DOMAINE TECHNIQUE
[0001] L'invention concerne un procédé de fabrication de boîtes métalliques, en acier à
bas carbone ou en alliage d'aluminium, réalisées par emboutissage profond, emboutissage
- étirage, ou par extrusion, dont la paroi interne est recouverte d'un revêtement
protecteur et qui sont munies d'un col fileté destiné à fixer tout type de tête amovible,
par exemple des têtes distributrices de sprays aérosols, de type éco-recharge mais
apte également à la fixation d'une capsule de fermeture.
ETAT DE LA TECHNIQUE
[0002] Suivant la pratique courante, telle que celle décrite dans GB 1 445 758, on réalise,
à partir de pièces rondes et plates en acier à bas carbone ou en alliage d'aluminium,
par emboutissage profond, emboutissage-étirage de flans ou extrusion arrière (filage
par choc) de pions des boîtes possédant un fond et une paroi cylindrique. Une fois
formées, ces boîtes sont en général vernies sur leur paroi intérieure, peintes et/ou
vernies sur leur paroi extérieure. L'extrémité ouverte de la boîte est ensuite mise
en forme d'un col cylindrique de plus faible diamètre, subissant ainsi une forte déformation
plastique par rétreint.
[0003] Pour des raisons pratiques d'application au rouleau ou au pistolet, il est avantageux
de déposer la peinture ou le vernis sur la paroi cylindrique, avant d'avoir effectué
le rétreint. Le vernissage de la paroi interne est nécessaire pour toutes sortes d'applications,
de façon à éviter le contact du métal nu avec le contenu de la boîte. La surface métallique
doit en effet être bien protégée pendant toute la durée d'utilisation de la boîte
et il est important que le vernis intérieur recouvre cette surface de manière intégrale
et continue. On a développé dans l'art antérieur des peintures et des vernis capables
de subir le rétreint sans dommages.
[0004] Etant donné que le métal employé, acier à bas carbone ou alliage d'aluminium, est
un matériau d'emballage peu onéreux et facile à recycler, il a semblé avantageux de
développer des récipients sur lesquels pourraient être vissées des têtes distributrices
de sprays aérosols ou encore des couvercles, comme c'est le cas pour des flacons en
verre ou en matière plastique. Le récipient peut être par exemple vendu plein et simplement
recouvert d'une capsule vissée. L'utilisateur visse et dévisse selon son besoin la
tête distributrice, destinée à un usage multiple. Le récipient peut être ensuite rempli
à nouveau, où encore jeté par le consommateur avec d'autres déchets et conduit au
recyclage.
[0005] Pour obtenir de tels récipients métalliques, aptes au principe de l'"éco-recharge",
il faut pouvoir réaliser un filetage, par exemple sur le col du récipient, destiné
à participer à la fixation de tout type de tête. Il est nécessaire que la réalisation
de ce filetage n'endommage pas la couche de vernis décrite précédemment, qui a déjà
subi le fort rétreint destiné à la mise en forme du col et qui doit toujours conserver
ses propriétés protectrices.
[0006] La réalisation du filetage est effectuée en général jusqu'à présent à l'aide d'un
outillage interne à empreinte hélicoïdale, jouant essentiellement un rôle d'appui
et de moule de conformation, et d'un outillage externe agissant comme une ou plusieurs
molettes. La demande de brevet européen EP 0 510 291 (NUSSBAUM) décrit un procédé
de réalisation de filetage amélioré, où le(s) filet(s) est(sont) mis en forme à l'aide
d'un outillage interne et d'un outillage externe, la mise en rotation de chacun d'entre
eux étant pilotée de façon coordonnée et de telle sorte qu'un glissement soit effectué
entre la matière du col et chaque outillage. Ainsi, on évite que le métal du col s'accumule
et se plie en amont de l'outillage externe de filetage et se trouve repoussé dans
le sens d'avancement de l'outillage.
[0007] Le col est ensuite découpé sur le même dispositif, c'est-à-dire sans que le récipient
ait été démonté, en laissant une surface nue sur le buvant entourant l'orifice, c'est-à-dire
non protégée, ni exempte de bavures.
On connaît par ailleurs par FR 2 270 151 (TOURNAIRE) des récipients métalliques dont
le goulot est muni d'un embout fileté. L'immobilisation de l'embout est assurée par
des protubérances situées à la base du col qui coopèrent avec des reliefs complémentaires
ménagés sur l'embout.
