[0001] La présente invention concerne le domaine des chalumeaux d'oxycoupage.
[0002] La plupart des chalumeaux connus jusqu'à présent comprennent une buse présentant
un orifice de coupe et plusieurs orifices de chauffe. L'orifice de coupe assure l'amenée
du courant d'oxygène de coupe jusqu'à la pièce, et les orifices de chauffe permettent
le chauffage de la pièce à couper au moyen de la combustion d'un gaz combustible dans
l'oxygène de chauffe. Pour illustrer l'arrière-plan technologique, on pourra se référer
aux documents DE-A-14 29 136, FR-A-444 349, DE-C-249 170, DE-B-12 09 973 et FR-E-9375.
On pourra également se référer au document US-A-3.934.818 qui illustre un chalumeau
d'oxycoupage équipé d'un système de refroidissement permettant de projeter un mélange
air/eau dont la composition est réglable.
[0003] Des techniques plus récentes sont par ailleurs illustrées dans les documents WO 96/18
071 et WO 96/26 806.
[0004] Bien que les procédés d'oxycoupage soient largement utilisés dans les différents
stades de la sidérurgie à l'aide de chalumeaux d'oxycoupage, il apparaît que la conception
et les matériaux utilisés ne permettent pas d'obtenir une précision élevée pour l'usinage,
laquelle est pourtant de plus en plus importante et fréquemment requise, et surtout
les chalumeaux traditionnels restent encore des outils qui sont fragiles par rapport
à leur environnement, ce qui occasionne des pertes de production et des coût de maintenance
élevés. En particulier, les buses ou tuyères de chalumeaux sont en général positionnées
de façon relativement imprécises sur leur support qui est en général en cuivre, lequel
support se déplace fréquemment et éventuellement avec des à- coups lors du fonctionnement.
Par suite, le positionnement imprécis, qui se détériore en plus au fur et à mesure
du fonctionnement, induit des déperditions de rendement. Dans le cas où plusieurs
tuyères sont utilisées simultanément, ces variations de positionnement ont un effet
particulièrement néfaste dans la mesure où les différents jets sortant des tuyères
risquent de se contrarier entre eux, ce qui nuit naturellement à l'efficacité de l'action
ces jets.
[0005] L'invention vise précisément à résoudre ce problème, en concevant un matériel d'oxycoupage
qui soit à la fois robuste pour garantir la précision dans le temps malgré les contraintes
thermiques de l'environnement, en permettant aussi une maintenance simple, pratique
et rapide pour tenir compte des impératifs de production, tout en autorisant des coûts
de fabrication et de fonctionnement optimisés, ainsi que des temps d'intervention
réduits au minimum.
[0006] L'invention a ainsi pour objet de réaliser un chalumeau d'oxycoupage qui présente
simultanément les avantages d'une précision élevée, d'une longévité importante, et
d'une facilité de démontage.
[0007] Ce problème est résolu conformément à l'invention grâce à un chalumeau d'oxycoupage
comportant un élément de support réalisé à partir d'un bloc indéformable en matériau
usinable avec précision, ledit élément de support incluant des conduites intégrées
d'alimentation en fluides gazeux de chauffe et d'apport et en liquide de refroidissement,
et un élément de chauffe fixé à demeure contre une face inférieure de l'élément de
support, ledit élément de chauffe étant réalisé à partir d'un bloc massif dans lequel
sont ménagés des passages pour les fluides gazeux et le fluide de refroidissement
qui communiquent directement avec les conduites correspondantes de l'élément de support,
ainsi qu'au moins une tuyère positionnée avec précision dans deux alésages coaxiaux
respectivement prévus dans l'élément de support et l'élément de chauffe, ladite tuyère
étant raccordée à une conduite d'alimentation en oxygène de coupe et débouchant au
niveau de la face libre de l'élément de chauffe.
[0008] De préférence, le chalumeau comporte un élément de maintien assurant le positionnement
précis de la tuyère, ledit élément passant dans un alésage associé de l'élément de
support et venant coiffer la partie de la tuyère qui est dans ledit élément de support.
