[0001] La présente invention concerne une raquette de tennis équipée de moyens particuliers
destinés à amortir les vibrations provoquées par l'impact de la balle sur le tamis
de la raquette. Elle concerne plus particulièrement une raquette de tennis équipée
d'au moins un élément oscillant apte à osciller librement sous l'effet des dites vibrations.
[0002] La pratique du tennis, qui présente par ailleurs des effets particulièrement bénéfiques,
peut provoquer des traumatismes des tendons du coude du joueur. Ces traumatismes peuvent
avoir plusieurs causes parmi lesquelles un poids excessif de la raquette, un centre
de gravité de la raquette trop déporté vers le tamis, des impacts de balle trop fréquemment
éloignés de la zone centrale du tamis représentant le centre normal de percussion
et enfin des amplitudes de vibrations excessives de la raquette sous l'effet de l'impact
des balles.
[0003] On a déjà cherché à réduire les causes de ces traumatismes en proposant des raquettes
de tennis équipées de moyens aptes à amortir les vibrations de la raquette au niveau
du grip c'est-à-dire de la partie de la poignée de la raquette qui est en contact
avec la main du joueur.
[0004] Par exemple dans le document WO 92/00781, on a interposé entre le manche proprement
dit de la raquette et le grip des éléments de liaison longitudinaux qui permettent
une certaine rotation du manche par rapport au grip selon l'axe longitudinal de ce
dernier. Ces éléments, qui sont disposés dans des rainures pratiquées dans le manche
sont constitués de deux composants distincts, l'un étant un matériau élastomère, par
exemple en polyuréthanne, de très haute dureté et l'autre un matériau, par exemple
en caoutchouc synthétique, de dureté inférieure. Ces éléments longitudinaux servent
à la fois de liaison entre le grip et le manche de la raquette et d'amortisseurs des
vibrations longitudinales et en torsion parvenant au manche de la raquette.
[0005] Selon le demandeur, l'impact d'une balle sur le tamis d'une raquette de tennis provoque
non pas un mais plusieurs types de vibration, qui se cumulent. Pour une raquette donnée,
chaque type de vibration présente une gamme de fréquences propres. Le premier type
de vibration, ayant la gamme de fréquences la plus basse correspond à des vibrations
en flexion selon une direction perpendiculaire au plan du tamis de la raquette, avec
deux zones nodales situées pour l'une vers l'extrémité du manche proche du tamis et
pour l'autre vers l'extrémité opposée du cadre. Le deuxième type de vibration ayant
une gamme de fréquences supérieures à celles du premier type, correspond à des vibrations
en flexion selon une direction parallèle au plan des tamis, avec deux zones nodales
situées pour l'une vers l'extrémité du manche la plus proche du tamis et pour l'autre
environ aux deux tiers du tamis en partant du manche. Le troisième type de vibration,
qui présente une gamme de fréquences encore supérieures, correspond à des vibrations
en torsion par rapport à l'axe longitudinal du manche.
[0006] Selon le demandeur, ce sont les deux premiers types de vibration, en flexion qui
sont les plus dangereuses en ce qui concerne les traumatismes des tendons du coude,
lorsque l'amplitude de telles vibrations sont excessives.
[0007] On a déjà proposé dans le document GB.2.186.493 un absorbeur de vibration pour une
raquette qui comporte une masse supportée indirectement par un élément viscoélastique,
ledit absorbeur étant disposé à l'intérieur du grip. Cette masse est placée à l'extrémité
d'une tige dont l'autre extrémité est fixée à l'élément viscoélastique. C'est la tige
et la masse situées à l'extrémité de celle-ci qui constituent ensemble un élément
oscillant, qui vibre dans l'évidement intérieur du grip;
[0008] Selon le demandeur , cet absorbeur est encombrant, augmente sensiblement le poids
de la raquette et ne permet pas de réduire de manière efficace l'amplitude des vibrations
des deux premiers types de vibration, en flexion précités.
[0009] Le but visé par le demandeur est de proposer une raquette de tennis qui pallie les
inconvénients précités.
[0010] Ce but est atteint , en ce qui concerne l'encombrement et le poids, par la raquette
de tennis de l'invention qui, de manière connue comporte un élément oscillant monté
de manière à pouvoir osciller librement sous l'effet des vibrations dues à l'impact
de la balle.
