[0001] La présente invention concerne d'une manière générale l'étalonnage auquel il faut
procéder à la mise en route d'une meuleuse pour lentille ophtalmique, pour connaître,
avec toute la rigueur souhaitable, par rapport à son repère général de référence,
divers paramètres relatifs aux outils d'usinage qui sont susceptibles d'y être mis
en oeuvre, et, notamment, la position d'un tel outil d'usinage dans ce repère, étant
entendu que cet étalonnage peut, ensuite, et même doit, être périodiquement renouvelé,
en particulier à l'occasion du changement de cet outil d'usinage ou de l'avivage de
celui-ci.
[0002] Elle vise plus particulièrement le cas où la meuleuse à étalonner comporte, globalement,
une bascule, qui est montée pivotante sur un bâti, un arbre porte-verre, qui est monté
rotatif sur la bascule autour d'un axe de rotation parallèle à l'axe de pivotement
de celle-ci, et un arbre porte-outil, qui est porté par le bâti, à distance de l'axe
de pivotement de la bascule, et sur lequel peut être monté un outil d'usinage.
[0003] Dans le brevet français qui, déposé le 24 mai 1995, sous le No 95 06239, a été publié
sous le No 2 734 505 , il a été proposé, pour l'étalonnage à effectuer, de substituer,
à un verre, sur l'arbre porte-verre, un calibre d'étalonnage, de procéder à une phase
d'accostage au cours de laquelle la bascule, ainsi équipée d'un tel calibre d'étalonnage,
est rapprochée de l'arbre porte-outil, équipé, lui, de l'outil d'usinage à repérer,
et d'asservir l'interruption de cette phase d'accostage à un capteur de contact prévu
à cet effet entre la bascule et une pièce, communément dite biellette de restitution,
qui, lors de l'usinage d'un verre, pilote cette bascule en fonction de l'usinage à
effectuer, en lui fournissant un appui lorsque l'enlèvement de matière correspondant
est suffisant.
[0004] Cette disposition a donné et peut encore donner satisfaction.
[0005] Elle présente cependant des inconvénients, qui sont les suivants.
[0006] Tout d'abord, la détection effectuée intervient à distance de l'arbre porte-verre
et de l'arbre porte-outil, suivant un bras de levier inférieur à celui de ces deux
arbres, et, donc, au détriment de la précision des résultats obtenus.
[0007] En outre, et surtout, une fois cette détection effectuée, la bascule appuie de tout
son poids sur l'outil d'usinage.
[0008] Si certains outils d'usinage sont aptes à supporter sans déformation un tel poids,
et cela est effectivement le cas pour une meule, il n'en est pas nécessairement de
même pour tous les outils d'usinage susceptibles d'être concernés.
[0009] Or, précisément, il est maintenant proposé, au moins sur certaines meuleuses, la
mise en oeuvre d'un outil d'usinage relativement frêle, en l'espèce un outil de rainage,
lorsqu'il s'avère nécessaire d'usiner une rainure sur la tranche d'un verre.
[0010] Cela est le cas, notamment, pour les verres à monter dans les montures de lunettes
de type "semi-glace", c'est-à-dire dans les montures de lunettes qui, à la manière
de celles vendues sous la dénomination commerciale "Nylor" comportent, pour chacun
de leurs cercles ou entourages, une partie rigide et un fil de cerclage qui s'étend
de l'une à l'autre des extrémités de cette partie rigide.
[0011] Le plus souvent, cet outil de rainage intervient sur un arbre porte-outil secondaire,
qui, distinct de l'arbre porte-outil principal portant une ou plusieurs meules, s'étend
parallèlement à celui-ci, cet arbre porte-outil secondaire étant par exemple constitué
par une simple broche qui s'étend en porte à faux à partir d'un bâti spécifique escamotable.
[0012] Le plus souvent, également, cet outil de rainage est une simple meulette relativement
mince et étroite.
[0013] Lors de la phase d'accostage du processus d'étalonnage, le poids de la bascule sur
une telle meulette de rainage ne pourrait que provoquer une déformation intempestive
et rédhibitoire de cette meulette de rainage.
[0014] La présente invention a d'une manière générale pour objet une disposition qui permet
d'éviter ces inconvénients, et qui, en particulier, lorsqu'il s'agit de l'étalonnage
d'une meulette de rainage, permet, par un développement, d'éviter toute déformation
de cette meulette de rainage.
