[0001] La présente invention concerne un dispositif d'entraînement en déplacement d'un élément
longiligne, comme par exemple un câble, un filin, une tige ou tout autre élément longiligne,
rigide ou souple, de n'importe quel profil de section droite, tel que décrit dans
le préambule de la revendication 1.
[0002] On sait faire se déplacer un élément longiligne selon sa direction axiale en le serrant
entre deux moyens d'entraînement, comme par exemple deux roues ou deux chenilles.
Dans le cas où l'élément longiligne est rigide, comme par exemple une tige, le dispositif
peut travailler en poussée ou en traction. Dans le cas où l'élément longiligne est
souple, comme par exemple un filin, le dispositif ne peut travailler qu'en traction.
[0003] Le dispositif d'entraînement doit être apte à s'adapter à différents objets longilignes
à transporter, notamment à la dimension transversale dudit objet, soit à son diamètre
dans le cas d'un objet cylindrique, en réglant l'écartement entre les surfaces de
contact des deux moyens d'entraînement avec deux portions de surfaces opposées de
l'objet à entraîner.
[0004] Dans les dispositifs connus, l'adaptation d'écartement entre les deux moyens d'entraînement
se fait en conservant la position de l'un desdits moyens d'entraînement et en déplaçant
transversalement l'autre desdits moyens d'entraînement jusqu'à ce que l'écartement
permette le passage de l'objet entre les deux moyens d'entraînement. L'inconvénient
d'un tel dispositif se révèle lorsqu'on désire faire se déplacer des éléments longilignes
de diamètres assez différents. En gardant fixe un élément d'entraînement, on a un
déplacement transversal de l'axe longitudinal de l'élément longiligne pour deux éléments
longilignes de dimensions transversales différentes. Ceci peut être un inconvénient
dans certaines situations, notamment dans les cas où l'alignement de l'axe de l'élément
longiligne à entraîner, relativement à des dispositifs qui précédent ou suivent le
dispositif d'entraînement est important.
[0005] Un autre inconvénient des dispositifs connus est qu'il est généralement difficile
ou parfois impossible de régler la pression d'appui des deux moyens d'entraînement
sur l'objet, tout en permettant au dispositif d'absorber une variation instantanée
de la dimension transversale de l'objet lors par exemple du passage d'une épissure
entre deux longueurs successives de l'objet.
[0006] Encore un autre inconvénient des dispositifs connus est que le réglage d'écartement
s'établit en agissant successivement sur plusieurs moyens distincts, comme par exemple
des vis de réglage, ce qui est fastidieux et peut nécessiter un réglage ultérieur
de l'alignement exact des moyens d'entraînement, notamment quand il s'agit de deux
chenilles.
[0007] D'autre part, pour les dispositifs d'entraînement à chenilles, il est parfois nécessaire
de changer une ou les deux chenilles d'entraînement, soit pour des raisons d'usure,
soit pour les adapter à l'élément longiligne à faire se déplacer. Dans les dispositifs
connus, il est nécessaire de démonter au moins un des galets tendeur de chaque bande
afin de détendre celle-ci, pour pouvoir procéder à l'échange.
[0008] Un premier but de l'invention est de proposer un dispositif d'entraînement d'un élément
longiligne muni de moyens de réglage d'écartement entre les deux moyens d'entraînement
tels que la position de l'axe de l'élément longiligne est conservée, quelle que soit
la dimension transversale dudit élément longiligne.
[0009] Un deuxième but de l'invention est de proposer un dispositif d'entraînement dont
les moyens de réglage de l'écartement sont simples à manipuler et permettent d'obtenir
facilement une valeur de réglage de l'écartement des moyens d'entraînement sans qu'il
soit nécessaire de régler ultérieurement un alignement desdits moyens d'entraînement.
[0010] Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif d'entraînement dont les
moyens de réglage d'écartement sont aptes à absorber une variation instantanée de
la dimension transversale de l'objet.
[0011] Encore un autre but de l'invention est de proposer un dispositif d'entraînement à
chenilles d'un élément longiligne muni de moyens permettant un échange rapide d'une
ou des deux chenilles.
