, qui illustrent un ensemble miroir/filament
auquel on va appliquer l'obtention de coupure selon l'invention, on a représenté le
filament cylindrique 10, qui peut typiquement être constitué, soit du filament transversal
d'une lampe normalisée H3 montée axialement au fond du miroir, soit du filament axial
d'une lampe H1 ou H7 montée latéralement dans le miroir.
[0021] Les génératrices verticales haute et basse, respectivement 20h et 20b, du miroir
20 sont conçues de manière à amener toutes les images du filament 10 au-dessous et
essentiellement au ras du niveau horizontal, de manière à pouvoir engendrer, comme
on le verra en détail plus loin, des faisceaux à coupure nette de bonne qualité.
[0022] Préférentiellement, et en se référant en particulier à la figure 4, ces génératrices
verticales sont construites en traçant des droites D1 tangentes à la surface du filament
10, ces droites se trouvant du côté arrière du filament pour ce qui concerne la génératrice
supérieure 20h, et se trouvant du côté avant du filament pour ce qui concerne la génératrice
20b.
[0023] A chacune de ces droites D1, correspondant à un rayon lumineux émis par un bord du
filament 10, sont respectivement associées des droites D2 parallèles à l'axe optique
y-y du miroir, qui lui même est sensiblement parallèle à l'axe du véhicule.
[0024] Pour chaque couple de droites (D1, D2) on détermine leur bissectrice BS et la droite
TG qui est perpendiculaire à cette bissectrice.
[0025] Chaque génératrice est construite de proche en proche, en partant du fond du miroir
20 que l'on fixe à une cote prédéterminée par rapport au filament, à partir des différentes
droites TG obtenues, pour définir une ligne courbe, que l'on appellera dans la suite
« génératrice évolutive » dans la mesure où elle ne présente pas un foyer fixe, mais
un ensemble de foyers qui évoluent progressivement à mesure que l'on se déplace le
long de ladite génératrice. Ces génératrices se distinguent en cela des génératrices
à foyer fixe, c'est-à-dire paraboliques, décrites plus haut.
[0026] On comprend ici qu'en jouant sur la distance horizontale entre le fond du miroir
20 et le filament 10, on va pouvoir ainsi concevoir des génératrices 20a, 20b plus
ou moins ouvertes ou fermées autour de la source, et donc jouer d'une part sur la
taille des images du filament engendrées, et d'autre part sur la quantité de flux
lumineux que le miroir récupère sur une hauteur donnée.
[0027] L'équation différentielle des génératrices 20h et 20b, qu'il est aisé de résoudre
par des moyens de calcul assistés par ordinateur, peut s'exprimer de la façon suivante
:


avec comme conditions initiales :


où :
(y,z) : repère orthonormé dont l'origine est au centre du filament 10, y étant l'axe
optique horizontal et z étant vertical.
Rfil : rayon du filament, et
F : distance mesurée selon y entre le centre du filament et le fond du miroir.
[0028] On comprend que, grâce à une telle conception des génératrices 20h, 20b, ont aboutit
à ce que chaque image du filament 10 qu'elle engendre se situe immédiatement au-dessous
et au ras d'une coupure horizontale qui passe par l'axe y-y.
[0029] La figure 6 illustre la disposition des images, alignées au-dessous et au ras du
plan horizontal, obtenues avec un miroir 20 possédant la génératrice verticale décrite
ci-dessus et une génératrice horizontale présentant une certaine défocalisation par
rapport à la source 10. Ces images définissent une coupure horizontale de très bonne
netteté.
[0030] A partir de là, on comprend qu'en combinant une surface de ce type avec une surface
constituée par exemple par la zone Z de la figure 2, on peut réaliser un faisceau
de croisement conforme aux règlements européens.
[0031] On va maintenant décrire en référence à la figure 7 une forme de réalisation concrète
d'un miroir défini avec la génératrice verticale décrite plus haut en référence à
la figure 4, mais susceptible d'engendrer par lui-même, c'est-à-dire sans l'intervention
de la glace de fermeture, un faisceau de croisement de type européen possédant la
largeur horizontale requise. Celui-ci est engendré en divisant le miroir 20 en différentes
zones comme illustré sur la figure 7.
[0032] Sur cette figure, le miroir possède une moitié supérieure 21 et une moitié inférieure
22, qui comportent chacune neuf zones, respectivement 211 à 219 et 221 à 229.
