[0001] L'invention se rapporte à une chaussure comportant un semelage réalisé en au moins
deux couches superposées soit une couche d'usure et une couche nerf, et concerne une
structure de la couche nerf capable de procurer une flexibilité différenciée entre
le pourtour du semelage et sa zone centrale afin de favoriser la flexion dans le sens
de la marche tout en assurant une bonne prise de carre.
[0002] Des chaussures de ce type sont connues, notamment par les brevets suisse n° 246 465,
français n° 1 221 716 et américain n° 5 025 573.
[0003] Dans ces brevets il est enseigné et décrit des semelages qui comprennent, en intercalaire,
une couche nerf qui est pourvue, d'une part, d'allégements transversaux destinés à
faciliter sa flexion dans le sens de la marche, et d'autre part, d'un cadre relativement
rigide délimitant son pourtour et permettant les prises de carre, c'est-à-dire le
cramponnage latéral.
[0004] Plus précisément, dans l'exemple des brevets suisse n° 246 465 (préambule de la revendication
1) et français n° 1 221 716, la couche nerf est rendue flexible longitudinalement
grâce à des évidements qui définissent à l'intérieur de son cadre des entretoises
transversales rectilignes parallèles entre elles et/ou, pour partie, en "
X", notamment dans la zone correspondant à l'avant pied, c'est-à-dire au niveau de
l'articulation métatarsophalangienne du pied de l'utilisateur. Comme cela ressort
à l'évidence ces entretoises ne sont pas prévues pour avoir une faculté de fléchissement
à l'intérieur du cadre de la couche nerf.
[0005] En effet, il est enseigné dans le brevet français n° 1 221 716 que la disposition
en "X" des entretoises vise à réaliser une partie d'une très grande rigidité et que
la disposition en parallèle des autres entretoises est destinée à permettre la flexibilité
de la couche nerf, et ainsi du semelage, essentiellement dans le sens du déroulement
du pied, c'est-à-dire selon un axe transversal.
[0006] Dans une telle construction la couche nerf permet un prise de carre très ferme dans
les terrains en dévers mais a l'inconvénient de localiser la surface de contact dans
l'interface semelage-sol uniquement sur le bord externe du semelage et sur une très
petite étendue. En effet, la rigidité transversale conférée à la couche nerf par ses
entretoises empêche le semelage de se déformer dans sa zone centrale pour épouser
les aspérités du sol, et notamment elle l'empêche de se courber vers le bas de manière
suffisamment significative pour augmenter la surface de contact dans l'interface semelage/sol,
et ainsi fournir un appui sûr et stable nécessaire à la propulsion.
[0007] Dans le cas où la couche nerf du semelage comporte des entretoises transversales
rectilignes telles que décrites dans le brevet suisse n° 246 465, la flexibilité de
celles-ci n'est également pas prévue bien au contraire. En effet, dans chaque entretoise,
la partie intermédiaire située entre les deux extrémités qui sont solidaires du cadre
de la couche nerf il est prévu des bandes de matière qui sont rabattues du côté dirigé
vers la surface d'usure du semelage pour augmenter la résistance à l'usure de ce dernier.
[0008] Il résulte d'une telle construction que les entretoises présentent, vues en section,
un profil ouvert en forme de U renversé qui les rend quasiment indéformables ainsi
que la zone centrale du semelage où elles s'étendent.
[0009] En tout état de cause, même en l'absence de ces bandes de matière rabattues, il apparaît
que cette zone intermédiaire de chaque entretoise n'est pas susceptible de fléchir
de manière significative par rapport au cadre de la couche nerf, dans le sens transversal
au semelage. En effet, dans ce cas de construction évoqué et correspondant notamment
à la chaussure décrite dans le brevet européen n° 190 714, la zone intermédiaire des
entretoises ne peut fléchir, ou plus exactement se courber, que si elle possède des
caractéristiques d'allongement et cela en combinaison avec la flexibilité du cadre
qui doit alors pouvoir se resserrer pour autoriser le mouvement de rapprochement des
deux extrémités de chaque entretoise qui résulte de la courbure produite sur cette
dernière. Un tel fonctionnement du semelage s'avère en fait très aléatoire car les
différentes couches le composant sont nécessairement assemblées entre elles et avec
la tige de la chaussure en particulier sur leur pourtour, c'est-à-dire sur le cadre
de la couche nerf ce qui le rend très rigide transversalement. Quoiqu'il en soit,
le resserrement éventuel du cadre de la couche nerf aurait pour effet d'entraîner
également un resserrement de la tige de la chaussure sur le pied de l'utilisateur
dans le sens transversal ce qui nuirait grandement au confort.