PROBLEME POSE
[0008] Même si un certain glissement est assuré entre les outillages et le matériau du col,
il n'est pas possible d'éviter que le vernis subisse un nouvel endommagement. On observe
ainsi des microcraquelures sur le vernis au niveau du filetage, tant du côté extérieur
que du côté intérieur de la paroi du col. Ces craquelures rendent le boîtier plus
sensible à la corrosion par le produit conditionné.
De plus, le boîtier ainsi obtenu ne permet pas de placer la tête distributrice de
façon précise par rapport au buvant et à l'épaule. On ne peut pas bien contrôler le
positionnement des têtes et ceci a des conséquences néfastes tant sur l'étanchéité
de l'assemblage que sur son aspect esthétique.
OBJET DE L'INVENTION
[0009] Le procédé selon l'invention est un procédé de fabrication d'un boîtier métallique
comprenant au moins les étapes suivantes:
a) réalisation, par exemple par emboutissage profond, emboutissage - étirage, filage
ou filage-étirage, d'un boîtier ayant un fond et une paroi cylindrique ou de forme,
étape éventuellement suivie par un dépôt de peinture ou de vernis au moins sur la
surface interne de la paroi cylindrique, suivi d'un traitement de recuit du vernis;
b) rétreint destiné à réaliser un col sur l'extrémité ouverte du boîtier, étape éventuellement
suivie d'une découpe perpendiculaire à l'axe du boîtier de l'extrémité ouverte du
col;
c) utilisation d'une bague, munie d'un alésage central et d'un filetage sur sa surface
extérieure, et enfilage de ladite bague par son alésage central autour du col formé
à l'étape précédente, opération que nous appellerons par la suite "emmanchement":
et caractérisé en ce qu'il est complété par l'étape suivante:
d) gonflement plastique dudit col, le diamètre extérieur du col étant porté à une
valeur supérieure à la valeur du diamètre intérieur de l'alésage central de la bague
au repos.
[0010] Le procédé se caractérise par l'emploi d'une bague, par exemple moulée en matière
plastique (mais il pourrait également être en toute autre matière: en métal, usiné
ou matricé, etc...), de forme globalement torique, avec une paroi interne cylindrique;
que nous appellerons par la suite alésage central et une surface extérieure cylindrique
munie d'un filetage. L'alésage central a un diamètre légèrement supérieur au diamètre
extérieur du col qui vient d'être formé sur le boîtier, de façon à ce que l'emmanchement
de la bague puisse se faire librement.
[0011] Le filetage réalisé sur la surface extérieure de la bague est un filetage de préférence
standard, par exemple à section triangulaire ou trapézoïdale, plus apte au positionnement
précis de la tête de distributeur par rapport au boîtier métallique. En effet, le
filet obtenu dans l'art antérieur, c'est-à-dire directement par moletage sur le col
était arrondi et de ce fait peu précis. De plus, le moletage n'étant plus nécessaire
pour réaliser le filetage, il n'y a pas d'endommagement supplémentaire du vernis au
niveau de la surface interne du col du boîtier.
[0012] Enfin le choix d'une bague en matière plastique, associée à une tête distributrice
dont la jupe de fixation est également en matière plastique, assure de meilleures
conditions d'étanchéité à la fixation par vissage de ladite tête distributrice.
[0013] Une première extrémité de la bague est amenée au regard du col du boîtier qui a été
obtenu par rétreint au cours de l'étape précédente b) puis ledit col est introduit
à l'intérieur de l'alésage central de ladite bague. Il s'agit d'un mouvement relatif:
cette opération d'emmanchement peut également se faire en déplaçant la bague et en
maintenant immobile le boîtier. Dans un tel cas, on peut réaliser cette étape, comme
la précédente et les suivantes, au cours d'une même phase de serrage du boîtier, c'est-à-dire
que ces opérations peuvent être effectuées sur une même machine, les boîtes étant
montées sur une table circulaire tournante dont la rotation pas à pas les amène successivement
en face d'outils différents, adaptés à chacune de ces étapes et montés eux-mêmes sur
une plaque porte-outils circulaire. Un dispositif de ce type a déjà été décrit, par
exemple dans FR 1 434 177 (LECHNER).
