[0001] L'invention concerne une crémone ou crémone-serrure comprenant un boîtier prévu apte
à prendre position dans un entaillage ménagé à cet effet en feuillure d'un ouvrant
de porte, fenêtre ou analogue, ce boîtier renfermant un mécanisme de commande comprenant
au moins un fouillot commandé en rotation par l'intermédiaire d'une poignée de commande,
sur ce fouillot, pourvu d'une denture appropriée, venant s'engréner une crémaillère,
d'une part, équipant une tringle de manoeuvre ou un chevalet relié à cette dernière,
et, d'autre part, s'inscrivant sensiblement, entre ledit fouillot et une têtière à
l'arrière de laquelle vient s'étendre, au-dessus et/ou en-dessous du boîtier, la ou
les tringles de manoeuvre.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la quincaillerie
du bâtiment.
[0003] En fait, l'on connaît déjà un bon nombre de crémones ou crémones-serrures répondant
à la description ci-dessus, mais elles présentent toutes un inconvénient lié à leur
encombrement.
[0004] A ce propos, il convient de rappeler que les profilés à partir desquels sont conçues
les menuiseries telles que portes, fenêtres ou analogues, ont tendance à adopter des
sections de plus en plus réduites.
[0005] Plusieurs raisons expliquent cela. La première consiste en ce qu'il est sans cesse
recherché des solutions permettant de réduire le coût de fabrication, le gain de matière
en étant une. Une autre raison, qui est certainement toute aussi importante que la
précédente consiste en ce que l'on cherche, pour les fenêtres et portes-fenêtres,
à obtenir la surface vitrée la plus importante pour une dimension d'ouverture déterminée
dans un bâtiment. Ce problème est d'autant plus crucial en cas de rénovation où il
est d'usage de laisser en place le cadre dormant de la fenêtre existante. Celui-ci
est en fait, habillé au moyen du cadre dormant de la fenêtre de rénovation. Or, une
telle opération se traduit, immanquablement, par une réduction de cette surface vitrée.
[0006] L'on comprend que pour répondre à ce problème il faut gagner sur l'épaisseur des
profils, qu'ils soient en bois, en alu ou en PVC, venant concevoir le cadre dormant
et, plus particulièrement, le châssis ouvrant. Or, dans l'épaisseur de ces profils
correspondant au châssis ouvrant, doivent prendre position les éléments correspondant
à une ferrure de verrouillage, de type crémone ou crémone-serrure, tout particulièrement,
le boîtier central accueillant le mécanisme de commande.
[0007] A noter, à ce propos, que ce mécanisme de commande comporte, au moins, un fouillot
monté en rotation dans ce boîtier et sur lequel doit être en mesure d'intervenir un
usager par l'intermédiaire du carré de manoeuvre d'une poignée ou d'un bouton de commande.
[0008] D'ores et déjà l'on comprend que tous les efforts de transmission de mouvement viennent
s'exercer sur ce fouillot.
[0009] A ce propos, celui-ci reçoit en périphérie au moins une denture appropriée pour venir
s'engréner sur une crémaillère équipant au moins une des tringles de manoeuvre venant
s'étendre au-dessus et/ou en-dessous du boîtier ou encore un chevalet prévu apte à
transmettre le mouvement à une telle tringle de manoeuvre.
[0010] Habituellement, ce boîtier accueillant le mécanisme de commande est rapporté à l'arrière
d'une têtière, celle-ci venant abriter, par ailleurs, les tringles de manoeuvre une
fois la crémone ou crémone-serrure encastrée en feuillure dudit châssis ouvrant.
[0011] Le mécanisme de commande d'une telle crémone ou crémone-serrure peut encore être
complété pour d'autres organes, tels qu'un pignon inverseur permettant de transmettre
à deux tringles de manoeuvre s'étendant, respectivement, au-dessus et en-dessous du
boîtier, des déplacements dans des directions opposées lors de la commande de verrouillage
ou de déverrouillage. Dans certains cas, cette fonction du pignon inversé est assurée
par le fouillot lui-même.
