[0001] L'invention est relative à un procédé de galvanisation d'une pièce métallique (bande,
tôle...) dans une ligne de galvanisation en continu, la ligne de galvanisation comprenant,
disposés en série et reliés les uns aux autres par des conduits pour former une gaine
de circulation d'une atmosphère réductrice le plus souvent essentiellement composée
d'un gaz inerte tel l'azote ou l'argon, et d'hydrogène, un four de préchauffage, un
four de recuit, un poste de refroidissement et un poste de trempe de ladite pièce
métallique dans un bain de zinc liquide ou d'un alliage de zinc, dans lequel, avant
de plonger la pièce métallique dans le bain liquide, on l'expose à cette atmosphère
réductrice pour éliminer des oxydes présents sur la surface de la pièce métallique.
[0002] On parlera dans la description qui suit de « bande » métallique pour fixer les esprits,
ainsi que indifféremment de bain de zinc liquide ou d'un alliage de zinc liquide,
sans que l'appellation choisie puisse être considérée comme restrictive. On sait en
effet que l'industrie utilise des alliages extrêmement variés, notamment dans leur
teneur en zinc et/ou en aluminium.
[0003] Généralement donc, une ligne de galvanisation en continu comprend au moins quatre
zones de traitement de la bande métallique à galvaniser : une zone de préchauffage,
une zone de recuit, une zone de refroidissement et une zone de trempe comprenant un
bain de zinc dans lequel est plongée la bande métallique à galvaniser.
[0004] On connaît des lignes de galvanisation dans lesquelles la zone de préchauffage comprend
un four équipé de brûleurs à flamme nue servant d'une part à réchauffer rapidement
la bande métallique à traiter à une température typiquement comprise entre 400° C
et 700° C, et d'autre part à soumettre à une pyrolyse les huiles de laminage présentes
sur la surface de la bande.
[0005] Pour prévenir une oxydation de la bande métallique ainsi traitée, on fait fonctionner
les brûleurs en défaut d'air pour assurer une atmosphère non oxydante vis-à-vis du
fer.
[0006] Pour pouvoir assurer une bonne galvanisation c'est à dire notamment une bonne adhérence
entre couche et bande métallique, il est indispensable d'éliminer toute couche d'oxyde
en surface avant de plonger la bande métallique dans le bain de zinc. Ceci est réalisé
en exposant la bande métallique dans le four de recuit à une atmosphère réductrice
constituée le plus souvent d'un mélange d'azote et d'hydrogène, la teneur en hydrogène
étant en général comprise entre 15% et 40%.
[0007] A cet effet, les différentes zones de traitement de la ligne de galvanisation sont
reliées les unes aux autres par des conduits pour former une gaine de circulation
de l'atmosphère réductrice.
[0008] Pour régénérer constamment cette atmosphère réductrice dans cette gaine et conserver
ainsi son caractère réducteur, le mélange d'azote et d'hydrogène est injecté dans
un conduit également appelé trompe ou cloche dont une extrémité plonge dans le bain
de zinc et dont l'autre extrémité est raccordée à l'extrémité de sortie du poste de
refroidissement, de sorte que l'atmosphère réductrice circule en sens opposé au sens
de défilement de la bande métallique à traiter.
[0009] A l'heure actuelle, pour une ligne de galvanisation donnée, le débit du mélange d'azote
et d'hydrogène et la teneur en hydrogène de ce mélange sont maintenus à un même niveau,
indépendamment des caractéristiques et de la vitesse de défilement des bandes métalliques
à traiter.
[0010] En pratique, pour permettre aussi bien le traitement de bandes métalliques de grande
largeur que celles présentant une petite largeur, pour accommoder tant les faibles
vitesses de défilement que les vitesses élevées, le débit du mélange d'azote et d'hydrogène
et la teneur en hydrogène de ce mélange sont fixés à un niveau élevé de façon à permettre
le traitement même des cas les plus défavorables, c'est-à-dire les bandes métalliques
de grandes dimensions surfaciques et/ou traitées à des vitesses élevées. Mais on le
conçoit, cet excès de qualité que représente un mélange riche en hydrogène injecté
à un débit élevé entraîne un coût non négligeable pour cette atmosphère réductrice.
