Domaine Technique
[0001] La présente invention a trait à un procédé perfectionné permettant de réaliser la
mise en place contre un support, sol, paroi, plafond..., d'un revêtement constitué
de planches ou lattes en bois, ou autres matériaux similaires ; elle a trait également
à un nouveau type de revêtement, plancher notamment, obtenu par la mise en oeuvre
de ce procédé.
[0002] Dans la suite de la description, l'invention sera décrite pour la réalisation de
planchers ou terrasses réalisés à l'extérieur et qui sont donc soumis aux intempéries,
mais il est évident que l'invention n'est pas limitée à une telle application et peut
s'appliquer à tout autre secteur où se posent des problèmes similaires.
Techniques antérieures
[0003] De très nombreuses propositions ont été faites à ce jour pour réaliser des revêtements
de sol ou paroi à partir de planches ou panneaux en bois.
[0004] Ainsi, le document DE-A-21 23 206 décrit un revêtement constitué de planches ou panneaux
en bois qui sont fixés contre une surface, côte à côte, en laissant un espace entre
ladite surface et le dessous du revêtement.
[0005] Selon ce document, l'espacement et la fixation des éléments du revêtement est obtenu
au moyen d'une paire d'éléments répartis, l'un sur toute la surface des planches,
l'autre contre la surface à recouvrir.
[0006] De tels éléments de fixation font appel à des cônes clipsables disposés contre la
totalité de la surface à recouvrir et le dessous du revêtement.
[0007] Un tel moyen de fixation qui est prévu pour être utilisé pour réaliser des parquets
d'intérieur ne peut, en aucun cas, permettre d'envisager de l'employer pour réaliser
des planchers, terrasses en bois à l'extérieur compte tenu du fait que le principal
problème qui se pose dans un tel cas est celui de la durabilité des ouvrages construits
qui sont soumis directement aux intempéries et au soleil.
[0008] En effet, le bois étant un bio-polymère, il est par définition bio-dégradable, spécialement
au niveau des composés cellulosiques et hémi-cellulosiques, puisque ces composés sont
en fait des polysaccharides (chimie des sucres), donc très peu résistants dans le
temps, et très convoités par les micro-organismes de type xylophages.
[0009] En conséquence, si l'on souhaite avoir une bonne durabilité du bois à l'extérieur,
il est impératif de respecter deux conditions essentielles, à savoir de ne pas avoir
un contact direct avec le sol et de ne pas permettre à l'eau (de pluie ou autre) de
stagner ou de rester emprisonnée sur ou dans le bois.
[0010] Par ailleurs, il est évident que la durabilité sera également fonction de l'essence
de bois utilisée et également d'éventuels traitements, par exemple un traitement chimique
en autoclave à haute pression, qui augmente la durabilité.
[0011] Enfin, dans le cas de terrasses ou autres ouvrages externes, il est impératif d'avoir
une réalisation structurelle permettant de supporter le passage de charges importantes,
telles que par exemple une machine de nettoyage urbain.
[0012] La solution décrite dans le brevet précité ne permet en aucun cas de résoudre de
tels problèmes.
[0013] En effet, dans ce document, les éléments de fixation font appel à des cônes clipsables
disposés contre la totalité de la surface à recouvrir et le dessous du revêtement.
[0014] Si un tel moyen de fixation est prévu pour un revêtement destiné à être utilisé à
l'extérieur, lors d'une telle utilisation, l'ensemble des surfaces de cônes peut se
remplir d'eau, ce qui entraînera la dégradation de la structure en bois.
[0015] De plus, la solution de ce document ne peut permettre en aucun cas une ventilation
des couches inférieures du revêtement.
[0016] Par ailleurs, l'utilisation de cônes répartis sur toute la surface exige une mise
en service sur une surface parfaitement plane et ne permet aucun réglage.
[0017] Enfin, la solution décrite dans ce document peut être considérée comme une solution
non structurelle et ne pourrait donc pas supporter le passage de charges importantes
telles que par exemple machines de nettoyage urbain.