[0012] Le premier but mentionné est obtenu par un dispositif d'entraînement possédant les
caractéristiques de la partie caractérisante de la revendication 1, alors que le dernier
but mentionné ci-dessus est obtenu par un dispositif d'entraînement à chenilles possédant
les caractéristiques de la revendication 20.
[0013] Des formes d'exécution particulières ou variantes sont décrites dans les revendications
dépendantes.
[0014] La description qui suit d'une forme d'exécution préférentielle d'un dispositif d'entraînement
selon l'invention est à lire en regard du dessin annexé comportant les figures où:
la figure 1 est une vue par l'avant en perspective d'un dispositif d'entraînement
selon une forme d'exécution préférentielle de l'invention,
la figure 2 est une vue par l'arrière en perspective du même dispositif d'entraînement,
la figure 3 est une coupe transversale des moyens de réglage d'écartement du dispositif
des figures précédentes, et
la figure 4 est une coupe transversale d'un train de roulement d'une chenille.
[0015] Le dispositif d'entraînement 1 des figures 1 et 2 est représenté ouvert, c'est-à-dire
sans son capot de protection. Le dispositif d'entraînement 1 est destiné à entraîner
un objet longiligne 2, par exemple un câble, selon sa direction axiale représentée
par la flèche A. L'objet entraîné 2 possède un axe longitudinal 20. Le dispositif
d'entraînement 1 comprend une pièce de bâti fixe 10 sur laquelle sont montés, selon
une manière décrite plus bas, un premier train de roulement d'une première chenille
11 et un deuxième train de roulement d'une deuxième chenille 12. Les deux chenilles
11 et 12 sont serrées parallèlement sur deux côtés opposés de l'objet 2 à entraîner,
étant elles-mêmes entraînées en déplacement selon les directions marquées par les
flèches B et C par des moyens motorisés 110 et 120. Le dispositif d'entraînement 1
comprend en outre un moyen de réglage 3 de l'écartement des deux chenilles 11 et 12
permettant d'adapter cet écartement à la dimension transversale, respectivement au
diamètre, de l'objet 2 à entraîner.
[0016] Sur la figure 1 on voit que chaque chenille 11 et 12 est constituée d'une bande sans
fin dont le matériau, l'état de surface, les paramètres physiques comme la dureté
ou l'adhérence superficielle peuvent être adaptés à l'objet 2 à entraîner. Chaque
chenille 11 et 12 circule entre un premier rouleau d'entraînement 111 ou 121, entraîné
chacun par son moyen motorisé 110 ou 120, et un rouleau de renvoi en rotation libre
112 ou 122. Entre ces deux rouleaux 111 et 112, respectivement 121 et 122 on a de
préférence une pluralité de rouleaux d'appui 113, respectivement 123, en rotation
libre, formant des arêtes d'appui, empêchant une déformation des chenilles 11 et 12
sur leur trajet en contact avec l'objet à entraîner 2. Dans l'exemple représenté,
les rouleaux d'entraînement 111 et 121 sont placés à des extrémités opposées des deux
chenilles 11 et 12 uniquement pour des raisons d'encombrement des moyens motorisés
110 et 120. Toute autre disposition desdits moyens motorisés est aussi possible, de
même qu'il est aussi possible de n'avoir qu'un seul moyen motorisé 110 ou 120 entraînant
une seule des deux chenilles 11 ou 12.
[0017] En se reportant aux figures 2 et 3, on voit que chaque train de roulement des chenilles
11 et 12, respectivement le premier train de roulement constitué des rouleaux 111,
112 et 113, ainsi que le deuxième train de roulement constitué des rouleaux 121, 122
et 123, est monté sur une platine indépendante 114, respectivement 124. Les moyens
de réglage 3 de l'écartement entre les deux chenilles 11 et 12, respectivement entre
les deux platines 114 et 124, comprennent un support 30 fixé à la pièce de bâti 10.
