[0001] La présente invention concerne les engins de patinage tels que le patin en ligne,
le patin à roulette traditionnel ou le patin à glace. Elle se rapporte en particulier
aux chaussures qui s'adaptent à ces patins, de manière ajustable en longueur et en
volume de façon à s'accommoder d'une variété de tailles et de morphologies de pieds.
[0002] Le patin en ligne est une discipline sportive qui connaît un fort succès et une grande
popularité avec un nombre toujours croissant de pratiquants. Parmi eux, de nombreux
enfants veulent s'adonner à cette pratique. Les fabricants proposent un nombre réduit
de modèles d'enfants, pour des raisons de coûts de développement, de fabrication et
de rationalisation de l'offre. Il est donc difficile de trouver un modèle qui s'adapte
correctement à la taille et la morphologie du pied de chaque enfant en apportant à
la fois du confort, de l'enveloppement du pied et une bonne transmission des appuis.
De plus, le pied de l'enfant étant amené à évoluer en taille et en volume, les patins
sont assez vite rendus obsolètes, généralement après quelques mois de pratiques seulement.
[0003] Des solutions existantes consistent à apporter un ajustement en taille de la coque
de la botte du patin. Le document US 5,475,936 propose, par exemple, un patin en ligne
comprenant une coque et un quartier assemblé sur la coque par des moyens de guidage
en coulissement. Un tel assemblage apporte une solution partielle dans la mesure où
seule la coque de renforcement est réglable en pointure. Une telle coque est prévue
pour recevoir un chausson interne dont la configuration n'est pas envisagée dans le
document US 5,475,936. Il n'est donc pas apporté de solutions satisfaisantes au problème
de confort et d'enveloppement du pied dans le patin de longueur/volume réglable du
document US 5,475,936. De plus, le patin décrit dans ce document a pour inconvénients
d'être chaud, lourd et peu aéré en raison de sa structure de coque rigide intégrale
dérivée du domaine de la chaussure de ski alpin.
[0004] Le document US 5,794,362 divulgue une botte athlétique adaptable en taille. La botte
comprend une construction moulée ayant une base de semelle sur laquelle s'ajustent
une portion de talon à l'arrière et une languette souple à l'avant. Un collier s'articule
sur la portion de talon. Le mécanisme d'ajustement est complété par des sangles en
matière thermoplastique qui entourent le cou-de-pied pour régler son volume. Une telle
botte est essentiellement constituée d'une coque rigide ayant les mêmes inconvénients
que celle du document US 5,794,362 dans laquelle s'insère un chausson interne. Le
chausson proposé est muni de fentes ménagées dans des endroits appropriés comme en
talon et en position longitudinale frontale de manière à accepter les variations de
taille et de volume de la coque. Toutefois, cette adaptation se fait au détriment
d'un enveloppement adéquat du pied et au détriment du confort.
[0005] La demande de brevet européenne n° 878 141 A1 appartenant au demandeur se rapporte
à une chaussure multipointures qui comprend une première partie formant un berceau
pour le maintien du talon se prolongeant par une semelle et, une seconde partie formant
une claque plus souple ayant un appui plantaire. La première partie et la seconde
partie sont ajustées selon une position relative longitudinale déterminée et sont
connectées par des moyens de liaison fixes. Une telle solution est intéressante mais
ne résout pas le problème de l'ajustement en longueur d'une chaussure de patin pour
enfant, y compris la partie de rembourrage entourant le pied.
[0006] Le brevet US 5,842,293 se rapporte aussi à une construction de patin de taille ajustable.
Le patin comprend une chaussure en deux parties en plastique rigides ; une partie
d'empeigne munie de lumières latérales et une partie de collier muni de boutons latéraux
destinés à coopérer dans les lumières latérales. Les parties sont aussi pourvues de
sangles crantées ayant pour fonction d'ajuster en largeur chaque partie individuellement
ainsi que le positionnement des parties relativement entre elles. Une telle construction
est assez rudimentaire et ne procure pas un réglage en volume très précis. Il n'est
pas non plus décrit comment le chausson s'adapte à la modification en volume des deux
parties relativement rigides de la chaussure. Le confort n'apparaît pas être garanti
par une telle construction.
[0007] L'objet de la présente invention est d'apporter une solution aux problèmes précités.
En particulier, l'invention propose une chaussure qui s'adapte à une variété de tailles
et de morphologies de pieds, en assurant un enveloppement uniforme et le même confort
quelle que soit la longueur de réglage adoptée.
