[0001] L'invention a trait à un dispositif de relevage comportant un levier monté pivotant
sur une platine support rapportée en feuillure sur le châssis ouvrant ou le cadre
dormant d'une porte, fenêtre ou analogue, et prévu apte à coopérer avec une butée
d'appui ménagée en correspondance, selon le cas, sur le cadre dormant ou ledit châssis
ouvrant, pour assurer la prise en charge, au moins en partie, du poids de ce dernier
au moment de venir refermer ladite porte, fenêtre ou autre, ledit levier étant soumis
à l'impulsion de moyens de rappel élastiques pour provoquer son basculement dans une
position d'attente en direction de la butée d'appui, une fois la porte ou fenêtre
ouverte.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la quincaillerie
du bâtiment et concerne, tout particulièrement, les dispositifs permettant de reprendre,
partiellement, le poids d'un ouvrant au moment de refermer celui-ci sur son cadre
dormant. L'invention concerne, encore, les dispositifs d'anti-fausse manoeuvre aptes
à empêcher qu'une ferrure de verrouillage, du type crémone ou crémone-serrure puisse
être amenée dans sa position de verrouillage tant que l'ouvrant d'une porte, fenêtre
ou analogue, n'a pas été refermé sur son cadre dormant.
[0003] En fait, on se reportera, tout particulièrement, au document EP-A-0.735.223 où il
a, d'ores et déjà, été décrit un dispositif de relevage correspondant à la description
ci-dessus.
[0004] Ainsi, ce dispositif se présente sous forme d'un levier monté basculant, à son extrémité
supérieure, sur une platine support rapportée en feuillure du montant avant de l'ouvrant
d'une porte, fenêtre ou analogue. Des moyens de rappel élastiques agissent sur ce
levier pour le repousser en butée dans une position d'attente en direction du cadre
dormant. Tout particulièrement, en feuillure du montant correspondant de ce dernier
se trouve une butée d'appui sur laquelle peut, précisément, prendre appui l'extrémité
inférieure du levier, ceci au moment de refermer la porte, fenêtre ou autre, pour,
par effet de rotation autour de son axe de pivotement sur le châssis ouvrant, assurer
le relevage de ce dernier et garantir son engagement, dans une position convenable
dans le cadre dormant.
[0005] Dans le cas précis décrit dans ce document EP-A-0.735.223, le levier comporte, à
son extrémité inférieure, une sorte de découpe latérale permettant de définir un doigt
de positionnement destiné à favoriser l'engagement avec la butée d'appui sur le cadre
dormant. Bien entendu, la configuration de cette butée d'appui est adaptée à celle
dudit levier.
[0006] Tout particulièrement, si cette butée d'appui est de configuration symétrique, par
rapport à son plan médian horizontal, pour permettre son adaptation à une porte ou
fenêtre s'ouvrant à droite comme à gauche, la partie du dispositif de relevage rapportée
sur le châssis ouvrant, à savoir le levier ou encore sa platine support, ne dispose
pas de cette faculté. Cela revient à dire que le fabriquant doit gérer la fabrication
de dispositifs de relevage pour une application, d'une part, à droite et, d'autre
part, à gauche. Par ailleurs, le menuisier doit, lui aussi, disposer dans ses stocks
les deux types de dispositifs de relevage pour pouvoir répondre à la demande de sa
clientèle, sans compter qu'il doit s'assurer au moment d'équiper une menuiserie que
celle-ci reçoit bien le bon dispositif de relevage.
[0007] Par ailleurs, dans la mesure où, dès l'origine, les moyens de rappel élastiques repoussent
le levier dans sa position d'attente, soit décalé, angulairement, par rapport à l'axe
longitudinal de la platine support, le stockage de ces dispositifs de relevage pose
problème. De plus, une fois monté sur une menuiserie leur levier définit une pièce
saillante par rapport au plan du châssis ce qui la rend particulièrement vulnérable
tant que l'ouvrant n'est pas monté sur son cadre dormant.
[0008] Comme cela est révélé dans le document EP-0.735.223, un tel dispositif de relevage
peut encore constituer un dispositif d'anti-fausse manoeuvre apte à empêcher qu'une
ferrure de verrouillage puisse être amenée dans sa position de verrouillage tant que
l'ouvrant d'une porte ou fenêtre n'est pas refermé sur son cadre dormant. Or, une
telle conception génère d'autres inconvénients.