[0010] Tel que cela est représenté schématiquement sur les figures 1, 2 et 3 annexées ces
semelages de l'art antérieur connu, où la couche nerf 3 présente des entretoises rectilignes
4 parallèles entre elles et orientées, transversalement, se révèlent par conséquent
mal adaptés pour fournir un appui 5 sûr et stable en prise de carre, notamment sur
les terrains en dévers 26, ainsi qu'une bonne adhérence. En effet, la faible capacité
de la couche nerf 3 à se déformer transversalement à l'intérieur de son cadre 2 empêche
le semelage et donc la couche d'usure 8 de se courber vers le bas dans la zone centrale
1 sous l'effet des forces qui s'exercent latéralement sur la partie de son pourtour
en prise sur le terrain.
[0011] Par ailleurs, et cela à contrario de leur manque de capacité à se déformer transversalement,
ces semelages se caractérisent par une grande facilité de déformation longitudinale
dans le sens du déroulement du pied due au fait que les évidements 6 déterminant les
entretoises 4 ne laissent subsister que de petits ponts de matière 6' aux extrémités
de ces dernières. En effet, ces petits pont de matière 6', qui forment pour partie
le cadre 2 de la couche nerf 3, constituent pratiquement les seuls moyens résistants
de la couche nerf 3 capables de s'opposer à la flexion longitudinale de cette dernière
(figure 2), car les entretoises sont trop étroites 7 pour être sollicitées dans ce
sens compte tenu de la grandeur du rayon de courbure "R" subi par le semelage et des
zones de faiblesse constituées par les ponts de matière 6'.
[0012] Cette grande facilité de déformation qui est avantageusement recherchée pour certaines
chaussures telles que les chaussures de loisirs, de détente, de course et de promenade
est, par contre, gênante pour les chaussures destinées à la randonnée dans les terrains
à fort relief, et, d'une manière générale, pour les chaussures dites de montagne.
Effectivement, ces chaussures qui sont utilisées pour des pratiques très techniques
doivent fournir un accrochage frontal ferme et précis qui doit rester quasiment invariable
lors du déroulement du pied, en particulier pendant la phase de propulsion. De plus,
ces chaussures sont vouées, même occasionnellement, à être équipées de crampons à
glace lors des progressions en terrains glacés et doivent à cet effet présenter un
semelage suffisamment rigide dans le sens longitudinal pour une telle utilisation.
[0013] Les semelages du type de ceux décrits dans les brevets suisse n° 246 465 et européen
n° 190 714 se révèlent par conséquent mal adaptés pour les chaussures dites de montagne
car ils sont d'une flexibilité longitudinale trop grande.
[0014] Cet inconvénient apparaît également dans le cas des semelages dont la couche nerf
est pourvue d'un évidemment central dans la zone correspondant à l'avant pied de l'utilisateur
comme, par exemple, dans un mode de construction d'écrit dans le brevet américain
n° 5 025 573. En effet, dans ce mode de construction évoqué l'évidement central réalisé
dans la couche nerf ne laisse subsister que deux bandes de matière relativement étroites
qui s'étendent dans la zone du pourtour du semelage et dans le sens longitudinal de
ce dernier. Il en résulte une très faible résistance à la flexion longitudinale du
semelage.
[0015] Par contre, comparativement aux semelages exposés précédemment, ce semelage avec
un évidemment central dans la zone de l'avant pied se révèle relativement bien adapté
pour fournir, en prise de carre, un appui relativement sûr et stable ainsi qu'une
bonne adhérence, car il se caractérise par une grande capacité à pouvoir de déformer
transversalement dans sa zone centrale, à l'intérieur du cadre de la couche nerf.
[0016] Cependant, en l'absence d'entretoises transversales les aspérités du sol ne sont
pas filtrées ou atténuées entre la surface d'usure du semelage et le pied de l'utilisateur.
Ces semelages dont la couche nerf est dépourvue d'entretoises transversales se révèlent
par conséquent mal adaptés pour être utilisés tels quels sur des chaussures destinées
à la marche dans des terrains variés présentant des aspérités.