En particulier, l'élément de maintien coiffe la tuyère par un alésage terminal de
celui-ci qui se raccorde à un épaulement d'appui coopérant avec le bord amont de la
tuyère, laquelle tuyère présente extérieurement un épaulement d'appui contre l'élément
de chauffe.
[0009] De préférence encore, l'élément de maintien est fixé sur l'élément de support par
un moyen de fixation rapide, et ledit élément de maintien présente en outre un alésage
d'entrée associé au raccordement de la conduite d'alimentation en oxygène de coupe.
[0010] Avantageusement encore, les conduites et les passages de liquide de refroidissement
sont agencés pour passer au voisinage de la tuyère. Ainsi, le circuit de fluide de
refroidissement, qui est commun à l'élément de base et l'élément de chauffe, permet
d'assurer un régime thermique stable pour la ou les tuyères d'oxygène de coupe intégrées
à l'ensemble mécanique ainsi régulièrement refroidi.
[0011] De préférence enfin, l'élément de support est en acier inoxydable et l'élément de
chauffe en cuivre, la tuyère étant quant à elle réalisée dans un matériau adapté tel
que cuivre, laiton ou céramique.
[0012] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lumière de la description qui va suivre et des dessins annexés, concernant un
mode de réalisation particulier, en référence aux figures où :
- la figure 1 illustre un chalumeau d'oxycoupage conforme à l'invention, la partie principale
dudit chalumeau étant représentée en coupe afin de mieux distinguer le positionnement
d'une tuyère associée réalisé avec une haute précision,
- la figure 2 est une vue de dessus du chalumeau d'oxycoupage précité, la figure 1 étant
une coupe selon I-I de cette figure 2.
[0013] Les figures 1 et 2 représentent un chalumeau d'oxycoupage C comportant principalement
un élément de support noté 10 auquel est fixé à demeure au moins un élément de chauffe
noté 20.
[0014] L'élément de support 10 présente ici une branche verticale de raccordement 11 et
une semelle sensiblement horizontale 12. Cet ensemble monobloc est réalisé à partir
d'un bloc indéformable en matériau usinable avec précision, par exemple en acier inoxydable.
La branche 11 présente des perçages 13 permettant la fixation du chalumeau d'oxycoupage
C sur un dispositif de positionnement, qui peut par exemple être constitué par un
système articulé. Un certain nombre de conduites notées 14.1 à 14.5 sont montées en
partie haute de la branche 11 de l'élément de support 10. On trouve en l'espèce un
ensemble de cinq conduites, mais il va de soi que l'invention n'est pas limitée à
un nombre particulier de telles conduites. En l'espèce, la conduite 14.1 correspond
à une entrée de liquide de refroidissement, par exemple de l'eau, la conduite 14.2
correspond à une alimentation en gaz d'apport, la conduite 14.3 correspond à une alimentation
en oxygène de chauffe, la conduite 14.4 correspond à une alimentation en gaz de chauffe,
et la conduite 14.5 correspond à une sortie du liquide de refroidissement. Chacune
de ces conduites est surmontée d'un embout, noté respectivement 15.1 à 15.5 permettant
un raccordement à des canalisations extérieures non représentées ici. L'ensemble de
ces canalisations d'alimentation en fluide gazeux de chauffe et d'apport et en liquide
de refroidissement se prolonge à l'intérieur de l'élément de support 10 par des passages
qui n'ont pas été représentés ici, et qui débouchent au niveau de la face inférieure
notée 19 de la semelle 12 au niveau d'orifices de sortie respectifs notés 16.1 à 16.5
visibles sur la figure 2. En ce sens, les canalisations précitées sont intégrées à
l'élément de support 10.
