Domaine technique
[0001] L'invention concerne une machine à repasser comprenant un cylindre de repassage rotatif,
un tube fixe disposé coaxialement à l'intérieur du cylindre, des moyens de chauffage
interposés entre le cylindre et le tube, ainsi que des moyens assurant une circulation
d'air, en circuit fermé, à l'intérieur du cylindre.
[0002] La machine à repasser conforme à l'invention peut être utilisée dans tous les cas
où des quantités relativement importantes de linge plat tel que des draps, des nappes,
des serviettes, etc. doivent être repassées fréquemment. Parmi les lieux d'utilisation
privilégiés, on citera notamment les établissements hospitaliers, les pensions, les
hôtels, les restaurants, etc..
Etat de la technique
[0003] Dans les machines à repasser à cylindre de repassage rotatif chauffant, le linge
à repasser est introduit entre le cylindre et des bandes sans fin appliquées contre
le cylindre sur la majeure partie de sa-circonférence. Les bandes sans fin sont animées
d'un mouvement d'avance qui a pour effet d'entraîner le cylindre de repassage en rotation.
Le repassage est assuré par la compression du linge entre le cylindre et les bandes
sans fin et par le chauffage du cylindre.
[0004] Sur les machines à repasser de ce type, la longueur du cylindre de repassage définit
la largeur maximale des pièces de linge repassées. Dans la pratique, les pièces les
plus larges dont on effectue le repassage présentent toujours une largeur sensiblement
inférieure à cette largeur maximale. Cela signifie que, pour une pièce de linge donnée,
une partie seulement du cylindre est en contact avec cette pièce lorsque son repassage
est effectué. Etant donné que le cylindre de repassage est habituellement chauffé
de façon uniforme sur toute sa longueur, la région du cylindre non utilisée lors du
repassage d'une pièce de linge tend à monter en température par rapport à la région
qui a servi au repassage.
[0005] Afin de limiter les conséquences de ce phénomène, les constructeurs des machines
à repasser de ce type conseillent aux utilisateurs d'introduire les pièces de linge
alternativement d'un côté et de l'autre du cylindre de repassage. Cependant, il n'est
pratiquement pas possible d'être certain du bon respect de cette consigne. De plus,
même lorsqu'elle est respectée, elle n'évite pas totalement la création de zones de
surchauffe sur le cylindre. Après un certain temps d'utilisation, cela peut avoir
pour conséquence un brûlage du linge repassé.
[0006] Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé dans le document FR-A-2 652 832 de
chauffer intérieurement le cylindre de repassage au moyen d'éléments chauffants tels
que des résistances électriques de faible longueur réparties sur toute la longueur
du cylindre, et de piloter ces éléments chauffants de façon contrôlée, afin que la
température reste sensiblement uniforme sur toute la longueur du cylindre lors du
repassage.
[0007] Une machine à repasser ainsi conçue résout de façon satisfaisante le problème de
la surchauffe localisée du cylindre de repassage. Elle a toutefois pour inconvénient
d'être relativement complexe et coûteuse, ce qui limite son utilisation aux machines
de haut de gamme.
[0008] Dans le document FR-A-2 698 388, on a proposé de résoudre le problème de la surchauffe
locale du cylindre de repassage en assurant une circulation d'air à l'intérieur de
ce cylindre. De façon plus précise, une turbine radiale est placée à l'une des extrémités
du tube fixe disposé à l'intérieur du cylindre, et des ouvertures sont formées dans
l'autre extrémité de ce tube. On fait ainsi circuler de l'air axialement dans une
direction à l'intérieur du tube fixe et dans la direction opposée dans l'espace intermédiaire
entre le cylindre et le tube.
[0009] Une machine à repasser ainsi conçue est moins coûteuse que celle qui est décrite
dans le document FR-A-2 652 832. Toutefois, le principe de circulation d'air proposé
afin d'homogénéiser la température sur toute la longueur du cylindre de repassage
s'avère inefficace dans la pratique. Ce manque d'efficacité trouve notamment son origine
dans le fait que la circulation de l'air à l'intérieur du cylindre s'effectue d'une
extrémité à l'autre, alors que la plus forte consommation de chaleur se situe habituellement
dans la partie centrale du cylindre de repassage, quel que soit le mode d'introduction
du linge dans la machine. De plus, l'utilisation d'une turbine radiale pour mettre
l'air en mouvement conduit à créer un débit d'air relativement faible, insuffisant
pour assurer un transfert thermique efficace à l'intérieur du cylindre.
