(19)
(11) EP 1 004 732 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
31.05.2000  Bulletin  2000/22

(21) Numéro de dépôt: 99440298.0

(22) Date de dépôt:  03.11.1999
(51) Int. Cl.7: E05C 9/04
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH CY DE DK ES FI FR GB GR IE IT LI LU MC NL PT SE
Etats d'extension désignés:
AL LT LV MK RO SI

(30) Priorité: 26.11.1998 FR 9815013

(71) Demandeur: FERCO INTERNATIONAL Ferrures et Serrures de Bâtiment Société Anonyme
57400 Sarrebourg (FR)

(72) Inventeur:
  • Mih, Philippe
    57430 Sarralbe (FR)

(74) Mandataire: Rhein, Alain 
Cabinet Bleger-Rhein 8, Avenue Pierre Mendès France
67300 Schiltigheim
67300 Schiltigheim (FR)

   


(54) Mécanisme de commande pour crémone


(57) L'invention concerne un mécanisme de commande de crémone comportant, logé en rotation dans un boîtier (2), un pignon inverseur (3) pour la commande en déplacement dans des directions opposées de deux tringles de manoeuvre (4, 5) s'étendant, respectivement, au-dessus et en-dessous de ce boîtier (2), ledit pignon inverseur (3) d'une part étant monté en rotation dans ce dernier autour d'un axe (6) situé dans le plan (7) de ce boîtier (2), perpendiculairement au déplacement desdites tringles (4, 5) d'autre part comportant ses extrémités (13, 14) montées en rotation des paliers (17, 18) dont l'un (17) est ménagé au niveau du fond (20) du boîtier (2), ce pignon inverseur (3) se présentant sous forme d'un rouleau de longueur ajustée à la distance séparant ces paliers tandis que sa denture (26) s'étend sur toute la longueur dudit rouleau, les dents et/ou échelons (27) correspondant aux crémaillères (9, 10) s'engrénant sur ce pignon présentant une largeur (28 ; 28A) ajustée à cette longueur (32) de la denture (26) de ce dernier.




Description


[0001] L'invention a trait à un mécanisme de commande pour crémone conforme au préambule de la revendication 1.

[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la quincaillerie du bâtiment et concerne, tout particulièrement, les ferrures de verrouillage de type crémone.

[0003] L'on connaît, bien entendu, bon nombre de mécanisme de commande pour crémone répondant à la description ci-dessus et qui ont pour fonction de communiquer à deux tringles de manoeuvre, s'étendant, respectivement, au-dessus et/ou en dessous du boîtier central de cette crémone, un déplacement suivant des directions opposées lors de la commande de verrouillage ou encore de déverrouillage.

[0004] Tout particulièrement, lorsque l'usager intervient sur ce mécanisme de commande de la crémone, par exemple au moyen d'une poignée ou d'un bouton de commande ou encore, le cas échéant, à l'aide d'un élément à clé, ce mouvement est répercuté, directement sur l'une des tringles de manoeuvre par opposition à l'action qui s'exerce sur l'autre tringle de manoeuvre au travers d'un pignon inverseur. Celui-ci a, précisément, pour fonction d'inverser le sens du déplacement qui serait communiqué à cette seconde tringle de manoeuvre si il lui était répercuté, directement, tout comme à l'autre tringle de manoeuvre, la commande assurée par cet usager.

[0005] A ce propos, ce pignon inverseur est habituellement monté en rotation autour d'un axe s'étendant perpendiculairement entre les parois latérales du boîtier accueillant le mécanisme de commande. Ainsi, si une première crémaillère, associée directement ou par l'intermédiaire d'un chevalet à l'une des tringles de manoeuvre, vient s'engréner sur ce pignon en s'intercalant entre ce dernier et, sensiblement, le fond du boîtier, une autre crémaillère vient, elle, coopérer avec ce pignon inverseur de manière diamétralement opposée, en venant se positionner à l'arrière de la têtière refermant ledit boîtier dans sa partie avant.

[0006] L'on comprend, évidemment, qu'une telle disposition peut générer une profondeur de boîtier accrue, incompatible, dans certains cas, avec l'épaisseur de la menuiserie, par exemple des profilés définissant, un châssis ouvrant de fenêtre ou porte-fenêtre dans lequel est destinée à être encastrée la crémone.

[0007] De plus, l'espace entre les parois du boîtier étant réduit, l'épaisseur et la taille des dents du pignon inverseur sont, forcément, elles aussi réduites pour permettre leur engrènement sur les dentures ou les échelons correspondant aux crémaillères. Aussi, en venant forcer le mouvement en cas de blocage, il peut y avoir rupture de l'une ou l'autre des dents de ce pignon inverseur et/ou desdites crémaillères.