Exposé de l'invention
[0018] Or on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un procédé
simple et efficace, qui permet, dans le cas de terrasses ou de planchers mis en oeuvre
à l'extérieur, non seulement d'écarter les lattes, panneaux, planches en bois du sol
permettant ainsi la ventilation et l'essuyage de l'eau après la pluie, mais également
autorise une possibilité de fixation par le dessous de la structure, éliminant tous
risques d'entrée d'eau par capillarité qui se produit lorsque l'on utilise des moyens
de fixation par le dessus (vis, boulons).
Par ailleurs, le procédé conforme à l'invention autorise la réalisation de revêtements
de structure permettant de supporter le passage de charges importantes, telles que
machines de nettoyage urbain.
[0019] L'invention concerne donc un procédé de mise en place contre un support, sol notamment,
d'un revêtement constitué d'éléments en bois en forme de planche, latte ou panneau,
ledit procédé consistant à niveler le support à recouvrir, puis à fixer contre ce
support, côte à côte desdits éléments de revêtement en laissant un espace entre ces
derniers et le support, l'espacement et la fixation de chaque élément de revêtement
étant obtenus au moyen de paires d'éléments de fixation répartis les uns sur la longueur
de l'élément de revêtement, les autres sur le support, les deux éléments de fixation
d'une paire se présentent sous la forme de blocs élémentaires qui s'étendent transversalement,
l'un sur la face inférieure de l'élément de revêtement, et l'autre sur le support,
les faces en regard des éléments de fixation comportant des zones complémentaires
encastrables assurant le blocage desdits éléments de fixation entre eux, ledit procédé
étant
caractérisé en ce que les paires d'éléments de fixation sont réparties espacées les unes par
rapport aux autres sur la longueur de l'élément de revêtement.
[0020] Selon une forme de réalisation préférentielle conforme à l'invention, lesdits blocs
de fixation sont de forme générale parallélépipédique et comportent une base rectangulaire
surmontée par une pluralité de dents espacées les unes des autres, dont les faces
latérales présentent avantageusement une légère conicité, de l'ordre de 3 à 5°. Par
suite, on obtient la fixation par simple emboîtement des dents du bloc fixé en dessous
de la planche entre les dents du bloc fixé sur le sol.
[0021] La conicité très faible de chaque dent permet d'obtenir un ensemble auto-serrant
et une fixation directe par frottement, la mise en place étant obtenue de manière
très simple à l'aide d'un coup de marteau sur la planche.
[0022] De préférence, les dents sont réparties par séries sur la longueur de chaque bloc
élémentaire, des ouvertures étant prévues dans l'épaisseur de la base, dans les zones
situées entre deux séries de dents pour permettre de visser les blocs de liaison d'une
part, sur le dessous de la planche et d'autre part, sur le sol ou autres éléments
structurels (parois, plafonds).
[0023] Pour éviter que le système ne se desserre, notamment par suite des grands écarts
de température auxquels est soumise la terrasse ou à cause d'un apport d'eau, il peut
être envisagé, lors de la mise en place, de déposer un point de colle sur les dents
de l'un ou des deux blocs de fixation. La quantité de colle interfacée sur la dent
étant proportionnelle à la résistance en traction de l'ensemblc de jonction, elle
sera donc calculée pour, par exemple, le démontage de la planche avec une force prédéterminée
par exemple de l'ordre de 100 kg. Il sera possible d'adapter la force de résistance
en réalisant un profil comportant un plus ou moins grand nombre de dents offrant une
plus ou moins grande surface d'adhésion ou de collage.
[0024] Une autre solution pour assurer le blocage des blocs de fixation entre eux et renforcer
la résistance à l'écrasement, consiste à prévoir des moyens d'ancrage à l'extrémité
d'une ou plusieurs dents qui sont aptes à venir s'encliqueter contre la face inférieure
du bloc opposé à l'extrémité desdites dents lorsque les deux blocs élémentaires sont
associés.
[0025] Les blocs de fixation conformes à l'invention seront réalisés à partir de tout matériau
approprié, mais seront de préférence à base d'un polymère thermodurcissable résistant
à l'eau et aux écarts thermiques avec peu de variation dimensionnelle ainsi qu'aux
agents agressifs de nettoyage et pouvant être collés sans contrainte particulière.
[0026] A titre indicatif, on peut utiliser comme matière du polyamide, du polyéthylène,
ou du polypropylène. Bien entendu, le choix de tels matériaux n'est pas limitatif.