[0017] Pour résumer, les semelages connus exposés précédemment, et dont la couche nerf procure
une flexibilité différenciée entre leur pourtour et leur zone centrale, présentent
toujours une trop grande facilité de déformation longitudinale alliée, selon leur
mode de construction, à une raideur excessive ou à une souplesse excessive, dans le
sens transversal.
[0018] La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients en proposant un semelage
à flexibilité différenciée entre son pourtour et sa zone centrale capable d'offrir
un compromis optimum entre, d'une part, la flexibilité longitudinale dans le sens
de la marche, et d'autre part, la capacité à se déformer transversalement dans la
zone centrale pour rendre la marche aisée tout en garantissant une bonne atténuation
des aspérités du sol.
[0019] L'invention vise également à fournir un appui sûr et stable nécessaire à la propulsion
lors du déroulement du pied en augmentant de manière significative la surface de contact
dans l'interface semelage/sol en particulier en prise de carre dans les terrains en
dévers.
[0020] Pour atteindre ces buts, le semelage est réalisé en au moins deux couches superposées,
soit une couche d'usure et une couche nerf, cette dernière présentant un cadre qui
délimite son pourtour et au moins un évidemment transversal qui laisse subsister à
ses deux extrémités des ponts de matière qui constituent pour partie ledit cadre.
[0021] Il se caractérise par le fait que au moins un évidemment sensiblement transversal
réalisé dans la couche nerf détermine entre ses deux extrémités le contour d'au moins
une languette dont la base d'attache se trouve issue de la couche nerf et dont l'extrémité
libre s'étend à l'intérieur du cadre de cette dernière en étant axée sensiblement
dans le sens longitudinal de la couche nerf. Selon une caractéristique complémentaire,
la languette est réalisée en correspondance de la zone du semelage qui est amenée
à fléchir longitudinalement en suivant un certain rayon de courbure lors du déroulement
du pied de l'utilisateur pendant la marche. De plus, la languette est prévue d'une
certaine longueur définie en fonction de ce rayon de courbure que le semelage est
amené à prendre afin qu'elle puisse être sollicitée à fléchir, entre sa base d'attache
et son extrémité libre, et cela de manière concomitante avec la flexion du cadre de
la couche nerf.
[0022] Plus précisément, lorsqu'il s'agit d'une chaussure dont le semelage est amené à se
déformer en suivant un petit rayon de courbure, la languette peut être prévue relativement
courte. Inversement, lorsqu'il s'agit d'une chaussure où le semelage est amené à se
déformer en suivant un grand rayon de courbure, la languette doit être prévue assez
longue pour pouvoir être sollicité à fléchir de manière significative.
[0023] Par ces dispositions la languette renforce la résistance qu'oppose le cadre de la
couche nerf dans le sens des flexions longitudinales et autorise, à l'endroit où elle
s'étend, une certaine possibilité de déformation transversale et verticale du semelage.
[0024] En effet, du fait de la mobilité relative de son extrémité libre à l'intérieur du
cadre de la couche nerf elle permet à la zone centrale du semelage de se déformer
sans que le cadre de la couche nerf ne soit sollicité. Grâce à cette structure flexible
de la couche nerf, le semelage peut épouser, dans sa zone centrale, certaines aspérités
du sol tout en préservant le confort du pied car la languette intervient comme un
bouclier qui filtre les pressions et les chocs en les diffusant sur toute sa surface.
Le semelage peut aussi, en prise de carre notamment, se courber vers le bas dans sa
zone centrale sous l'effet des forces qui s'exercent latéralement sur la partie de
son pourtour qui est en prise avec le sol, et ainsi augmenter de manière significative
la surface de contact dans l'interface semelage/sol.
[0025] Dans un mode préféré de réalisation, la couche nerf du semelage est, réalisée avec
une succession de languettes, plus ou moins imbriquées entre elles par leurs extrémités
libres. De cette manière, les languettes constituent des lames indépendantes les unes
des autres qui sont essentiellement retenues au niveau du cadre de la couche nerf,
dans le prolongement des ponts de matière qui subsistent aux extrémités des évidements
transversaux.
[0026] Pour exemple, lorsque chaque évidemment détermine une languette avec un contour de
forme brisée similaire à un "V", on obtient alors une succession de lames, d'une certaine
longueur, qui constituent une structure en chevrons à l'intérieur du cadre de la couche
nerf. Il est évident que chaque languette peut présenter un contour différent de celui
qui précède comme par exemple un contour sinueux.
