[0001] La présente invention concerne des documents de sécurité comprenant un substrat consistant
en une feuille de papier et comprenant des particules magnétiques permettant l'enregistrement
et le stockage magnétiques d'informations selon la revendication 1 et une bande de
sécurité selon la revendication 35.. La présente invention concerne également les
utilisations et un procédé de fabrication d'un document de sécurité selon l'invention
ainsi qu'une méthode de lecture des informations enregistrées et stockées magnétiquement.
[0002] Selon la présente invention, l'enregistrement des informations, y compris l'aimantation
du document de sécurité se fait à l'aide de têtes inductives, mais la lecture des
informations, y compris la détection de présence magnétique se fait par des machines
de lecture dotées de capteurs magnéto-résistifs comme il sera explicité ci-après.
[0003] Par « document de sécurité », on entend tout document comprenant des particules magnétiques
selon l'invention et éventuellement un élément de sécurité supplémentaire, c'est à
dire un moyen d'authentification et/ou permettant de détecter la contrefaçon et/ou
rendant la contrefaçon difficile à réaliser, notamment par photocopie. Il peut s'agir
en particulier de documents officiels, comme les passeports, cartes d'identité ou
permis de conduire, ou de moyens de paiement comme les billets de banque, les chèques
ou encore des papiers fiduciaires, tickets ou bons de paiement mais aussi de tout
papier que l'on souhaite pouvoir authentifier, tels que des billets d'entrée à des
manifestations sportives ou culturelles, des tickets de transport, des contrats, des
actes ou certificats, des étiquettes ou des emballages.
[0004] Selon la présente invention, on entend par « papier » toutes feuilles de papier ou
carton obtenues par voie humide à l'aide d'une suspension de fibres de cellulose naturelle
et/ou de fibres synthétiques et pouvant contenir diverses charges minérales et divers
additifs, tels que des liants utilisés couramment en papeterie.
[0005] Jusqu'à ce jour, la visibilité des particules magnétiques a limité considérablement
leur possibilité d'utilisation comme élément de sécurité dans les papiers de sécurité.
On entend ici par « visibilité » qu' il a été impossible de les inclure telles quelles
dans la masse ou sur toute la surface des documents en papier, sans affecter considérablement
les caractéristiques d'aspect de ces derniers.
[0006] En effet, dans le cas de billet transport par exemple, on est obligé d'appliquer
les particules magnétiques au verso du billet, sous forme d'une bande étroite qui
forme une piste magnétique de couleur marron très foncé. Cette piste étant visible,
elle est facile à imiter ou falsifier par des contrefacteurs. De plus lors de l'impression
et de la découpe pour la fabrication des billets de transport, la présence dans une
zone étroite et bien localisée des particules magnétiques implique qu'il faut effectuer
des repérages en fonction de cette zone.
[0007] De même, dans le cas des billets de banque par exemple, les particules magnétiques
ont été appliquées essentiellement en surface de bandes de sécurité incorporées dans
ces dits billets.
En effet, il est connu, pour authentifier les papiers, notamment les billets de banque,
d'y incorporer une bande étroite en plastique, dite « bande ou fil de sécurité »,
souvent constituée d'un polyester transparent recouvert d'une couche de métal déposée
sous vide ou imprimée. La bande étroite de sécurité peut être incorporée dans la masse
du papier en totalité ou en partie selon des méthodes bien connues de l'homme de l'art.
Ces bandes étroites peuvent n'être incorporées dans le papier que partiellement, c'est
à dire, que la bande apparaît à la surface du document en certains endroits appelés
« fenêtres », et ce, sur au moins une face du document. Ces bandes de sécurité ont
principalement pour fonction de constituer une difficulté technique difficile à contrefaire,
détectable visuellement par le public par observation en lumière transmise et/ou réfléchie,
et de permettre une détection ou lecture par une machine.
[0008] Des fils de sécurité comportant un revêtement magnétique sont connus depuis longtemps
(EP 310 707). Le magnétisme appliqué aux bandes de sécurité, s'est imposé comme la
sécurité la plus fiable pour une lecture sur machine de tri.
[0009] Les bandes de sécurité peuvent être revêtues d'une couche de particules magnétiques
continue susceptible de recevoir une information codée par enregistrement magnétique
ou n'être recouvertes que de façon intermittente de plots comportant des particules
magnétiques qui sont imprimés et magnétisés de façon à créer un code (WO 90 / 08 367).
[0010] Les informations magnétiques sont lues principalement à l'aide de têtes inductives.
Ces têtes de lecture dites « têtes inductives » mesurent les variations de flux magnétique.
La couche de magnétisme doit être suffisamment concentrée en particules et épaisse
pour générer suffisamment de flux et permettre une bonne lecture. En pratique, l'épaisseur
des couches magnétiques est de l'ordre de 10 à 15 µm. En outre, les couches magnétiques,
compte tenu de leur concentration élevée en particules magnétiques apparaissent très
foncées, voire noires. Lorsqu'on introduit une bande trop sombre dans le papier, il
devient très difficile de la rendre invisible en observation en lumière réfléchie
et elle peut alors être reproduite par photocopie. Pour rendre la bande revêtue d'une
couche magnétique moins visible en lumière réfléchie, on dépose en général une couche
de masquage soit blanche soit métallique composée de particules réfléchissantes comme
l'argent ou l'aluminium, qui cache le noir des pigments magnétiques mais augmente
le coût de fabrication de la bande. En outre, la superposition des couches nécessaires
pour la réalisation de ces bandes - l'épaisseur de la bande elle-même (environ 12
µm) s'ajoutant à l'épaisseur de la couche magnétique (environ 12 µm), à celle de la
couche de masquage (environ 3 µm) et à celle d'un vernis thermoscellant (environ 2
µm) appliqué au recto et au verso de la bande pour son adhérence dans le papier -
conduisent à une épaisseur totale de bande d'environ 30 µm voire plus, ce qui cause
de grandes difficultés d'incorporation dans le papier et des difficultés d'empilement
du papier dues aux surépaisseurs créées par les bandes de sécurité incorporées dans
le papier.
[0011] Par ailleurs, pour rendre la bande détectable visuellement, par observation en lumière
transmise, il a été proposé (EP 279 880, EP 319 157, EP 516 790 et WO 96 0443) de
porter des inscriptions en positif ou en négatif, par impression ou par évidement
sur la surface de la bande.
[0012] Toutes ces opérations de dépôt de couches, et éventuellement d'évidement de couches
qui ont des cinétiques différentes, augmentent considérablement le coût final de la
bande et en compliquent considérablement la fabrication.
[0013] Dans la demande de brevet EP 498186, on a réalisé un élément de sécurité revêtu de
particules de fer pur de très basse coercitivité (inférieur à 100 Oe) car il est d'une
couleur claire gris argent et donc moins visible que des pigments magnétiques usuels
de plus forte coercitivité notamment supérieure à 2000 Oe, de couleur foncée ou noire.
L'élément est un fil de sécurité ou des planchettes introduits au moins en partie
dans le papier afin d'atténuer la couleur grise par le papier. Les quantités en particules
magnétiques à utiliser ne sont pas indiquées mais par ailleurs il est quand même envisagé
de masquer les zones comportant les particules. Enfin, l'élément de sécurité est très
spécifique et ne donne pas la possibilité d'enregistrer magnétiquement des données
car les matériaux magnétiques doux décrits dans ce document, ne permettent pas de
stocker des informations magnétiques à cause de leur sensibilité à l'environnement
magnétique extérieur.