[0015] De manière plus précise, la présente invention a tout d'abord pour objet un procédé
pour l'étalonnage d'une meuleuse comportant une bascule, qui est montée pivotante
sur un bâti, un arbre porte-verre, qui est monté rotatif sur la bascule autour d'un
axe de rotation parallèle à l'axe de pivotement de celle-ci, et sur lequel peut être
monté un calibre d'étalonnage, et un arbre porte-outil, qui est monté rotatif sur
le bâti, à distance de l'axe de pivotement de la bascule, et sur lequel peut être
monté un outil d'usinage, ce procédé étant du genre comportant une phase d'accostage
au cours de laquelle la bascule, équipée d'un calibre d'étalonnage, est rapprochée
de l'arbre porte-outil, équipé, lui, d'un outil d'usinage, et étant d'une manière
générale caractérisé ce qu'on interrompt cette phase d'accostage dès qu'un contact
est détecté entre le calibre d'étalonnage et l'outil d'usinage.
[0016] Ainsi, suivant l'invention, la détection se fait, non plus entre la bascule et la
biellette de restitution qui pilote celle-ci, mais, directement, entre le calibre
d'étalonnage et l'outil d'usinage, sans intervention d'un quelconque bras de levier,
et, donc, au bénéfice de la précision des résultats obtenus.
[0017] En outre, suivant une mise en oeuvre préférentielle qui constitue un développement
de l'invention, lorsque l'outil d'usinage est, au moins en surface, conducteur de
l'électricité, et cela est le cas le plus fréquent tant pour les meulettes de rainage
que pour les meules mises en oeuvre sur une meuleuse pour lentille ophtalmique, on
choisit, suivant l'invention, pour calibre d'étalonnage, un calibre d'étalonnage présentant,
lui-même, au moins en surface, au moins une partie conductrice, qui est isolée, et
qui est électriquement reliée à un circuit d'exploitation, et on soumet l'interruption
de la phase d'accostage à la détection, par ce circuit d'exploitation, d'un passage
de courant entre la partie conductrice du calibre d'étalonnage et l'outil d'usinage.
[0018] Par exemple, et préférentiellement, on assure l'interruption de la phase d'accostage
dès que l'intensité du courant détecté par le circuit d'exploitation atteint un seuil
déterminé.
[0019] Quoi qu'il en soit, la détection électrique ainsi effectuée épargne avantageusement
à l'outil de rainage, et, tout aussi bien, au calibre d'étalonnage, tout contact mécanique
accentué susceptible d'en entraîner une quelconque déformation.
[0020] Ainsi, le calibre d'étalonnage préférentiellement mis en oeuvre pour l'application
du procédé suivant l'invention comporte au moins une partie conductrice, qui est électriquement
isolée, et qui est susceptible d'être électriquement reliée à un quelconque circuit
d'exploitation.
[0021] Un tel calibre d'étalonnage, et le procédé d'étalonnage correspondant, peuvent convenir
avantageusement aussi bien à l'étalonnage d'une meule qu'à l'étalonnage d'une meulette
de rainage.
[0022] Lorsque, comme cela est le cas le plus fréquent, l'axe de l'arbre porte-outil sur
lequel est montée la meulette de rainage est incliné par rapport à l'axe de l'arbre
porte-verre, le calibre d'étalonnage suivant l'invention comporte, préférentiellement,
au moins deux parties conductrices, qui sont isolées l'une de l'autre, et qui comportent
chacune au moins un pan de contact formant un dièdre avec le pan de contact de l'autre,
et, après qu'un contact ait été détecté entre le pan de contact de l'une de ces parties
conductrices et l'outil d'usinage, en l'espèce la meulette de rainage, on fait en
sorte qu'un contact soit également établi entre cet outil d'usinage et le pan de contact
de l'autre de ces parties conductrices.
[0023] Ainsi, le calibre d'étalonnage suivant l'invention permet, non seulement de connaître
la position de la meulette de rainage dans le repère de la meuleuse, mais également
le diamètre de cette meulette de rainage alors même que, compte tenu de l'inclinaison
de celle-ci, il n'appréhende physiquement qu'un contour elliptique pour cette meulette
de rainage.
[0024] Il est simplement tiré parti pour ce faire de la relation géométrique liant ce contour
elliptique au contour circulaire réel de la meulette de rainage.