[0009] En particulier, c'est nécessairement dans cette position naturelle d'attente, imposée
par les moyens de rappel élastiques, que le levier assure, au travers de son axe de
pivotement traversant la platine support, le blocage en translation d'une tringle
de manoeuvre correspondant à une ferrure de verrouillage du type crémone ou crémone-serrure.
Par conséquent, au moment de venir équiper le châssis ouvrant d'une menuiserie d'une
telle crémone ou crémone-serrure, le fonctionnement de cette dernière ne peut être
testé qu'à condition, pour l'opérateur, de ramener le levier dans le prolongement
de la platine support, contre l'action des moyens de rappel élastiques. L'on comprend,
évidemment, que cela complique cette manoeuvre de test pour l'opérateur.
[0010] En fin de compte, la présente invention se propose de remédier aux inconvénients
précités au travers d'un dispositif de relevage unique susceptible d'équiper, indifféremment,
une porte ou fenêtre d'ouverture à droite ou à gauche. En particulier, le sens de
l'impulsion communiqué au levier par l'intermédiaire des moyens de rappel élastiques
peut être librement choisi par le menuisier dans une dernière opération du montage
d'un châssis ouvrant sur son cadre dormant, voire même, uniquement après pose de la
porte ou fenêtre dans son encadrement au niveau d'un bâtiment.
[0011] A cet effet, l'invention concerne un dispositif de relevage comportant un levier
monté pivotant sur une platine support rapportée en feuillure sur le châssis ouvrant
ou le cadre dormant d'une porte, fenêtre ou analogue, et prévu apte à coopérer avec
une butée d'appui ménagée en correspondance, selon le cas, sur le cadre dormant ou
le châssis ouvrant pour assurer la prise en charge, au moins en partie, du poids de
ce dernier au moment de venir refermer ladite porte, fenêtre ou autre, ledit levier
étant soumis à l'impulsion de moyens de rappel élastiques assurant son basculement
dans une position d'attente, en direction de la butée d'appui, une fois la porte ou
fenêtre ouverte. Selon l'invention, lesdits moyens de rappel élastiques sont définis
aptes à repousser ledit levier, selon le cas, une direction ou une direction opposée
par rapport à ladite platine support, tandis que deux moyens de retenue sécables et/ou
escamotables sont prévus aptes à empêcher le basculement du levier, respectivement,
dans l'une et l'autre des directions de pivotement de sorte que la suppression et/ou
l'escamotage de l'un desdits moyens de retenue provoque le basculement de ce levier
dans une direction déterminée.
[0012] En fait, dans une même démarche inventive, il a été imaginé que la platine support
comporte des moyens d'attache avec lesquels coopère au moins l'une des extrémités
des moyens de rappel élastiques, ces moyens d'attache étant définis par au moins deux
points d'attache qui sont ainsi déterminés sur cette platine support qu'en amenant
à coopérer ladite extrémité des moyens de rappel élastiques avec l'un ou respectivement
l'autre de ces points d'attache il en résulte leur mise sous contrainte ayant pour
conséquence de provoquer le basculement du levier dans une direction, respectivement,
dans une direction opposée.
[0013] Selon un autre mode de réalisation entrant le même concept inventif, les moyens de
rappel élastiques se présentent sous forme d'un ressort en épingle pourvu de deux
branches maintenues légèrement sous contrainte entre deux éléments formant butée associés
à la platine support ou, au levier, tandis que ce dernier ou, selon le cas, la platine
support reçoit des moyens d'accrochage aptes à coopérer avec l'une ou l'autre des
branches du ressort en vue d'assurer le basculement du levier dans une direction ou
dans une direction de sens opposé.
[0014] En définitive, au travers des trois solutions qui précèdent et qui résultent d'une
même démarche inventive, il a été imaginé des moyens de rappel élastiques qui, dans
un premier temps, soit exercent sur le levier des efforts contraires venant s'annuler
soit, inversement, n'exercent aucune impulsion sur le levier. Ce n'est qu'en phase
finale de montage et d'assemblage de verrouillage sur une menuiserie que l'opérateur
va pouvoir contraindre les moyens de rappel élastiques d'exercer leur action dans
un sens ou dans l'autre sur le levier, soit en annulant l'un des efforts appliqués
par ces moyens de rappel élastiques sur ce levier, soit, en venant les contraindre
dans une direction définie.
