[0001] On connaît depuis longtemps l'enregistrement et la restitution stéréophonique de
sons.
[0002] La prise de sons se fait par au moins deux micros fixés dans une position et une
orientation précises et considérées comme " stratégiques " par rapport à la source
de son.
[0003] Les sons provenant de l'un de ces deux micros, ou d'un ensemble de micros, sont enregistrés
sur une piste tandis que les sons provenant du second micro, ou du second ensemble
de micros, sont enregistrés sur une autre piste, distincte de la première.
[0004] La restitution des sons enregistrés se fait par au moins deux enceintes acoustiques
(ou haut-parleurs) convenablement placées et orientées.
[0005] La binarité de tout système stéréophonique provient de la transposition aux sons
de la stéréoscopie, première en date, elle-même basée sur la vision binoculaire de
l'Homme.
[0006] Or, si les systèmes optiques exploitant cette vision binoculaire, les hologrammes,
les images bipolarisées ou les anaglyphes par exemple, reproduisent assez bien le
relief visuel (au prix d'ailleurs de bien des artifices), il n'en est pas de même
des systèmes stéréophoniques, du fait même de leur simplisme qui voudrait que de manière
naturelle, l'Homme entende tous les sons de l'espace à partir de deux sources seulement.
[0007] En d'autres termes, tous les sons complexes et répartis dans un espace à trois dimensions,
incluant des niveaux différents, sont ramenés au seul plan qui réunit les enceintes
acoustiques et à leur seul niveau.
[0008] On se contente généralement de cette simplification parce que le cerveau humain reconstitue
virtuellement un véritable espace, notamment grâce à l'équilibre que l'on construit
délibérément entre différentes sources sonores, de telle manière que l'auditeur a,
ou plutôt croit avoir, une sensation de relief.
[0009] Il n'est pas utile de s'étendre sur le rappel qu'un relief implique trois dimensions
et non pas deux, et l'on comprend aisément qu'aussi loin que l'on puisse aller dans
les perfectionnements de la reproduction sonore ponctuelle, la stéréophonie contient
ses propres limites par le seul fait qu'elle ramène à deux le nombre de sources sonores
offertes à l'écoute de l'auditeur, elles-mêmes assujetties à la limite de pistes d'enregistrement,
sans aucune possibilité de troisième dimension.
[0010] Pour situer l'Etat de la Technique, on peut citer les documents suivants :

Article de Monsieur A. Laracine publié dans la revue " ZERO VU ", pages 40, 42, 44, 46, 47
et 48 qui rappelle que... " la stéréophonie n'est qu'une étape et que l'auditeur n'y trouve pas toujours ses possibilités d'écoute intelligente mais tout
de même les principales ainsi qu'une partie importante de sa liberté, donc de son
confort d'écoute ".
Cet auteur rappelle également que, s'agissant de musique orchestrale,... "si l'équilibre général de l'oeuvre a été obtenue par le preneur de son et cela grâce
à un bon emplacement microphonique, toute intervention supplémentaire importante (niveau,
corrections, différence de présence) sera ressentie comme une sorte de " pléonasme
" sonore et perturbera l'attention de l'auditeur ". Et, plus loin : " Une solution consiste à utiliser des microphones cardioïdes disposés à 17 cm l'un
de l'autre, leurs axes formant entre eux un angle de 110 °. Tous les calculs, toutes
les mesures et les très nombreuses expériences comparatives se rejoignent pour prouver
que ce système est le meilleur compromis possible. Il est connu sous le nom de système AB O.R.T.F. car mis au point dans le laboratoire d'acoustique de l'ex-O.R.T.F..
Naturellement, tous les systèmes d'enregistrement connus concernent des micros
positionnés, fixés une fois pour toutes tant que dure l'enregistrement. A preuve cet
extrait du même article : " ...dans le cas de prises de sons rapprochés, on constate un écartèlement de l'espace.
Cet écartèlement est le même que celui que ressent un spectateur (sic) s'il s'approche
de la même façon des sources sonores ".Le nombre de sources sonores étant toujours égal à deux et étant occupant une position
fixe dont on ne peut les extraire, l'angle sous lequel l'auditeur perçoit les sons
venant de ces deux sources varie selon la place qu'il occupe par rapport à elles et
... "La difficulté provient de ce qu'il n'est pas possible de demander à un auditeur de
s 'approcher momentanément de ses enceintes acoustiques. Il faut donc trouver des
moyens de créer des défauts au couple O.R.T.F. compensant son inadaptation à certaines
situations. On peut ... soit faire pivoter le couple sur son axe afin de lui faire occuper une position intermédiaire entre le plan horizontal et le plan vertical ".
L'existence d'une position occupée montre bien, ici encore, que le couple est positionné et fixé.
Dans la publication du réseau Internet, à l'adresse http :\\www.stéreolith.ch,
et intitulée "Stereolith® système" il est précisé que : "Lors d'un enregistrement stéréophonique, l'espace sonore est codé à l'aide d'une
matrice à deux canaux (dipôles). Pour ce faire, on utilise par exemple un couple de
microphones. Chacun des microphones fournit un signal qui, selon l'emplacement de
la source sonore, sera légèrement différent. Cette faible différence est capitale.
C'est d'elle uniquement que dépend la spatialité de l'enregistrement. Et plus loin: " En musique électronique moderne, l'indispensable espace sonore est produit en studio,
au moyen de processeurs tridimensionnels (sic) spéciaux.
Cette même publication contient l'indication suivante à propos de l'écoute au moyen
d'enceintes acoustiques : " En dehors du point idéal d'écoute, la reconstitution de l'image sonore par notre
cerveau est impossible : les informations élémentaires manquent ou sont faussées.
Ainsi, bien souvent, nous n'obtenons qu'une reproduction bicanal au lieu d'une reproduction
stéréophonique ".

Le document publié par la société Schoeps GmbH, Spitalstr. 20, 7500 Karlsruhe 41 (Allemagne) décrit
un couple de microphones associé à une sphère basée sur la tête humaine et qui constitue
un ensemble devant être fixé à un emplacement " stratégique": " La nouvelle approche devait prendre en compte tous les paramètres caractérisant
la source sonore et sa localisation ". Il s'agit donc bien d'une source sonore immobile, située à un emplacement donné par
rapport au couple de micros, lui-même immobile. La spécification technique de cet
appareil précise, d'ailleurs, que l'angle de prise de son est fixé à environ 90° et
qu'il existe :
- un accessoire compris dans la fourniture du dispositif lui-même et qui est un " accessoire pour suspendre le microphone avec articulation par rotule. Poids total
: environ 0,5 kg "..
- " une rotule pour montage sur pied ".