[0025] Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description
qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur
lesquels :
la figure 1 est, avec un arrachement local, une vue schématique, en perspective, d'une
meuleuse pour lentille ophtalmique à laquelle est susceptible de s'appliquer l'invention
;
la figure 2 est, à échelle supérieure, une vue partielle en élévation de cette meuleuse,
suivant la flèche II de la figure 1 ;
la figure 3 est une vue partielle en élévation illustrant le montage d'un calibre
d'étalonnage suivant l'invention en lieu et place d'un verre sur cette meuleuse ;
la figure 4 est, à échelle supérieure, une vue de côté de ce calibre, suivant la flèche
IV de la figure 3 ;
la figure 5 en est une vue en coupe axiale, suivant la ligne V-V de la figure 4 ;
la figure 6 en est une vue de face, suivant la flèche VI de la figure 4 ;
la figure 7 est une vue en perspective éclatée des deux parties conductrices que comporte,
suivant l'invention, ce calibre d'étalonnage ;
la figure 8 est une vue conjointe de dessus de ces deux parties conductrices, suivant
la flèche VIII de la figure 7 ;
la figure 9 est un bloc diagramme du circuit d'exploitation auquel est susceptible
d'être raccordé le calibre d'étalonnage suivant l'invention ;
la figure 10 est un bloc diagramme illustrant la mise en oeuvre de ce calibre d'étalonnage
pour un mode particulier d'intervention de celui-ci.
[0026] Tel que schématisé sur la figure 1, et de manière connue en soi, notamment par le
brevet français No 95 06239 mentionné ci-dessus, une meuleuse 10 à l'étalonnage de
laquelle est plus particulièrement destinée l'invention comporte, globalement, une
bascule 11, qui est montée librement pivotante sur un bâti, non représenté, autour
d'un axe de pivotement A1 qui est en pratique un axe horizontal, un arbre porte-verre
12, qui est monté rotatif sur la bascule 11, autour d'un axe de rotation A2 parallèle
à l'axe de pivotement A1 de celle-ci, et un arbre porte-outil 13, 13', qui est monté
rotatif sur le bâti, à distance de l'axe de pivotement A1 de la bascule 11, et sur
lequel peut être monté un outil d'usinage 14, 14'.
[0027] S'agissant, en pratique, dans la forme de réalisation représentée, d'une meuleuse
10 automatique, communément dite numérique, la bascule 11 est pilotée par une biellette
de restitution 16 qui, à son autre extrémité, est articulée à une noix 17 suivant
un axe de pivotement A3 parallèle à l'axe de pivotement A1 de la bascule 11, et la
noix 17 est elle-même montée mobile suivant un axe A4 orthogonal aux axes de pivotement
A1 et A3 précédents.
[0028] Par exemple, et tel que schématisé sur la figure 1, la noix 17 est une noix taraudée
en prise à vissage avec une tige filetée 18 qui, alignée suivant l'axe A4, est entraînée
en rotation par un moteur 19.
[0029] Les dispositions qui précèdent étant bien connues par elles-mêmes, elles ne seront
pas décrites plus en détail ici.
[0030] De manière connue en soi, également, l'arbre porte-verre 12 est formé de deux broches
20, qui, alignées l'une avec l'autre, sont propres à enserrer entre elles le verre
22 à usiner, en l'espèce une lentille ophtalmique.
[0031] Lorsqu'il s'agit d'usiner, sur la tranche de ce verre 22, un biseau, l'outil d'usinage
14 mis en oeuvre est une meule.
[0032] L'axe de rotation A5 de l'arbre porte-outil 13 correspondant s'étend parallèlement
à l'axe de pivotement A1 de la bascule 11 et à l'axe de rotation A2 de l'arbre porte-verre
12.
[0033] Lorsqu'il s'agit d'usiner, sur la tranche du verre 22, une rainure, l'outil d'usinage
14' mis en oeuvre est un outil de rainage.
[0034] En pratique, et ainsi qu'il est mieux visible sur la figure 2, cet outil d'usinage
14' est une simple meulette de rainage, c'est-à-dire un disque métallique relativement
mince et étroit.
[0035] En pratique, également, et ainsi qu'il ressort aussi de cette figure 2, l'axe de
rotation A'5 de l'arbre porte-outil 13' correspondant est incliné par rapport à l'axe
de rotation A2 de l'arbre porte-verre 12.
[0036] Par exemple, l'angle d'inclinaison 1 correspondant est de l'ordre de 15°.
