[0001] La présente invention concerne un procédé de diagnostic électrique d'une sonde à
oxygène de type lambda montée sur la ligne d'échappement d'un moteur à combustion
interne. La présente invention concerne plus particulièrement le diagnostic d'une
sonde lambda équipant la ligne d'échappement d'un moteur à combustion interne alimenté
avec des mélanges carburés de richesses adaptées et notamment avec des mélanges pauvres.
[0002] Les moteurs à combustion interne sont classiquement équipés d'un système électronique
de commande qui ajuste, à partir de stratégies préprogrammées et suivant les conditions
de fonctionnement du moteur, la quantité de carburant injecté et l'instant d'allumage
pour les moteurs à allumage commandé.
[0003] Certains moteurs sont alimentés aujourd'hui avec un mélange carburé dont la richesse
est adaptée aux conditions de fonctionnement du moteur et qui sont notamment alimentés
en mélange pauvre (lean burn) lors des phases de fonctionnement en charge partielle.
[0004] Parmi les capteurs utilisés par les systèmes électroniques de commande de ces moteurs
pour déterminer les conditions de fonctionnement et adapter en conséquence la richesse
du mélange carburé, figurent plus particulièrement le ou les capteurs à oxygène disposés
sur la ligne d'échappement du moteur. Ces capteurs ont pour fonction d'informer le
système électronique de commande sur la concentration réelle en oxygène dans les gaz
d'échappement.
[0005] Dans le cadre des futures réglementations antipollution telles que la norme OBD2
(On Board Diagnostic Level 2), il est prévu que les systèmes électroniques des moteurs
qui équipent les véhicules automobiles ou routiers soient amenés à diagnostiquer et/ou
corriger automatiquement certaines défaillances qui ont un impact direct sur les émissions
de polluants.
[0006] C'est ainsi qu'il est prévu d'implanter dans les systèmes électroniques de commande
des moteurs, des moyens de diagnostic des éventuels dysfonctionnements des capteurs
qui participent à la commande du moteur et plus particulièrement des capteurs à oxygène.
[0007] Ces moyens de diagnostic ont pour objet de provoquer, lorsqu'il y a défaillance d'un
élément agissant sur le niveau de pollution du moteur, soit l'activation de modes
de fonctionnement dégradés et/ou l'allumage d'un voyant au tableau de bord prévenant
le conducteur (réglementations peu sévères), soit la mise en oeuvre de mesures correctives,
soit encore l'arrêt du véhicule (réglementations strictes).
[0008] Les équipementiers et les constructeurs automobiles ont donc développé un certain
nombre de dispositifs techniques permettant de diagnostiquer les dysfonctionnements
des capteurs équipant les moteurs en général et les capteurs à oxygène en particulier.
[0009] On peut ainsi citer le document DE-A-19.534.141 qui concerne plus particulièrement
le contrôle des fils électriques assurant la connexion des capteurs au calculateur
d'injection et qui permet notamment de diagnostiquer l'existence de dysfonctionnements
tels qu'un "court-circuit" ou encore un "circuit ouvert" suite à la rupture d'un fil.
[0010] Le procédé décrit dans le document DE-A-19.534.141 est directement mis en oeuvre
par le calculateur d'injection. Il consiste à comparer régulièrement les valeurs de
tensions observées à chaque entrée du calculateur d'injection à des plages de valeurs
mémorisées et à en déduire en cas d'écart, l'existence d'un défaut dans la ligne.
[0011] Ce procédé n'est toutefois pas d'application générale car il ne permet pas de diagnostiquer
la liaison électrique d'une sonde à oxygène de type lambda, qui n'indique qu'un état
riche ou pauvre par rapport à la stoechiométrie (ou richesse 1), lorsque qu'une telle
sonde est positionnée en aval d'un pot catalytique de traitement accélérant notamment
les réactions d'oxydation des gaz d'échappement. Un tel positionnement aval d'une
sonde à oxygène est utilisé pour permettre de contrôler le fonctionnement du pot catalytique
ou encore pour opérer une régulation dite "double boucle" lors que les conditions
de fonctionnement du moteur requièrent de fonctionner avec un mélange stoechiométrique,
comme par exemple au ralenti, etc.