Exposé de l'invention
[0010] L'invention a précisément pour objet une machine à repasser équipée, à l'intérieur
du cylindre de repassage, de moyens de circulation d'air dont le coût est comparable
à celui des moyens de circulation d'air équipant la machine décrite dans le document
FR-A-2 698 388, mais dont la conception permet de transférer la chaleur vers l'endroit
où elle est utilisée.
[0011] Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu au moyen d'une machine à repasser,
comprenant un cylindre de repassage rotatif, un tube fixe disposé coaxialement à l'intérieur
du cylindre, des moyens de chauffage logés dans un espace intermédiaire entre le cylindre
et le tube, et des moyens de circulation d'air, assurant une circulation d'air, en
circuit fermé, à l'intérieur du cylindre, caractérisée par le fait que les moyens
de circulation d'air sont agencés pour aspirer de l'air dans deux régions d'extrémité
dudit espace et pour le refouler dans une région centrale dudit espace.
[0012] En prélevant l'air dans les régions d'extrémité de l'espace intermédiaire entre le
cylindre et le tube, et en le rejetant dans la région centrale de cet espace, les
moyens de circulation d'air équipant la machine à repasser selon l'invention, prennent
la chaleur la où elle est en excès pour la restituer là où elle fait défaut. La température
du cylindre de repassage est ainsi rendue relativement homogène sur toute sa longueur,
quelle que soit la manière d'introduire les pièces de linge dans la machine. Tout
risque de brûlage accidentel dû à l'existence d'un point chaud sur le cylindre de
repassage est ainsi évité, sans qu'il soit nécessaire de recourir à une technique
coûteuse.
[0013] Dans une forme de réalisation préférentielle de l'invention, les moyens de circulation
d'air comprennent deux séries d'ouvertures d'aspiration formées dans le tube fixe,
en face des deux régions d'extrémité dudit espace, des ouvertures de refoulement formées
dans le tube fixe, en face de la région centrale de l'espace, et des moyens de ventilation
placés à l'intérieur du tube fixe, entre chaque série d'ouvertures d'aspiration et
les ouvertures de refoulement.
[0014] Avantageusement, le tube fixe délimite intérieurement deux zones distinctes séparées
par une cloison médiane sensiblement perpendiculaire à l'axe du tube. Chacune de ces
zones loge alors l'un des moyens de ventilation et débouche dans l'espace intermédiaire
par l'une des séries d'ouvertures d'aspiration et par une série d'ouvertures de refoulement.
[0015] Habituellement, les moyens de chauffage sont des résistances électriques orientées
sensiblement selon l'axe du tube. Les ouvertures d'aspiration et de refoulement sont
alors formées dans le tube fixe sensiblement en face de ces résistances.
[0016] Les ouvertures d'aspiration et de refoulement peuvent comprendre des languettes embouties
dans la tôle formant le tube fixe et repliées vers l'intérieur de ce dernier. Dans
ce cas, un réglage peut être fait en fonction des conditions d'utilisation de la machine,
en repliant plus ou moins les languettes selon les zones dans lesquelles elles se
trouvent.
[0017] De façon plus générale, des moyens de réglage des dimensions des ouvertures d'aspiration
et de refoulement peuvent être prévus. Ainsi et uniquement à titre d'exemple, les
ouvertures peuvent être constituées par des fenêtres à guillotines partiellement délimitées
par des viroles aptes à être déplacées axialement sur le tube lorsqu'un opérateur
agit sur des tirettes prévues à cet effet.
[0018] Afin d'assurer un pilotage automatique des moyens de circulation d'air, la machine
selon l'invention est avantageusement équipée de moyens de détection de température
placés à l'extérieur du cylindre de repassage, en face des régions d'extrémité de
l'espace précité. Les moyens de ventilation sont alors pilotés par les moyens de détection
de température qui leur correspondent.
[0019] Ainsi, chaque moyen de ventilation peut être actionné lorsque la température détectée
par le moyen de détection de température le plus proche de ce moyen de ventilation
dépasse un seuil haut donné, et stoppé lorsque la température descend en dessous d'un
seuil bas donné.