[0015] Aussi, les avantages qui résultent de la présente invention sont multiples. En particulier,
dans la mesure où il n'existe plus qu'un seul type de dispositif de relevage cela
facilite leur gestion de fabrication, mais aussi celui de leur stockage, avantage
que l'on retrouve tant au niveau du fabriquant que du menuisier. De plus, le levier
étant maintenu, dans un premier temps, dans le prolongement de sa platine support,
cet ensemble est, non seulement, moins encombrant, mais, également, moins vulnérable.
[0016] Finalement, un tel dispositif de relevage, même s'il lui est attribué la fonction
de dispositif d'anti-fausse manoeuvre, permet, au cours du montage d'une ferrure de
verrouillage sur un ouvrant, de tester le bon fonctionnement de cette ferrure de verrouillage
sans qu'il ne soit nécessaire, parallèlement, d'actionner le dispositif pour autoriser
cette manoeuvre.
[0017] On observera que, selon une autre caractéristique de la présente invention, le levier
de ce dispositif de relevage peut être équipé de moyens permettant d'ajuster sa longueur
ce qui permet de faciliter, considérablement, les réglages initiaux et ultérieurs.
[0018] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre se rapportant à différents modes de réalisation.
[0019] La compréhension de cette description sera facilitée en se référant aux dessins joints
en annexe, dans lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématisée d'une fenêtre équipée d'un dispositif
de relevage conforme à l'invention ;
- la figure 2 est une représentation schématisée et en élévation d'un dispositif de
relevage conforme à un premier mode de réalisation.
- la figure 3 est une représentation schématisée et en élévation d'un dispositif de
relevage conçu selon un second mode de réalisation ;
- la figure 4 est une représentation schématisée et en coupe partielle selon IV-IV de
la figure 3 ;
- la figure 5 est une représentation en élévation d'un dispositif de relevage conforme
à un troisième mode de réalisation, le levier étant, ici, maintenu dans le plan médian
longitudinal de sa platine support ;
- la figure 6 est une représentation schématisée et en élévation du dispositif de relevage
correspondant à la figure 5, le levier étant maintenu, à présent, dans sa position
d'attente sous l'impulsion des moyens de rappel élastiques ;
- la figure 7 est une représentation schématisée et en coupe selon VII-VII de la figure
5 ;
- les figures 8, 10 et 12 correspondent à des représentations schématisées des moyens
venant remplir la fonction d'anti-fausse manoeuvre associés au dispositif de relevage
illustré sous différentes formes de réalisations dans les figures 2 à 7 ;
- les figures 9, 11, et 13 correspondent à des représentations schématisées et en coupe
respectivement des figures 8, 10 et 12.
[0020] La présente invention a trait à un dispositif de relevage 1 appliqué, tel que représenté
dans la figure 1 des dessins ci-joints, à une porte, fenêtre ou analogue.
[0021] En particulier, ce dispositif de relevage 1 comporte un levier 3 monté pivotant sur
une platine support 4 rapportée, comme représenté en figure 1 en feuillure 5 du montant
avant 6 du châssis ouvrant 7 correspondant à cette porte ou fenêtre 2. A ce propos,
cette platine support 4 peut être fixée sur une têtière présente en feuillure 5. Le
levier 3 est tout particulièrement destiné à coopérer avec une butée d'appui 8 laquelle
est ménagée en feuillure 9 du montant correspondant 10 du cadre dormant 11.
[0022] D'ores et déjà, l'on observera qu'une disposition inverse est envisageable, c'est
à dire que le châssis ouvrant 7 peut recevoir la butée d'appui 8, le cadre dormant
11 étant équipé, dans ces conditions, du levier 3. Toutefois, pour une meilleure compréhension
de la description qui va suivre celle-ci se rapportera, plus particulièrement, à la
première solution exposée.
[0023] Ainsi, le levier 3 est encore soumis à l'impulsion de moyens de rappel élastiques
12 que comporte la platine support 4, ceci pour provoquer son basculement dans une
position d'attente que l'on voit tout particulièrement représentée dans les figures
1 et 6 des dessins ci-joints, ceci lorsque la porte ou fenêtre 2 est ouverte.