[0012] A titre d'exemple, le document FR-A-2.722.826 décrit, plus particulièrement, une
crémone correspondant à cette description tenant compte que le fouillot reçoit, encore,
ici, un pêne de verrouillage qui, en position verrouillée est amené à s'étendre au
travers d'une ouverture ménagée dans la crémaillère disposée entre le fouillot et
la têtière et, bien sûr, une ouverture prévue à cet effet dans cette dernière.
[0013] Quoi qu'il en soit, l'on remarquera que la profondeur du boîtier de ce type de crémone
ou crémone-serrure présente une dimension minimale déterminée par la section du fouillot
et la surépaisseur que produit, à l'arrière de la têtière, la crémaillère venant s'engréner
sur ce fouillot.
[0014] Sur ce il convient de préciser que le moyeu même du fouillot présente une section
minimale imposée, d'une part, pour des questions de résistance mécanique et, d'autre
part, par la section la plus grande que peut adopter le carré de manoeuvre de la poignée
ou du bouton de commande pour ce type de boîtier.
[0015] Ainsi, même si les autres organes d'un tel mécanisme de commande pourraient prendre
position, dans certains cas, dans un boîtier de profondeur moindre, cela n'y fait
rien, cette profondeur de boîtier est liée aux données précitées.
[0016] Dans ces conditions il convient de pratiquer dans la menuiserie un entaillage d'une
profondeur correspondant à celle du boîtier et, ce, sur l'intégralité de la hauteur
de ce dernier. Or, précisément, à supposer que cette menuiserie présente une faible
épaisseur, en particulier du fait de la présence d'un vitrage, cet entaillage sur
une longueur non négligeable, vient fragiliser substantiellement, ce profilé.
[0017] Sur ce, l'on observera qu'il est connu, au travers du document DE-A-44 09 420 une
crémone dont le boîtier, accueillant le mécanisme de commande comporte au niveau de
son fond une excroissance qui nécessite, là encore, l'usage d'une fraise ou d'une
bédane pour l'aménagement, au fond de rainure de menuiserie, d'un logement pour la
réception de cette excroissance.
[0018] Quoi qu'il en soit, la paroi arrière de cette excroissance, en fond de boîtier, a
été supprimée de manière à définir une ouverture dans laquelle peuvent s'inscrire
les extrémités des dents du fouillot venant exécuter une rotation d'au moins un demi-tour.
En fait, ces dents sont, ici, amenées à émerger en dehors du boîtier. Aussi, si l'on
souhaite que la rotation du fouillot ne sont pas gênée, il convient d'entailler, de
manière suffisante, la menuiserie, du moins à hauteur de ce fouillot.
[0019] Sur ce il convient encore de préciser, qu'il a pu être observé, dans le cadre d'une
première démarche inventive, que le maintien et le guidage en rotation du fouillot
se faisaient, jusqu'alors, qu'au travers des seules parois latérales du boîtier. Plus
particulièrement, ce fouillot est pourvu, de part et d'autre, d'un bossage circulaire
maintenu en rotation dans des ouvertures de section ajustée dans ces parois latérales
du boîtier. Or, une telle conception constitue, déjà, une contrainte dans le dimensionnement
du fouillot.
[0020] Dans une seconde démarche inventive, on a pu remarquer que si l'entaillage pour la
réception du boîtier est réalisée de manière classique au moyen d'une fraise ou d'une
bédane, en intervenant depuis la feuillure du châssis ouvrant, donc suivant une direction
parallèle au plan de ce dernier, l'accès au carré de manoeuvre du fouillot, nécessite,
dans tous les cas, la réalisation d'un perçage au niveau de ce châssis ouvrant perpendiculairement
à son plan.