[0014] Les capteurs inductifs traditionnels qui mesurent les variations de flux magnétique
par variation de l'intensité dans une bobine, exigent, pour une lecture correcte des
informations codées, que la vitesse de défilement du fil de sécurité magnétique par
rapport à la tête de lecture soit constante. C'est pourquoi, il a été proposé dans
EP 610 917 d'utiliser non pas des capteurs inductifs mais des capteurs magnéto-résistifs
car ces capteurs mesurent l'aimantation rémanente liée à une variation de résistivité
dans le capteur, ce qui permet une lecture à vitesse variable du fil par rapport à
la tête de détection. Toutefois, dans EP 610 917, le revêtement magnétique du fil
comporte plus de 15% de particules magnétiques en mélange dans une couche d'aluminium
et présente une couleur sombre opaque, en liaison avec des évidements créés dans ladite
couche pour permettre la détection par observation en lumière transmise d'une inscription
en négatif créée dans ladite couche
[0015] Par ailleurs il a été essayé depuis fort longtemps d'introduire des particules magnétiques
en masse d'un papier, lors de sa fabrication. Par exemple dans le brevet DE 805811
de 1948 on a décrit l'ajout par précipitation entre du chlorure de fer et de l'ammoniaque.
On obtient des feuilles en haute teneur de particules, donc de couleur foncée et la
méthode est limitée à un type de données de pigments.
[0016] Dans la demande de brevet US 5143583 on a incorporé des particules magnétiques dans
un papier en faisant imprégner les lumens des fibres de cellulose par une composition
magnétique ou un précipité in situ de pigments magnétiques afin d'améliorer la rétention
des particules et de ne pas trop affecter les caractéristiques mécaniques. Mais, les
taux de particules dans le papier sont supérieurs à 10 % et conduisent à des papiers
de couleur foncée.
[0017] Il n'a pas été possible jusqu'à ce jour de retenir des pigments magnétiques dans
ou sur un papier, de les introduire de façon homogène et individualisés sans les agglomérer
et conférant au papier l'aptitude à être enregistré et détecté magnétiquement sans
affecter de manière notable la couleur du papier. Le document EP-A-0030507 décrit
des documents comportant des zones avec des particules magnétiques.
[0018] Un but de la présente invention est de conférer à un document de sécurité comprenant
un substrat consistant en une feuille de papier, l'aptitude a être magnétisé, enregistré,
détecté et lu par machine grâce à ses propriétés magnétiques, sans qu'il soit nécessaire
de masquer les zones magnétiques pour les rendre invisibles.
[0019] En particulier, un but de la présente invention est de pouvoir introduire des particules
magnétiques de façon homogène et sans agrégats sur une zone étendue à la surface ou
dans la masse d'un substrat consistant en une feuille de papier.
[0020] Un autre but de la présente invention est de pouvoir encoder des informations magnétiques
en quantité accrue par rapport aux modes de réalisation antérieurs de document comprenant
un substrat consistant en une feuille de papier.
[0021] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront dans la description
des modes de réalisation de l'invention, ci-après.
[0022] La présente invention fournit un document de sécurité comprenant un substrat consistant
en une feuille de papier et au moins une zone comportant des particules magnétiques,
caractérisé en ce que:
lesdites particules magnétiques sont comprises dans la masse du substrat ou dans un
revêtement à la surface du substrat, lesdites particules magnétiques n'affectant pas
les caractéristiques d'aspect de ladite zone et lesdites particules magnétiques étant
réparties de manière uniforme dans ladite zone et que lesdites particules vérifient
les caractéristiques de concentrations suivantes, prises séparément ou en combinaison:
a) lesdites particules magnétiques sont comprises dans la masse dudit substrat ou
dans ledit revêtement appliqué en surface du substrat, à une concentration inférieure
ou égale à 1 % en poids sec dudit substrat dans ladite zone,
b) lesdites particules sont comprises dans un revêtement appliqué en surface dudit
substrat ou en surface d'un élément de sécurité et la quantité de particules magnétiques
dans ledit revêtement, dans ladite zone, est inférieure ou égale à 250 mg/m2.
[0023] Les particules magnétiques peuvent être comprises directement, c'est à dire telles
quelles dans la masse ou dans un revêtement à la surface du substrat, ou indirectement,
c'est à dire par l'intermédiaire d'un élément de sécurité. Dans ce dernier cas, lesdites
particules magnétiques peuvent être comprises dans la masse dudit élément de sécurité
ou dans un revêtement appliqué en surface dudit élément de sécurité, ledit élément
de sécurité étant lui-même compris en totalité ou en partie dans la masse du substrat
ou appliqué en surface de celui-ci.
[0024] Par « élément de sécurité », on entend tout élément associé au substrat, notamment
au papier et contribuant à l'authentification du document ou rendant sa contrefaçon
difficile. Il peut s'agir, notamment, d'un revêtement particulier à la surface du
substrat, ou d'un élément compris dans la masse ou appliqué à la surface du substrat,
telle qu'une bande en plastique inclue, en totalité ou en partie, dans la masse du
substrat, ou des planchettes ou un hologramme appliqué à la surface du substrat, ou
sur un autre élément de sécurité.
[0025] Par « revêtement à la surface du substrat ou de l'élément de sécurité » on entend
qu'il s'agit d'un revêtement qui n'est pas, au moins en partie, recouvert par une
couche masquante, ledit revêtement pouvant être présent à la surface externe du substrat
ou être situé dessous ou entre d'autres couches qui elles-mêmes ne masquent pas directement
ledit revêtement, au moins en partie.
[0026] De même par la caractéristique selon laquelle « les particules magnétiques n'affectent
pas les caractéristiques d'aspect de ladite zone » on entend qu'il n'est pas nécessaire
de masquer ladite zone pour les rendre invisible. Plus précisément, la caractéristique
selon laquelle, des « particules magnétiques n'affectent pas les caractéristiques
d'aspect de la zone » signifie que lorsqu'elles sont comprises dans la masse du substrat,
ou comprises à l'intérieur d'un élément de sécurité, lui-même compris, en totalité
ou en partie, dans la masse du substrat, ou encore lorsqu'elles sont inclues dans
un revêtement à la surface du substrat, ou dudit élément de sécurité, on ne discerne
pas les particules en tant que telles et l'aspect, notamment la luminosité (L*) et/ou
les coordonnées colorimétriques (L*, a*, b*) dans le système CIELAB,et/ou l'opacité
du substrat, et/ou de l'élément de sécurité ne sont pas ou très peu modifiées.
[0027] Plus particulièrement, l'écart de couleur Delta E* dans la formule CIELAB entre un
substrat témoin sans particules magnétiques et un même substrat se distinguant uniquement
par la présence de particules magnétiques selon la présente invention, est inférieur
à 10 Plus généralement, l'écart de couleur Delta E* dans la formule CIELAB entre une
dite zone comprenant lesdites particules magnétiques et une zone s'en distinguant
par l'absence de particules magnétiques, est inférieure à 10.
[0028] En particulier, lorsque le substrat ou le revêtement comprenant lesdites particules
magnétiques est de couleur claire à blanc, la luminosité L* est supérieure à 70 et
de préférence à 80.