[0024] Ainsi, dans cette position d'attente le levier 3, dont l'extrémité supérieure 13
est montée pivotante, à l'aide de moyens d'articulation 14 autour d'un axe 15 horizontal
et parallèle au plan du châssis ouvrant 7, pointe son extrémité inférieure 16 en direction
du cadre dormant 11.
[0025] Aussi, au moment de refermer ce châssis ouvrant 7 sur ledit cadre dormant 11 cette
extrémité inférieure 16 du levier 3 rencontre tout d'abord la butée d'appui 8. A ce
moment là et en poursuivant le mouvement le châssis ouvrant 7 est relevé, sous l'effet
de la double rotation de ce levier 3, d'une part, par rapport aux moyens d'articulation
14 qui le relient à la platine support 4 et, d'autre part, de son point d'appui, à
son extrémité inférieure 16, sur la butée d'appui 8. Ce châssis ouvrant 7 peut alors
s'intégrer, convenablement, dans cadre dormant 11.
[0026] Avantageusement, le levier 3 comporte des moyens 17 permettant d'ajuster sa longueur.
Substantiellement, ces moyens 17 consistent, à son extrémité inférieure 16, en une
partie d'extrémité 18 télescopique apte à être immobilisée dans une position déterminée
par rapport au levier 3 par l'intermédiaire de moyens de serrage 19.
[0027] En fait, la particularité de l'invention réside en ce que, dans le cadre d'un premier
mode de réalisation correspondant à la figure 2, les moyens de rappel élastiques 12
sont définis aptes à repousser ledit levier 3, selon le cas, dans une direction ou
dans la direction inverse par rapport à la platine support 4 sur laquelle il est monté
en rotation. De plus, ladite platine support 4 comporte deux moyens de retenue sécables
20 et 21 et/ou escamotables prévus aptes à empêcher le basculement du levier 3, respectivement
dans l'une et l'autre direction de pivotement 22, 23 de sorte que la suppression et/ou
l'escamotage de l'un desdits moyens de retenue 20, 21 provoque le basculement de ce
levier 3 dans une direction déterminée, respectivement 22, 23.
[0028] Ainsi, comme visible dans cette figure 2, lesdits moyens de rappel élastiques 12
peuvent se présenter sous forme d'un ressort en épingle 24 dont les deux branches
25, 26 sont maintenues sous contrainte entre deux ergots de retenus 27, 28 définissant
les deux moyens de retenue 20, 21 sécables et/ou escamotables, dans la mesure où il
suffit de sectionner l'un de ces ergots de retenue 27, 28 ou encore de faire passer
l'une des branches 25, 26 au-dessus de l'un d'eux pour que cette branche 25 ou 26
du ressort 24, en venant s'appuyer, alors, sur un doigt d'accrochage, selon le cas,
29, 30 associé au levier 3 repousse celui-ci dans la direction 22 ou celle inverse
23.
[0029] A noter que cela fonctionne encore dans le cas où les ergots sécables et/ou escamotables
27, 28 sont associés au levier 3, la platine support 4 recevant, alors, les doigts
d'accrochage 29, 30.
[0030] On remarquera la présence de moyens butées 31 aptes à limiter l'angle de pivotement
du levier 3 par rapport à la platine support 4 que ce soit par rotation dans le sens
horaire ou trigonométrique.
[0031] Selon une autre conception de la présente invention, visible figures 3 et 4, la platine
support 4 comporte des moyens d'attache 40 avec lesquels est à même de coopérer l'une
41 des extrémités 41, 42 d'un ressort spiral ou hélicoïdal 43 correspondant aux moyens
de rappel élastiques 12 dont l'autre extrémité 42 agit, précisément, sur le levier
3.
[0032] En fait, ces moyens d'attache 40 comportent au moins deux points d'attache 44, 45
qui sont ainsi déterminés sur la platine support 4 qu'en venant raccorder ladite extrémité
41 du ressort 43 avec l'un ou l'autre de ces points d'attache 44, 45 il en résulte
la mise sous contrainte dudit ressort 43 ayant pour conséquence de provoquer le basculement
du levier 3 dans la direction 22, respectivement, dans la direction opposée 23.