[0020] Afin d'assurer un débit d'air relativement important à l'intérieur du cylindre de
repassage, chaque moyen de ventilation peut notamment être constitué par un ventilateur
ou un circulateur axial.
[0021] Selon un perfectionnement, le débit assuré par chacun des ventilateurs peut être
modulé en fonction de la température, dans la région d'extrémité la plus proche, soit
en modifiant la vitesse de rotation du ventilateur, soit en modifiant l'angle d'inclinaison
de ses ailettes.
Brève description des dessins
[0022] On décrira à présent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation préférentielle
de l'invention, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe transversale schématique d'une machine à repasser
conforme à l'invention ; et
- la figure 2 est une vue en coupe longitudinale selon la ligne II-II de la figure 1.
Exposé détaillé d'une forme de réalisation
[0023] Sur la figure 1, le châssis caréné d'une machine à repasser conforme à l'invention
est désigné de façon générale par la référence 10.
[0024] Le châssis 10, conçu pour reposer sur le sol par des pieds 12, supporte un cylindre
de repassage rotatif 14 autour d'un axe horizontal. Plus précisément, le cylindre
de repassage 14 repose sur deux rouleaux 16 montés sur des axes horizontaux et parallèles
portés par le châssis 10, de façon à pouvoir tourner librement autour de ces axes.
Le cylindre de repassage 14 est un cylindre métallique creux, constitué par exemple
par une tôle refermée sur elle-même.
[0025] Sur près des trois quarts de sa circonférence et sur toute sa longueur, le cylindre
de repassage 14 est en contact avec une ou plusieurs bandes sans fin 18 montées sur
le châssis 10, à l'extérieur du cylindre 14. De façon plus précise, les bandes sans
fin 18 sont supportées et guidées par une série de galets 20 dont les axes horizontaux
et parallèles sont portés par le châssis 10. Plus précisément, les axes des galets
20 sont parallèles aux axes des rouleaux 16. De plus, l'un des galets 20 est pourvu
de moyens permettant de tendre les bandes sans fin 18 et un autre des galets 20 est
un galet moteur, apte à être entraîné en rotation par un motoréducteur (non représenté).
[0026] Lorsque le galet moteur est entraîné en rotation, il entraîne avec lui les bandes
sans fin 18 dans le sens des flèches F1 sur la figure 1. Du fait que les bandes sans
fin 18 sont appliquées contre le cylindre de repassage 14 sur une partie importante
de sa circonférence, le déplacement des bandes sans fin 18 dans le sens des flèches
F1 a pour conséquence une rotation du cylindre de repassage 14 dans le même sens et
à la même vitesse.
[0027] Le repassage des pièces de linge est effectué en introduisant ces pièces entre le
cylindre de repassage 14 et les bandes sans fin 18, dans la partie haute de la machine.
L'opérateur dispose à cet effet d'un tapis 22 d'introduction du linge, dont la face
supérieure faiblement inclinée est orientée selon une direction sensiblement tangentielle
à la partie supérieure du cylindre 14, dans la zone de contact de ce-cylindre avec
les bandes sans fin 18.
[0028] Un rouleau presseur 24 est généralement placé entre le tapis d'introduction 22 et
le début de la zone de contact entre les bandes sans fin 18 et le cylindre de repassage
14, de façon à faciliter l'introduction des pièces de linge en les pressant contre
le cylindre.
[0029] Comme on l'a représenté sur la figure 1, un bac à linge 26 peut aussi être placé
à l'entrée du tapis d'introduction 22, pour recevoir le linge à repasser.
[0030] A l'autre extrémité de la zone de contact entre les bandes sans fin 18 et le cylindre
de repassage 14, le châssis 10 de la machine supporte un autre bac à linge 28 dans
lequel chutent automatiquement les pièces de linge repassées.
[0031] Comme l'illustre notamment la figure 2, le châssis 10 de la machine à repasser selon
l'invention supporte deux disques fixes 30 et 32 qui obturent chacune des extrémités
du cylindre de repassage 14.
[0032] Un tube fixe 34 est monté coaxialement à l'intérieur du cylindre de repassage 14.
