(19)
(11) EP 1 005 883 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
07.06.2000  Bulletin  2000/23

(21) Numéro de dépôt: 99420236.4

(22) Date de dépôt:  03.12.1999
(51) Int. Cl.7A63C 5/03, A63C 5/04, A63C 9/08
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH CY DE DK ES FI FR GB GR IE IT LI LU MC NL PT SE
Etats d'extension désignés:
AL LT LV MK RO SI

(30) Priorité: 04.12.1998 FR 9815500
25.03.1999 FR 9903908
10.02.1999 FR 9901952
17.09.1999 FR 9911903

(71) Demandeur: SKIS ROSSIGNOL S.A.
F-38509 Voiron Cédex (FR)

(72) Inventeur:
  • Bobrowicz, Eric
    05220 Monetier les Bains (FR)

(74) Mandataire: Wind, Jacques 
CABINET JACQUES WIND 47, rue Benoit Bennier B.P. 30
69751 Charbonnières-les-Bains Cédex
69751 Charbonnières-les-Bains Cédex (FR)

   


(54) Ensemble de glisse sur neige


(57) Ensemble de glisse sur neige comprenant un surf des neiges et un système de fixation des chaussures du surfeur.
Le surf est pourvu d'un conséquent évidement central (102) définissant deux longerons latéraux longitudinaux (103, 104), placés directement de part et d'autre de l'évidement (102). Les points d'ancrage (107, 108) sont ménagés dans ces deux longerons latéraux longitudinaux (103, 104). Pour le pied avant comme pour le pied arrière, une plaque intermédiaire respective (106) se fixe (107, 108) dans ces points d'ancrage. Cette plaque intermédiaire (106) est munie, dans sa zone centrale surplombant l'évidement (102), de moyens (109) d'ancrage de la fixation de la chaussure correspondante.




Description


[0001] La présente invention se rapporte à un ensemble de glisse sur neige, comprenant un surf des neiges et un système de réception des chaussures du surfeur.

[0002] La planche de glisse que constitue le surf de neige est utilisée de manière asymétrique, l'utilisateur n'ayant ni le corps, ni les pieds, dirigés selon l'axe longitudinal de la planche, mais placés fortement en biais par rapport à celui-ci. Le corps du surfeur est placé de travers par rapport à sa planche avec soit, pour les personnes à pied directeur droit (« regular foot »), le pied droit en arrière et le pied gauche en avant, soit, pour les personnes à pied directeur gauche (« goofy foot »), le pied gauche en arrière et le pied droit en avant. L'écartement des pieds dépend de la morphologie de l'utilisateur, et essentiellement de sa taille. Les pointes de pied sont plus ou moins tournées vers l'avant du surf, cette orientation étant indiquée par un angle mesuré à partir de la perpendiculaire à l'axe longitudinal du surf. Cette orientation peut généralement varier, pour le pied arrière, entre 0 et 40 degrés environ et, pour le pied avant, entre 10 et 45 degrés, la position la plus en faveur aujourd'hui auprès de nombreux surfeurs de bon niveau étant la position dite intermédiaire :
  • pied arrière : angle d'orientation compris entre 10 et 15 degrés,
  • pied avant : angle d'orientation compris entre 30 et 45 degrés.


[0003] Quoi qu'il en soit, le surfeur a son corps de travers par rapport à l'engin et à la direction de son déplacement. Les virages se prennent soit en penchant le corps vers l'avant, en direction des pointes de pied (on dit plus simplement côtés pointes ou «front-side»), soit en penchant le corps vers l'arrière, en direction des talons (ou « back-side »).

[0004] Le surf de neige fait aujourd'hui l'objet d'un engouement exceptionnel, surtout auprès d'un public jeune, de sorte que des compétitions de surf sont maintenant organisées à l'instar des compétitions de ski, et le facteur « vitesse » devient essentiel pour les surfs destinés à ces compétitions, ainsi que bien entendu la capacité de ces surfs à effectuer des virages avec une précision maximale.

[0005] Cet engouement pour le surf de neige gagne aussi d'autres personnes que les personnes très jeunes, de sorte qu'il devient en outre nécessaire de prévoir d'une part des surfs pour dames, présentant de grandes qualités de légèreté et de confort, ainsi que d'autre part des surfs « grand public » présentant de bonnes qualités de confort sans toutefois trop pénaliser l'efficacité et la légèreté.

[0006] D'une manière générale, la planche de glisse que constitue un surf de neige doit être suffisamment raide, en flexion à plat, pour s'enfoncer le moins possible dans la neige et donc glisser avec une vitesse maximale sans pour autant être trop raide afin d'inscrire la ligne de carres dans une courbe lors de l'exécution d'un virage.

[0007] Il faut donc que cette planche soit le plus raide possible lorsqu'elle est à plat, et le plus souple possible en flexion inclinée, c'est à dire lorsqu'elle est inclinée en reposant sur sa carre.

[0008] Ces deux conditions sont contradictoires, et toute la science des fabriquants de planches de glisse pour surfs de neige consiste à trouver le bon compromis raideur/souplesse qui permette à la fois de se déplacer rapidement à plat tout en ayant une facilité et une précision optimales lors de l'exécution d'un virage.

[0009] Un problème supplémentaire réside dans le fait que, la planche que constitue ce surf étant relativement large, elle est généralement assez lourde, ce qui est ennuyeux.

[0010] Un autre paramètre important à gérer est la raideur latérale de la planche, c'est à dire celle qui s'exerce sur le surf lorsque l'on pose celui-ci à plat sur un marbre horizontal, en appliquant alors à ce surf, en son point médian, une force dirigée latéralement. En effet, pour permettre une bonne précision de trajectoire, il est important que le surf soit très raide latéralement pour ne pas modifier la forme de la ligne de cotes, c'est à dire : la forme de la courbe qui suit l'arête de chaque carre.

[0011] Un premier but de l'invention est de concilier tous ces impératifs et d'obtenir en particulier un ensemble de glisse sur neige incorporant un surf constitué par une planche légère, raide en flexion à plat et en flexion latérale, moins raide en flexion inclinée, et cependant très nerveuse.

[0012] Les systèmes de blocage des pieds sur une planche de glisse sur neige, tel qu'un surf, sont actuellement appelés « fixations ». Ils viennent se fixer sur le surf au moyen d'orifices qui sont pratiqués dans la zone centrale de chaque fixation et dans la zone centrale du surf.

[0013] La position des orifices de liaison de la fixation au surf est aujourd'hui suffisamment généralisée pour être considérée comme standardisée sous deux configurations géométriques :
  • Le perçage dit « 4x4 » qui est le plus répandu et qui est matérialisé par deux zones (une pour chaque pied) de huit trous chacune, ces trous étant espacés de 40 millimètres l'un de l'autre et étant répartis selon deux colonnes parallèles de quatre trous chacune. Ces huit trous sont généralement percés et taraudés à l'avance sur le surf.
  • Le perçage triangulaire, dit « 3D » selon la marque déposée par la Société BURTON, et existant sur les surfs et les fixations de cette Société.