[0015] Un élément de chauffe, noté 20, est fixé à demeure, ici par trois vis 17, contre
la face inférieure 19 de l'élément de support 10. Cet élément de chauffe 20 est réalisé
à partir d'un bloc massif, par exemple en cuivre, dans lequel sont ménagés des passages
21, 22, 24, 27 pour les fluides gazeux de chauffe et d'apport et le fluide de refroidissement,
qui communiquent directement avec les conduites correspondantes de l'élément de support
10. Ainsi, les passages 21 correspondent au circuit de refroidissement par eau, les
passages 22 correspondent au gaz d'apport, lequel gaz passe par des canaux associés
pour déboucher par des orifices 23 au niveau de la face libre notée 28 de l'élément
de chauffe 20. Les passages 24 correspondent quant à eux au gaz de chauffe, lequel
sort de l'élément de chauffe par des canaux associés 25 débouchant au niveau d'orifices
26. Enfin, les passages 27 correspondent à l'oxygène de chauffe, lequel passe par
des petits canaux associés 27' se raccordant aux canaux 25 précités. On notera que
les canaux de sortie précités sont agencés coniquement autour d'un axe central X qui
est l'axe d'une tuyère qui sera décrite plus loin. Les orifices 23 et 26 sont disposés
selon deux cercles concentriques, autour de l'orifice de sortie de la tuyère.
[0016] On a noté 29 la face supérieure de l'élément de chauffe 20 qui est plaquée contre
la face inférieure 19 de la semelle 12 faisant partie de l'élément de support 10.
Cette application face contre face permet d'avoir un raccordement direct des différentes
canalisations et passages correspondants entre l'élément de support 10 et l'élément
de chauffe 20.
[0017] Le chalumeau d'oxycoupage C comporte en outre au moins une tuyère 30 mieux visible
sur la partie en coupe de la figure 1. Cette tuyère 30 est de façon tout-à-fait classique
raccordée à une conduite 14.6 d'alimentation en oxygène de coupe, et elle débouche
par un orifice 31 au niveau de la face libre 28 de l'élément de chauffe 20.
[0018] Le positionnement de la tuyère 30 est par contre tout-à-fait original, et il permet
d'avoir un calage extrêmement précis de l'axe X de la tuyère par rapport à l'élément
de support 10 qui est un bloc indéformable.
[0019] La tuyère 30 est d'une façon générale positionnée avec précision dans deux alésages
coaxiaux 41, 32 respectivement prévus dans l'élément de support 10 et l'élément de
chauffe 20.
[0020] En l'espèce, on constate que la tuyère passe directement dans l'alésage 32 de l'élément
de chauffe 20, mais que par contre elle n'est pas au contact direct de l'alésage 41
ménagé dans l'élément de support 10. On utilise en effet un élément de maintien, noté
40, passant dans cet alésage 41 de l'élément de support 10, lequel élément 40 vient
coiffer la partie de la tuyère 30 qui est dans l'élément de support 10. Plus précisément,
l'élément de maintien 40 coiffe la tuyère 30 par un alésage terminal 42 de celui-ci
qui se raccorde à un épaulement d'appui noté 43 coopérant avec le bord amont de la
tuyère 30. La partie (ici supérieure) de la tuyère 30 qui est à l'intérieur de l'élément
de support 10 est ainsi exactement positionnée dans l'alésage associé 42 de l'élément
40, lequel élément est quant à lui exactement positionné dans l'alésage 41 dudit élément
de support. On est ainsi assuré, grâce à une hauteur suffisante par laquelle l'alésage
41 vient coiffer la tuyère 30, d'un parfait calage de l'axe X. La tuyère 30 présente
en outre extérieurement un épaulement d'appui noté 33 contre l'élément de chauffe
20, c'est-à-dire en l'espèce contre la face supérieure 29 dudit élément de chauffe.
Un joint 48 assure l'étanchéité pour l'oxygène de coupe arrivant par la canalisation
14.6 surmontée de son embout de raccordement 15.6. Un joint 50 est en outre prévu
pour assurer l'étanchéité entre la partie élargie de l'élément 40 et la face supérieure
18 de la semelle 12 de l'élément de support 10. L'élément de maintien 40 présente
en outre un alésage d'entrée noté 44 associé au raccordement de la conduite 14.6 d'alimentation
en oxygène de coupe.
