[0001] La présente invention concerne une serrure pour ouvrant de véhicule automobile, à
commande d'ouverture et/ou de condamnation/décondamnation mécanique ou électrique.
[0002] Dans certaines serrures pour portière de véhicule automobile, lorsque la serrure
est dans son état condamné et qu'une poignée extérieure de portière est soulevée avant
que l'information de décondamnation soit transmise à ladite serrure, le levier d'ouverture
extérieure relié à ladite poignée peut bloquer le mécanisme de décondamnation, ce
qui interdit l'ouverture de la serrure. Par exemple, pour une telle serrure à commande
de condamnation/décondamnation électrique, dans un cas d'urgence où un utilisateur
du véhicule se précipite vers le véhicule dans la panique et tente d'ouvrir une portière
en soulevant la poignée extérieure, avant que le conducteur du véhicule ait pu envoyer
un signal de décondamnation à l'aide de son boîtier de télécommande, les moteurs électriques
des différentes serrures provoquent la décondamnation des serrures des portières dont
la poignée extérieure n'est pas actionnée, alors que la décondamnation de la serrure
dont la poignée extérieure est maintenue soulevée, est bloquée.
[0003] L'invention a pour premier but de proposer une serrure pour ouvrant de véhicule automobile,
qui permet la mise en oeuvre de la fonction de décondamnation de la serrure, même
lorsqu'un organe de la serrure vient bloquer la chaîne cinématique d'ouverture de
la serrure.
[0004] A cet effet, l'invention a pour premier objet une serrure pour ouvrant de véhicule
automobile, comportant un levier d'ouverture extérieure apte à provoquer l'ouverture
de la serrure, sous l'action d'un moyen de commande d'ouverture extérieure, par exemple
une poignée ou une palette extérieure de portière, un levier de condamnation apte
à déplacer une biellette de liaison débrayable entre une position embrayée dans laquelle
le levier d'ouverture extérieure peut coopérer, lors de sa course d'ouverture, avec
ladite biellette de liaison, pour provoquer l'ouverture de la serrure, et une position
débrayée dans laquelle la course d'ouverture du levier d'ouverture extérieure n'interfère
pas avec ladite biellette de liaison, ce qui interdit l'ouverture de la serrure, caractérisée
par le fait qu'elle comporte au moins un organe apte à bloquer le déplacement de ladite
biellette de liaison lorsque celle-ci est dans sa position débrayée et un moyen anti-panique
intercalé entre le levier de condamnation et la biellette de liaison pour permettre,
d'une part, le déplacement de la biellette de liaison par le levier de condamnation,
lorsque ledit organe est au repos, et d'autre part, le déplacement du levier de condamnation
vers sa position décondamnée, lorsque ledit organe est dans sa position de blocage
de la biellette de liaison, l'énergie de décondamnation résultant du déplacement du
levier de décondamnation étant emmagasinée par ledit moyen anti-panique, pour déclencher
automatiquement le déplacement de la biellette de liaison vers sa position embrayée
dès que ledit organe revient à sa position de repos.
[0005] Dans une forme de réalisation particulière, ledit moyen anti-panique comporte deux
biellettes de condamnation distinctes, dont les déplacements respectifs sont liés
par un moyen élastique de liaison, la première biellette de condamnation coopérant
avec le levier de condamnation et la seconde biellette de condamnation coopérant avec
ladite biellette de liaison, de façon que, d'une part, le déplacement du levier de
condamnation, lorsque ledit organe est au repos, provoque le déplacement de la biellette
de liaison, par l'intermédiaire des deux biellettes de condamnation, et d'autre part,
le déplacement du levier de condamnation vers sa position décondamnée, lorsque ledit
organe bloque la biellette de liaison et la deuxième biellette de condamnation, provoque
à la fois le déplacement de la première biellette de condamnation, et la déformation
élastique du moyen de liaison élastique qui emmagasine l'énergie de décondamnation,
le retour dudit organe vers sa position de repos libérant la biellette de liaison,
qui se déplace vers sa position embrayée sous l'action de la deuxième biellette de
condamnation se déplaçant sous l'effet de la sollicitation élastique du moyen de liaison
élastique.
[0006] De préférence, les deux biellettes de condamnation sont montées pivotantes sur le
même axe et sont liées en rotation entre elles par un ressort de torsion constituant
le moyen de liaison élastique.
[0007] Avantageusement, le levier d'ouverture extérieure constitue un organe de blocage
de la biellette de liaison, ledit levier d'ouverture extérieure étant apte en fin
de course d'ouverture à bloquer la biellette de liaison dans sa position débrayée.
[0008] Selon une autre caractéristique de l'invention, la serrure comporte un levier de
supercondamnation coopérant avec ledit moyen anti-panique, de façon à bloquer, dans
la position supercondamnée, le déplacement de la biellette de liaison dans sa position
débrayée, et à permettre le déplacement du levier de condamnation vers sa position
décondamnée, ledit moyen anti-panique emmagasinant l'énergie de décondamnation résultant
du déplacement du levier de condamnation pour déclencher automatiquement le déplacement
de ladite biellette de liaison vers sa position embrayée, lorsque le levier de supercondamnation
revient vers sa position de repos, ledit levier de supercondamnation constituant un
organe de blocage de la biellette de liaison.
[0009] Dans ce cas, on peut prévoir que le levier de supercondamnation, dans sa position
supercondamnée, est apte à bloquer le déplacement de ladite deuxième biellette de
condamnation, de façon que le déplacement du levier de condamnation vers sa position
décondamnée provoque à la fois le déplacement de ladite première biellette de condamnation
et la déformation élastique du moyen élastique de liaison, le retour du levier de
supercondamnation à sa position de repos libérant la deuxième biellette de condamnation
qui, sous l'effet de la sollicitation élastique du moyen élastique de liaison, peut
déplacer la biellette de liaison vers sa position embrayée.
[0010] Avantageusement, le levier de supercondamnation est apte à bloquer, dans sa position
supercondamnée, la rotation de la deuxième biellette de condamnation vers sa position
décondamnée, alors que ladite deuxième biellette de condamnation est apte à bloquer,
dans sa position décondamnée, le déplacement du levier de supercondamnation vers sa
position supercondamnée.
[0011] Dans une forme de réalisation particulière, la serrure comporte un moteur électrique
de commande de supercondamnation coopérant, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages,
avec un secteur denté du levier de supercondamnation.
[0012] Avantageusement, le levier de condamnation coopère avec un levier de condamnation
intérieure, lié par exemple à une tirette de frise, et avec un moteur électrique de
commande de condamnation/décondamnation, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages.
Pour une serrure de portière avant, le levier de condamnation coopère, en outre, avec
un levier de condamnation extérieure, lié par exemple à un barillet de serrure, le
levier de condamnation extérieure étant apte à coopérer avec le levier de supercondamnation
pour le déplacer en position de repos, lorsque le levier de condamnation extérieure
est déplacé vers sa position décondamnée.
[0013] Selon encore une autre caractéristique, la biellette de liaison coopère avec un levier
d'ouverture intérieure de façon que, dans la position embrayée de ladite biellette
de liaison, le levier d'ouverture intérieure soit apte à provoquer l'ouverture de
la serrure via ladite biellette de liaison, et dans la position débrayée de la biellette
de liaison, la course d'ouverture du levier d'ouverture intérieure n'interfère pas
avec ladite biellette de liaison.
[0014] Pour la fabrication des serrures de portière de véhicule automobile, il est connu
de fabriquer séparément plusieurs modules ou compartiments destinés à être assemblés
pour former la serrure complète. Ces compartiments ou modules sont généralement destinés
respectivement aux organes de rétention, aux organes de cinématique, et le cas échéant,
aux organes de commande électrique de la serrure.
[0015] L'invention a pour deuxième but de proposer une serrure pour ouvrant de véhicule
automobile, qui comporte un nouvel agencement des compartiments ou modules de la serrure,
afin d'en faciliter l'assemblage final, et d'en réduire les coûts de fabrication.
[0016] A cet effet, l'invention a pour deuxième objet une serrure pour ouvrant de véhicule
automobile, caractérisée par le fait qu'elle est constituée d'un premier module qui
comporte un compartiment de rétention contenant les organes de rétention de la serrure,
notamment un pêne de retenue d'une gâche et un cliquet de blocage du pêne dans au
moins une position de retenue de la gâche, une partie de la chaîne cinématique d'ouverture
et de condamnation de la serrure étant montée sur une face de montage dudit premier
module, à l'opposé dudit compartiment de rétention, d'un deuxième module sur lequel
est montée l'autre partie de la chaîne cinématique d'ouverture et de condamnation
de la serrure, ledit deuxième module venant s'emboîter sur le premier module du côté
de ladite face de montage, et d'un capotage destiné à coiffer le deuxième module et
la face de montage du premier module, l'ensemble des deux modules et du capotage étant
assemblé par des moyens de liaison.