[0029] Plus particulièrement encore, lorsque le substrat ou le revêtement comprenant lesdites
particules magnétiques est de couleur claire à blanche, sa blancheur ISO selon la
norme ISO 2471 (réflectance à 457 nm) est supérieure ou égale à 60% et/ou sa blancheur
CIE selon la formule CIELAB est supérieure ou égale à 20 %, sous illuminant D65 sans
UV et sous un angle d'observation de 10°.
[0030] Des charges apportant de la blancheur, connues dans le domaine papetier comme par
exemple le dioxyde de titane ou le carbonate de calcium, peuvent être ajoutées pour
améliorer la blancheur, en particulier à des taux compris entre 2 et 10 %.
[0031] Lorsque le substrat, l'élément de sécurité ou le revêtement à la surface du substrat
ou l'élément de sécurité, sont transparents ou translucides leur opacité n'est pas
substantiellement modifiée de sorte que la transparence est conservée.
[0032] L'invention permet d'associer dans la même zone des propriétés magnétiques avec un
élément de sécurité tel que notamment un élément d'identification à effet visuel,
en particulier un élément comportant des inscriptions destinées à être vues, sans
que la présence des particules magnétiques n'occulte l'effet visuel recherché avec
ledit élément de sécurité, notamment ledit élément d'identification à effet visuel.
[0033] Selon la présente invention, les particules magnétiques peuvent donc être associées
à tous les éléments de sécurité existant dans les documents de sécurité, notamment
les papiers de sécurité, et/ou sur des zones étendues desdits documents de sécurité,
ce qui n'était pas le cas précédemment. Elles peuvent en outre, permettre d'enregistrer
et de stocker des quantités d'informations, beaucoup plus importantes que précédemment,
notamment sous forme de codes magnétiques et, rendre la zone où l'information magnétique
a été enregistrée et stockée invisible à l'oeil nu et invisible à la loupe magnétique.
[0034] Selon la présente invention, la lecture des informations ou la détection de présence
magnétique se fait par des machines de tri ou de lecture dotées de capteurs magnéto-résistifs
lesquels ont une sensibilité très supérieure aux têtes inductives utilisées antérieurement
; on peut donc lire les informations magnétiques codées ou simplement caractériser
l'aimantation à saturation ou rémanente des pigments avec des concentrations en particules
magnétiques très faibles, notamment, inférieures aux concentrations permettant une
détection par des capteurs inductifs et rendant la présence desdites particules invisibles
Toutefois, selon une caractéristique de l'invention liée à la sensibilité des têtes
magnéto-résistives, il est nécessaire que les particules magnétiques ne forment pas
d'agglomérats ou d'agrégats inhomogènes. Il est donc nécessaire que des particules
magnétiques soient bien individualisées et uniformément dispersées et réparties dans
leur substrat. On entend donc par « répartition uniforme des particules magnétiques
», que la densité volumique en particules dans ladite zone, c'est à dire dans la masse
du substrat ou dudit élément de sécurité ou dans le revêtement à la surface dudit
substrat ou dudit élément de sécurité dans ladite zone, et donc l'aimantation magnétique
à saturation ou rémanente dans ladite zone sont sensiblement constantes de sorte qu'il
n'y ait pas ou peu de bruit de fond. Cette caractéristique est nécessaire pour permettre
de lire de façon fiable un message codé, enregistré dans ladite zone.
[0035] Pour ce faire, on réalise avantageusement selon la présente invention une dispersion
des particules magnétiques dans laquelle on obtient une bonne individualisation des
particules, ce qui permet de prévenir une réagglomérisation desdites particules. Les
particules sont sous formes de pigments pouvant être enrobés d'une couche, même discrète
(c'est à dire non continue) provenant du milieu de dispersion. Lorsque l'on incorpore
cette dispersion de particules dans le milieu de fabrication dudit substrat ou dudit
élément de sécurité ou dudit revêtement à la surface du substrat ou dudit élément
de sécurité, qui doit les contenir, on conserve les particules sous forme individualisées
sans réagglomération et elles sont réparties de façon homogène dans ledit substrat
ou dit élément de sécurité ou dit revêtement et ce même en introduisant lesdites particules
à de très faibles taux.
[0036] La dispersion comprend un agent tensio-actif mouillant et dispersant pour permettre
l'individualisation des particules et la redispersion de cette dispersion dans le
milieu final d'incorporation. Les particules sont stabilisées contre la sédimentation
en incorporant avantageusement un agent de contrôle de la rhéologie si nécessaire.
Cette façon d'incorporer la dispersion est particulièrement avantageuse lorsque l'on
incorpore la dispersion à un milieu liquide et à des taux de dilution très élevés
et de surcroît sous forte agitation car on pourrait craindre une réagglomérisation
par un "lessivage" des particules, c'est-à-dire par destruction de la couche protectrice
et stabilisante qui s'est formée autour des particules individualisées. Ceci est donc
avantageux lorsque l'on incorpore la dispersion de particules magnétiques à une suspension
de fibres de cellulose pour la fabrication d' un substrat consistant en une feuille
de papier laquelle se fait toujours en milieu dilué. De plus, on choisit la forme
et la taille des particules magnétiques comme il sera explicité ci-après.
[0037] Les particules magnétiques peuvent donc être incorporées avantageusement dans la
masse du papier en mélangeant une dispersion aqueuse desdites particules avec le mélange
de fibres. notamment de cellulose ou de coton et des adjuvants papetiers classiques
pour la réalisation de la feuille de papier.
[0038] Ladite zone comprenant lesdites particules peut recouvrir la totalité du substrat
ou une partie seulement.
[0039] L'incorporation directe des particules magnétiques dans la masse du substrat, ou
dans un revêtement à la surface du substrat dans une zone recouvrant la totalité du
substrat, permet d'étendre considérablement les possibilités d'utilisation de la présente
invention. Toutefois, lorsque les particules magnétiques sont comprises directement
dans la masse du substrat, ou dans un revêtement à la surface du substrat, elles peuvent
l'être dans une zone localisée, notamment sous forme d'une bande, notamment de largeur
de 1 à 5 cm par des procédés connus de l'homme de l'art, ladite zone ne recouvrant
pas nécessairement la totalité du substrat.
[0040] La présente invention est particulièrement avantageuse lorsque le substrat comprenant
lesdites particules magnétiques est un substrat en papier de couleur claire, notamment
blanche, crème ou jaune pâle. Dans ce cas, comme mentionné précédemment, la luminosité
L* du système CIELAB est supérieure à 70 et de préférence à 80. La blancheur ISO selon
la norme ISO 2471 est de préférence supérieure ou égale à 60% et la blancheur CIE
selon la formule CIELAB est de préférence supérieure ou égale à 20%, mesurées sous
illuminant D65 sans UV sous un angle d'observation de 10°.
[0041] Lorsque les particules magnétiques sont comprises dans un revêtement à la surface
du substrat, ou à la surface dudit élément de sécurité, ce revêtement peut être constitué
par une encre ou un vernis ou encore une composition de couchage ou d'encollage, qui
peut être appliqué(e) respectivement par impression ou couchage papetier. La composition
de couchage peut comporter notamment, outre lesdites particules magnétiques, un liant
du type polyalcool de vinyle (PVA). amidon ou polymère en dispersion aqueuse (latex),
des charges de couchage, de l'eau et des additifs. Le vernis peut comporter notamment,
outre lesdites particules magnétiques, un liant polymère, un solvant et des additifs.