[0021] L'utilisation d'un tel élément de maintien garantit une précision très élevée pour
le positionnement de la tuyère 30. De plus, grâce au circuit de refroidissement qui
est commun à l'élément de support 10 et l'élément de chauffe 20, on obtient une excellente
protection en température de la tuyère 30 qui est ainsi environnée sur toute sa surface
extérieure par un ensemble maintenu à une température homogène, ce qui garantit une
longévité supérieure. En outre, grâce au refroidissement efficace obtenu de l'élément
de chauffe 20, la face libre 28 de cet élément représente une surface froide même
en cours de fonctionnement du chalumeau d'oxycoupage, de sorte que les éventuelles
scories qui sont projetées à l'état liquide ne peuvent adhérer contre cette surface,
contrairement aux éléments de chauffe traditionnels qui ne sont pas protégés contre
une brasure directe des scories projetées. Cette immunisation contre les projections
de scories liquides est bien entendu extrêmement favorable pour éviter tout risque
d'occlusion des orifices de sortie 23, 26 et 31 qui sont au niveau de la face libre
28 de l'élément de chauffe 20. A titre indicatif, les moyens utilisés pour le positionnement
précis de la tuyère 30 permettent aisément d'obtenir une précision inférieure au centième
de millimètre.
[0022] Pour obtenir une facilité de démontage qui est importante dans la pratique, il est
intéressant de prévoir que l'élément de maintien 40 précité est fixé sur l'élément
de support 10 par un moyen de fixation rapide. On pourra utiliser une vis à goupille
ou une sauterelle comme moyen de fixation rapide se manoeuvrant sans outillage. En
l'espèce, on a représenté une fixation rapide au moyen d'une vis à tête cylindrique
45 venant se visser dans un taraudage associé 46 de la semelle 12 de l'élément de
support 10, la tête 45 passant dans une encoche semi-circulaire notée 49 de l'élément
40. La goupille associée passant dans un perçage latéral de la tête 45 est notée 47.
Ainsi que cela est aisé à comprendre, le démontage est extrêmement rapide puisqu'il
suffit d'enlever la goupille 47 pour pouvoir extraire l'élément 40 et par suite accéder
à la tuyère 30. Ces opérations se font naturellement sans défaire la liaison mécanique
entre l'élément de support 10 et l'élément de chauffe 20. De plus, le remontage s'effectue
aisément, et avec la même précision pour le positionnement de la tuyère. La tuyère
30 sera de préférence réalisée dans un matériau adapté tel que cuivre, laiton ou céramique.
Pour parfaire le refroidissement de la tuyère, il sera avantageux de prévoir que les
conduites et les perçages de liquide de refroidissement soient agencés pour passer
au voisinage de la tuyère 30. En l'espèce, si l'on se réfère à la vue de dessus de
la figure 2, on distingue ainsi les orifices 16.1 et 16.5 respectivement associés
à l'arrivée et à la sortie d'eau de refroidissement (disposés de part et d'autre de
l'axe X), l'orifice 16.2 associé à l'alimentation en gaz d'apport, l'orifice 16.3
associé à l'alimentation en oxygène de chauffe, et l'orifice 16.4 associé à l'alimentation
en gaz de chauffe.
[0023] Finalement, l'élément de support en acier inox permet simultanément d'usiner à la
machine une liaison mécanique très précise, en restant indéformable y compris aux
chocs, tout en servant de distributeur des fluides concernés aux différents éléments
eux-mêmes solidement et très précisément fixés à cet élément de support. L'élément
de chauffe sera quant à lui constitué d'un ou plusieurs brûleurs (les figures représentent
une variante à brûleur unique, mais ceci ne constitue naturellement qu'un exemple).
Le refroidissement par le circuit d'eau commun à celui de l'élément de support permet
à l'élément de chauffe de résister sans dommages à de grandes différences de température
et, ainsi que cela a été dit plus haut, à des projections éventuelles de scories liquides
se produisant lors de "ratés" de coupe.