[0017] Avantageusement, les moyens de liaison sont constitués par au moins deux goupilles
ou vis épaulées qui traversent successivement une contre-plaque métallique du premier
module, le corps du deuxième module et le capotage, l'une au moins des goupilles ou
vis épaulées sert d'axe de rotation à au moins un levier de la serrure. Dans ce cas,
l'une des goupilles ou vis épaulée peut servir d'axe de pivotement pour un levier
de condamnation intérieure monté sur le deuxième module et destiné à être lié par
exemple à une tirette de frise.
[0018] On peut également prévoir que l'une des goupilles ou vis épaulée sert d'axe de pivotement
pour un levier d'ouverture intérieure sur le deuxième module.
[0019] Dans une forme de réalisation particulière, le premier module comporte un boîtier
plastique et une contre-plaque métallique définissant entre eux le compartiment de
rétention, la face de montage du premier module étant définie par la paroi de fond
dudit boîtier, opposée au compartiment de rétention.
[0020] De préférence, sur le deuxième module, sont montés un levier d'ouverture intérieure
destiné à être lié à un moyen de commande d'ouverture intérieure, par exemple une
poignée ou une palette intérieure de portière, un levier de condamnation centrale,
un levier de condamnation intérieure coopérant avec ledit levier de condamnation centrale
et destiné à être lié, par exemple, à une tirette de frise, et un moteur électrique
de condamnation coopérant, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages, avec le levier
de condamnation centrale.
[0021] Le deuxième module comporte, en outre, pour une serrure de portière avant, un levier
de condamnation extérieure coopérant avec ledit levier de condamnation centrale et
destiné à être lié à un barillet de serrure.
[0022] Dans ce cas, sur le deuxième module, peuvent être montés, en outre, un levier de
supercondamnation et un moteur électrique de supercondamnation coopérant, par l'intermédiaire
d'un autre train d'engrenages, avec le levier de supercondamnation.
[0023] On peut prévoir, en outre, sur le deuxième module, des moyens de condamnation enfant
coopérant avec le levier d'ouverture intérieure, et un moteur électrique de condamnation
enfant coopérant, par l'intermédiaire d'un autre train d'engrenages, avec lesdits
moyens de condamnation enfant.
[0024] Dans un mode de réalisation particulier, le train d'engrenages du moteur électrique
de commande de condamnation comporte une vis sans fin sur laquelle est vissé un écrou
muni de deux oreilles d'entraînement et d'un doigt de guidage, ledit écrou étant apte
à se translater pour déplacer le levier de condamnation centrale par l'intermédiaire
de l'une des oreilles d'entraînement, suivant la course de condamnation ou de décondamnation
de l'écrou, ledit doigt de guidage formant un élément suiveur de came qui s'engage
dans un chemin de came formé sur la face de montage du premier module, pour faire
basculer ledit écrou d'une oreille d'entraînement à l'autre, en fin de course de condamnation
ou de décondamnation.
[0025] Avantageusement, sur la face de montage du premier module, sont montés un levier
d'ouverture extérieure destiné à être lié à un moyen de commande extérieure, par exemple
une poignée ou palette extérieure de portière, un levier de commande d'ouverture apte
à coopérer avec le cliquet, un levier de transfert apte à coopérer avec un levier
d'ouverture intérieure monté sur le deuxième module, une biellette de liaison débrayable
destinée à lier en rotation le levier d'ouverture extérieure, le levier de transfert
et le levier de commande d'ouverture dans sa position embrayée, alors que dans la
position débrayée de la biellette de liaison, les courses d'ouverture du levier d'ouverture
extérieure et du levier de transfert n'interfèrent pas avec ladite biellette de liaison.
[0026] Sur la face de montage du premier module peut également être monté un moyen anti-panique
comportant deux biellettes de condamnation distinctes dont les déplacements respectifs
sont liés par un moyen élastique de liaison, la première biellette de condamnation
étant destinée à coopérer avec un levier de condamnation centrale du deuxième module,
et la deuxième biellette de condamnation étant reliée à la biellette de liaison, de
façon que d'une part, le déplacement du levier de condamnation centrale, lorsque le
levier d'ouverture extérieure est au repos, provoque le déplacement de la biellette
de liaison, par l'intermédiaire des deux biellettes de condamnation, et d'autre part,
le déplacement du levier de condamnation centrale vers sa position décondamnée, lorsque
le levier d'ouverture extérieure est en fin de course d'ouverture, provoque à la fois
le déplacement de la première biellette de condamnation, et la déformation élastique
du moyen de liaison élastique, le déplacement de la deuxième biellette de condamnation
étant bloqué par le levier d'ouverture extérieure par l'intermédiaire de la biellette
de liaison, le retour du levier d'ouverture extérieure à sa position de repos libérant
la biellette de liaison, qui se déplace vers sa position débrayée sous l'action de
la deuxième biellette de condamnation, qui se déplace sous l'effet de la sollicitation
élastique du moyen de liaison élastique.
[0027] Avantageusement, le premier module comporte, dans son compartiment de rétention,
un palpeur apte à coopérer avec un profil du pêne pour indiquer au moins sa position
ouverte et sa position fermée, ledit palpeur étant solidaire en rotation d'un élément
de contact monté sur ladite face de montage. Dans ce cas, le deuxième module peut
comporter au moins un contacteur destiné à coopérer avec ledit élément de contact
qui traverse une fente de guidage en arc de cercle ménagée dans le corps du deuxième
module. De préférence, l'élément de contact comporte au moins une branche présentant
une rampe inclinée destinée à enfoncer un bouton-poussoir du contacteur, lors de la
rotation du palpeur, sous l'action du pivotement du pêne entre une position de retenue
de la gâche et une position de libération de la gâche.
[0028] L'invention a pour troisième but de proposer une serrure pour portière de véhicule
automobile, dont l'agencement des moyens de condamnation enfant a été amélioré.
[0029] A cet effet, l'invention a pour troisième objet une serrure pour portière de véhicule
automobile, comportant des moyens de condamnation enfant aptes à interdire l'ouverture
de la serrure par un levier d'ouverture intérieure, lors de l'actionnement d'un moyen
de commande intérieure, par exemple une poignée ou une palette intérieure de portière,
lesdits moyens de condamnation enfant comportant un bouton de commande accessible
de l'extérieur de la serrure, notamment en position de portière ouverte, et une biellette
de condamnation enfant déplaçable par ledit bouton entre une position décondamnée
enfant et une position condamnée enfant, caractérisée par le fait qu'elle comporte
un moyen de liaison débrayable coopérant avec la biellette de condamnation enfant
et le levier d'ouverture intérieure, de façon que, dans la position décondamnée enfant,
ledit moyen de liaison embraye la liaison entre le levier d'ouverture intérieure et
un levier intermédiaire d'ouverture coopérant avec un cliquet de retenue d'une gâche
de la serrure, et dans la position condamnée enfant, la course d'ouverture du levier
d'ouverture intérieure n'interfère pas avec ladite biellette de condamnation enfant
et ledit levier intermédiaire d'ouverture.
[0030] Dans un mode de réalisation particulier, ledit moyen de liaison débrayable comporte
un pion de liaison intercalé entre ledit levier d'ouverture intérieure et ledit levier
intermédiaire d'ouverture, de façon que, d'une part, ledit pion de liaison lie en
rotation le levier d'ouverture intérieure et le levier intermédiaire d'ouverture,
lorsque le pion est déplacé par la biellette de condamnation enfant dans la position
décondamnée enfant et, d'autre part, le pion de liaison puisse librement se déplacer
par rapport au levier intermédiaire d'ouverture et à la biellette de condamnation
enfant, sous l'action du levier d'ouverture intérieure, lorsque le pion est déplacé
par la biellette de condamnation enfant dans la position condamnée enfant.