Le support 30 comprend sur son extrémité tournée vers les chenilles 11 et 12, des
moyens de guidage constitués ici de deux colonnettes 300 fixées par des équerres support
301 au support 30. Chaque platine 114 et 124 comprend des saillies 115, respectivement
125, munies chacune d'un trou traversant engagé en coulissement sur l'une des colonnettes
300. Ainsi, chacune des platines 114 et 124 est apte à coulisser le long des colonnettes
300, de manière à rapprocher, respectivement éloigner chacune des chenilles 11 et
12 de l'objet 2 à entraîner. Au moins un ressort 302 est monté sur une colonnette
300 entre une équerre support 301 et une saillie 115 et 125 de chaque platine 114
et 124, de manière à écarter les deux platines 114 et 124, respectivement écarter
les deux chenilles 11 et 12.
[0018] Le rapprochement des deux platines 114 et 124, respectivement des deux chenilles
11 et 12 est commandé par un étrier 31, coulissant de préférence perpendiculairement
à la direction de l'axe 20 de l'objet à entraîner et de préférence perpendiculairement
à la direction de déplacement des platines 114 et 124, sur des moyens de guidage 32
fixés au support 30. Deux câblettes 310 (une seule étant visible sur les figures)
sont tendues entre l'étrier 31 et chacune des platines 114 et 124, deux poulies de
renvoi 311 renvoyant chacune des câblettes provenant de l'étrier 31 vers l'une ou
l'autre des platines 114 et 124. On comprend donc qu'en déplaçant l'étrier 31 sur
ses moyens de guidage 32, on exerce un effort de traction sur les deux câblettes 310,
cet effort de traction étant transmis aux deux platines 114 et 124 provoquant leur
rapprochement, respectivement diminuant la distance entre les deux brins en regard
des chenilles 11 et 12.
[0019] Ainsi, les deux platines 114 et 124 portant respectivement les deux chenilles 11
et 12, qui sont aptes à coulisser le long des moyens de guidage 300, s'écartent naturellement
sous l'effet des ressorts 302 et peuvent être rapprochées en agissant sur l'étrier
31. Par l'effet d'écartement et de rapprochement simultané des deux platines 114 et
124 décrit ci-dessus, les deux chenilles 11 et 12 s'écartent ou se rapprochent simultanément
et symétriquement par rapport à l'axe longitudinal 20 de l'objet à entraîner, la position
dudit axe longitudinal étant ainsi conservée quelle que soit la dimension transversale
de l'objet 2, respectivement le diamètre du câble 2.
[0020] L'actionnement en déplacement de l'étrier 31 est commandé par une poignée 33 agissant
sur l'étrier 31 par l'intermédiaire d'un arbre 34, traversant l'étrier 31, d'un moyen
à ressort 35 et d'une douille de réglage 36. Une douille de déblocage 37, munie d'une
collerette de saisie 370 est apte à coulisser sur la douille de réglage 36. Le dispositif
comprend en outre un moyen de fixation en position réglée, constitué d'un piston 38
apte à coulisser perpendiculairement à l'axe de la douille de réglage 36 dans un logement
du support 30. L'extrémité du piston 38 proche de la douille de réglage 36 comprend
une pluralité de griffes 380 aptes à être engagées dans des griffes 360 correspondantes
disposées sur une portion de la surface extérieure de la douille de réglage 36 en
regard du piston 38. Un ressort 381 placé du côté du piston 38 opposé à celui muni
des griffes 380 pousse le piston 38 afin que ces griffes 380 s'engagent dans les griffes
correspondantes 360 de la douille de réglage 36 placées juste en face. Le piston 38
peut être actionné en direction inverse, soit pour dégager les griffes 380 des griffes
360, par l'intermédiaire d'un levier oblique 371 fixé par une de ses extrémités sur
la douille de déblocage 37, son autre extrémité étant engagée dans un logement 382
du piston 38 et prenant appui sur une surface d'appui 383 dans ce logement. Le moyen
à ressort 35 est disposé sur la portion de l'arbre 34 se trouvant de l'autre côté
de l'étrier 31 relativement à la poignée 33. Le moyen à ressort 35 est composé, dans
la forme d'exécution représentée, d'un empilement de rondelles à ressort, disposées
coaxialement à l'arbre 34, et prenant appui d'un côté sur une face de l'étrier 31
et de l'autre côté sur un moyen d'arrêt 340, par exemple une portion de tige fixée
transversalement sur l'extrémité de l'arbre 34. Entre l'autre face de l'étrier 31
et l'extrémité de la douille de réglage 36, on a de préférence un deuxième moyen à
ressort 350, dont le chemin élastique et la constante de ressort sont nettement plus
faibles que ceux des moyens à ressort 35 pour une raison qui sera expliquée plus bas.