[0014] Ces fixations actuelles ne peuvent pas être rapportées telles qu'elles sur un surf de neige ne présentant pas la possibilité de loger un taraudage, par manque d'épaisseur, à l'endroit où elles doivent être fixées, en particulier sur un surf présentant un évidement longitudinal dans la zone médiane. Un autre but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient.

[0015] Par ailleurs, il est connu qu'un surf de neige est rigidifié dans le sens transversal aussi bien par les fixations que par les pieds du surfeur, qui sont tous positionnés en travers de la planche. Un autre but de l'invention est de déconnecter l'incidence des pieds du surfeur sur la raideur transversale du surf, et plus généralement d'éviter de brider le surf dans le sens transversal.

[0016] Un autre but de l'invention est de permettre en outre différents réglages de la position des pieds du surfeur par rapport à son surf, en particulier en position angulaire, en position longitudinale, ou en écartement d'un pied par rapport à l'autre.

[0017] Un autre but de l'invention est de procurer en outre un bénéfique amortissement des vibrations.

[0018] Parmi les systèmes de fixation de la chaussure du surfeur existent actuellement les fixations du type « coque », ou « soft binding » en anglais, qui ont pour avantage de pouvoir recevoir des chaussures qui sont suffisamment souples pour permettre à l'utilisateur de les utiliser également comme chaussures de marche bien plus confortables que les classiques chaussures de ski ou de surf à semelle rigide.

[0019] Les chaussures appelées « bottes de surf » ou « surf boots » sont par exemple pratiquement aussi agréables à porter que les bottes de neige, ou « snow boots ».

[0020] Ces fixations de type coque comportent, outre une plaque de réception de la semelle de la chaussure, un appui arrière articulé qui remonte sur l'arrière du tendon d'Achille jusqu'environ au niveau de la cheville, et deux sangles de retenue de la chaussure, dont l'une est serrée autour du cou de pied et l'autre est serrée autour de l'avant du pied, environ au niveau de la naissance des orteils.

[0021] Ces fixations de type coque ne peuvent pas non plus être rapportées telles qu'elles sur un surf de neige qui ne présente pas la possibilité de loger un point d'ancrage à l'endroit où ces fixations doivent être placées, en raison, en particulier pour un surf présentant un évidement longitudinal médian, d'une épaisseur insuffisante à cet endroit. Un autre but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient.

[0022] Un autre but de l'invention est de permettre en outre, pour ces fixations de type coque, différents réglages, en position angulaire, de la position des pieds du surfeur par rapport à son surf.

[0023] En ce qui concerne ces fixations de type coque, la plaque rigide qui reçoit la semelle de la chaussure est fixée sur le surf en position sensiblement transversale. Ceci a pour inconvénient de rigidifier le surf dans le sens transversal, et donc de brider celui-ci en flexion transversale, ce qui est très gênant car justement un surf est étudié, par le fabricant, pour avoir des propriétés bien définies aussi bien en flexion longitudinale (ou « flexion simple ») qu'en flexion transversale (c'est-à-dire : en flexion dans le sens orthogonal à l'axe du surf).

[0024] Un autre but de l'invention vise tout d'abord à remédier à cet inconvénient, s'agissant d'un surf présentant un évidement longitudinal médian.

[0025] Un autre but de l'invention est d'améliorer, par rapport aux fixations de type « coque » connues actuellement, la transmission au surf des efforts par les deux extrémités du pied : orteils et talon. Avec les fixations actuelles, la rigidité de la plaque de base unique, et la fixation de cette plaque relativement proche de l'axe longitudinal médian du surf, pénalisent cette transmission des efforts par les deux extrémités du pied.

[0026] Un autre but de l'invention est d'assurer, par rapport à ces fixations de type « coque » connues, et pour un surf à évidement longitudinal médian, un meilleur maintien des deux extrémités - avant et arrière - de la chaussure, et donc d'éviter un décollement - par rapport à la surface du surf- de ces deux extrémités lors de la pratique de la glisse sur neige.

[0027] L'invention se rapporte donc à un ensemble de glisse sur neige comprenant un surf des neiges et un système de réception des chaussures du surfeur, ce surf des neiges se décomposant, dans le sens longitudinal, en une zone arrière, une zone médiane, et une zone avant, et dont la structure se compose, du bas vers le haut :

■ d'une surface de glisse composée d'une semelle de glissement bordée par des carres métalliques,

■ d'une ou plusieurs couches de renfort inférieures,

■ d'un noyau,

■ d'une ou plusieurs couches de renfort supérieures,

■ d'une feuille de protection et de support de décor, réalisée soit sous forme de coque et constituant donc le dessus et les côtés de la planche, soit existant uniquement en surface supérieure de la planche et donc, dans ce cas, en appui sur des éléments de protection bordant le noyau et appelés chants,

caractérisé :

■ en ce que la face supérieure de ce surf des neiges présente un substantiel évidement longitudinal médian qui s'étend au moins sur les deux zones de positionnement des fixations de chaque pied - pied avant et pied arrière respectivement - du surfeur, et qui définit, de part et d'autre, deux longerons latéraux longitudinaux,

■ en ce que des points d'ancrage sont ménagés dans ces deux longerons latéraux longitudinaux,

■ et en ce qu'un dispositif intermédiaire, qui est reçu dans lesdits points d'ancrage, assure la liaison des pieds du surfeur à la planche de surf.



[0028] L'invention se rapporte aussi à un ensemble de glisse sur neige tel que ci-dessus défini, caractérisé en ce que son dispositif de réception des fixations comporte, entre la surface supérieure du surf et la fixation, une interface qui est constituée par au moins une plaque rigide qui comprend :

d'une part, vers ses deux bords avant et arrière qui sont respectivement destinés à couvrir, dans cette zone de positionnement de la fixation, les deux parties latérales droite et gauche du surf, des moyens d'ancrage de cette plaque dans lesdites parties latérales droite et gauche du surf, ces moyens d'ancrage au surf venant donc respectivement à l'avant ainsi qu'à l'arrière du pied du surfeur,

et d'autre part, dans sa zone centrale destinée donc à surplomber, la zone médiane du surf, des moyens de réception et d'ancrage de la fixation qui sont prévus en correspondance avec les orifices existant à cet effet dans ladite fixation, ces moyens d'ancrage de la fixation venant donc au niveau de la voûte plantaire du pied du surfeur.



[0029] L'invention se rapporte aussi à un ensemble de glisse sur neige du type tel que premièrement défini ci-dessus, et dont le dispositif de fixation des chaussures au moins comporte, pour chaque pied respectivement, une plaque de base, distincte, de réception de la semelle de la chaussure, caractérisé en ce que cette plaque de réception de la semelle de la chaussure est équipée d'au moins deux familles d'orifices ou lumières destinées à l'ancrage de cette plaque sur le surf:

■ à l'arrière de cette plaque : au moins une lumière, ou série d'au moins deux trous, qui est située au niveau de l'arrière de la chaussure à recevoir et donc sous le talon du surfeur,

■ à l'avant de cette plaque : une série d'au moins deux lumières allongées et rectilignes, qui sont situées au niveau de l'avant de la chaussure à recevoir et donc sous l'avant du pied du surfeur, et orientées chacune vers la région centrale de cette plaque, ces lumières étant dimensionnées pour permettre, en cas de cintrage du surf, un libre coulissement, dans celles-ci, des organes avant d'ancrage de cette plaque de base sur le surf.