[0014] Comme on cherche un positionnement précis des têtes à fixer sur le boîtier, il est
souhaitable de placer la bague de façon précise sur le col et d'aménager un système
de butée qui assure un bon positionnement en fin d'emmanchement. On peut aménager
la forme de l'extrémité première de la bague de façon à ce qu'elle épouse, en creux,
l'épaule du boîtier. On peut également, de préférence, aménager un petit épaulement
sur le col, situé à une certaine distance du buvant du col. Cette distance peut être
très précise lorsque la réalisation de l'épaulement est effectuée conjointement à
la découpe optionnelle de l'extrémité du col de l'étape b). La bague possède également
une surface qui arrive en butée au contact de l'épaulement aménagé sur le col. Cette
surface est par exemple obtenue en réalisant un épaulement dans l'alésage central.
L'épaulement réalisé sur le col doit être suffisamment "haut" (hauteur radiale) pour
qu'il serve de butée à la surface correspondante de la bague au cours de sa mise en
place, c'est-à-dire avant le gonflement du col.
[0015] Par ce système de butée agissant en fin d'emmanchement de la bague, on contrôle la
hauteur du col qui sort de l'alésage central. Il est avantageux, au cours d'une étape
ultérieure, de rouler vers l'extérieur cette partie qui dépasse la bague de façon
à ce qu'elle le piège et empêche tout mouvement axial de recul. La hauteur de dépassement
est donc choisie de telle sorte qu'elle permette de réaliser un bord roulé, par exemple
par tamponnage. Elle dépend du diamètre extérieur de la bague plastique et du diamètre
intérieur du col.
[0016] Une fois la bague emmanchée et maintenue en butée contre le col, on réalise par exemple
par tamponnage, un gonflement du col et de la bague qui l'entoure, le gonflement de
col se faisant dans le domaine des déformations plastiques, c'est-à-dire irréversibles,
le diamètre final, après retour élastique, étant légèrement supérieur au diamètre
de l'alésage central de la bague au . repos, c'est-à-dire dans l'état initial libre
de toute contrainte mécanique.
[0017] Le gonflement du col est de préférence réalisé sur toute sa longueur, de façon à
obtenir la surface de contact la plus grande possible entre le col et la bague après
gonflement.
[0018] En effectuant une telle déformation et en s'assurant que l'effet du retour élastique
de l'alésage central de la bague est supérieur à celui du retour élastique du col,
ce qui est facilement assuré lorsque la bague est en matière plastique, on obtient
une liaison forte entre la bague et le col, sur toute leur surface de contact. La
force de la liaison entre bague et col dépend de l'ampleur du gonflement et de l'étendue
de leur surface de contact. L'ampleur du gonflement est limitée par la ductilité du
matériau du col. La surface de contact, dépendant au premier ordre de conditions purement.
géométriques, est un paramètre plus facile à contrôler.
[0019] Le gonflement consiste à déformer plastiquement par expansion un métal qui a déjà
subi une forte déformation au cours de la mise en forme de la boîte cylindrique (déformation
d'autant plus forte que l'on se trouve à proximité du bord libre de la boîte) puis
un fort rétreint. Le métal est de ce fait dans un état très écroui, caractérisé par
de fortes caractéristiques mécaniques mais une ductilité résiduelle faible.
[0020] La demanderesse a constaté avec surprise que cette ductilité résiduelle était en
fait plus importante que prévue, en raison du chemin de déformation particulier imposé
au métal: un rétreint puis une expansion circonférentiels, les axes principaux de
déformation restant à tout moment parrallèles aux directions axiale, radiale et orthoradiale.
Toutéfois, bien que le métal se révèle en fait plus ductile que prévu, il est souhaitable
de viser un décalage entre diamètre de l'alésage de la bague et le diamètre initial
du col formé à l'étape b) suffisamment important pour faciliter l'emmanchement de
la bague sur le col mais suffisamment faible pour éviter que le gonflement ne conduise
à une striction, voire à une rupture du métal.