[0027] L'invention sera du reste mieux comprise en se reportant à la description qui va
suivre en référence aux dessins schématiques annexés montrant, à titre d'exemple,
quelques modes de réalisation du semelage.
[0028] La figure 4 montre, vu en perspective éclatée, un semelage d'une chaussure comportant
une couche nerf dotée d'une structure flexible selon un premier mode de réalisation
de l'invention.
[0029] La figure 5 illustre, vue en coupe longitudinale partielle, une chaussure pourvue
du semelage de la figure 4.
[0030] Les figures 6, 7, 8 et 9 représentent, schématiquement, la couche nerf du semelage
des figures 4 et 5 et son fonctionnement, et plus précisément :
- en figure 7 le comportement de la couche nerf en flexion longitudinale vue selon la
ligne de coupe VII-VII de la figure 6,
- en figure 8 la déformation transversale de la structure flexible de la couche nerf
avec la couche d'usure lors d'une prise de carre sur un terrain en dévers, vue selon
la ligne de coupe VIII-VIII de la figure 6,
- et en figure 9 la déformation verticale de la structure flexible de la couche nerf
avec la couche d'usure lors de la prise d'appui à plat sur un terrain présentant des
aspérités, vue selon la ligne de coupe VII-VII de la figure 6.
[0031] Le semelage 10 représenté à la figure 4 est constitué d'une couche d'usure 11, une
couche appelée nerf 12, c'est-à-dire une couche présentant des caractéristiques de
rigidité adaptée à la pratique du sport concerné, et une couche de confort 13, et
équipe une chaussure 14 comme cela est illustré à la figure 5. Ce semelage 10 présente
une flexibilité différenciée entre son pourtour 15, délimité par le chant de la couche
d'usure 11 et sa zone centrale 16 grâce à la réalisation d'une structure flexible
17 dans la couche nerf 12. Cette dernière est notamment obtenue avec un cadre 20 à
l'intérieur duquel plusieurs évidements transversaux 18 s'échelonnent. Selon un détail
de construction chaque évidemment transversal 18 s'étend jusqu'à proximité du cadre
20 afin de laisser subsister des ponts de matière 19, mis en évidence par des traits
fins sur la figure 4, destinés à constituer pour partie ledit cadre 20.
[0032] Selon une caractéristique essentielle, chaque évidemment 18 détermine entre ses deux
extrémités 18' le contour d'une languette 21 dont la base d'attache 22 est issue de
la couche nerf 12, et dont l'extrémité libre 23 s'étend à l'intérieur du cadre 20
en étant approximativement axée dans le sens longitudinal de la couche nerf 12.
[0033] Dans ce premier mode de réalisation, également illustré aux figures 6, 7, 8 et 9
qui suivent, les languettes 21 ont un contour de forme brisée similaire à celle d'un
"
V" ce qui confère à la couche nerf 12 une structure flexible en chevrons qui s'étend
à l'intérieur de son cadre 20. Compte tenu du rapprochement des languettes 21 entre
elles, on obtient en fait une succession de lames indépendantes les unes des autres
et comportant, chacune, deux bases d'attache 22 latérales issues essentiellement du
cadre 20 de la couche nerf 12.
[0034] De préférence, la structure flexible 17 de la couche nerf 12 est réalisée dans les
zones du semelage 10 qui sont amenées à fléchir longitudinalement telles que celles
24 et 25 qui sont, respectivement, en correspondance de l'avant pied et du talon du
pied de l'utilisateur. Ainsi, ces zones 24 et 25 se trouvent dotées d'une plus grande
capacité à pouvoir se déformer dans le sens du déroulement du pied ce qui facilite
la marche autant pour l'amortissement du talon lors de l'impact avec le sol que pour
la propulsion au niveau de l'avant pied.
[0035] Bien entendu, pour la phase de propulsion en particulier, il est nécessaire que le
semelage 10 avec sa couche nerf 12 puisse fléchir selon un rayon de courbure "
R" plus ou moins marqué déterminé en fonction du type de chaussure concerné, de marche
ou de course par exemple.
[0036] Par conséquent, chaque languette 21 présente une certaine longueur "
L" définie en fonction de ce rayon de courbure "
R" afin qu'elle soit systématiquement sollicitée à fléchir entre sa base d'attache
22 et son extrémité libre 23, de manière concomitante avec le cadre 20 de la couche
nerf 12 pour renforcer la résistance à la flexion longitudinale de ce dernier. En
fait, pour un type de chaussure donné où le rayon de courbure "
R" est toujours grand, la languette 21 doit être relativement longue pour être sollicitée
à fléchir de manière significative tandis que pour un petit rayon de courbure "
R" la languette 21 peut être courte.