[0012] En effet, lors des phases de fonctionnements en mélange stoechiométrique, les gaz
d'échappement en sortie d'un pot catalytique destiné à accélérer des réactions d'oxydation,
ci-après appelé pot catalytique à oxydation (étant entendu qu'un tel pot n'est pas
limité à la seule accélération des réactions d'oxydation et qu'il peut également accélérer
des réactions de réduction comme dans le cas des pots à trois voies (dits sélectifs
ou trifonctionnels) à un ou plusieurs lits), ont une teneur en oxygène relativement
stable du fait des conversions chimiques, de sorte que le signal d'une sonde à oxygène
lambda disposée en aval de ce pot ne bascule entre les valeurs extrêmes de tension
correspondant aux états "riche" ou "pauvre" que sur des périodes relativement longues,
la simple observation du non-basculement de la sonde de part et d'autre de la tension
de polarisation ne permet donc pas de diagnostiquer l'état de la liaison électrique.
[0013] Le but de l'invention est donc de remédier aux inconvénients de l'art antérieur en
proposant un procédé de diagnostic électrique selon la revendication 1.
[0014] Selon une caractéristique du procédé de diagnostic d'une sonde à oxygène objet de
l'invention, la mesure du niveau de tension du signal émis par la sonde à oxygène
dans les conditions prédéterminées de fonctionnement du moteur, n'est observée qu'après
une période de temporisation adaptée.
[0015] On comprendra mieux les buts, aspects et avantages de la présente invention, d'après
la description donnée ci-après de modes de réalisation de l'invention, présentés à
titre d'exemples non limitatifs, en se référant notamment aux dessins annexés, dans
lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique d'un moteur à combustion interne équipé d'un dispositif
électronique de commande permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention
;
- la figure 2 est une vue de détail du circuit électrique reliant un capteur de mesure,
telle que la sonde à oxygène aval, au dispositif électronique de commande présenté
à la figure 1.
[0016] Conformément aux dessins, seuls les éléments du moteur à combustion interne nécessaires
à la compréhension de l'invention ont été représentés et pour en faciliter la lecture,
les mêmes éléments portent les mêmes références d'une figure à l'autre.
[0017] En se reportant à la figure 1, on voit un moteur à combustion interne plus particulièrement
destiné à équiper un véhicule automobile. Ce moteur est un moteur multicylindre à
quatre temps, du type à injection directe et allumage commandé fonctionnant selon
plusieurs valeurs de richesse et notamment en mélange pauvre. Bien évidemment la présente
invention n'est pas limitée à un moteur à injection directe et peut également s'appliquer
à un moteur à injection indirecte à condition que ce dernier fonctionne selon plusieurs
valeurs de richesse et notamment en mélange pauvre.
[0018] Le moteur illustré comporte classiquement un circuit d'admission d'air 3 muni d'un
volet 4 de type papillon permettant de régler la quantité d'air admis et d'un circuit
de bipasse ralenti coopérant avec une vanne de régulation 5. L'injection du carburant
s'effectue directement dans chaque chambre de combustion 12 grâce à un électro-injecteur
2 logé dans la culasse du moteur et débouchant dans le toit de la chambre 12. Un système
d'allumage à bougies 6 assure le déclenchement de la combustion du mélange carburé
préalablement comprimé dans les cylindres du moteur.
[0019] Les gaz brûlés sont rejetés à l'atmosphère à travers une ligne d'échappement 10 équipée
d'un pot catalytique 13 destiné notamment à traiter par oxydation les gaz polluants
et plus particulièrement les hydrocarbures imbrûlés HC et le monoxyde de carbone CO
et, d'un pot catalytique 19 de traitement des gaz polluants et plus particulièrement
des oxydes d'azote NOx par réduction.
[0020] Le pot catalytique 19 encore appelé NOx trap a plus particulièrement pour fonction
de stocker les oxydes d'azote produits notamment lors des phases de fonctionnement
en mélange pauvre et d'opérer régulièrement leur conversion catalytique en présence
d'hydrocarbure lors de phases de fonctionnement en mélange riche.
