[0001] L'invention concerne une crémone ou crémone-serrure comprenant un mécanisme de commande
intégrant au moins un pignon inverseur pour l'entraînement de deux tringles de manoeuvre
à direction de déplacement opposée et pourvues, chacune, d'une crémaillère en prise
avec les dents du pignon inverseur.
[0002] La présente invention concerne le domaine de la quincaillerie du bâtiment et trouvera
son application, plus spécifiquement, dans le cadre des ferrures de verrouillage du
type crémone ou crémone-serrure.
[0003] En fait, l'invention trouvera un intérêt tout particulier au niveau des crémones
ou crémones-serrures comportant, dans un boîtier central, un mécanisme de commande
par l'intermédiaire duquel un usager peut agir sur deux tringles de manoeuvre s'étendant,
respectivement, au-dessus et en dessous du boîtier, ceci en leur communiquant des
déplacements de direction opposée.
[0004] On connaît déjà, par le document CH-A-178162, une crémone ou crémone-serrure qui
comprend les caractéristiques mentionnées en préambule de la revendication 1.
[0005] Un tel mécanisme de commande comporte, notamment, un pignon inverseur de mouvement
muni d'une denture avec laquelle sont en prise, de manière diamétralement opposée,
les crémaillères équipant ces tringles de manoeuvre. A ce propos, l'on précisera,
d'ores et déjà, que de telles crémaillères peuvent équiper des organes de transmission
faisant partie intégrante du mécanisme de commande logé dans le boîtier central de
la crémone ou crémone-serrure et venant prolonger, à l'intérieur de ce boîtier, les
tringles de manoeuvre précitées. L'on comprend, évidemment, que l'invention, telle
qu'elle sera exposée plus en avant dans la description, concerne, également, de tels
modes de réalisation.
[0006] S'il existe des crémones de conception simplifiée où l'usager peut agir au travers
d'une poignée ou d'un bouton de commande sur un fouillot définissant le pignon inverseur,
il est également connu des ferrures de verrouillage de type crémone ou crémone-serrure
où cette action de l'usager est répercutée sur un fouillot qui est en prise avec une
seule de ces tringles de manoeuvre, ce fouillot étant apte, fréquemment, à assurer
la commande d'un autre organe de verrouillage, tel qu'un pêne demi-tour, un pêne basculant
ou autre. Dans ce cas, au-delà de l'engrènement sur une denture appropriée du fouillot,
cette tringle de manoeuvre entre en prise avec le pignon inverseur précité apte à
inverser le mouvement pour l'entraînement de la seconde tringle dans une direction
opposée.
[0007] Bien sûr, l'on gagne, encore, en complexité au niveau de ce mécanisme de commande
lorsque celui-ci reçoit, en outre, un élément à clé comme c'est le cas pour les crémones-serrures.
[0008] Quoi qu'il en soit, au niveau de la coopération des pièces en mouvement d'un tel
mécanisme de commande de crémone ou crémone-serrure persiste, nécessairement un jeu
fonctionnel, d'où résulte, en fait, un déplacement inégal des tringles de manoeuvre
l'une par rapport à l'autre.
[0009] Tout particulièrement, l'on observera que le boîtier central de ces crémones ou crémones-serrures
est, généralement, implanté à hauteur du montant avant de l'ouvrant d'une porte, porte-fenêtre
ou analogue, de type pivotant, de sorte que ces tringles de manoeuvre s'étendent,
respectivement, au-dessus et en-dessous dudit boîtier central.
[0010] Dans une telle disposition on comprend, évidemment, que la tringle de manoeuvre s'étendant
au-dessus dudit boîtier vient, de par son propre poids, rattraper son jeu avec le
mécanisme de commande en direction du boîtier correspondant, souvent, à la direction
de déverrouillage de cette tringle de manoeuvre. Contrairement, celle s'étendant sous
ce boîtier central de la crémone ou crémone-serrure, sous l'effet de son poids, vient
rattraper le jeu par rapport aux éléments qui en assurent l'entraînement, cette fois-ci
en direction du verrouillage. Dans ces conditions, ces tringles de manoeuvre ne peuvent
réagir au travers de leurs organes de verrouillage respectifs, de manière similaire,
l'une par rapport à l'autre, en cas de commande de verrouillage ni même lors du déverrouillage.