[0037] Par exemple, également, et tel que représenté, l'arbre porte-outil 13' est une simple
broche qui s'étend en porte à faux à compter d'un bâti auxiliaire 24, et ce bâti auxiliaire
24, qui, en service, surplombe l'outil d'usinage 14, en étant lié en translation au
chariot porteur de celui-ci, est escamotable par rapport à cet outil d'usinage 14.
[0038] Les dispositions qui précèdent étant, elles aussi, bien connues par elles-mêmes,
elles ne seront pas non plus décrites plus en détail ici.
[0039] De manière connue en soi, enfin, et tel que schématisé sur la figure 3, pour l'étalonnage
de la meuleuse 10, il est mis en oeuvre, sur l'arbre porte-verre 12, en lieu et place
d'un verre 22, un calibre d'étalonnage 25, et le processus d'étalonnage correspondant
comporte une phase d'accostage au cours de laquelle la bascule 11 ainsi équipée de
ce calibre d'étalonnage 25 est rapprochée de l'arbre porte-outil 13, 13' concerné,
équipé, lui, de l'outil d'usinage 14, 14' correspondant.
[0040] Suivant l'invention, et pour des raisons qui apparaîtront ci-après, on choisit pour
calibre d'étalonnage 25 un calibre d'étalonnage 25 présentant, au moins en surface,
au moins une partie conductrice 26A, 26B, qui est électriquement isolée, et qui, tel
que schématisé sur la figure 9, est susceptible d'être électriquement reliée à un
quelconque circuit d'exploitation 27.
[0041] Préférentiellement, et cela est le cas dans la forme de réalisation représentée,
on choisit pour calibre d'étalonnage 25 un calibre d'étalonnage 25 comportant au moins
deux parties conductrices 26A, 26B, qui sont isolées l'une par rapport à l'autre,
et qui comportent, chacune, au moins un pan de contact 28A, 28B formant un dièdre
D avec le pan de contact 28B, 28A de l'autre.
[0042] Dans la forme de réalisation représentée, seules deux parties conductrices 26A, 26B
sont prévues.
[0043] Par exemple, et tel que représenté, ces deux parties conductrices 26A, 26B comportent,
chacune, un flasque 29A, 29B, par lequel elles sont l'une et l'autre rapportées, à
distance l'une de l'autre, sur un moyeu 30, et vis-à-vis duquel leur pan de contact
28A, 28B s'étend globalement en équerre.
[0044] En pratique, le moyeu 30 est en matière isolante.
[0045] En pratique, également, il forme, dans sa partie médiane, un bride 31 à laquelle
sont adossés les flasques 29A, 29B des parties conductrices 26A, 26B.
[0046] Par exemple, le flasque 29B de la partie conductrice 26B est solidarisé à la bride
31 par des vis non représentées.
[0047] Corollairement, le flasque 29A de la partie conductrice 26A est lui-même solidarisé
à cette bride 31 par des vis également non représentées.
[0048] Dans la forme de réalisation représentée, le moyeu 30 porte, en porte à faux, à l'une
de ses extrémités, pour son accouplement à l'arbre porte-verre 12, et, plus précisément,
à l'une des broches 20 constitutives de cet arbre porte-verre 12, une douille 33 en
matériau conducteur de l'électricité.
[0049] En pratique, cette douille 33 est métallique.
[0050] Dans la forme de réalisation représentée, elle s'étend du côté de la pièce conductrice
26A, et une bague 34, en matière isolante, est insérée entre elle et le flasque 29A
de cette pièce conductrice 26A.
[0051] Une encoche 35 permet le blocage en rotation de la douille 33 sur la broche 20 concernée
de l'arbre porte-verre 12, et une vis 36 permet son maintien axial par rapport à celle-ci.
[0052] Préférentiellement, et cela est le cas dans la forme de réalisation représentée,
les flasques 29A, 29B des pièces conductrices 26A, 26B sont parallèles entre eux,
et ils s'étendent sensiblement perpendiculairement à l'axe A6 du moyeu 30.
[0053] Préférentiellement, également, leur pan de contact 28A, 28B est plan.
[0054] Dans la forme de réalisation représentée, le pan de contact 28A de la pièce conductrice
26A appartient à un bossage 38A qui s'étend au dos du flasque 29A, au droit d'un bec
39A formé par celui-ci.
[0055] Corollairement, le pan de contact 28B de la partie conductrice 26B appartient, lui,
dans cette forme de réalisation, à un simple retour en équerre 38B du flasque 29B
de cette partie conductrice 26B.