[0021] L'ouverture de chaque électro-injecteur 2 ainsi que l'avance à l'allumage des bougies
6 ou encore l'ouverture de la vanne de régulation ralenti 5 sont directement commandées
par un système électronique de commande ou calculateur d'injection 7.
[0022] Dans le calculateur d'injection 7 sont mémorisés les formules et les paramètres fondamentaux
pour le réglage optimal du moteur, ces paramètres étant obtenus préalablement au banc
d'essai du moteur. Ce sont notamment les paramètres concernant l'instant de début
d'injection ou phase d'injection du carburant, la durée d'ouverture des injecteurs
2 qui correspond à une quantité de carburant injectée et donc à une richesse du mélange
carburé remplissant les chambres de combustion 12, ou bien encore la phase d'allumage
des bougies 6, etc.
[0023] Le calculateur d'injection 7 se compose essentiellement d'un microprocesseur ou unité
centrale CPU, de mémoires vives RAM, de mémoires mortes ROM, de convertisseurs analogiques-numériques
A/D, et différentes interfaces d'entrées et de sorties.
[0024] Le microprocesseur du calculateur d'injection 7 comporte des circuits électroniques
et des logiciels appropriés pour traiter les signaux en provenance de différents capteurs
adaptés, en déduire les états du moteur et mettre en oeuvre des opérations prédéfinies
afin de générer les signaux de commande appropriés à destination notamment des injecteurs
et des bobines d'allumage.
[0025] Parmi les signaux d'entrée du calculateur d'injection 7 figurent : l'information
"charge" donnée par un capteur de position du papillon des gaz, l'information "pression
collecteur" donnée par un capteur de pression 9 disposé dans le circuit d'admission
3 en aval du boîtier papillon 4, l'information "régime" donnée par un capteur de position
angulaire 8 coopérant avec une cible dentée portée par le vilebrequin et l'information
"richesse" donnée par les signaux de sortie de deux capteurs ou sondes à oxygène 14
et 15 disposées sur la ligne d'échappement 10 du moteur de part et d'autre du pot
catalytique 13.
[0026] Le temps d'ouverture Ti des injecteurs déterminant le dosage de la quantité de carburant
injectée et la richesse du mélange carburé remplissant chaque chambre de combustion
12 est adapté suivant les conditions de fonctionnement du moteur, par exemple à partir
de valeurs prédéterminées stockées sous forme de cartographies pression/régime dans
les mémoires du dispositif électronique de contrôle moteur 7. Les valeurs théoriques
de la durée des injections lues sont ensuite modulées par des paramètres correcteurs
dépendant notamment de la température d'air, de la température d'eau, de la tension
de la batterie, des accélérations, du cliquetis, etc., ainsi que par le signal de
sortie des sondes à oxygène 14 et 15.
[0027] Les sondes à oxygène 14 et 15 sont connectées par l'intermédiaire d'un fil de liaison
à un étage d'entrée/sortie spécifique du calculateur d'injection 7.
[0028] Le signal fourni par la sonde 14 disposée à la sortie du collecteur d'échappement
en amont du pot catalytique 13, sonde qui est de préférence de type proportionnelle
ou UEGO, sert à corriger la quantité de carburant qui est injectée en amont des cylindres
du moteur par l'intermédiaire d'une boucle de contre-réaction adaptée, de façon à
ajuster la valeur de richesse du mélange carburé à la valeur de choisie compte tenu
des conditions de fonctionnement du moteur.
[0029] La seconde sonde 15 disposée en aval du pot catalytique 13 est une sonde de type
non linéaire ou lambda, réglée sur la richesse 1 correspondant au rapport stoechiométrique.
La sonde 15 est représentée sur la figure 1 en aval également du pot 19 mais cela
n'est limitatif de l'invention et il est parfaitement possible de disposer la sonde
15 en amont du pot 19, cette position en amont du pot 19 étant préférable notamment
pour opérer un diagnostic rapide en phase de fonctionnement riche destiner notamment
à purger le pot 19.