[0033] En fin de compte, le fait d'amener la branche 41 du ressort 43 en coopération avec
le point d'attache 44 ou encore avec le point d'attache 45, il en résulte la mise
sous contrainte de ce ressort 43 dans un sens ou dans l'autre de sorte que l'action
de sa branche 42 sur le levier 3 n'est pas la même.
[0034] Bien entendu, l'on retrouve, là encore, des moyens butées 31 aptes à limiter le déplacement
angulaire de ce levier 3 par rapport à la platine support 4.
[0035] Avantageusement et comme visible dans la figure 3, ces moyens d'attache 40 comportent,
encore, un point d'attache intermédiaire 46 dont la position est déterminée de sorte
que la coopération de l'extrémité 41 du ressort 43 avec ce point d'attache intermédiaire
46 vient à neutraliser l'action de ce ressort 43 sur le levier 3. Celui est alors
maintenu dans le prolongement de la platine support 4. C'est en fait dans cette configuration
que le dispositif 1 est livré au menuisier, à lui de tendre le ressort 43 pour qu'il
agisse dans la bonne direction sur le levier 3.
[0036] Sa conception selon les figures 5 à 6 correspond au cas de figure où les moyens de
rappel élastique 12 se présentent sous forme d'un ressort 24A en épingle pourvu de
deux branches 25A, 26A maintenues légèrement sous contrainte entre deux éléments formant
butée 27A, 28A associés à la platine support 4, tandis que le levier 3 reçoit des
moyens d'accrochage aptes à coopérer avec l'une ou l'autre des branches 25A, 26A du
ressort 24A en vue d'assurer le basculement du levier 3 dans une direction 22 ou dans
la direction 23 opposée. Substantiellement, les moyens d'accrochage consistent en
deux doigts d'accrochage 29A, 30A, associés au levier 3 sur son côté 32 en regard
de la platine support 4.
[0037] Ainsi, dans un premier temps, ces deux doigts d'accrochage 29A, 30A sont disposés
entre les branches 25A, 26A, du ressort 24A assurant le maintien du levier 3 dans
le prolongement de sa platine support 4.
[0038] Puis, en venant assurer le franchissement de l'un des doigts d'accrochage 29A disposé
d'un côté du levier 3, par rapport à la branche 25A se situant du même côté, cette
branche 25A en coopération avec ce doigt d'accrochage 29A empêche ce levier 3 de regagner
sa position initiale. En fait, le ressort 24A le maintient alors dans sa position
d'attente.
[0039] On observera, en particulier, que ces doigts d'accrochage 29A, 30A sont définis en
forme de redan, c'est à dire qu'une fois l'une ou l'autre des branches 25A, 26A franchies
la manoeuvre inverse est impossible en raison des redans que définissent, précisément,
ces doigts d'accrochage 27A, 28A dans cette position.
[0040] Il est évident que les doigts d'accrochage 29A, 30A peuvent être associés à la platine
support 4, le levier 3 recevant, alors, les éléments formant butée 27A, 28A maintenant
légèrement sous contrainte les deux branches 25A, 26A du ressort 24A.
[0041] Un dispositif de relevage 1, conforme à l'invention peut, avantageusement, remplir
les fonctions d'un dispositif d'anti-fausse manoeuvre dans le cadre de son application
à une ferrure de verrouillage de type crémone ou crémone-serrure.
[0042] En fait, une telle crémone ou crémone-serrure comporte, usuellement, un mécanisme
de commande sur lequel agit l'usager par l'intermédiaire d'une poignée ou d'un bouton
de commande, le cas échéant, encore, à l'aide d'un élément à clé. Le mouvement ainsi
assuré par cet usager est ensuite répercuté sur une ou plusieurs tringles de manoeuvre
s'étendant au-dessus et/ou en dessous dudit boîtier en vue d'actionner des organes
de verrouillage, tels que rouleaux, pannetons et autres.
[0043] Dans le cadre d'une application à des ouvrants oscillo-battants, une telle ferrure
de verrouillage, du type crémone ou crémone-serrure, permet encore, partant de la
position de verrouillage de la porte ou fenêtre, de sélectionner le mode d'ouverture
de celle-ci, soit oscillant autour d'un axe de rotation vertical, soit basculant par
rotation de l'ouvrant, par rapport au cadre dormant, autour d'un axe horizontal matérialisé
par la traverse inférieure de cet ouvrant.