[0011] De manière caractéristique , l'élément oscillant comprend d'une part un bloc qui
est constitué d'un matériau à l'état de gel mou et d'autre part une feuille d'un matériau
lourd ; le bloc est solidaire du logement dans lequel est disposé l'élément oscillant
, sur l'un de ses côtés et de la feuille sur l'autre côté.
[0012] La feuille du matériau lourd, par exemple de plomb, est collée sur la face supérieure
du bloc de gel, par exemple de polyuréthanne, tandis que la face opposée du bloc de
gel est solidarisée sur la face en regard du logement.
[0013] Dans un mode préféré de réalisation, le logement consiste dans une portion évidée
du manche dans le fond de laquelle est (sont) fixé(s) le(s) élément(s) oscillant(s)
et dont la profondeur est supérieure à la hauteur maximale de l'élément oscillant
en sorte que le grip qui enveloppe le manche ne soit pas en contact avec le dit (les
dits) élément(s). Ainsi selon cette disposition particulière, le ou les éléments oscillants
ne sont pas directement accessibles et ne peuvent donc pas être détériorés.
[0014] Avantageusement la raquette de l'invention comporte une pluralité d'éléments oscillants
qui sont disposés les uns à côté des autres sur une plaquette support, et le logement
correspondant à la dite plaquette se présente sous la forme d'une rainure disposée
selon l'axe longitudinal du manche. Le demandeur a en effet constaté que l'amortissement
de l'amplitude des vibrations était largement fonction du nombre d'éléments oscillants.
Dans un exemple préféré de réalisation, il s'est agi d'une plaquette support de douze
blocs de gel mou de polyuréthanne surmontés de feuilles de plomb, chaque bloc se présentant
sous la configuration d'un parallélépipède rectangle ayant une longueur de l'ordre
de 8 mm, une largeur de 5 mm et une épaisseur de l'ordre de 2 à 3 mm pour un poids
de 0,1 g, tandis que la feuille de plomb avait une épaisseur de 0,2 mm pour un poids
de 0,1 g.
[0015] En vue d'amortir préférentiellement les vibrations en flexion du premier type, la
raquette comporte une rainure, pourvue d'une pluralité d'éléments oscillants formée
dans le plan horizontal c'est-à-dire le plan général du tamis. En vue d'amortir préférentiellement
les vibrations en flexion du deuxième type, la raquette comporte une rainure, pourvue
d'éléments oscillants, formée dans le plan vertical c'est-à-dire le plan perpendiculaire
au tamis.
[0016] Dans une version préférée de réalisation, le manche de la raquette a en section transversale
une forme octogonale et comporte quatre rainures servant de logements à quatre plaquettes
pourvues d'éléments oscillants, deux dans les faces opposées de l'octogone parallèles
au plan horizontal du tamis et deux dans les faces opposées de l'octogone perpendiculaires
au plan horizontal du tamis.
[0017] Le demandeur a constaté que les amplitudes de vibrations présentent des pics en fonction
de certaines fréquences. De manière à optimaliser la diminution de l'amplitude de
ces vibrations, la fréquence propre à chaque élément oscillant est déterminé pour
correspondre à la fréquence d'un de ces pics.
[0018] Dans la version préférée ci-dessus, les éléments oscillants se trouvant dans un logement
dont le fond est dans un plan parallèle au plan du tamis ont une fréquence propre
comprise entre 100 et 180 Hz tandis que les éléments oscillants disposés dans un logement
dont le fond est dans un plan perpendiculaire à celui du tamis ont une fréquence propre
comprise entre 120 et 200 Hz.
[0019] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va être
faite d'un exemple préféré de réalisation illustré dans lequel :
- la figure 1 est une représentation partielle en perspective d'une raquette de tennis,
- la figure 2 est une représentation schématique en coupe du premier type de vibrations
en flexion,
- la figure 3 est une représentation schématique en plan du deuxième type de vibrations
en flexion,
- la figure 4 est une représentation partielle en perspective d'une plaquette support
dans laquelle sont disposés quatre éléments oscillants,
- la figure 5 est une représentation schématique en coupe longitudinale du manche d'une
raquette équipée d'une plaquette sur laquelle sont disposés huit éléments oscillants,
- la figure 6 est une représentation schématique partielle en coupe transversale du
manche d'une raquette équipée de plaquettes disposées dans des plans perpendiculaires.