[0030] Une telle sonde lambda 15 a plusieurs utilités, elle sert à mesurer les performances
du pot catalytique 13 ainsi qu'à adapter le rapport air/carburant fourni par la première
boucle lors des phases de fonctionnement à richesse 1, en changeant par exemple son
point de fonctionnement ou encore la fonction de transfert utilisée pour pallier notamment
au vieillissement de la sonde amont 14 ou bien encore à opérer la régulation en temps
réel du rapport carburant/air.
[0031] Une telle sonde 15 est classiquement formée par un corps en céramique (tel que du
dioxyde de zirconium) dont une partie se trouve dans le flux des gaz d'échappement
et l'autre est reliée à l'air atmosphérique, les deux côtés du corps étant revêtus
par des électrodes en platine perméables aux gaz. Les électrodes de la sonde lambda
15 alimentées par un courant électrique adapté dit de polarisation, fournissent en
retour une tension caractéristique de la richesse du mélange carburé.
[0032] La tension entre les bornes des électrodes se trouve être en effet modifiée de façon
sensible de part et d'autre de la tension de polarisation correspondant à la richesse
1, par les différences de concentration en oxygène entre les deux côtés de la sonde,
en raison des propriétés particulières des matériaux utilisés. Le suivi de cette tension
permet donc de déterminer l'évolution de la richesse des gaz par rapport à la stoechiométrie.
[0033] En se reportant à la figure 2, on voit de façon schématique l'étage 17 d'entrée/sortie
du calculateur d'injection 7 dédiée à la sonde lambda 15. Cet étage 17 destiné à fournir
un courant de polarisation adapté comporte un circuit électronique comprenant deux
résistances en série R1 et R2 aux bornes desquelles est appliquée une tension Va sensiblement
constante.
[0034] La sonde lambda 15 vient se connecter sur ce circuit par l'intermédiaire de son fil
de liaison 16 en parallèle à la résistance R1. La tension Vs qui est lue aux bornes
de la résistance R1 par un circuit résistif R3 et capacitif C1 qui est connecté à
un convertisseur analogique/numérique non figuré, est la tension de sortie Vs de la
sonde lambda 15.
[0035] Le choix des différents composants du circuit électronique de l'interface 17 et notamment
des résistances R1 et R2 sont adaptés, de façon que la tension de sortie fluctue par
exemple entre des états "bas" d'environ 100 mV et "haut" d'environ 700 mV, pour des
richesses respectivement "pauvre" ou "riche" du mélange carburé c'est-à-dire lorsque
la teneur des gaz d'échappement est respectivement en dessous ou au-dessus de la valeur
de consigne de la richesse, la tension de polarisation correspondant sensiblement
à la tension de sortie lorsque la richesse du mélangé carburé est à la valeur de consigne
étant d'environ 400 mV. La sensibilité du capteur 15 est adaptée de façon que toute
variation de la richesse autour de la valeur de consigne provoque le basculement de
la tension de sortie vers ses valeurs limites hautes ou basses.
[0036] Conformément à ce qui précède, le procédé de diagnostic du fil de liaison 16 entre
le calculateur d'injection et la sonde lambda aval 15 mise en oeuvre du calculateur
d'injection 7 est alors le suivant.
[0037] Un court-circuit du fil de liaison 16 à la masse est repéré par une tension de sortie
sonde Vs inférieure à une valeur de seuil adaptée Vccm telle que par exemple 50 mV.
La comparaison entre Vs et Vccm est donc opérée à intervalles réguliers pendant le
fonctionnement du moteur et l'état de la liaison 16 est jugé satisfaisant si la tension
de sortie Vs est supérieure à Vccm, par contre si Vs devient inférieure à Vccm alors
la sonde 15 est déclarée en court-circuit à la masse et des stratégies adaptées telles
qu'un fonctionnement en mode dégradé ou encore l'émission d'un signal d'alerte destiné
à avertir le conducteur par l'intermédiaire notamment d'un voyant lumineux ou encore
la mise en mémoire d'un code diagnostic correspondant afin d'orienter le dépanneur
sur l'élément défectueux, sont déclenchées par le calculateur d'injection 7.