Ainsi, il n'est pas rare de voir les organes de verrouillage d'une tringle de manoeuvre
inférieure arriver en bout de course de verrouillage dans leur gâche respective, alors
que les organes de verrouillage de la tringle supérieure sont à peine engagés dans
lesdites gâches. Ce problème se rencontre, tout particulièrement, lorsqu'en dehors
du jeu résultant du mécanisme de commande d'une telle crémone ou crémone-serrure,
le montage de cette dernière sur l'ouvrant ou encore le positionnement des gâches
au niveau du cadre dormant est quelque peu défaillant.
[0011] De plus, lorsque l'extrémité même de ces tringles de manoeuvre est amenée à constituer,
en soi, un organe de verrouillage et, donc, à se présenter saillante par rapport à
la traverse supérieure, selon le cas inférieure, de l'ouvrant pour coopérer avec une
gâche ménagée, respectivement, au niveau de la traverse supérieure du cadre dormant
ou encore à hauteur du seuil de porte ou analogue, il n'est pas rare qu'en raison
des problèmes précédemment cités, l'extrémité de la tringle de manoeuvre inférieure,
bien qu'étant amenée en position de déverrouillage reste légèrement saillante par
rapport à cette traverse inférieure de l'ouvrant. Or ceci peut gêner la manoeuvre
de ce dernier soit dès l'origine, lorsque, lors du montage, l'on a pas totalement
bien maîtrisé le jeu en feuillure de cet ouvrant et du cadre dormant, soit à la longue,
suite à un léger affaissement de la menuiserie.
[0012] Si, comme cela vient d'être exposé, il y a des risques de dysfonctionnement d'une
telle crémone ou crémone-serrure résultant du jeu au niveau du mécanisme de commande
et de l'action du poids des tringles de manoeuvre par rapport à ce jeu, il est à remarquer
qu'au moment du déverrouillage les organes de verrouillage insérés dans leur gâche,
procurent une résistance ayant tendance à s'opposer au mouvement commandé. Dans ce
cas d'espèce le rattrapage du jeu a lieu suivant une direction inversée. Aussi, les
risques qu'un organe de verrouillage, associé ou défini par une tringle de manoeuvre,
persiste dans une position semi-verrouillée, sont reportés depuis la tringle inférieure
vers la tringle supérieure.
[0013] En fin de compte, la présente invention se veut à même d'apporter une solution définitive
au problème précité en assurant auxdites tringles de manoeuvre des déplacements d'une
amplitude différente pour compenser le jeu fonctionnel du mécanisme de commande de
ces crémones ou crémones-serrures. En fait, l'invention a su répondre à cette condition
sans que cela ne se traduise par une complexité accrue dudit mécanisme de commande
de ces crémones ou crémones-serrures à tringles de manoeuvre à déplacement opposé.
[0014] A cet effet, l'invention concerne une crémone ou crémone-serrure comprenant un mécanisme
de commande intégrant au moins un pignon inverseur pour l'entraînement de deux tringles
de manoeuvre à direction de déplacement opposé et pourvues, chacune directement ou
au travers d'un organe de transmission intermédiaire, d'une crémaillère en prise sur
ledit pignon inverseur, caractérisée par le fait que ce dernier comporte deux secteurs
dentés diamétralement opposés et de diamètre primitif différent pour l'entraînement
selon des courses inégales desdites tringles de manoeuvre.
[0015] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre se rapportant à un mode de réalisation qui n'est donné qu'à titre d'exemple
indicatif et non limitatif.
[0016] La compréhension de cette description sera facilitée en se référant au dessin joint
en annexe et dans lequel :
- la figure 1 est une représentation schématisée du mécanisme de commande d'une crémone
conforme à la présente invention, ceci lorsque l'on est en position de déverrouillage
;
- la figure 2 est une vue partielle et agrandie de la figure 1, les éléments étant illustrés,
ici, dans leur position verrouillée.