[0037] Grâce à ces différentes caractéristiques, la structure flexible 17 de la couche nerf
12 présente une certaine possibilité de déformation transversale et verticale conférée
par la mobilité et la flexibilité de l'extrémité libre 23 de chaque languette 21 par
rapport à sa base 22, et ainsi par rapport au cadre 20 de la couche nerf 12.
[0038] Par conséquent, le semelage 10 constitué d'au moins la couche d'usure 11 et de la
couche nerf 12 avec sa structure flexible 17 est apte à pouvoir se déformer dans sa
zone centrale 16 sans que le cadre 20 de la couche nerf 12 ne soit vraiment sollicité.
Par exemple, dans le cas d'une prise de carre sur un sol en dévers 26, comme illustré
schématiquement sur la figure 8, les forces qui s'exercent verticalement sur le semelage
10 et latéralement sur son pourtour 15 qui est en prise avec le sol peuvent provoquer
la courbure vers le bas de la zone centrale 16 du semelage 10, tel qu'indiqué par
la flèche 27, sans soumettre le cadre 20 de la couche nerf 12 à de fortes contraintes
transversales. En effet, la courbure vers le bas de la zone centrale 16 du semelage
10 est quasiment obtenue grâce à la seule mobilité-flexibilité de l'extrémité libre
23 de chaque languette 21 par rapport à sa base d'attache 22 sur le cadre 20. Cette
capacité du semelage 10 à pouvoir se déformer vers le bas permet d'augmenter de manière
significative la surface de contact 28 dans l'interface semelage 10 / sol 26 et améliore
par conséquent la qualité de l'appui latéral 5 en sûreté et stabilité.
[0039] De plus, sur un sol 36 présentant de nombreuses aspérités 30', illustré à la figure
9, la déformabilité du semelage 10 dans sa zone centrale 16 permet également d'augmenter
la surface de contact 38 dans l'interface semelage 10 / sol 36 en épousant certaines
de ces aspérités 30' et permet également d'augmenter les sensations du terrain.
[0040] Bien entendu, dans ce cas, le semelage 10 se courbe vers le haut comme indiqué par
la flèche 37, la couche d'usure 11 repoussant la et/ou les languettes flexibles 21
de la couche nerf 12 qui sont placées en vis à vis de l'aspérité 30' où l'appui 5
principal s'effectue. Grâce à ce fonctionnement de la structure flexible 17 de la
couche nerf 12 dans le semelage 10, chaque languette 21 intervient comme un bouclier
qui atténue les déformations verticales dirigées vers le haut et qui filtre les chocs
en les diffusant sur toute sa surface, ce qui préserve le confort du pied ainsi protégé
de pressions trop localisées, tout en améliorant les sensations.
[0041] Le mode de réalisation du semelage 10 qui vient d'être décrit montre une couche nerf
12 comportant une structure flexible 17 à l'intérieur de son cadre 20 située en correspondance
des zones 24 et 25 de l'avant pied et du talon du pied de l'utilisateur. Il est bien
entendu que selon d'autres modes de réalisation, non représentés, la structure flexible
17 peut être prévue uniquement en correspondance d'une de ces zones 24 ou 25.
[0042] Par ailleurs, la structure flexible 17 réalisée avec une pluralité de languettes
21 présentant un contour de forme brisée en "V" peut être conçue avec une seule languette
21, et les extrémités 18' de l'évidement transversal 18 la délimitant peuvent avantageusement
être orientées, sensiblement transversalement à l'axe longitudinal médian 29 de la
couche nerf 12 (illustré sur les figures 4 et 6), selon un angle "
A" choisi en rapport avec celui de l'axe de flexion de l'articulation métatarsophalangienne
du pied de l'utilisateur (non représentée).
[0043] Evidemment, la et/ou les languettes 21 peuvent aussi être prévues désaxées par rapport
à l'axe longitudinal médian 29 et présenter un contour sinueux.
[0044] Encore, la et/ou les languettes peuvent être réalisées dans la couche nerf 12 de
manière à présenter, au choix, leur extrémité libre 23 en direction de l'extrémité
antérieure 24 du semelage 10 ou en direction de l'extrémité postérieure 25 de celui-ci.