[0030] L'invention se rapporte encore à un ensemble de glisse sur neige du type tel que premièrement défini ci-dessus, comportant, pour chaque pied respectivement, une fixation de type « coque », apte à recevoir une chaussure souple ou une botte souple, pour surf des neiges, cette fixation ayant des bords latéraux et arrière relevés afin d'assurer le maintien de la chaussure ou de la botte souples, et au moins deux sangles de maintien de cette chaussure ou botte souples, dont une sangle arrière qui se serre au niveau du cou de pied et une sangle avant qui se serre autour de l'avant du pied,
caractérisé en ce que cette fixation comporte deux parties distinctes et séparées l'une de l'autre, dont une partie avant qui se fixe sur le surf côté pointes ou « front-side » qui reçoit ladite sangle avant, et une partie arrière, indépendante donc de ladite partie avant, qui se fixe sur le surf côté talons ou « back-side » et qui reçoit la sangle arrière.

[0031] L'invention sera bien comprise, et ses avantages et caractéristiques ressortiront mieux, lors de la description suivante de quelques exemples non limitatifs de réalisation, en référence au dessin schématique annexé dans lequel :

■ Figure 1 est une vue de dessus d'un premier exemple de réalisation d'un surf des neiges apte à équiper un ensemble de glisse sur neige conforme à l'invention

■ Figure 2 en est une vue en coupe longitudinale sommaire selon II-II de Figure 1

■ Figure 3 en est une section transversale selon III-III de Figure 2

■ Figure 4 en est une section transversale selon IV-IV de Figure 2

■ Figure 5 est une vue semblable à Figure 2, montrant une première variante de réalisation

■ Figure 6 est une vue semblable à Figure 3, quoique plus sommaire, et montrant une deuxième variante de réalisation

■ Figure 7 est une vue semblable à Figure 1, montrant une troisième variante de réalisation

■ Figure 8 est une vue en coupe selon VIII-VIII de Figure 1, et montrant une quatrième forme de réalisation

■ Figure 9 est une vue semblable à Figure 8, et montrant une cinquième forme de réalisation.

■ Figure 10 est une vue de dessus du surf des neiges équipé d'un dispositif de réception des fixations conforme à l'invention.

■ Figure 11 est une section transversale selon II-II de la figure 10.

■ Figures 12, 13, 14, 16, 17 sont des vues semblables à la figure 10 et montrant d'autres formes de réalisation.

■ Figure 15 montre, en section transversale selon VI-VI de la figure 14, la déformation du surf, et sa position prise par rapport à une des deux plaques de réception des fixations, lorsque le surf est, typiquement lors de l'exécution d'un virage, fortement incliné sur sa carre.

■ Figure 18 est une vue d'ensemble en perspective d'une fixation de type coque, en particulier pour surf des neiges selon les figures 1 à 9.

■ Figure 19 est une vue de dessus du surf équipé de la fixation de la figure 18.

■ Figure 20 est une coupe partielle selon III-III de Figure 19.

■ Figure 21 est le détail « A» de la figure 20.

■ Figure 22 est une vue semblable à la figure 20, le surf étant, typiquement lors de l'exécution d'un virage, fortement incliné sur sa carre.

■ Figure 23 est une vue de dessus schématique, pour cette fixation, de sa plaque de réception de la semelle de la chaussure, dans une variante de réalisation.

■ Figure 24 est une vue en perspective d'une autre fixation de type coque, en particulier pour surf des neiges selon les figures 1 à 9.

■ Figure 25 est une coupe longitudinale de la fixation de la figure 24, mise en place et vissée sur le surf des neiges.

■ Figure 26 est une vue de dessus très simplifiée de ce même surf, avec les deux fixations, avant et arrière, réglées en bonne position.

■ Figures 27 et 28 montrent deux positions de réglage angulaire de la fixation.

■ Figures 29 et 30 schématisent une variante de cette fixation, avec deux positions de réglage en longueur, cette variante permettant un tel réglage.



[0032] En se référant tout d'abord à l'ensemble des figures 1 à 4, il s'agit d'un surf des neiges destiné à équiper l'ensemble de glisse sur neige de l'invention et se décomposant, dans le sens longitudinal, en une zone arrière 20, une zone médiane 21, et une zone avant 22, et dont la structure est de type dit « rectangulaire» et comporte :

■ Une surface de glisse composée d'une semelle de glissement 1 bordée par des carres métalliques latérales 2, 3,

■ Des chants latéraux rigides 4, 5,

■ Une couche de renfort inférieure 6 constituée en matériau fibreux,

■ Une couche supérieure 7 de protection et de décor, formant la surface supérieure de la planche, composée d'une matière plastique souple et bordée intérieurement d'une couche de renfort supérieure 8, elle aussi constituée en matériau fibreux,

■ Un noyau en Polyuréthanne qui, selon la présente invention, est composé de trois barreaux longitudinaux distincts, dont un barreau central et axial 9, et deux barreaux latéraux 10, 11 disposés de part et d'autre du noyau médian 9, et formant donc deux longerons latéraux.



[0033] En outre :

■ La surface supérieure du surf comporte un substantiel évidement longitudinal médian 12, qui s'étend ici sur une longueur englobant la zone médiane 21 du surf, qui comprend les deux zones Z1 et Z2 de positionnement de chaque pied (pied avant et pied arrière respectivement) du surfeur, et s'étendant, dans cet exemple non limitatif, sensiblement sur la longueur portante de ce surf, c'est-à-dire sensiblement entre la ligne de contact avant 31 et une ligne située à proximité de la ligne de contact arrière 32. La profondeur P et la largeur L de cette saignée axiale 12 sont conséquentes. Dans cet exemple de réalisation, cette profondeur varie le long du surf, selon la position considérée sur celui-ci, le fond 16 de la saignée 12 suivant ici approximativement l'allure de la surface inférieure du surf, tandis que la largeur L, qui ici varie elle aussi le long du surf, comme représenté sur la figure 1, est ici comprise entre un cinquième et trois cinquièmes de la largeur de la planche. Cette profondeur P est déterminée ici par l'épaisseur de matière résiduelle dans la zone médiane 21. Dans le cas présent, l'épaisseur de matière résiduelle est sensiblement égale à l'épaisseur du surf en spatule et au talon. La profondeur P de la saignée 12 permet, conformément à un aspect avantageux de l'invention, d'ajuster à loisir la répartition de raideur du surf, de manière à obtenir un surf ayant des caractéristiques particulières souhaitées.

■ Chacun des deux barreaux latéraux droite/gauche 11, 10 est gainé, en structure dite « structure caisson » en termes du métier, par une enveloppe respective 14, 13 en matériau de renfort fibreux, par exemple le même matériau que pour les renforts inférieur 6 et supérieur 8, pour former ainsi un longeron latéral 23, 24 à structure caisson, ces deux longerons en caisson 23, 24 étant placés, respectivement, quasi immédiatement de part et d'autre dudit évidement ou saignée 12.