[0044] Dans ce contexte, un dispositif d'anti-fausse manoeuvre a pour fonction d'éviter
que la ferrure de verrouillage ne puisse être manoeuvrée lorsque la porte ou fenêtre
se trouve dans l'une quelconque de ces positions d'ouverture, tant que l'ouvrant n'a
pas été rabattu contre le cadre dormant.
[0045] Sur ce, il convient encore de préciser que de telles crémones ou crémones-serrures
sont, fréquemment, logées dans une rainure d'encastrement ménagée en feuillure du
châssis ouvrant et refermée à l'aide d'une têtière à l'arrière de laquelle viennent
se déplacer la ou les tringles de manoeuvre précitées.
[0046] Dans ce cas, ledit dispositif d'anti-fausse manoeuvre 50 est défini d'une part par
le levier 3 et, d'autre part, par un arbre de pivotement 51 définissant, substantiellement,
les moyens d'articulation 14 de ce levier 3. Cet arbre de pivotement 51 est prolongé
au travers d'une ouverture, d'une part, dans la platine support 4 et, d'autre part,
dans la têtière 52 sur laquelle est rapportée cette dernière. A son extrémité libre,
ledit arbre de pivotement 51 porte une languette de retenue 53 laquelle est engagée
dans une lumière 54 ménagée en conséquence dans la tringle de manoeuvre 56 venant
se déplacer à l'arrière de la têtière 52.
[0047] L'ensemble est ainsi conçu de sorte qu'une fois le châssis ouvrant 7 rabattu sur
son cadre dormant 11 et, donc, le levier 3 ramené dans le plan longitudinal de la
platine support 4, la languette de retenue 53 se présente dans l'axe de la lumière
54 dans la tringle de manoeuvre 56, autorisant le libre déplacement de cette dernière.
Contrairement, après ouverture de la porte ou fenêtre et le levier 3 repoussé dans
sa position d'attente par l'intermédiaire des moyens de rappel élastiques 12, cette
languette de retenue 53 vient se positionner en biais dans la lumière 54 de manière
à coopérer avec des décrochements latéraux 57, 58 au niveau de cette dernière. Ladite
trigle de manoeuvre 56 est, alors, immobilisée en translation.
[0048] Il convient d'observer que cette lumière 54 dans la tringle de manoeuvre 56 peut
ainsi comporter plusieurs décrochements latéraux 57, 58 permettant d'immobiliser cette
tringle de manoeuvre 56 dans différentes positions correspondant aux différentes possibilités
d'ouvertures de la porte ou fenêtre.
[0049] Dans ce domaine des ferrures de verrouillage de type crémone ou crémone-serrure,
il est encore usuel d'assurer une immobilité temporaire des tringles de manoeuvre
pour faciliter le bon positionnement les unes par rapport aux autres, des différentes
pièces composant une crémone ou crémone-serrure au moment de monter celle-ci sur une
menuiserie. Une telle immobilisation des tringles de manoeuvre est encore souhaitable
lorsqu'il y a lieu de les récouper pour les ajuster à cette menuiserie. Il est important,
en effet, que ce recoupage intervienne en tenant compte de la position de verrouillage
ou de déverrouillage qu'occupent, à ce moment là, ces tringles de manoeuvre. Pour
cela on fait appel à des plots d'immobilisation sécables reliant, par exemple, une
tringle de manoeuvre à sa têtière, ce plot étant automatiquement sectionné lors de
la première commande du mécanisme de la crémone ou crémone-serrure.
[0050] En fait l'on a imaginé d'associer au dispositif de relevage 1 conforme à l'invention,
cette fonction d'immobilisation temporaire d'une tringle de manoeuvre de crémone ou
crémone-serrure. En particulier, la languette de retenue 53 correspondant au dispositif
d'anti-fausse manoeuvre 50 est prévu apte à recevoir un plot sécable 59 définissant
sur au moins l'un des côtés latéraux 60 de la languette de retenue 53, un bossage
61 apte à coopérer avec l'un des décrochements latéraux 57, 58 dans la lumière 54
de la tringle de manoeuvre 56 pour immobiliser celle-ci le temps nécessaire. En particulier,
lors de la commande en déplacement de cette tringle de manoeuvre 56 sous l'impulsion
du mécanisme de commande de la crémone ou crémone-serrure l'un des épaulements 62
que définit un tel décrochement 57, 58 vient agir, tel un ciseau, pour sectionner
le ou les bossages 61 du plot sécable 59, libérant, ainsi, ladite tringle de manoeuvre
56.