[0031] Dans ce cas, le levier d'ouverture intérieure peut comporter une lumière oblongue
dans laquelle peut coulisser le pion de liaison entre ses positions condamnée enfant
et décondamnée enfant, ladite lumière s'étendant sensiblement radialement par rapport
à l'axe de rotation du levier d'ouverture intérieure pour lier en rotation ce dernier
avec le pion de liaison. Le levier intermédiaire d'ouverture peut comporter une lumière
sensiblement en L, une première branche du L correspondant à la lumière oblongue du
levier d'ouverture intérieure pour permettre le coulissement du pion entre ses positions
condamnée enfant et décondamnée enfant, alors que la seconde branche du L permet le
déplacement du pion de liaison à partir de sa position condamnée enfant, lors de la
course d'ouverture du levier d'ouverture intérieure, la première branche s'étendant
sensiblement radialement et la seconde branche s'étendant sensiblement en arc de cercle
par rapport à l'axe de rotation du levier intermédiaire d'ouverture.
[0032] Avantageusement, la biellette de condamnation enfant coopère, par l'intermédiaire
d'un train d'engrenages, avec un moteur électrique de commande de condamnation enfant,
pour déplacer ladite biellette de condamnation enfant entre ses positions condamnée
enfant et décondamnée enfant. On peut prévoir que la biellette de condamnation enfant
soit déplaçable en translation et comporte un téton solidaire en translation d'une
crémaillère qui engrène avec une roue dentée entraînée par ledit moteur électrique
de commande de condamnation enfant.
[0033] Selon une autre caractéristique, la biellette de condamnation enfant comporte une
rainure allongée correspondant sensiblement à la seconde branche de la lumière en
L du levier intermédiaire d'ouverture et dans laquelle s'engage ledit pion de liaison,
ladite rainure étant agencée de façon à entraîner le déplacement du pion en liaison
entre ses positions condamnée enfant et décondamnée enfant, et à permettre le coulissement
libre dudit pion de liaison, lors de la course d'ouverture du levier d'ouverture intérieure.
[0034] De préférence, la crémaillère coopère avec un contacteur pour indiquer la position
condamnée enfant ou décondamnée enfant.
[0035] Selon encore une autre caractéristique, les moyens de condamnation enfant et le levier
d'ouverture intérieure sont montés sur un module de la serrure qui est séparé, avant
assemblage, d'un autre module qui contient les organes de rétention de la serrure.
[0036] Dans une forme de réalisation particulière, la biellette de condamnation enfant comporte
un bossage coopérant avec une languette souple d'un corps de la serrure, pour définir
les deux positions stables, condamnée enfant et décondamnée enfant, de ladite biellette
de condamnation enfant, de part et d'autre de ladite languette, par franchissement
élastique de ladite languette par ledit bossage.
[0037] Bien entendu, les trois objets de l'invention définis plus haut peuvent être pris
seuls ou en combinaison les uns avec les autres, sans sortir du cadre de l'invention.
[0038] Pour mieux faire comprendre les différents objets de l'invention, on va en décrire
maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs
modes de réalisation représentés sur le dessin annexé.
[0039] Sur ce dessin :
- la figure 1 est une vue en perspective éclatée du premier module de la serrure de
l'invention, côté compartiment de rétention ;
- la figure 2 est une vue analogue à la figure 1, le premier module étant dans son état
assemblé ;
- la figure 3 est une vue en perspective du boîtier du premier module avec les éléments
du palpeur de pêne en position éclatée ;
- la figure 4 est une vue en perspective suivant la flèche IV de la figure 2, représentant
des organes d'ouverture de la serrure en position éclatée avant leur montage sur la
face de montage du boîtier du premier module ;
- la figure 5 montre les organes d'ouverture de la figure 4 en position montée sur le
premier module, avec des organes de condamnation en position éclatée avant leur montage
sur la face de montage du boîtier du premier module ;
- la figure 6 représente les organes de condamnation de la figure 5 en position montée
sur le premier module ;
- la figure 7 est une vue en perspective de dessous du corps du deuxième module de la
serrure de l'invention, avec les organes de supercondamnation en position éclatée
;
- la figure 8 est une vue analogue à la figure 7, représentant les organes de supercondamnation
montés sur le deuxième module ;
- la figure 9 est une vue en perspective analogue à la figure 8, mais suivant une inclinaison
opposée, avec des organes de condamnation en position éclatée, avant leur montage
sur le corps du deuxième module ;
- la figure 10 est une vue analogue à la figure 9, mais avec les organes de condamnation
montés sur le deuxième module ;
- la figure 11 est une vue en perspective de dessus du deuxième module, suivant la flèche
XI de la figure 10, avec un levier d'ouverture intérieure en position éclatée, pour
une serrure de portière avant ;
- la figure 12 est une vue analogue à la figure 11, avec le levier d'ouverture intérieure
monté sur le deuxième module ;
- la figure 13 est une vue en perspective des moyens de condamnation enfant pour une
serrure de portière arrière ;
- la figure 14 est une vue en perspective éclatée des organes d'ouverture intérieure
pour une serrure de portière arrière ;
- la figure 15 est une vue analogue à la figure 14, mais avec les organes en position
assemblée ;
- la figure 16 est une vue en perspective de dessous du corps du deuxième module analogue
à la figure 7, avec les moyens de condamnation enfant de la figure 13 montés sur le
deuxième module ;
- la figure 17 est une vue en perspective de dessus du deuxième module, suivant la flèche
XVII de la figure 16, montrant les organes de la figure 15 montés sur le deuxième
module ;
- la figure 18 est une vue analogue à la figure 17, avec les organes de commande électrique
de condamnation enfant en position éclatée ;
- la figure 19 est une vue en plan suivant la flèche XIX de la figure 18, avec les organes
de commande électrique de condamnation enfant montés sur le deuxième module ;
- la figure 20 est une vue en perspective d'un capotage de la serrure de l'invention,
avant assemblage avec les autres modules ;
- la figure 21 est une vue en perspective de la serrure de l'invention en position assemblée
;
- la figure 22 est une vue en perspective de la chaîne cinématique du moyen anti-panique
de la serrure de l'invention, dans son état décondamné, le levier d'ouverture extérieure
étant au repos ;
- la figure 23 est une vue analogue à la figure 22, la serrure étant dans son état condamné
;
- la figure 24 est une vue analogue à la figure 23, représentant une action de décondamnation
après que le levier d'ouverture extérieure ait atteint sa fin de course d'ouverture
;
- la figure 25 est une vue analogue à la figure 23, avec le levier de supercondamnation
en position supercondamnée ; et
- la figure 26 est une vue analogue à la figure 25, après une action de décondamnation.
[0040] La serrure de l'invention est constituée essentiellement de trois parties, à savoir
un premier module Ml représenté sur les figures 1 à 6, un deuxième module M2 représenté
sur les figures 7 à 19, et un capotage C représenté sur la figure 20, l'ensemble de
ces trois parties étant assemblé sur la figure 21.
[0041] Le module M1 va maintenant être décrit en détail. Le module M1 comporte un boîtier
en matière plastique 1 et une contre-plaque métallique 2, qui définissent entre eux
un compartiment de rétention 3. La contre-plaque métallique 2 présente une forme sensiblement
en L, dont la plus petite aile comporte deux pattes 4 qui s'étendent perpendiculairement
au plan de la grande aile de la contre-plaque, lesdites pattes 4 étant percées en
4
a pour le passage d'une goupille 5 visible sur la figure 20. Comme mieux visible sur
les figures 4 à 6 et 21, la contre-plaque 2 comporte sur son bord opposé à la petite
aile, une patte 6 repliée à 90° le long de la boîte 1. Une languette 6
a est découpée dans la patte 6, de façon à pouvoir être repliée sur une portion plane
la de la boîte 1, lors de l'assemblage de la boîte 1 à la contre-plaque 2. Une ouverture
7 s'étend partiellement sur la grande aile et la petite aile de la contre-plaque 2
pour le passage d'une gâche destinée à être fixée à la carrosserie d'un véhicule.