[0020] Une raquette de tennis 1 comme illustrée à la figure 1 comporte un cadre 2 de forme
ovale dans lequel sont tendues des cordes 3 formant le tamis 4, un manche 5, recouvert
d'un grip 6 et, dans l'exemple illustré une pièce intermédiaire 7 en forme de fourche
reliant le manche 5 au cadre 2. En pratique le manche 5, la pièce intermédiaire 7
et le cadre 2 sont réalisés à partir d'un seul élément tubulaire, selon une technique
connue par ailleurs. Le manche est constitué de l'assemblage des deux extrémités de
cet élément tubulaire et recouvert par le grip 6.
[0021] Lorsque la balle de tennis vient frapper le tamis 4, l'énergie dégagée par cet impact
se traduit notamment par la formation de vibrations dans toute la raquette 1. Les
figures 2 et 3 illustrent les deux modes de vibrations, en flexion, d'une raquette
sous l'effet de cet impact.
[0022] Dans le premier mode de la figure 2, les vibrations interviennent selon une direction
D1 perpendiculaire au plan P1 du tamis, la raquette oscillant de part et d'autre du
plan horizontal, c'est-à-dire le plan P1 passant par le tamis 4, avec deux zones nodales
8, 9, c'est-à-dire des zones qui correspondent à des noeuds de vibrations. Dans ces
zones 8, 9, il n'y a pas à proprement parler de vibration. Comme on peut le voir à
la figure 2, la première zone nodale 8 se trouve vers l'extrémité avant 5
a de la poignée 5 c'est-à-dire l'extrémité qui se trouve vers le tamis 4. Ainsi c'est
vers l'autre extrémité 5
b du manche 5 de la raquette 1 que se produisent les vibrations de plus forte amplitude.
[0023] Dans le deuxième mode de vibrations, en flexion, illustré à la figure 3, les vibrations
interviennent selon une direction D2 parallèle au plan du tamis, la raquette oscillant
de part et d'autre du plan médian P2 passant par le manche 5 et qui est perpendiculaire
au tamis 4 avec une première zone nodale 10 qui se trouve également vers l'extrémité
avant 5
a du manche 5 et une seconde zone nodale 10' qui se trouve vers l'extrémité du tamis,
sensiblement aux deux tiers du tamis en partant du manche.
[0024] Sur les deux figures 2 et 3 on a représenté en traits pleins la position normale
de la raquette et en pointillés une position extrême adoptée par la raquette au cours
des vibrations correspondantes. Ces représentations sont bien sûr très amplifiées
par rapport à la réalité.
[0025] La raquette 1 est équipée d'éléments oscillants 11 qui sont placés dans des logements
formés dans la dite raquette de manière à pouvoir osciller librement sous l'effet
des vibrations provoquées par l'impact de la balle sur le tamis 4. Chaque élément
oscillant 11 va contribuer à amortir, par dissipation naturelle d'énergie, les vibrations
qui lui parviennent. Bien sûr pour cela il est nécessaire que l'élément oscillant
11 puisse vibrer librement et sans contrainte et notamment qu'il n'y ait pas de contact
avec d'autres pièces qui puissent perturber son bon fonctionnement.
[0026] Sur la figure 4 on a illustré quatre éléments oscillants 11 disposés les uns à côté
des autres sur une plaquette support 12.
[0027] Chaque élément oscillant 11 est constitué d'un premier composant 13 qui est un gel
mou de polyuréthanne et d'un second composant 14 qui est une feuille de plomb. Le
bloc 13 de gel de polyuréthanne est solidarisé à la plaquette support 12 tandis que
la feuille de plomb 14 se trouve disposée sur la face supérieure libre du bloc 13.
On a ainsi un élément oscillant 11 du type masse/ressort. Les vibrations qui sont
communiquées à l'élément oscillant 11 par la plaquette support 12 entraîne le bloc
gel mou 13 à vibrer, selon la direction des flèches F, à une fréquence qui est fonction
de la raideur du dit gel et de masse de la feuille de plomb 14.
[0028] Une telle plaquette support 12, équipée de ces éléments oscillants 11, est placée
dans une rainure 15 qui est formée dans le manche 5 de la raquette 1. Cette rainure
15 est ensuite obturée par la mise en place du grip 16 c'est-à-dire du revêtement
qui recouvre le manche 5 et qui est directement en contact avec la main du joueur.
De manière à ce que les éléments oscillants 11 puissent osciller librement il importe
que la hauteur
H de la rainure soit supérieure à la hauteur maximale
h prise par la plaquette support 12 et par chaque élément oscillant 11 à son amplitude
maximale de vibration.