D'autre part les conditions d'injection d'atmosphère étant fixées, alors que la surface
a traiter par unité de temps peut varier, la production de vapeur d'eau dans l'enceinte
du fait de la réduction des oxydes va bel et bien faire varier le caractère réducteur
de l'atmosphère et donc entraîner des variations de qualité du produit final.
[0011] L'invention vise à proposer un procédé permettant d'optimiser l'utilisation de l'atmosphère
réductrice en vue de réduire le coût engendré par celle-ci dans l'exploitation de
la ligne de galvanisation ainsi que mieux maintenir le niveau de qualité des produits
qui sortent de la ligne.
[0012] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de galvanisation d'une bande métallique
dans une ligne de galvanisation en continu, la ligne de galvanisation comprenant,
disposés en série et reliés les uns aux autres par des conduits pour former une gaine
continue de circulation d'une atmosphère réductrice comportant un gaz inerte et de
l'hydrogène, un four de préchauffage, un four de recuit, un poste de refroidissement
et un poste de trempe de ladite bande métallique dans un bain de zinc liquide ou d'un
alliage de zinc liquide, dans lequel, avant de plonger la bande métallique dans le
bain, on l'expose à cette atmosphère réductrice pour éliminer des oxydes présents
sur sa surface, caractérisé en ce que pour renouveler l'atmosphère réductrice dans
ladite gaine, on y injecte le gaz inerte et l'hydrogène en réglant le débit d'hydrogène
en fonction de la quantité de surface de bande métallique à traiter par unité de temps.
[0013] Le procédé selon l'invention peut de plus comporter une ou plusieurs des caractéristiques
suivantes :
- on détermine la quantité de surface de bande métallique à traiter par unité de temps
à partir de la largeur de la bande métallique à traiter et à partir de la vitesse
de défilement de celle-ci dans la ligne de galvanisation ;
- on maintient, en au moins un point de ladite gaine, le rapport entre la concentration
d'hydrogène et la concentration en vapeur d'eau de l'atmosphère , sensiblement à un
niveau prédéfini ;
- on maintient ledit rapport à un niveau prédéfini en au moins un point du four de recuit
;
- on injecte le gaz inerte au niveau d'un premier emplacement dans ladite gaine, et
de l'hydrogène ou bien un mélange gaz inerte/hydrogène au niveau d'un second emplacement
distant du premier emplacement et plus éloigné du bain liquide dudit poste de trempe
;
- on injecte le gaz inerte, et l'hydrogène ou le mélange gaz inerte/hydrogène, dans
le conduit de raccordement dudit poste de refroidissement audit poste de trempe ;
- on fixe le débit de gaz inerte injecté dans la gaine au niveau du premier emplacement,
et on règle le débit d'hydrogène ou de mélange gaz inerte/hydrogène injecté au niveau
du second emplacement, en fonction d'une valeur de consigne de teneur en vapeur d'eau
au niveau d'un point du four de recuit ;
- on fixe le débit de gaz inerte injecté dans la gaine au niveau du premier emplacement,
et on règle le débit d'hydrogène ou de mélange gaz inerte/hydrogène injecté au niveau
du second emplacement, de façon à effectuer ledit maintient en au moins un point du
four de recuit dudit rapport entre la concentration d'hydrogène et la concentration
en vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement audit niveau prédéfini ;
- on règle le débit de gaz inerte injecté dans la gaine au niveau du premier emplacement,
en fonction d'une valeur de consigne de teneur en vapeur d'eau au niveau d'un point
du four de recuit ;
- on règle le débit de gaz inerte injecté dans la gaine au niveau du premier emplacement,
de façon à effectuer ledit maintient en au moins un point du four de recuit dudit
rapport entre la concentration d'hydrogène et la concentration en vapeur d'eau de
l'atmosphère sensiblement audit niveau prédéfini ;
- on injecte le gaz inerte dans la gaine au niveau du premier emplacement à débit sensiblement
constant, et on injecte en outre du gaz inerte dans le four de recuit, le débit de
gaz inerte injecté dans le four de recuit étant réglé en fonction d'une valeur de
consigne de teneur en vapeur d'eau au niveau d'un point du four de recuit ;
- on injecte le gaz inerte dans la gaine au niveau du premier emplacement à débit sensiblement
constant, et on injecte en outre du gaz inerte dans le four de recuit, le débit de
gaz inerte injecté dans le four de recuit étant réglé de façon à effectuer ledit maintient
en au moins un point du four de recuit, dudit rapport entre la concentration d'hydrogène
et la concentration en vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement audit niveau prédéfini.