[0051] Comme cela ressort de la description qui précède, la présente invention vient répondre,
de manière avantageuse, aux inconvénients résultant de l'état de la technique.
1. Dispositif de relevage comportant un levier (3) monté pivotant sur une platine support
(4) rapportée en feuillure sur le châssis ouvrant (7) ou le cadre dormant d'une porte,
fenêtre ou analogue (2), et prévu apte à coopérer avec une butée d'appui (8) ménagée
en correspondance, selon le cas, sur le cadre dormant ou le châssis ouvrant (7) pour
assurer la prise en charge, au moins en partie, du poids de ce dernier au moment de
refermer ladite porte, fenêtre ou autre (2), ledit levier (3) étant soumis à l'impulsion
de moyens de rappel élastiques (12) assurant son basculement, dans une position d'attente,
en direction de la butée d'appui (8), une fois la porte ou fenêtre (2) ouverte, caractérisé
par le fait que lesdits moyens de rappel élastiques (12) sont définis aptes à repousser
ledit levier (3), selon le cas, dans une direction (22) ou une direction opposée (23)
par rapport à ladite platine support (4) , tandis que deux moyens de retenue sécables
et/ou escamotables (20, 21) sont prévus aptes à empêcher le basculement du levier
(3), respectivement, dans l'une et l'autre des directions de pivotement (22, 23) de
sorte que la suppression et/ou l'escamotage de l'un desdits moyens de retenue (20,
21) provoque le basculement de ce levier (3) dans une direction déterminée.
2. Dispositif de relevage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens
de rappel élastiques (12) se présentent sous forme d'un ressort en épingle (24) comportant
deux branches (25, 26) maintenues sous contrainte entre deux ergots de retenue (27,
28) définissant les deux moyens de retenue (20, 21) sécables et/ou escamotables.
3. Dispositif de relevage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les deux
ergots de retenue (27, 28) sécables et/ou escamotables sont associés à la platine
support (4) ou au levier (3), ce dernier ou, respectivement, ladite platine support
(4) recevant deux doigts d'accrochage (29, 30) avec l'un desquels est amené à coopérer
l'une des branches (25, 26) du ressort (24), une fois l'un des ergots de retenue (27)
ou (28) sectionné et/ou escamoté.
4. Dispositif de relevage, comportant un levier (3) monté pivotant sur une platine support
(4) rapportée en feuillure sur le châssis ouvrant (7) ou le cadre dormant d'une porte,
fenêtre ou analogue (2), et prévu apte à coopérer avec une butée d'appui (8) ménagée
en correspondance, selon le cas, sur le cadre dormant ou le châssis ouvrant (7) pour
assurer la prise en charge, au moins en partie, le poids de ce dernier au moment de
venir refermer ladite porte, fenêtre ou autre (2), ledit levier (3) étant soumis à
l'impulsion de moyens de rappel élastiques (12) assurant son basculement dans une
position d'attente, en direction de la butée d'appui (8), une fois la porte ou fenêtre
(2) ouverte, caractérisé par le fait que la platine support (4) comporte des moyens
d'attache (40) avec lesquels coopère au moins l'une (41) des extrémités des moyens
de rappel élastiques (12), ces moyens d'attache (40) étant définis par au moins deux
points d'attache (44, 45) qui sont ainsi déterminés sur cette platine support (4)
pour qu'en amenant à coopérer ladite extrémité (41) des moyens de rappel élastiques
(12), avec l'un ou, respectivement, l'autre de ces points d'attache (44, 45), il en
résulte leur mise sous contrainte ayant pour conséquence de provoquer le basculement
du levier (3) dans une direction (22), respectivement, dans une direction opposée
(23).
5. Dispositif de relevage selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens
de rappel élastiques (12) sont définis par un ressort spiral ou hélicoïdal (43).