[0027] Concernant la colle éventuellement utilisée pour améliorer la liaison entre les deux
blocs élémentaires, on peut utiliser une colle de type epoxyde, ou polyuréthanne classique
ou toute autre colle équivalente.
[0028] Selon un autre mode préférentiel de réalisation conforme à l'invention, pour éviter
que l'eau qui s'infiltre en dessous des planches s'écoule également entre les blocs
de fixation et le dessous de la planche et/ou le sol, on peut interposer entre chaque
bloc élémentaire et la surface contre laquelle il prend appui une cale ou une rondelle
à base d'élastomère notamment formant un joint et qui, étant comprimée, joue le rôle
de barrière d'étanchéité à l'eau.
[0029] Enfin, selon un mode préférentiel de réalisation, la surface apparente comportera
des motifs en relief ce qui, d'une part, favorise l'écoulement de l'eau et d'autre
part, rend la structure non glissante. Ces motifs en relief, réalisés dans la masse,
éliminent les risques d'infiltration d'eau et donc de dégradation du bois.
[0030] Ces motifs ne doivent pas présenter d'angle négatif pouvant créer, à l'occasion de
phénomènes de retrait du bois, des fissures de séchage, donc des risques d'entrée
d'eau. Le motif positif de relief est donc usiné avec un arrondi sur sa partie inférieure,
en embase de liaison avec la planche, et d'une forme convexe sur sa partie supérieure,
pour faciliter l'écoulement de l'eau. De préférence, le motif sera rond, ce qui évite
les angles vifs générateurs de concentrations de contraintes, donc de risques de fissures.
Description sommaire des dessins
[0031] L'invention et les avantages qu'elle apporte sera cependant mieux comprise grâce
à l'exemple de réalisation donné ci-après à titre indicatif mais non limitatif et
qui est illustré par les schémas annexés dans lesquels :
. la figure 1 est une vue d'ensemble, en perspective, illustrant la manière dont est
mis en oeuvre le procédé conforme à l'invention pour la mise en place de planches
destinées à réaliser le revêtement, un seul ensemble de fixation étant représenté
;
. la figure 2 illustre la manière dont sont de préférence disposées côte à côte deux
planches consécutives ;
. la figure 3 est une vue en coupe montrant la section préférentielle que doit avoir
une planche pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention et ;
. les figures 4,5 et 6 sont respectivement des vues en élévation, de dessous et de
côté d'un bloc de fixation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention et
;
. la figure 7 est une vue en perspective éclatée représentant une autre forme de réalisation
d'un bloc de fixation conforme à l'invention associé à une cale permettant d'éviter
toute infiltration d'eau en dessous de la base dudit bloc ;
. la figure 8 est une vue en perspective éclatée montrant une paire de blocs de fixation
conformes à l'invention comportant des moyens d'encliquetage entre les deux blocs.
Manière de réaliser l'invention
[0032] Dans l'exemple concret de réalisation qui sera donné ci-après, l'invention sera décrite
pour une terrasse ou plancher en bois, réalisé à partir de lattes, désigné par la
référence générale (1) ayant une largeur à la base de 67 mm et une épaisseur de 25
mm, la longueur de chaque latte étant de un mètre, la section desdites planches ainsi
que les dimensions des éléments de fixation réalisés conformément à l'invention étant
représentés sensiblement à l'échelle 1 aux figures 2 à 6.
[0033] Comme dit précédemment, il est évident que de telles dimensions ne sont pas impératives
et que l'invention pourrait être mise en oeuvre avec des planches ou blocs de liaison
ayant des dimensions différentes.
[0034] En se reportant à la figure 1, les planches élémentaires (1) du revêtement à réaliser
sont donc fixées sur le sol (S) qui a été préalablement nivelé au moyen d'un ensemble
de fixations, désignées par la référence générale (2), constituées de paires d'éléments
(3,4) se présentant sous la forme de blocs ou blocs de forme générale parallélépipédique,
l'un (3) étant fixé sur la face inférieure (5) de la planche (1), le second (4) étant,
quant à lui, fixé sur le sol. Pour assurer la fixation de la planche sur le sol, et
ce de manière espacée à ce dernier, on répartit sur la longueur de la planche régulièrement
espacés les uns par rapport aux autres, par exemple au moins aux deux extrémités des
ensembles (2) de liaison, mais pouvant éventuellement comporter un ou plusieurs éléments
intermédiaires dans le cas de planches de grande longueur.