[0033] Dans l'exemple représenté, les différentes zones ont des largeurs relativement voisines,
et typiquement comprises entre 6 et 13 mm, et sont caractérisées pour l'essentiel
par des génératrices horizontales différentes, définies en fonction du décalage latéral
et de l'étalement souhaités de la lumière.
[0034] Ainsi les zones centrales 215 et 225 qui engendrent des images du filament 10 qui
sont horizontales ou très peu inclinées par rapport à l'horizontale, sont destinées
à réaliser la coupure horizontale sur une étendue importante. Leur génératrice horizontale
est avantageusement une droite.
[0035] Les zones 214 et 226 sont celles qui sont conçues selon les principes exposés plus
haut en référence aux figures 1 à 3, et englobent respectivement la plus grande partie
de deux lignes d'iso-inclinaison L
15 de manière à engendrer des images du filament qui sont parallèles ou modérément inclinées
par rapport à la demi-coupure à 15° typique d'un faisceau de croisement européen.
[0036] Le positionnement des images du filament engendrées par ces deux zones immédiatement
au-dessous de la demi-coupure inclinée est réalisé de préférence comme décrit plus
haut. Ainsi l'on peut utiliser des zones 214, 226 soit constituées de morceaux de
paraboles, soit présentant des génératrices horizontale et verticale de foyers différents
(la position du foyer de la génératrice horizontale déterminant en particulier le
positionnement symétrique ou au contraire dissymétrique des images par rapport au
plan vertical axial passant par le centre de référence de l'écran de projection),
soit encore et de préférence présentant une génératrice horizontale parabolique et
une génératrice verticale évolutive telle que décrite ci-dessus en référence à la
figure 4.
[0037] Ainsi les figures 8 et 9 illustrent le cas où la zone 214 est une surface engendrée
en faisant glisser la génératrice verticale de la figure 4, de telle manière qu'elle
reste parallèle au plan y0z, sur une génératrice horizontale constituée par un morceau
de parabole dont le foyer F est situé en arrière du filament 10, et au droit de son
centre. Il en résulte la répartition d'images telle qu'illustrée sur la figure 10,
dont on observe qu'elle amorce avec netteté à la fois la demi-coupure horizontale
hH du faisceau et sa demi-coupure remontante Hc, et qu'elle participe à une tache
de concentration lumineuse dans l'axe de la route.
[0038] Les figures 11 et 12 illustrent quant à elles le cas où le morceau de parabole définissant
la génératrice horizontale de la zone 214 présente un axe O'y' décalé latéralement
par rapport à l'axe principal 0y du miroir, de manière à ce que le foyer F soit rapproché
de l'extrémité latérale du filament 10 opposée au côté dans lequel se trouve la zone
214, tandis que la génératrice verticale est toujours du type de celle illustrée sur
la figure 4. Les images résultantes sont illustrées sur la figure 13, et l'on observe
que le décalage latéral du foyer F crée un décalage des images du côté de la demi-coupure
inclinée Hc, ainsi qu'une tache de concentration au-dessous de cette demi-coupure
Hc, de manière à mieux éclairer le bas-côté de la route.
[0039] L'homme du métier saura facilement transposer la description ci-dessus au cas de
la zone 226, ayant le même rôle, située dans la moitié inférieure du miroir. Le cas
échéant, et de matière à élargir la tache de concentration et la définition de la
demi-coupure inclinée, il peut être avantageux d'utiliser, pour les génératrices horizontales
des zones 214 et 226, des foyers F positionnés différemment, l'un pouvant se trouver
par exemple au droit d'un point situé entre le centre du filament et l'un de ses bords,
et l'autre pouvant se trouver à l'extérieur de ce même bord.
[0040] Bien entendu, d'autres solutions peuvent être utilisées pour positionner les images
du filament d'une façon analogue à celle illustrée sur les figures 10 et 13.
[0041] En particulier, on peut prévoir de réaliser la zone 214 en lui donnant une surface
de base située dans la continuité, et avec les mêmes équations, que les surfaces des
zones adjacentes du miroir, telles qu'on va les décrire plus loin, et en appliquant
sur ces surfaces de base, par projection selon l'axe Oy, des éléments optiques correcteurs
tels que des prismes et le cas échéant des stries destinés à positionner les images
comme indiqué.