[0042] La composition de couchage peut être appliquée par les moyens connus de l'homme de
l'art avec des installations de couchage, telles que presse-encolleuse, coucheuse
à lame métallique, coucheuse à lame d'air, coucheuse à barre rotative type CHAMPION,
coucheuse à transfert de film prédosé.
[0043] Comme encres ou vernis, on cite plus particulièrement les encres ou vernis d'impression
qui peuvent être appliqués par héliogravure, impression taille-douce, impression offset
ou sérigraphie sur une épaisseur de 1 à 5 µm. Dans les vernis d'impression, on peut
citer les vernis solubles en milieu aqueux ou en solvant organique qui sont séchés
par évaporation, et les vernis fixes par rayonnement UV ou électronique (« électron
beam »).
[0044] Le revêtement de surface comprenant des particules magnétiques, selon la présente
invention, peut également être constitué d'une composition adhésive appliquée à la
surface du substrat, notamment du papier ou dudit élément de sécurité, en particulier,
un vernis thermoscellant facilitant la tenue dudit élément de sécurité dans la masse
du substrat. notamment du papier.
[0045] Le revêtement à la surface du substrat, notamment du papier peut également être constitué
par un film plastique dans la masse duquel sont incorporées les particules magnétiques.
notamment un film d'épaisseur de 10 à 500 µm.
[0046] Lorsque lesdites particules sont comprises dans un revêtement à la surface du substrat,
notamment du papier ou d'un élément de sécurité, ledit revêtement peut être avantageusement
transparent ou translucide.
[0047] Pour satisfaire à la fois aux caractéristiques d'aspect du papier, notamment aux
valeurs de blancheur ISO et CIE mentionnées précédemment, et aux caractéristiques
de répartition uniforme des particules magnétiques de la présente invention, et pour
permettre une détection de présence magnétique ou l'enregistrement d'une densité d'information
donnée, lesdites particules vérifient les caractéristiques de concentration suivantes,
prises séparément ou en combinaison :
a) lorsque les particules sont comprises dans la masse dudit substrat ou dans un revêtement
appliqué en surface du substrat, leur concentration est inférieure ou égale à 1 %,
de préférence à 0,10 %, de préférence de 0,001 % à 0,10 %, de préférence encore de
0,02 % à 0,07 % en poids sec par rapport au poids dudit substrat dans ladite zone,
b) lorsque lesdites particules sont comprises dans un revêtement appliqué en surface
dudit substrat, ou d'un dit élément de sécurité, la quantité de particules magnétiques
déposée dans ledit revêtement dans ladite zone est inférieure ou égale à 250 mg/m2, plus particulièrement de 1 à 100 mg/m2 et de préférence encore de 5 à 50 mg/m2, plus particulièrement de 10 à 20 mg/m2.
Préférablement les particules magnétiques ont une taille inférieure ou égale à 2 µm,
de préférence inférieure à 1 µm, notamment de 0,1 à 1 µm, plus particulièrement encore
de 0,1 à 0.5 µm. Par « taille », on entend ici la plus grande dimension de la particule.
[0048] Pour des concentrations dans la masse du substrat, inférieures à 0,01%, et pour des
quantités inférieures à 5 mg/m
2 pour un revêtement à la surface du substrat ou à la surface de l'élément de sécurité,
l'encodage et sa lecture deviennent difficiles. Pour un papier blanc, un bon compromis
entre un écart de couleur delta E* minimum et un signal optimum dans les conditions
d'enregistrement et de lecture des données, est obtenu avec des concentrations de
particules de 0,02 % à 0,07 % dans la masse du substrat et 5 à 50 mg/m
2 dans un revêtement à la surface du substrat ou dudit élément de sécurité comme mentionné
ci-dessus.
[0049] Lorsque les particules sont comprises dans la masse dudit élément de sécurité, elles
sont considérées comme étant comprises dans la masse dudit substrat et les concentrations
de particules magnétiques sont celles indiquées ci-dessus lorsque les particules sont
comprises dans la masse dudit substrat.
[0050] Lorsque ledit document de sécurité est un billet de banque, ledit élément de sécurité
est éventuellement constitué par une bande de sécurité de matériau plastique comprise,
en totalité ou en partie, dans la masse du substrat, notamment du papier, lesdites
particules étant comprises dans la masse ou dans un revêtement de surface de ladite
bande.
[0051] Selon la présente invention, il est possible d'appliquer sur une bande de sécurité,
des couches magnétiques transparentes d'épaisseur de 1 à 5 µm, permettant l'enregistrement
et la détection d'informations magnétiques codées. Compte tenu, des caractéristiques
d'aspect de ladite couche magnétique, appliquée sur la bande de sécurité, il n'est
pas nécessaire de revêtir la couche magnétique d'une couche métallique de masquage.
L'épaisseur des fils ou des bandes de sécurité, selon la présente invention, se trouve
donc considérablement diminuée par rapport aux réalisations antérieures de bandes
magnétiques de sécurité. La présente invention a donc également pour objet des bandes
de sécurité telles que définies précédemment et plus particulièrement des bandes d'épaisseur
10 à 50 µm et d'une largeur de 0,5 mm à 5 cm, de préférence 1 à 5 mm.
[0052] Les particules peuvent être incorporées à la bande de sécurité par dépôt d'une couche
magnétique spécifique ou simplement par mélange aux couches existantes, telles que
la couche de vernis protecteur utilisé lors d'une démétallisation, la couche de vernis
thermoscellant. les encres d'impression ou encore incorporées dans la masse du fil
plastique, lui-même
[0053] Les documents de sécurité, notamment les papiers de sécurité ou les bandes de sécurité
comprises dans lesdits documents, comportant un hologramme, sont recherchés car ils
sont difficiles à contrefaire, tout en étant esthétiques, et plus facilement authentifiables
par le grand public. Toutefois. ces bandes dans les réalisations antérieures ne pouvaient
pas être aisément associées à des propriétés magnétiques pour les raisons suivantes.
Tout d'abord, les hologrammes ou bandes de sécurité holographiques sont, eux-mêmes,
constitués de complexes multicouches, à savoir:
1) pour les hologrammes ; couche adhésive, laque d'embossage, aluminium et vernis
de protection ;
2) pour les bandes holographiques : les mêmes couches que pour les hologrammes mais
appliquées sur au moins un film de polyester, ladite bande étant revêtue sur ses faces
externes de vernis thermoscellant.
[0054] Ensuite, pour avoir des propriétés magnétiques, il fallait appliquer une couche magnétique
dans ces complexes par une opération supplémentaire, la couche étant de surcroît sombre
et épaisse. En outre, les hologrammes de sécurité sont parfois des hologrammes transparents,
c'est à dire non métallisés ou des hologrammes partiellement démétallisés. Or, la
présence d'une couche magnétique sombre est d'une part incompatible avec les propriétés
de transparence de l'hologramme et d'autre part, résiste au traitement de démétallisation
partielle de l'hologramme, rendant impossible la réalisation d'une inscription avec
des évidements de type dit « Cleartext »
[0055] La présente invention permet d'associer des particules magnétiques à des hologrammes
de façon avantageuse. Il suffit, pour ce faire, de mélanger les particules magnétiques
aux couches composant l'hologramme, telles que la couche adhésive, la laque d'embossage,
le vernis de protection ou dans le « primer » d'adhérence de l'hologramme. On entend
ici par « primer » une couche qui permet de préparer la surface du support sur lequel
l'hologramme est appliqué en améliorant la planéité du support.