6. Dispositif de relevage selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisé
par le fait que les moyens d'attache (40) comportent un point d'attache intermédiaire
(46) dont la position est déterminée de sorte que la coopération de l'extrémité (41)
du ressort (43) correspondant aux moyens de rappel élastiques (12) avec ce point d'attache
intermédiaire (46), entraîne la neutralisation de l'action de ce ressort (43) sur
ce levier (3) pour maintenir celui-ci dans le prolongement de la platine support (4).
7. Dispositif de relevage comportant un levier (3) monté pivotant sur une platine support
(4) rapportée en feuillure sur le châssis ouvrant (7) ou le cadre dormant d'une porte,
fenêtre ou analogue (2), et prévu apte à coopérer avec une butée d'appui (8) ménagée
en correspondance, selon le cas, sur le cadre dormant ou le châssis ouvrant (7) pour
assurer la prise en charge, au moins en partie, du poids de ce dernier au moment de
venir refermer ladite porte, fenêtre ou analogue (2), ledit levier (3) étant soumis
à l'impulsion de moyens de rappel élastiques (12) assurant son basculement dans une
position d'attente, en direction de la butée d'appui (8), une fois la porte ou fenêtre
(2) ouverte, caractérisée par le fait que les moyens de rappel élastiques (12) se
présentent sous forme d'un ressort en épingle (24A) pourvu de deux branches (25A,
26A) maintenues légèrement sous contrainte entre deux éléments (26A, 27A) formant
butée associés à la platine support (4) ou au levier (3), tandis que ce dernier ou,
selon le cas, la platine support (4) reçoit des moyens d'accrochage (29A, 30A) aptes
à coopérer avec l'une ou l'autre des branches (25A, 26A) du ressort (24A) en vue d'assurer
le basculement du levier (3) dans une direction (22) ou dans la direction opposée
(23).
8. Dispositif de relevage selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les moyens
d'accrochage consistent en deux doigts d'accrochage (29A, 30A) définis en forme de
redan, d'une part, aptes à être positionnés entre les deux branches (25A, 26A) du
ressort (24A) pour assurer le maintien du levier (3) dans le prolongement de la platine
support (4) et, d'autre part, dont l'un ou l'autre est apte à coopérer, respectivement,
avec l'une ou l'autre des branches (25A, 26A) du ressort (24A) en vue d'assurer le
basculement du levier (3) dans une direction (22) ou dans la direction opposée (23).
9. Dispositif de relevage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé
par le fait qu'il définit un dispositif d'anti-fausse manoeuvre (50) apte à empêcher
le déplacement d'une tringle de manoeuvre (56) d'une ferrure de verrouillage, du type
crémone ou crémone-serrure, associée au châssis ouvrant (7) d'une porte, fenêtre ou
analogue, ceci tant que ledit châssis ouvrant (7) n'est pas refermé sur son cadre
dormant, ledit dispositif d'anti-fausse manoeuvre (50) étant défini, d'une part, par
le levier (3) et, d'autre part, par un arbre de pivotement (51) définissant, substantiellement,
les moyens d'articulation (14) de ce levier (3), cet arbre de pivotement (51) étant
prolongé au travers d'une ouverture, d'une part, dans la platine support (4) et, d'autre
part, dans une têtière (52) sur laquelle est rapportée cette dernière, l'extrémité
libre dudit arbre de pivotement (51) comportant une languette de retenue (53) maintenue
engagée dans une lumière (54) ménagée en conséquence dans une tringle de manoeuvre
(56) venant se déplacer à l'arrière de ladite têtière (52), au niveau de cette lumière
(54) étant prévus des décrochements latéraux (57, 58) avec lesquels est à même de
coopérer ladite languette de retenue (53) pour immobiliser en translation la tringle
de manoeuvre (56) lorsque le châssis ouvrant (7) est dans l'une quelconque de ses
positions d'ouverture par rapport au cadre dormant.
10. Dispositif de relevage selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il comporte
des moyens d'immobilisation temporaires d'une tringle de manoeuvre de crémone ou crémone-serrure,
lesdits moyens se présentant sous forme d'un plot sécable (59) définissant, sur au
moins l'un des côtés latéraux (60) de la languette de retenue (53), un bossage (60)
apte à coopérer avec l'un des décrochements latéraux (57, 58) dans la lumière (54)
de la tringle de manoeuvre (56) pour immobiliser celle-ci temporairement.