Des sphères portant deux microphones existent d'ailleurs selon différentes variantes,
dont l'une est décrite dans le document de brevet EP 0 050 100, toutes apportant des
perfectionnements à la structure de la sphère, afin de la rapprocher le plus possible
d'une véritable tête humaine, dans l'espoir de faire coïncider les conditions d'enregistrement
avec les conditions d'écoute mais, comme on l'a indiqué plus haut, la limite de la
stéréophonie est dans sa binarité et, donc, dans la situation statique des micros
et des enceintes acoustiques, situés respectivement en amont et en aval des pistes
d'enregistrement.

Le document de brevet FR 2 290 811 qui décrit un appareil pour capter des sons destiné à supprimer les sons considérés
comme parasites par rapport à ceux que l'on souhaite capter, ce dispositif comprenant
un seul ou deux micros, selon que l'appareil est destiné à une seule personne ou à
deux. Un exemple d'utilisation de cet appareil est la diffusion directe, sans enregistrement,
de paroles prononcées par une ou deux personnes situées dans un véhicule en mouvement,
au moyen de puissants haut-parleurs. Un autre exemple d'utilisation de cet appareil
est son intégration dans un téléphone à haut-parleur.
Le résultat recherché est la pureté des sons diffusés, obtenue par élimination
des échos, bruits d'ambiance et sons de plein air.

Le document de brevet DE 1 239 355 qui décrit un appareil comprenant un pied et deux micros orientables par rapport
à un support fixé au pied. Cet appareil est donc fixe et ses micros sont susceptibles
de mouvements relatifs à l'endroit où l'appareil est posé.

Le document de brevet EP 0 186 996 qui décrit une structure particulière de microphone permettant d'être très directif
lorsqu'il est disposé à un endroit précis par rapport à une source sonore. Le micro
est donc fixe et tend, de même que le dispositif du document FR 2 290 811, à éviter
les bruits d'ambiance et les échos dus aux caractéristiques acoustiques de l'endroit
où les sons sont captés.

A noter que ce document ne prévoit pas d'enregistrement, ni de diffusion de sons
puisqu'il se limite à la structure d'un micro et la description de la figure 4 semble
signifier que l'invention est appliquée à un téléphone de voiture dit " à mains libres".
[0011] La présente invention concerne un procédé différent de ceux connus, basé sur la diffusion
de sons très réalistes, c'est-à-dire proches de la réalité, ce qui suppose en particulier
un fort " relief" et la présence de sons d'ambiance, correspondant aux conditions
de la réalité. L'invention permet ainsi de reconstituer, à l'écoute, un espace sonore
à trois dimensions, y compris les niveaux verticaux et les espaces avant et arrière
par rapport à l'auditeur.
[0012] A cette fin, l'invention a pour objet un procédé de traitement de sons selon la revendication
1.
[0013] L'invention a également pour objet un dispositif comprenant un ensemble de prise
de sons et un ensemble de diffusion selon la revendication 6.
[0014] L'invention et d'autres caractéristiques complémentaires seront mieux comprises par
la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu,
la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif.
La figure 1 est une vue schématique illustrant le procédé et le dispositif conformes
à l'invention, selon un mode de réalisation très simple.
La figure 2 est une vue schématique illustrant l'une des nombreuses phases possibles
du procédé, selon le même mode de réalisation du dispositif que celui de la figure
1.
La figure 3 est une vue schématique d'un mode de réalisation plus élaboré du dispositif
conforme à l'invention.
Les figures 4 à 6 sont des vues schématiques illustrant une manipulation d'un dispositif
selon le procédé de l'invention, pour l'enregistrement variable d'une source sonore
fixe.
Les figures 7 à 9 sont des vues schématiques analogues aux figures 4 à 6, illustrant
une autre manipulation du même dispositif selon le procédé de l'invention, pour l'enregistrement
de la même source sonore fixe.
Les figures 10 à 12 sont des vues schématiques illustrant, pour un auditeur immobile,
les impressions sonores variables qu'il perçoit selon les positions du dispositif
des figures 4 à 6.
Les figures 13 à 15 sont des vues schématiques illustrant, pour un auditeur immobile,
les impressions sonores variables qu'il perçoit selon les positions du dispositif
des figures 7 à 9.
La figure 16 est une vue schématique illustrant une prise de son sur le vif conforme
à l'invention.
La figure 17 est une vue schématique illustrant une caractéristique de l'invention
qui comprend un enregistrement de sons émis par des appareils de rayonnement d'énergie
acoustique dans l'espace environnant, à savoir ici des enceintes acoustiques.
[0015] La stéréophonie ne peut concerner qu'une pluralité de sources sonores ou une répartition
spatiale importante. L'enregistrement d'un orchestre symphonique sur deux pistes et
la restitution des enregistrements des deux pistes par deux enceintes ou deux écouteurs
n'aurait pas réellement d'intérêt en soi si cette stéréophonie ne constituait pas
un puissant stimulus du cerveau humain qui reconstitue artificiellement pour l'auditeur,
par analogie inconsciente de souvenirs mémorisés, l'atmosphère d'une salle de concert
à laquelle il attribue une profondeur et une largeur. Sinon, l'auditeur se contenterait
d'entendre les violons à gauche et les contrebasses à droite, les autres instruments
se répartissant partiellement à gauche et à droite, sans aucun relief.
[0016] Ce défaut est inhérent à la stéréophonie et se fait particulièrement sentir lorsque
la diffusion a lieu dans une salle de spectacle, en particulier une salle de cinéma,
quand on dispose des enceintes acoustiques non seulement à l'avant, côté écran, mais
également à l'arrière de la salle.
[0017] En effet, le but recherché est de donner au mieux une sensation d'espace sonore aux
spectateurs en distribuant les sons de telle sorte que la perception sonore d'un mouvement
suggéré à l'image soit le plus réaliste possible.
[0018] Ainsi, si l'objet représenté à l'écran est un avion qui vient de face et survole
la caméra de prise de vues, la reproduction du son correspondant par une ou plusieurs
enceintes acoustiques situées à proximité de l'écran ne permettra pas aux spectateurs
de percevoir une sensation réaliste du survol de cet avion au-dessus d'eux, dans la
salle de cinéma.
[0019] On dispose des enceintes acoustiques sur les côtés de la salle, depuis l'avant jusqu'au
fond, et les sons enregistrés reproduisant le vrombissement des moteurs passent de
l'avant à l'arrière en une séquence si rapide que les spectateurs ont l'impression
que les sons progressent de manière continue. En réalité, les sons sautent brusquement
des enceintes de l'avant aux enceintes de l'arrière, dites " surround ", et si le
déplacement des sons devait être lent, le spectateur le moins attentif serait immédiatement
choqué par une sensation de " trou sonore " résultant des limites mêmes de la stéréophonie
lorsque les sons passent d'une enceinte à l'autre, et cela d'autant plus sensible
que les enceintes sont plus éloignées l'une de l'autre.