[0029] Dans un exemple précis de réalisation, une plaquette support 12, supportait 12 éléments
oscillants 11, ayant une longueur
L de l'ordre de 8 mm, une largeur
1 de l'ordre de 5 mm et une épaisseur
e de l'ordre de 2 à 3 mm. Le poids de chaque élément oscillant 11 était de l'ordre
de 0,2 g se répartissant de manière sensiblement égale entre le gel de polyuréthanne
13 et la feuille de plomb 14, la dite feuille de plomb 14 ayant une épaisseur de l'ordre
de 0,2 mm.
[0030] Pour amortir préférentiellement les vibrations selon le premier mode, en flexion,
illustré à la figure 2, les éléments oscillants 11 sont placés dans une rainure 15
qui est formée dans une face 17 du manche 5 qui est parallèle au plan horizontal P1
c'est-à-dire au plan du tamis 4. Les éléments oscillants 11, du type décrit précité,
sont déterminés de manière à vibrer à une fréquence qui correspond sensiblement à
la fréquence propre de la raquette 1 selon le premier mode de vibration en flexion
par rapport au plan horizontal P1, avec les deux zones nodales 8 et 9. La fréquence
en question est de l'ordre de 100 à 180 Hz, selon la structure et les éléments constitutifs
de la raquette 1.
[0031] Pour amortir préférentiellement les vibrations selon le deuxième mode, illustré à
la figure 3, les éléments oscillants 11' sont placés dans une rainure 15' qui est
formée dans une des faces 18 du manche 5 qui est dans un plan perpendiculaire au plan
du tamis 4. Chaque élément 11' est déterminé en sorte d'avoir une fréquence de vibrations
qui correspond à la fréquence propre de vibrations de la raquette 1 selon le deuxième
mode de vibrations en flexion par rapport au plan P2 avec les deux zones nodales 10
et 10'. La fréquence en question est de l'ordre de 120 à 200 Hz.
[0032] En pratique étant donné que les manches de raquette de tennis ont généralement une
forme extérieure octogonale, la raquette 1 comporte quatre rainures équipées d'éléments
oscillants, deux rainures 15 dans les faces supérieures et inférieures parallèles
au tamis et deux rainures 15' dans les faces latérales 18 perpendiculaires au tamis.
Les plaquettes support 12, 12' sont collées dans le fond de chaque rainure 15, 15'
de manière à ce que les vibrations communiquées au manche 5 se répercutent à tous
les éléments oscillants 11, 11'. Le demandeur a effectué des tests en vue d'analyser
la diminution de l'amplitude des vibrations du fait de la mise en place des éléments
oscillants conformes à l'invention. Ces tests ont été réalisés avec une raquette en
position libre, c'est-à-dire avec une raquette non tenue fixement par le manche, ce
qui selon le demandeur simule le mieux ce qui se passe en pratique. Dans un test déterminé,
le demandeur a placé deux plaquettes de douze éléments 11 dans deux rainures 15 formées
dans les deux faces 17 supérieures et inférieures du manche 5 d'une raquette 1, parallèles
au tamis 4. Des courbes ont été tracées avec en ordonnée les amplitudes de vibrations
et en abscisse les fréquences de vibrations. Les courbes comparatives entre les résultats
obtenus avec une raquette équipée selon l'invention et la même raquette non équipée
montrent qu'à la même fréquence comprise entre 140 et 150 Hz, on a un pic d'amplitude
qui est divisé par deux pour la raquette équipée d'éléments oscillants selon l'invention.
[0033] La présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit
à titre d'exemple non exhaustif. En particulier , la mise en place du ou des éléments
oscillants dans des rainures formées dans les faces extérieures du manche et protégées
par le grip n'est pas exclusive de l'invention, même si cette solution est sans doute
la plus aisée sur le plan de la fabrication de la raquette proprement dite. Le ou
les éléments oscillants peuvent être disposés à d'autres emplacements, par exemple
à l'intérieur du manche 5, et non sur une face tournée vers l'extérieur. Le ou les
éléments oscillants peuvent également être localisés à d'autres emplacements que le
manche 5. D'un point de vue théorique ils peuvent être disposés, selon l'invention,
partout sur la raquette où il se produit des vibrations, c'est-à-dire exception faite
des zones nodales. Certes c'est la réalisation pratique qui va être un facteur limitant
pour disposer des éléments oscillants au niveau du cadre 2 ou de la pièce intermédiaire
7. Néanmoins cette possibilité n'est pas à exclure dans le concept de la présente
invention.