Plus précisément, une première extrémité du tube fixe 34 est fixée sur le disque fixe
30 et son extrémité opposée est supportée par le disque fixe 32. A cet effet, l'extrémité
du tube fixe 34 adjacente au disque 32 est fixée sur un flasque 36 apte à coulisser
sur une virole 38 fixée sur le disque 32. Cet agencement autorise les dilatations
différentielles entre le tube fixe 34 et le châssis 10 de la machine.
[0033] Comme l'illustre plus précisément la figure 1, le tube fixe 34 est un tube métallique
qui présente en section la forme d'un polygone régulier. Dans la forme de réalisation
représentée, ce polygone a dix côtés.
[0034] Le cylindre de repassage 14 et le tube fixe 34 délimitent entre eux un espace intermédiaire
40, de forme annulaire. Cet espace intermédiaire 40 reçoit des moyens de chauffage
constitués par des résistances électriques 42. Ces résistances électriques 42 sont
des résistances de grande longueur, orientées parallèlement à l'axe commun au cylindre
de repassage 14 et au tube fixe 34 et dont les extrémités sont fixées respectivement
sur le disque fixe 30 et sur le flasque 36.
[0035] Comme le montre la figure 1, les résistances chauffantes 42 sont placées en face
de chacun des côtés du polygone formé en section par le tube fixe 34, à l'exception
du côté inférieur de ce polygone. Des supports 44, régulièrement répartis, relient
chaque résistance électrique 42 au tube fixe 34 entre le disque 30 et le flasque 36.
[0036] Conformément à l'invention, des moyens de circulation d'air sont placés à l'intérieur
du cylindre de repassage 14, de façon à prélever l'air dans les régions d'extrémité
de l'espace 40 pour le renvoyer dans la région centrale du même espace. Une telle
circulation d'air permet de refroidir les extrémités du cylindre et d'amener la chaleur
prélevée dans la partie centrale du cylindre. Cela contribue à homogénéiser la température
sur toute la longueur du cylindre, du fait que ses extrémités sont nécessairement
en contact avec un nombre de pièces de linge plus réduit que la partie centrale, lors
de l'utilisation de la machine. La création de points chauds susceptibles de brûler
le linge est ainsi évitée.
[0037] De façon plus précise, les moyens de circulation d'air comprennent deux séries d'ouvertures
d'aspiration 46 et 48 formées dans le tube fixe 34 en face des deux régions d'extrémité
de l'espace intermédiaire 40, dans lesquelles ont désire prélever de l'air. Comme
l'illustre la figure 2, certaines des ouvertures d'aspiration 48 peuvent aussi être
formées sur le flasque 36 fixé à l'extrémité du tube 34.
[0038] Les moyens de circulation d'air comprennent de plus deux séries d'ouvertures de refoulement
50 et 52 formées dans le tube fixe 34, en face de la partie centrale de l'espace intermédiaire
40 que l'on désire réchauffer. Plus précisément, les deux séries d'ouvertures de refoulement
50 et 52 sont formées dans le tube fixe 34 de part et d'autre d'une cloison médiane
54, qui divise l'espace délimité à l'intérieur du tube fixe 34 en deux volumes sensiblement
égaux. La cloison médiane 54 est orientée selon une direction sensiblement perpendiculaire
à l'axe du tube 34 et située à égale distance du disque 30 et du flasque 36.
[0039] Chacun des deux volumes ainsi délimités par la cloison médiane 54 à l'intérieur du
tube fixe 34 est lui-même divisé en deux chambres par des cloisons 56 et 58 parallèles
à cette cloison médiane, interposée respectivement entre les ouvertures d'aspiration
46 et les ouvertures de refoulement 50 et entre les ouvertures d'aspiration 48 et
les ouvertures de refoulement 52. Les chambres situées en face des ouvertures d'aspiration
46 et 48 sont désignées respectivement par les références 47 et 49 et les chambres
situées en face des ouvertures de refoulement 50 et 52 sont désignées respectivement
par les références 51 et 53.