[0020] Il en est évidemment de même pour reproduire les sons d'un objet se déplaçant de
gauche à droite ou de droite à gauche lorsqu'il n'y a que deux enceintes. En stéréophonie,
hormis l'utilisation artificielle et limitée des " panoramiques " (réglage simultané
des puissances sonores dirigées vers les deux enceintes, l'une dans le sens d'une
diminution, et l'autre dans le sens d'une augmentation) dans le plan des enceintes,
il est en effet impossible de créer un effet de déplacement à proprement parler "
visuel ", c'est-à-dire fluide et continu. Ceci limite les possibilités d'enregistrement
car, alors, on doit se contenter de reproduire des sons qui, de manière naturelle,
se situent respectivement soit à droite, soit à gauche.
[0021] Lorsque l'on enregistre un ensemble complexe, ce qui est le cas d'un orchestre symphonique,
on place les micros une fois pour toutes en des endroits précis et l'on doit établir
de manière assez stricte l'emplacement relatif des enceintes acoustiques qui reproduisent
les sons enregistrés sur un support et celui de l'auditeur, cet emplacement correspondant
aux trois sommets d'un triangle, l'effet optimum étant obtenu lors que les ondes sonores
des deux enceintes se croisent dans l'espace environnant la tête de l'auditeur.
[0022] Par ailleurs, la prise de sons se faisant toujours à partir de micros fixes placés
à des endroits qualifiés de " stratégiques ", l'auditeur n'a pas réellement la notion
d'espace en trois dimensions mais de relief grâce, encore, au stimulus du cerveau
qui imagine le lieu de la prise de sons.
[0023] En effet, la fixité des micros, la fixité des sources sonores et la fixité des enceintes
acoustiques, ont pour effet de figer l'ensemble des sons dans un volume illusoire
car aucune différence de sons n'est perçu par rapport à la hauteur.
[0024] En stéréophonie, il n'y a ni bas ni haut.
[0025] En ce qui concerne le cinéma, on sait qu'il est assez souvent impossible d'enregistrer
correctement les dialogues de comédiens qui sont situés dans des endroits particulièrement
bruyants : lieu public avec bruits de voix, gare avec bruits de trains et d'annonces
par haut-parleurs, bord de mer avec bruits de vagues, etc.
[0026] On procède alors à la postsynchronisation qui consiste à réenregistrer en studio,
dans le plus grand silence, les mêmes comédiens jouant le même dialogue et observant
le film projeté sans son. Ainsi, le film terminé comprend une " bande image " filmée
en direct et une " bande son " formée par la superposition des sons d'origine dont
la médiocrité, ou même l'absence, est compensée par le ré enregistrement en studio.
[0027] Malheureusement cette méthode est très imparfaite car elle manque totalement de réalisme
puisque dans la réalité, les paroles prononcées en situation auraient eu une tonalité
complètement différente et la physiologie humaine est telle que ces paroles auraient
été bien comprises malgré les bruits parasites, en raison de la sélectivité de l'oreille
humaine. Les spectateurs se contentent de la sonorisation actuelle faute d'élément
de comparaison, comme les auditeurs ont apprécié les enregistrements musicaux sur
des disques 78 tours, puis 33 tours, mais maintenant que l'on dispose de disques laser,
il est très difficile de revenir aux conditions d'écoute antérieures.
[0028] L'invention propose un nouveau procédé d'enregistrement qui permet de créer réellement
non pas un simple volume fini mais un espace sonore à trois dimensions immédiatement
perceptible par un auditeur, transversalement (de - ∞ à gauche à + ∞ à droite en passant
par la proximité immédiate), en hauteur (de bas en haut et
vice versa), longitudinalement (de - ∞ derrière l'auditeur à + ∞ devant l'auditeur en passant
par la proximité immédiate).
[0029] En outre, l'invention permet de réaliser des enregistrements particulièrement vivants
en procurant des conditions d'écoute extrêmement proches de ce qu'elles auraient dû
être sur place, lors de l'enregistrement.
[0030] Le dispositif de prise de son est spécifique et le procédé est tout à fait différent
des procédés actuels puisque l'on peut même montrer qu'il est contraire à toutes les
préconisations connues.
[0031] La reproduction des sons enregistrés se fait au moyen d'écouteurs ou d'enceintes
selon les conditions d'écoute : en privé, en public, à partir d'un disque, à partir
d'une bande son d'un film, etc.
[0032] Avec l'invention, il est possible de créer des effets inconnus jusqu'à ce jour, notamment
en donnant un effet sonore de mobilité à partir de l'enregistrement d'une seule source
sonore.
[0033] En se reportant aux figures 1 et 2, on voit un dispositif conforme à l'invention
sous sa forme la plus simple. Il comprend un ensemble autonome de prise de sons 10
formé de deux micros 11 et 12 réunis rigidement par une tige 13 dont la longueur est
proche de la distance en ligne droite qui sépare les deux oreilles d'un être humain
courant et qui porte un écran longitudinal plan 14 ayant les meilleures qualités l'isolation
phonique possible pour individualiser au mieux des deux micros 11 et 12. En outre,
l'ensemble 10 est solidaire d'une poignée de manoeuvre 15 car il ne comporte aucun
organe de fixation ou d'immobilisation. Un câble électrique 16 contenant des conducteurs
spécifiques à chacun des deux micros 11 et 12 réunit l'ensemble 10 et un appareil
d'enregistrement 20 de tout type connu susceptible de différencier les signaux provenant
des micros 11 et 12. Ici, on a schématisé un ensemble permettant d'utiliser une cassette
21 symbolisant tout support d'enregistrement.
[0034] La cassette 21 est ensuite utilisée comme d'habitude par lecture dans un appareil
de restitution des sons 30 auquel un casque 40 muni de deux écouteurs 41 et 42 est
relié par un câble de tout type connu 43 contenant des conducteurs spécifiques à chacun
des écouteurs 41 et 42.
[0035] Par rapport à une source sonore unique A, illustrée ici par une trompette, l'ensemble
1 est manipulé par un usager à partir de la position représentée à la partie supérieure
droite de la figure 1.
[0036] Sans changer de manière sensible la position dans l'espace de l'ensemble 1, l'usager
peut faire pivoter, plus ou moins vite, l'ensemble 10
grosso modo selon l'axe de la poignée 15, de l'orientation dessinée en trait plein à l'orientation
dessinée en tireté, comme cela est évoqué par la flèche double F1.
[0037] De ce fait, le micro 11 est plus près de la source A que le micro 12 dans une orientation
et plus éloigné dans l'orientation inverse.