[0014] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
suivante, donnée à titre d'exemple, sans caractère limitatif, en regard des dessins
annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique d'une ligne de galvanisation en continu
fonctionnant selon un procédé conforme à l'invention ;
- la figure 2 montre une courbe représentant l'évolution du logarithme du rapport de
la teneur en vapeur d'eau sur la teneur en hydrogène de l'atmosphère en un point du
four de recuit, en fonction de la surface de bande métallique traitée, ceci pour un
réglage d'atmosphère donné.
[0015] Sur la figure 1 est représentée de façon schématique une ligne 1 de galvanisation
d'une bande métallique 3, par exemple en acier.
[0016] La ligne de galvanisation 1 comprend, disposés en série, un four 5 de préchauffage,
un four 7 de recuit, un poste 9 de refroidissement et un poste 11 de trempe comprenant
un bain 13 de zinc liquide ou d'alliage liquide.
[0017] Le four 5 de préchauffage est par exemple équipé de brûleurs 15 à flamme nue servant
d'une part à réchauffer rapidement la bande métallique 3 à traiter, à une température
typiquement comprise entre 400° C et 700° C, et d'autre part à soumettre à une pyrolyse
les huiles de laminage présentes sur la surface de la bande.
[0018] Le four 7 de recuit est par exemple équipé de résistances électriques ou de tubes
radiants schématisés en 8.
[0019] Le poste 9 de refroidissement sert à refroidir la bande métallique 3 en sortie du
four 7 de recuit, à une valeur par exemple proche de 470°C.
[0020] Par ailleurs, le four 5 de préchauffage, le four 7 de recuit, le poste 9 de refroidissement
et le poste 11 de trempe, qui ont chacun une forme de tunnel, sont reliés les uns
aux autres par des conduits 17, 19 et 21 pour former avec ceux-ci une gaine continue
23 de circulation d'une atmosphère réductrice essentiellement composée d'azote et
d'hydrogène.
[0021] De plus, le conduit 21 reliant l'extrémité de sortie du poste 9 de refroidissement
au poste 11 de trempe est incliné vers le bas et plonge avec son extrémité 25 dans
le bain liquide 13. Ce conduit 21 est souvent appelé trompe ou cloche.
[0022] En outre, la ligne de galvanisation 1 comprend selon l'invention, d'une part, un
injecteur 30 d'un gaz inerte, par exemple d'azote, disposé dans la paroi de la trompe
21 au niveau d'un premier emplacement 30A situé au voisinage de l'extrémité 25 de
la trompe plongée dans le bain liquide 13, au dessus de celui-ci, et d'autre part,
un injecteur d'hydrogène 31 (ou d'un mélange d'hydrogène et d'un gaz inerte) disposé
dans la paroi de la trompe 21 au niveau d'un second emplacement 31A situé au voisinage
de l'extrémité 33 de celle-ci qui est raccordée au poste 9 de refroidissement.
[0023] Cette disposition avantageuse où l'azote est injecté au niveau du premier emplacement
30A qui se trouve à proximité de l'extrémité 25 de la trompe 21 plongée dans le bain
de liquide 13, permet dans la partie inférieure de la trompe 21 de former un tampon
qui empêche l'hydrogène injecté à distance au niveau de l'emplacement 31A de se dissoudre
dans le bain de zinc liquide 13.
[0024] Comme on peut le constater à la lecture de la figure, l'injecteur 30 est relié à
un conduit d'alimentation 32 dans lequel est disposé un organe 34 de régulation de
débit et l'injecteur 31 est relié à un conduit d'alimentation 36 dans lequel est disposé
un organe 38 de régulation de débit.
[0025] En outre, la ligne 1 comprend des moyens 40 de détermination et de réglage de la
vitesse de défilement de la bande métallique 3.