[0021] A partir de ces constats il a été imaginé l'invention qui permet, en fin de compte,
de répondre au problème posé en ce sens qu'elle permet d'aboutir à un boîtier de profondeur
encore plus faible sans que cela ne se traduise par un affaiblissement de la tenue
mécanique de l'ensemble, tout particulièrement du maintien et du guidage du fouillot.
Par ailleurs, comme cela ressortira plus en avant dans la description, cette invention
répond également aux contraintes de l'entaillage de la menuiserie.
[0022] A cet effet, l'invention concerne une crémone ou crémone-serrure comprenant un boîtier
prévu apte à prendre position dans un entaillage ménagé à cet effet en feuillure d'un
châssis ouvrant de porte, fenêtre ou analogue, ce boîtier renfermant un mécanisme
de commande comprenant au moins un fouillot commandé en rotation par l'intermédiaire
d'une poignée de commande, sur ce fouillot, pourvu d'une denture appropriée, venant
s'engréner une crémaillère, d'une part, équipant une tringle de manoeuvre ou un chevalet
relié à cette dernière et, d'autre part, s'inscrivant, sensiblement, entre ledit fouillot
et une têtière à l'arrière de laquelle vient s'étendre, au-dessus et/ou en-dessous
dudit boîtier, la ou les tringles de manoeuvre, dans le fond du boîtier étant ménagé
un carter semi-circulaire coaxial au fouillot pour la réception et le guidage de ce
dernier, dans la paroi semi-cylindrique de ce carter étant prévue une lumière dans
laquelle vient s'inscrire, pour être guidé et maintenu, un rebord circulaire ou semi-circulaire
s'étendant en périphérie du moyeu du fouillot.
[0023] A ce propos, selon une autre caractéristique de la présente invention, dans la têtière
est ménagée une lumière pour la réception, de manière coulissante dans son épaisseur,
de la crémaillère venant s'engréner sur le fouillot.
[0024] Avantageusement, le fouillot reçoit un pêne de verrouillage apte à basculer en position
de verrouillage en dehors du boîtier au travers d'une ouverture oblongue prévue à
cet effet dans la crémaillère.
[0025] Par ailleurs, selon l'invention, du côté interne au boîtier les parois latérales
de ce dernier sont pourvues d'évidements en forme de berceaux ajustés pour la réception
de bossages circulaires équipant, de part et d'autre, le fouillot.
[0026] En fin de compte, comme cela ressort des caractéristiques qui viennent d'être exposées,
le boîtier peut ne plus présenter une profondeur identique sur toute sa hauteur. En
fait, dans le fond de ce boîtier, au droit du fouillot, peut être prévu un carter
susceptible de recevoir en partie ce dernier. De plus, l'on vient se servir de l'épaisseur
de la paroi délimitant ce carter circulaire pour assurer un meilleur maintien et guidage
du fouillot dont la résistance mécanique, donc la section peut être réduite au minimum.
[0027] Cela se traduit, bien sûr, pour un carter semi-circulaire, à l'arrière du boîtier,
de rayon de courbure lui-aussi, relativement faible. Aussi, l'on peut tout d'abord
usiner dans la menuiserie une rainure d'encastrement pour le boîtier dont la profondeur
correspond à celle de ce dernier, tandis que la cuvette qu'il convient de ménager
dans le fond d'une telle rainure pour la réception du carter semi-circulaire, peut
être réalisée, non pas par une opération d'usinage supplémentaire, mais au travers
du simple perçage que l'on vient effectuer, perpendiculairement au plan de cette menuiserie,
pour le passage du carré de manoeuvre.
[0028] En fin de compte, au travers de cette cuvette obtenue par simple perçage, l'on ne
fragilise que très localement cette menuiserie, en particulier lorsque son épaisseur
est réduite du fait de la présence d'un vitrage ce qui permet d'être conforme aux
normes applicables dans le domaine.
[0029] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre se rapportant à un mode de réalisation.