[0056] Lorsque l'hologramme constitue une bande de sécurité, on peut aussi incorporer lesdites
particules magnétiques dans la masse d'un substrat polyester de ladite bande ou dans
le vernis thermoscellant, permettant l'adhésion de ladite bande dans la masse du papier.
La présente invention fournit en particulier des hologrammes transparents ou partiellement
démétallisés, comprenant des particules magnétiques.
[0057] Un avantage supplémentaire des bandes holographiques est d'obtenir un hologramme
à propriété magnétique sans affecter les procédés de fabrication traditionnels et
sans augmenter son épaisseur de façon excessive.
[0058] La présente invention fournit des bandes de sécurité, comportant des particules magnétiques
et des inscriptions en positif ou en négatif sous forme d'évidements. Ces types de
fils sont appelés usuellement « Cleartext Magnétique ». Dans la technique antérieure,
on distingue principalement trois modes de réalisations. Dans un premier mode de réalisation,
on réalise avec une encre magnétique, les inscriptions en négatif La quantité de pigments
magnétiques et donc la densité du flux magnétique rémanent est variable selon la forme
des inscriptions. En outre, dans certains cas, les zones avec les particules magnétiques
sont très petites, alors la densité du flux magnétique est insuffisante pour être
détectée, détruisant ainsi une partie du message codé. Dans un deuxième mode de réalisation,
on combine une piste magnétique appliquée de façon adjacente et parallèle à une zone
portant des inscriptions en négatif Ceci impose que les inscriptions soient de très
petites tailles, alors que l'on recherche des bandes de sécurité portant des inscriptions
les plus larges possibles pouvant être facilement vérifiées visuellement. En particulier
pour un fil de 3 mm de largeur, il est difficile de créer des inscriptions avec des
signes de plus de 1 mm de hauteur dans une telle bande. Dans un troisième mode de
réalisation, on alterne les inscriptions en négatif et les zones magnétiques, ce qui
oblige à avoir des inscriptions sur une courte longueur ou de petite taille en largeur.
[0059] Selon la présente invention, la dispersion des particules magnétiques réalisée avant
incorporation dans la masse de la bande ou à une couche transparente de faible épaisseur,
permet de les répartir de façon uniforme sur toute la surface de la bande de sécurité.
D'autre part, les particules magnétiques peuvent être en superposition par rapport
aux dites inscriptions en négatif, ce qui permet de surmonter les inconvénients précités.
Selon la présente invention, pour une bande de 3 mm de largeur, il est possible de
créer des signes de 2,7 mm de hauteur, ce qui d'une part, accroît la visibilité des
inscriptions d'un facteur 3 à 4 et de surcroît, simplifie le procédé de réalisation
des inscriptions en négatif et en réduit le coût.
[0060] Dans une variante de réalisation de l'invention, les particules magnétiques sont
inclues dans un film. Cette variante permet de réaliser des bandes de sécurité en
plastique avec des particules dans la masse, lesdites bandes étant découpées à partir
dudit film plastique incorporant lesdites particules.
[0061] Cette variante est également particulièrement adaptée pour réaliser des passeports
ou cartes d'identité ou autres documents qui sont recouverts d'un film de protection
des mentions variables portées sur le document. En général le film de protection est
un complexe d'un film plastique transparent, d'encres de sécurité (fluorescente, iridescente,
etc ...) et d'un adhésif. Les encres de sécurité peuvent être des encres transférables
ou non transférables donnant lieu respectivement à des motifs transférables et des
motifs non transférables pour renforcer la résistance à la falsification par enlèvement
du film. En effet lors de la tentative d'enlèvement du film, les motifs transférables
restent sur le document alors que les motifs non transférables sont enlevés avec le
film.
[0062] Il est connu de numériser des informations correspondant à une photographie d'identité
ou des mentions variables et de les enregistrer magnétiquement ou sous forme d'impression
de code barres sur une feuille de papier. Les inconvénients majeurs de ces enregistrements
sous forme de code barres résident en ce qu'ils sont visibles, faciles à copier et
nécessitent une place importante disponible sur le document. Si on souhaite masquer
les informations enregistrées magnétiquement, par exemple sous la photo de manière
à ne pas interférer avec les mises en page normalisées, alors la place disponible
pour enregistrer et stocker magnétiquement toutes les informations désirées est très
réduite.
[0063] Selon la présente invention, on peut enregistrer et stocker magnétiquement des informations,
en particulier des informations numérisées, correspondant à une photographie d'identité
et/ou aux mentions variables du passeport ou de la carte d'identité dans la masse
même du film de protection sans que ces informations ne soient visibles ou ne perturbent
une mise en page normalisée Les avantages de cette solution sont au moins double :
il n'y a plus de problème de limitation de place, puisque la page entière peut servir
de support pour enregistrer les informations normalisées, et le lieu où l'information
est enregistrée n'est pas visible.
[0064] Selon une autre variante de réalisation de la présente invention, les particules
magnétiques sont comprises dans l'adhésif du film de protection. Les avantages de
cette variante, en plus de ceux cités précédemment pour le film plastique transparent,
sont que l'adhésif constitue un support d'enregistrement malléable et ductile à chaud
relativement plus fragile qu'un film. Ainsi si l'adhésif est constitué par l'adhésif
du film de protection du passeport, toute tentative de soulèvement du film altère
l'adhésif et détruit l'information magnétique enregistrée, ce qui constitue une sécurité
supplémentaire.
[0065] Selon une autre variante de réalisation de la présente invention, les particules
magnétiques sont comprises dans des encres de sécurité, transférables ou non, du film
de protection. Les avantages de cette variante sont les mêmes que pour l'adhésif.
[0066] La présente invention permet donc de réaliser un document de sécurité consistant
en un document officiel tel qu'une feuille de passeport, de carte d'identité ou de
permis de conduire ou un substrat destiné à la fabrication d'un tel document officiel,
dans lequel lesdites particules magnétiques sont appliquées dans la masse dudit substrat
ou sur un film en plastique de protection transparent de ladite feuille de passeport,
de carte d'identité ou de permis de conduire ou encore dans un adhésif permettant
l'adhésion dudit film sur ladite feuille ou bien encore dans des encres de sécurité
dudit film de protection.
[0067] La présente invention permet également de réaliser un document de sécurité consistant
en une feuille d'emballage ou une feuille de papier destinée à la fabrication d'une
feuille d'emballage, lesdites particules magnétiques étant incorporées dans la masse
du substrat constituant ladite feuille ou dans un revêtement appliqué à la surface
dudit substrat.
[0068] La présente invention permet également de réaliser des étiquettes de sécurité en
papier particulièrement avantageuses. Les particules magnétiques peuvent être incorporées
dans la masse du substrat ou dans un revêtement appliqué à la surface du substrat
sur le recto de l'étiquette, notamment dans un revêtement de type vernis transparent,
ou sur le verso, notamment dans un adhésif appliqué à la surface dudit substrat à
son verso. Dans tous les cas, l'information magnétique enregistrée n'est jamais visible
et ce même au verso à travers un support transparent sur lequel l'étiquette est appliquée
comme une bouteille, en particulier, lorsqu'il s'agit d'une étiquette d'une bouteille
de vin ou d'un flacon de parfum.
[0069] Selon la présente invention, les informations magnétiques peuvent se présenter selon
divers modes de réalisation. Dans un premier mode de réalisation, le support comprend
des zones discontinues avec des particules magnétiques et l'enregistrement de bits
magnétiques se fait sous forme de plots notamment par impression de plots avec une
encre magnétique sur un support. Dans ce cas, le support comporte une succession de
régions recouvertes de l'encre magnétique et de régions non recouvertes d'encre magnétique.