[0024] Au moins une tuyère d'oxygène de coupe indépendante est utilisée, étant pratiquement
"noyée" dans la masse de l'élément de support dans un ou plusieurs logements associés
au positionnement mécanique très précis par rapport à l'usinage de liaison de l'élément
de support. Cette ou ces tuyères restent ainsi à la température constante de l'ensemble
massif refroidi, ce qui permet de surcroît de préserver malgré les contraintes thermiques
de l'environnement, leur précision de fabrication et donc leurs performances.
[0025] On est ainsi parvenu à réaliser un chalumeau d'oxycoupage extrêmement performant,
en s'affranchissant des défauts classiques des chalumeaux d'oxycoupage traditionnels,
qui sont en particulier l'impossibilité de produire des pièces finies aux cotes d'usinage
mécanique, et la faible résistance aux contraintes exceptionnellement dures environnant
l'oxycoupage intégré dans les procédés sidérurgiques de grande production. On évite
aussi les pertes de productivité liées aux pertes de temps incontournable des changement
de buse des chalumeaux classiques.
[0026] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit, mais
englobe au contraire toute variante reprenant, avec des moyens équivalents, les caractéristiques
essentielles énoncées plus haut.
1. Chalumeau d'oxycoupage (C), comportant un élément de support (10) réalisé à partir
d'un bloc indéformable en matériau usinable avec précision, ledit élément de support
incluant des conduites intégrées (14.1 à 14.5) d'alimentation en fluides gazeux de
chauffe et d'apport et en liquide de refroidissement, et un élément de chauffe (20)
fixé à demeure contre une face inférieure (19) de l'élément de support (10), ledit
élément de chauffe étant réalisé à partir d'un bloc massif dans lequel sont ménagés
des passages (21, 22, 24, 27) pour les fluides gazeux et le fluide de refroidissement
qui communiquent directement avec les conduites correspondantes de l'élément de support
(10), ainsi qu'au moins une tuyère (30) positionnée avec précision dans deux alésages
coaxiaux (41, 32) respectivement prévus dans l'élément de support (10) et l'élément
de chauffe (20), ladite tuyère étant raccordée à une conduite (14.6) d'alimentation
en oxygène de coupe et débouchant au niveau de la face libre (28) de l'élément de
chauffe (20).
2. Chalumeau selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un élément de maintien (40) assurant le positionnement précis de la tuyère
(30), ledit élément passant dans un alésage associé (41) de l'élément de support (10)
et venant coiffer la partie de la tuyère (30) qui est dans ledit élément de support.
3. Chalumeau selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément de maintien (40) coiffe la tuyère (30) par un alésage terminal (42) de
celui-ci qui se raccorde à un épaulement d'appui (43) coopérant avec le bord amont
de la tuyère (30), laquelle tuyère présente extérieurement un épaulement d'appui (33)
contre l'élément de chauffe (20).
4. Chalumeau selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément de maintien (40) est fixé sur l'élément de support (10) par un moyen de
fixation rapide (45, 47).
5. Chalumeau selon l'une des revendication 2 à 4, caractérisé en ce que l'élément de maintien (40) présente en outre un alésage d'entrée (44) associé au
raccordement de la conduite (14.6) d'alimentation en oxygène de coupe.
6. Chalumeau selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les conduites et les passages de liquide de refroidissement sont agencés pour passer
au voisinage de la tuyère (30).
7. Chalumeau selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'élément de support (10) est en acier inoxydable et l'élément de chauffe (20) en
cuivre, la tuyère (30) étant quant à elle réalisée dans un matériau adapté tel que
cuivre, laiton ou céramique.
1. Schneidbrenner (C) mit einem Trägerelement (10), das aus einem formstabilen Block
aus einem Material hergestellt ist, das mit Präzision maschinell bearbeitbar ist,
wobei das genannte Trägerelement integrierte Leitungen (14.1 bis 14.5) zum Zuführen
von gasförmigen Fluiden wie Brenngas und Zusatzgas sowie von Kühlflüssigkeit enthält,
und mit einem Brennelement (20), das fest an einer Unterseite (19) des Trägerelementes
(10) angebracht ist, wobei das genannte Brennelement aus einem massiven Block hergestellt
ist, in dem Kanäle (21, 22, 24, 27) für die gasförmigen Fluide und die Kühlflüssigkeit
ausgebildet sind, die direkt mit den entsprechenden Leitungen des Trägerelementes
(10) in Verbindung stehen, sowie mindestens eine Düse (30), die mit Präzision in zwei
koaxialen Bohrungen (41, 32) positioniert ist, die in dem Trägerelement (10) bzw.
dem Brennelement (20) vorgesehen sind, wobei die genannte Düse mit einer Schneidsauerstoff-Zufuhrleitung.