[0040] Dans sa partie centrale, la cloison 56 comporte une ouverture circulaire prolongée
vers le disque fixe 30 par un tunnel cylindrique 60 dont la partie la plus proche
du disque 30 sert à loger un ventilateur ou circulateur axial 62 formant un premier
moyen de ventilation. Ce ventilateur 62, dont l'axe est confondu avec celui du tube
34, est entraîné en rotation par un moteur électrique 64 monté sur le disque 30, à
l'extérieur de l'espace délimité par le cylindre de repassage 14.
[0041] De façon comparable, la cloison 58 comporte dans sa partie centrale une ouverture
circulaire prolongée vers le flasque 36 par un tunnel cylindrique 66 dont la partie
la plus proche du flasque 36 sert à loger un ventilateur ou circulateur axial 68 formant
un deuxième moyen de ventilation. L'axe de ce ventilateur 68, confondu avec celui
du tube 34, est entraîné en rotation par un moteur électrique 70 monté sur le disque
32, à l'extérieur de l'espace délimité par le cylindre de repassage 14.
[0042] Grâce à l'agencement qui vient d'être décrit, l'air contenu dans le cylindre de repassage
14 est mis en circulation dans le sens des flèches F2 sur la figure 2 lorsque les
ventilateurs 62 et 68 sont actionnés. Ainsi, l'air contenu dans les deux régions d'extrémité
de l'espace intermédiaire 40, situées en face des deux séries d'ouverture d'aspiration
46 et 48, est transféré par les deux ventilateurs 62 et 68 dans les chambres 47 et
49, au travers des ouvertures d'aspiration précitées. Les ventilateurs 62 et 68 refoulent
ensuite cet air dans les chambres 51 et 53, d'où il ressort dans la région centrale
de l'espace 40 par les deux séries d'orifices de refoulement 50 et 52.
[0043] La mise en circulation de l'air par les ventilateurs 62 et 68 assure un débit d'air
relativement important qui évite tout risque de formation de points chauds sur le
cylindre de repassage, quel que soit le mode d'introduction des pièces de linge adopté
par l'utilisateur.
[0044] Le cas échéant, le débit d'air peut être modulé. Cela peut être obtenu soit en faisant
varier l'angle d'inclinaison des ailettes des ventilateurs 62 et 68, soit en faisant
varier la vitesse de rotation des ventilateurs, en agissant sur les moteurs électriques
64 et 70.
[0045] L'emplacement des cloisons 56 et 58 est déterminé afin que, lorsque l'introduction
de pièces de linge relativement larges telles que des draps s'effectue alternativement
d'un côté et de l'autre du cylindre de repassage, approximativement un tiers de la
largeur des pièces de linge considérées soit situé en face des ouvertures d'aspiration
46 ou 48 selon le cas. La présence des tunnels 60 et 66, dans lesquels sont placés
les ventilateurs 62 et 68, permet alors de réduire autant que possible le porte-à-faux
des axes supportant ces ventilateurs.
[0046] Afin d'accroître l'efficacité des moyens de circulation d'air conformes à l'invention,
les ouvertures d'aspiration 46 et 48 et de refoulement 50 et 52 sont formées dans
le tube fixe 34 sensiblement en face des résistances électriques 42, c'est-à-dire
dans la partie centrale de chacun des côtés du polygone régulier formé en section
par le tube, à l'exception du côté inférieur qui ne porte aucune résistance.
[0047] Dans la forme de réalisation illustrée de façon très schématique sur la figure 2,
les ouvertures 46, 48, 50 et 52 sont obtenues par emboutissage dans la tôle qui constitue
le tube fixe 34. De façon plus précise, ces ouvertures comprennent des languettes
embouties dans la tôle et repliées vers l'intérieur du tube fixe 34, dans le sens
facilitant la circulation de l'air. Cet agencement permet, le cas échéant, de régler
les dimensions des ouvertures en écartant plus ou moins les languettes du tube, selon
l'emplacement où elles se trouvent. Une adaptation à la demande peut ainsi être assurée
de façon particulièrement simple et peu coûteuse.