[0008] Sur ce l'on connaît, au travers du document EP-A-0.501.803 une crémone dont les tringles sont à déplacement bidirectionnel. Ainsi, cette crémone comporte un boîtier à l'intérieur duquel est logé un fouillot muni d'une denture attaquant, directement, une crémaillère venant prolonger une des tringles de manoeuvre à l'intérieur dudit boîtier, sachant que, parallèlement à cette première crémaillère, s'étend une pièce de transmission également solidaire de la tringle de manoeuvre précitée et venant se déplacer à l'arrière d'une têtière.

[0009] En fin de compte, cette pièce de transmission comporte une aile s'étendant parallèlement aux parois latérales du boîtier et munie d'une autre crémaillère en prise avec un pignon inverseur monté à l'aide d'un pivot, à l'arrière de ladite têtière. De manière diamétralement opposée, sur ce pignon inverseur vient s'engréner, une autre crémaillère d'une pièce de transmission similaire à celle reliée, directement, à la seconde tringle de manoeuvre s'étendant, dans une direction opposée à celle intitialement mentionnée.

[0010] En fin de compte et comme cela ressort des différentes figures de ce document antérieur, si l'axe du pignon inverseur se situe dans le plan du boîtier et s'étend perpendiculairement au déplacement des tringles, tandis que les crémaillères en prise avec ce pignon inverseur sont interposées entre ce dernier et les parois latérales dudit boîtier, il n'empêche que ledit pignon inverseur se situe, avec le fouillot, dans un même alignement horizontal à l'intérieur dudit boîtier ce qui a pour conséquence d'augmenter, sensiblement, la profondeur de ce boîtier. De plus, le pignon inverseur n'est retenu qu'à l'aide du pivot par rapport à la têtière.

[0011] Finalement, il convient encore de remarquer que cet alignement des différentes pièces ne permet pas au pignon inverseur d'emprunter une configuration de rouleaux, mais simplement de roues dentées. Si l'on tient compte de la largeur disponible, intérieurement, à ce type de boîtier de crémone, le pignon inverseur présente, nécessairement, une section particulièrement réduite et sa denture ne peut être que faiblement dimensionnée.

[0012] De plus, le pivot sur lequel est monté le pignon inverseur ne peut être réalisé de matière avec ce dernier.

[0013] En conséquence, l'on a à faire, davantage, à un mécanisme d'horlogerie qui est totalement incapable de retransmettre les efforts communiqués par un usager sur le mécanisme de commande par l'intermédiaire d'une poignée ou similaire.

[0014] En fin de compte, la construction telle que proposée selon ce document antérieur s'avère quasiment irréalisable si l'on tient compte des contraintes dimensionnelles usuelles dans le domaine.

[0015] L'on connaît, également, par le document EP-A-0.338.621 une crémone bidirectionnelle comprenant, dans un boîtier sous forme de deux demi-coquilles assemblables, un fouillot dont la denture vient en prise avec une crémaillère d'un chevalet capable de transmettre le mouvement à une tringle de manoeuvre s'étendant sous ledit boîtier. A l'intérieur de ce dernier, de part et d'autre du fouillot, sont montés des pignons inverseurs dont l'axe s'étend dans le plan dudit boîtier perpendiculairement au déplacement des deux chevalets qui viennent en prise, de manière diamétralement opposée, sur ces pignons inverseurs. L'axe de ces pignons inverseurs est monté en rotation, au niveau de ses extrémités, dans des perforations ménagées, respectivement, dans le fond du boîtier et à hauteur de la paroi avant de ce dernier, en rappelant, une nouvelle fois, à ce propos, que celui-ci est conçu à partir de deux demi-coquilles assemblables. De plus, sur cette paroi avant du boîtier est rivetée la têtière. Quant aux pignons inverseurs ils se présentent sous forme de simples roues dentées et en venant forcer quelque peu la manoeuvre sur le fouillot, les échelons des crémaillères ont très vite fait de casser les dents d'un tel pignon inverseur. C'est probablement la raison pour laquelle ceux-ci sont doublés dans cette conception selon le document EP-0.338.621. Cela présente encore un inconvénient, à savoir que le chevalet non directement engréné sur le fouillot doit pouvoir enjamber ce dernier à l'intérieur du boîtier pour lui permettre, au travers des crémaillères de s'engréner sur chacun de ces pignons inverseurs situés de part et d'autre dudit fouillot. Par ailleurs, le boîtier de cette crémone ou crémone-serrure s'en trouve nécessairement allongé et il convient de prévoir, au niveau de la menuiserie, une rainure d'encastrement plus longue pour sa réception. Du coup l'on fragilise, sur une plus grande distance, cette menuiserie. Cela a son importance si l'on tient compte qu'il est dans les tendances actuelles de réduire la section des montants et traverses de l'ouvrant d'une fenêtre recevant ce type de crémone.