La grande aile de la contre-plaque 2 comporte trois trous 8 destinés à recevoir des
vis de fixation, pour 1
a fixation de la serrure sur le chant d'une portière du véhicule. La grande aile de
la contre-plaque 2 comporte quatre autres perçages 9 à 12 pour recevoir respectivement
l'axe de pivotement 13 d'un pêne 14, l'axe de pivotement 15 d'un cliquet 16, l'axe
de pivotement 17 pour des organes d'ouverture de la serrure, et l'axe de pivotement
18 (voir figure 3) pour un palpeur de pêne 19. Un joint d'étanchéité 20 est destiné
à être monté sur le bord de l'ouverture 7 qui s'étend le long de la petite aile de
la contre-plaque 2. Ce joint 20 dit joint d'avaloir est destiné à assurer l'étanchéité
entre le caisson intérieur de portière et la serrure. Ce joint d'étanchéité a pour
but d'éviter les infiltrations d'eau dans la serrure, du fait de l'écoulement possible
d'eau dans le jeu transversal existant entre la portière et la carrosserie, du fait
des tolérances de fabrication. Ce joint en caoutchouc 20 peut être moulé avec des
tétons saillants 20
a, qui sont destinés à s'engager dans des trous correspondants 2
a le long de l'ouverture 7 sur la petite aile de la contre-plaque 2, pour assurer la
fixation du joint d'étanchéité 20 à la contre-plaque. En variante, le joint en caoutchouc
20 pourrait être surmoulé sur le boîtier 1, au lieu d'être fixé à la contre-plaque.
La contre-plaque 2 peut être fixée au boîtier 1 par rivetage, ou par agrafage, par
exemple par l'intermédiaire d'un clip 21 de la contre-plaque 2 qui vient s'encliqueter
sur un bord de la boîte 1.
[0042] Le fond du compartiment de rétention 3 de la boîte 1 comporte un évidemment 22 formant
l'avaloir pour la gâche. L'avaloir 22 comporte une patte flexible 22
a destinée à amortir l'entrée de la gâche dans l'avaloir. Un cale-gâche en caoutchouc
23, à profil sensiblement en équerre, est logé dans l'avaloir 22, avec une branche
du cale-gâche 23 positionnée sous la patte flexible 22
a pour caler en hauteur la position de la gâche par rapport à la serrure. Le fond du
compartiment de rétention 3 est percé de trois trous 24, qui sont destinés à s'aligner
avec les trous 8 de la contre-plaque 2, pour le passage des vis de fixation (non représentées).
Le fond du compartiment de rétention 3 comporte quatre trous supplémentaires 25 à
28 destinés à s'aligner respectivement avec les perçages 9 à 12 de la contre-plaque
2 pour le passage respectivement des axes 13, 15, 17 et 18. Une ouverture 29 sensiblement
en arc de cercle traverse également le fond du compartiment de rétention 3 pour le
passage d'un pion 30 du cliquet 16 (voir figure 4). Le pion 30 peut être une pièce
rapportée qui est sertie sur le cliquet 16. En variante, le pion 30 peut être formé
par emboutissage du cliquet 16. Dans ce cas, on peut prévoir un surmoulage de plastique
sur le pion embouti du cliquet, pour augmenter la hauteur finale du pion du cliquet.
Avantageusement, le trou du cliquet pour le passage de l'axe 15 peut comporter un
surmoulage en plastique, pour éviter un contact métal/métal susceptible d'engendrer
du bruit. Un ressort de rappel 31 est monté sur l'axe 15 du cliquet 16, avec une branche
venant en appui contre le pion du cliquet, alors que l'autre branche prend appui sur
une portion 1
b du boîtier 1.
[0043] Le pêne 14 est du type à fourche et surmoulé de plastique. Toutefois, sur l'une des
branches de la fourche du pêne 14, deux crans 14
a, 14
b sont dénudés pour venir en contact avec une dent 16
a du cliquet 16. Lorsque la dent 16
a du cliquet 16 retient le cran 14
a du pêne 14, la serrure est en position fermée, alors que, lorsque la dent 16
a coopère avec le cran 14
b, la serrure est en position entrebâillée ou semi-fermée. L'autre branche de la fourche
du pêne 14 comporte également deux portions dénudées 14
c, 14
d. Dans le cas où le pêne serait ramené, par exemple à la main, dans une position de
retenue par le cliquet, lorsque la portière est en position ouverte, si l'utilisateur
referme violemment la portière en la claquant, la gâche vient buter contre les portions
dénudées 14
c ou 14
d du pêne, ce qui évite tout risque d'éclatement du surmoulage plastique du pêne, un
tel éclatement pouvant engendrer des frottements du pêne sur la contre-plaque.
[0044] Le pêne 14 comporte, à l'opposé de sa fourche une portion saillante dénudée 32 à
profil de came, destinée à coopérer avec le palpeur 19. La portion saillante 32 comporte,
à l'opposé du profil de came 32
a, une portée d'appui 32
b, qui est destinée à venir buter contre l'une des vis de fixation, lorsque le pêne
a été préalablement ramené manuellement à sa position de fermeture. Un ressort de
rappel 33 est monté sur l'axe 13 du pêne 14, une branche de ressort 33 venant en appui
contre la portée 32
b du pêne 14, alors que l'autre branche du ressort 33 vient s'insérer dans une fente
25
a du trou 25, comme visible sur la figure 3.
[0045] Avantageusement, le cale-gâche 23 et le joint d'étanchéité 20 sont surmoulés en même
temps sur le boîtier 1.
[0046] Le palpeur 19 constitue un élément suiveur de came, qui est destiné à venir en appui
contre le profil de came 32a du pêne 14, ledit palpeur 19 étant destiné à pivoter,
lors de la rotation du pêne 14, pour indiquer ses différentes positions, par exemple,
fermée, semi-fermée et ouverte. Le palpeur 19 est solidaire en rotation de l'axe 18.
Un ressort de rappel 34 est monté sur l'axe 18, pour rappeler constamment le palpeur
19 en appui contre le profil de came 32
a du pêne 14. L'axe 18 se prolonge, du côté opposé au palpeur 19, par une fourchette
35 comportant deux branches parallèles 35
a, 35
b, dont les fonctions seront expliquées plus loin.
[0047] En se référant maintenant aux figures 4 à 6, on voit que le boîtier 1 comporte, sur
sa face de montage 36 opposée au compartiment de rétention 3, la fourchette 35, une
portion saillante du pion de cliquet 30 et une portion saillante de l'axe de pivotement
17. Sur ladite portion saillante de l'axe de pivotement 17, sont montés successivement
un ressort de rappel 40, un levier de commande d'ouverture 37, un levier d'ouverture
extérieure 38, un levier de transfert 39, et une rondelle de sertissage 40
a. Une branche du ressort 40 est retenue dans un logement 36
a sur la face de montage 36 du boîtier 1, et l'autre branche du ressort 40 est en appui
sur une patte 38
a recourbée vers le bas, du levier d'ouverture extérieure 38.
[0048] Le levier de commande d'ouverture 37 comporte une branche 37
a, qui est destinée à coopérer avec le pion 30 du cliquet 16, pour le déplacer entre
sa position de retenue du pêne et sa position de libération du pêne. Une lumière oblongue
37
b est formée à travers le levier de commande d'ouverture 37, sensiblement radialement
par rapport à son axe de pivotement.
[0049] Une agrafe est fixée à une extrémité 38
c du levier d'ouverture extérieure 38, pour sa liaison à une tringle de commande, destinée
à être reliée à une poignée ou une palette extérieure de portière. L'autre extrémité
38
b du levier d'ouverture 38 est recourbée sensiblement en forme de crochet ou de U.
[0050] Le levier de transfert 39 comporte également une patte 39a recourbée vers le bas
pour coopérer avec la branche du ressort 40. Une ouverture 39b, sensiblement en L,
est formée dans le levier de transfert 39. L'une des branches du L s'étend radialement,
et l'autre branche s'étend sur un arc de cercle par rapport à l'axe du pivotement.
Une deuxième patte 39
c repliée vers le haut est prévue sur le levier de transfert 39, dont le but sera expliqué
plus loin.
[0051] Le boîtier 1 comporte sur sa face de montage 36 un logement 41 pour recevoir un moteur
électrique 42 de commande de condamnation/décondamnation (voir figure 9). Sur la face
de montage 36, est également prévu un chemin de came 43 dont le but sera expliqué
plus loin.
[0052] Comme visible sur la figure 5, le chemin de came 43 comporte une rainure inférieure
43
a, une rainure supérieure 43
b et deux rampes obliques 43
c et 43
d. Les lignes moyennes des deux rainures 43
a, 43
b sont rectilignes et sensiblement parallèles à l'axe A de la vis 82 montée sur le
deuxième module M2. Les deux rainures 43
a et 43
b sont décalées perpendiculairement à cet axe A. La rampe 43
c relie à la bordure supérieure de la rainure inférieure 43
a à la bordure supérieure de la rainure supérieure 43
b. La rampe 43
d relie la bordure inférieure de la rainure inférieure 43
a à la bordure inférieure de la rainure supérieure 43
b. Un ergot saillant 43
e est intercalé entre les rampes 43
c et 43
d, l'épaisseur de cet ergot 43
e correspondant au décalage entre les deux rainures 43
a et 43
b. La rainure inférieure 43
a se prolonge au-delà de la rampe 43
c pour définir la position de fin de course de décondamnation de la serrure, alors
que la rainure supérieure 43
b se prolonge au-delà de la rampe 43
d pour définir la position de fin de course de condamnation.