[0038] Si l'usager déplace l'ensemble 10 selon la flèche F2, sensiblement sur le parcours
d'un demi-cercle, mais sans modifier son orientation, le micro 11 restera le plus
lointain des deux micros par rapport à la source A mais le son recueilli par le micro
12 ira d'abord en s'amplifiant puis en diminuant. Lorsque l'ensemble 10 sera au droit
de la source A, c'est-à-dire quand l'écran plan 14 masquera presque complètement le
micro 11, le son parvenant au micro 12 sera nettement prédominant et une faible partie
résiduelle du son d'origine sera captée par le micro 11.
[0039] Sur la figure 2, on a montré le mouvement possible de l'ensemble 10 au-dessus de
la source A, depuis une position de proximité en bas à gauche jusqu'à une position
éloignée en haut à droite de cette figure sans changement d'orientation, ce qui correspond
à une position relative constante des deux micros 11 et 12 par rapport à la source
A, contrairement à l'exemple de la figure 1.
[0040] Ces modifications de prise de sons sont possibles non seulement parce que l'ensemble
10 comprend deux micros 11 et 12 mais aussi grâce à l'écran plan 14 qui est, pour
l'usager, une matérialisation simple et efficace de l'orientation.
[0041] En revanche, les deux micros 11 et 12 étant identiques, il est préférable de donner
à l'usager un moyen d'identification des micros, par exemple en faisant figurer sur
ceux-ci, ou à proximité immédiate, un repère " droite " - " gauche " puisque, on l'a
compris, chaque micro correspond à l'un des écouteurs 41 et 42. Le micro 11 considéré
comme le micro droit correspond à l'écouteur 41, et le micro 12 considéré comme gauche
correspond à l'écouteur 42.
[0042] Un équivalent consisterait à indiquer, par exemple au moyen d'un flèche (non représentée)
l'avant de l'écran plan 14 par rapport à son arrière.
[0043] Sur la figure 3, on a représenté un mode de réalisation plus élaboré du dispositif
qui, ici, comprend en plus de l'écran longitudinal plan 14, un écran transversal plan
17 qui s'étend d'un micro à l'autre, afin de déterminer un espace sonique en avant
des micros 11 et 12 et un espace sonique en arrière desdits micros 11 et 12 car ceux-ci,
confortés par l'écran longitudinal 14 ne différencient que les espaces latéraux droite
et gauche.
[0044] Ce dispositif, muni de la même poignée 15 que celui des figures 1 et 2, peut être
manipulé comme on l'a déjà évoqué mais, ici, les mouvements de l'ensemble 10 permettent
de différencier nettement la prééminence des sons avant par rapport aux sons arrière
et
vice versa.
[0045] Ici, il est crucial pour l'usager de savoir en permanence, sans aucune ambiguïté,
comment l'ensemble 10 est orienté afin de différencier chacune des deux faces avant
et arrière de l'écran plan transversal 17 car les sons enregistrés lors d'un pivotement
de l'ensemble 10 aboutit à un effet qui a des conséquences majeures sur la sensation
d'écoute lors de la restitution des sons enregistrés. On comprend que dans cette hypothèse,
l'auditeur entendra des sons devant lui ou derrière lui selon la face de l'écran transversal
17 qui est exposée directement à la source sonore et celle qui en est isolée par l'écran
17.
[0046] On observe, sur la figure 3, que les deux écrans plans 14 et 17, perpendiculaires,
d'égales longueurs et d'égales hauteurs, peuvent être inscrits dans une sphère virtuelle
B proche du volume standard d'une tête humaine.
[0047] Or, on connaît des dispositifs de prise de sons constitués par des paires de micros
placés en opposition sur des sphères et munis d'organes de fixation, en vue de leur
positionnement dit " stratégique ".
[0048] L'invention permet de réaliser les écrans respectivement longitudinal et transversal
en les fusionnant en une sphère réalisée en matériau phoniquement isolant car la latéralité
est marquée par la masse isolante de la sphère considérée transversalement et la différenciation
avant - arrière provient de la masse isolante de la sphère considérée longitudinalement.
[0049] C'est ce mode de réalisation qui est maintenant décrit et représenté sur les figures
4 à 9 et 16.
[0050] Cet ensemble sphérique 50 doit être démuni de tout organe de fixation, contrairement
aux dispositifs connus, et la mobilité à laquelle il doit être soumis, impose à l'usager
de disposer d'un moyen d'identification avant - arrière et/ou droite - gauche.
[0051] Comme, en outre, l'ensemble 50 doit posséder une poignée de manoeuvre 15, il est
avantageux de concrétiser le repérage avant - arrière (d'où il résulte automatiquement
le positionnement correct droite - gauche des micros 11 et 12) en donnant à la poignée
15 un profil dissymétrique constituant un détrompeur évitant une orientation inverse
de celle souhaitée.
[0052] Sur les figures 1 à 3 et 16, on voit que la poignée 15 est munie d'un fourreau 18
qui est lisse à l'arrière et crénelé à l'avant.
[0053] Ainsi, l'usager comprend instinctivement que la crénelure avant détermine la position
de ses doigts serrés sur le fourreau 18 (figure 16).
[0054] Sur les figures 4 à 6, on a représenté un mouvement de pivotement simple de l'ensemble
50 par rapport à la source sonore A.
[0055] Sur la figure 4, le micro 12 est le plus proche de la source A et reçoit donc un
flux sonique maximum, alors que le micro 11 est exactement opposé à la source A et
ne reçoit que des sons résiduels, notamment dus à des échos.
[0056] Sur la figure 5, les micros 11 et 12 sont équidistants de la source A et reçoivent
le même flux.
[0057] Sur la figure 6, le micro 11 est le plus proche de la source A et reçoit donc un
flux sonique maximum, alors que le micro 12 est exactement opposé à la source A et
ne reçoit que des sons résiduels, notamment dus à des échos. Cette orientation est
donc exactement symétrique à celle de la figure 4.
[0058] Il est possible de passer de l'une à l'autre des orientations des figures 4 et 6
plus ou mois rapidement mais, de toute façon, chaque micro 11-12 capte des sons qui
vont crescendo pour l'un et decrescendo pour l'autre. On observe que le sens de pivotement
donné par la flèche F3, implique que la poignée 15 passe de l'extrême gauche à l'extrême
droite par le bas des figures, c'est-à-dire par l'arrière du plan transversal 14,
ce qui signifie que les sons parviennent aux micros 11 et 12 continûment par l'avant
du plan transversal 14.
[0059] Les figures 7 à 9 sont similaires aux figures 4 à 6, mais l'ensemble 10, s'il pivote
bien toujours dans le sens des flèches F3, a une position de départ dans laquelle
le micro le plus proche de la source A est le micro 11.
[0060] En conséquence, les sons provenant de la source A parviennent aux micros 11 et 12
continûment par l'arrière du plan transversal 14.
[0061] En se reportant maintenant aux figures 10 à 15, on voit comment les sons captés selon
les schémas des figures 4 à 9 sont perçus par un auditeur, dont seule la tête est
représentée vue de dessus, qui porte le casque 40 orienté de telle sorte que l'écouteur
41 couvre son oreille droite et l'écouteur 42 son oreille gauche.