[0045] Enfin, la et/ou les languettes 21 peuvent présenter des contours différents d'un
"
V", par exemple des contours en "
W", aussi bien en direction transversale que longitudinale, et ceux-ci peuvent suivre
des formes brisées ou sinueuses.
[0046] L'important est que la ou chaque languette 21 renforce la résistance qu'oppose le
cadre de la couche nerf dans le sens des flexions longitudinales et autorise, à l'endroit
où elle s'étend, une certaine possibilité de déformation transversale et verticale
du semelage.
[0047] L'invention n'est pas non plus limitée aux semelages dont la couche nerf définit
un cadre continu, mais s'applique également aux semelages dont la couche nerf définit
un cadre s'étendant sur au moins une partie du pourtour dudit semelage.
1. Chaussure comportant un semelage (10) réalisé en au moins deux couches superposées,
soit une couche d'usure (11) et une couche nerf (12), cette dernière présentant un
cadre (20) qui délimite au moins partiellement son pourtour et au moins un évidemment
sensiblement transversal (18) relié à au moins une extrémité (18') audit cadre (20)
par un pont de matière, caractérisée en ce que l'évidement sensiblement transversal (18) détermine au moins une languette (21) qui
renforce la résistance qu'oppose le cadre de la couche nerf dans le sens des flexions
longitudinales et autorise, à l'endroit où elle s'étend, une certaine possibilité
de déformation transversale et verticale du semelage.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la languette (21) comporte une base d'attache (22) issue de la couche nerf et une
extrémité libre (23) axée sensiblement dans la direction longitudinale de la couche
nerf.
3. Chaussure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la couche nerf (12) comporte au moins une languette (21) en correspondance d'une
zone (24, 25) du semelage (10) qui est amenée à fléchir longitudinalement selon un
certain rayon de courbure (R) lors du déroulement du pied de l'utilisateur pendant
la marche.
4. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la languette (21) a une longueur (L) définie en fonction du rayon de courbure (R)
que le semelage (10) est amené à prendre lors du déroulement du pied de l'utilisateur
pendant la marche afin qu'elle soit sollicitée à fléchir entre sa base d'attache (22)
et son extrémité libre (23) avec la flexion du cadre (20) de la couche nerf (12).
5. Chaussure selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que la languette (21) a son extrémité libre (23) dirigée vers l'extrémité antérieure
(24) du semelage (10).
6. Chaussure selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que la languette (21) a son extrémité libre (23) dirigée vers l'extrémité postérieure
(25) du semelage (10).
7. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le contour de la languette (21) présente une forme brisée entre les deux extrémités
(18') de l'évidement transversal (18).
8. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le contour de la languette (21) présente une forme sinueuse entre les deux extrémités
(18') de l'évidement transversal (18).
9. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les deux extrémités (18') de l'évidement transversal (18) sont orientées, transversalement
à l'axe longitudinal médian (29) de la couche nerf (12), selon un angle (A) choisi
en rapport avec celui de l'axe de flexion de l'articulation métatarsophalangienne
du pied de l'utilisateur.
10. Chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la languette (21) est désaxée transversalement par rapport à l'axe longitudinal médian
(29) de la couche nerf (12).
1. Boot comprising a sole (10) made of at least two layered portions, i.e., a wear layer
(11) and a nerve layer (12), the latter having a frame (20) that at least partially
delineates its periphery and at least one substantially transverse recess (18), at
least one of whose ends (18') is connected to said frame (20) by a material bridge,
characterized in that the substantially transverse recess (18) determines at least one strip (21) that
reinforces the resistance provided by the frame of the nerve layer during longitudinal
bendings, and allows, in the area over which it extends, a certain potential for the
transverse and vertical deformation of the sole,
2. Boot according to claim 1, characterized in that the strip (21) comprises an attaching base (22) originating from the nerve layer,
and a free end (23) substantially centered along the longitudinal direction of the
nerve layer.
3. Boot according to claim 1 or 2, characterized in that the nerve layer (12) comprises at least one strip (21) that is in correspondence
with a zone (24, 25) of the sole (10) which is made to bend longitudinally along a
certain curvature radius (R) during the course of motion of the user's foot while
walking.