[0035] Les blocs élémentaires de liaison (3,4) peuvent soit être de structure strictement
identique ou présenter des adaptations particulières selon qu'ils seront destinés
à être fixés sur le sol ou contre la face à l'intérieur de la planche.
[0036] Dans les deux cas, chaque ensemble (3,4) comporte une base, désignée par la même
référence (6), de forme rectangulaire, mais qui pourrait être ronde, cette base étant
surmontée par des éléments complémentaires de jonction qui, dans le cas présent, se
présentent sous la forme de dents, désignées par la même référence (7), et qui peuvent
être réparties par groupes le long des blocs. Ces dents sont séparées par des espaces
vides (8). Dans l'exemple donné, ces dents sont réparties en trois groupes tel qu'illustré
aux figures 4 à 7 annexées, ces dents ayant une hauteur de 9 mm et une épaisseur à
leur extrémité libre de 2 mm. L'espacement entre chaque dent est également de 2 mm.
Les faces latérales desdites dents présente une légère conicité, de l'ordre de 3°,
tel que lorsque les deux blocs (3,4) sont emboîtés, on obtient un auto-serrage et
une fixation directe par frottement. La fixation du bloc (3) contre la face envers
de la planche (1) et du bloc (4) contre le sol, est obtenue par tous moyens appropriés,
notamment au moyen de vis qui passent au travers d'orifices (8) prévus entre les groupes
de dents à la partie centrale de la base. De tels blocs de liaison sont réalisés de
préférence par moulage d'une matière plastique, polyéthylène ou polypropylène par
exemple.
[0037] Après mise en place de l'élément de jonction (4) sur le sol et des éléments de jonction
(3) sous la planche (1), la liaison définitive est réalisée par simple emboîtement
à l'aide d'un coup de marteau sur la planche.
[0038] Pour renforcer la jonction entre les blocs élémentaires, il peut être envisagé de
déposer sur l'une des séries de dents, des points de colle.
[0039] Une autre solution permettant d'obtenir un tel renforcement dans la jonction, consiste
à adopter la structure des blocs qui comportent des moyens permettant non seulement
d'avoir un emboîtage respectif des dents entre elles, mais également un encliquetage
d'au moins l'une des dents dans la base du bloc opposé. Une telle possibilité est
obtenue par la mise en oeuvre de la variante illustrée par la figure 8.
[0040] Dans un tel cas, au moins l'une des dents, par exemple la dent extrême (7a) comporte
à sa partie supérieure une protubérance (18) en forme de crochet. Lors de l'encastrement
des deux blocs entre eux, le crochet (18) vient s'encliqueter à l'intérieur d'un évidement
(19) prévu sur la face externe du bloc.
[0041] Il pourrait être envisagé d'avoir également des crochets en partie médiane, des ouvertures
étant alors prévues dans la base de chaque bloc pour permettre le passage desdits
crochets.
[0042] La mise en place des lattes les unes à côté des autres peut se faire soit bord à
bord, mais de préférence, les lattes seront espacées d'un espace (E), tel que représenté
à la figure 2, de l'ordre de 5 à 10 mm, ce qui permet, lorsque le plancher est réalisé,
d'améliorer la ventilation et de faciliter également le balayage et le nettoyage.
[0043] Par ailleurs, pour faciliter l'évacuation des déchets de sol, le champ des planches
(1) sera de préférence profilé avec un angle variable, mais en général de l'ordre
de 10 à 15°. Ce profil est de préférence prolongé sur la coupe de longueur en section
transversale et l'angle de la planche est de préférence brisé par un chanfrein ou
un arrondi (voir figure 3), pour permettre d'en améliorer la durabilité mécanique.