- la figure 3 est une représentation similaire à la figure 1 illustrant la crémone en
cours d'assemblage.
[0017] Tel que représenté dans les figures 1 à 3 du dessin ci-joint, la présente invention
concerne le domaine des ferrures de verrouillage, plus particulièrement celui des
crémones 1 ou crémones-serrures. En fait, l'invention porte, principalement, sur de
telles crémones 1 ou crémones-serrures dont le mécanisme de commande 2 est à même
de communiquer à des tringles de manoeuvre 3, 4 s'étendant de part et d'autre de ce
dernier des déplacements en direction opposée.
[0018] En fait, dans ce but, un tel mécanisme de commande 2 comporte, habituellement, un
pignon inverseur 5 avec lequel sont en prise, sensiblement, de manière diamétralement
opposée, deux crémaillères 6, 7 associées, chacune, à une tringle de manoeuvre, respectivement,
3, 4.
[0019] A ce propos, comme illustré dans ces figures 1 et 2, ces tringles de manoeuvre 3,
4 peuvent être simplement prolongées à l'intérieur du boîtier 8 accueillant le mécanisme
de commande 2. Elles comportent, alors, à leur extrémité interne audit boîtier 8,
une denture ou une succession d'ouvertures 9, 9A apte à définir les crémaillères 6,
7.
[0020] Cependant, à l'intérieur d'un tel boîtier 8 l'une et/ou l'autre de ces tringles de
manoeuvre 3, 4 peuvent encore être prolongées par un organe de transmission adéquat,
par conséquent intégré au mécanisme de commande 2, et recevant la crémaillère, selon
le cas 6 ou 7. Aussi, lorsqu'il sera fait référence, dans la suite de la description,
aux tringles de manoeuvre 3, 4, alors qu'il est question, notamment, des crémaillères
6, 7 qui les équipent, l'on comprendra que la présente invention s'étend, également,
à la solution qui vient d'être évoquée consistant à faire appel à de tels organes
de transmission intermédiaires aptes à prolonger la ou les tringles de manoeuvre 3,
4 à l'intérieur du boîtier 8.
[0021] A noter, en outre, que si l'on peut tout à fait envisager une action directe de l'usager,
par exemple par une poignée de commande, sur ce pignon inverseur 5, cette action de
l'usager peut encore être menée sur d'autres organes du mécanisme de commande 2, tout
comme illustré dans les figures 1 et 2. En effet, l'on dispose, ici, d'un fouillot
10 monté en rotation dans le boîtier 8 et comportant, en son centre, un logement 11
pour la réception d'un carré de manoeuvre d'une poignée ou d'un bouton de commande.
Un tel fouillot 10 peut agir, indépendamment, sur un organe de verrouillage du type
pêne demi-tour ou pêne dormant. Ce fouillot 10 peut encore être pourvu d'un pêne basculant
12 apte à coopérer, en position de verrouillage tel que représenté dans la figure
2, avec une gâche disposée en correspondance, par exemple sur le cadre dormant d'une
porte, porte-fenêtre ou analogue.
[0022] Dans une telle conception, ce fouillot 10 comporte une denture 13 s'engrénant sur
une crémaillère associée à l'une des tringles de manoeuvre 3, cette crémaillère étant,
là encore, définie par une succession de dents ou d'ouvertures 15 ménagées au niveau
de ladite tringle de manoeuvre 3.
[0023] En fin de compte, selon l'invention, le pignon inverseur 5 comporte deux secteurs
dentés 16, 17 diamétralement opposés et de diamètre primitif 18, 19 différents pour
l'entraînement selon des courses inégales desdites tringles de manoeuvre 3, 4.
[0024] Aussi, la présente invention permet de répondre, avantageusement, au problème que
l'on rencontre pour la gestion des courses de ces tringles de manoeuvre 3, 4 en raison
du jeu fonctionnel existant entre les éléments en mouvement du mécanisme de commande
2.