[0021] La valeur limite à ne pas dépasser est fonction de la nature du métal et de la géométrie
du boîtier à obtenir et peut être déterminée expérimentalement à l'aide d'essais de
simulation reproduisant sur le métal considéré les conditions thermo-mécaniques des
différentes étapes. du procédé de mise en forme considéré. De préférence, on effectuera
un gonflement tel qu'il se traduit par un incrément de déformation plastique supérieur
à 2% au niveau de la paroi interne du col. La limite supérieure de cet incrément de
déformation plastique varie en fonction de la ductilité de l'alliage choisi, dont
l'état écroui par rétreint se révèle être favorable à une bonne ductilité en expansion
circonférentielle.
[0022] Dans notre exemple, correspondant à une géométrie particulière de boîtier en alliage
1050A (diamètre interne du col de l'ordre de 15 mm), le jeu entre alésage de la bague
et col reste voisin du dixième de millimètre et le diamètre interne du col est augmenté
après gonflement de 0,3 mm environ, ce qui correspond à un incrément de déformation
plastique de 2% environ au niveau de la paroi interne du col.
[0023] A l'issue du gonflement, nous obtenons donc une liaison forte sur toute la surface
de contact entre le col et l'alésage de la bague. Cette liaison est quantifiable en
mesurant le couple de desserrage nécessaire pour désolidariser la bague du col, que
nous appellerons par la suite couple de glissement. On constate dans notre exemple
que le couple de glissement dépasse 20 Nm, c'est-à-dire qu'il est largement supérieur
aux couples nécessaires pour visser et dévisser la tête amovible. Pour estimer l'ordre
de grandeur de ces derniers, on peut se référer à la norme NF H 35103 relative aux
bagues de verrerie.
[0024] Le procédé est avantageusement suivi des étapes suivantes:
e) roulage, par exemple par tamponnage, de l'extrémité du col.
f) lissage, consistant à déplacer une molette en appui sur le buvant du col formé
par le roulage de l'étape précédente et destiné à améliorer l'état de surface de la
couche de vernis
[0025] Le bord est roulé de préférence vers l'extérieur, car il permet dans ce cas de bloquer
axialement la bague, en empêchant tout mouvement axial de retrait. Toutefois, la fonction
du bord roulé est avant tout d'améliorer l'étanchéité de l'assemblage, car il forme
un buvant recouvert de vernis et arrondi, c'est-à-dire de forme torique à section
circulaire, beaucoup plus apte à l'étanchéité que le buvant brut de découpe, non recouvert,
plat et non systématiquement exempt de bavures de l'art antérieur. De plus, cette
géométrie écarte tout risque de contact du produit conditionné avec la tranche de
métal éventuellement non protégée par un vernis.
[0026] La couche vernie subit certes au cours du roulage un nouvel endommagement qui se
traduit par un état de surface perturbé, traversé d'aspérités et de micro-craquelures,
assez semblable à celui que l'on observe sur les filets obtenus directement par moletage.
L'opération suivante de lissage est destinée à améliorer cet état dé surface , par
bouchage des craquelures et nivellement des aspérités.
[0027] Ces deux opérations supplémentaires permettent ainsi d'atteindre une étanchéité de
l'assemblage boîtier + tête particulièrement satisfaisante.
[0028] Si la bague est en matière plastique, il est recommandé de tenir compte de la relaxation
des contraintes qui se produit inévitablement dans un tel matériau et qui a pour conséquence
de diminuer l'intensité du serrage quelques heures après le gonflement. En tenant
compte des tolérances géométriques de fabrication, il est possible que ce desserrage
soit significatif, c'est-à-dire tel que la bague ne peut plus résister au couple dé
dévissage de la tête, ce qui la rend prisonnière du boîtier sans pour autant assurer
l'étanchéité. Dans une telle situation, le boîtier devient impropre à l'utilisation.
[0029] De façon à éviter les effets fâcheux de ce desserrage, on peut réaliser des rainures
longitudinales dans l'alésage de la bague plastique. La demanderesse a en effet constaté
qu'un tel relief de la surface de l'alésage, facile à obtenir au cours du moulage
de la bague, est favorable à un maintien du serrage bague - col, sans doute parce
qu'il modifie la distribution et l'intensité des contraintes, et donc l'effet de leur
relaxation.
[0030] Il est possible également de réaliser des opérations supplémentaires sur le col avant
l'emmanchement de la bague: sablage, griffage, déformation par moletage, usinage,
par exemple en laissant dépasser au moins un ergot au cours de l'usinage de l'épaulement
servant de butée d'enfoncement de la bague. On peut également réaliser un filetage
inverse sur le col et sur la bague, de façon à être sûr de toujours pouvoir dévisser
la tête, même en cas de desserrage complet de la bague.