[0030] La compréhension de cette description sera facilitée en se référant au dessin joint
en annexe dans lequel :
- la figure 1 est une représentation schématisée et en élévation d'une crémone prenant
position dans une rainure d'encastrement prévue à cet effet en feuillure d'un châssis
ouvrant de fenêtre ou analogue ;
- la figure 2 est une vue de détail de la figure 1 illustrant, tout particulièrement,
le positionnement du boîtier de la crémone dans un entaillage strictement ajusté au
niveau de la menuiserie ;
- la figure 3 est une représentation schématisée et en coupe du boîtier et du mécanisme
de commande d'une crémone conforme à l'invention ;
- la figure 4 est une représentation similaire à la figure 3, le fouillot étant équipé,
ici, d'un pêne de verrouillage basculant ;
- la figure 5 est une représentation schématisée et en plan du chevalet équipé de la
crémaillère venant s'engréner sur un fouillot de crémone conforme à la conception
de la figure 4 ;
- la figure 6 est une représentation schématisée et en élévation du fouillot équipé
de son pêne de verrouillage ;
- la figure 7 est une représentation schématisée et en coupe du boîtier seul ;
- la figure 8 est une représentation de ce boîtier en coupe selon VIII-VIII de la figure
7.
[0031] Ainsi tel que représenté dans les figures des dessins ci-joints, la présente invention
a trait à une crémone ou crémone-serrure 1 pour porte, fenêtre ou analogue dont seul
le châssis ouvrant 2 a été représenté schématiquement et en coupe dans la figure 1.
[0032] A ce propos, une telle crémone ou crémone-serrure 1 prend position, très fréquemment,
dans une rainure d'encastrement 3 prévue à cet effet en feuillure 4 d'un montant 5,
le cas échéant, d'une traverse 6. Un entaillage 7 spécifique de profondeur 8 plus
importante, est encore réalisé au niveau de cette feuillure 4 pour la réception d'un
boîtier 9 accueillant le mécanisme de commande 10 de cette crémone ou crémone-serrure
1.
[0033] Il est à noter à ce propos, que s'il n'est plus fait référence qu'à une crémone dans
la description qui va suivre ou encore dans les dessins joints, cela n'a pour but
que de rendre plus clair l'exposé de la présente invention, celle-ci étant encore
applicable aux crémones-serrures.
[0034] Quoi qu'il en soit, au-dessus et/ou en-dessous de ce boîtier 9 viennent s'étendre
des tringles de manoeuvre 11, 11A, à l'arrière d'une têtière 12 à laquelle est rapporté
ledit boîtier 9.
[0035] Quant au mécanisme de commande 10, il comporte, au moins, un fouillot 13 apte à être
commandé en rotation par l'intermédiaire d'une poignée de commande. Dans ce but, ce
fouillot 13 présente, dans la partie centrale de son moyeu 15, une ouverture 14 pour
la réception du carré de manoeuvre d'une telle poignée de commande. En périphérie
dudit moyeu 15 de ce fouillot 13 s'étend une denture 16 sur laquelle vient s'engréner
une crémaillère 17 équipant, soit directement une tringle de manoeuvre 11, 11A, soit
un chevalet 18 qui est relié au moins à l'une d'entre elles 11.
[0036] Toutefois, dans le cadre d'une crémone 1 comportant des tringles 11, 11A fonctionnant
en opposition, l'une de ces dernières 11A peut être attaquée par ce chevalet 18 au
travers d'un pignon inverseur 19 que l'on voit monté dans le boîtier 9, dans les figures
3 et 4.
[0037] En fin de compte, ce chevalet 18 reçoit, dans ces conditions, une seconde crémaillère
20 sur laquelle vient s'engréner la denture du pignon inverseur 19, par ailleurs en
prise avec une crémaillère 21 ménagée au niveau de la tringle de manoeuvre 11A.