[0026] Par ailleurs, une prise d'échantillon de gaz 42 à l'intérieur du four de recuit,
par exemple en milieu de four ou encore dans le dernier 1/3 du four, permet de renvoyer
des prélèvements d'atmosphère à des fins d'analyse, par exemple comme représenté sur
la figure vers un analyseur 47 de la teneur en hydrogène du prélèvement, et vers un
analyseur 46 de la teneur en vapeur d'eau du prélèvement.
[0027] Bien entendu, en lieu et place de cette analyse ex-situ, on pourrait également sans
sortir du cadre de la présente invention, utiliser une sonde à oxygène dans le four,
sonde qui délivre un potentiel corrélé au rapport H
2/H
2O.
[0028] Les moyens 40, ainsi que les analyseurs 46 et 47, sont reliés à une unité 50 de traitement
de données (par exemple un automate programmable), unité apte à son tour à commander
le fonctionnement des deux régulateurs de débit 34 et 38.
[0029] Lors de son traitement, la bande métallique 3 guidée par des rouleaux 27 passe successivement
dans le four 5 de préchauffage pour être amenée à une température située ici entre
400°C et 700°C, puis dans le four 7 de recuit pour assurer ses caractéristiques métallurgiques,
dans le poste 9 de refroidissement pour être amenée à une température proche de 470°C
et enfin dans le poste 11 de trempe afin d'être recouverte de zinc.
[0030] En même temps, l'unité 50 relève comme décrit précédemment, la vitesse de défilement
de la bande métallique 3, le point de rosée ainsi que la teneur en hydrogène de l'atmosphère
en au moins un point (42) du four 7 de recuit, et commande par l'intermédiaire des
régulateurs 34 et 38 les débits d'azote et/ou d'hydrogène injectés dans la trompe
21, en conformité avec l'un des modes de mise en oeuvre de l'invention décrits plus
haut dans la présente description.
[0031] L'unité 50 règle ces débits d'azote et d'hydrogène en fonction de la quantité de
surface de la bande métallique à traiter par unité de temps.
[0032] Avantageusement, pour déterminer la quantité de surface de la bande métallique à
traiter par unité de temps, on prend en compte la vitesse de défilement de la bande
dans la ligne fournie par les moyens 40, et la largeur de la bande 3.
[0033] Afin d'illustrer plus clairement cette notion de réglage des débits en fonction de
la quantité de surface de la bande métallique à traiter par unité de temps (facteur
que l'on évalue en ne considérant qu'une face de la bande), considérons la courbe
présentée figure 2, qui a été obtenue pour un acier donné ayant une application dans
l'industrie du bâtiment, dans les conditions suivantes
- injection en 30A: de l'azote d'origine cryogénique, à un débit de 50 Nm3/h; injection en 31A: de l'ammoniac craqué, à un débit de 70 Nm3/h (de telles conditions donnent donc globalement un débit de mélange de 120 Nm3/h, un débit d'hydrogène de 52,5 Nm3/h, et une concentration d'hydrogène dans le mélange de 43,8%) ;
- le point de prélèvement d'atmosphère (42) était situé à environ 1m de la fin du four
de recuit (en considérant le sens de déplacement de la bande);
- la vitesse de la ligne était comprise entre 25 et 80 m/min, pour une largeur de bande
toujours comprise dans l'intervalle allant de 1m à 1,20m.
[0034] On voit bien alors sur cette figure l'augmentation du rapport H
2O/H
2 dans le four de recuit lorsque la surface traitée par unité de temps (S/t) croit,
signe d'une production croissante de vapeur d'eau. On constate donc qu'il est possible
sur cette courbe de définir pour cette ligne de galvanisation et ce réglage moyen
de gaz qui a été mis en oeuvre, deux grands domaines de surface traitée par unité
de temps : un domaine où S/t est inférieur à environ 50m
2/min, et un domaine où S/t est compris entre environ 50m
2/min et 90m
2/min.