[0056] Préférentiellement, et cela est le cas dans la forme de réalisation représentée,
le dièdre D que forme ainsi le pan de contact 28A de l'une des parties conductrices
26A, 26B, en l'espèce la partie conductrice 26A, avec le pan de contact 28B correspondant
de l'autre de ces parties conductrices 26A, 26B, en l'espèce la partie conductrice
26B, est un dièdre droit.
[0057] Autrement dit, l'angle de ce dièdre D est sensiblement égal à 90°.
[0058] Préférentiellement, également, et cela est le cas dans la forme de réalisation représentée,
les parties conductrices 26A, 26B comportent, chacune, à distance angulairement l'un
de l'autre, au moins trois pans de contact 28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B, et, d'une
de ces parties conductrices 26A, 26B à l'autre, ces pans de contact 28A, 28'A, 28"A,
28B, 28'B, 28"B sont associés en couples de deux pans de contact 28A-28'A, 28B-28'B,
28"A-28"B formant un dièdre D, D', D" entre eux.
[0059] Outre les pans de contact 28A, 28B déjà décrits, il y a donc, dans la forme de réalisation
représentée, sur les parties conductrices 26A, 26B, des pans de contact 28'A, 28'B,
28"A, 28"B.
[0060] Pour la pièce conductrice 26A, les pans de contact 28'A, 28"A appartiennent chacun
respectivement à un retour en équerre 40'A, 40"A du flasque 29A.
[0061] Pour la partie conductrice 26B, les pans de contact 28'B, 28"B appartiennent chacun
respectivement à des bossages 40'B, 40"B qui s'étendent au dos du flasque 29B.
[0062] Les pans de contact 28A, 28'A, 28"A de la pièce conductrice 26A sont dirigés vers
la pièce conductrice 26B, et, de même, les pans de contact 28B, 28'B, 28"B de cette
partie conductrice 26B sont dirigés vers la partie conductrice 26A.
[0063] Préférentiellement, et cela est le cas dans la forme de réalisation représentée,
pour chacune des parties conductrices 26A, 26B, les pans de contact 28A, 28'A, 28"A,
28B, 28'B, 28"B sont écartés angulairement l'un de l'autre d'un angle sensiblement
égal à 90°.
[0064] En pratique, les parties conductrices 26A, 26B sont réalisées l'une et l'autre en
métal, et, dans la zone centrale de leur flasque 29A, 29B, elles comportent un perçage
42A, 42B, pour leur engagement sur le moyeu 30.
[0065] Dans la forme de réalisation représentée, le perçage 42A de la partie conductrice
26A est entouré, du côté opposé à la partie conductrice 26B, par une collerette 43.
[0066] Dans la forme de réalisation représentée, et pour des raisons qui apparaîtront ci-après,
le contour extérieur du calibre d'étalonnage 25 suivant l'invention forme, localement,
deux pointes anguleuses 44A, 44B, qui appartiennent chacune respectivement à ses deux
parties conductrices 26A, 26B, et qui, circonscrites par une même circonférence C,
tel que schématisé en traits interrompus sur la figure 4, sont angulairement écartées
l'une de l'autre.
[0067] En pratique, dans la forme de réalisation représentée, la pointe anguleuse 44A de
la partie conductrice 26A appartient au bec 39A de son flasque 29A, et la pointe anguleuse
44B de la partie conductrice 26B appartient à un bec 39B qui prolonge localement son
bossage 40"B.
[0068] Dans la forme de réalisation représentée, enfin, et pour des raisons qui apparaîtront
également ci-après, le contour extérieur du calibre d'étalonnage 25 suivant l'invention
est, sur une partie 45 au moins de sa périphérie, circulaire.
[0069] En pratique, dans cette forme de réalisation, la partie 45 ainsi circulaire de ce
contour extérieur se limite à la tranche du bec 39A du flasque 29A de la partie conductrice
26A.
[0070] Pour l'essentiel, et tel que schématisé sur la figure 9, le circuit d'exploitation
27 comporte un microprocesseur 46, dont une des portes 47A est reliée à la partie
conductrice 26A du calibre d'étalonnage 25 par un conducteur électrique 48A, et dont
une autre porte 47B est, de manière semblable, reliée à la partie conductrice 26B
de ce calibre d'étalonnage 25 par un conducteur électrique 48B.
[0071] Sur ces mêmes portes 47A, 47B, le microprocesseur 46 reçoit, d'une barre bus 49,
une tension déterminée, de l'ordre par exemple de 5 V, par l'intermédiaire d'une résistance
de limitation de courant 50A, 50B.