[0038] A noter en ce qui concerne ce pignon inverseur 19, s'il a été représenté pivotant
autour d'un axe parallèle à la têtière 12, on peut parfaitement imaginer faire appel
à un pignon inverseur dont l'axe de rotation est perpendiculaire à cette têtière 12
et disposé, en conséquence, entre cette dernière et le fond 22 du boîtier 9. La crémaillère
7 et la tringle de manoeuvre 11A viennent, alors, s'engréner de part et d'autre d'un
tel pignon inverseur en venant s'intercaler entre ce dernier et les parois latérales
dudit boîtier 9.
[0039] Comme déjà précisé dans la partie introductive, la présente invention a pour but
de répondre au problème de l'encombrement du boîtier 9 et, par voie de conséquence,
de la profondeur 8 de l'entaillage 7 ménagé dans la menuiserie pour son logement.
[0040] A cet effet et selon l'invention, dans la paroi définissant le fond 22 du boîtier
9 est ménagé un carter semi-circulaire 23, coaxial au fouillot 13, pour la réception
et le guidage de ce dernier, dans la paroi semi-cylindrique 24 de ce carter 23 étant
prévue, en outre, une lumière 25 dans laquelle vient s'inscrire, pour y être guidé
et maintenu, un rebord 26 circulaire ou semi-circulaire s'étendant en périphérie 27
du fouillot 13, étant entendu, dans ces conditions, que la crémaillère 17 associée,
ici, au chevalet 18, vient s'inscrire, sensiblement, entre le fouillot 13 et la têtière
12.
[0041] Finalement, l'on observe qu'au travers d'une crémone conforme à l'invention, l'on
vient assurer un maintien en périphérie du fouillot 13 ce qui permet de garantir à
ce dernier une parfaite tenue mécanique, malgré un moyeu 15 de section très réduite.
[0042] De plus, ce maintien et ce guidage en périphérie du fouillot 13 ne créé aucun encombrement
supplémentaire, puisqu'il est réalisé dans l'épaisseur 28 de la paroi semi-cylindrique
24 correspondant au carter 23. A noter à ce propos, que le rebord 26 est lui-même
défini pour venir s'inscrire dans cette épaisseur 28 sans en émerger, à aucun moment,
de la lumière 25, pour éviter le blocage en rotation du fouillot 13, une fois le boîtier
5 positionné dans l'entaillage 7.
[0043] Par ailleurs, dans la mesure où le boîtier 9 peut présenter une profondeur plus faible,
hormis à hauteur de ce fouillot 13, la profondeur 8 de cet entaillage 7 peut être
elle-même plus faible.
[0044] Reste à réaliser dans le fond 29 de cet entaillage 7 la cuvette 30 qui lui permettra
d'accueillir le carter semi-circulaire 23.
[0045] Or, comme rappelé ci-dessus, ce carter semi-cylindrique est coaxial au fouillot 13
de sorte que cette cuvette 30 peut être obtenue par un simple perçage 31, réalisé
perpendiculairement au plan du châssis ouvrant 2, de diamètre 32 approprié, tenant
compte qu'il est de toute manière nécessaire de réaliser un tel perçage pour l'accès
du carré de manoeuvre d'une poignée de commande à l'ouverture 14 du fouillot 13.
[0046] En outre, dans le cadre d'un châssis ouvrant de fenêtre, une telle cuvette 30 vient
affaiblir, que très localement, le profil dans lequel vient s'intégrer la crémone
1.
[0047] De manière à gagner, encore en profondeur de boîtier 9, il a été imaginé d'intégrer,
au moins en partie, la fonction de maintien et de guidage de la crémaillère 17 à la
têtière 12, tenant compte, en outre, que cette crémaillère 17 doit présenter une résistance
mécanique suffisante donc une épaisseur minimale en vue de l'engrènement sur le fouillot
13.
[0048] Aussi, selon l'invention, dans ladite têtière 12 est ménagée une lumière 33 pour
la réception, au moins en partie et de manière coulissante dans son épaisseur 34,
de ladite crémaillère 17.
[0049] Ainsi, en mettant à contribution l'épaisseur 34 de la têtière 12 on gagne en profondeur
de boîtier 9 donc, de l'entaillage 7.