Dans ce mode de réalisation, il n'est pas nécessaire d'utiliser des particules à fortes
coercitivités car on ne détecte pas une valeur d'aimantation dans les régions recouvertes
mais seulement la présence ou l'absence d'aimantation magnétique. Même si lesdites
zones magnétiques (plots) ont été magnétisées puis démagnétisées lors de l'usage du
support, il suffit de remagnétiser les zones (plots) en les portant à saturation magnétique
avant d'effectuer la détection.
[0070] Dans un deuxième mode de réalisation, le support comporte des particules magnétiques
dans au moins une zone continue et l'enregistrement de bits logiques se fait par aimantation
avec des champs dont la direction d'aimantation est inversée dans des régions localisées.
Plus précisément, on porte certaines régions du support à saturation dans un sens
ou dans un autre, lesdites régions correspondant alors aux bits "0" ou respectivement
"1" de l'information codée. On analyse le signal de données à chaque impulsion d'horloge
communiquée sur une autre piste.
[0071] Dans un troisième mode de réalisation, le support comporte des particules magnétiques
dans au moins une zone continue et l'enregistrement se fait selon un encodage de type
F/2F comme décrit dans les normes ISO 7811-3 et 7811-6. Les pistes d'horloge et de
bits sont fusionnées. Si le bit est un "1" il y a une transition de flux qui a lieu
entre deux impulsions d'horloge, si le bit est un "0", il n'y a pas de transitions
de flux entre deux impulsions d'horloge.
[0072] Dans ces deuxième et troisième modes de réalisation, il n'est pas acceptable que
les bits puissent être démagnétisés car il n'est plus possible alors de rétablir l'information
avant détection et lecture. Il est donc préférable dans ce deuxième mode de réalisation,
d'utiliser des particules magnétiques de moyenne à forte coercitivité, qui ne risquent
pas de se trouver démagnétisées par simple usage.
[0073] Dans chacun des modes de réalisation, on peut jouer aussi sur la longueur des zones
magnétisées de façon à créer un code à barre.
[0074] Pour réaliser des documents, notamment des papiers enregistrables magnétiquement,
on utilise notamment des particules de coercitivité de 15,5.10
3 à 800.10
3 A/m (environ 200 à 10.000 Oe). Les matériaux dits de basse coercitivité ont une coercitivité
de 15,5 x 10
3 à 32 x 10
3 A/m (environ 200 à 400 Oe) et sont en général des oxydes de fer.
Les matériaux dits de moyenne coercitivité ont une coercitivité comprise entre 32.10
3 et 135.10
3 A/m ( environ 400 à 1700 Oe) et sont en général des oxydes de fer dopes au cobalt
ou des dioxydes de chrome.
Les matériaux dits de haute coercitivité ont une coercitivité de 135.10
3 à 800.10
3 A/m (environ 1700 à 10 000 Oe), tels que les ferrites de baryum ou de strontium en
particulier respectivement BaFe
12 O
19 ou SrFe
12 O
19 sont couramment utilisées.
[0075] Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention permet d'identifier
un produit et mieux encore suivre sa trace dans le circuit industriel et commercial.
Elle permet de lutter contre la fraude et améliorer le contrôle de la qualité, tout
en permettant la gestion depuis la production à la tenue des stocks.
[0076] En effet, par exemple, la question de la traçabilité d'un produit s'est posée avec
acuité lors de l'affaire de la vache folle, car il s'est avéré nécessaire de connaître
l'origine de la viande et son circuit de distribution.
[0077] Un autre exemple est lié aux actes de contrefaçon réalisés pour l'imitation de produits
de grandes marques ou de médicaments ou de produits ayant de graves conséquences pour
la sécurité des personnes ou des biens. Un autre exemple est lié aux actes de diversion
mettant les produits authentiques dans des circuits de distributions parallèles aux
réseaux de distributions sélectives ou exclusives. De même, lorsque des produits se
révèlent défectueux à l'usage, il est impératif de pouvoir les retrouver pour les
retirer, les échanger ou les réviser.
[0078] La traçabilité est une obligation légale dans le cas de certains produits comme pour
les automobiles et leurs pièces de rechange, pour les produits soumis à homologation,
les médicaments soumis à une autorisation de mise sur le marché ou certains produits
alimentaires.
[0079] Selon la norme internationale ISO 8402 de juillet 1995 relative au vocabulaire pour
le management de la qualité et l'assurance de la qualité, on définit la traçabilité
comme « l'aptitude à retrouver l'historique, l'utilisation ou la localisation d'une
entité au moyen d'identifications enregistrées ».
[0080] La traçabilité s'applique au suivi d'un groupe de mêmes articles, portant le même
numéro de lot comme référence, appelée identification statistique, ou à des objets
identifiés individuellement, appelée alors immatriculation, ou à une identification
séquentielle d' opérations ou opérateurs identifiés.
[0081] Divers moyens existent pour identifier un objet ou un lot. Le plus courant est d'attribuer
un code d'identification, qui associe une chaîne de caractères numériques, alphanumériques
ou graphiques, éventuellement normalisés. Les informations relatives à la traçabilité
sont portées sur une étiquette et/ou directement sur l'objet ou son emballage.
[0082] L'un des moyens les plus usuels pour enregister des données sur la traçabilité d'un
produit est le code à barres, qui se décline sous différentes formes
[0083] On connaît les codes à barres linéaires (1D), en particulier le code à barres dit
logistique qui traduit le codage standardisé EAN 128, le plus dense en informations
actuellement utilisé pour le suivi logistique d'un produit. Il permet de symboliser
à la fois les informations concernant l'identifiant principal obligatoire (date de
fabrication et/ou numéro de lot) et des informations complémentaires relatives à l'unité
logistique (informations concernant la fabrication, au transport et au client), afin
d'assurer la traçabilité du produit depuis sa fabrication jusqu'à son point de vente,
Un inconvénient de ce type de code à barres est qu'il requiert des tolérances à l'impression
directe difficiles à obtenir avec tout support. Par exemple, si le support d'impression
est un carton poreux, il absorbera trop l'encre d'impression et ne permettra pas de
réaliser des impressions de petites tailles bien définies, sinon le code sera difficile
à lire. Un autre inconvénient est que la quantité d'informations qu'il peut contenir
est limitée.
[0084] Pour pallier en partie les inconvénients du code à barres 1D, sont apparus alors
les codes à barres bidimensionnels (2D), qui sont formés par un empilement de plusieurs
codes à barres linéaires qui apparaît sous la forme d'un damier et, plus récemment,
sont apparus les codes matriciels qui ne se présentent plus sous forme de barres,
mais de points ou de carrés clairs et sombres. Ils nécessitent un logiciel de décodage
spécifique qui ne permet pas un traitement des données très rapide.