[0072] Par des sorties 52, le microprocesseur 46 est apte à piloter la meuleuse 10, en contrôlant,
notamment, le pivotement de sa bascule 11 autour de son axe de pivotement A1, et la
rotation de son arbre porte-verre 12 autour de son axe de rotation A2.
[0073] Enfin, ce microprocesseur 46 est câblé de manière à pouvoir discriminer si, sur chacune
de ses portes 47A, 47B, la tension est nulle ou si elle est égale à la tension de
la barre bus 49.
[0074] Les dispositions correspondantes relevant de l'homme de l'art, elles ne seront pas
décrites plus en détail ici.
[0075] On supposera, tout d'abord, ci-après, qu'il est procédé à l'étalonnage de la meuleuse
10 lorsqu'est mis en oeuvre sur celle-ci l'outil d'usinage 14', c'est-à-dire une meulette
de rainage.
[0076] Suivant l'invention, on interrompt la phase d'accostage que comporte le processus
d'étalonnage correspondant dès qu'un contact est détecté entre le calibre d'étalonnage
25 et l'outil d'usinage 14'.
[0077] Préférentiellement, on tire parti, pour ce faire, suivant l'invention, du fait que
l'outil d'usinage 14' est, au moins en surface, conducteur de l'électricité.
[0078] De fait, et comme déjà indiqué ci-dessus, la meulette de rainage constituant cet
outil d'usinage 14' est usuellement en métal.
[0079] Suivant l'invention, et tel que schématisé sur la figure 9, l'outil d'usinage 14'
est mis à la masse ; en pratique il en est de même pour la douille 33 portée par le
moyeu 30 du calibre d'étalonnage 25.
[0080] Préférentiellement, et suivant l'invention, on soumet l'interruption de la phase
d'accostage du processus d'étalonnage à la détection, par le circuit d'exploitation
27, d'un passage de courant entre la partie conductrice 26A, 26B du calibre d'étalonnage
25 et l'outil d'usinage 14'.
[0081] En pratique, et suivant des dispositions qui, relevant de l'homme de l'art, ne seront
pas décrites ici, cette détection est assurée par le microprocesseur 46 du circuit
d'exploitation 27, par la discrimination de tension effectuée sur l'une et/ou l'autre
de ses portes 47A, 47B.
[0082] Plus précisément, on assure, suivant l'invention, l'interruption de la phase d'accostage
dès que l'intensité du courant ainsi détecté par le circuit d'exploitation 27 atteint
un seuil déterminé.
[0083] Dans la pratique, il peut, par exemple, être procédé comme suit.
[0084] Après que, tel que schématisé à la figure 9, un contact ait, par exemple, été détecté
entre, d'une part, le pan de contact 28A de l'une des parties conductrices 26A, 26B
du calibre d'étalonnage 25, en l'espèce sa partie conductrice 26A, et, d'autre part,
l'outil d'usinage 14', on fait en sorte qu'un contact soit également établi entre
cet outil d'usinage 14' et le pan de contact 28B correspondant de l'autre des parties
conductrices 26A, 26B de ce calibre d'étalonnage 25, et, donc, en l'espèce, sa partie
conductrice 26B.
[0085] Il suffit, pour ce faire, de commander, en conséquence, en pivotement, la bascule
11, et/ou, en rotation, l'arbre porte-verre 12.
[0086] En pratique, cette commande est assurée automatiquement par le microprocesseur 46
du circuit d'exploitation 27.
[0087] Dès qu'un contact est établi entre un pan de contact 28A, 28B du calibre d'étalonnage
25 et l'outil d'usinage 14', la tension sur la porte 47A, 47B correspondante du microprocesseur
46 passe de la tension sur la barre bus 49 à la masse, ce qui permet la détection
recherchée.
[0088] Lorsque, comme en l'espèce, les deux parties conductrices 26A, 26B du calibre d'étalonnage
25 comportent, chacune, à distance angulairement l'un de l'autre, au moins trois pans
de contact 28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B associés en couples d'une de ces parties
conductrices 26A, 26B à l'autre, on répète les opérations pour chaque couple 28A-28B,
28'A-28'B, 28"A-28"B de pans de contact 28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B.
[0089] Quoi qu'il en soit, dès que, comme indiqué ci-dessus, un contact est détecté entre
le calibre d'étalonnage 25 et l'outil d'usinage 14', on relève les coordonnées de
positionnement du calibre d'étalonnage 25 dans le repère de la meuleuse 10.