[0050] Tel que prévu ci-dessus, la fonction de maintien et de guidage de la crémaillère
17 peut n'être assurée que partiellement par la têtière 12. En particulier, cette
crémaillère 17 peut encore être maintenue et guidée par l'intermédiaire de parois
latérales 41, 42 du boîtier 9 entre lesquelles elle s'étend également, selon l'invention.
Dans ce but, du côté interne, au niveau de ces parois latérales 41, 42 du boîtier
9 sont réalisées des rainures de guidage 50 débouchantes à l'avant de ce boîtier 9
et dans lesquelles vient s'inscrire également la crémaillère 17, au niveau de ses
côtés longitudinaux 51, 52. De cette manière la crémaillère 17 vient consolider (rigidifier)
la liaison entre la têtière 12 et le boîtier 9.
[0051] Il convient d'observer, comme représenté dans les figures 4, 5 et 6, que ce fouillot
13 d'une telle crémone 1 peut encore recevoir un pêne de verrouillage 35 apte à basculer,
en position de verrouillage, en dehors du boîtier 9, de manière à se présenter saillant
par rapport à la têtière 12.
[0052] Tout particulièrement, pour permettre ce passage du pêne de verrouillage 35 la crémaillère
17 reçoit une ouverture oblongue 36 dans la mesure où elle vient se placer à l'avant
du fouillot 13. Quant à la têtière 12 celle-ci est d'ores et déjà pourvue d'une lumière
33 dans laquelle s'inscrit ladite crémaillère 17.
[0053] Celle-ci est définie, dans ce cas de figure, par deux branches parallèles 37, 38
munie, chacune, d'une denture 39 à même de coopérer avec des dentures 16 adoptant
une disposition symétrique de part et d'autre du pêne de verrouillage 35, au niveau
du fouillot 13.
[0054] Avantageusement, dans les parois latérales 41, 42 du boîtier 9, intérieurement à
ce dernier, sont prévus des évidements 43 en forme de berceaux débouchants au niveau
du chant avant de ces parois latérales, ces évidements 43 étant ajustés pour la réception
à des bossages circulaires 44 équipant de part et d'autre le moyeu 15 du fouillot
13.
[0055] La résultante d'une telle conception consiste en ce que le boîtier 9 peut être du
type monobloc, et conçu notamment par moulage. Ainsi, les parois latérales 41, 42
et la paroi périphérique 45 en particulier le fond 22, de ce boîtier 9 forment un
seul et même ensemble dans lequel peuvent prendre position les éléments du mécanisme
de commande 10, par introduction depuis l'ouverture 46 à l'avant de ce boîtier 9,
ce qui facilite, considérablement le montage d'une telle crémone 1. Or, un boîtier
9 réalisé, ainsi, par moulage, permet d'obtenir une pièce de grande précision. Ce
boîtier est en mesure, de ce fait, d'accueillir de manière parfaitement ajustée les
autres pièces du mécanisme de commande de la crémone ou crémone-serrure. Or, en raison
de cet auto-ajustement des différentes pièces, celles en mouvement sont mieux maintenues
d'où résulte une résistance mécanique accrue de la crémone ou crémone-serrure, donc
une fiabilité améliorée.
[0056] A noter que la présence d'un pignon inverseur 19 n'empêche en rien l'obtention de
ce résultat. Ainsi, comme visible dans les dessins, notamment dans les figures 7 et
8, d'autres évidements en forme de berceaux 47 peuvent être prévus au niveau de ces
parois latérales 41, 42 intérieurement au boîtier 9, pour la réception des extrémités
d'axe 48 sur lequel est monté ce pignon inverseur 19.
[0057] En fin de compte, comme cela ressort de la description qui précède la présente invention
vient répondre, avantageusement, au problème technique posé.