[0025] A titre d'exemple, en venant s'engréner, au travers de sa crémaillère 6 sur le secteur
denté 16 de diamètre primitif 18 plus faible par rapport au diamètre primitif 19 du
secteur denté 17 coopérant avec la crémaillère 7 de la tringle de manoeuvre 4 s'étendant
vers le bas, la tringle de manoeuvre 3, s'étendant au-dessus du boîtier 8, est soumise,
forcément à un déplacement moindre par rapport à ladite tringle de manoeuvre 4 lors
de la commande de la crémone 1. Finalement, au travers de cette course supplémentaire
imprimée à la tringle de manoeuvre inférieure 4, il est possible de s'assurer que
l'extrémité inférieure de cette dernière, constituant en soi un organe de verrouillage
est totalement escamotée par rapport à la traverse inférieure de l'ouvrant recevant
cette crémone 1, lorsque celle-ci est amenée dans sa position de déverrouillage.
[0026] En fin de compte, l'on a su mettre en évidence que l'engrènement qui s'effectue au
travers des crémaillères 6, 7 des tringles de manoeuvre 3, 4 sur le pignon inverseur
5 dépasse rarement la moitié de la circonférence de ce dernier, ce que l'invention
a su mettre à profit.
[0027] Tel que cela ressort de la description qui précède, le montage d'une telle crémone
1 oblige à prendre un certain nombre de précautions. Aussi, au moment de l'assemblage
des pièces qui la composent, il y a lieu de s'assurer du bon positionnement du pignon
inverseur 5 dans le boîtier 8 de manière que ses secteurs dentés 16, 17, de diamètres
primitifs 18, 19 différents, viennent bien coopérer avec les bonnes tringles de manoeuvre
3, 4, tenant compte, en outre, que le positionnement angulaire de ce pignon inverseur
5 est strictement dépendant de la position angulaire conférée au fouillot 10 à l'intérieur
du boîtier 8 lors de cet assemblage.
[0028] Pour éviter toute erreur de montage dans le cadre d'une fabrication industrielle
en grande série de telles crémones 1 tout en évitant, par ailleurs, de faire appel
à des moyens d'indexation et autres détrompeurs rendant plus complexe la fabrication
des différentes pièces, l'on a imaginé de concevoir le fouillot 10, muni de son pêne
basculant 12, et au moins le pignon inverseur 5, au travers d'un même procédé de fabrication,
par exemple, par moulage ou par forgeage, tout en faisant en sorte qu'à l'issue de
ce procédé de fabrication ce fouillot 10 et ce pignon inverseur 5 sont rendus solidaires
l'un par rapport à l'autre à l'aide de moyens de liaison escamotables 20 de telle
manière qu'ils viennent occuper dans l'espace et tel que visible dans la figure 3
du dessin en annexe, une position l'un par rapport à l'autre qui correspond à leur
positionnement respectif dans le cadre de la crémone 1 à réaliser, après assemblage
de cette dernière.
[0029] A ce propos, il ressort de cette figure 3 que le boîtier 8, se décomposant en un
fond et un couvercle, accueille, par ailleurs, des entretoises 21, 22 destinées à
contribuer à la liaison entre ce fond et ce couvercle tout en assurant leur maintien
à bonne distance l'un par rapport à l'autre pour le bon fonctionnement de la crémone
1.
[0030] Préférentiellement, à la fois le fouillot 10, le pignon inverseur 5 et lesdites entretoises
21, 22 sont issus d'un même procédé de fabrication dans les conditions exposées plus
haut, procédé au travers duquel ces différentes pièces sont rendues solidaires par
des moyens de liaison escamotables 20.
[0031] L'on remarquera, au passage, qu'au niveau du fond et à hauteur du couvercle du boîtier
8 peuvent être prévus des moyens de guidage et de maintien des pièces mobiles du mécanisme
de commande 2 de cette crémone 1. De tels moyens de guidage peuvent se présenter sous
forme d'ouvertures pour la réception en libre rotation du moyeu 23 correspondant au
fouillot 10 ou encore de celui 24 du pignon inverseur 5.