[0062] Les flèches symbolisent les sons selon la direction que perçoit l'auditeur mais il
est évidemment impossible, sur le plan d'une feuille de papier, de figurer les trois
dimensions de l'espace.
[0063] Sur la figure 10, l'auditeur entend presque exclusivement par l'oreille gauche portant
l'écouteur 42 les sons captés par le micro 12 de la figure 4.
[0064] Sur la figure 11, l'auditeur entend des sons répartis de droite à gauche, selon une
répartition panoramique de face, correspondant à l'orientation symétrique des micros
11 et 12 de la figure 5, le plan transversal virtuel de l'ensemble 10 ayant sa face
avant disposée vers la source A.
[0065] Sur la figure 12, l'auditeur entend presque exclusivement par l'oreille droite portant
l'écouteur 41 les sons captés par le micro 11 de la figure 6.
[0066] En supposant que l'ensemble 10 ait été déplacé dans le plan du dessin, l'auditeur
perçoit des sons qui se déplacent de la gauche vers la droite, sensiblement à hauteur
constante et dont la sensation de proximité reste inchangée.
[0067] Mais si les mouvements de l'ensemble 10 lors de la prise de sons entraînent l'ensemble
10, en plus de son pivotement, de bas en haut ou de haut en bas, l'auditeur percevra
parfaitement le changement de niveau.
[0068] En outre, si l'ensemble 10 subit des mouvements de rapprochement et d'éloignement
par rapport à la source A, l'auditeur aura l'impression très nette du déplacement
de la source par rapport à lui.
[0069] Par exemple, une expérience a pu montrer qu'un auditeur perçoit la voix d'une personne
qui se rapproche de lui, comme s'il s'agissait du rapprochement de la personne elle-même.
Si la prise de sons se termine en ayant placé le micro au plus proche niveau possible
des lèvres de la personne, et en demandant à cette personne de baisser sa voix jusqu'au
plus doux murmure, l'auditeur a l'impression que la personne est réellement près de
lui et lui parle dans le creux de l'oreille.
[0070] Tout cela est étranger à la stéréophonie.
[0071] Sur les figures 13 à 15, l'auditeur commence par entendre des sons à droite, puis
il entend les sons se déplacer vers la gauche jusqu'à ne plus être audibles, pratiquement
que par la gauche, mais, ici, en se déplaçant derrière sa tête puisque le prise de
sons selon les figures 7 à 9 présente à la source A la face arrière du plan virtuel
transversal.
[0072] L'expérience rappelée ci-dessus est encore plus impressionnante ici car la voix se
rapprochant par le dos de l'auditeur, certaines personnes sensibles se retournent
brusquement, croyant vraiment à la présence d'une personne.
[0073] Sur la figure 16, on a représenté un exemple de prise de sons au moyen d'un ensemble
50, qui est manipulé autour de la tête d'un chien qui halète, l'auditeur écoutant
ensuite cette prise de sons, ayant l'impression que le chien tourne sur lui-même et,
selon les mouvements de l'ensemble 50, s'éloigne et se rapproche.
[0074] Lorsque la source sonore est un instrument de musique, il est possible de donner
à l'enregistrement des effets tout à fait nouveaux, notamment en faisant tourner l'ensemble
50 autour d'un piano, ce qui donne un enregistrement dont la reproduction a une intensité
variable et donne l'impression de déplacements insoupçonnables du piano, car irréels,
par exemple un vol du piano au-dessus de l'auditeur.
[0075] On peut aussi utiliser comme source sonore un enregistrement diffusé par un haut
parleur, une bande son par exemple, que l'on peut mixer avec d'autres enregistrements
particuliers.
[0076] Une bande magnétique diffusée par une enceinte acoustique peut être réenregistrée
puis replacée dans un espace sonique différent, artificiel.
[0077] Après avoir enregistré des instruments un par un selon le procédé de l'invention,
on effectue un mixage permettant de créer une véritable " sculpture " de la bande
son puisque l'on obtient des effets de reliefs, nés d'éloignements, de rapprochements
et de pivotements par rapport à l'instrument qui, lui, reste fixe.
[0078] Le déplacement de l'ensemble tout entier et des micros qu'il porte permet de faire
varier de manière différentielle la distance, dans toutes les directions de l'espace,
de chaque micro par rapport à la source et de présenter à cette source, l'une des
deux faces du plan virtuel transversal.
[0079] Bien entendu, le procédé de l'invention est utilisable avec plusieurs sources sonores
et non plus une seulement et quand on enregistre, par exemple, un orchestre symphonique
ou une grande formation de jazz, il est possible de faire des effets équivalents à
ceux du zoom en optique, à savoir que sans modifier en rien l'exécution musicale,
on peut privilégier tel ou tel instrument ou bien une partie de l'orchestre par rapport
à une autre.
[0080] Après avoir effectué des enregistrements particuliers, on les rassemble librement,
comme l'usager le souhaite, sur deux pistes d'enregistrement, afin de grouper les
enregistrements droits et gauche qui seront affectés, lors de l'écoute, soit à l'écouteur
de droite, soit à l'écouteur de gauche.
[0081] En se reportant maintenant à la figure 17, on voit une application particulière de
l'invention que l'on illustre par un exemple prévoyant tout d'abord une prise de sons
en studio 60, comprenant un micro 61 de tout type connu et que l'on a choisi ici comme
étant de type monophonique. Le micro 61 est raccordé par un câble conducteur 62 à
un appareil d'enregistrement 63 qui est, ici, symbolisé par un enregistreur de cassettes.
[0082] La cassette enregistrée 64 contient donc un enregistrement dit " initial " que l'on
peut qualifier de " plat " car la prise de sons dans le studio 60 s'est faite dans
le silence. L'enregistrement ne concerne donc que des paroles prononcées devant le
micro 61 ou que de la musique isolée de toute ambiance.
[0083] La cassette 64 est placée dans un appareil de lecture 65, comme l'évoque la flèche
F4, raccordé à deux enceintes 66 et 67, le tout étant situé dans un endroit 70 distinct
du studio d'enregistrement 60.
[0084] Conformément à l'invention, on capte puis l'on enregistre les sons diffusés par les
enceintes 66 et 67, contrairement à tous les principes universellement admis qui partent
du constat que la qualité des sons recueillis est dégradée par les caractéristiques
du lecteur, ses vibrations et ses imperfections, sans compter les défauts du support
d'enregistrement ni les bruits parasites existant dans l'endroit où l'on procède à
cet enregistrement.