■ Les points d'ancrage 19 des dispositifs de fixation des chaussures sont ménagés dans ces deux longerons en caisson 23, 24. Ces points d'ancrage sont assurés soit par des inserts 17, 18, préalablement percés ou non, logés à l'intérieur de chacun des caissons 10, 11, soit par des renforts mécaniques supplémentaires destinés à garantir une bonne résistance à l'arrachement des vis d'attache de la fixation. Ils peuvent aussi être tout simplement obtenus, au montage de la fixation, par perçage des caissons 10, 11.



[0034] Dans le cas de figure représenté aux figures 3 et 4, les poutres latérales 10 et 11 ont chacune une section rectangulaire. Le barreau central 9, qui est positionné sous l'évidement 12, a une section rectangulaire très aplatie comme on le voit sur la figure 3.

[0035] Chacun des longerons latéraux 23, 24 est respectivement placé quasi immédiatement de part et d'autre de l'évidement central 12.

[0036] A noter que, dans cet exemple de réalisation, les parties inférieures des deux gaines fibreuses 13 et 14 sont superposées à la couche de renfort inférieure 6. De même, la couche de renfort supérieure 8 épouse en grande partie les parois latérales et supérieures de ces deux gaines 13 et 14.

[0037] Selon la variante de la figure 5, la saignée 12 est plus profonde à l'avant du surf qu'à l'arrière de celui-ci. On obtient ainsi un surf qui est plus souple dans sa partie avant que dans sa partie arrière. Ce mode de réalisation donne un surf plus facile à inscrire en courbe, mais conservant néanmoins une bonne tenue lors d'un virage, car l'arrière, plus raide, n'a alors pas tendance à décrocher.

[0038] Selon la variante de la Figure 6, la profondeur P de la saignée 12 est variable continûment dans le plan transversal, de sorte qu'elle est plus grande sur un côté, ici le côté droit. Ceci a pour effet bénéfique de durcir un coté par rapport à l'autre : dans le cas de figure représenté ici, le côté gauche est plus raide que le côté droit.

[0039] Le réglage de raideur locale peut, de façon analogue, être obtenu en faisant varier, sur au moins une portion de sa longueur, la largeur L de la saignée 12.

[0040] Selon la variante de la figure 7, la saignée 12 a pratiquement la même longueur que la zone médiane 21 du surf. Par ailleurs, pour illustrer le caractère non limitatif de l'invention, sa largeur L est constante. De même façon, sa profondeur P peut être constante elle aussi, ce qui facilite grandement l'usinage. Bien entendu, cette constance de la profondeur P et/ou de la largeur L est applicable aux autres modes possibles de réalisation.

[0041] La variante de la figure 8 illustre une réalisation d'un surf de forme dite « coque », c'est à dire d'un surf dont la couche supérieure 7 de protection et de décor constitue aussi les faces latérales du surf. Ce surf comporte des inserts métalliques 17, 18, noyés dans le Polyuréthanne et qui constituent les points d'ancrage des dispositifs de fixation des chaussures du surfeur.

[0042] A noter que , dans ce mode de réalisation, les deux longerons latéraux 23, 24 ont chacun une section de forme sensiblement trapézoïdale.

[0043] La figure 9 illustre une autre variante de réalisation d'un surf pour ensemble de glisse conforme à l'invention, mais qui présente les particularités suivantes :

■ Il ne comporte pas de noyau central 9, mais en revanche il comporte une plaque de renfort inférieur 25, surplombant la semelle 1 et constituée d'une plaque métallique, typiquement en alliage d'Aluminium, située entre les ailettes des carres 2, 3 et dans le prolongement de ces ailettes. Dans cette forme de réalisation, le renfort supérieur fibreux 8 recouvre les parties latérales et supérieures des longerons en caisson 24, 23. Il recouvre la plaque métallique 25 dans la partie centrale du surf, comme représenté.

■ Ses longerons latéraux 23, 24 ont chacun une section de forme arrondie en demi-cercle, au lieu d'avoir une forme trapézoïdale comme c'est le cas pour la réalisation selon la figure 8.

■ Les deux noyaux 10, 11 de ces longerons 24, 23 sont en bois, et les inserts métalliques précités 17, 18 sont rapportés dans ces noyaux 10, 11 par usinage de ceux-ci.



[0044] Comme il va de soi, la construction d'un surf pour ensemble de glisse selon l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits. C'est ainsi que, selon les modes de réalisation, la profondeur P de l'évidement ou saignée 12 :

■ est constante dans la longueur de la planche selon la position considérée sur celui-ci, le fond 16 de l'évidement 12 suivant approximativement l'allure de la surface supérieure 15 de cette planche ;

■ varie dans la longueur de la planche selon la position considérée sur celui-ci, cette variation de profondeur étant différente vers l'avant et vers l'arrière de cette planche ;

■ varie dans la longueur de la planche selon la position considérée sur celui-ci, cette variation de profondeur étant sensiblement identique vers l'avant ou vers l'arrière de cette planche, de façon donc sensiblement symétrique (figure 2) par rapport au point médian le plus élevé (30, figures 2 et 5) de la planche ;

■ varie dans la largeur de la planche de sorte qu'elle est plus grande d'un coté que de l'autre (figure 6) ;

■ varie dans la longueur de la planche selon la position considérée sur celui-ci, cette variation de profondeur étant différente vers l'avant et vers l'arrière de cette planche, de façon donc asymétrique par rapport au point médian le plus élevé 30 de la planche.



[0045] C'est ainsi que le fond 16 de la saignée 12 peut être plan ou de forme non plane, concave ou convexe..., tandis que la largeur L de cette saignée peut être soit constante, soit variable le long de cette saignée.

[0046] En se référant maintenant aux figures 10 et 11, il est représenté un surf de neige 101 qui, tel que décrit ci-dessus, présente un évidement axial et longitudinal 102 qui définit deux nervures ou longerons longitudinaux 103, 104 de part et d'autre.

[0047] La surface supérieure du surf n'étant pas plane, et de plus ce surf ne présentant pas de possibilité d'accrochage de la fixation dans la zone centrale, du fait de la faible épaisseur du surf à cet endroit, une fixation classique ne peut pas convenir pour ce genre de surf.

[0048] L'invention prévoit d'utiliser, pour ce genre de surf, un dispositif d'interface intermédiaire, à placer entre le surf et la fixation concernée, qui est constitué par une plaque rigide, respectivement 105 relativement à la fixation avant et 106 relativement à la fixation arrière.

[0049] Cette plaque rigide, 105 ou 106, comporte des moyens d'ancrage dans chacun des bords latéraux 103 et 104 de la planche. Ces moyens d'ancrage sont ici constitués par deux orifices 107 de passage de vis de bridage pour l'ancrage dans le bord 103, et par deux autres orifices 108 de passage de vis de bridage pour l'ancrage dans l'autre bord 104.