[0031] On peut ainsi réaliser selon l'invention un récipient avec un boîtier métallique
muni d'un col, destiné à être solidarisé avec tout type de tête amovible (du type
éco-recharge), la tête étant munie de moyens de solidarisation, tels qu'un filetage,
un bourrelet ou une rainure d'encliquetage, caractérisé en ce qu'il comporte une bague
munie de moyens de solidarisation complémentaires de ceux de la tête, ladite bague
adhérant sur le col du boîtier métallique avec une liaison suffisamment forte pour
résister au couple de désolidarisation de la tête amovible.
[0032] La tête distributrice est en général recouverte par une capsule de protection qui
est munie d'une jupe cylindrique qui s'étend jusqu'à proximité de l'épaule du boîtier.
Dans le cadre de cette invention, il est possible de munir cette extrémité inférieure
de la jupe et l'extrémité inférieure de la bague de moyens de garantie d'inviolabilité
du récipient, par exemple un système d'inviolabilité par encliquetage radial (accrochage
vertical) ou des crans à l'intérieur d'une bande d'inviolabilité sécable ( bagues
plastiques à crans inviolables et multi-crans).
[0033] En effet, la bague utilisée dans le cadre de cette invention donne, par sa présence,
la possibilité d'avoir des boîtiers métalliques de type éco-recharge munis de moyens
de garantie d'inviolabilité. Le moletage employé dans l'art antérieur conduit non
seulement à un filet arrondi et peu précis mais ne permet pas de réaliser un relief
suffisamment abrupt, permettant de piéger une bande de garantie d'inviolabilité. Au
contraire, avec la bague selon l'invention, ce relief abrupt peut être facilement
obtenu au cours du moulage, par exemple en donnant un diamètre extérieur plus important
à la première extrémité de la bague.
[0034] Cette extrémité joue ainsi le rôle d'une contre-bague dont le rebord peut pièger
une bande de garantie d'inviolabilité, par exemple reliée à l'extrémité inférieure
d'une jupe de capsule par une pluralité de ponts sécables, comme celle décrite dans
EP 0 107 680. On peut également équiper cette contre bague de dents à rochet et reproduire
les moyens de garantie d'inviolabilité décrits dans FR 2 665 142 . Ces derniers présentent
en effet l'avantage de ne pas nécessiter un couple important pour détacher la bande.
[0035] Le procédé selon l'invention sera mieux compris par la description détaillée d'un
mode de réalisation particulier exposé à titre d'exemple non limitatif.
MODE DE REALISATION DE L'INVENTION - EXEMPLE
[0036] La figure 1 représente un boîtier avec col fileté de l'art antérieur associé à une
embase de tête distributrice possédant un alésage destiné à recevoir la pompe qui
permet de distribuer le produit sous forme de spray.
[0037] La figure 2 représente un boîtier avec un col fileté destiné à la fixation d'un distributeur
aérosol réalisé selon l'invention.
[0038] La figure 3 représente en demi-coupe diamétrale une vue agrandie du col et de la
bague obtenus par le procédé selon l'invention, après emmanchement de la bague, gonflement
du col et roulage du bord libre du col. Sur cette même figure, l'extrémité libre du
col avant roulage est présentée en traits discontinus.
[0039] Le boîtier
1, illustré par la figure 2, est en alliage d'aluminium 1050A. Il est composé d'un fond
2 et d'une paroi cylindrique
3, de diamètre 35 mm. Son extrémité libre a été mise en forme d'un col
4, sensiblement cylindrique, de hauteur et de diamètre sensiblement égaux respectivement
à 10 mm et 15 mm. La bague
5 est en polypropylène. Elle est maintenue fixée sur le col 4 grâce au gonflement du
col réalisé suivant l'invention et au roulement de l'extrémité
48 du col
4 aboutissant à la formation d'un buvant
6 arrondi, c'est-à-dire ayant une forme torique circulaire, et toujours revêtu de vernis.
Le buvant
6 constitue la tranche - ici arrondie - de l'extrémité ouverte du boîtier entourant
son orifice
7.