[0032] Pour en revenir au procédé de fabrication simultanément des différentes pièces 5,
10, 21, 22, il convient d'observer que s'il est souhaitable que le moyeu 23 du fouillot
10 ou encore celui 24 du pignon inverseur 5 voire la partie d'attaque 25 du pêne basculant
12 soient conçus, par exemple, en acier pour des questions de tenue mécanique, ces
moyeux 23, 24 ou encore cette partie d'attaque 25 peuvent se présenter sous forme
d'inserts que l'on vient alors disposer à l'intérieur du moule avant injection ce
qui a pour conséquence d'apporter aux différentes pièces les caractéristiques mécaniques
requises.
[0033] Finalement, au cours de l'assemblage de la crémone 1, l'on vient disposer le sous-ensemble
préalablement décrit dans le boîtier 8 avant de solidariser le fond et le couvercle
définissant ce dernier.
[0034] Il convient de noter qu'au cours de cette opération d'assemblage du boîtier ou encore
postérieurement, l'on procède à la suppression des moyens de liaison escamotables
20 pour autoriser le libre déplacement des différentes pièces les unes par rapport
aux autres, notamment du fouillot 10 et du pignon inverseur 5.
[0035] Pour cela, cette crémone 1, en fait ledit boîtier 8, comporte des moyens pour le
passage d'un outillage pour assurer cette opération. Ainsi, ces moyens peuvent être
définis par une série d'ouvertures ménagées dans le fond et/ou le couvercle dudit
boîtier 8 pour permettre le passage par exemple de poinçons. Ceci sera notamment le
cas lorsque de tels moyens de liaison escamotables 20 se présentent, sous forme de
barrettes de liaison directement issues du procédé, par exemple par moulage par injection,
des différentes pièces 5, 10, 21, 22, tel que visible dans la figure 3.
[0036] Toutefois, il convient de préciser que de tels moyens de liaison escamotables 20
peuvent encore être constitués par des éléments à rupture préprogrammée, notamment
au travers d'une fragilisation locale adéquate.
[0037] A ce propos, cette suppression de ces moyens de liaison escamotables 20, sous forme
d'éléments à rupture préprogrammés par exemple, peut être assurée par un ou plusieurs
organes de commande en mesure d'agir sur l'une et/ou l'autre des pièces prévues mobiles
de la ferrure. En somme, au cours d'une première manoeuvre, un tel organe de manoeuvre
vient contraindre, dans son mouvement, ladite pièce mobile sur laquelle il agit et
éventuellement d'autres pièces encore, ce qui a pour conséquence, précisément, la
rupture et la suppression de tels moyens de liaison 20.
[0038] Substantiellement, les moyens pour la réception d'un tel organe de commande peuvent
être constitués, dans le cas de la crémone 1, par le logement 11 dans le fouillot
10 pour la réception du carré de manoeuvre d'une poignée par exemple.
[0039] Tel que cela ressort de la description qui précède, la crémone, conforme à la présente
invention, permet, non seulement, de répondre au problème posé et rappelé dans la
partie introductive de la présente description, mais, en outre, est à même de satisfaire
aux contraintes d'une fabrication industrielle en grande série.
1. Crémone ou crémone-serrure (1) comprenant un mécanisme de commande (2) intégrant au
moins un pignon inverseur (5) pour l'entraînement de deux tringles de manoeuvres (3,
4) à direction de déplacement opposée et pourvues, chacune, directement ou au travers
d'un organe de transmission intermédiaire, d'une crémaillère (6, 7) en prise sur ledit
pignon inverseur (5), caractérisée par le fait que ce dernier comporte deux secteurs dentés (16, 17) diamétralement opposés et de diamètre
primitif (18, 19) différent pour l'entraînement selon des courses inégales desdites
tringles de manoeuvre (3, 4).