4. Boot according to one of claims 1-3, characterized in that the strip (21) has a length (L) defined according to the curvature radius (R) that
the sole (10) is obliged to take during the course of motion of the user's foot while
walking so that it is biased to bend between its attaching base (22) and its free
end (23), with the bending of the frame (20) of the nerve layer (12).
5. Boot according to one of claims 2-4, characterized in that the free end (23) of the strip (21) is directed towards the front end (24) of the
sole (10).
6. Boot according to one of claims 2-4, characterized in that the free end (23) of the strip (21) is directed towards the rear end (25) of the
sole (10).
7. Boot according to one of claims 1-6, characterized in that the contour of the strip (21) has a broken shape between the two ends (18') of the
transverse recess (18).
8. Boot according to one of claims 1-7, characterized in that the contour of the strip (21) has a sinuous shape between the two ends (18') of the
transverse recess (18).
9. Boot according to one of claims 1-8, characterized in that the two ends (18') of the transverse recess (18) are oriented transversely to the
median longitudinal axis (29) of the nerve layer (12), along an angle (A) selected
in relation to that of the bending axis of the metatarsophalaugian joint of the user's
foot.
10. Boot according to any of claims 1-9, characterized in that the strip (21) is off-centered transversely with respect to the median longitudinal
axis (29) of the nerve layer (12).
1. Schuh aufweisend eine Besohlung (10), welche aus mindestens zwei übereinander angeordneten
Schichten realisiert ist, nämlich eine Verschleißschicht (11) und eine Elastizitätsschicht
(12), wobei diese letztere einen Rahmen (20) aufweist, welcher mindestens teilweise
ihren Umfang begrenzt und mindestens eine im Wesentlichen transversale Ausnehmung
(18), welche mit mindestens einem Ende (18') am Rahmen (20) durch eine Materialbrücke
verbunden ist, dadurch gekennzeichnet, dass die im Wesentlichen transversale Ausnehmung (18) mindestens eine Lasche (21) determiniert,
welche die Widerstandsfähigkeit verstärkt, welche sich dem Rahmen der Elastizitätsschicht
entgegensetzt in der Richtung von longitudinalen Biegungen und an der Stelle, wo sie
sich erstreckt, eine gewisse Möglichkeit einer transversalen und vertikalen Deformierung
der Besohlung erlaubt.
2. Schuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Lasche (21) eine Befestigungsbasis (22) aufweist, hervorgehend von der Elastizitätsschicht
und ein freies Ende (23), welches im Wesentlichen in der longitudinalen Richtung der
Elastizitätsschicht ausgerichtet ist.
3. Schuh nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Elastizitätsschicht (12) mindestens eine Lasche (21) in Übereinstimmung mit einer
Zone (24, 25) der Besohlung (10) aufweist, welche verursacht wird, longitudinal gemäß
einem gewissen Krümmungsradius (R) während dem Abrollen des Fußes des Benutzers während
des Gehens zu biegen.
4. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Lasche (21) eine Länge (L) aufweist, die in Abhängigkeit von dem Krümmungsradius
(R) definiert ist, welche die Besohlung (10) einzunehmen verursacht wird während dem
Abrollen des Fußes des Benutzers während dem Gehen, damit sie in Biegung zwischen
ihrer Befestigungsbasis (22) und ihrem freien Ende (23) mit der Biegung des Rahmens
(20) der Elastizitätsschicht (12) belastet ist.
5. Schuh nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Lasche (21) ihr freies Ende (23) in Richtung zum vorderen Ende (24) der Besohlung
(10) ausgerichtet hat.
6. Schuh nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Lasche (21) ihr freies Ende (23) in Richtung zum hinteren Ende (25) der Besohlung
(10) ausgerichtet hat.
7. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Umfang der Lasche (21) eine gebrochene Form zwischen den zwei Enden (18') der
transversalen Ausnehmung (18) aufweist.
8. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Umfang der Lasche (21) eine kurvige Form zwischen den zwei Enden (18') in der
transversalen Ausnehmung (18) aufweist.
9. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Enden (18') der transversalen Ausnehmung (18) transversal in der longitudinalen
Mittelachse (29) der Elastizitätsschicht (12) gemäß einem Winkel (A) ausgerichtet
sind, ausgewählt in Bezug auf denjenigen der Biegeachse der metatarsophalangischen
Anlenkung des Fußes des Benutzers.
10. Schuh nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Lasche (21) transversal in Bezug auf die longitudinale Mittelachse (29) der Elastizitätsschicht
(12) außer Achse ausgerichtet ist.