[0050] En outre, et c'est un avantage important pour pouvoir utiliser les fixations aisément disponibles dans le commerce, chaque plaque rigide 105, 106 comporte, dans la zone centrale de cette plaque qui vient localement recouvrir l'évidement 102, huit trous taraudés qui sont positionnés en correspondance avec les orifices existant traditionnellement sur les fixations du commerce. Les fixations avant et arrière sont ainsi reçues respectivement, dans ces trous taraudés 109, sur la plaque intermédiaire avant 105 et sur la plaque intermédiaire arrière 106.

[0051] A noter qu'ici, bien que ce ne soit basiquement pas obligatoire pour la mise en oeuvre de l'invention, les plaques intermédiaires 105 et 106 sont rapportées sur le surf 101 par l'intermédiaire d'une plaque 110 en matériau présentant des caractéristiques amortissantes, par exemple une plaque 110 en matériau viscoélastique, ce qui ajoute un élément de confort à ce surf.

[0052] Les plaques rigides 105, 106 sont avantageusement constituées d'un métal léger, par exemple elles sont en acier nervuré ou en alliage d'aluminium. Elles peuvent être aussi constituées d'un matériau plastique rigide ou d'un matériau réalisé à partir de fibres de verre ou de fibres de carbone.

[0053] La figure 12 illustre une variante de réalisation pour laquelle les paires d'orifices 107, 108 sont remplacées chacune par une lumière longitudinale, 170 et 180 respectivement, ce qui permet un réglage longitudinal de la position des plaques intermédiaires 105 et 106.

[0054] Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de prévoir huit trous taraudés, car le réglage d'écartement est obtenu par les lumières 170 et 180.

[0055] La figure 13 illustre une variante de réalisation pour laquelle les paires d'orifices 107, 108 sont remplacées chacune par une lumière en arc de cercle, 171 et 181 respectivement, ce qui permet un réglage angulaire de la position des plaques intermédiaires 105 et 106.

[0056] La figure 14 illustre une variante de réalisation pour laquelle les deux orifices 108 du côté des pointes de pieds sont remplacés par des lumières transversales 182 ce qui permet, comme l'illustre la figure 15 où le surf 101 est basculé, typiquement lors de l'exécution d'un virage, sur sa carre 111 côté talons du surfeur, de ne pas contrecarrer la déformation transversale, en arc de cercle comme représenté, du surf. Dans ce cas, les vis d'ancrage des plaques 105, 106 côtés pointes de pieds du surfeur sont des vis d'ancrage à serrage glissant qui permettent un coulissement à l'intérieur de la lumière. Ce sont, par exemple, des vis épaulées.

[0057] A noter que, pour illustrer le caractère non limitatif de l'invention, les orifices 109 de réception des fixations sont ici des orifices disposés en triangle, ce qui correspond aussi à un standard de liaison des fixations qui est disponible dans le commerce.

[0058] La combinaison, selon l'invention, d'un surf à évidement longitudinal 102 avec une plaque intermédiaire 105, 106 permet, telle qu'illustré sur la figure 16, d'utiliser, pour la réception des fixations au niveau de la zone évidée 102 située entre les bords du surf en forme de nervures 103 et 104, d'utiliser des lumières longitudinales 191 remplaçant les trous taraudés 109. Il suffit alors de remplacer les vis d'ancrage des fixations par des systèmes vis-écrous pouvant coulisser, avant serrage, dans ces lumières 191, pour obtenir très simplement, sans toucher à la position des plaques intermédiaires 105 et 106, une possibilité de réglage longitudinal de la position des fixations sur le surf 101.

[0059] La figure 17 illustre une variante de réalisation pour laquelle les deux plaques intermédiaires 105 et 106 sont remplacées par une plaque intermédiaire unique 112, suffisamment longue pour recevoir à la fois la fixation avant et la fixation arrière, et munie en conséquence d'orifices 107, 108, 109 aussi bien sur sa partie avant 105 que sur la partie arrière 106.

[0060] A noter qu'ici, les parties avant 105 et arrière 106 de cette plaque unique 112 sont réunies par une partie moins large 113, ce qui réalise une économie de poids et de matière.

[0061] En se référant maintenant à la figure 18, il s'agit d'une fixation de type « coque » pour surf des neiges à évidement longitudinal médian, et par exemple donc pour surf des neiges selon les figures 1 à 9.

[0062] Cette fixation comporte classiquement une plaque 201 de réception de la semelle de la chaussure, à bords latéraux 202, 203 relevés, un appui arrière articulé 204 qui remonte sur l'arrière du tendon d'Achille jusqu'environ au niveau de la cheville, et deux sangles de maintien de la chaussure, dont une sangle arrière 205 qui se serre autour du cou de pied et une sangle avant 206 qui se serre autour de l'avant du pied, environ au niveau de la naissance des orteils, ces deux sangles 205, 206 étant fixées et articulées sur les rebords latéraux 202, 203 de la plaque de réception 201.

[0063] Pour les fixations de l'art connu, elles viennent s'amarrer sur le surf à travers des orifices qui sont pratiqués dans la zone centrale 207 de leur plaque 201 de réception de la semelle de la chaussure. Elles ne peuvent alors pas être rapportées sur un surf, tel que celui représenté sur la figure 19, qui possède un évidement longitudinal 208 définissant respectivement de part et d'autre deux longerons latéraux et longitudinaux 209 et 210.

[0064] Tel n'est pas le cas pour la fixation selon la figure 18.

[0065] Celle-ci est en effet prévue pour s'amarrer dans les régions 209, 210 attenantes aux bords latéraux longitudinaux 211, 212 (figure 19) du surf récepteur. Elle comporte à cet effet (figure 18) :

■ A l'arrière de la plaque 201, une série 213 de trous d'amarrage 214 qui sont disposés selon un arc de cercle 215 dont le centre 216 est, grossièrement, situé dans la partie centrale 207 de la plaque 201, comme on le voit sur le dessin et donc sous la plante du pied du surfeur. Cette série 213 de trous 214 est positionnée au niveau de l'arrière de la chaussure à recevoir, sensiblement donc sous le talon du surfeur.

■ A l'avant de cette plaque 201, une série de lumières 217 d'amarrage allongées et rectilignes qui sont positionnées au niveau de l'avant de la chaussure à recevoir et donc grossièrement au niveau des orteils du surfeur, les axes longitudinaux 221 des lumières 217 étant orientés vers un point 216 positionné dans la zone centrale 207 de la plaque 201, les centres de ces lumières 217 étant situés sur un arc de cercle 220 de centre 216.



[0066] Comme on le voit sur la figure 19, ce type de fixation se monte facilement sur un surf 240 à évidement longitudinal central 208.

[0067] En choisissant, pour l'amarrage de la fixation, au moins une paire « trou arrière - lumière avant» conjugués 340, 380, et 341, 381, et donc situés respectivement sur un même diamètre 222 et 223, on peut ajuster l'orientation angulaire de la fixation avant 226 et de la fixation arrière 227 par rapport à l'axe longitudinal médian 228 du surf 240.

[0068] A noter qu'avantageusement, une couche 218 de matière viscoélastique est rapportée sous la plaque de base 201.

[0069] Les figures 20, 21, et 22 permettent d'expliquer comment les lumières avant 217 autorisent, par coulissement de classiques vis épaulées d'amarrage avant 233 dans ces lumières, un cintrage transversal aisé du surf 240 en cas d'appui intensif sur la carre arrière 219, ce qui permet de déconnecter l'action des pieds du surfeur par rapport à la raideur transversale du surf, et plus généralement d'éviter de brider le surf dans le sens transversal.