[0035] Il apparaît alors avantageux pour des conditions de production correspondant au premier
domaine, de diminuer le débit d'hydrogène injecté en 31 et/ou la teneur en hydrogène
du mélange, en se permettant ainsi de dégrader légèrement le rapport H
2O/H
2 en ramenant le point de rosée de l'atmosphère autour de -15°C, alors que pour des
conditions de production correspondant au second domaine, il serait avantageux d'améliorer
le point de rosée de l'atmosphère (diminution du rapport H
2O/H
2 ) en augmentant le débit d'hydrogène injecté en 31 et/ou la teneur en hydrogène du
mélange, et permettre ainsi au point de rosée de l'atmosphère de descendre au voisinage
de -15 à -20°C, compte tenu de l'acier traité sur cette ligne.
[0036] On peut alors proposer pour chacun des domaines les conditions suivantes :
- pour le domaine où S/t est inférieur à environ 50m2/min : un débit de mélange N2/H2 de 130 Nm3/h, pour un débit d'hydrogène de 27 Nm3/h , et une concentration d'hydrogène dans le mélange de 20,7% ;
- pour le domaine où S/t est compris entre environ 50m2/min et 90m2/min: un débit de mélange N2/H2 de 150 Nm3/h, pour un débit d'hydrogène de 48,5 Nm3/h, et une concentration d'hydrogène dans le mélange de 32,3% .
[0037] L'ensemble permettant de maintenir constant le débit d'hydrogène rapporté à S/t,
à une valeur voisine de 0,009 m
3 d'hydrogène par m
2 de bande.
[0038] La figure 2 illustre donc un exemple d'abaques qu'il est possible de réaliser sur
une ligne donnée, pour un ou plusieurs aciers traité(s), en adoptant un réglage de
gaz moyen, et en balayant une gamme typique de variation de la surface traitée par
unité de temps (qui tient compte de la gamme de vitesse de ligne habituellement pratiquée,
et de la gamme de largeurs de produits traités sur la ligne considérée), la lecture
de ces abaques permettant de déterminer les modifications des réglages d'alimentation
en gaz qu'il est avantageux d'adopter dans chaque cas.
[0039] On a décrit dans ce qui précède un mode de réalisation où le débit d'azote injecté
par l'intermédiaire de l'injecteur 30 est maintenu constant lors du fonctionnement
de la ligne de galvanisation et seul le débit d'hydrogène en 31 est réglé et modifié
en fonction de la quantité de surface de bande métallique à traiter.
[0040] Mais on conçoit que selon le cas considéré (amélioration ou dégradation du point
de rosée de l'atmosphère), l'on puisse également ou en remplacement agir sur l'injection
de gaz inerte au point 30A .
[0041] Selon une autre variante du procédé selon l'invention, on réalise un zonage en hydrogène
de la zone de refroidissement, en injectant, outre de l'azote dans la gaine 23 au
niveau du premier emplacement 30A à un débit sensiblement constant, et l'hydrogène
au niveau de l'emplacement 31A, de l'azote dans le four 7 de recuit, de préférence
dans la dernière portion de sortie de celui-ci. Et dans ce cas de figure, on peut
régler le débit d'azote injecté dans le four 7 de recuit en fonction d'une valeur
de consigne du point de rosée au niveau de ce four.
[0042] Cette disposition permet d'une part d'élever localement la concentration d'hydrogène
au niveau du poste 9 de refroidissement, protégeant ainsi la surface de la bande contre
une oxydation avant d'être plongée dans le bain de zinc 13, et d'autre part de contribuer
au refroidissement de la bande 3.
[0043] On voit donc que selon ses multiples mode de mise en oeuvre, le procédé de l'invention
permet non seulement de réduire la consommation d'hydrogène et ainsi le coût d'exploitation
pour régénérer l'atmosphère réductrice, mais d'autre part d'obtenir plus sûrement
et dans des conditions économiques qui ne soient pas la simple mise en place d'un
excès de qualité d'atmosphère, une constance des caractéristiques des produits que
sort la ligne de galvanisation.