[0008] Pour atteindre cet objet ainsi que d'autres, il a été imaginé dans la démarche inventive
de concevoir une tige souple, comprenant le rembourrage, en deux parties de configuration
particulière, assemblées de manière détachable, de façon à favoriser un réglage de
l'enveloppement du pied sans risque de gène, de plis, de zones non couvertes ou autres.
[0009] Plus précisément, l'invention concerne une chaussure destinée à la pratique de sports
de patinage, adaptable sur un châssis ; ladite chaussure comprenant :
une tige souple de forme adaptée à l'enveloppement du pied et du bas de jambe ;
une partie de renforcement comprenant au moins une semelle rigide reliée au châssis
et un contrefort de talon ;
caractérisée en ce que,
la tige souple comprend une portion de recouvrement d'avant-pied ayant une échancrure
arrière libérant la zone du talon au moins, et
une manchette arrière, indépendante de la portion de recouvrement, qui comprend une
partie d'enveloppement du talon et une partie montante d'enveloppement du bas de jambe
;
la portion de recouvrement d'avant-pied et la manchette arrière étant assemblées de
manière détachable pour former une tige souple de longueur réglable.
[0010] En particulier, la manchette sert de référentiel de positionnement de la jambe ;
alors que la portion de recouvrement se déplace lors du réglage par rapport à ce référentiel.
[0011] Selon une autre caractéristique, la manchette comprend des bords latéraux découpés
de manière à libérer la région des malléoles. En effet, la région des malléoles est
identifiée comme une zone sensible qui supporte mal les surépaisseurs. L'invention
vise donc à assurer un recouvrement des malléoles par la portion de recouvrement dans
une plage de réglage déterminée correspondante à la plage de réglage effective, de
façon à conserver un niveau de confort uniforme.
[0012] Selon une caractéristique complémentaire, la portion de recouvrement d'avant-pied
et la manchette arrière sont assemblées par recouvrement de deux épaisseurs de semelle
de rigidité plus élevée que la rigidité du reste de la tige ; la longueur du recouvrement
étant modifiable en fonction du réglage de tige désiré. Un tel assemblage est simple
et fiable. Du fait de sa rigidité, le recouvrement assure une bonne tenue et un soutien
de l'appui plantaire dans la zone considérée.
[0013] Selon une autre caractéristique, la portion de recouvrement d'avant-pied et la manchette
arrière sont, de plus, assemblées par recouvrement, au moins partiel, de parties latérales
de chacune desdites portions qui forment entre elles une délimitation du volume de
la tige souple. Ainsi, la largeur du pied peut être réglée par recouvrement des parties
latérales de la tige. Ce recouvrement assure aussi un bon maintien ensemble de la
portion d'avant-pied et de la manchette. Elle assure aussi un enveloppement continu
du pied sans zone non recouverte pouvant être à l'origine d'un problème de confort
local.
[0014] Selon une caractéristique avantageuse de construction, la portion de recouvrement
d'avant-pied comprend une portion de semelle et une portion d'empeigne reliée à la
portion de semelle ; la portion de semelle ayant une languette rigide prolongeant
la portion de semelle vers l'arrière au delà de la portion d'empeigne ; la languette
étant logeable en recouvrement, partiel au moins, dans la portion de semelle de la
manchette arrière. Un tel assemblage permet une adaptation en longueur simplifiée
pouvant être mis en oeuvre sans difficulté particulière.
[0015] Selon une autre caractéristique intéressante, la partie de renforcement comprend
un premier sous-ensemble formant berceau rigide comprenant le contrefort talon ; lequel
est solidaire de la semelle rigide ; et un second sous-ensemble, relativement plus
souple, constituant une claque de recouvrement de l'avant-pied et comportant un appui
plantaire ; ledit appui plantaire étant emboîté dans le berceau et étant relié à celui-ci
dans une position longitudinale déterminée réglable par l'intermédiaire de moyens
de réglage et de liaison amovibles disposés entre le premier et le second sous-ensemble
; la tige souple étant insérée à l'intérieur du volume défini par le premier et le
second sous-ensemble.
[0016] On a ainsi à la fois une adaptation de la partie de renforcement et une adaptation
de la partie d'enveloppement ou tige souple rembourrée. Cette double adaptation est
unique par rapport à l'art existant. Elle procure la possibilité de régler de manière
concomitante, les caractéristiques de transmission des efforts et de sécurité et,
les caractéristiques liées à la perception des sensations, les propriétés de proprioception,
et de confort.