[0016] La présente invention se propose de remédier aux inconvénients précités notamment au travers d'une disposition et configuration particulière du pignon inverseur dans le boîtier, permettant de conférer une plus grande résistance mécanique aux différentes pièces, mais, aussi, d'ajuster leur positionnement les unes par rapport aux autres, gage d'un meilleur fonctionnement de la crémone ou crémone-serrure.

[0017] Ainsi, l'invention concerne un mécanisme de commande de crémone comportant, logé en rotation dans un boîtier, un pignon inverseur pour la commande en déplacement dans des directions opposées de deux tringles de manoeuvre s'étendant respectivement, au-dessus et en-dessous de ce boîtier, ledit pignon inverseur étant monté en rotation dans ce dernier autour d'un axe situé dans le plan de ce boîtier, perpendiculairement au déplacement desdites tringles, des crémaillères interposées entre les parois latérales du boîtier et le pignon inverseur venant s'engréner sur ce dernier de manière diamétralement opposée, ces crémaillères étant associées au tringles de manoeuvre directement ou par l'intermédiaire d'un chevalet approprié, ledit pignon inverseur comportant ses extrémités montées en rotation dans des paliers dont l'un est ménagé au niveau du fond du boîtier, tandis que l'autre, selon le cas, se situe du côté interne d'une traverse formant entretoise reliant, en bordure avant, les parois latérales, ou est défini par une ouverture dans une têtière refermant ce boîtier dans sa partie avant ce pignon inverseur se présentant sous forme d'un rouleau de longueur ajustée à la distance séparant les paliers tandis que sa denture s'étend sur toute la longueur dudit rouleau, les dents et/ou échelons correspondant aux crémaillères présentant une largeur ajustée à cette longueur de la denture du pignon inverseur.

[0018] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre se rapportant à un mode de réalisation illustré dans le dessin en annexe.
  • la figure 1 correspond à une représentation schématisée et en coupe du boîtier renfermant le mécanisme de commande, exécuté selon un premier mode de réalisation, d'une crémone ou crémone-serrure ;
  • la figure 2 est une représentation schématisée et en coupe selon II-II de la figure 1 ;
  • la figure 3 est une représentation similaire à la figure 1, le mécanisme de commande étant, ici, représenté selon un second mode de réalisation ;
  • la figure 4 est une représentation en coupe selon IV-IV de la figure 3.


[0019] Tel que représenté dans les figures du dessin ci-joint, la présente invention est relative au domaine des ferrures de verrouillage et concerne, plus particulièrement, un mécanisme de commande 1 de crémone.

[0020] Ainsi, ce mécanisme de commande 1 comporte, logé en rotation dans un boîtier 2, un pignon inverseur 3 pour la commande en déplacement, dans des directions opposées, de deux tringles de manoeuvre 4, 5 s'étendant, respectivement, au-dessus et en-dessous de ce boîtier 2.

[0021] A noter que, habituellement, l'usager intervient sur un tel mécanisme de commande 1, de crémone au moyen d'une poignée ou d'un bouton de commande ou encore, le cas échéant, à l'aide d'un élément à clé s'il s'agit d'une crémone-serrure.

[0022] En fait, l'invention s'attache, plus particulièrement, aux particularités du pignon inverseur 3.

[0023] Ainsi, ce pignon inverseur 3 est monté en rotation dans le boîtier 2 autour d'un axe 6 situé dans le plan 7 de ce boîtier 2, perpendiculairement au déplacement desdites tringles de manoeuvre 4, 5. Celles-ci viennent s'engréner sur ce pignon inverseur 3, directement ou par l'intermédiaire d'un chevalet 8 auquel l'une ou l'autre peut être reliée, au travers de crémaillères 9, 10. Tout particulièrement, ces dernières sont interposées entre les parois latérales, respectivement 11, 12, du boîtier 2 et ledit pignon inverseur 3 en venant s'engréner sur celui-ci de manière diamétralement opposée.

[0024] Selon un premier mode de réalisation correspondant aux figures 1 et 2 du dessin, ledit pignon inverseur 3 comporte, à ses extrémités 13, 14 des tronçons d'arbre 15, 16 montés en rotation dans des paliers 17, 18 ménagés, respectivement, au niveau du fond 20 du boîtier 2 et du côté interne 21 par rapport à ce dernier d'une traverse 22 formant entretoise reliant, en bordure avant 23, les parois latérales 11, 12.