2. Crémone ou crémone-serrure (1) dont les tringles de manoeuvre (3, 4) s'étendent, respectivement,
au-dessus et en-dessous du mécanisme de commande (2), selon la revendication 1,caractérisé par le fait que le diamètre primitif (18) de secteur denté (16) sur lequel vient s'engréner la crémaillère
(6) de la tringle de manoeuvre (3) s'étendant au-dessus du mécanisme de commande (2)
est choisi inférieur au diamètre primitif (19) du secteur denté (17) en prise avec
la crémaillère (7) de la tringle de manoeuvre (4) s'étendant en-dessous dudit mécanisme
de commande (2) en vue de conférer à cette dernière tringle de manoeuvre (4) un déplacement
d'amplitude plus importante par rapport au déplacement communiqué à l'autre tringle
de manoeuvre (3) lors des commandes de verrouillage et déverrouillage.
3. Crémone ou crémone-serrure (1) selon l'une quelconque des revendications 1 et 2 dont
le mécanisme de commande (2) comporte, encore, un fouillot (10) manoeuvrable au moyen
d'une poignée ou d'un bouton de commande prévu apte à agir sur un organe de verrouillage
du type pêne demi-tour ou pêne dormant et/ou pourvu d'un pêne basculant (12), ce fouillot
(10) comportant une denture (13) s'engrénant sur une crémaillère associée à l'une
(3) des tringles de manoeuvre (3, 4), caractérisée par le fait qu'au moins le fouillot (10) et le pignon inverseur (5) sont réalisés, simultanément
et au travers d'un même procédé de fabrication, notamment par moulage ou par forgeage,
ce fouillot (10) et ce pignon inverseur (5) étant rendus solidaires, par l'intermédiaire
dudit procédé à l'aide de moyens de liaison escamotables (20), de telle manière qu'ils
viennent occuper, dans l'espace, une position l'un par rapport à l'autre, qui correspond
à leur positionnement respectif dans le cadre de la crémone ou crémone-serrure (1),
après assemblage de cette dernière.
4. Crémone ou crémone-serrure (1) selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'elle comporte un boîtier (8) prévu apte à accueillir le mécanisme de commande (2)
et composé d'un fond et d'un couvercle rendus solidaires à l'aide d'entretoises (21,
22) conçues simultanément et au travers du même procédé de fabrication que le fouillot
(10) et le pignon inverseur (5) tout en étant rendues solidaires de ces derniers,
par l'intermédiaire de moyens de liaison escamotables (20).
1. Espagnolette or espagnolette-lock (1) comprising a control mechanism (2) integrating
at least a reversing pinion (5) for driving two operating rods (3, 4) with opposite
direction of displacement and each provided, directly or through an intermediate transmission
organ, of a toothed rack (6, 7) engaging said reversing pinion (5), characterised in that the latter includes two diametrically opposite toothed sectors (16, 17) with a different
pitch diameter (18, 19) for driving said operating rods (3, 4) over unequal travel
distances.
2. Espagnolette or sspagnolette-lock (1) the operating rods (3, 4) of which extend above
and below the control drive (2), respectively, according to claim 1, characterised in that the pitch diameter (18) of the toothed sector (16) with which engages the toothed
rack (6) of the operating rod (3) extending above the control mechanism (2) is chosen
smaller than the pitch diameter (19) of the toothed sector (17) that engages the toothed
rack (7) of the operating rod (4) extending below said control mechanism (2), in order
to impart to the latter operating rod (4) a displacement of more significant amplitude
with respect to the displacement imparted to the other operating rod (3) during controls
for unlocking and locking.
3. Espagnolette or espagnolette-lock (1) according to any of claims 1 and 2, the control
mechanism (2) of which also includes a tumbler (10) actuatable by means of a control
handle or knob designed capable of acting on locking body such as a spring-bolt or
a dead bolt and/or provided with a tilting bolt (12), this tumbler (10) including
a toothing (13) engaging with a toothed rack associated with one (3) of the operating
rods (3, 4), characterised in that at least the tumbler (10) and the reversing pinion (5) are manufactured, simultaneously
and through the same manufacturing process, namely through moulding or forging, this
tumbler (10) and this reversing pinion (5) being made integral, through said process,
by means of retractable connecting means (20), so that they adopt, spatially, a position
with respect to each other, which corresponds to their respective positioning within
the framework of the espagnolette or espagnolette-lock (1), after the assembly of
the latter.