[0017] La présente invention possède d'autres caractéristiques avantageuses qui ressortiront
au travers de la description qui va suivre donnée à titre non limitatif, et dans laquelle
;
la figure 1 est une vue latérale d'un patin en ligne comprenant une chaussure selon
l'invention ;
la figure 2 est une vue latérale éclatée du patin de la figure 1 ;
la figure 3 est une vue de dessus de la partie de coque recevant du patin selon l'invention
;
la figure 4 est une vue en perspective éclatée de la tige souple selon l'invention
;
la figure 5 est une vue en perspective de la tige en configuration assemblée ;
la figure 6 montre un détail de dessous de la tige de la figure 6 ;
la figure 7 est une vue éclatée en perspective d'une tige souple selon une variante
de l'invention ;
la figure 8 est une vue en perspective de dessous de la variante de la figure 7 ;
la figure 9 est une vue en perspective éclatée d'une seconde variante de l'invention
;
la figure 10 est une vue latérale montrant une chaussure assemblée selon la variante
de la figure 9.
[0018] Le patin en ligne illustré à la figure 1 comprend une chaussure 1 et un train roulant
2 sur lequel la chaussure est assujettie soit de manière permanente soit encore de
manière détachable par des moyens de liaisons appropriés (non représentés).
[0019] Le train roulant comprend donc un châssis 20, généralement de forme de section en
U renversé et une série de roues 21 lesquelles sont reliées entre les côtés du châssis
par des axes transversaux 22 alignés dans une série sensiblement horizontale.
[0020] Comme le montre un premier exemple de la figure 2, la chaussure se distingue par
une partie de tige souple et pliable 3 et une partie de renforcement 4. La tige a
pour fonction essentielle de favoriser l'enveloppement et le confort du pied ainsi
que du bas de jambe de l'utilisateur. Elle est réalisée par assemblage de couches
en matériaux pour la plupart respirants, légers et résistants à la déchirure. L'intérieur
de la tige comprend un rembourrage.
[0021] La tige souple 3 selon l'invention comprend deux parties qui s'assemblent entre elles
en vue de satisfaire à l'adaptation de la tige à la taille et à la morphologie d'une
variété de pieds. L'une des parties est conçue comme étant la portion de recouvrement
30 de l'avant-pied. L'autre partie 31 est constituée d'une manchette montante indépendante
de la portion de recouvrement 30.
[0022] La portion de recouvrement d'avant-pied 30 comprend une portion de semelle 32 et
une portion d'empeigne 33 laquelle est reliée à la portion de semelle 32 par des moyens
de liaison tels qu'une couture, par exemple. La portion d'empeigne s'étend vers l'avant
pour recouvrir les orteils et vers l'arrière jusqu'à environ la région des malléoles.
La portion de recouvrement est munie d'une échancrure arrière 34. L'échancrure 34
est délimitée par les bords latéraux 35 de l'empeigne et par le bord arrière 36 de
la semelle. L'échancrure forme une zone non couverte de la portion de recouvrement
correspondant sensiblement à la région du talon du pied. Dans la direction verticale,
les bords supérieurs 37 de la portion d'empeigne forment la limite supérieure de la
portion de recouvrement. De préférence, la portion de recouvrement est une portion
de tige relativement basse dont la limite se situe en dessous de la région des malléoles.
[0023] La manchette 31 forme la partie complémentaire recouvrant l'échancrure arrière 34
de la portion de recouvrement du pied. La manchette comprend une partie d'enveloppement
du talon 38 se prolongeant vers le haut par une partie d'enveloppement du bas de jambe
39. La manchette comprend aussi une semelle 56 d'appui talon. La manchette possède
des bords latéraux 39a et un bord de semelle 38a tronqués. Dans un premier exemple,
les bords latéraux 39a s'évasent progressivement vers le haut en assurant un bon enveloppement
du bas de mollet. En comparaison des bords supérieurs 37 de la portion de recouvrement,
la manchette prolonge la tige vers le haut au delà de ces bords.