1. Raquette de tennis comportant au moins un élément oscillant monté sur ladite raquette
dans un logement de manière à pouvoir osciller librement sous l'effet des vibrations
dues à l'impact de la balle caractérisée en ce que l'élément oscillant comprend un bloc (13) qui est constitué d'un matériau à l'état
de gel mou et une feuille (14) d'un matériau lourd, le bloc (13) étant solidaire du
logement sur l'un de ses côtés et de la feuille (14) sur l'autre côté.
2. Raquette selon la revendication 1 caractérisée en ce que la feuille du matériau lourd est une feuille de plomb solidarisée à la face supérieure
d'un bloc de gel mou de polyuréthanne.
3. Raquette selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisée en ce que le logement consiste dans une portion évidée du manche (5) dans le fond de laquelle
est (sont) fixé(s) le(s) élément(s) oscillant(s) (11) et dont la profondeur (H) est supérieure à la hauteur maximale (h) de l'élément oscillant en sorte que le grip (16) qui enveloppe le manche (5) ne
soit pas en contact avec le dit (les dits) éléments.
4. Raquette selon la revendication 3 caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité d'éléments oscillants (11) qui sont disposés les uns à
côté des autres sur une plaquette support (12), et le logement correspondant à la
dite plaquette se présentant sous la forme d'une rainure (15) disposée selon l'axe
longitudinal du manche.
5. Raquette selon la revendication 4 caractérisée en ce qu'elle comporte une plaquette support de douze blocs de gel mou de polyuréthanne surmontés
de feuilles de plomb, chaque bloc (13) se présentant sous la configuration d'un parallélépipède
rectangle ayant une longueur (L) de l'ordre de 8 mm, une largeur (1) de 5 mm et une épaisseur (e) de l'ordre de 2 à 3 mm pour un poids de 0,1 g, tandis que la feuille de plomb (14)
a une épaisseur de 0,2 mm pour un poids de 0,1 g.
6. Raquette selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux éléments oscillants, l'un dans un logement formé dans
un plan horizontal, parallèle au plan du tamis et l'autre dans un plan vertical, perpendiculaire
au plan du tamis.
7. Raquette selon la revendication 6 caractérisée en ce que le manche de la raquette ayant en section transversale une forme octogonale, elle
comporte quatre rainures servant de logements à quatre plaquettes pourvues d'éléments
oscillants, deux, dans les faces opposées de l'octogone parallèles au plan horizontal
du tamis et deux dans les faces opposées de l'octogone perpendiculaires au plan horizontal
du tamis.
8. Raquette selon l'une des revendications 6 ou 7 caractérisée en ce que les éléments oscillants se trouvant dans un logement formé dans un plan parallèle
au plan du tamis ont une fréquence propre comprise entre 100 et 180 Hz tandis que
les éléments oscillants disposés dans un logement formé dans un plan perpendiculaire
à celui du tamis ont une fréquence propre comprise entre 120 et 200 Hz.
1. Tennisschläger, der mindestens ein oszillierendes Element aufweist, das auf dem genannten
Tennisschläger in einem Schacht so befestigt ist, dass es unter dem Einfluss der Vibrationen,
die auf den Aufprall des Balls zurückzuführen sind, frei oszillieren kann, dadurch gekennzeichnet, dass das oszillierende Element umfasst einen Block (13), der aus einem Material in Form
eines weichen Gels und einer Folie (14) aus einem schweren Material besteht und auf
einer seiner Seiten mit dem Schacht und auf seiner anderen Seite mit der Folie (14)
fest verbunden ist.
2. Tennisschläger nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Folie aus dem schweren Material eine Bleifolie ist, die mit der oberen Oberfläche
eines Blockes aus einem weichen Polyurethan-Gel fest verbunden ist.
3. Tennisschläger nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Schacht besteht aus einem hohlen Abschnitt des Schafts (5), auf dessen Boden
das (die) osziliierende(n) Element(e) (11) befestigt ist (sind) und dessen Tiefe (H)
größer ist als die maximale Höhe (h) des oszillierenden Elements, sodass der Griff
(16), der den Schaft (5) umhüllt, mit dem (den) genannten Element(en) nicht in Kontakt
steht.
4. Tennisschläger nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Vielzahl von oszillierenden Elementen (11) aufweist, die nebeneinander auf
einem Trägerplättchen (12) angeordnet sind, und dass der Schacht, der dem genannten
Plättchen entspricht, in Form einer Nut (15) vorliegt, die entlang der Längsachse
des Schaftes angeordnet ist.