[0053] La face de montage 36 du boîtier 1 comporte, en outre, un pion saillant venu de moulage
44 sur lequel sont montés, à pivotement, successivement, un ressort de stockage d'énergie
45, une première biellette de condamnation 46 et une deuxième biellette de condamnation
47. Les deux branches du ressort 45 sont destinées à prendre appui, respectivement,
sur une patte repliée vers le haut 46
a de la première biellette de condamnation 46 et sur une portion d'extrémité 47
a de la deuxième biellette de condamnation 47 (comme visible sur la figure 22). La
deuxième biellette de condamnation 47 comporte également une patte 47
b repliée vers le bas en appui contre la première biellette de condamnation 46, pour
lier en rotation les deux biellettes de condamnation dans le sens anti-horaire. La
première biellette de condamnation 46 comporte à son extrémité opposée à la deuxième
biellette de condamnation 47, une fourchette 46
b, dont le but sera expliqué plus loin. La deuxième biellette de condamnation 47 comporte
une portion saillante en forme de secteur angulaire 48, dont le but sera expliqué
plus loin. La portion d'extrémité 47
a de la deuxième biellette de condamnation 47 comporte une ouverture 49, qui est conformée
de manière à permettre l'assemblage avec une biellette de liaison 50, par l'intermédiaire
d'un pion quart de tour 50
a. L'ouverture 49 a un profil circulaire qui se prolonge radialement par une portion
rectangulaire, de largeur inférieure au diamètre de la portion circulaire. Le pion
50
a a une section circulaire correspondant à celle de l'ouverture 49 et comporte à son
sommet une patte radiale correspondant à la portion rectangulaire de l'ouverture 49.
[0054] Le pion 50
a fait saillie sur le dessus de la biellette de liaison 50, à une extrémité de cette
dernière, et un autre pion analogue 50
b, fait saillie du dessous de ladite biellette de liaison 50, à son extrémité opposée.
Le pion 50
b de la biellette de liaison 50 est destiné à être inséré successivement à travers
l'ouverture 39
b en L du levier de transfert 39 et l'ouverture oblongue 37
b du levier de commande d'ouverture 37. Les pattes radiales des pions 50
a et 50
b sont décalées angulairement d'environ 90° pour éviter que la biellette 50 échappe
aux leviers 37, 39 et à la biellette 47, lors de l'assemblage et du fonctionnement
de la serrure. Dans la position décondamnée de la serrure, le pion 50
b est situé en face de l'extrémité libre de la portion 38
b en U du levier d'ouverture extérieure 38, comme visible en traits mixtes sur la figure
4.
[0055] La face de montage 36 du boîtier 1, comporte, sur son bord périphérique supérieur,
qui entoure le logement 41, un joint d'étanchéité en U (non représenté). En variante,
ce joint d'étanchéité en U peut être surmoulé sur le boîtier 1, simultanément avec
le joint d'avaloir et le cale-gâche en fond d'avaloir. Sur ce bord périphérique, sont
prévus plusieurs trous 41
a destinés à recevoir des pions du capotage C, lesdits pions étant rivetés ou soudés
dans les trous 41
a par ultrasons.
[0056] Le deuxième module M2 de la serrure de l'invention va maintenant être décrite en
référence aux figures 7 à 19.
[0057] Le deuxième module M2 comporte un corps moulé en plastique 60 dont la face inférieure
est visible sur les figures 7 à 10 et 16 à 19, ladite face inférieure étant destinée
à venir en appui sur la face de montage 36 du boîtier 1.
[0058] Le corps 60 comporte sur la face inférieure un axe 61 muni d'une agrafe pour y monter
un levier de supercondamnation 62. Le levier de supercondamnation 62 comporte une
branche 62
a destinée à coopérer avec la saillie en forme de secteur angulaire 48 de la deuxième
biellette de condamnation 47, sur le premier module Ml (voir figures 22 à 26). L'autre
branche du levier de supercondamnation 62 comporte, à son extrémité libre, un secteur
denté 62
b qui engrène avec un pignon 63, solidaire en rotation d'une roue dentée 64 de plus
grand diamètre, laquelle roue dentée 64 engrène avec un deuxième pignon 65, solidaire
en rotation de l'arbre de sortie 66
a d'un moteur électrique de supercondamnation 66, le moteur 66 et les engrenages 63
à 65 étant montés sur le corps 60 du deuxième module M2. Le levier de supercondamnation
62 comporte un pion 62
c saillant vers la face de montage 36 du premier module M1. Ce pion 62
c est destiné à permettre une décondamnation de secours du levier de supercondamnation,
en cas de panne de batterie, comme expliqué plus loin. Comme visible sur les figures
11 et 12, le moteur 66 est monté sur la face supérieure du corps 60, l'arbre moteur
66
a traversant ledit corps 60, alors que le bloc moteur 66 est calé dans un logement
60
a, qui fait saillie vers le haut du module M2.
[0059] En se référant aux figures 9 et 10, on voit que la face inférieure du corps 60 comporte
un deuxième axe muni d'une agrafe 67 pour y monter à pivotement, successivement un
levier de condamnation extérieure 68, un levier intermédiaire de condamnation 69 et
un levier de condamnation centrale 70.
[0060] Le levier de condamnation extérieure 68 comporte une branche dont l'extrémité libre
68
a est destinée à être reliée à un barillet de fermeture, pour une portière de véhicule
avant. Comme visible sur la figure 21, ladite extrémité 68
a dépasse hors du capotage C, pour sa liaison avec le barillet. Le levier de condamnation
extérieure 68 comporte une patte 68
b destinée à coopérer avec le pion 62
c du levier de supercondamnation 62, en vue de supprimer la supercondamnation, lorsque
la serrure est décondamnée par l'intermédiaire du barillet (non représenté) en cas
de panne électrique par exemple. Le levier de condamnation extérieure 68 comporte
une paire de languettes radiales 68
c repliées vers le haut et traversant une ouverture en arc de cercle 71 du corps 60,
de façon que lesdites languettes recourbées 68
c dépassent sur la face supérieure du corps 60, comme visible sur les figures 11 et
12. Entre lesdites languettes 68
c, est insérée une tige basculante 72a d'un contacteur 72 pour la détection de la position
du barillet de serrure. Le levier de condamnation 68 comporte deux doigts 68
d angulairement espacés et s'étendant radialement à partir de l'axe de pivotement dudit
levier, lesdits doigts 68
d étant destinés à coopérer avec le levier de condamnation centrale 70.
[0061] A cet effet, le levier de condamnation centrale 70 comporte une branche 73 dont l'extrémité
libre 73
a est repliée à 90° vers la face inférieure du corps 60 pour venir s'intercaler avec
un débattement angulaire entre les doigts 68
d du levier de condamnation extérieure 68. Ladite portion d'extrémité recourbée 73
a se prolonge à angle droit par un téton 74 en forme de goutte d'eau, qui est destiné
à s'intercaler entre les branches de la fourchette 46
b de la deuxième biellette de condamnation 46 du premier module M1. Le levier de condamnation
centrale 70 comporte une autre branche radiale repliée à 90° dont l'extrémité libre
est en forme de fourchette 75. La fourchette 75 traverse le fond du corps 60, comme
visible sur la figure 10. Entre les branches de la fourchette 75, est intercalé un
téton 76
a en forme de goutte d'eau d'un levier de condamnation intérieure 76. Le levier de
condamnation intérieure 76 présente une forme sensiblement en V, et est articulé sur
une paroi latérale du corps 60, à l'extrémité libre 76
b de l'une des branches du V. Le téton en forme de goutte d'eau 76
a s'étend à partir de ladite extrémité 76
b. Ladite extrémité libre 76
b comporte un plot saillant destiné à venir s'enclencher dans une agrafe 77 prévue
sur une paroi latérale du corps 60. Le levier de condamnation intérieure 76 peut être
relié à la base du V à une tirette de frise pour portière avant. Dans ce cas, la tirette
de frise avant agit sur le levier de condamnation intérieure 76 dans la direction
verticale sur la figure 10. Pour une portière arrière, la tirette de frise est reliée
à l'extrémité libre de l'autre branche du V, la tirette de frise arrière agissant
sur le levier de condamnation intérieure dans une direction horizontale sur la figure
10.