[0024] La partie de renforcement 4 comprend, quant à elle, un premier sous ensemble ou berceau
rigide comprenant une semelle externe rigide 40 qui constitue la base rigide sur laquelle
le châssis 20 du patin est relié, qui se prolonge vers le haut dans la région arrière
par un contrefort talon 41 ayant des dimensions et une forme adaptée pour maintenir
et protéger le talon. Dans une variante possible, le châssis peut être réalisé de
façon monobloc avec la semelle 40. Un collier 42 est articulé sur le contrefort talon
41. Comme il est connu en soi, le collier assure le support latéral de la cheville
et du bas de jambe. De préférence, il comprend une butée arrière 43 qui appuie sur
une surface d'appui complémentaire du contrefort 41 de façon à servir de support arrière
à la jambe ainsi que de moyen de référencement pour favoriser la recherche d'équilibre
arrière. Le collier est, de préférence, articulé selon des axes d'articulation transversaux
44 localisés sur le côté du collier dans la région des malléoles.
[0025] Dans une variante (non représentée), le collier peut être réalisé d'une seule pièce
avec le contrefort talon 41 et des zones d'affaiblissement de section peuvent être
envisagées pour autoriser un fléchissement du collier par rapport au contrefort.
[0026] Une claque de recouvrement semi-rigide 45 est prévue à l'avant du pied qui s'assemble
au sous-ensemble formé par la semelle rigide 40 et du contrefort 41. L'assemblage
se fait de manière réglable comme il sera expliqué plus loin. La claque 45 comprend
un appui plantaire 46 apparaissant en lignes pointillées à la figure 2 et qui repose
sur la surface interne de la semelle rigide 40. La claque 45 comprend des partie latérales
47 s'étendant de la région en pointe de la chaussure jusque dans la région proche
du talon avec toutefois une ouverture 48 arrière en talon de sorte que la claque se
termine par des bords latéraux 49 adjacents aux parois du contrefort talon 41.
[0027] La claque 45 est apte à s'emboîter partiellement dans le contrefort talon 41, par
l'appui plantaire 46 et les parties latérales 47 qui viennent en recouvrement partiel
avec le contrefort talon 41 et la semelle externe rigide 40.
[0028] Comme le montre plus en détail la figure 3, l'appui plantaire 46 est engagé dans
le berceau en étant relié par des moyens de réglage et de liaison amovibles 50, 51,
52, 53 disposés entre la semelle rigide externe 40 du berceau et l'appui plantaire
46. Les moyens de réglage et de liaison 50, 51 disposent chacun d'une lumière longitudinale
50a, 51a pratiquée dans l'appui plantaire et d'une vis 50b, 51b qui passe au travers
de la lumière, de la semelle externe et du châssis avec lequel ils forment des moyens
communs de liaison. De préférence, les moyens 50, 51 sont localisés sensiblement dans
l'axe longitudinal du châssis.
[0029] D'autres moyens de réglages supplémentaires peuvent être ajoutés comme les moyens
52, 53 de même type que les moyens 50, 51 mais décentrés par rapport à ces moyens.
A la différence des moyens 50, 51, les moyens 52, 53 relient seulement la claque au
berceau sans liaison avec le châssis.
[0030] On peut aussi envisager des variantes dans lesquelles seules les liaisons 50, 51
sont présentes ou bien seules les liaisons 52, 53 sont présentes.
[0031] Lors du réglage, la claque est apte à se déformer en direction transversale pour
s'adapter aux dimensions transversales du berceau grâce à des zones de déformation
ou de moindre résistance 54. Ces zones sont préférentiellement réalisées dans l'appui
plantaire 46 de la claque dans la zone correspondant à la plage de recouvrement avec
les faces du contrefort talon. Les zones forment des lumières déformables orientées
longitudinalement qui autorisent une déformation élastique de l'appui plantaire dans
le berceau.
[0032] Les figures 4 à 6 montrent en détail l'assemblage formé par la tige souple rembourrée
destinée à recouvrir le pied et le bas de jambe dans une première variante de l'invention.
La portion de semelle 32 de la portion de recouvrement 30 comprend une languette rigide
55 qui prolonge la portion de semelle vers l'arrière au delà de la portion d'empeigne
33. La languette est logeable en recouvrement dans la portion de semelle 56 de la
manchette arrière. De préférence, la languette repose à l'intérieur de la portion
de semelle 56 de la manchette de sorte que le bord 56a de la manchette passe sous
la portion de semelle 32 de la portion de recouvrement d'avant-pied. La languette
est réalisée dans un matériau relativement rigide par rapport au reste de la tige
pour assurer une certaine tenue en flexion et en torsion de l'assemblage. La portion
de semelle est elle aussi préférablement réalisée en matériau relativement rigide
par rapport au reste de la tige.