[0040] La bague
5, plus facilement visible sur la demi-coupe de la figure 3, est en polypropylène moulé.
Elle a une forme globalement torique, avec un alésage central
52 et une surface extérieure cylindrique
55 munie d'un filetage
54. L'alésage central
52 a un diamètre légèrement supérieur au diamètre extérieur du col du boîtier obtenu
par rétreint (0,1 mm en moyenne, 0,3 mm maximum), de façon à ce que l'emmanchement
de la bague puisse se faire librement. Le filetage
54 réalisé sur la surface extérieure
55 de la bague
5 est un filetage standard à section triangulaire. La bague possède également un épaulement
53 réalisé dans l'alésage central
52, la petite surface en décrochement étant destinée à arriver en butée sur l'épaulement
41 réalisé sur le col
4 du boîtier en fin d'emmanchement de la bague
5 sur le col
4.
[0041] Le procédé permettant de réaliser le boîtier de cet exemple comporte les étapes classiques
de réalisation d'un boîtier aérosol en alliage d'aluminium:
- réalisation de pions en alliage d'aluminium 1050A
- barratage des pions en présence d'un lubrifiant, tel que du stéarate de zinc
- filage par choc des pions, suivi éventuellement d'une ou plusieurs passes d'étirage
- rognage de l'extrémité
- décapage destiné à faire disparaître les traces du(des) lubrifiant(s) de filage et
d'étirage
- dépôt du vernis par aspersion sur la paroi interne, suivi d'une cuisson au environs
de 200-265°C destinée au séchage et à la polymérisation dudit vernis
- dépôt au rouleau d'une couche de laque, suivie d'un séchage
- impression du décor du boîtier, en général par offset, éventuellement dépôt d'un vernis
de surimpression et nouvelle cuisson
- mise en place des boîtiers sur une table circulaire tournant pas-à-pas et amenant
chaque boîtier étape par étape en face d'outils différents, adaptés aux différentes
phases décrites ci-dessous, ces outils étant montés eux-mêmes sur une plaque porte-outils
circulaire
◆ réalisation du col et découpe du bord libre
Le rétreint est effectué progressivement par tamponnage en plusieurs passes avec matrices
de forme; la dernière épousant la forme recherchée de l'épaule
Au cours de la découpe du bord libre 49 du col 4, on aménage un petit épaulement 41 sur le col, situé à une distance précise de l'extrémité haute 49 du col 4.
◆ emmanchement de la bague
Une première extrémité 51 de la bague 5 est amenée au regard du col 4 du boîtier 1 qui a été obtenu par rétreint au cours de l'étape précédente puis la bague 5 est emmanchée autour du col 4. Lorsque l'épaulement 53 réalisé dans l'alésage central 52 de la bague 5 arrive en butée contre l'épaulement 41 du col 4, la bague 5 est maintenue à cette place.
Grâce à ce système de butée agissant en fin d'emmanchement de la bague, on contrôle
la hauteur de la partie 48 du col 4 qui sort de
l'alésage central 52. Elle est ici de l'ordre de 2 mm
L'extrémité première 51 de la bague est moulée de telle sorte qu'elle présente une forme de contrebague 56 sur laquelle il est possible d'ancrer une bande de garantie d'inviolabilité.
◆ gonflement
Une fois la bague emmanchée et maintenue en butée contre le col, on réalise par tamponnage
un gonflement du col 4 et de la bague 5 tel que le diamètre de la surface externe 42 du col 4 soit, après retour élastique, supérieur au diamètre de l'alésage central 52 de la
bague 5 au repos.
Le gonflement est ici réalisé par tamponnage, c'est-à-dire au moyen d'un outillage
central qui s'introduit dans l'orifice en forçant le bord libre. La forme conique
puis cylindrique de l'outillage de tamponnage impose un gonflement plastique augmentant
le diamètre de la surface externe 42 du col 4 de 0.5 mm environ, sur toute la longueur
L . de la partie cylindrique du col. On obtient ainsi une liaison forte sur toute
la surface de contact entre le col et l'alésage dé la bague. L'alésage central de
la bague est muni de stries longitudinales, ce qui permet de prévenir tout risque
de desserrage dû à la relaxation des contraintes qui se produit un certain temps après
le gonflement.