[0048] Dans une variante de réalisation non représentée, les dimensions des ouvertures d'aspiration
46 et 48 et de refoulement 50, 52 peuvent être réglées à l'aide de moyens de réglage
accessibles, par exemple depuis la face du disque 30 tournée vers l'extérieur du cylindre
de repassage 14. Dans la pratique, les ouvertures peuvent alors comprendre une partie
fixe, découpée directement dans le tube 34 et une partie mobile parallèlement à l'axe
de ce tube, de façon à pouvoir être plus ou moins ouverte par un déplacement axial
de cette partie mobile, à la manière de fenêtres à guillotines. Les parties mobiles,
regroupées par exemple sur des viroles communes pour chacune des séries d'ouvertures,
peuvent alors être déplacées au moyen de tirettes traversant le disque 30 et terminées
par des poignées de manoeuvre.
[0049] Afin d'assurer le fonctionnement automatique des résistances de chauffage 42 et des
moyens de circulation d'air qui viennent d'être décrits, la machine à repasser comprend
avantageusement des moyens de détection de température permettant de contrôler la
température sur toute la longueur du cylindre de repassage 14.
[0050] Dans la forme de réalisation illustrée sur la figure 2, ces moyens de détection de
température comprennent trois capteurs de température 72, 74 et 76, montés sur le
châssis 10 à l'extérieur du cylindre de repassage 14 et à proximité immédiate de celui-ci.
Le capteur 72 est placé en face de la partie centrale du cylindre alors que les capteurs
74 et 76 sont placés en face de chacune de ses extrémités.
[0051] Le capteur central 72 est utilisé pour piloter la mise en route et l'arrêt des moyens
de chauffage que constituent les résistances électriques 42. Plus précisément, ce
capteur 72 commande l'arrêt du chauffage lorsque la température détectée dépasse un
seuil haut donné et il commande la mise en route du chauffage lorsque la température
devient inférieure à un seuil bas donné.
[0052] Le capteur de température 74 est utilisé quant à lui pour la mise en oeuvre et l'arrêt
du ventilateur 62 en face duquel il se trouve. Plus précisément, le capteur de température
74 commande la mise en route du moteur électrique 64 lorsque la température détectée
excède un seuil haut donné et il commande l'arrêt de ce moteur lorsque la température
détectée devient inférieure à un seuil bas donné.
[0053] De façon comparable, le capteur de température 76 pilote la mise en route et l'arrêt
du ventilateur 68 en face duquel il se trouve. Plus précisément, le capteur de température
76 commande la mise en route du moteur électrique 70 lorsque la température détectée
dépasse un seuil haut donné et il commande l'arrêt de ce moteur 70 lorsque la température
détectée devient inférieure à un seuil bas donné.
[0054] De préférence, les seuils de température hauts et les seuils de température bas détectés
par les capteurs de température 74 et 76 sont les mêmes.
[0055] Dans la pratique, les capteurs de température 72, 74 et 76 peuvent notamment être
des thermostats à deux contacts. En variante, ils peuvent aussi être constitués par
des capteurs associés à un circuit électronique.
[0056] Bien que la machine selon l'invention ait été décrite dans son application préférentielle
au repassage du linge, elle peut aussi être utilisée pour assurer la mise à dimension
d'une pièce de linge par thermofixation ou dans lé cadre de la fixation de colorants
sur des pièces textiles par thermofixation.
1. Machine à repasser, comprenant un cylindre de repassage rotatif (14), un tube fixe
(34) disposé coaxialement à l'intérieur du cylindre, des moyens de chauffage (42)
logés dans un espace (40) intermédiaire entre le cylindre et le tube, et des moyens
(46,48,50,52,62,68) de circulation d'air, assurant une circulation d'air, en circuit
fermé, à l'intérieur du cylindre, caractérisée par le fait que les moyens de circulation d'air sont agencés pour aspirer de l'air dans les deux
régions d'extrémité dudit espace (40) et pour le refouler dans une région centrale
dudit espace (40).
2. Machine selon la revendication 1, dans laquelle les moyens de circulation d'air comprennent
deux séries d'ouvertures d'aspiration (46,48) formées dans le tube fixe (34), en face
des deux régions d'extrémité dudit espace (40), des ouvertures de refoulement (50,52)
formées dans le tube fixe (34), en face de la région centrale dudit espace (40) et
des moyens de ventilation (62,68) placés à l'intérieur du tube fixe (34), entre chaque
série d'ouvertures d'aspiration (46) et les ouvertures de refoulement (50,52).