1. Crémone ou crémone-serrure comprenant un boîtier (9) prévu apte à prendre position
dans un entaillage (7) ménagé à cet effet en feuillure d'un châssis ouvrant (2) de
porte, fenêtre ou analogue, ce boîtier (9) renfermant un mécanisme de commande (10)
comprenant un fouillot (13) commandé en rotation par l'intermédiaire d'une poignée
de commande, sur ce fouillot (13), pourvu d'une denture (16) appropriée, venant s'engréner
une crémaillère (17), d'une part, équipant une tringle de manoeuvre (11, 11A) ou un
chevalet (18) relié à cette dernière, et, d'autre part, s'inscrivant, sensiblement,
entre ledit fouillot (13) et une têtière (12) à l'arrière de laquelle vient s'étendre,
au-dessus et/ou en-dessous du boîtier (9), la ou les tringles de manoeuvre (11, 11A),
caractérisée par le fait que dans le fond (22) du boîtier (9) est ménagé un carter
semi-circulaire (23) coaxial au fouillot (13) pour la réception et le guidage de ce
dernier, dans la paroi semi-cylindrique (24) de ce carter (23) étant prévue une lumière
(25) dans laquelle vient s'inscrire, pour être guidé et maintenu, un rebord circulaire
ou semi-circulaire (26) s'étendant en périphérie du moyeu (15) du fouillot (13).
2. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que
le rebord circulaire ou semi-circulaire (26) est défini pour venir s'inscrire dans
l'épaisseur (28) de la paroi semi-cylindrique (24) correspondant au carter (23), ceci
au niveau de la lumière (25) sans émerger au travers de cette dernière.
3. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que dans la têtière (12) est ménagée une lumière (33) pour
la réception, au moins en partie et de manière coulissante dans son épaisseur (34)
de la crémaillère (17) venant s'engréner sur le fouillot (13).
4. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que
du côté interne au niveau des parois latérales (41, 42) du boîtier (9) sont réalisées
des rainures de guidage (50), débouchantes à l'avant de ce boîtier (9) et dans lesquelles
vient s'inscrire également la crémaillère (17), au niveau de ses côtés longitudinaux
(51, 52).
5. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que le fouillot (13) comporte un pêne de verrouillage (35)
apte à basculer en position de verrouillage en dehors du boîtier (9) au travers d'une
ouverture oblongue (36) prévue à cet effet dans la crémaillère (17).
6. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 5 caractérisée par le fait que la
crémaillère (17) est définie par deux branches parallèles (37, 38) munies, chacune,
d'une denture (39) à même de coopérer avec des dentures (16) adoptant une disposition
symétrique de part et d'autre du pêne de verrouillage (35) au niveau du fouillot (13).
7. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que du côté interne au boîtier (9) les parois latérales (41,
42) de ce dernier sont pourvues d'évidements (43) en forme de berceaux débouchant
au niveau du chant avant de ces parois latérales (41, 42), ces évidements (43) étant
ajustés pour la réception de bossages circulaires (44) équipant de part et d'autre
le moyeu (15) du fouillot (13).
8. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que le boîtier (9) est de type monobloc, les parois latérales
(41, 42) et la paroi périphérique (45), en particulier, le fond (22) de ce boîtier
(9) formant un seul et même ensemble dans lequel peuvent prendre position les éléments
du mécanisme de commande (10) par introduction depuis l'ouverture (46) à l'avant de
ce boîtier (9).
9. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait qu'elle comporte des tringles de manoeuvre (11, 11A) fonctionnant
en opposition, l'une de ces dernières (11A) étant attaquée par le chevalet (18) au
travers d'un pignon inverseur (19) monté dans le boîtier (9).
10. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 9, caractérisée par le fait que
le pignon inverseur (19) est monté dans le boîtier (9) pivotant autour d'un axe(48)
parallèle à la têtière (12), les parois latérales (41, 42) de ce boîtier (9) comportant,
intérieurement à ce dernier, des évidements en forme de berceaux (47) pour la réception
des extrémités d'axes (48) sur lequel est monté ledit pignon inverseur (19).