[0038] Un court-circuit du fil de liaison 16 à la tension batterie est repéré, par une tension
de sortie sonde Vs supérieure à une deuxième valeur de seuil adaptée Vccb telle que
par exemple 1,5 V. La comparaison entre Vs et Vccb est donc opérée à intervalles réguliers
pendant le fonctionnement du moteur et l'état de la liaison 16 est jugé satisfaisant
si la tension de sortie Vs est inférieure Vccb, par contre si Vs devient supérieure
à Vccb alors la sonde 15 est déclarée en court-circuit batterie et des stratégies
adaptées du type précité sont alors déclenchées par le calculateur d'injection 7.
[0039] Pour ce qui est du contrôle d'une éventuelle rupture du fil de liaison 16 (ou circuit
ouvert), la stratégie mise en oeuvre consiste à attendre la survenue de conditions
de fonctionnement prédéterminées du moteur 1 qui implique le basculement de la tension
de sortie Vs de la sonde lambda 15 à une valeur basse (ou élevée) et d'observer si
effectivement on a bien une telle valeur.
[0040] La première étape du procédé consiste donc à suivre les conditions de fonctionnement
du moteur et à identifier la survenue d'une phase prédéterminée de fonctionnement
du moteur 1 durant laquelle la richesse du mélange carburé demeure différente de la
stoechiométrie pendant une durée suffisante telle que les phases de fonctionnement
sous charge partielle pendant lesquelles le moteur est alimenté en mélange pauvre
(richesse 0,7).
[0041] Les charges partielles pendant lesquels l'injection du carburant est appauvrie, sont
caractérisées, par le maintien de la pédale d'accélérateur dans une position intermédiaire
entre la position pied levé et pied à fond (informations fournies par un capteur de
position lié à la pédale d'accélérateur ou au papillon des gaz) et d'autre part, par
un régime de rotation du moteur compris entre des valeurs de seuil prédéterminées.
[0042] Selon l'invention, la stratégie de diagnostic consiste alors à comparer à chaque
phase de fonctionnement en mélange pauvre (ou selon toute autre périodicité, par exemple
la première phase de fonctionnement en mélange pauvre de chaque cycle de fonctionnement
du moteur) la tension de sortie Vs de la sonde 15 (qui doit être alors à son niveau
bas de 100 mV caractéristique d'un mélange carburé pauvre) à une troisième valeur
de seuil Vco telle que par exemple 200 mV.
[0043] Cette comparaison de Vs à Vco n'est toutefois opérée qu'après une période adaptée
T pendant laquelle le pot catalytique a pu saturer l'ensemble de ses sites récepteurs
en oxygène, de sorte que l'on soit sûr après cette période T d'observer un débit de
gaz riche en oxygène à la sortie du pot catalytique 13 et implique le basculement
de la tension Vs de la sonde 15 dans son état "bas" si tout fonctionne correctement.
[0044] En effet, les pots catalytiques à oxydation généralement utilisés ont pour première
fonction d'achever la combustion du mélange carburé qui n'est qu'incomplète à l'intérieur
du moteur. Il s'agit alors de regrouper sur des sites catalytiques des molécules oxydantes
et des molécules réductrices présentes dans les gaz d'échappement pour qu'elles se
combinent afin de produire de l'eau et du dioxyde de carbone. Ces sites sont formés
sur un monolithe qui est une structure poreuse présentant une grande superficie de
contact avec les gaz d'échappement traversant le pot, et qui est revêtue de diverses
substances chimiques comportant des propriétés catalytiques.
[0045] Cette fonction permet de pallier la combustion incomplète à l'intérieur des cylindres
du moteur mais ne permet pas d'éliminer les substances polluantes que lorsque le mélange
carburé initial est un mélange stoechiométrique.
[0046] Aussi, les pots catalytiques possèdent également la faculté de "stocker" des atomes
d'oxygène par oxydation de substances chimiques présentes dans le catalyseur, telles
que le cérium.