La douille de déblocage 37 ne peut se déplacer que longitudinalement, étant empêchée
de pivoter sur son axe notamment par l'engagement du lever oblique 371 dans le logement
382. Des moyens similaires non représentés empêchent aussi le pivotement de la douille
de réglage 36 sur son axe, celle-ci ne pouvant donc que se déplacer longitudinalement.
Il en est de même pour l'arbre 34 qui est muni d'une clavette 341 montée sur une portion
de pourtour et transversalement à l'axe longitudinal de l'arbre 34. Cette clavette
341, étant engagée dans une fente longitudinale 361 de la douille de réglage 36, limite
les mouvements possibles de l'arbre 34 relativement à la douille de réglage 36, n'autorisant
qu'un déplacement longitudinal d'amplitude limitée de l'arbre 34. L'arbre 34 comprend
encore un filetage 342 sur son extrémité engagée dans la poignée 33.
[0021] Il est maintenant possible de décrire la manière prévue dans cette forme d'exécution
du dispositif pour serrer les deux chenilles 11 et 12 sur l'objet 2 à transporter.
La figure 3 montre que les deux chenilles 11 et 12 sont écartées au maximum et qu'il
s'agit de les serrer sur l'objet 2 placé entre elles. Pour ceci l'opérateur saisit
la poignée 33 dans la paume de sa main et engage deux doigts sur la face arrière de
la collerette de saisie 370 de manière à rapprocher cette collerette 370 de la poignée
33. De cette manière, la douille de déblocage 37 coulisse en direction de la poignée
33 faisant que le levier oblique 371 soulève le piston 38 dans son logement, ce qui
libère les deux dentures 360 et 380, comme représenté sur la figure. Dans cet état,
les deux chenilles 11 et 12 sont maintenues écartées par les ressorts 302 sur les
colonnettes 300, ces ressorts ayant aussi une constante de ressort nettement inférieure
à celle des rondelles ressort 35, la relation entre l'arbre 34 et l'étrier 31 peut
être considérée comme rigide. En tirant alors la poignée 33 vers l'arrière, soit vers
la gauche sur la figure 3, on fait donc reculer d'autant vers la gauche l'étrier 31,
ce qui, par l'intermédiaire des câblettes 310, rapproche les deux chenilles 11 et
12. Dès que celles-ci arrivent au contact de l'objet 2, une résistance à la traction
est ressentie sur la poignée 33 et l'opérateur peut relâcher la collerette de saisie
370, ce qui engage la denture 380 sur une portion de la denture 360 qui lui fait face,
fixant alors l'étrier 31 selon une position déterminée de son déplacement dans laquelle
les deux câblettes 310 sont tendues. Vu que les deux dentures 380 et 360 ont un certain
pas, définissant des positions de réglage étagées, un réglage fin de position de l'étrier
31 et par conséquent des chenilles 11 et 12 peut être obtenu en vissant légèrement
la poignée 33, ce qui, par l'intermédiaire du filetage 342 déplace légèrement l'arbre
34, en comprimant le deuxième moyen à ressort 350, jusqu'à ce que la valeur d'écartement
désirée entre les deux chenilles 11 et 12 soit atteinte. En continuant à visser la
poignée 3, il est possible de régler la force d'appui des deux chenilles 11 et 12
sur l'objet, cette force d'appui étant alors déterminée par les rondelles ressort
35. Un dispositif de repérage de position 343 est fixé sur l'extrémité de l'arbre
34 et fait saillie par le centre de la poignée 33. Par un contrôle visuel ou tactile
de la longueur dont ledit dispositif sort du centre de la poignée, il est possible
de relever la valeur du serrage appliqué à l'objet 2 par les chenilles 11 et 12. Deux
marques repères (non représentées) peuvent en outre être disposées l'une sur la poignée
33 et l'autre sur le dispositif 343 afin de permettre d'ajuster finement le serrage
par comparaison du déplacement angulaire entre les deux repères. Le déplacement possible
limité de l'arbre 34 dans la douille de réglage 36 par la clavette 341 dans la fente
361 empêche un trop fort serrage des chenilles 11 et 12 sur l'objet 2.