[0070] Les vis d'amarrage arrière 243, qui passent dans les trous 214, sont des vis ordinaires de blocage en position. En revanche, les vis d'amarrage avant 233 sont des vis épaulées qui viennent simultanément plaquer chaque fixation sur le dessus du surf, tout en l'autorisant à coulisser selon l'axe de la ou des lumières avant choisie(s) 217.

[0071] Les lumières 217 ont en conséquence une longueur L qui est supérieure à la largeur D de l'épaulement de la vis 233 (c'est-à-dire de la partie se trouvant sous la tête de la vis). Par ailleurs, bien entendu, l'épaisseur H1 de la plaque 201 doit être inférieure à la hauteur H2 de l'épaulement de la vis 233 (voir la figure 21). A noter que, selon Figure 21, la vis 233 est reçue classiquement dans un insert métallique 230 qui est noyé dans le corps du surf 240.

[0072] La figure 22 illustre clairement, comme mentionné ci-dessus, le cintrage transversal du surf 223, et montre comment alors les vis épaulées avant 233 coulissent dans les lumières 217, de sorte qu'alors la fixation ne vient pas s'opposer à ce mouvement de cintrage du surf.

[0073] La figure 23 illustre une variante de réalisation qui montre :

■ Que la série 213 de trous arrière 214 peut très bien être remplacée par une lumière, 331 ou 332, en arc de cercle.

■ Qu'il est possible d'obtenir une possibilité de réglage en position transversale de la fixation sur le surf en prévoyant non pas une seule, mais plusieurs lumières arrière, ici deux lumières arrière 331 et 332. La lumière 331, de rayon R1, a un centre 361 situé dans la zone centrale de la plaque 201, et la lumière 332, de rayon R2, a un centre 362 décalé, comme indiqué sur le dessin, d'un entraxe E par rapport au centre 361 de la lumière 331. On choisira alors, pour régler la position transversale de la plaque 201 par rapport au surf, l'une ou l'autre des lumières 331 et 332 pour amarrer la fixation. A noter qu'alors cet entraxe E devra être inférieur à la longueur L des lumières avant 217.

■ Que pour permettre un coulissement transversal de la vis épaulée 233 dans la lumière 217 malgré le désaxage E, il faut avoir un jeu qui correspond à une différence importante entre le diamètre D de la partie épaulée de la vis 233 et la largeur 1 de la lumière 217.



[0074] Comme il va de soi, l'invention s'applique non seulement à une fixation de type « coque », mais aussi à tout type de fixation qui possède, pour chaque pied respectivement, une plaque de base distincte, telle que la plaque 201, destinée à recevoir la semelle de la chaussure du surfeur.

[0075] Dans le cas de la variante selon la figure 23, il est bien évident que l'une et/ou l'autre des lumières arrière 331 et 332 pourraient être remplacées par une série de trous arrière comme c'est le cas pour la réalisation selon la figure 20.

[0076] En se référant maintenant à la figure 24, il est représenté une autre fixation de type « coque » pour surf des neiges à évidement longitudinal médian, qui est cette fois-ci constituée de deux parties distinctes :

■ Une partie avant 301, chargée de recevoir la partie avant de la chaussure ou botte souple et comportant une plaque de base 302, rigide et métallique, à bords latéraux relevés 303, 304, cette plaque rigide 302 comprenant une lumière transversale 305 en arc de cercle dont la concavité est dirigée vers l'emplacement de la plante du pied, cette lumière étant destinée au passage des moyens d'ancrage de cette partie avant 301 sur le surf. Les bords relevés 303, 304 de cette plaque 302 reçoivent classiquement, au moyen d'écrous de fixation et d'articulation respectifs 306, 307, une sangle 308 de maintien de l'avant de la chaussure qui se serre classiquement autour de l'avant du pied, environ au niveau de la naissance des orteils.

■ Une partie arrière 309, chargée de recevoir la partie arrière de la chaussure ou botte souple et comportant une plaque de base 310, rigide et métallique, à bords latéraux relevés 331, 341 et reliés l'un à l'autre par une bande arrière courbe 313 servant d'appui pour le tendon d'Achille. Sur les bords latéraux 331, 341 s'articulent classiquement, autour de deux écrous respectifs 314, d'une part une sangle arrière 315 qui se serre autour du cou de pied, et d'autre part un appui arrière, ou « spoiler », 316 qui remonte sur l'arrière du tendon d'Achille jusqu'environ au niveau de la cheville. La plaque de base rigide 310 comprend une lumière transversale 317 en arc de cercle dont la concavité est dirigée vers l'emplacement de la plante du pied, cette lumière étant destinée au passage des moyens d'ancrage de cette partie arrière 309 sur le surf.



[0077] La figure 25 montre cette fixation 301, 309 en place sur le surf des neiges 318. Ce dernier comporte classiquement des inserts métalliques tubulaires et taraudés 319, 320 dans lesquels sont fermement vissées des vis d'ancrage 321, 322 qui passent à travers les lumières 317 et 305.

[0078] Le surf 318 dont il s'agit ici est bien entendu un surf qui, à l'instar de ceux décrits précédemment, présente un évidement longitudinal médian 330 qui s'étend ici sensiblement sur la longueur portante Lp de la planche.

[0079] Sur la figure 26, les deux fixations - avant 391, 311 et arrière 392, 312 - sont représentées en place sur le surf 318. Les parties avant 311, 312 de ces deux fixations et leurs parties arrière 391, 392 sont schématisées par des rectangles pour ne pas alourdir le dessin.

[0080] Le surf 318 comporte, symétriquement de part et d'autre de son axe longitudinal médian 323 :
  • A l'avant : deux rangées 324, 325 de chacune quatre inserts 319, 320 régulièrement espacés. Les deux rangées 324, 325 sont parallèles à l'axe 323, symétriques l'une de l'autre par rapport à cet axe, et distantes de ce dernier d'une distance D supérieure à la moitié de la largeur minimale L du surf 318 dans la zone longitudinalement médiane de celui-ci. Dans cet exemple de réalisation, la distance D est sensiblement égale aux deux-tiers de la demi-largeur L.
  • A l'arrière : deux autres rangées 326, 327 de chacune quatre inserts 319, 320, ces deux rangées étant dimensionnées et positionnées de même façon que les deux rangées avant 324, 325, mais étant à l'arrière de celles-ci.


[0081] Chaque lumière en arc de cercle - avant 351 et 352 pour la fixation avant et la fixation arrière respectivement, et arrière 471 et 472 pour ces mêmes fixations respectives - reçoit deux vis de fixation et est donc associée à deux inserts respectifs (deux inserts 320 pour chaque partie avant 311 et 312, et deux inserts 319 pour chaque partie arrière 391 et 392).