[0033] Dans un mode de réalisation, les bords latéraux 39a recouvrent extérieurement les
bords 35 de l'empeigne. En d'autres terme, le recouvrement se fait par ajustement
de la portion de recouvrement d'avant-pied 30 à l'intérieur de la manchette 31. La
figure 6 montre, à titre d'exemple, une position d'ajustement élargie A et une position
plus étroite B.
[0034] La tige est destinée à être logée dans la partie de renforcement. Plus précisément,
la portion de recouvrement souple 30 de la tige prend position à l'intérieur de l'espace
formé par l'assemblage réglable de la semelle externe 40 du berceau et de la claque
indépendante 45. De même la manchette arrière souple prend position dans le volume
réservé par le contrefort talon 41 et le collier 42. On comprend aisément que l'ajustement
fin de la chaussure est rendu possible grâce à la superposition des réglages, en longueur
et en volume, à la fois de la partie de renforcement externe et à la fois du chausson
interne.
[0035] La structure de la portion de recouvrement peut comprendre dans sa portion d'empeigne
33, deux rabats 33a, 33b délimitant une ouverture centrale 57 favorisant l'introduction
du pied. Des moyens de renvoi 58 sont fixés sur les rabats à proximité des bords de
l'ouverture 57 pour le passage d'un moyen de laçage (non représenté). Les moyens de
renvoi 58 peuvent coopérer en serrage alternatif croisé du moyen de laçage avec des
moyens de renvoi 59 reliés à la claque de la partie de renforcement (Figure 3). Un
tel dispositif de laçage est décrit dans la demande de brevet européenne n° 789 944
A1 dont la description est intégrée par référence à la présente demande. Une bande
élastique 60 est aussi ajustée au niveau du cou-de-pied pour favoriser l'introduction
de la portion de recouvrement 30 dans la manchette 31 en agissant en resserrement
des bords de l'ouverture 57.
[0036] Les figures 7 et 8 montrent un mode de réalisation différent de l'invention dans
lequel la tige souple 3 est ajustée en longueur par une manchette 31 dont les bords
latéraux 39a s'introduisent à l'intérieur de la portion de recouvrement d'avant-pied
30 ; tandis que le bord 56a de la semelle de la manchette est conservé à l'extérieur
de la portion de recouvrement 30 ; la portion de semelle formant ainsi l'appui externe
talon dans le berceau. Pour augmenter la plage de recouvrement des deux parties 30,
31 entre elles, la portion de recouvrement d'avant-pied 30 est munie d'une portion
de bord ouvert 61 localisée de chaque côté entre la portion de semelle 32 et la portion
d'empeigne 33. Ainsi, les bords de la manchette peuvent s'introduire au travers des
portions ouvertes 61 améliorant ainsi la tenue en recouvrement des deux parties de
tige 30, 31 entre elles.
[0037] Les figures 9 et 10 montrent un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel
la portion de recouvrement 30 de la tige forme la partie externe de la chaussure dans
la zone de l'avant-pied en l'absence de claque plastique. Un renforcement minimal
des orteils est assuré simplement par un embout en plastique semi-rigide 62 directement
relié à la portion de recouvrement 30 par couture. Une telle structure de chaussure
a pour avantage d'être plus légère et plus respirante que la structure précédemment
décrite.
[0038] A la différence des modes précédents, la tige doit être reliée à la partie de renforcement
4 par des moyens de liaison ayant pour but de maintenir la tige en place lors des
sollicitations du pied lors de la pratique. Ces moyens doivent être détachables pour
permettre le réglage en longueur de la tige. On peut ainsi concevoir que la portion
de recouvrement d'avant-pied 30 est reliée de manière détachable et réglable directement
sur la semelle externe 40 ; les moyens étant du type de ceux décrits à la figure 3.
On conçoit donc que le réglage en longueur et volume du pied peut s'effectuer par
déplacement relatif de la portion de recouvrement d'avant-pied 30 et la manchette
31, servant de référentiel dans la chaussure, et par conséquent par rapport à la semelle
rigide 40, entre une position A et une position B telles qu'illustrées sur la figure
10.
[0039] On peut concevoir comme variantes possibles que les éléments de la tige souple ;
c'est-à-dire, la portion de recouvrement d'avant-pied 30 et sa manchette 31 soient
assemblées par des moyens spécifiques détachables comme par des moyens auto-agrippants
type Velcro, par exemple, ou encore des assemblages de sangles et de boucles, ou encore
des moyens de clippage ou clipsage.