[0022] Lors du fonctionnement du dispositif pour entraîner l'objet 2, il peut se trouver
la situation où la dimension transversale de l'objet 2, notamment son diamètre, peut
varier brusquement, par exemple au passage d'une épissure entre deux longueurs successives
dudit objet. Dans ce cas le dispositif décrit est apte à supporter cette variation
de dimension, soit une variation subite d'écartement des chenilles 11 et 12, par les
rondelles ressort 35 qui sont aptes à absorber cet écart.
[0023] Afin d'écarter à nouveau les chenilles 11 et 12, il suffit d'agir sur la collerette
371 pour dégager le piston 38 et en conséquence les dentures 380 et 360, puis de repousser
la poignée vers la droite de la figure afin de libérer la tension exercée sur les
câblettes 310, l'écartement des deux platines 114 et 124 étant alors provoqué par
les ressorts 302 comme indiqué plus haut.
[0024] On distingue sur la figure 3 que les dentures 360 et 380 sont asymétriques afin d'améliorer
l'effet de blocage selon une technique connue.
[0025] On voit donc que par un dispositif tel que décrit, il est possible de régler l'espace
entre les deux chenilles 11 et 12 de même que la pression exercée par les chenilles
sur l'objet à entraîner de manière simple, rapide et précise, à l'aide d'une seule
main. Le dispositif de réglage décrit ici est particulièrement compact et est adapté
pour un dispositif d'entraînement de faibles dimensions, comme par exemple un dispositif
facilement utilisable sur un chantier.
[0026] D'autres configurations peuvent être envisagées pour assurer la liaison entre l'étrier
mobile 31 et les platines indépendantes 114 et 124; par exemple des moyens comportant
des tiges et des cames sont envisageables; d'autre part il n'est pas absolument nécessaire
que la direction de déplacement de l'étrier soit perpendiculaire à la direction de
déplacement des platines et/ou à l'axe à conserver, dans ce cas des moyens de renvoi
de direction adaptés sont à prévoir. Pour des dispositifs plus importants, par exemple
un dispositif d'entraînement installé à demeure sur une machine de production en usine,
d'autres moyens, manuels ou motorisés, peuvent être prévus pour déplacer l'étrier
31 d'une valeur déterminée.
[0027] Le dispositif a été décrit comme étant un dispositif d'entraînement par chenilles;
on pourrait tout aussi bien avoir deux roues d'entraînement, chacune montée sur une
platine indépendante comme indiqué et fonctionnant exactement comme décrit pour le
dispositif à chenilles.
[0028] L'objet à entraîner a été décrit comme étant un câble ayant un certain diamètre;
en fait l'objet longiligne mentionné peut être de n'importe quelle forme transversale
apte à être entraîné par un dispositif d'entraînement à chenilles ou à roues. Quelle
que soit la dimension transversale de l'objet à entraîner, le dispositif d'entraînement
permet que l'axe de l'objet à entraîner soit toujours placé au même endroit.
[0029] La figure 4 montre une autre amélioration apportée à un dispositif d'entraînement
par chenilles. Comme indiqué plus haut, il peut être nécessaire de changer la chenille,
soit parce qu'elle est usée, soit alors pour adapter ses qualités mécaniques, par
exemple dureté, adhérence superficielle, état de surface, épaisseur, à l'objet à entraîner.
La figure 4 montre une coupe du train de chenille inférieur des figures précédentes.
On y distingue notamment la platine 124, la chenille 12, le rouleau entraîneur 121,
le rouleau de renvoi 122 faisant office de rouleau tendeur, ainsi que les rouleaux
intermédiaires 123. En considérant le rouleau tendeur 122, on voit que son axe de
rotation 126 est monté sur un arbre 127 portant une portion d'arbre 128 excentrée
relativement à l'axe de rotation 126. La portion d'arbre excentrée 128 est engagée
en pivotement dans un logement de la platine 124. Un lever 129 est fixé à l'extrémité
de l'arbre 127 permettant de faire basculer l'arbre 127 autour de sa portion d'arbre
128, ce qui détend la chenille 12, permettant ainsi de la retirer pour la remplacer.