[0090] En pratique, ces coordonnées de positionnement prennent en compte, d'une part, l'orientation
angulaire de la bascule 11, et, d'autre part, celle de l'arbre porte-verre 12.
[0091] De ces coordonnées de positionnement, on déduit, ensuite, par le calcul, la position
de l'outil d'usinage 14' dans le repère de la meuleuse 10.
[0092] En outre, lorsque, comme en l'espèce, cet outil d'usinage 14' est un outil de rainage
monté sur un arbre porte-outil 13' dont l'axe de rotation A'5 est incliné par rapport
à l'axe de rotation A2 de l'arbre porte-verre 12, on déduit, des diverses coordonnées
de positionnement du calibre d'étalonnage 25, successivement relevées, selon le processus
précédent, à l'aide des couples de pans de contact 28A-28B, 28'A-28'B, 28"A-28"B,
le rayon R de cet outil d'usinage 14', en application des propriétés géométriques
intervenant entre une ellipse et le cercle orthoptique, ou cercle de Monge, correspondant,
tel que schématisé sur le bloc diagramme de la figure 10.
[0093] Ces propriétés géométriques étant bien connues de l'homme de l'art, elles ne seront
pas explicitées ici.
[0094] Elles ressortent d'ailleurs du bloc diagramme de la figure 10.
[0095] De même, le calcul permettant de déduire la position de l'outil d'usinage 14' et
le rayon R de celui-ci des coordonnées de positionnement du calibre d'étalonnage 25
est à la portée de l'homme de l'art, et il ne sera donc pas non plus explicité ici.
[0096] Lorsque la meuleuse 10 est équipée d'un outil d'usinage 14, en l'espèce une ou plusieurs
meules, son étalonnage se fait à l'aide des pointes anguleuses 44A, 44B et de la partie
45 de contour circulaire de la périphérie du calibre d'étalonnage 25, suivant des
modalités du type de celles décrites dans le brevet français No 95 06239.
[0097] Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de mise en oeuvre
et/ou à la forme de réalisation décrites et représentées, mais englobe toute variante
d'exécution.
1. Procédé pour l'étalonnage d'une meuleuse comportant une bascule (11), qui est montée
pivotante sur un bâti, un arbre porte-verre (12), qui est monté rotatif sur la bascule
(11) autour d'un axe de rotation (A2) parallèle à l'axe de pivotement (A1) de celle-ci,
et sur lequel peut être monté un calibre d'étalonnage (25), et un arbre porte-outil
(13, 13'), qui est monté rotatif sur le bâti, à distance de l'axe de pivotement (A1)
de la bascule (11), et sur lequel peut être monté un outil d'usinage (14, 14'), ce
procédé étant du genre comportant une phase d'accostage au cours de laquelle la bascule
(11), équipée d'un calibre d'étalonnage (25), est rapprochée de l'arbre porte-outil
(13, 13'), équipé, lui, d'un outil d'usinage (14, 14'), et étant d'une manière générale
caractérisé en ce qu'on interrompt cette phase d'accostage dès qu'un contact est détecté
entre le calibre d'étalonnage (25) et l'outil d'usinage (14, 14').
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, l'outil d'usinage (14,
14') étant, au moins en surface, conducteur de l'électricité, on choisit, pour calibre
d'étalonnage (25), un calibre d'étalonnage (25) présentant, au moins en surface, au
moins une partie conductrice (26A, 26B), qui est électriquement isolée, et qui est
électriquement reliée à un circuit d'exploitation (27), et on soumet l'interruption
de la phase d'accostage à la détection, par le circuit d'exploitation (27), d'un passage
de courant entre la partie conductrice (26A, 26B) du calibre d'étalonnage (25) et
l'outil d'usinage (14, 14').
3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on assure l'interruption
de la phase d'accostage dès que l'intensité du courant détecté par le circuit d'exploitation
(27) atteint un seuil déterminé.