4. Espagnolette or espagnolette-lock (1) according to claim 3, characterised in that it includes a casing (8) designed capable of accommodating the control mechanism
(2) and comprised of a bottom and a lid made integral by means of spacers (21 22)
made simultaneously and through the same manufacturing process as the tumbler (10)
and the reversing pinion (5), while being made integral with the latter through retractable
connecting means (20).
1. Treibstangenbeschlag oder Treibstangenverschluss (1) mit einem Steuermechanismus (2),
der mindestens ein Umkehrritzel (5) aufweist für den Antrieb von zwei Treibstangen
(3, 4), die entgegengesetzte Verschiebungsrichtungen haben und jeweils direkt oder
über ein zwischengeschaltetes Transmissionsorgan mit einer Zahnstange (6, 7) versehen
sind, die mit dem Umkehrritzel (5) in Eingriff ist, dadurch gekennzeichnet, dass letzteres zwei verzahnte Sektoren (16, 17) trägt, die einander diametral gegenüber
liegen und unterschiedlichen Rollkreisdurchmesser (18, 19) haben für den Antrieb der
Treibstangen (3, 4) über ungleiche Hubstrecken.
2. Treibstangenbeschlag oder Treibstangenschloss (1) nach Anspruch 1, dessen Treibstangen
(3, 4) sich oberhalb bzw. unterhalb des Steuermechanismus (2) erstrecken, dadurch gekennzeichnet, dass der Rollkreisdurchmesser (18) des Zahnsektors (16), mit dem die Zahnstange (6) derjenigen
Treibstange (3), die sich oberhalb des Steuermechanismus (2) erstreckt, in Eingriff
kommt, kleiner gewählt ist als der Rollkreisdurchmesser (19) des Zahnsektors (17),
der mit der Zahnstange (7) der Treibstange (6) in Eingriff ist, die sich oberhalb
des Steuermechanismus (2) erstreckt, um letzterer Treibstange bei den Verriegelungs-
und Entriegelungsbetätigungen eine Verschiebung mit größerer Amplitude zu erteilen
als die der anderen Treibstange (3) erteilte Verschiebung.
3. Treibstangenbeschlag oder Treibstangenschloss (1) gemäß einem der Ansprüche 1 und
2, dessen Steuermechanismus (2) ferner eine Nuß (10) aufweist, die mittels eines Handgriffs
oder Betätigungsknopfes betätigbar ist und auf ein Verriegelungsorgan vom Typ Falle
oder Riegel einwirkt und/oder mit einem Schwenkriegel (12) versehen ist, wobei die
Nuß (10) eine Verzahnung (13) trägt, die in eine Zahnstange eingreift, die einer (3)
der Treibstangen (3, 4) zugeordnet ist, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens die Nuß (10) und das Umkehrritzel (5) gleichzeitig und mittels des gleichen
Fertigungsprozesses, insbesondere durch Gießen oder Schmieden, hergestellt sind, wobei
die Nuß (10) und das Umkehrritzel (5) über den Fertigungsprozess mit Hilfe von abtrennbaren
Verbingungsmitteln (20) miteinander verbunden sind derart, dass sie relativ zueinander
eine räumliche Position einnehmen, die ihrer jeweiligen Positionierung innerhalb des
Treibstangenbeschlages oder Treibstangenschlosses (1) nach der Montage desselben entspricht.
4. Treibstangenbeschlag oder Treibstangenschloss (1) gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein Gehäuse (8) aufweist, welches für die Aufnahme des Steuermechanismus (2)
vorgesehen und aus einem Boden und einem Deckel zusammengesetzt ist, die mit Hilfe
von Distanzstücken (21, 22) miteinander verbunden sind, welche gleichzeitig und über
das selbe Fertigungsverfahren wie die Nuß (10) und das Umkehrritzel (5) erhalten sind,
wobei sie mit letzteren über die abtrennbaren Verbindungsmittel (20) verbunden sind.