[0085] Mais ici on utilise l'ensemble 50 décrit ci-dessus, dans l'endroit 70 qui est naturel
ou artificiel, éventuellement avec un bruitage sonore, de sorte que cette prise de
sons permet à l'opérateur non seulement de déplacer l'ensemble 50, comme cela est
symbolisé par une longue flèche sinueuse F5, mais également d'ajouter aux sons de
l'enregistrement initial ceux qui existent dans l'endroit de la prise de sons, c'est-à-dire
non seulement les bruits naturels d'ambiance ou les bruits ajoutés, mais également
les sons dus aux conditions mêmes de l'endroit 70, en particulier les sons captés
après réverbération sur les obstacles proches : murs, plafond, objets divers, etc.
[0086] Si par exemple, on effectue dans le studio 60 un enregistrement initial d'un orchestre
symphonique, on obtient des sons aussi purs que cela est possible mais comme désincarnés,
froids, plats, si l'on pense aux conditions d'écoute dans une salle de concert réelle,
en direct.
[0087] L'invention permet, à partir de cet enregistrement initial, d'obtenir un enregistrement
stéréophonique dit " spécifique " au moyen d'un ensemble 50, dans une grande salle,
telle qu'une salle de concert ou de spectacle, si bien que l'enregistrement spécifique
ajoute à l'orchestre l'ambiance et les réverbérations de la salle, le tout étant enrichi
par les conditions de prise de sons propres à l'invention.
[0088] L'ensemble 50 est relié par un conducteur 71 à une appareil d'enregistrement stéréophonique
73 par lequel on obtient un enregistrement spécifique sur un support que l'on a schématisé
ici par une cassette 74.
[0089] Ensuite, dans un local 75 qui peut être un studio, on place le support d'enregistrement
initial 64 dans un lecteur 76 (flèche F6) et le support d'enregistrement spécifique
74 dans un lecteur 77 (flèche F7), reliés tous deux à un appareil enregistreur 78
par des conducteurs 79 et 80.
[0090] On synchronise les deux lecteurs 76 et 77 pour obtenir une superposition de l'enregistrement
initial et de l'enregistrement spécifique, cette combinaison donnant naissance à l'enregistrement
dit "définitif", placé sur un support d'enregistrement symbolisé par une cassette
81.
[0091] Ce dispositif d'enregistrement peut bien évidemment être optimisé par des moyens
spécifiques tels que des appareils d'enregistrement multipistes, des logiciels utilisant
la technologie dite " D t D ", abréviation de " Direct to Disk ", etc.
[0092] Ce support d'enregistrement constitue, après les traitements spécifiques de mastérisation,
le master à partir duquel on peut effectuer autant de copies qu'il est nécessaire,
copies destinées à la diffusion commerciale.
[0093] Naturellement, les cassettes que l'on a représentées sur la figure 17 peuvent, dans
la réalité, être des supports d'enregistrement de toutes sortes, notamment des bandes
son de films cinématographiques ou de vidéo cassettes.
[0094] Ces supports d'enregistrement sont destinés à des appareils de lecture eux-mêmes
de tout type connu, associés à des transducteurs tels que des écouteurs ou des enceintes.
Lorsqu'il s'agit de salles de spectacle, des enceintes disposées comme on l'a expliqué
plus haut : près de l'écran, sur les côtés et à l'arrière de la salle constituent
un ensemble de diffusion ayant des performances inconnues à ce jour, notamment par
le fait que la prise de sons conforme à l'invention permet des restituer à l'écoute
un " glissé sonore " supprimant totalement l'effet de trou sonore, de sorte qu'il
est dorénavant possible de faire circuler des sons d'enceinte en enceinte sans aucune
discontinuité et, par conséquent, l'utilisation d'enceintes multiples n'est plus réservée
à la reproduction de sons rapides, fulgurants, mais aussi à des sons plus lents, tels
que les pas d'un personnage qui s'approche ou qui s'éloigne.
[0095] Quant aux enregistrements musicaux, on a compris que l'on pouvait maintenant proposer
des enregistrements en studio, de qualité parfaite et donnant la sensation qu'ils
ont été effectués dans une vaste salle de concert.
[0096] En somme, l'auditeur à son domicile écoute un orchestre comme s'il était seul dans
la salle de concert, avec l'entière sensation d'espace et de réalisme, mais sans les
inconvénients d'un public nombreux : toux répétées, applaudissements mal venus, etc.
Lors de l'enregistrement définitif, on ajuste les niveaux sonores des lecteurs 76
et 77 afin que le niveau sonore de l'enregistrement initial soit à un niveau que l'on
considère comme un niveau de référence, alors que le niveau sonore de l'enregistrement
spécifique peut évoluer de part et d'autre du niveau de référence. Pour fixer les
idées, si l'on considère comme zéro le niveau de référence, le niveau sonore de l'enregistrement
spécifique s'étend de - 5 à + 5, en fonction de l'effet spécifique de spatialisation
que l'on souhaite obtenir.
1. Procédé de traitement de sons provenant d'au moins une source sonore et de restitution
des sons traités au moyen d'un ensemble de prise de sons et d'un ensemble de diffusion,
- l'ensemble de prise de sons étant composé d'au moins deux micros dont la position
relative est constante,
- l'ensemble de diffusion comprenant au moins deux éléments de diffusion,
caractérisé en ce que
- la au moins une source sonore est un enregistrement déjà effectué appelé enregistrement
initial, cet enregistrement initial devant être diffusé par les éléments de diffusion
dans un endroit, et un son résultant de cette diffusion correspondant à un son de
l'enregistrement initial,
- on procède à une élaboration d'un signal de son spécifique qui correspond à l'enregistrement
initial diffusé influencé par les caractéristiques acoustiques et phoniques dans ledit
endroit,
- on effectue une diffusion finale par superposition du son de l'enregistrement initial
et du signal de son spécifique.
2. Procédé selon la revendication 1,
caractérisé en ce que pour procéder à l'élaboration du signal de son spécifique:
- on procède à un enregistrement spécifique avec les au moins deux microphones,
- on déplace les au moins deux microphones ensemble par rapport au éléments de diffusion
diffusant la au moins une source sonore,
- on utilise des microphones dont la position relative est constante.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 à 2,
caractérisé en ce que pour effectuer la diffusion finale :
- on règle le son de l'enregistrement initial à un niveau sonore constant dit de référence
et
- on fait varier le niveau sonore du son de l'enregistrement spécifique dans une plage
qui s'étend continûment entre une valeur minimale et une valeur maximale situées de
part et d'autre du niveau de référence.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3
caractérisé en ce que
- on effectue plusieurs enregistrements spécifiques différents du son de l'enregistrement
initial, en décrivant des trajectoires différentes avec les microphones d'un enregistrement
spécifique à l'autre.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4
caractérisé en ce que
- on effectue un enregistrement spécifique à une ou à un petit nombre de sources sonores,
parmi un plus grand nombre pour réaliser plusieurs enregistrements particuliers, puis
- on rassemble ces enregistrements particuliers sur deux pistes dont l'une comprend
un assemblage de certains enregistrements spécifiques et l'autre un assemblage d'autres
enregistrements.