1. Procédé de galvanisation d'une bande métallique (3) dans une ligne (1) de galvanisation
en continu, la ligne (1) de galvanisation comprenant, disposés en série et reliés
les uns aux autres par des conduits (17, 19, 21) pour former une gaine continue (23)
de circulation d'une atmosphère réductrice comportant un gaz inerte et de l'hydrogène,
un four (5) de préchauffage, un four (7) de recuit, un poste (9) de refroidissement
et un poste (11) de trempe de ladite bande métallique dans un bain (13) de zinc liquide
ou d'un alliage de zinc liquide, dans lequel, avant de plonger la bande métallique
(3) dans le bain (13), on l'expose à cette atmosphère réductrice pour éliminer des
oxydes présents sur sa surface, caractérisé en ce que pour renouveler l'atmosphère
réductrice dans ladite gaine (23), on y injecte le gaz inerte et l'hydrogène en réglant
le débit d'hydrogène en fonction de la quantité de surface de la bande métallique
à traiter par unité de temps.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on détermine la quantité
de surface de la bande métallique à traiter par unité de temps à partir de la largeur
de la bande métallique (3) à traiter et à partir de la vitesse de défilement de celle-ci
dans la ligne de galvanisation (1).
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on maintient, en au
moins un point de ladite gaine (23), le rapport entre la concentration d'hydrogène
et la concentration en vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement à un niveau prédéfini.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on maintient ledit rapport
à un niveau prédéfini en au moins un point du four de recuit.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on injecte
le gaz inerte au niveau d'un premier emplacement (30A) dans ladite gaine (23), et
de l'hydrogène ou bien un mélange gaz inerte/hydrogène au niveau d'un second emplacement
(31A) distant du premier emplacement (30A) et plus éloigné du bain liquide (13) dudit
poste de trempe (11).
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on injecte le gaz inerte,
et l'hydrogène ou le mélange gaz inerte/hydrogène, dans le conduit (21) de raccordement
dudit poste (9) de refroidissement audit poste de trempe (11).
7. Procédé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'on fixe le débit de
gaz inerte injecté dans la gaine (23) au niveau du premier emplacement (30A), et en
ce que l'on règle le débit d'hydrogène ou de mélange gaz inerte/hydrogène injecté
au niveau du second emplacement (31A), en fonction d'une valeur de consigne de teneur
en vapeur d'eau au niveau d'un point du four de recuit (7).
8. Procédé selon la revendication 5 ou 6 dans sa dépendance à la revendication 4, caractérisé
en ce que l'on fixe le débit de gaz inerte injecté dans la gaine (23) au niveau du
premier emplacement (30A), et en ce que l'on règle le débit d'hydrogène ou de mélange
gaz inerte/hydrogène injecté au niveau du second emplacement (31A), de façon à effectuer
ledit maintient en au moins un point du four de recuit dudit rapport entre la concentration
d'hydrogène et la concentration en vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement audit
niveau prédéfini.
9. Procédé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'on règle le débit de
gaz inerte injecté dans la gaine (23) au niveau du premier emplacement (30A), en fonction
d'une valeur de consigne de teneur en vapeur d'eau au niveau d'un point du four de
recuit (7).
10. Procédé selon la revendication 5 ou 6, dans sa dépendance à la revendication 4, caractérisé
en ce que l'on règle le débit de gaz inerte injecté dans la gaine (23) au niveau du
premier emplacement (30A), de façon à effectuer ledit maintient en au moins un point
du four de recuit dudit rapport entre la concentration d'hydrogène et la concentration
en vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement audit niveau prédéfini.
11. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on injecte le gaz inerte
dans la gaine (23) au niveau du premier emplacement (30A) à débit sensiblement constant,
et en ce que l'on injecte en outre du gaz inerte dans le four de recuit (7), le débit
de gaz inerte injecté dans le four de recuit (7) étant réglé en fonction d'une valeur
de consigne de teneur en vapeur d'eau au niveau d'un point du four de recuit (7).
12. Procédé selon la revendication 6, dans sa dépendance à la revendication 4, caractérisé
en ce que l'on injecte le gaz inerte dans la gaine (23) au niveau du premier emplacement
(30A) à débit sensiblement constant, et en ce que l'on injecte en outre du gaz inerte
dans le four de recuit (7), le débit de gaz inerte injecté dans le four de recuit
(7) étant réglé de façon à effectuer ledit maintient en au moins un point du four
de recuit, dudit rapport entre la concentration d'hydrogène et la concentration en
vapeur d'eau de l'atmosphère sensiblement audit niveau prédéfini.
13. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit gaz
inerte est de l'azote.