On voit à la figure 1 une butée 130 permettant de maintenir le levier 129 en une position
correspondant à la position tendue de la chenille 11. Le train de chenille supérieur
est équipé du même dispositif.
[0030] Un tel dispositif permettant un changement rapide d'une chenille, sans qu'il soit
nécessaire de procéder à un démontage fastidieux d'une portion de la machine peut
être installé sur n'importe quel dispositif d'entraînement à chenilles, notamment
sur un dispositif d'entraînement à chenilles muni des moyens de réglage de l'écartement
des deux chenilles comme décrit précédemment.
1. Dispositif d'entraînement (1) d'un objet longiligne (2), comprenant deux moyens d'entraînement
(11,12) appuyant chacun symétriquement sur au moins une portion de surface opposée
dudit objet, ainsi que des moyens de réglage (3) de l'écartement desdits moyens d'entraînement,
caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage sont aptes à régler simultanément
et symétriquement la position de chacun des moyens d'entraînement relativement à un
axe longitudinal (20) de l'objet longiligne à entraîner.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une portion
de bâti fixe (10) et en ce que chaque moyen d'entraînement (11,12) est monté sur une
platine indépendante (114,124) apte à coulisser sur des moyens de guidage (300) fixés
à ladite portion de bâti, le coulissement desdites platines permettant un rapprochement
ou un écartement desdits moyens d'entraînement (11,12) relativement audit axe longitudinal
(20) de l'objet à entraîner (2).
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'écartement desdites platines
(114,124) est commandé par des premiers moyens à ressort (302).
4. Dispositif selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que le rapprochement
desdites platines (114,124) est commandé par l'actionnement en déplacement d'un étrier
mobile (31), monté de manière coulissante sur un support (30) fixé à ladite portion
de bâti (10), ledit étrier mobile étant relié à chacune desdites platines mobiles
(114,124).
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque platine (114,124)
est reliée audit étrier mobile (31) par l'intermédiaire d'un élément souple (310)
de longueur constante passant par au moins une poulie de renvoi (311).
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments souples sont
constitués chacun d'un élément de câble (310) de longueur déterminée, une extrémité
de chacun desdits éléments de câble étant fixée audit étrier mobile (31), l'autre
extrémité de chaque élément de câble étant fixée à une platine déterminée (114,124).
7. Dispositif selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que l'étrier mobile
(31) est actionné en déplacement par une poignée (33) disposée à une extrémité d'un
arbre de commande (34) relié par son autre extrémité audit étrier mobile.
8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que la liaison entre l'autre
extrémité de l'arbre de commande (34) et l'étrier mobile (31) est réalisée par l'intermédiaire
d'un deuxième moyen à ressort (35).
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'étrier mobile (31) est
monté de manière coulissante sur l'arbre de commande (34), et en ce que le deuxième
moyen à ressort est constitué d'un ressort de compression (35) dont une extrémité
est fixée à l'extrémité de l'arbre de commande (34) opposée à celle munie de la poignée
(33), son autre extrémité venant en appui contre une première face dudit étrier mobile.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la position de réglage
dudit étrier mobile (31) est obtenue par un moyen de fixation (36,38) dudit arbre
de commande (34) selon une position longitudinale déterminée dudit arbre de commande
relativement audit support (30) fixé à ladite portion de bâti (10).
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit moyen de fixation
est constitué d'une douille de réglage (36), coulissante sur une portion dudit arbre
de commande (34) proche de la poignée (33), l'extrémité de ladite douille de réglage
(36) proche de l'étrier mobile (31) venant en appui contre la face dudit étrier mobile
opposée à ladite première face, une portion de surface extérieure de ladite douille
de réglage (36) comportant une denture (360) apte à engrener sur une denture correspondante
(380) d'un piston mobile (38) disposé dans un logement dudit support (30), ledit piston
mobile (38) étant apte enclencher ou déclencher les deux dites dentures (360,380).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'extrémité de ladite
douille de réglage (36) proche de l'étrier mobile (31) est en appui contre la face
dudit étrier mobile opposée à ladite première face, par l'intermédiaire d'un troisième
moyen à ressort (350), la constante de ressort et le chemin élastique dudit troisième
moyen à ressort (350) étant inférieurs aux caractéristiques correspondantes du deuxième
moyen à ressort (35), l'autre extrémité de la douille de réglage (36) venant en appui
contrer la poignée (33).