3. Machine selon la revendication 2, dans la-quelle le tube fixe (34) délimite intérieurement
deux zones distinctes séparées par une cloison médiane (54) sensiblement perpendiculaire
à l'axe du tube, chaque zone logeant l'un des moyens de ventilation (62,68) et débouchant
dans ledit espace (40). par l'une des séries d'ouvertures d'aspiration (46,48) et
par une série d'ouvertures de refoulement (50,52).
4. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, dans laquelle, les moyens
de chauffage étant des résistances électriques (42) orientées sensiblement selon l'axe
du tube (34), les ouvertures d'aspiration (46,48) et de refoulement (50,52) sont formées
dans le tube fixe (34) sensiblement en face de ces résistances.
5. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, dans laquelle les ouvertures
d'aspiration (46,48) et de refoulement (50,52) comprennent des languettes embouties
dans la tôle formant le tube fixe (34) et repliées vers l'intérieur de ce dernier.
6. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, dans laquelle des moyens
de réglage des dimensions des ouvertures d'aspiration (46,48) et de refoulement (50,52)
sont prévus.
7. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, dans laquelle des moyens
(74,76) de détection de température sont placés à l'extérieur du cylindre de repassage
(44), en face des régions d'extrémité dudit espace (40), les moyens de ventilation
(62,68) étant pilotés par ces moyens (74,76) de détection de température.
8. Machine selon la revendication 7, dans laquelle chaque moyen de ventilation (62,68)
est actionné lorsque la température détectée par le moyen (74,76) de détection de
température le plus proche de ce moyen de ventilation dépasse un seuil haut donné,
et stoppé lorsque ladite température descend sous un seuil bas donné.
9. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, dans laquelle chaque moyen
de ventilation comprend un ventilateur axial (62,68).
10. Machine selon la revendication 9, dans laquelle les ventilateurs (62,68) ont des vitesses
de rotation variables.
11. Machine selon la revendication 9, dans laquelle les ventilateurs (62,68) ont des ailettes
présentant un angle d'inclinaison variable.
1. Bügelmaschine mit einem drehbaren Bügelzylinder (14), einem feststehenden Rohr (34),
das koaxial in Innern des Zylinders angeordnet ist, Heizmitteln (42), die in einem
Zwischenraum (40) zwischen dem Zylinder und dem Rohr untergebracht sind, sowie Mitteln
(46, 48, 50, 52, 62, 68) zur Luftzirkulation, die eine Luftzirkulation im geschlossenen
Kreislauf im Innern des Zylinders sicherstellen, dadurch gekennzeichnet, dass die Luftzirkulationsmittel so angeordnet sind, dass sie in den beiden Endbereichen
des Raums (40) Luft ansaugen und diese in einen Zentralbereich des Raums (40) ausstoßen.
2. Maschine nach Anspruch 1, wobei die Luftzirkulationsmittel zwei Reihen von Ansaugöffnungen
(46, 48), die in dem feststehenden Rohr (34) gegenüber den zwei Endbereichen des Raums
(40) ausgebildet sind, Ausstoßöffnungen (50, 52), die in dem feststehenden Rohr (34)
gegenüber dem zentralen Bereich des Raums (40) ausgebildet sind, sowie Ventilationsmittel
(62, 68), die im Innern des feststehenden Rohrs (34) zwischen jeder Reihe von Ansaugöffnungen
(46) und den Ausstoßöffnungen (50, 52) angeordnet sind, aufweisen.
3. Maschine nach Anspruch 2, wobei das feststehende Rohr (34) im Innern zwei unterschiedliche
Zonen festlegt, die von einer Mittelwand (54) im Wesentlichen senkrecht zur Rohrachse
getrennt sind, wobei jede Zone eines der Ventilationsmittel (62, 68) aufnimmt und
zu dem Raum (40) über eine der Reihen von Ansaugöffnungen (46, 48) und über eine Reihe
von Ausstoßöffnungen (50, 52) geöffnet ist.
4. Maschine nach einem der Ansprüche 2 und 3, wobei die Heizmittel elektrische Widerstände
(42) sind, die im Wesentlichen längs der Achse des Rohrs (34) ausgerichtet sind, wobei
die Ansaugöffnungen (46, 48) und die Ausstoßöffnungen (50, 52) in dem feststehenden
Rohr (34) im Wesentlichen gegenüber diesen Widerständen ausgebildet sind.
5. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 4, wobei die Ansaugöffnungen (46, 48) und
Ausstoßöffnungen (50, 52) in das das feststehende Rohr (34) bildende Blech eingebrachte
und ins Innere desselben gebogene Zungen aufweisen.
6. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 4, wobei Mittel zur Einstellung der Abmessungen
der Ansaugöffnungen (46, 48) und der Ausstoßöffnungen (50, 52) vorgesehen sind.
7. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 6, wobei Mittel (74, 76) zur Erfassung der
Temperatur außerhalb des Bügelzylinders (44) gegenüber Endbereichen des Raums (40)
angeordnet sind, wobei die Ventilationsmittel (62, 68) von diesen Mitteln (74, 76)
zur Erfassung der Temperatur gesteuert werden.
8. Maschine nach Anspruch 7, wobei jedes Ventilationsmittel (62, 68) betätigt wird, wenn
die von dem Temperaturerfassungsmittel (74, 76), das dem Ventilationsmittel am nächsten
ist, erfasste Temperatur eine gegebene obere Schwelle überschreitet, und angehalten
wird, wenn die Temperatur unter eine gegebene untere Schwelle abfällt.
9. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 8, wobei jedes Ventilationsmittel einen Axialventilator
(62,68) umfasst.
10. Maschine nach Anspruch 9, wobei die Ventilatoren (62,68) variierbare Drehgeschwindigkeiten
aufweisen.
11. Maschine nach Anspruch 9, wobei die Ventilatoren (62,68) Flügel haben, die einen variierbaren
Neigungswinkel aufweisen.
1. Ironing machine comprising a rotary ironing cylinder (14), a fixed tube (34) disposed
coaxially inside the cylinder, heating means (42) housed inside an intermediary space
(40) between the cylinder and the tube and air circulation means (46, 48, 50, 52,
62, 68) ensuring circulation of air in a closed circuit inside the cylinder, characterized by the fact that said air circulation means are arranged to aspirate the air in the
two end regions of said space (40) and deliver it into the central region of said
space (40).
2. Machine of claim 1, wherein air circulation means comprise two series of aspiration
apertures (46, 48) formed in fixed tube (34) facing the two end regions of said space
(40), delivery apertures (50, 52) formed in fixed tube (34) facing the central region
of said intermediary space (40) and ventilation means (62, 68) placed inside the fixed
tube (34) between each series of aspiration apertures (46) and delivery apertures
(50, 52).
3. Machine of claim 2, wherein the inside of the fixed tube (34) is divided into two
distinct areas separated by a median divider (54) placed more or less perpendicularly
to the axis of the tube, each of these areas housing one of the ventilation means
(62, 68) and communicating with the said space (40) via one of the series of aspiration
apertures (46, 48) and a series of delivery apertures (50, 52).
4. Machine of either claim 2 or 3, wherein heating means are electrical resistors (42)
oriented more or less along the axis of the fixed tube (34), the aspiration (46, 48)
and delivery (50, 52) apertures in the fixed tube (34) are formed more or less facing
these resistors.
5. Machine of any of claims 2 to 4, wherein the aspiration (46, 48) and delivery (50,
52) apertures comprise tongues stamped out of the metal of which the fixed tube (34)
is made and bent towards the interior of the tube.
6. Machine of any of claims 2 to 4, wherein means for adjusting the aspiration (46, 48)
and delivery (50, 52) apertures are provided.
7. Machine of any of claims 2 to 6, wherein the temperature detection means (74, 76)
are located on the outside of the ironing cylinder (44) facing the areas at the ends
of said space (40), the ventilation means (62, 68) being controlled by said temperature
detection means (74, 76).
8. Machine of claim 7, wherein each ventilation means (62, 68) is activated when the
temperature detected by temperature detection means (74, 76) nearest said ventilation
means exceeds a given upper threshold and stopped when the temperature drops below
a given lower threshold.
9. Machine of any of claims 2 to 8, wherein each ventilation means comprises an axial
ventilator (62, 68).
10. Machine of claim 9, wherein ventilators (62, 68) have variable rotation speeds.
11. Machine of claim 9, wherein the blades of ventilators (62, 68) are of variable pitch
angle.