5. Tennisschläger nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass er ein Trägerplättchen aus 12 Blöcken aus einem weichen Polyurethan-Gel aufweist,
auf denen Bleifolien befestigt sind, wobei jeder Block (13) die Form eines rechteckigen
Parallelepipeds mit einer Länge (L) in der Größenordnung von 8 mm, einer Breite (l)
von 5 mm und einer Dicke (e) in der Größenordnung von 2 bis 3 mm bei einem Gewicht
von 0,1 g hat, während die Bleifolie (14) eine Dikke von 0,2 mm bei einem Gewicht
von 0,1 g hat.
6. Tennisschläger nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass er mindestens zwei oszillierende Elemente aufweist, von denen eines sich in einem
in einer horizontalen Ebene parallel zur Ebene der Bespannung (des Geflechts) gebildeten
Schacht befindet, während das andere sich in einer vertikalen Ebene senkrecht zur
Ebene der Bespannung (des Geflechts) befindet.
7. Tennisschläger nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Schaft des Schlägers im Querschnitt eine octogonale Form hat, dass er vier Nuten
aufweist, die als Schacht für vier Plättchen dienen, die mit oszillierenden Elementen
ausgestattet sind, von denen zwei in den einander gegenüberliegenden Flächen des Octogons
parallel zur horizontalen Ebene der Bespannung und zwei in den einander gegenüberliegenden
Flächen des Octogons senkrecht zur horizontalen Ebene der Bespannung vorliegen.
8. Tennisschläger nach einem der Ansprüche 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, dass die oszillierenden Elemente, die sich in einem Schacht befinden, der in einer Ebene
parallel zur Ebene der Bespannung gebildet ist, eine Eigen-Frequenz zwischen 100 und
180 Hz aufweisen, während die oszillierenden Elemente, die in einem Schacht angeordnet
sind, der in einer Ebene senkrecht zu derjenigen der Bespannung gebildet ist, eine
Eigen-Frequenz aufweisen, die zwischen 120 und 200 Hz liegt.
1. Tennis racket comprising at least one oscillating element mounted on said racket in
a housing so as to be able to oscillate freely under the effect of the vibrations
caused by the impact of the ball, characterised in that the oscillating element comprises a block (13) which is made up of a material in
soft gel state and a sheet (14) of a heavy material, the block (13) being integral
with the housing on one of its sides and with the sheet (14) on the other side.
2. Racket according to claim 1, characterised in that the sheet of heavy material is a sheet of lead interlocked with the upper surface
of a block of soft polyurethane gel.
3. Racket according to one of claims 1 or 2, characterised in that the housing consists of a hollowed-out portion of the handle (5) in the base of which
is (are) fixed the oscillating element (elements) (11) and the depth (H) of which is greater than the maximum height (h) of the oscillating element so that the grip (16) which envelops the handle (5) is
not in contact with said element (elements).
4. Racket according to claim 3, characterised in that it comprises a plurality of oscillating elements (11) which are disposed the one
beside the other on a support plate (12), and the housing corresponding to said plate
being in the form of a groove (15) disposed along the longitudinal axis of the handle.
5. Racket according to claim 4, characterised in that it comprises a support plate for twelve blocks of soft polyurethane gel topped by
lead sheets, each block (13) being in the configuration of a rectangular parallelepiped
having a length (L) in the order of 8 mm, a width (1) of 5 mm and a thickness (e) in the order of 2 to 3 mm for a weight of 0.1 g, whereas the lead sheet (14) has
a thickness of 0.2 mm for a weight of 0.1 g.
6. Racket according to one of claims 1 to 5, characterised in that it comprises at least two oscillating elements, one in a housing formed in a horizontal
plane, parallel to the plane of the strings, and the other in a vertical plane, perpendicular
to the plane of the strings.
7. Racket according to claim 6, characterised in that the racket handle having an octagonal shape in cross section, it comprises four grooves
serving as housings for four plates provided with oscillating elements, two in the
opposite octagon faces parallel to the horizontal plane of the strings and two in
the opposite octagon faces perpendicular to the horizontal plane of the strings.
8. Racket according to one of claims 6 or 7, characterised in that the oscillating elements located in a housing formed in a plane parallel to the plane
of the strings have a natural frequency of between 100 and 180 Hz whereas the oscillating
elements disposed in a housing formed in a plane perpendicular to that of the strings
have a natural frequency of between 120 and 200 Hz.