(14.6) verbunden ist und im Bereich der freien Fläche (28) des Brennelementes (20)
mündet.
2. Brenner nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß er ein Halteelement (40) enthält, das die genaue Positionierung der Düse (30) sicherstellt,
wobei das genannte Element in eine dazugehörige Bohrung (41) in dem Trägerelement
(10) hineingeht und den Teil der Düse (30) überdeckt, der sich in dem genannten Trägerelement
befindet.
3. Brenner nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Halteelement (40) die Düse (30) durch eine in ihm ausgebildete Endbohrüng (42)
übergreift, die sich an eine Anlageschulter (43) anschließt, die mit dem stromaufwärts
liegenden Rand der Düse (30) zusammenwirkt, wobei die Düse außen eine Anlageschulter
(33) zur Anlage an das Brennelement (20) aufweist.
4. Brenner nach Anspruch 2 oder Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das Halteelement (40) durch Mittel (45, 47) zur schnellen Befestigung an dem Trägerelement
(10) befestigt wird.
5. Brenner nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Halteelement (40) ferner eine Eingangsbohrung (44) aufweist, die für den Anschluß
der Schneidsauerstoff-Zufuhrleitung (14.6) vorgesehen ist.
6. Brenner nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Leitungen und die Kanäle für die Kühlflüssigkeit derart angeordnet sind, daß
sie nahe der Düse (30) verlaufen.
7. Brenner nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß das Trägerelement (10) aus rostfreiem Stahl und das Brennelement (20) aus Kupfer
ist, wobei die Düse (30) selbst aus einem geeigneten Material, wie z.B. Kupfer, Messing
oder Keramik, hergestellt ist.
1. An oxy-cutting torch (C) comprising a support element (10) made of an undeformable
block of material that can be machined with precision, said support element including
integrated pipes (14.1 to 14.5) for feeding heater and make-up gases and cooling liquid,
and a heater element (20) permanently fixed against a bottom face (19) of the support
element (10), said heater element being made of a solid block in which passages (21,
22, 24, 27) are formed for the gases and cooling fluid, which passages communicate
directly with the corresponding pipes of the support element (10), and at least one
nozzle (30) positioned with precision in two bores in axial alignment (41, 32) provided
respectively in the support element (10) and the heater element (20), said nozzle
opening out in the free face (28) of the heater element (20) and being connected to
a pipe (14.6) for feeding it with cutting oxygen.
2. A torch according to claim 1, characterized in that it comprises a holding element (40) for positioning the nozzle (30) precisely, said
element passing in an associated bore (41) in the support element (10) and covering
that portion of the nozzle (30) which is in said support element.
3. A torch according to claim 2, characterized in that the holding element (40) covers the nozzle (30) via a terminal bore (42) thereof
which connects with a bearing shoulder (43) co-operating with the upstream edge of
the nozzle (30), which nozzle has on its outside a bearing shoulder (33) for bearing
against the heater element (20).
4. A torch according to claim 2 or claim 3, characterized in that the holding element (40) is fixed on the support element (10) by quick-fixing means
(45, 47).
5. A torch according to any one of claims 2 to 4, characterized in that the holding element (40) also has an inlet bore (44) associated with the connection
of the cutting oxygen feed pipe (14.6).
6. A torch according to any one of claims 1 to 5, characterized in that the pipes and passages for cooling liquid are organized to pass close to the nozzle
(30).
7. A torch according to any one of claims 1 to 6, characterized in that the support element (10) is made of stainless steel and the heater element (20) of
copper, the nozzle (30) being made of a suitable material such as copper, brass, or
ceramic.