Si comme dit précédemment, les blocs de jonction peuvent être identiques, il sera
cependant avantageux d'adapter le bloc (3) pour qu'il ait une structure tel qu'illustré
aux figures 4 à 7 en prévoyant, dans sa base (6) une gorge (9) permettant la mise
en place d'un joint (10) en élastomère par exemple, qui joue un rôle de barrière d'étanchéité
à l'eau et évite que cette dernière s'infiltre entre la fixation et la planche.
[0044] De plus, et toujours afin de mieux faciliter l'écoulement de l'eau ainsi que de limiter
l'cffet de glissement, le plancher de la surface supérieure (11) de chaque planche
comportera de préférence un motif en relief (12) réalisé dans la masse. Un tel motif
(12) a une forme qui peut être variable tel que cela est représenté à la figure 1,
et de préférence ne présentera pas d'angle négatif pouvant être la cause de retrait
du bois et donc de fissures permettant l'infiltration d'eau. Le motif positif de relief
(12) est usiné avec un arrondi sur sa partie inférieure, en embase de liaison avec
la planche, et d'une forme convexe sur sa face supérieure, facilitant l'écoulement
de l'eau. Cela peut s'appliquer aussi bien à un motif de base rectangulaire ou rond,
un motif rond étant cependant préférable, car il permet la réduction des angles vifs
générateurs de concentrations de contraintes, donc de risques de fissures.
[0045] Ce motif aura un diamètre bien entendu inférieur à la largeur de la planche et il
est possible d'avoir sur une même planche des motifs de plusieurs diamètres, et ce
d'un point de vue esthétique. Pour des raisons de durabilité, il peut cependant présenter
une surface évitant son cisaillement, surface qui en général ne doit pas être inférieure
à 1000 mm2, soit un diamètre minimal de 35 mm.
[0046] Il convient également de noter que chaque planche (1) intègre de préférence dans
son profil une goutte d'eau (15) ainsi, que sur toute sa longueur une entaille de
retrait (16), l'angle de la planche étant également brisé par un chanfrein ou arrondi
(17).
[0047] La largeur de la planche peut être variable en essayant cependant de jouer un rôle
pour ce qui a trait à la stabilité et à la durabilité du revêtement formé. En effet,
le bois sèche au soleil, et absorbe de l'eau quand il pleut. A ces mouvements hygroscopiques,
sont associées des variations dimensionnelles, générant des tensions internes dans
la planche. Etant donné que le coefficient de retrait du bois est le double dans le
sens tangentiel (axe du cerne cylindrique) par rapport au retrait radial (perpendiculaire
au cerne), la section de la planche aura tendance à se déformer au séchage, pouvant
aller jusqu'à la fissuration. Par suite, pour diminuer ces tensions internes, il convient
d'utiliser des largeurs de planches ne dépassant pas 10 à 14 cm. Dans tous les cas,
la section de la planche peut être stabilisée avec une entaille de décharge sur le
dessous (16) (voir figure 3). Dans le cas de largeurs plus importantes, il conviendra
d'utiliser des éléments obtenus par la technique de « débit sur maille » (ou sur quartier),
ce qui permet de diminuer les tensions internes par rapport à la planche sur dosse,
mais ont cependant l'inconvénient d'être plus coûteux. Par ailleurs, lors de la pose,
il est avantageux que la planche soit conçue de façon à se déformer en forme convexe,
comme cela est représenté en pointillés sur la latte située à gauche sur la figure
2, ce qui permet une évacuation plus rapide et plus complète de l'eau de surface.
[0048] L'invention peut être mise en oeuvre pour tout type de bois mais, pour les réalisations
de planchers ou terrasses situés en extérieur, on utilisera des essences classiques
telles que l'Ipé ou l'Iroko. D'autres essences pourront éventuellement être réalisées,
par exemple du hêtre après lui avoir fait subir un traitement approprié, notamment
un traitement de rétification. S'il peut être envisagé d'utiliser tout type d'essence
de bois, de préférence, on sélectionnera l'essence en fonction de ses propriétés de
cisaillement, ce qui permet d'améliorer la durabilité des motifs en relief (12) et,
de plus, utiliser des essences peu nerveuses permettant une meilleure stabilité dimensionnelle
qui réduit les tensions internes et donc les risques de fissuration.