[0047] Ainsi, lorsque les gaz d'échappement qui entrent dans le pot catalytique sont issus
de la combustion d'un mélange pauvre, ils comportent des atomes d'oxygène en excès
et ceux-ci sont stockés dans le pot catalytique. Lorsque le mélange brûlé dans le
moteur est riche, les gaz d'échappement qui arrivent dans le pot contiennent des molécules
réductrices mais celles-ci peuvent se combiner avec les atomes d'oxygènes, précédemment
stockés dans le pot catalytique au cours d'une phase de fonctionnement avec un mélange
pauvre pour produire de l'eau et du dioxyde de carbone.
[0048] Le pot catalytique a donc pour fonction non seulement de favoriser les réactions
chimiques entre des substances contenues dans les gaz d'échappement, mais il a également
pour fonction d'être un stock-tampon de molécules d'oxygène qui permet de réguler
la composition des gaz émis dans l'atmosphère à la sortie du pot.
[0049] La période adaptée de temporisation T est donc déterminée suivant les conditions
de fonctionnement du moteur et notamment l'évolution du régime de fonctionnement,
la cylindrée du moteur et la capacité d'adsorption en oxygène du pot catalytique utilisé,
de sorte que la masse d'air rejetée à l'échappement après cette période excède la
capacité d'adsorption en oxygène du pot catalytique et donc que les gaz en sortie
de pot catalytique 13 sont pauvres.
[0050] Si donc la phase de fonctionnement en mélange pauvre se poursuit après la période
T, on procède, alors et seulement alors, à la comparaison entre Vs et Vco et si Vs
demeure supérieure à Vco alors la sonde 15 est déclarée en circuit ouvert et des stratégies
correspondantes sont déclenchées par le calculateur d'injection. Si la phase de fonctionnement
en mélange pauvre s'interrompt avant la fin de la période T, la stratégie de diagnostic
est alors arrêtée et elle est relancée lors de la phase de fonctionnement en mélange
pauvre suivante.
[0051] Les conditions de mise en oeuvre du procédé de diagnostic du circuit ouvert sont
donc doubles, à savoir le fonctionnement du moteur 1 en mélange pauvre et le maintien
d'un tel fonctionnement au-delà d'une durée donnée nécessaire à la saturation en air
du pot catalytique 13. Lorsque ces conditions sont réunies, le calculateur d'injection
7 opère alors la comparaison de la tension de sortie Vs de la sonde 15 à la valeur
de seuil Vco.
[0052] Ce contrôle effectif de l'état de liaison 16 est opéré dans la mesure du possible
au moins une fois lors de chaque fonctionnement moteur.
[0053] Le procédé de diagnostic selon l'invention, est mis en oeuvre lors des phases de
fonctionnement en mélange riche (richesse comprise entre 1,1 et 1,7) nécessaire aux
traitement catalytique des oxydes d'azote NOx.
[0054] En effet, le pot 19 ne fait que stocker les oxydes d'azote lors des phases de fonctionnement
en mélange pauvre. La conversion catalytique des oxydes d'azotes nécessite un milieu
réducteur, ce qui est le cas des hydrocarbures. Il est donc nécessaire d'opérer régulièrement,
avant que les sites de stockage ne soient saturés, des phases de déstockage avec un
mélange carburé de richesse adaptée.
[0055] Les phases transitoires de purge du stock d'oxydes d'azote en mélange riche constituent
donc des phases de fonctionnement du moteur pendant lesquelles la richesse du mélange
carburé demeure clairement distincte de la richesse 1 correspondant à la stoechiométrie
et donc pendant lesquelles il est possible d'observer ou non le basculement de la
tension de sortie de la sonde 15. Lors de ces phases, le déroulement du procédé de
diagnostic est sensiblement identique à celui décrit pour les phases de fonctionnement
en mélange pauvre, si ce n'est qu'il est nécessaire de prévoir une période T' adaptée
et d'inverser la comparaison puisque la sonde 15 doit si tout fonctionne bien, basculer
vers son seuil haut et non pas vers son seuil bas.
[0056] Cette période de temporisation T' requise pour opérer le diagnostic est déterminée
de façon à garantir que le pot catalytique 13 a, à cette échéance, totalement vidé
son stock-tampon de molécules d'oxygène et que par conséquent les gaz d'échappement
en sortie de pot sont bien riches en hydrocarbures et impliquent normalement, si tout
fonctionne correctement, le basculement de la tension de sortie de la sonde à son
niveau riche.