[0062] Le corps 60 comporte, en outre, sur sa face inférieure deux pattes saillantes 80
servant de palier pour le moteur électrique 42. Deux autres pattes saillantes 81 servent
de palier pour une vis sans fin 82 s'étendant parallèlement au moteur 42. La vis sans
fin 82 est coaxialement solidaire d'une roue dentée 83, qui engrène avec un pignon
moteur 84, comme visible sur les figures 11 et 12. Sur la vis sans fin 82, est monté
à vissage un écrou 85 qui comporte un doigt de guidage 86 saillant en direction du
boîtier 1, de façon à s'engager dans le chemin de came 43 précité. A l'opposé du doigt
86, l'écrou 85 comporte deux oreilles saillantes 87 (une seule oreille 87 étant visible
sur les figures 9 et 10), lesdites oreilles étant angulairement décalées et prévues
respectivement à chaque extrémité longitudinale de l'écrou 85, de façon que lesdites
oreilles 87 puissent venir alternativement en appui contre un pion 69
a du levier intermédiaire de condamnation 69. Le doigt 86 fait saillie perpendiculairement
à un plan axial de l'écrou et les oreilles 87 font saillie de l'autre côté de ce plan.
Lors de la course de condamnation de l'écrou 85, l'une des oreilles 87 prend appui
sur le pion 69
a, alors que, dans la course de décondamnation en sens inverse de l'écrou, c'est l'autre
oreille 87 qui prend appui contre ledit pion 69
a. Le levier intermédiaire de condamnation 69 comporte une encoche 69
b dans laquelle peut s'engager un pointeau 88 monté coulissant dans un logement 70
a du levier de condamnation centrale 70. Le pointeau 88 est sollicité par un ressort
89 logé dans ledit logement 70
a, vers l'encoche 69
b du levier intermédiaire de condamnation 69. Le fonctionnement de l'écrou basculant
85 est décrit plus en détail dans le brevet européen n° 433 103, et va maintenant
être décrit brièvement.
[0063] Lorsque la serrure est en position décondamnée, le doigt 86 de l'écrou 85 est situé
à l'extrémité droite de la rainure supérieure 43
b et une oreille 87 de l'écrou 85 est située en face du pion 69a du levier intermédiaire
de condamnation 69 (sur la figure 10, le levier 69 est représenté espacé de l'oreille
87, pour faciliter la visibilité du dessin, alors qu'en réalité, le levier 69 est
situé à proximité de l'oreille 87). Lorsque la condamnation de la serrure est commandée
électriquement, par exemple par une commande infrarouge, le moteur électrique 42 est
alimenté. Le moteur électrique reversible 42 entraîne en rotation le pignon moteur
84 dont le mouvement de rotation est transmis à la vis 82 par la roue dentée 83. La
rotation de la vis 82 provoque le déplacement de l'écrou 85 vers la gauche, parallèlement
à l'axe A. L'écrou 85 entre en contact, par l'oreille 87 en vis-à-vis, avec le pion
69
a du levier intermédiaire 69. L'écrou 85 entraîne, pendant sa translation, le levier
intermédiaire 69 qui pivote autour de l'axe 67. La rotation du levier intermédiaire
69 entraîne simultanément la rotation du levier de condamnation centrale 70, par l'intermédiaire
de la liaison entre le pointeau 88 engagé dans l'encoche 69
b du levier intermédiaire 69. Pendant la translation de l'écrou 85, le doigt 86 longe
la bordure supérieure de la rainure supérieure 43
b. Lorsque le doigt 86 se trouve à l'extrémité gauche de la rainure supérieure 43
b, le levier de condamnation centrale 70 a subi la rotation nécessaire pour amener
la serrure dans sa position condamnée.
[0064] Ensuite, le doigt 86 longe la rampe 43
c, provoquant le basculement de l'écrou 85, pour faire échapper le pion 69
a à l'oreille 87. Toutefois, le levier de condamnation centrale 70 ne peut pivoter
davantage, car il est maintenu dans sa position condamnée par le levier de condamnation
intérieure 76 relié à la tirette de frise. Dès lors, le levier intermédiaire 69 se
désolidarise en rotation du levier de condamnation centrale 70, le pointeau 88 reculant
dans son logement 70
a à l'encontre du ressort 89, pour permettre une légère rotation supplémentaire du
levier intermédiaire 69. Dès que la première oreille a échappé au pion 69
a, le levier intermédiaire 69 revient dans sa position d'alignement avec le levier
de condamnation centrale 70, sous l'effet du ressort 89, qui repousse le pointeau
88 dans l'encoche 69
b. Lorsque le doigt 86 de l'écrou 85 arrive en bas de la rampe 43
c, il pénètre dans la rainure inférieure 43
a. Dans cette position, l'autre oreille 87 de l'écrou 85 se trouve face au pion 69
a.
[0065] Puis, le doigt 86 se déplace jusqu'à l'extrémité gauche de la rainure inférieure
43
a, parallèlement à l'axe A.
[0066] Lorsque l'on supprime, par commande électrique, la condamnation de la serrure, l'écrou
85 décrit un mouvement de translation dans le sens inverse au mouvement décrit précédemment.
Pour cela, le moteur électrique 42 commande, par l'intermédiaire du pignon 84 et de
la roue dentée 83, un mouvement de rotation, de sens inverse au précédent, de la vis
82. Dans un premier temps, l'écrou 85 se déplace vers la droite parallèlement à l'axe
A, le long de la bordure inférieure de la rainure inférieure 43
a. Au cours de la translation de l'écrou 85, l'autre oreille 87 prend appui, à son
tour, sur l'autre côté du pion 69
a du levier intermédiaire 69, ce qui entraîne la rotation en sens inverse du levier
intermédiaire 69 et donc, du levier de condamnation centrale 70. Lorsque le doigt
86 arrive à l'extrémité droite de la rainure inférieure 43
a, le levier de condamnation centrale 70 est revenu à sa position décondamnée.
[0067] Ensuite, le doigt 86 de l'écrou 85 longe la rampe 43
d, ce qui engendre un basculement de l'écrou 85, pour faire échapper le doigt 69
a à l'oreille 87. Toutefois, comme le levier de condamnation centrale 70 ne peut pivoter
davantage, le levier intermédiaire 69 se désolidarise en rotation du levier de condamnation
centrale 70, en repoussant le pointeau 88 dans son logement 70
a, jusqu'à ce que l'oreille 87 échappe au pion 69
a. Dès que l'oreille 87 a échappé au pion 69
a, le levier intermédiaire 69 revient à sa position initiale sous l'effet du ressort
89 qui repousse le pointeau 88 dans l'encoche 69
b du levier intermédiaire 69.
[0068] Enfin, le doigt 86 arrive en haut de la rampe 43
d et s'engage dans la rainure supérieure 43
b, ce qui amène la première oreille 87 en face du doigt 69
a. L'écrou 85 achève son mouvement de translation à l'extrémité droite de la rainure
supérieure 43
b, en écartant légèrement ladite oreille 87 du pion 69
a.
[0069] Le corps 60 du deuxième module M2 comporte deux fentes en arc de cercle 90 destinées
à être traversées par les branches 35
a, 35
b de la fourchette 35 du palpeur 19, comme visible sur les figures 7 à 12. En variante,
une seule fente en arc de cercle 90 pourrait être prévue, lorsque le pêne a un seul
cran de fermeture. Dans ce cas, la fourchette 35 n'a qu'une seule branche. En se référant
aux figures 11 et 12, on voit qu'un contacteur 91 est situé sur la face supérieure
du module M2, au droit de chaque fente 90. Chaque contacteur 91 comporte une languette
métallique flexible 91
a apte à être déplacée par une branche de la fourchette 35, pour venir enfoncer un
bouton poussoir 91
b du contacteur 91. Toutefois, en variante, on pourrait supprimer les languettes métalliques
91
a et prévoir une action directe des branches de la fourchette 35 sur les boutons poussoirs
91
b des contacteurs 91. Dans ce cas, on prévoit sur les branches de la fourchette 35
une pente formant came, destinée à venir en appui contre le bouton poussoir 91
b pour l'enfoncer, lors du pivotement du pêne vers sa position d'ouverture. En effet,
le pivotement du pêne vers sa position d'ouverture se fait relativement progressivement,
sous l'action de la décompression des joints de portière, ce qui empêche l'endommagement
du bouton poussoir par la branche de la fourchette. Inversement, lorsque le pêne pivote
vers sa position de fermeture, ce pivotement peut être relativement rapide et violent,
lorsque la porte est claquée. Toutefois, un tel claquement de la portière ne risque
pas d'endommager le contacteur, car, dans ce cas, la branche de la fourchette libère
le bouton poussoir du contacteur.