[0025] Dans le cadre d'une conception telle qu'elle vient d'être décrite et en vue de faciliter le montage et l'assemblage du mécanisme de commande 1 dans le boîtier 2, celui-ci est défini en deux parties 24, 25 énantiomorphes par rapport au plan médian longitudinal 7.

[0026] Chacun des paliers 17, 18, maintenant en rotation le pignon inverseur 3, résulte, dans ces conditions, de l'assemblage de deux demi-coquilles, que comporte chacune des parties 24, 25 du boîtier 2.

[0027] Une telle conception permet de maîtriser, davantage, les jeux existant entre le pignon inverseur 3 et les crémaillères 9, 10 venant s'engréner sur ce dernier de manière diamétralement opposée.

[0028] A noter que ce pignon inverseur 3 se présente, en fait, sous forme d'un rouleau de longueur ajustée à la distance séparant les paliers 17, 18, tandis que sa denture 26 s'étend sur toute la longueur dudit rouleau, en vue d'améliorer sa tenue mécanique.

[0029] Dans ce même but, les dents et/ou les échelons 27 correspondant aux crémaillères 9, 10 présentent une largeur 28 ajustée à la longueur de cette denture 26 du pignon inverseur 3.

[0030] Il a pu être observé que pour des questions de facilité d'assemblage des pièces du mécanisme de commande 1, il pouvait être opportun de concevoir le boîtier 2 de manière monobloc et non en deux parties.

[0031] Aussi, il a été imaginé, selon un second mode de réalisation, de maintenir en rotation le pignon inverseur 3 au moyen, d'une part, d'un palier 17 ménagé au niveau du fond 20 du boîtier 2 et, d'autre part, d'un palier 18A que définit une ouverture 29 dans la têtière 30 venant refermer le boîtier 2 dans sa partie avant 31.

[0032] Une telle conception permet, en effet, d'introduire ce pignon inverseur 3 depuis cette partie avant 31 du boîtier 2, sans compter que le rouleau qui le définit, s'étendant entre les paliers 17 et 18A, peut être, dans ce cas, de longueur 32 accrue.

[0033] Les dents ou échelons 27 des crémaillères 9, 10 sont préférentiellement de largeur 28A ajustée à cette longueur 32 accrue de la denture 26 correspondant au pignon inverseur 3. Ainsi conçu, l'on obtient un ensemble dont la tenue mécanique est particulièrement élevée.

[0034] Finalement, tel que cela ressort de la description qui précède la présente invention est à l'origine d'une parfaite maîtrise des jeux, au niveau de l'entraînement, au moyen d'un pignon inverseur, de deux tringles de manoeuvre à déplacement opposé. Ceci permet de conférer au mécanisme de commande d'une crémone ou crémone-serrure une fiabilité accrue.


Revendications

1. Mécanisme de commande de crémone comportant, logé en rotation dans un boîtier (2), un pignon inverseur (3) pour la commande en déplacement dans des directions opposées de deux tringles de manoeuvre (4, 5) s'étendant, respectivement, au-dessus et en-dessous de ce boîtier (2), ledit pignon inverseur (3) étant monté en rotation dans ce dernier autour d'un axe (6) situé dans le plan (7) de ce boîtier (2), perpendiculairement au déplacement desdites tringles (4,5), des crémaillères (9, 10) interposées entre les parois latérales (11, 12) du boîtier (2) et le pignon inverseur (3) venant s'engréner sur ce dernier de manière diamétralement opposée, ces crémaillères (9, 10) étant associées aux tringles de manoeuvre (4, 5) directement ou par l'intermédiaire d'un chevalet (8) approprié, caractérisé par le fait que ledit pignon inverseur (3) comporte ses extrémités (13, 14) montées en rotation dans des paliers (17, 18 ; 18A) dont l'un 17 est ménagé au niveau du fond (20) du boîtier (2) tandis que l'autre, selon le cas, se situe du côté interne (21) d'une traverse (22) formant entretoise reliant, en bordure avant (23), les parois latérales (11, 12), ou est défini par une ouverture (29) dans une têtière (30) refermant ce boîtier (2) dans sa partie avant (31) ce pignon inverseur (3) se présentant sous forme d'un rouleau de longueur ajustée à la distance séparant les paliers (17, 18 ; 18A), tandis que sa denture (26) s'étend sur toute la longueur dudit rouleau, les dents et/ou échelons (27) correspondant aux crémaillères (9, 10) présentant une largeur (28 ; 28A) ajustée à cette longueur (32) de la denture (26) du pignon inverseur (3).
 




Dessins







Rapport de recherche