[0042] Une autre solution consiste à réaliser la zone 214 avec une surface s'étendant dans
la continuité de celles des zones adjacentes, et en prévoyant dans la zone de la glace
de fermeture qui est homologue des zones 214, 226 du miroir des prismes et le cas
échéant des stries ayant la même fonction que celles projetées sur le miroir comme
indiqué plus haut.
[0043] Les autres zones du miroir 20 de la figure 7 sont utilisées pour assurer une répartition
lumineuse satisfaisante de la lumière dans les différentes zones du faisceau. Pour
ce faire, on adapte au cas par cas les génératrices horizontales de ces zones, qui
sont de préférence les mêmes pour la zone supérieure et pour la zone inférieure de
manière à éviter des discontinuités susceptibles d'engendrer des défauts optiques.
[0044] On observera ici que si les génératrices des différentes zones adjacentes se raccordent
entre elles de façon continue (mais pas nécessairement de façon dérivable), alors
la surface du miroir est également continue dans la mesure où la surface est engendrée
en faisant glisser la génératrice verticale le long de la génératrice horizontale.
[0045] On observera en outre que, si les zones centrales 215, 225 présentent la génératrice
verticale telle que décrite en référence à la figure 2, les autres zones peuvent éventuellement
présenter, selon la fonction qui leur est attribuée, des surfaces de types différents,
et notamment des surfaces dérivées des enseignements des documents FR-A-2 536 502,
FR-A-2 536 503, FR-A-2 602 305, FR-A-2 602 306, FR-A-2 609 146, FR-A-2 609 148, FR-A-2
639 888, FR-A-2 664 677 et FR-A-2 710 393, au nom de la Demanderesse.
[0046] Les figures 14 à 22 illustrent par des ensembles de courbes isocandela les parties
de faisceau qui sont par exemple engendrées par les zones 214, 213, 212, 211, 216,
217, 218, 219 et 215 du miroir de la figure 7, tandis que les figures 23 et 24 illustrent
l'allure obtenue en superposant respectivement les parties de faisceau des figures
14 à 17 et les parties de faisceau des figures 18 à 21.
[0047] La figure 25 illustre l'allure de la partie de faisceau engendrée par la moitié supérieure
du miroir de la figure 11, tandis que la figure 26 illustre l'allure de la partie
de faisceau engendrée par sa moitié inférieure.
[0048] La figure 27 illustre l'allure du faisceau globalement obtenu. On observe qu'il s'agit
d'un faisceau présentant toutes les qualités requises en termes de largeur, d'épaisseur
et de concentration dans l'axe de la route.
[0049] On observe en particulier sur la figure 14 la répartition lumineuse obtenue avec
la zone 214 du miroir, résultant d'une répartition d'images du type de celle illustrée
sur la figure 13.
[0050] On observera ici que la présente invention permet de réaliser, grâce au recours à
une source transversale et aux différentes zones telles que décrites plus haut, des
miroirs pour faisceau de croisement européen dont la largeur est sensiblement inférieure
à la hauteur. Typiquement le rapport entre hauteur et largeur peut être compris entre
1,2:1 et 4:1.
[0051] La présente invention s'applique également à un projecteur selon une autre forme
de réalisation concrète de l'invention, que l'on va maintenant décrire en référence
aux figures 28 à 31.
[0052] Ainsi les figures 28 à 30 représentent un projecteur qui comprend principalement
une source lumineuse 10, telle que le filament d'une lampe à incandescence ou l'arc
d'une lampe à décharge, un premier miroir 40, un masque 30, un second miroir 20 et
une glace 50.
[0053] Le projecteur comprend également, comme dans le cas précédent et de façon non illustrée
mais classique en soi, un boîtier et différents aménagements auxiliaires pour son
montage, sa connexion électrique, etc.
[0054] Le miroir 40 est du genre ellipsoïdal, de grand axe essentiellement vertical, et
possède un premier foyer F1 ou foyer haut et un second foyer F2 ou foyer bas.
[0055] La source 10 est positionnée sur le foyer haut F1 ou en son proche voisinage. De
préférence, dans le cas d'une source allongée, celle-ci s'étend horizontalement et
perpendiculairement à l'axe optique AO tel qu'on va le définir plus loin.
[0056] Le masque 30 est une plaque plane opaque, réalisée par exemple en tôle, et possède
une ouverture 31 dont la forme, de préférence rectangulaire et de grand axe perpendiculaire
à l'axe optique AO, est illustrée sur la figure 3.