6. Dispositif comprenant un ensemble de prise de sons et un ensemble de diffusion,
- L'ensemble de prise de sons étant composé d'au moins deux microphones opposés et
réunis rigidement selon un écartement proche de celui des oreilles d'un être humain
courant, et par un écran d'isolation phonique intercalé entre eux,
- L'ensemble de diffusion comprenant notamment au moins deux éléments de diffusion,
caractérisé en ce que
- l'ensemble de prises de sons est solidaire d'une poignée de manoeuvre (15) et est
dépourvu de tout autre moyen de fixation ou d'immobilisation,
- l'ensemble de prise de son est mobile.
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la poignée de manoeuvre comporte une dissymétrie constituant un repère.
8. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 7, caractérisé en ce que un premier élément d'isolation phonique qui sépare les deux microphones est substantiellement
plan.
9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que il comprend un second élément d'isolation phonique perpendiculaire au premier qui
s'étend de l'un des microphones à l'autre afin de déterminer un espace sonique avant
et un espace sonique arrière.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le second élément phonique est constitué par un volume substantiellement sphérique
et de dimensions extérieures proches des standards d'une tête d'être humain, ce volume
constituant simultanément un écran de séparation des deux microphones placés en opposition
sur ledit volume.
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'un au moins des éléments de diffusion (A - 66 et 67) est un appareil de rayonnement
d'énergie acoustique dans l'espace environnant.
12. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble de diffusion comprend un lecteur d'enregistrements sonores et deux appareils
(66 et 67) de rayonnement d'énergie acoustique dans l'espace environnant, écartés
l'un de l'autre et correspondant à une voie droite et à une voie gauche.
13. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble de diffusion est disposé dans un local contenant un écran de présentation
d'images, et cet ensemble comprend un lecteur d'enregistrements audiovisuels et plusieurs
appareils de rayonnement d'énergie acoustique dans l'espace environnant, placés d'un
part à proximité de l'écran et d'autre part latéralement à l'écran pour reproduire
la voie droite et la voie gauche.
14. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble de diffusion est disposé dans une salle de spectacle contenant un écran
de présentation d'images, et cet ensemble comprend un lecteur d'enregistrements audiovisuels
et plusieurs appareils de rayonnement d'énergie acoustique dans l'espace environnant,
placés d'une part à proximité de l'écran et d'autre part à l'opposé dudit écran, dans
le fond de ladite salle, derrière des sièges destinés à des spectateurs.
15. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble de diffusion comprend un lecteur d'enregistrements sonores et un casque
(40) muni de deux écouteurs (41 et 42).
1. Verfahren zur Verarbeitung von Tönen, die aus mindestens einer Schallquelle stammen,
und zur Wiedergabe der mittels einer Anordnung zur Tonaufnahme und einer Anordnung
zur Ausbreitung verarbeiteten Töne,
- wobei die Anordnung zur Tonaufnahme aus mindestens zwei Mikrophonen besteht, deren
relative Position konstant ist, und
- wobei die Anordnung zur Ausbreitung mindestens zwei Ausbreitungselemente aufweist,
dadurch gekennzeichnet,
- dass die mindestens eine Schallquelle eine bereits gespeicherte Aufnahme ist, welche als
ursprüngliche gespeicherte Aufnahme bezeichnet wird, wobei diese ursprüngliche gespeicherte
Aufnahme an einem Ort von den Ausbreitungselementen auszustrahlen ist und ein aus
dieser Ausbreitung resultierender Ton einem Ton aus der ursprünglichen gespeicherten
Aufnahme entspricht,
- dass ein spezifisches Tonsignal erzeugt wird, welches der ausgebreiteten ursprünglichen
gespeicherten Aufnahme entspricht, die durch die akustischen und phonischen Eigenschaften
an besagtem Ort beeinflusst ist,
- und dass eine letzte Ausbreitung durch Überlagerung des Tons aus der ursprünglichen gespeicherten
Aufnahme und des spezifischen Tonsignals erfolgt.
2. Verfahren nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass zur Erzeugung des spezifischen Tonsignals
- eine spezifische Aufnahme mit den mindestens zwei Mikrophonen gespeichert wird,
- die mindestens zwei Mikrophone zusammen in Bezug auf die Ausbreitungselemente bewegt
werden, welche die mindestens eine Schallquelle ausbreiten,
- Mikrophone verwendet werden, deren relative Position konstant ist.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 2,
dadurch gekennzeichnet, dass zur Durchführung der letzten Ausbreitung
- der Ton aus der ursprünglichen gespeicherten Aufnahme auf einen konstanten sog.
Referenz-Schallpegel gesetzt wird und
- der Schallpegel des Tons aus der spezifischen gespeicherten Aufnahme in einem Bereich
variiert wird, der sich durchgehend zwischen einem minimalen Wert und einem maximalen
Wert erstreckt, welche beidseitig des Referenzpegels liegen.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, dass
- mehrere verschiedene spezifische Aufnahmen des Tons aus der ursprünglichen gespeicherten
Aufnahme gespeichert werden, wobei von einer spezifischen gespeicherten Aufnahme zur
anderen mit den Mikrophonen unterschiedliche Wege zurückgelegt werden.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
dadurch gekennzeichnet, dass
- zur Speicherung mehrerer besonderer Aufnahmen eine Aufnahme gespeichert wird, welche
für eine Schallquelle oder eine kleine Anzahl von Schallquellen aus einer größeren
Anzahl spezifisch ist und
- dass anschließend diese besonderen gespeicherten Aufnahmen auf zwei Spuren zusammengefasst
werden, von denen die eine eine Zusammenlegung von bestimmten spezifischen gespeicherten
Aufnahmen und die andere eine Zusammenlegung von anderen gespeicherten Aufnahmen enthalten.
6. Vorrichtung mit einer Anordnung zur Tonaufnahmen und einer Anordnung zur Ausbreitung,
- wobei die Anordnung zur Tonaufnahme aus mindestens zwei Mikrophonen besteht, welche
einander gegenüberliegen und durch einen dazwischen angeordneten schalldämmenden Schirm
und entsprechend einem Abstand miteinander starr verbunden sind, welcher dem Abstand
zwischen den Ohren eines gewöhnlichen Menschen nahe kommt, und
- wobei die Anordnung zur Ausbreitung insbesondere mindestens zwei Ausbreitungselemente
aufweist,
dadurch gekennzeichnet,
- dass die Anordnung zur Tonaufnahme mit einem Bediengriff (15) fest verbunden und frei
von jedem anderen Befestigungs- oder Fixiermittel ist und
- dass die Anordnung zur Tonaufnahme beweglich ist.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Bediengriff eine Asymmetrie aufweist, welche eine Referenz bildet.