[0085] L'un des inconvénients de ces divers codes à barres est leur visibilité ils peuvent
être reconnaissables de façon optique et sont donc violables. Un autre inconvénient
est d'être un support d'information à mémoire permanente et donc de ne pas être à
mémoire évolutive. En effet, une partie des informations peut être fixe comme la date
et le lieu de fabrication, les matières premières entrant dans la fabrication, numéro
de lot, alors qu'une autre partie peut varier et être individualisée, c'est-à-dire
dynamique, au cours du circuit de circulation du produit. Un autre inconvénient est
la place importante qu'ils prennent sur l'objet du fait de leur taille ; il est donc
difficile de les appliquer sur un objet de petites dimensions. Un autre inconvénient
est leur manque d'esthétique, ce qui peut s'avérer particulièrement gênant lorsqu'ils
sont portés sur des emballages de luxe ou sur des contenants (flacons, bouteilles...),
à formes et/ou motifs recherchés.
[0086] Un autre moyen d'enregistrer la traçabilité d'un produit qui se développe est la
puce électronique. Cette puce est incorporée à une étiquette ou directement au produit.
Bien qu'elle présente la possibilité de stocker en même temps des informations permanentes
et évolutives, elle a l'inconvénient d'être d'une taille trop importante (environ
2 mm
2) pour être incorporée discrètement dans une étiquette ou un emballage ou le produit
lui-même ; elle est d'autant plus épaisse lorsqu'elle est activée, c'est-à-dire quand
elle est mise en oeuvre avec un bobinage d'induction qui lui fournit l'énergie de
fonctionnement et prise dans de la résine. Son manque de souplesse limite son incorporation
dans les supports rigides. Par ailleurs, son prix de revient est élevé. La puce peut
être localisée facilement, par repérage visuel ou au toucher. Elle n'est pas véritablement
inviolable, elle peut être enlevée et substituée par une autre.
[0087] Un document selon la présente invention peut donc fournir un support d'informations
magnétiques d'identification et de traçabilité d'un produit et/ou processus invisibles
et présentant une mémoire importante et évolutive qui permet d'enregistrer et stocker
une grande quantité d'informations, certaines étant permanentes et d'autres évolutives.
[0088] Par ailleurs, ce support est compatible avec les systèmes d'antivol comme les dispositifs
électromagnétiques, les circuits détectables à distance par radio-fréquence ou les
dispositifs magnétoacoustiques, c'est-à-dire qu'il ne doit pas perturber la détection,
l'activation et la désactivation de ces divers dispositifs.
[0089] Enfin, en complément de la traçabilité, un document selon l'invention permet de mettre
en évidence une tentative d'altération d'un produit ; par exemple, lors du remplacement
d'un produit donne par un autre dans un flacon, une bouteille ou une boite.
[0090] La présente invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un document
de sécurité selon l'invention, caractérisé en ce que l'on incorpore lesdites particules
magnétiques dans la masse du substrat ou dans un dit revêtement à la surface dudit
substrat ou dudit élément de sécurité dans ladite zone.
[0091] Lesdites particules présentent une dimension et une concentration telles qu'elles
n'affectent pas les caractéristiques d'aspect de ladite zone et permettent une répartition
uniforme des particules dans ladite zone comme mentionné précédemment.
[0092] Plus particulièrement, on mélange une dispersion de particules magnétiques avec le
matériau de base du substrat ou d'un revêtement appliqué à la surface du substrat.
Différents types de revêtement pouvant être appliqués à la surface du substrat ont
été décrits ci-dessus.
[0093] Dans un mode de réalisation, on mélange une dispersion aqueuse de particules magnétiques
selon l'invention avec la pâte à papier devant servir à la fabrication dudit substrat
consistant en une feuille de papier ou de carton.
[0094] Dans une autre mode de réalisation, on incorpore lesdites particules dans un revêtement
appliqué en surface de l'élément de sécurité, et on incorpore ledit élément de sécurité
dans la masse dudit substrat ou on applique ledit élément de sécurité en surface dudit
substrat. Différents types de revêtement pouvant être appliqués à la surface dudit
élément de sécurité ont été décrits ci-dessus.
[0095] Comme mentionné ci-dessus, on utilise avantageusement pour préparer un document selon
la présente invention, une dispersion de particules magnétiques dans laquelle les
particules sont bien individualisées de façon à prévenir une réagglomération.
[0096] Cette dispersion est ensuite incorporée dans la masse du substrat, ou dans un dit
revêtement à la surface du substrat du dudit élément de sécurité selon une répartition
homogène dans ladite zone en réalisant le mélange de la dispersion de particules magnétiques
avec le milieu de fabrication dudit substrat ou dudit élément de sécurité ou dudit
revêtement, ladite dispersion étant éventuellement préalablement diluée dans un milieu
compatible avec ledit milieu de fabrication, de façon à obtenir un taux de particules
désiré.
[0097] Dans un mode de réalisation avantageux, une dispersion stabilisée de particules magnétiques
est obtenue en effectuant les étapes suivantes :
1) On mélange les particules magnétiques à une solution d'un agent tensioactif à la
fois mouillant et dispersant et éventuellement d'une résine de broyage dans un milieu
compatible avec le milieu de fabrication avec lequel la dispersion sera mélangée ultérieurement,
de façon à obtenir une pâte de broyage à haute teneur en particules magnétiques,
2) On broie ladite pâte de broyage obtenue à l'étape 1) notamment de façon à obtenir
des particules individualisées de taille inférieure à 2 µ, de préférence inférieure
à 1 µ,
3) On dilue la pâte broyée de l'étape 2) dans une solution de façon à obtenir une
dispersion dont la teneur en particules magnétiques est appropriée en fonction du
milieu de fabrication avec lequel elle sera mélangée. Dans un mode de réalisation,
la teneur en particules dans ladite dispersion est de 1 à 40 % en particules, particulièrement
de 5 à 15 % de particules magnétiques, en poids sec. Eventuellement ladite solution
contient un agent modificateur de rhéologie de manière à empêcher la sédimentation
des particules au stockage.
[0098] D'autres buts, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront
à la lumière des exemples de réalisation qui vont suivre en référence aux figures
1 à 6 qui représentent les signaux obtenus avec les papiers des exemples 1 à 6 pour
encodage de type 2F et à la figure 7 qui représente le signal obtenu avec le papier
de l'exemple 5 pour un encodage de type F/2F.
EXEMPLE 1 comparatif et exemples 2 à 7 selon l'invention :
[0099] Sur une machine à papier pilote, on réalise un papier magnétique de la façon suivante
[0100] Dans 300 litres d'eau, on met en suspension 2 kg de fibres de cellulose comprenant
60% de fibres longues et 40% de fibres courtes. On raffine cette suspension à environ
40 degrés Schoepper-Riegler. Puis on ajoute une dispersion aqueuse de particules magnétiques
au cuvier de mélange, à différents taux comme indiqués dans le Tableau 1; l'exemple
1 comparatif ne comportant pas de particules magnétiques. On ajoute un agent de collage
neutre ( 0,4% en poids sec d' un dimère d'alkylcétène) et un agent de rétention cationique
[0,6% en poids sec d'une poly(éthylène-imine)]; les pourcentages étant exprimés par
rapport aux fibres de cellulose. On redilue en caisse de tête de la machine ; le taux
de dilution du mélange est de 3,6g/l d'où, par exemple pour 0,06 % de particules introduites
en poids sec, le taux de dilution des particules magnétiques est d'environ 2mg/l (donc
de l'ordre du ppm).
[0101] Les particules magnétiques sont des particules d'oxyde de fer (Fe
2O
3) et ont une coercitivité de 23,87 x 10
3 A/m (300 Oe) ; la plus grande dimension des particules est inférieure à environ 1
µm.
[0102] Une dispersion aqueuse de particules magnétiques a été obtenue de la façon qui suit.