[0057] Le plan du masque passe par le foyer bas F2 du miroir 40 ou en son proche voisinage,
et est positionné de telle manière que le foyer F2 soit situé au droit de l'ouverture
31. On notera ici que l'orientation préférée de la source réelle 10 telle que décrite
plus haut est la plus adaptée pour « remplir » de façon homogène l'ouverture 31 avec
la lumière réfléchie par le miroir 20.
[0058] Le miroir 20 est un miroir de formation de faisceau d'éclairage qui est par exemple
semblable à la moitié inférieure du miroir décrit en référence à la figure 7. Il définit
un axe optique principal AO et qui est apte à coopérer avec la lumière passant par
l'ouverture 31 du masque pour former le faisceau de croisement européen.
[0059] Dans le même esprit que précédemment, le recours à un masque 30 doté d'une ouverture
31 dont le grand axe s'étend transversalement à l'axe optique AO du projecteur permet
d'engendrer des faisceaux tout à fait satisfaisants avec un miroir 20 dont la hauteur
est importante, et typiquement au moins aussi grande que sa largeur.
[0060] En outre, le fait que la source virtuelle soit plane permet de construire au niveau
du miroir 20 une surface optique qui engendre un faisceau à-coupure nette d'une manière
plus simple qu'avec la source tridimensionnelle de la forme de réalisation précédente.
En effet, alors que dans le cas d'une source tridimensionnelle, son contour vu du
miroir 20 varie selon le point d'observation sur ce miroir, le recours à une source
plane permet de rendre cette forme invariable, et en l'espèce en forme de parallélogramme,
quel que soit le point d'observation.
[0061] En particulier, la section verticale axiale du miroir 20 peut être dans ce cas un
simple morceau de parabole dont le foyer Fb se trouve placé au niveau du bord avant
(c'est-à-dire le plus proche de la glace 50) de l'ouverture 31 du masque 30, ce qui
a pour effet d'amener toutes les images de la source virtuelle au-dessous et au ras
du plan horizontal.
[0062] En référence maintenant à la figure 31, on a représenté une forme de réalisation
concrète du miroir 20 d'un projecteur du type représenté sur les figures 28 à 30.
Il est subdivisé en deux zones, à savoir une zone supérieure 20a et une zone inférieure
20b, la hauteur de la zone 20b étant de préférence sensiblement supérieure à celle
de la zone 20a.
[0063] Chacune de ces zones est subdivisée en sous-zones s'étendant côte-à-côte, chaque
sous-zone étant apte à engendrer une partie de faisceau dont la position et la largeur
dans le faisceau sont bien contrôlés.
[0064] Selon une forme de réalisation particulière, ces sous-zones sont formées par la projection
orthogonale de stries telles que des stries cylindriques d'axes verticaux, sur une
surface de base qui est par exemple du type défini dans les documents FR-A-2 536 502
et FR-A-2 536 503.
[0065] Un tel miroir à stries projetées est décrit en particulier dans le document FR-A-2
710 393.
[0066] Avantageusement, la zone supérieure 20a engendre, avec en l'espèce sept sous-zones
individuelles 21a à 27a, des parties de faisceau de largeur importante, avec des stries
projetées d'un rayon de courbure relativement faible. Cette zone, proche de la source
virtuelle définie par l'ouverture 31, engendre en effet des images relativement grandes
de la source, peu propices à créer des zones de concentration bien définies dans le
faisceau, mais au contraire propices à lui donner la largeur désirée.
[0067] La zone inférieure 20b du miroir, qui engendre des images plus petites de la source,
est au contraire constituée de sous-zones 21b à 25b assurant un étalement latéral
moins important, voire pratiquement nul, de manière à créer dans le faisceau une tache
de concentration d'intensité appropriée dans l'axe de la route.
[0068] Enfin la sous-zone 24b, relativement étendue, est réalisée conformément à l'invention
pour créer sur une étendue limitée la demi-coupure à 15°, par exemple en utilisant
comme décrit plus haut une surface généralement parabolique dont le foyer est judicieusement
positionné.
[0069] Ici encore, le projecteur permet d'engendrer un faisceau tout à fait satisfaisant
en particulier en terme de définition de coupure.
[0070] On observera ici qu'une particularité de cette forme de réalisation, selon laquelle
la sous-zone 24b qui définit la demi-coupure inclinée s'étend entre le bord inférieur
du miroir et un niveau situé non pas à la hauteur de la source, mais sensiblement
en-dessous de celle-ci, peut bien entendu être mise en oeuvre également, pour l'une
des zones 214, 226 ou pour les deux, dans la forme de réalisation de la figure 7.