◆ roulage et lissage
L'extrémité 48 du col 4 dépassant la bague est ensuite roulé par tamponnage. Le bord arrondi 6 ainsi formé bloque axialement la bague, et surtout constitue un buvant arrondi, toujours
recouvert de vernis, favorisant l'étanchéité des assemblages vissés boîtier + tête.
L'opération suivante de lissage, destinée à améliorer l'état de surface du vernis
au niveau du bord roulé arrondi, consiste à faire passer une molette sur ledit bord
roulé avec un effort d'appui très faible, juste suffisant pour lisser les aspérités
créées sur le vernis et boucher les cavités créées aux étapes précédentes.
[0042] Avec une telle géométrie (diamètre interne du col de l'ordre de 15 mm), la bague
selon l'invention est fixée solidement sur le goulot puisqu'elle résiste à un couple
dé glissement supérieur à 20 Nm. On peut comparer cette valeur au domaine de valeurs
des couples de dévissage à appliquer sur des bagues de bouchage, situé entre 2 et
8 Nm notamment dans la norme AFNOR NF H 35103 (bagues de verrerie et capsules).
AVANTAGES DU PROCEDE SELON L'INVENTION
[0043] Ce procédé permet de réaliser des boîtiers de type éco-recharge.
La tête, interchangeable, est facilement détachée du boîtier, ce qui facilite la récupération
et le recyclage de chacune des pièces ayant constitué l'assemblage.
Le vernis est moins endommagé sur la paroi interne du col, ce qui rend le boîtier
moins sensible à la corrosion par le produit conditionné.
La bague est positionnée de telle sorte que la tête de distributeur est fixée de façon
étanche et se trouve dans une position précise, répétitive, avec un jeu contrôlé entre
jupe et épaule, favorable à l'amélioration de l'aspect esthétique de l'ensemble.
Pour la première fois, un boîtier métallique de type éco-recharge peut être muni.
d'une tête distributrice protégée par une bande de garantie d'inviolabilité.
1. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals zur Befestigung
eines abnehmbaren Kopfes beliebiger Art mit mindestens folgenden Schritten:
a) Herstellung eines Behälters mit einem Boden und einer zylindrischen Wand oder Formwand,
b) Formung eines Halses (4) am offenen Ende des Behälters,
c) Verwendung eines Ringes (5) mit einer zentralen Bohrung (52) und einem Gewinde
(54) auf seiner Außenfläche (55) und Aufdrücken des Ringes (5) über seine zentrale
Bohrung (52) um den im vorhergehenden Schritt geformten Hals (4),
dadurch gekennzeichnet, dass es durch folgenden Schritt ergänzt wird:
d) plastisches Aufweiten des Halses (4), wobei der Durchmesser der Außenfläche (42)
des Halses (4) auf einen Wert gebracht wird, der größer ist als der Wert des Innendurchmessers
der zentralen Bohrung (52) des Ringes (5) in Ruhestellung.
2. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals nach Anspruch
1, dadurch gekennzeichnet, dass das plastische Aufweiten des Halses (4) einem plastischen Deformationsinkrement von
mindestens 2 % im Bereich der Innenwand des Halses entspricht.
3. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals nach Anspruch
1, dadurch gekennzeichnet, dass auf dem Hals (4) ein Ansatz (41) ausgebildet wird, der nach dem im Schritt c) durchgeführten
Aufdrücken des Ringes (5) auf den Hals (4) als Anschlag dienen soll.
4. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals nach Anspruch
1, dadurch gekennzeichnet, dass ein Ring (5) aus Kunststoff verwendet wird.
5. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals nach Anspruch
1, dadurch gekennzeichnet, dass ein Ring (5) mit einer solchen Höhe verwendet wird, dass nach erfolgtem Aufdrücken
des Ringes auf den Hals (4) ein Teil (48) des Halses (4) aus dem Ring (5) hervorsteht
und dass die vorhergehenden Verfahrensschritte durch ein Rollen des aus dem Ring (5)
hervorstehenden Abschnitts (48) ergänzt werden, so dass ein gerollter Rand (6) entsteht.
6. Verfahren zur Herstellung eines Metallbehälters (1) mit einem Gewindehals nach Anspruch
5, dadurch gekennzeichnet, dass es durch einen Endschritt zur Glättung des gerollten Randes (6) ergänzt wird.