4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que,
l'outil d'usinage (14') étant un outil de rainage monté sur un arbre porte-outil (13')
dont l'axe de rotation (A'5) est incliné par rapport à l'axe de rotation (A2) de l'arbre
porte-verre (12), on choisit, pour calibre d'étalonnage (25), un calibre d'étalonnage
(25) comportant au moins deux parties conductrices (26A, 26B), qui sont isolées l'une
par rapport à l'autre, et qui comportent, chacune, au moins un pan de contact (28A,
28B) formant un dièdre (D) avec le pan de contact (28A, 28B) de l'autre, et, après
qu'un contact ait été détecté entre le pan de contact (28A) de l'une des parties conductrices
(26A, 26B) de ce calibre d'étalonnage (25) et l'outil d'usinage (14'), on fait en
sorte qu'un contact soit également établi entre cet outil d'usinage (14') et le pan
de contact (28B) correspondant de l'autre des parties conductrices (26A, 26B) de ce
calibre d'étalonnage (25).
5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'on choisit, pour calibre
d'étalonnage (25), un calibre d'étalonnage (25) dont les deux parties conductrices
(26A, 26B) comportent, chacune, à distance angulairement l'un de l'autre, au moins
trois pans de contact (28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B) associés en couples d'une
de ces parties conductrices (26A, 26B) à l'autre, et on répète les opérations pour
chaque couple (28A-28B, 28'A-28'B, 28"A-28"B) de pans de contact (28A, 28'A, 28"A,
28B, 28'B, 28"B).
6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que,
dès qu'un contact est détecté entre le calibre d'étalonnage (25) et l'outil d'usinage
(14, 14'), on relève les coordonnées de positionnement du calibre d'étalonnage (25).
7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que, des coordonnées de positionnement
du calibre d'étalonnage (25), on déduit, par le calcul, la position de l'outil d'usinage
(14, 14') dans le repère de la meuleuse (10), et, lorsque cet outil d'usinage (14')
est un outil de rainage, le rayon (R) de cet outil d'usinage (14').
8. Calibre d'étalonnage caractérisé en ce que, pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme
à l'une quelconque des revendications 2 à 5, il comporte au moins une partie conductrice
(26A, 26B), qui est électriquement isolée, et qui est susceptible d'être électriquement
reliée à un quelconque circuit d'exploitation (27).
9. Calibre d'étalonnage suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte
au moins deux parties conductrices (26A, 26B), qui sont isolées l'une par rapport
à l'autre, et qui comportent, chacune, au moins un pan de contact (28A, 28B) formant
un dièdre (D) avec le pan de contact (28B, 28A) de l'autre.
10. Calibre d'étalonnage suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le dièdre (D)
que forme le pan de contact (28A) d'une des parties conductrices (26A, 26B) avec le
pan de contact (28B) correspondant de l'autre de ces parties conductrices (26A, 26B)
est un dièdre droit.
11. Calibre d'étalonnage suivant l'une quelconque des revendications 9, 10, caractérisé
en ce que les parties conductrices (26A, 26B) comportent chacune un flasque (29A,
29B), par lequel elles sont l'une et l'autre rapportées, à distance l'une de l'autre,
sur un moyeu (30), en matière isolante, et vis-à-vis duquel leur pan de contact (28A,
28B) s'étend globalement en équerre.
12. Calibre d'étalonnage suivant la revendication 11, caractérisé en ce que, pour son
accouplement à l'arbre porte-verre (12), le moyeu (30) porte une douille (33) en matériau
conducteur de l'électricité.
13. Calibre d'étalonnage suivant l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé
en ce que les parties conductrices (26A, 26B) comportent, chacune, à distance angulairement
l'un de l'autre, au moins trois pans de contact (28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B),
et, d'une de ces parties conductrices (26A, 26B) à l'autre, ces pans de contact (28A,
28'A, 28"A, 28B, 28'B, 28"B) sont associés en couples de deux pans de contact (28A-28B,
28'A-28'B, 28"A-28"B) formant un dièdre (D, D', D") entre eux.
14. Calibre d'étalonnage suivant la revendication 13, caractérisé en ce que, pour chacune
des parties conductrices (26A, 26B), les pans de contact (28A, 28'A, 28"A, 28B, 28'B,
28"B) sont écartés angulairement l'un de l'autre d'un angle sensiblement égal à 90°.
15. Calibre d'étalonnage suivant l'une quelconque des revendications 9 à 14, caractérisé
en ce que son contour extérieur forme, localement, deux pointes anguleuses (44A, 44B),
qui appartiennent chacune respectivement à ses deux parties conductrices (26A, 26B),
et qui, circonscrites par une même circonférence (C), sont angulairement écartées
l'une de l'autre.
16. Calibre d'étalonnage suivant l'une quelconque des revendications 8 à 15, caractérisé
en ce que, sur une partie (45) au moins de sa périphérie, son contour extérieur est
circulaire.