[0040] L'invention réside essentiellement dans l'agencement de la tige ou chausson souple
et rembourré partiellement au moins, formé en une première partie couvrant l'avant
du pied qui est déplaçable relativement à une seconde partie formant une manchette
qui constitue, quant à elle, le référentiel de positionnement de la tige par rapport
à la structure de renforcement de la chaussure. L'invention réside aussi plus spécifiquement
dans la combinaison d'une tige de configuration réglable, insérée dans une partie
de renforcement, elle-même réglable.
[0041] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation
qui viennent d'être montrés et décrits mais elle embrasse tout mode de réalisation
couvert par les revendications qui suivent.
1. Chaussure destinée à la pratique de sports de patinage adaptable sur un châssis (20)
; ladite chaussure comprenant :
une tige souple (3), au moins partiellement rembourrée, de forme adaptée à l'enveloppement
du pied et du bas de jambe ;
une partie de renforcement (4) comprenant au moins une semelle rigide (40) reliée
au châssis (20) et un contrefort de talon (41);
caractérisée en ce que,
la tige souple (3) comprend une portion de recouvrement d'avant-pied (30) ayant une
échancrure arrière (34) dans la zone du talon au moins, et
une manchette arrière (31), indépendante de la portion de recouvrement (30), qui comprend
une partie d'enveloppement du talon (38) et une partie montante d'enveloppement du
bas de jambe (39) ;
la portion de recouvrement d'avant-pied (30) et la manchette arrière (31) étant assemblées
de manière détachable pour former une tige souple (3) de longueur réglable.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la manchette (31) comprend
des bords latéraux (39a) découpés de manière à libérer la région des malléoles ; laquelle
est recouverte par la portion de recouvrement (30) dans une plage de réglage en longueur
déterminée correspondant à la plage de réglage effective.
3. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la portion de recouvrement
d'avant-pied (30) et la manchette arrière (31) sont assemblées par recouvrement de
deux épaisseurs de portions de semelles (32, 56) de rigidité plus élevée que la rigidité
du reste de la tige ; la longueur du recouvrement étant modifiable en fonction du
réglage de tige désiré.
4. Chaussure selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que la portion de recouvrement
d'avant-pied (30) et la manchette arrière (31) sont, de plus, assemblées par recouvrement,
au moins partiel, de parties latérales de chacune desdites portions qui forment entre
elles une délimitation du volume de la tige souple.
5. Chaussure selon la revendication 3 ou 4, caractérisée en ce que la portion de recouvrement
d'avant-pied (30) comprend une portion de semelle (32) et une portion d'empeigne (33)
reliée à la portion de semelle (32) ; la portion de semelle ayant une languette rigide
(55) prolongeant la portion de semelle (32) vers l'arrière au delà de la portion d'empeigne
(33) ; la languette (55) étant logeable en recouvrement, partiel au moins, dans la
portion de semelle (56) de la manchette arrière (31).
6. Chaussure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce
que, la partie de renforcement (4) comprend un premier sous-ensemble formant berceau
rigide comprenant le contrefort talon (41) ; lequel est solidaire de la semelle rigide
(40) ; et un second sous-ensemble, relativement plus souple, constituant une claque
de recouvrement de l'avant-pied (45) et comportant un appui plantaire (46); ledit
appui plantaire (46) étant emboîté dans le berceau et étant relié à celui-ci dans
une position longitudinale déterminée réglable par l'intermédiaire de moyens de réglage
et de liaison amovibles (50, 51, 52, 53) disposés entre le premier et le second sous-ensemble
; la tige souple (3) étant insérée à l'intérieur du volume défini par le premier et
le second sous-ensemble.
7. Chaussure selon la revendication 6, caractérisée en ce que la claque (45) comprend
des zones d'affaiblissement déformables (54) permettant son emboîtement dans le berceau.
8. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que les zones d'affaiblissement
déformables (54) sont constituées par des lumières longitudinalement disposées dans
l'appui plantaire autorisant une déformation de celui-ci lors de son passage dans
le berceau au moment de l'emboîtement.
9. Chaussure selon la revendication 6, 7 ou 8, caractérisée en ce que les moyens de réglage
et de liaison amovibles (50, 51) comprennent au moins un assemblage formé d'une lumière
allongée (50a, 51a) orientée longitudinalement dans l'appui plantaire (46) et d'une
vis (50b, 51b) passant au travers de la lumière allongée et dans la semelle rigide
(40) du berceau.
10. Chaussure selon la revendication 9, caractérisée en ce que les moyens de réglage et
de liaison amovibles (50, 51) forment les moyens communs de liaison de la chaussure
sur le châssis (20).