On évite ainsi de travailler avec des images plus inclinées du filament telles qu'elles
sont engendrées par des points situés près du plan horizontal médian.
[0071] Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation
décrites et représentées, mais l'homme du métier saura y apporter toute variante ou
modification conforme à son esprit.
1. Projecteur de véhicule automobile, comprenant une source lumineuse (10 ; 31), un miroir
(20) et une glace (50), la source étant orientée essentiellement transversalement
à un axe optique du miroir, caractérisé en ce que le miroir sur sa surface de base ou la glace comprend, au droit d'au moins une zone
du miroir (214, 226 ; 24b) apte à engendrer des images de la source qui présentent
toutes une inclinaison variant dans un intervalle limité autour d'une inclinaison
donnée par rapport à l'horizontale et spécifiquement destinée à amorcer une partie
inclinée (Hc) d'une coupure du faisceau engendré par ledit miroir, dont l'inclinaison
correspond à ladite inclinaison donnée des images, des moyens de correction optique
aptes à positionner lesdites images le long de ladite partie inclinée de la coupure.
2. Projecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source (10 ; 31) est orientée horizontalement.
3. Projecteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la source (10) est une source réelle en volume.
4. Projecteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la source s'étend à une hauteur intermédiaire entre les bords supérieur et inférieur
du miroir, et en ce que les moyens de correction optique sont prévus dans deux zones (214, 226) du miroir
situées respectivement dans deux quadrants opposés du miroir.
5. Projecteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la source est une source plane.
6. Projecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la source est définie à partir d'une lumière issue d'une source réelle (10) et projetée
à partir d'un motif plan donné (31), et en ce que les moyens de correction optique sont prévus dans une zone (24b) du miroir décalée
latéralement et s'éloignant verticalement de ladite source.
7. Projecteur selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la ou chaque zone (214, 226 ; 24b) du miroir s'étend entre un bord supérieur ou inférieur
du miroir et un plan essentiellement horizontal (x0y) passant au voisinage de la source
plane (31).
8. Projecteur selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la ou chaque zone (214, 226 ; 24b) du miroir s'étend entre un bord supérieur ou inférieur
du miroir et une limite située à distance d'un plan essentiellement horizontal passant
au voisinage de la source plane.
9. Projecteur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la ou chaque zone (214, 226 ; 24b) présente, en vue de face du miroir, un contour
essentiellement rectangulaire de grand axe généralement vertical.
10. Projecteur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les moyens de correction sont constitués par une surface de la ou de chaque zone
du miroir qui possède une génératrice horizontale essentiellement parabolique.
11. Projecteur selon la revendication 10 prise en combinaison avec l'une des revendications
3 et 4, caractérisé en ce que ladite surface présente une génératrice verticale telle qu'un rayon lumineux (D1)
émis tangentiellement par un bord de la source est réfléchi (D2) parallèlement audit
axe optique, les rayons lumineux émis par le reste de la source étant réfléchis avec
une inclinaison vers le bas par rapport audit axe optique.
12. Projecteur selon la revendication 10 prise en combinaison avec l'une des revendications
5 à 8, caractérisé en ce que ladite surface présente une génératrice verticale essentiellement parabolique dont
le foyer s'étend au voisinage d'un bord de la source plane qui est transversal à l'axe
optique.
13. Projecteur selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que l'axe (0'y') de la génératrice horizontale est décalé latéralement, par rapport au
centre de la source, vers le côté du miroir opposé à celui contenant la zone qui possède
cette génératrice horizontale.
14. Projecteur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les moyens de correction optique sont constitués par des éléments optiques projetés
sur une surface de base de la ou desdites zones (214, 226 ; 24b) du miroir prolongeant
de façon continue des zones adjacentes.
15. Projecteur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les moyens de correction optique sont constitués par des éléments optiques formés
sur la glace du projecteur dans des zones de celle-ci qui sont homologues de la ou
desdites zones (214, 226 ; 24b) du miroir.