1. Procédé de mise en place contre un support (S), sol notamment, d'un revêtement constitué
d'éléments (I) en bois en forme de planche, latte ou panneau, ledit procédé consistant
à niveler le support (S) à recouvrir, puis à fixer contre ce support (S), côte à côte,
lesdits éléments de revêtement (1) en laissant un espace entre ces derniers et le
support (S), l'espacement et la fixation de chaque élément de revêtement (1) étant
obtenus au moyen de paires d'éléments de fixation (3,4) répartis les uns (3) sur la
longueur de l'élément de revêtement (1), les autres (4) sur le support (S), les deux
éléments de fixation (3,4) d'une paire se présentent sous la forme de blocs élémentaires
qui s'étendent transversalement, l'un (3) sur la face inférieure de l'élément de revêtement
(1), et l'autre (4) sur le support (S), les faces en regard des éléments de fixation
(3,4) comportant des zones complémentaires (7) encastrables assurant le blocage desdits
éléments de fixation (3,4) entre eux, caractérisé en ce que les paires d'éléments de fixation (3,4) sont réparties espacées les unes par rapport
aux autres sur la longueur de l'élément de revêtement.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les blocs de fixation (3,4) sont de forme générale parallélépipédique et comportent
une base rectangulaire (6) surmontée par une pluralité de dents (7) espacées les unes
des autres, dont les faces latérales présentent avantageusement une légère conicité,
de l'ordre de 3 à 5°.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que lors de la mise en place, on dépose un point de colle sur les dents (7) de l'un des
blocs de fixation (3) ou (4).
4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les blocs de fixation (3,4) comportent des moyens d'ancrage à l'extrémité d'une ou
plusieurs dents (7) qui sont aptes à venir s'encliqueter contre la face inférieure
du bloc opposé à l'extrémité desdites dents (7) lorsque les deux blocs élémentaires
(3,4) sont associés.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la fixation des blocs élémentaires (3,4), d'une part sur l'élément de revêtement
(1) et d'autre part sur le support (S), est obtenue par vissage au travers d'orifices.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on interpose entre le ou les blocs de fixation (3, 4) et le dessous de l'élément
de revêtement (1) et/ou le support (S), une cale (10) ou une rondelle à base d'élastomère
formant un joint.
7. Revêtement constitué d'éléments (1) en bois en forme de planche, latte ou panneau,
mis en place contre un support (S), notamment un sol, par la mise en oeuvre du procédé
selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les éléments de revêtement (1) comportent, sur leur face apparente, des motifs en
relief (12) réalisés dans la masse.
8. Revêtement de sol selon la revendication 7, caractérisé en ce que les motifs en relief (12) ne présentent pas d'angle négatif et sont de forme circulaire.
1. Verfahren zum Anbringen einer Verkleidung auf einem Träger (S), insbesondere Fußboden,
welche Verkleidung aus Holzelementen (1) in Form von Brettern, Latten oder Tafeln
besteht, wobei das genannte Verfahren darin besteht, den zu bedeckenden Träger (S)
zu nivellieren, danach an diesem Träger (S) nebeneinander die genannten Verkleidungselemente
(1) zu befestigen und dabei einen Zwischenraum zwischen letzteren und dem Träger (S)
zu lassen, wobei der Abstand und die Befestigung jedes Verkleidungselementes (1) mittels
Paaren von Befestigungselementen (3,4) erhalten werden, von denen ein Teil (3) über
die Länge des Verkleidungselementes (1) und der andere Teil (4) auf dem Träger (S)
verteilt werden, wobei die beiden Befestigungselemente (3,4) eines Paares die Form
von einerseits (3) auf der Unterseite des Verkleidungselementes (1) und andererseits
(4) auf dem Träger (S) quer verlaufenden Grundblöcken aufweisen, wobei die einander
gegenüberliegenden Seiten der Befestigungselemente (3,4) ineinander fügbare komplementäre
Bereiche (7) aufweisen, welche das Verriegeln der genannten Befestigungselemente (3,4)
miteinander sicherstellen, dadurch gekennzeichnet, daß die Paare von Befestigungselementen voneinander beabstandet über die Länge des Verkleidungselementes
verteilt sind.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Befestigungsblöcke (3,4) im wesentlichen die Form eines Parallelflachs aufweisen
und eine rechteckige Grundfläche (6) aufweisen, aus der eine Vielzahl voneinander
beabstandeter Zähne (7) herausragt, deren Seitenflächen vorteilhafterweise leicht
geneigt sind, in der Größenordnung von 3 bis 5°.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß beim Anbringen ein Punkt Klebstoff auf die Zähne (7) eines der Befestigungsblöcke
(3 oder 4) aufgebracht wird.
4. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Befestigungsblöcke (3,4) Verankerungsmittel am Ende eines oder mehrerer Zähne
(7) aufweisen, welche geeignet sind, an der Unterseite des gegenüberliegenden Blocks
am Ende der genannten Zähne (7) einzurasten, wenn die beiden Grundblöcke (3,4) miteinander
verbunden werden.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Befestigung der Grundblöcke (3,4), einerseits an dem Verkleidungselement (1)
und andererseits an dem Träger (S), durch Verschrauben durch Öffnungen hindurch erhalten
wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß zwischen dem Befestigungsblock oder den Befestigungsblöcken (3,4) und der Unterseite
des Befestigungselementes (1) und/oder dem Träger (S) eine Unterlage (10) oder eine
Scheibe auf Elastomerbasis eingesetzt wird, welche eine Dichtung bildet.
7. Verkleidung gebildet aus Holzelementen (1) in Form eines Brettes, einer Latte oder
Tafel, welche durch Ausführung des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 6 an
einem Träger (S), insbesondere einem Boden, angebracht werden, dadurch gekennzeichnet, daß die Verkleidungselemente (1) auf ihrer sichtbaren Fläche aus dem Vollen gearbeitete,
erhabene Motive (12) aufweisen.
8. Bodenverkleidung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die erhabenen Motive (12) keinen negativen Winkel aufweisen und kreisförmig sind.
1. Method for installing against a support (S), particularly the ground, a covering consisting
of wooden elements (1) in the form of plank, lath or panel, said method consisting
in levelling the support (S) to be overlaid, then in fixing against this support (S),
side-by-side, said covering elements (1) leaving a space between them and the support
(S), the spacing and the fixing of each covering element (1) being obtained by means
of pairs of fixing elements (3, 4) distributed the ones (3) over the length of the
covering element (1), the others (4) on the support (S), the both fixing elements
(3, 4) of one pair take the form of elementary blocks which extend transversely, the
one (3) on the lower face of the covering element (1), and the other (4) on the support
(S), the faces opposite to the fastening elements (3, 4) comprising embeddable complementary
regions (7) ensuring the interlocking of said fixing elements (3, 4), characterized in that the pairs of fixing elements (3, 4) are distributed spaced apart from each other
over the length of the covering element.
2. Method according to claim 1, characterized in that the fixing blocks (3, 4) are of parallelepipedal general shape and comprise a rectangular
base (6) surmounted by a plurality of teeth (7) spaced apart from each other, the
lateral faces of which advantageously exhibit a slight conicity, of the order of from
3 to 5°.
3. Method according to claim 2, characterized in that during installation, a spot of glue is deposited on the teeth (7) of one of the fixing
blocks (3 or 4).
4. Method according to claim 2, characterized in that the fixing blocks (3, 4) comprise anchoring means at the end of one or more teeth
(7) which are able to be snap-fitted against the lower face of the block opposite
the end of the said teeth (7) when the two elementary blocks (3, 4) are associated.
5. Method according to one of claims 1 to 4, characterized in that the fixing of the elementary blocks (3, 4), on the one hand on the covering element
(1), and on the other hand on the support (S), is obtained by screwing through orifices.
6. Method according to one of claims 1 to 5, characterized in that a wedge (10) or a washer based on an elastomer forming a seal is interposed between
the fixing block or blocks (3, 4) and the underside of the covering element (1) and/or
the support (S).
7. Covering consisting of wooden elements (1) in the form of plank, lath or panel, installed
against a support (S), particularly a ground, by implementing the method according
to one of the claims 1 to 6, characterized in that the covering elements (1) comprise, on their visible face, relief patterns (12) made
integral.
8. Ground covering according to claim 7, characterized in that the relief patterns (12) have no negative angle and are of circular shape.