[0070] Un autre contacteur 92 de détection de la position de la tirette de frise est placé
sur la face inférieure du corps 60 (voir figures 7 à 10). Ce contacteur 92 peut également
comporter une languette flexible pour enfoncer un bouton poussoir. La languette flexible
du contacteur 92 est destinée à coopérer avec la branche du levier de condamnation
centrale 70, qui porte la fourchette 75, comme mieux visible sur la figure 9.
[0071] Comme mieux visible sur les figures 11, 12 et 17, 18, la face supérieure du module
M2 comporte des broches de connexion électrique 95 pour le moteur 42.
[0072] En se référant aux figures 11 et 12, on voit un levier d'ouverture intérieure 100
dont l'extrémité 100
a d'une branche est destinée à être reliée à un moyen de commande d'ouverture intérieure,
par exemple une poignée ou une palette intérieure de portière avant, ledit levier
d'ouverture intérieure 100 comportant une patte 100
b recourbée vers le bas et traversant le fond du corps 60 du module M2, de façon à
pouvoir coopérer avec la patte 39
c du levier de transfert 39 du premier module M1. Un ressort de rappel 101 comporte
une branche qui prend appui sur le corps 60 et une autre branche qui prend appui sur
ladite patte 100
b, pour rappeler le levier d'ouverture intérieure vers sa position de repos.
[0073] Sur les figures 13 à 19, on a représenté une autre variante de réalisation de la
serrure de l'invention, dans laquelle un moyen de condamnation enfant est prévu sur
le deuxième module M2.
[0074] Le moyen de condamnation enfant comporte un bouton rotatif 102 dont une extrémité
comporte une fente 102
a pour l'introduction d'une pointe de clé et dont l'autre extrémité, est munie d'une
agrafe 102
b pour son montage sur le corps 60 du module M2. Le bouton rotatif 102 comporte une
patte radialement saillante 103 qui est articulée entre une paire de fourchettes 104
a d'un levier de condamnation enfant 104. L'une des fourchettes 104
a du levier de condamnation enfant 104 comporte un téton de guidage 104
b, qui coulisse dans une fente longitudinale 105 du corps 60, comme visible sur la
figure 16. Le levier de condamnation enfant 104 comporte à son extrémité opposée aux
fourchettes 104
a, un deuxième téton de guidage 104
c qui est destiné à coulisser dans une fente longitudinale 106 du corps 60 (voir figures
11 et 12). Au voisinage du pion de guidage 104
c, le levier de condamnation enfant 104 comporte une rainure en arc de cercle 107 sensiblement
en forme de U.
[0075] Un levier d'ouverture intérieure 110 est articulé à une extrémité 110a sur le corps
60 et destiné à être relié à son extrémité opposée 110b à un moyen de commande d'ouverture
intérieure, par exemple une palette ou poignée intérieure de portière arrière. Le
levier d'ouverture intérieure 110 comporte une patte 111 contre laquelle est destinée
à prendre appui une branche d'un ressort de rappel 112. Le ressort 112 et le ressort
101 précités sont destinés à être montés respectivement sur des plots 113, 114 du
corps 60. Comme mieux visible sur la figure 14, le levier d'ouverture intérieure 110
comporte une lumière oblongue 115 dans laquelle est destiné à coulisser un pion intermédiaire
d'ouverture 116. Le pion intermédiaire d'ouverture 116 s'engage également dans une
lumière 117 sensiblement en forme de L d'un levier intermédiaire d'ouverture 118.
Le pion 116 comporte une portion centrale 116
a de plus grand diamètre qui est intercalée entre les leviers 110 et 118. L'une des
branches de la lumière 117 en L est destinée à s'aligner avec la lumière oblongue
115 du levier d'ouverture intérieure 110, alors que l'autre branche est sensiblement
en arc de cercle centré sur le palier d'articulation 118
a du levier intermédiaire d'ouverture 118. Le levier intermédiaire d'ouverture 118
et le levier d'ouverture intérieure 110 sont articulés de manière coaxiale. Le levier
intermédiaire d'ouverture 118 comporte une branche 118
b, qui est destinée à coopérer avec la patte 39
c du levier de transfert 39 du premier module M1. Dans ce cas, le ressort 101 précité
est destiné à servir au rappel élastique du levier intermédiaire d'ouverture 118.
[0076] Comme mieux visible sur la figure 19, le pion intermédiaire d'ouverture 116 s'engage
également dans la rainure 107 du levier de condamnation enfant 104, du côté du levier
intermédiaire d'ouverture 118.
[0077] Dans la variante illustrée sur les figures 18 et 19, le moyen de condamnation enfant
peut être commandé par un moteur électrique de condamnation enfant 120, qui est monté
entre deux pattes 121 servant de palier de support sur le corps 60, du côté de sa
face supérieure. L'arbre de sortie 120
a du moteur 120 est solidaire en rotation d'un pignon 122 qui engrène avec une roue
dentée 123 coaxialement solidaire d'un pignon 124 de plus petit diamètre, pour servir
d'ensemble réducteur. Le pignon 124 engrène avec une crémaillère 125 déplaçable en
translation et comportant une encoche 125
a dans laquelle s'engage le téton 104
c du levier de condamnation enfant 104. Le corps 60 du module M2 peut être équipé d'un
contacteur 126 coopérant avec la crémaillère 125, pour détecter la position condamnée
enfant de la serrure.
[0078] On va maintenant décrire le fonctionnement du moyen de condamnation enfant.
[0079] Dans la position inactive du moyen de condamnation enfant, le pion intermédiaire
d'ouverture 116 est positionné par le levier de condamnation enfant 104, dans la position
illustrée sur la figure 15. Dans cette position, le levier d'ouverture intérieure
110 et le levier intermédiaire d'ouverture 118 sont liés en rotation, par le pion
116 qui est engagé dans la branche radiale de la lumière 117. Ainsi, lors du soulèvement
du levier d'ouverture intérieure 110, le levier intermédiaire d'ouverture 118 est
entraîné par le pion 116 en rotation, de façon que la branche 118
b prenne appui contre la patte 39
c du levier de transfert 39, qui pivote à son tour sur l'axe 17 du premier module M1.
Lors de la course d'ouverture du levier d'ouverture intérieure 110, le pion intermédiaire
d'ouverture 116 peut librement coulisser dans la rainure 107 du levier de condamnation
enfant 104. Lorsque la serrure est décondamnée, le pivotement du levier de transfert
39 entraîne, par l'intermédiaire du téton 50
b de la biellette de liaison 50, la rotation du levier de commande d'ouverture 37 qui
agit par sa branche 37
a sur le pion 30 du cliquet 16 qui pivote jusqu'à sa position de libération du pêne
14. En revanche, lorsque la serrure est condamnée, le pivotement du levier de transfert
39 n'entraîne pas la rotation du levier de commande d'ouverture 37, car le téton 50
b de la biellette de liaison 50 est en face de la portion en arc de cercle de la lumière
39
b en L du levier de transfert 39, de sorte que la course d'ouverture du levier de transfert
39 n'interfère pas avec ledit téton 50
b.
[0080] Pour mettre la serrure en position condamnée enfant, on peut actionner le moteur
120, de façon que la crémaillère 125 entraîne le pion 104
c du levier de condamnation enfant 104. Alternativement, l'utilisateur peut, en position
de portière ouverte, introduire la pointe de sa clé dans la fente 102
a du bouton 102 pour faire tourner ce bouton, qui entraîne une translation analogue
du levier de condamnation enfant 104.
[0081] La translation du levier de condamnation enfant 104 a pour effet de translater le
pion intermédiaire d'ouverture 116, par l'intermédiaire de la rainure 107, jusqu'à
ce que ledit pion 116 se trouve au droit de l'autre branche de la lumière 117 en L
du levier intermédiaire d'ouverture 118. Dès lors, lors de l'actionnement du levier
d'ouverture intérieure 110, le pion intermédiaire d'ouverture 116 est entraîné par
le levier 110, mais ledit pion 116 coulisse librement dans la branche en arc de cercle
de la lumière 117, sans entraîner en rotation le levier intermédiaire d'ouverture
118. On a ainsi obtenu un découplage entre le levier d'ouverture intérieure 110 et
la chaîne cinématique d'ouverture de la serrure. La course d'ouverture du levier d'ouverture
intérieure 110 est permise par le levier de condamnation enfant 104, car le pion 116
peut librement coulisser dans la rainure 107.