[0082] Les lumières étant toutes en arc de cercle, on voit, en se référant également aux figures 27 et 28, que l'on peut régler, avant serrage des vis d'ancrage, l'inclinaison angulaire de l'axe, respectivement 328, 329, de chaque fixation - avant et arrière - par rapport à l'axe longitudinal 323 du surf: il suffit pour ceci de faire tourner les parties avant 311, 312 et arrière 391, 392, cette rotation étant autorisée et guidée par les lumières 351, 352 et 471, 472.

[0083] Pour régler l'écartement longitudinal, ou « stance», entre la fixation avant 311, 391 et la fixation arrière 312, 392, il suffit de choisir les deux inserts 319 -parmi les quatre inserts de chaque rangée-en conséquence, ce qui en soi est bien classique pour d'autres systèmes de fixation.

[0084] La figure 29 - qu'il convient de comparer à la figure 27 - schématise une variante de réalisation de cette fixation.

[0085] Conformément à cette variante, il est prévu, pour chaque partie avant 312 et pour chaque partie arrière 392 de la fixation, deux lumières en arc de cercle -respectivement 821, 822 et 2021, 2022- au lieu d'une seule.

[0086] Sur chaque partie - avant 312 et arrière 392 - de la fixation, les deux arcs de cercle formés par les lumières sont parallèles, ou, en d'autres termes, ces deux arcs de cercle sont concentriques.

[0087] Comme on le voit sur la figure 30, cette disposition permet de faire varier la distance d'entre la partie avant 312 et la partie arrière 392 de la fixation, en fonction de la pointure de la chaussure de l'utilisateur : il suffit pour ceci de choisir, pour l'ancrage dans le surf, l'une ou l'autre de ces deux lumières pour l'ancrage de chacune des deux parties 312 et 392.

[0088] Dans l'exemple de la figure 30, les deux lumières intérieures 822 et 2022 ont été sélectionnées par l'ancrage dans les inserts 319 et 320, ce qui donne le maximum d'écartement « d » entre la partie avant 312 et la partie arrière 392 de la fixation.

[0089] Comme il va de soi, l'invention n'est pas limitée à ces deux derniers exemples de réalisation.

[0090] C'est ainsi par exemple que l'une des deux parties - avant 301 ou arrière 309 - de la fixation pourrait être équipée d'un ou plusieurs orifices de passage d'une vis unique de fixation. Le réglage angulaire de la fixation s'effectuerait alors par rotation de cette partie autour de cette vis, l'autre partie étant comme précédemment équipée d'une ou plusieurs lumières en arc de cercle.

[0091] C'est ainsi également que le réglage de l'écartement «d» entre les deux parties 301, 309 de la fixation pourrait se faire - plus classiquement - en montant les plaques de base 302 et/ou 310 dans une glissière de support et de maintien en position, comme cela se fait pour les fixations de ski.


Revendications

1. Ensemble de glisse sur neige comprenant un surf des neiges et un système de réception des chaussures du surfeur, ce surf des neiges se décomposant, dans le sens longitudinal, en une zone arrière (20), une zone médiane (21), et une zone avant (22), et dont la structure se compose, du bas vers le haut :

■ d'une surface de glisse composée d'une semelle de glissement (1) bordée par des carres métalliques (2,3),

■ d'une ou plusieurs couches de renfort inférieures (6),

■ d'un noyau (9,10,11),

■ d'une ou plusieurs couches de renforts supérieures (8),

■ d'une feuille de protection et de support de décor (7), réalisée soit sous forme de coque et constituant donc le dessus et les côtés de la planche, soit existant uniquement en surface supérieure de la planche et donc, dans ce cas, en appui sur des éléments de protection bordant le noyau et appelés chants (4,5),

caractérisé :

■ en ce que la face supérieure de ce surf des neiges présente un substantiel évidement longitudinal médian (12) qui s'étend au moins sur les deux zones (Z1, Z2) de positionnement des fixations de chaque pied - pied avant et pied arrière respectivement - du surfeur, et qui définit, de part et d'autre, deux longerons latéraux longitudinaux (23,24),

■ en ce que des points d'ancrage (19) sont ménagés dans ces deux longerons latéraux longitudinaux (23,24),

■ et en ce qu'un dispositif intermédiaire (105, 106, 201, 302, 310), qui est reçu dans lesdits points d'ancrage (19), assure la liaison des pieds du surfeur à la planche de surf.


 
2. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1, caractérisé en ce que le noyau du surf est réalisé en plusieurs parties distinctes (9,10,11), avec au minimum deux parties latérales droite (11) et gauche (10) qui sont chacune gainées par au moins une couche de matériau de renfort fibreux (13,14) et qui forment chacune ainsi un longeron latéral longitudinal (23,24), ce longeron (23,24) étant à structure caisson.
 
3. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que ledit évidement (12) s'étend sensiblement sur la longueur portante de cette planche.
 
4. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que ledit évidement (12) s'étend sur ladite partie médiane (21) de cette planche.
 
5. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la profondeur (P) dudit évidement (12) varie dans la longueur de la planche selon la position considérée sur celui-ci.
 
6. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la profondeur (P) dudit évidement (12) varie dans la largeur de la planche de sorte que cette profondeur est plus grande d'un coté que de l'autre.
 
7. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 5, caractérisé en ce que cette profondeur (P) est plus grande vers l'avant de la planche.
 
8. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la profondeur (P) dudit évidement (12) est constante.
 
9. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la largeur (L) dudit évidement (12) est variable le long de ce dernier.
 
10. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la largeur (L) dudit évidement (12) est constante le long de ce dernier.
 
11. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que chacun desdits longerons latéraux (23, 24) a une section sensiblement carrée.
 
12. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que chacun desdits longerons latéraux (23, 24) a une section d'allure sensiblement trapézoïdale.
 
13. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que chacun desdits longerons latéraux (23, 24) a une section arrondie sensiblement en arc de cercle.
 
14. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que son surf comporte une partie centrale (9) de noyau, qui est formée par un troisième barreau positionné sous ledit évidement (12).
 
15. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que son surf ne comporte pas de partie centrale (9) de noyau.
 
16. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 15, caractérisé en ce que son surf comporte en revanche une plaque de renfort inférieur (25), surplombant la semelle (1) et constituée d'une plaque métallique, typiquement en alliage d'Aluminium, située entre les ailettes des carres latérales inférieures (2,3) et sensiblement dans le prolongement de ces ailettes.
 
17. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'il comporte des inserts métalliques (17,18) dans lesdites parties latérales droite (11) et gauche (10) de noyau du surf ces inserts assurant les points d'ancrage (19) des dispositifs de fixation des chaussures.
 
18. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1, caractérisé en ce que son dispositif de réception des fixations comporte, entre la surface supérieure du surf et la fixation, une interface qui est constituée par au moins une plaque rigide (105,106, 112) qui comprend :

d'une part, vers ses deux bords avant et arrière qui sont respectivement destinés à couvrir, dans cette zone de positionnement de la fixation, les deux parties latérales droite et gauche du surf, des moyens d'ancrage (108, 107) de cette plaque dans lesdites parties latérales droite et gauche du surf, ces moyens d'ancrage au surf venant donc respectivement à l'avant ainsi qu'à l'arrière du pied du surfeur,

et d'autre part, dans sa zone centrale destinée donc à surplomber, la zone médiane du surf, des moyens (109) de réception et d'ancrage de la fixation qui sont prévus en correspondance avec les orifices existant à cet effet dans ladite fixation, ces moyens d'ancrage de la fixation venant donc au niveau de la voûte plantaire du pied du surfeur.