13. Dispositif selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce qu'il comprend
en outre une douille de déblocage (37) montée en coulissement sur la douille de réglage
(36), ladite douille de déblocage comprenant un moyen de saisie (370) sur son extrémité
proche de la poignée (33) ainsi qu'un moyen d'actionnement (371) dudit piston mobile
(38) apte à déclencher les deux dites dentures (360,380).
14. Dispositif selon l'une des revendications 12 à 13, caractérisé en ce que la douille
de déblocage (37), la douille de réglage (36) et l'arbre de commande (34) comportent
des moyens (371,382,341,361) aptes à empêcher leur pivotement autour de leur axe longitudinal.
15. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que la poignée (33) est reliée
à l'extrémité de l'arbre de commande (34) par l'intermédiaire d'un filetage (342),
le vissage ou dévissage de la poignée (33) en appui contre l'extrémité de la douille
de réglage (36) permettant un réglage fin de la position de réglage de l'étrier mobile
(31), soit de l'écartement des deux moyens d'entraînement (11,12), par un déplacement
longitudinal de l'arbre de commande (34) entraînant ledit étrier mobile.
16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que le vissage et dévissage
de la poignée (33) sur l'extrémité de l'arbre de commande (34) permet en outre un
réglage de la pression d'appui des moyens d'entraînement (11,12) sur l'objet à entraîner
(2).
17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'extrémité de l'arbre
de commande (34) proche de la poignée (33) comprend un repère en saillie (343) dont
la position relativement à la poignée (33) indique la valeur de réglage de la pression
d'appui des deux moyens d'entraînement (11,12).
18. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens
d'entraînement sont constitués chacun d'une roue d'entraînement, au moins une desdites
roues d'entraînement étant entraînée en rotation par un moyen motorisé.
19. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que les moyens
d'entraînement sont constitués d'une chenille (11,12) disposée sur un train de roulement
(111,112,113;121,122,123), le train de roulement d'au moins une desdites chenilles
comportant un rouleau (111,121) entraîné en rotation par un moyen motorisé (110,120).
20. Dispositif d'entraînement (1) d'un objet longiligne (2), comprenant deux moyens d'entraînement
constitués chacun d'une chenille (11,12) disposée sur un train de roulement (111,112,113;121,122,123),
chaque chenille (11,12) appuyant symétriquement sur au moins une portion de surface
opposée dudit objet, caractérisé en ce que le train de roulement d'au moins une chenille
comprend un rouleau (112,122) monté en rotation selon un premier axe de rotation (126)
sur un arbre (127) muni d'une portée (128) excentrique et parallèle audit premier
axe (126), ledit arbre (127) comportant en outre sur une de ses extrémités un levier
(129) apte à entraîner ledit arbre (127) en pivotement autour de ladite portée excentrée
(128), de manière à détendre la chenille (11,12) montée sur ledit train de roulement.
21. Dispositif selon la revendication 19, caractérisé en ce que le train de roulement
d'au moins une chenille comprend un rouleau (112,122) monté en rotation selon un premier
axe de rotation (126) sur un arbre (127) muni d'une portée (128) excentrique et parallèle
audit premier axe (126), ledit arbre (127) comportant en outre sur une de ses extrémités
un levier (129) apte à entraîner ledit arbre (127) en pivotement autour de ladite
portée excentrée (128), de manière à détendre la chenille (11,12) montée sur ledit
train de roulement.
22. Utilisation d'un dispositif d'entraînement (1) selon l'une des revendications précédentes
comme dispositif mobile sur un chantier.
23. Utilisation d'un dispositif d'entraînement (1) selon l'une des revendications 1 à
21 comme dispositif fixe sur une ligne de production.