[0057] Par ailleurs, il est nécessaire de prévoir une nouvelle valeur de seuil Vco' ( par
exemple 600 mV), de sorte que si, la phase de fonctionnement en mélange riche se poursuit
après la période T', si Vs demeure inférieure à Vco' alors la sonde 15 est déclarée
en circuit ouvert et des stratégies correspondantes sont déclenchées par le calculateur
d'injection.
[0058] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et
illustré qui n'a été donné qu'à titre d'exemple.
[0059] Au contraire, l'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits
ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont effectuées suivant son esprit.
[0060] Ainsi, le moteur peut ne pas être équipé du pot catalytique 19 destiné au traitement
des oxydes d'azotes. De même, le système électronique de commande peut commander la
quantité d'essence injectée indépendamment du signal de la sonde à oxygène amont 14,
en utilisant d'autres critères de régulation que la richesse du mélange carburé comme
par exemple la stabilité des combustions.
1. Verfahren zur elektrischen Diagnose einer Sauerstoffsonde (15) eines Verbrennungsmotors
(1), die bei mehreren Mischungsverhältnis-Werten funktioniert und insbesondere bei
einem mageren Gemisch, wobei die Sauerstoffsonde (15) vom Typ Lambda in der Abgasleitung
nach einem Katalysator zur Behandlung umweltverschmutzender Abgase durch Oxidation
angebracht ist und ein elektrisches Signal emittiert, dessen Spannungsniveau repräsentativ
ist für die Abweichung des Mischungsverhältnisses von dem stöchiometrischen Verhältnis,
zu dem elektronischen Steuerungssystem (7) des Motors durch Vermittlung einer elektrischen
Verbindung (16), in Antwort auf einen angepassten Polarisationsstrom,
dadurch gekennzeichnet, dass es folgende Schritte umfasst:
- Verfolgung des Betriebs des Motors;
- wenn die vorbestimmten Betriebsbedingungen eingehalten werden oder das Mischungsverhältnis
der Brennstoffmischung während einer ausreichenden Dauer verschieden von der Stöchiometrie
bleibt, Messen des Spannungsniveaus (Vs), das durch die Sauerstoffsonde (15) emittiert
wird;
- Vergleichen dieses Spannungswertes (Vs) mit einem ersten Schwellspannungswert (Vco).
- Ableiten hieraus, wenn der Spannungswert höher ist als der erste Schwellspannungswert,
die Existenz eines ersten Fehler-Typs auf der ersten elektrischen Leitung (16) der
Sonde (15), wobei die vorbestimmten Betriebsbedingungen Betriebsphasen des Motors
mit reichem Gemisch umfassen, was der Behandlung von Stickoxiden dient, die bei Betriebsphasen
mit armem Gemisch erzeugt werden und die in einem angepassten Katalysator abgelagert
werden (19).
2. Verfahren zur Diagnose einer Sauerstoffsonde gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Messung des Spannungsniveaus des Signals, das durch die Sauerstoffsonde (15)
emittiert wird, unter den vorbestimmten Betriebsbedingungen des Motors (1) erst nach
einer Periode der angepassten Verzögerung (T) eingehalten wird.
3. Verfahren zur elektrischen Diagnose einer Sauerstoffsonde gemäß einem der vorhergehenden
Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden Schritte umfasst:
- Vergleichen der Ausgangsspannung mit einem zweiten Schwellspannungswert
- Ableiten hieraus, wenn der Ausgangsspannungswert höher ist als die zweite Schwellspannung,
die Existenz eines zweiten Fehler-Typs auf der elektrischen Leitung (16) der Sonde
(15).
4. Verfahren der elektrischen Diagnose einer Sauerstoffsonde gemäß einem der vorhergehenden
Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden Schritte umfasst:
- Vergleichen der Äusgangsspannung mit einem dritten Schwellspannungswert
- Ableiten hieraus, wenn der Ausgangsspannungswert kleiner ist als die dritte Schwellspannung,
die Existenz eines dritten Fehler-Typs auf der elektrischen Leitung (16) der Sonde
(15).