 
19. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 18, caractérisé en ce que ladite plaque rigide (105, 106) est rapportée sur le surf (100) par l'intermédiaire d'une couche (110) en matériau présentant des caractéristiques amortissantes.
 
20. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 ou 19, caractérisé en ce que cette plaque (105, 106) est en métal léger.
 
21. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que les moyens d'ancrage de ladite plaque (105, 106, 112) au surf sont constitués par des lumières longitudinales (170, 180) permettant un réglage longitudinal de la position de cette plaque (105, 106, 112).
 
22. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que les moyens d'ancrage de ladite plaque (105, 106) au surf sont constitués par des lumières en arc de cercle (171, 181) permettant un réglage angulaire de la position de cette plaque (105, 106).
 
23. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 20, caractérisé en ce que lesdits moyens d'ancrage de ladite plaque (105, 106, 112) sont constitués, du côté des pointes de pieds, par des lumières transversales (182) autorisant, en combinaison avec des vis d'ancrage à serrage glissant, un coulissement qui permet un cintrage transversal du surf.
 
24. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 23, caractérisé en ce qu'il comporte une plaque unique (112) pour recevoir aussi bien la fixation avant que la fixation arrière.
 
25. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 24, caractérisé en ce que les moyens de réception des fixations dans ladite plaque (105, 106) comportent des lumières longitudinales (191) placées au niveau de l'évidement (102) du surf et autorisant ainsi un réglage longitudinal de la position des fixations.
 
26. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 25, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens (109) sont constitués par deux zones (une sur chaque fixation) de huit trous chacune, ces trous étant espacés de 40 millimètres l'un de l'autre et étant répartis selon deux colonnes parallèles de quatre trous chacune.
 
27. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 18 à 25, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens (109) sont constitués par deux zones (une sur chaque fixation) de trois trous chacune, ces trois trous étant disposés en triangle.
 
28. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de fixation des chaussures au moins comporte, pour chaque pied respectivement, une plaque de base (201), distincte, de réception de la semelle de la chaussure, et en ce que cette plaque (201) de réception de la semelle de la chaussure est équipée d'au moins deux familles d'orifices ou lumières destinées à l'ancrage de cette plaque sur le surf :

■ à l'arrière de cette plaque : au moins une lumière, ou série (213) d'au moins deux trous (214), qui est située au niveau de l'arrière de la chaussure à recevoir et donc sous le talon du surfeur,

■ à l'avant de cette plaque: une série d'au moins deux lumières allongées et rectilignes (217), qui sont situées au niveau de l'avant de la chaussure à recevoir et donc sous l'avant du pied du surfeur, et orientées chacune vers la région centrale de cette plaque (201), ces lumières (217) étant dimensionnées pour permettre, en cas de cintrage du surf, un libre coulissement, dans celles-ci, des organes avant (233) d'ancrage de cette plaque de base (201) sur le surf.


 
29. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 28, dont ledit dispositif de fixation comporte une série (213) de trous d'amarrage (214) à l'arrière, caractérisé en ce que chaque trou arrière (340) est en correspondance sur un même diamètre respectif (222) d'un cercle commun (215, 220), avec une lumière avant associée (380).
 
30. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 29, caractérisé en ce que chaque fixation comporte plusieurs lumières, ou séries de trous, arrière (331, 332) qui sont décalées (E) l'une par rapport à l'autre dans le sens longitudinal de la plaque de base (201).
 
31. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 28, caractérisé en ce que chaque fixation comporte seulement deux trous (214) à l'arrière et deux lumières (217) à l'avant.
 
32. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 28 à 31, caractérisé en ce qu'une couche (218) de matière viscoélastique est rapportée sous ladite plaque de base (201).
 
33. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 1, comportant, pour chaque pied respectivement, une fixation de type « coque », apte à recevoir une chaussure souple ou une botte souple, pour surf des neiges, cette fixation ayant des bords latéraux (303, 304, 331, 341) et arrière (313) relevés afin d'assurer le maintien de la chaussure ou de la botte souples, et au moins deux sangles (315, 308) de maintien de cette chaussure ou botte souples, dont une sangle arrière (315) qui se serre au niveau du cou de pied et une sangle avant (308) qui se serre autour de l'avant du pied,
caractérisé en ce que cette fixation comporte deux parties distinctes et séparées l'une de l'autre (301, 309), dont une partie avant (301) qui se fixe sur le surf côté pointes ou « front-side » qui reçoit ladite sangle avant (308), et une partie arrière (309), indépendante donc de ladite partie avant (301), qui se fixe sur le surf côté talons ou « back-side » et qui reçoit la sangle arrière (315).
 
34. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 33, caractérisé en ce que la partie avant (301) de ladite fixation comporte une plaque de base rigide (302) qui est percée d'au moins une lumière (305) ou orifice de passage des moyens (322) d'ancrage de cette partie sur le surf (318), en ce que la partie arrière (309) de cette fixation comporte de même façon au moins une lumière (317) ou orifice de passage des moyens (321) d'ancrage de cette partie sur le surf (318), et en ce que ces lumières ou orifices (305, 317) sont disposés pour correspondre à des emplacements (319, 320) d'ancrage prévus sur le surf à une distance (D) de l'axe longitudinal (323) du surf qui est supérieure à la demi-largeur (L) minimale du surf (318) au niveau de la zone longitudinalement médiane de ce surf.
 
35. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 34, caractérisé en ce que cette distance (D) est de l'ordre des deux tiers de ladite demi-largeur (L).
 
36. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 34 ou 35, caractérisé en ce que la ou lesdites lumières (305, 317) sont des lumières en arc de cercle à concavité dirigée vers la plante du pied.
 
37. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 34 à 36, caractérisé en ce qu'au moins une de ses deux parties (312 ; 392) comporte au moins deux lumières en arc de cercle (821, 822; 2021, 2022) afin de pouvoir faire varier l'écartement (d) entre ces deux parties (312, 392).
 
38. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 37, caractérisé en ce que les lumières en arc de cercle (821, 822 ou 2021, 2022) sont concentriques sur la partie respective concernée (312 ou 392).
 
39. Ensemble de glisse sur neige selon l'une des revendications 33 à 38, caractérisé en ce qu'il est équipé de moyens, tels que des inserts classiques (319, 320), de réception des moyens d'ancrage (321, 322) de chaque partie (309, 301) de fixation, qui sont positionnés à une distance (D) de son axe longitudinal médian (323) qui est supérieure à la moitié de sa demi-largeur (L) minimale dans sa zone longitudinalement médiane.
 
40. Ensemble de glisse sur neige selon la revendication 39, caractérisé en ce que lesdits moyens de réception (319, 320) sont positionnés en rangées (324 à 327) chacune de ces rangées comprenant plusieurs de ces moyens (319, 320), chacune des ces rangées étant parallèle à l'axe longitudinal médian (323) de ce surf.
 




Dessins





































Rapport de recherche