8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 6 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass ein erstes, die zwei Mikrophone trennendes schalldämmendes Element weitgehend eben
ist.
9. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein zweites schalldämmendes Element aufweist, welches senkrecht zum ersten verläuft,
und das sich von einem der Mikrophone zum anderen erstreckt, um einen vorderen Schallraum
und einen hinteren Schallraum abzugrenzen.
10. Vorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das zweite schalldämmende Element durch einen Körper gebildet ist, welcher weitestgehend
kugelförmig ist und dessen Außenabmessungen den Standardabmessungen eines menschlichen
Kopfes nahe kommen, wobei dieser Körper gleichzeitig einen Schirm zur Trennung der
zwei auf dem besagten Körper einander entgegengesetzt angeordneten Mikrophone bildet.
11. Vorrichtung nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens eines der Ausbreitungselemente (A - 66 und 67) ein Gerät zur Ausstrahlung
von Schallenergie im umgebenden Raum ist.
12. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anordnung zur Ausbreitung ein Gerät zum Lesen von gespeicherten Tonaufnahmen
und zwei Geräte (66 und 67) zur Ausstrahlung von Schallenergie im umgebenden Raum
umfasst, welche voneinander beabstandet sind und einem linken und einem rechten Kanal
entsprechen.
13. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anordnung zur Ausbreitung in einem Raum mit einem Bildschirm zur Präsentation
von Bildern angeordnet ist, und dass diese Anordnung ein Gerät zum Lesen von gespeicherten
audiovisuellen Aufnahmen sowie mehrere Geräte zur Ausstrahlung von Schallenergie im
umgebenden Raum aufweist, welche einerseits in der Nähe der Bildwand und andererseits
seitlich der Bildwand angeordnet sind, um den rechten Kanal und den linken Kanal wiederzugeben.
14. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anordnung zur Ausbreitung in einem Vorführungssaal mit einem Bildschirm zur Präsentation
von Bildern angeordnet ist und dass diese Anordnung ein Gerät zum Lesen von gespeicherten
audiovisuellen Aufnahmen sowie mehrere Geräte zur Ausstrahlung von Schallenergie im
umgebenden Raum aufweist, welche einerseits in der Nähe des Bildschirms und andererseits
gegenüberliegend zu dem besagten Bildschirm im hinteren Teil des besagten Saales hinter
den Zuschauersitzen angeordnet sind.
15. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anordnung zur Ausbreitung ein Gerät zum Lesen von gespeicherten Tonaufnahmen
und einen Kopfhörer (40) mit zwei Hörern (41 und 42) aufweist.
1. Process for processing sounds emanating from at least one sound source and for reproduction
of processed sounds by means of a sound collection unit and a diffusion unit,
- the sound collection unit being composed of at least two microphones the relative
positioning of which is constant,
- the diffusion unit comprising at least two diffusion elements,
characterised by the fact that
- the at least one sound source is a recording already made called the original recording,
this original recording having to be diffused by the diffusion elements in a place,
and a sound resulting from this diffusion corresponding to a sound of the original
recording,
- a specific sound signal is produced which corresponds to the diffused original recording
influenced by the acoustic and phonic characteristics in the said place,
- final diffusion is effected by superimposition of the sound of the original recording
and of the specific sound signal.
2. Process as described in claim 1,
characterised by the fact that to produce a specific sound signal:
- a specific recording is made with the at least two microphones,
- the at least two microphones are displaced together relative to the diffusion elements
diffusing the at least one sound source,
- microphones are used the relative positioning of which is constant.
3. Process as described in one of claims 1 to 2,
characterised by the fact that to effect the final diffusion:
- the sound of the original recording is adjusted to a constant sound level called
the reference level and
- the sound level of the sound of the specific recording is varied within a range
which extends continuously between a minimum value and a maximum value situated on
either side of the reference level.
4. Process as described in one of claims 1 to 3,
characterised by the fact that
- a plurality of different specific recordings is made of the sound of the original
recording, describing different trajectories with the microphones from one specific
recording to the other.
5. Process as described in one of claims 1 to 4,
characterised by the fact that
- a recording is made specific to one or a small number of sound sources, from a larger
number, to make a plurality of particular recordings, and then
- these particular recordings are assembled on two tracks, one of which comprises
an assembly of certain specific recordings and the other an assembly of other recordings.
6. Device comprising a sound collection unit and a diffusion unit,
- the sound collection unit being composed of at least two opposed and rigidly joined
microphones at a spacing close to that of the ears of a normal human being, and by
a sound insulation screen intercalated between them,
- the diffusion unit comprising in particular at least two diffusion elements,
characterised by the fact that
- the sound collection unit is rigidly attached to a manoeuvring handle (15) and has
no other fixing or immobilising means,
- the sound collection unit is moveable.
7. Device as described in claim 6, characterised by the fact that the manoeuvring handle includes an asymmetry forming a reference.
8. Device as described in one of claims 6 to 7, characterised by the fact that a first sound insulation element which separates the two microphones is substantially
flat.
9. Device as described in claim 6, characterised by the fact that it comprises a second sound insulation element perpendicular to the first which extends
from one of the microphones to the other in order to determine a front sound space
and a rear sound space.
10. Device as described in claim 9, characterised by the fact that the second sound element is formed of a substantially spherical volume of external
dimensions close to the norms of a head of a human being, this volume simultaneously
forming a screen for separation of the two microphones positioned in opposition on
the said volume.
11. Device as described in claim 10, characterised by the fact that at least one of the diffusion elements (A - 66 and 67) is an apparatus for radiating
acoustic energy in the surrounding space.
12. Device as described in claim 6, characterised by the fact that the diffusion unit comprises a reader of sound recordings and two apparatus (66 and
67) for radiating acoustic energy in the surrounding space, spaced apart one from
the other and corresponding to a right channel and to a left channel.
13. Device as described in claim 6, characterised by the fact that the diffusion unit is arranged in a room containing a screen for the presentation
of images, and this unit comprises a reader of audiovisual recordings and a plurality
of apparatus for radiating acoustic energy in the surrounding space, positioned on
the one hand in the proximity of the screen and on the other laterally of the screen
to reproduce the right channel and the left channel.
14. Device as described in claim 6, characterised by the fact that the diffusion unit is arranged in a theatre containing a screen for presentation
of images, and this assembly comprises a reader of audiovisual recordings and a plurality
of apparatus for radiating acoustic energy in the surrounding space, positioned on
the one hand in the proximity of the screen and on the other opposite the said screen,
at the back of the said theatre, behind the seats intended for spectators.
15. Device as described in claim 6, characterised by the fact that the diffusion unit comprises a reader of sound recordings and headphones (40) provided
with two earphones (41 and 42).