1. Kraftfahrzeugscheinwerfer mit einer Lichtquelle (10; 31), einem Reflektor (20) und
einer Abdeckscheibe (50), wobei die Lichtquelle im Wesentlichen quer zu einer optischen
Achse des Reflektors ausgerichtet ist,
dadurch gekennzeichnet, dass der Reflektor auf seiner Grundfläche oder die Scheibe rechtwinklig zu wenigstens
einem Reflektorbereich (214, 226; 24b), der Abbildungen der Lichtquelle zu erzeugen
vermag, die alle eine Neigung aufweisen, die in einem begrenzten Intervall um eine
bezüglich der Horizontalen gegebene Neigung variiert und speziell dazu bestimmt ist,
einen schrägen Teil (Hc) einer Hell-Dunkel-Grenze des durch den Reflektor erzeugten
Lichtbündels zu erzeugen, dessen Neigung der gegebenen Neigung der Abbildungen entspricht,
Mittel zur optischen Korrektur umfasst, die die Abbildungen entlang des schrägen Teils
der Hell-Dunkel-Grenze anzuordnen vermögen.
2. Scheinwerfer nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass die Lichtquelle (10; 31) horizontal ausgerichtet ist.
3. Scheinwerfer nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die Lichtquelle (10) eine reelle, räumliche Lichtquelle ist.
4. Scheinwerfer nach Anspruch 3,
dadurch gekennzeichnet, dass sich die Lichtquelle in einer zwischen dem oberen und dem unteren Rand des Reflektors
liegenden Höhe erstreckt, und dass die optischen Korrekturmittel in zwei Bereichen
(214, 226) des Reflektors vorgesehen sind, die jeweils in zwei sich gegenüberliegenden
Quadranten des Reflektors angeordnet sind.
5. Scheinwerfer nach Anspruch 2,
dadurch gekennzeichnet, dass die Lichtquelle eine plane Lichtquelle ist.
6. Scheinwerfer nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass die Lichtquelle durch Licht definiert wird, das von einer reellen Lichtquelle (10)
abgegeben und von einem vorgegebenen planen Muster (31) aus projiziert wird, und dass
die optischen Korrekturmittel in einem Bereich (24b) des Reflektors vorgesehen sind,
der seitlich versetzt ist und sich vertikal von der Lichtquelle entfernt.
7. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 5 oder 6,
dadurch gekennzeichnet, dass sich der oder jeder Bereich (214, 226; 24b) des Reflektors zwischen einem oberen
bzw. unteren Rand des Reflektors und einer in der Nähe der planen Lichtquelle (31)
verlaufenden, im Wesentlichen horizontalen Ebene (x0y) erstreckt.
8. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 5 oder 6,
dadurch gekennzeichnet, dass sich der oder jeder Bereich (214, 226; 24b) des Reflektors zwischen einem oberen
bzw. unteren Rand des Reflektors und einer Begrenzung erstreckt, die mit Abstand zu
einer in der Nähe der planen Lichtquelle verlaufenden, im Wesentlichen horizontalen
Ebene angeordnet ist.
9. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 1 bis 8,
dadurch gekennzeichnet, dass der oder jeder Bereich (214, 226; 24b), bei Betrachtung des Reflektors von vorne,
einen im Wesentlichen rechteckigen Umriss mit einer allgemein vertikalen Hauptachse
aufweist.
10. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 1 bis 9,
dadurch gekennzeichnet, dass die Korrekturmittel durch eine Fläche des oder eines jeden Reflektorbereichs gebildet
sind, der eine im Wesentlichen parabolische, horizontale Erzeugende besitzt.
11. Scheinwerfer nach Anspruch 10 in Verbindung mit einem der Ansprüche 3 oder 4,
dadurch gekennzeichnet, dass die Fläche eine vertikale Erzeugende aufweist, derart, dass ein von einem Rand der
Lichtquelle tangential emittierter Lichtstrahl (D1) parallel zu der optischen Achse
reflektiert wird (D2), wobei die von der übrigen Lichtquelle emittierten Lichtstrahlen
mit einer bezüglich der optischen Achse nach unten weisenden Neigung reflektiert werden.
12. Scheinwerfer nach Anspruch 10 in Verbindung mit einem der Ansprüche 5 bis 8,
dadurch gekennzeichnet, dass die Fläche eine im Wesentlichen parabolische, vertikale Erzeugende aufweist, deren
Brennpunkt in der Nähe eines Randes der planen Lichtquelle verläuft, der quer zur
optischen Achse ist.
13. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 10 bis 12,
dadurch gekennzeichnet, dass die Achse (0'y') der horizontalen Erzeugenden bezüglich des Mittelpunktes der Lichtquelle
seitlich zu der Reflektorseite versetzt ist, die derjenigen gegenüberliegt, die den
Bereich enthält, welcher die horizontale Erzeugende aufweist.
14. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 1 bis 9,
dadurch gekennzeichnet, dass die optischen Korrekturmittel durch optische Elemente gebildet sind, die auf eine
Grundfläche des oder der Bereiche (214, 226; 24b) des Reflektors projiziert werden,
die die angrenzenden Bereiche kontinuierlich verlängert.
15. Scheinwerfer nach einem der Ansprüche 1 bis 9,
dadurch gekennzeichnet, dass die optischen Korrekturmittel durch optische Elemente gebildet sind, die auf der
Abdeckscheibe des Scheinwerfers in Bereichen gebildet sind, die dem oder den Bereichen
(214, 226; 24b) des Reflektors entsprechen.
1. A motor vehicle headlight comprising a light source (10; 31), a reflector (20) and
a cover glass (50), the source being oriented essentially transversely with respect
to an optical axis of the reflector, characterised in that the reflector on its base surface, or the cover glass, includes optical correcting
means, adapted to position the said images along the said inclined portion of the
cut-off and disposed in line with at least one zone of the reflector (214. 226; 24b)
adapted to generate images of the source, all of which have an inclination which vanes
within a limited range about a given inclination with respect to the horizontal, and
specifically adapted to start an inclined portion (Hc) of a cut-off of the beam produced
by the said reflector, the inclination of which corresponds to the said given inclination
of the images.
2. A headlight according to Claim 1, characterised in that the source (10: 31) is oriented horizontally.
3. A headlight according to Claim 2, characterised in that the source (10) is a real volumetric source.
4. A headlight according to Claim 3. characterised in that the source is at a height intermediate between the upper and lower edges of the reflector,
and in that the optical correcting means are arranged in two zones (214, 226) of the reflector
which are situated respectively in two opposed quadrants of the reflector.
5. A headlight according to Claim 2. characterised in that the source is a flat source.
6. A headlight according to Claim 5, characterised in that the source is defined by a light issuing from a real source (10) and projected from
a given flat motif (31). and in that the optical correcting means are arranged in a zone (24b) of the reflector which
is offset laterally and spaced vertically away from the said source
7. A headlight according to Claim 5 or Claim 6, characterised in that the or each zone (213, 226; 24b) of the reflector extends between an upper or lower
edge of the reflector and a substantially horizontal plane (x0y) passing close to
the flat source (31)
8. A headlight according to Claim 5 or Claim 6. characterised in that the or each zone (213, 226; 24b) of the reflector extends between an upper or lower
edge of the reflector and a limit which is situated at a distance from an essentially
horizontal plane passing close to the flat source.
9. A headlight according to one of Claims 1 to 8, characterised in that the or each zone (214, 226, 24b) has, in front view of the reflector, an essentially
rectangular contour having a major axis which is generally vertical.
10. A headlight according to one of Claims 1 to 9, characterised m that the correcting means consist of a surface of the or each zone of the reflector
which has an essentially parabolic horizontal generatrix.
11. A headlight according to Claim 10 taken in combination with Claim 3 or Claim 4, characterised in that the said surface has a vertical generatrix such that a light ray (DI) emitted tangentially
by an edge of the source is reflected (D2) parallel to the said optical axis, the
light rays emitted by the remainder of the source being reflected in a downwardly
inclined direction with respect to the said optical axis.
12. A headlight according to Claim 10 taken in combination with one of Claims 5 to 8,
characterised in that the said surface has an essentially parabolic vertical generatrix, the focus of which
lies in the vicinity of an edge of the flat source which is transverse to the optical
axis
13. A headlight according to one of Claims 10 to 12, characterised in that the axis (0'y') of the horizontal generatrix is offset laterally with respect to
the centre of the source, towards the side of the reflector which is opposed to that
which contains the zone that has the said horizontal generatrix
14. A headlight according to one of Claims 1 to 9. characterised in that the optical correcting means consist of optical elements projected on a base surface
of the said zone or zones (214, 226, 24b) of the reflector which extend the adjacent
zones continuously.
15. A headlight according to one of Claims 1 to 9, characterised in that the optical correcting means consist of optical elements constituted on the cover
glass of the headlight in zones of the latter which are homologous with the said zone
or zones (214, 226; 24b) of the reflector.