[0082] Comme mieux visible sur la figure 18, le levier de condamnation enfant 104 comporte
un bossage 130, qui est destiné à coopérer avec une languette flexible 131 du corps
60, de manière à définir deux positions stables pour le levier de condamnation enfant,
par franchissement élastique de ladite languette 131 par le bossage 130.
[0083] On va maintenant décrire le capotage C en référence aux figures 20 et 21. Le capotage
C comporte trois passages 140 pour des gaines de câble électrique destinées à être
reliées aux différents contacteurs et moteurs de la serrure. Un autre passage 141
est prévu pour permettre l'accès aux broches 95 du moteur 42.
[0084] Les modules Ml et M2 et le capotage C sont assemblés par l'intermédiaire des deux
goupilles ou vis épaulées 5, dont l'une traverse les plots 113 et 114 du deuxième
module M2 et sert d'axe de pivotement, soit pour le levier d'ouverture intérieure
100, soit pour le levier d'ouverture intérieure 110 et le levier intermédiaire d'ouverture
118. L'autre goupille ou vis épaulée 5 est destinée à traverser l'extrémité 76
b du levier de condamnation intérieure 76 pour servir d'axe d'articulation.
[0085] Une caractéristique avantageuse de l'invention est que l'ensemble des organes de
la serrure sont montés sur les différents modules par simple agrafage ou sertissage,
sans utiliser aucune vis de fixation. En particulier, le deuxième module M2 est compact
et les pistes conductrices des contacteurs sont surmoulées sur le corps 60. Sur le
premier module M1, le boîtier 1 peut être agencé pour chevaucher le rebord supérieur
de la contreplaque métallique 2, une gouttière étant prévue au-dessus de la portion
de chevauchement sur le boîtier 1, ladite gouttière étant légèrement inclinée vers
l'intérieur de la portière pour évacuer les eaux de filtration le long du chant de
porte.
[0086] Le fonctionnement du moyen anti-panique de la serrure de l'invention va maintenant
être décrit en détail en référence aux figures 22 à 26.
[0087] La figure 22 représente la serrure dans son état décondamné, avec le levier d'ouverture
extérieure 38 au repos. Dans ce cas, le téton 50
b de la biellette de liaison 50 est situé au droit de l'extrémité libre de la portion
recourbée 38
b du levier d'ouverture extérieure 38. Ainsi, lors de l'actionnement du levier d'ouverture
extérieure 38, sa portion recourbée 38b vient en appui contre le téton 50
b de la biellette de liaison 50 pour la faire pivoter autour de son téton 50
a, ce qui entraîne l'ouverture de la serrure par l'intermédiaire du levier de commande
d'ouverture 37. En outre, on constate, sur la figure 22, que la portion en forme de
secteur angulaire 48 bloque dans l'état décondamné le pivotement du levier de supercondamnation
62. Autrement dit, la supercondamnation n'est possible que lorsque la serrure est
dans son état condamné.
[0088] Pour condamner la serrure, on fait pivoter le levier de condamnation centrale 70
dans le sens horaire, comme indiqué par la flèche R1, soit par l'intermédiaire du
levier de condamnation intérieure 76, soit du levier de condamnation extérieure 68,
soit encore du moteur électrique 42 de commande de condamnation. La rotation du levier
de condamnation centrale 70 entraîne par l'intermédiaire de son pion 74 le pivotement
dans le sens anti-horaire indiqué par la flèche R2 de la première biellette de condamnation
46. La deuxième biellette de condamnation 47 est également entraînée en rotation dans
le sens anti-horaire, grâce à la poussée exercée par la biellette 46 sur la patte
47
b de la biellette 47. Le pivotement de la deuxième biellette de condamnation 47 entraîne
la translation dans la direction de la flèche F1 de la biellette de liaison 50, dont
le téton 50
b coulisse ainsi dans la lumière oblongue 37
b du levier de commande d'ouverture 37 et dans la lumière 39
b du levier de transfert 39. Simultanément, le téton 50
b de la biellette de liaison 50 vient en face de l'ouverture de la portion recourbée
38
b en U du levier d'ouverture extérieure 38, comme visible sur la figure 23. Dans cette
position, lors du pivotement du levier d'ouverture extérieure 38, le téton 50
b de la biellette de liaison 50 s'engage librement dans l'ouverture de la portion 38
b, de sorte que l'ouverture de l'extérieur est ainsi interdite. De manière analogue,
l'ouverture intérieure est également interdite, car la rotation du levier de transfert
39 n'entraîne pas la rotation du téton 50
b qui peut coulisser librement dans la branche en arc de cercle de la lumière 39
b en L.
[0089] La figure 24 représente l'état de la serrure, dans lequel le levier d'ouverture extérieure
38 est actionné dans la direction horaire indiquée par la flèche R3 et est maintenu
dans sa position de fin de course d'ouverture. Dans ce cas de figure, la commande
de décondamnation de la serrure intervient postérieurement à la fin de course d'ouverture
par le levier d'ouverture extérieure 38. Le levier de condamnation centrale 70 ayant
pivoté dans la direction anti-horaire indiquée par la flèche R4, la première biellette
de condamnation 46 pivote dans le sens horaire indiqué par la flèche R5. Toutefois,
la deuxième biellette de condamnation 47 ne peut pas pivoter car la translation de
la biellette de liaison 50 est bloquée par son téton 50
b, qui est logé dans l'ouverture de la portion recourbée 38
b en U du levier d'ouverture extérieure 38 dans sa position de fin de course. La rotation
relative de la première biellette de condamnation 46 par rapport à la deuxième biellette
de condamnation 47 provoque une déformation élastique du ressort 45, qui emmagasine
ainsi l'énergie de décondamnation. Lorsque l'utilisateur relâche la poignée extérieure
de portière, le levier d'ouverture extérieure revient à sa position initiale, ce qui
libère le téton 50
b de la biellette de liaison 50. Dès lors, sous l'effet du ressort 45, la deuxième
biellette de condamnation 47 pivote également dans le sens horaire, ce qui entraîne
la translation de la biellette de liaison 50 jusqu'à ce que le téton 50
b se retrouve en face de l'extrémité libre de la portion recourbée 38
b du levier d'ouverture extérieure 38. Ainsi, un deuxième actionnement de la poignée
extérieure de portière permet l'ouverture de la serrure, sans avoir besoin de décondamner
à nouveau la serrure.
[0090] Pour passer de la figure 23 à la figure 25, le moteur de supercondamnation 66 a été
actionné pour entraîner la rotation dans le sens anti-horaire indiqué par la flèche
R6 du levier de supercondamnation 62, jusqu'à ce que sa branche 62
a vienne en face d'un bord latéral de la portion 48 en forme de secteur angulaire de
la deuxième biellette de condamnation 47.
[0091] Lors d'une tentative d'effraction, par exemple par action sur la tirette de frise
pour décondamner la serrure, le levier de condamnation centrale 70 pivote dans la
direction de la flèche R4 sur la figure 26, ce qui entraîne le pivotement dans le
sens horaire indiqué par la flèche R5 de la première biellette de condamnation 46.
Toutefois, la deuxième biellette de condamnation 47 ne peut pas pivoter car elle est
bloquée par la branche 62
a du levier de supercondamnation 62. Ainsi, le ressort 45 emmagasine, de manière analogue,
l'énergie de décondamnation engendrée par l'action de décondamnation de la tirette
de frise. Lorsque le moteur de supercondamnation 66 est actionné en sens inverse pour
supprimer la supercondamnation, la deuxième biellette de condamnation 47 pivote automatiquement
dans le sens anti-horaire pour décondamner la serrure, sans avoir besoin d'effectuer,
à nouveau, une décondamnation. On obtient le même effet lorsque le levier de condamnation
centrale 70 pivote vers sa position décondamnée sous l'action du moteur électrique
42. En revanche, lorsque la serrure est décondamnée par le barillet de serrure, le
levier de supercondamnation 62 est simultanément ramené à sa position de repos par
l'intermédiaire de la patte 68
b du levier de condamnation extérieure 68, qui coopère avec le pion 62
c du levier de supercondamnation 62.
[0092] Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec plusieurs variantes de réalisation
particulières, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend
tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si
celles-ci entrent dans le cadre de l'invention.