Une poudre d'oxyde de fer grossière est ajoutée sous agitation à une solution aqueuse
d'un agent tensio-actif, à la fois mouillant et dispersant, tel qu'un sel d'ammonium
de poly(acide acrylique) et éventuellement une résine de broyage telle que du PVA
qui a une bonne compatibilité avec le milieu auquel elle sera incorporée ultérieurement,
à savoir la suspension fibreuse. Une pâte à haute teneur en particules est obtenue,
appelée pâte de broyage, qui est ensuite broyée dans un moulin à billes de type horizontal
pour détruire les agglomérats et individualiser les particules de manière à obtenir
des particules de taille inférieure à 1 µ Le concentré de particules magnétisables
individualisées est ensuite redilué et stabilisé contre la sédimentation par ajout
d'un agent modificateur de rhéologie, comme par exemple un gel aqueux de bentonites
ou de silices pyrogènées.
La dispersion obtenue contient 10 % de particules magnétiques en poids sec.
Les feuilles de papier obtenues ont un grammage moyen de 93 g/m
2.
On traite, comme usuellement, la surface du papier obtenu en presse encolleuse par
une solution d'amidon et d'un insolubilisant de l'amidon, une résine mélamine-formaldéhyde,
dans le but d'améliorer leur imprimabilité.
Les échantillons finis ont un grammage de 95 g/m
2 et une épaisseur moyenne de 122 µm.
[0103] Les quantités respectives des composés introduits dans les échantillons sont données
dans le Tableau 1, ainsi que les résultats colorimétriques et l'amplitude moyenne
d'un signal encodé de type 2F seulement.
[0104] Ces exemples ont été réalisés dans des conditions les plus défavorables pour la couleur
du papier car aucunes charges minérales ou autres additifs apportant de la blancheur
n'ont été incorporés et par ailleurs les échantillons de papier n'ont pas été soumis
à un calandrage qui aurait été favorable à un meilleur enregistrement par une tête
inductive et par conséquent à la lecture de l'enregistrement, en diminuant la rugosité
de surface.
[0105] On considère que les papiers magnétiques ayant un Delta E* en écart de couleur strictement
inférieur à 10 conviennent. En effet les papiers correspondant à 0,10 % en poids de
particules magnétiques introduites dans la pâte à papier qui ont un Delta E* de 9,8
conviennent ; ce taux correspond à environ 0,076 % en poids sec de particules d'oxyde
ferrique retenues dans la masse du papier selon un calcul basé sur la détermination
du taux de fer.
On obtient un bon enregistrement et une bonne lecture des données magnétiques par
une tête magnétorésistive sur tous les échantillons correspondant à au moins 0,04%
de particules magnétiques introduites lors de leur fabrication (0,02 % calculé). Ceci
confirme une bonne rétention des particules et leur répartition homogène et sans réagglomération
dans le substrat. On entend ici part bonne lecture une différence d'amplitude du signal
suffisamment grande par rapport au bruit de fond et une bonne reproductibilité du
signal enregistré.
[0106] Les figures 1 à 6 représentent les signaux obtenus par un encodage de type 2F avec
les papiers des exemples 1 à 6 respectivement.
[0107] La figure 7 représente le signal obtenu pour un encodage de type F/2F avec le papier
de l'exemple 5.
[0108] A titre comparatif, on donne dans le Tableau 2, les coordonnées colorimétriques d'un
papier noir, gris souris, d'une piste magnétique selon l'art antérieur appliquée sur
un billet d'avion et de la partie du papier blanc adjacente à la piste. On constate
que le Delta E* entre une piste magnétique d'un billet d'avion et la zone sans piste
est extrêmement élevé (67,3) et la luminosité sur la piste très faible (28,6) alors
que la présente invention permet d'obtenir des valeurs de Delta E* inférieures à 10
et une luminosité L* pour les papiers blancs supérieure à 80.
EXEMPLE 8 :
[0109] Sur une machine à papier pilote, on réalise un papier magnétique pouvant convenir
comme papier pour fabriquer un billet de banque de la façon suivante :
[0110] A une suspension de 2 kg de fibres de coton dispersées dans 300 litres d'eau, on
ajoute la dispersion aqueuse de particules magnétiques utilisée aux exemples précédents,
à un taux de 0,05 % en poids sec et on ajoute aussi 6%, en poids sec, de pigments
de dioxyde de titane comme charges minérales apportant de la blancheur et de l'opacité.
On raffine. Puis on ajoute un agent de résistance humide ( 3 % en poids sec, d'une
résine mélamine-formaldéhyde) et un agent de rétention cationique [0,5 % en poids
sec d'un polyacrylamide]; les pourcentages sont exprimés en poids sec par rapport
aux fibres de coton. On redilue en caisse de tête de la machine. Le taux de dilution
des particules magnétiques est de l'ordre du ppm.
On forme la feuille. On presse la feuille.
On imprègne le papier par une solution d'alcool polyvinylique et éventuellement d'un
antibactéricide pour améliorer l'imprimabilité du papier et apporter la résistance
nécessaire à la circulation du billet.
Les échantillons finis ont un grammage de 87 g/m
2 et une épaisseur moyenne de 120 µm.
On imprime les échantillons en taille-douce afin de voir l'influence du relief de
l'impression sur la lecture du signal encodé.
On réalise également sur les échantillons imprimés en taille douce, des tests de résistance
à la circulation requis habituellement pour les billets de banque. Ces tests sont
des tests de résistance au froissage en milieu humide, à sec et de résistance au lavage
avec une lessive. La luminosité L* est de 90,9, a* est de 4,61 et b* est de 9,53.
Les résultats d'enregistrement et de lecture faits sur les échantillons avant l'impression
en taille-douce et après cette impression puis soumis aux tests sont donnés dans le
Tableau 3.
On obtient un bon enregistrement et une bonne lecture des données magnétiques sur
l'échantillon comportant des particules magnétiques. Ceci confirme une bonne rétention
des particules et leur répartition homogène et sans réagglomération dans le substrat.
L'encodage et la lecture ne sont que très peu affectés par les froissages et le lavage
à la lessive.
EXEMPLE 9 :
[0111] Sur une machine à papier industrielle à forme ronde, on réalise un papier magnétique
pouvant convenir comme papier pour fabriquer un billet de banque de la façon suivante
:
A une suspension de fibres de coton dispersées dans de l'eau, on ajoute la dispersion
aqueuse de particules magnétiques décrite ci-dessous, à un taux de 0,05 % en poids
sec et on ajoute aussi 6%, en poids sec, de pigments de dioxyde de titane comme charges
minérales apportant de la blancheur et de l'opacité. On raffine cette suspension.
Puis on ajoute un agent de résistance humide ( 3 % en poids sec, d'une résine mélamine-formaldéhyde)
et un agent de rétention cationique [0,5 % en poids sec d'un polyacrylamide], les
pourcentages étant exprimés par rapport aux fibres de coton. On redilue en caisse
de tête de la machine. Le taux de dilution des particules magnétiques est de l'ordre
du ppm.
On forme la feuille. On presse la feuille.
En presse encolleuse, on imprègne le papier par une solution d'alcool polyvinylique,
et éventuellement d'un antibactéricide, pour améliorer l'imprimabilité du papier et
apporter la résistance nécessaire à la circulation du billet. On calandre la feuille.
On sèche la feuille vers 100 °C.
Les échantillons finis ont un grammage de 90 g/m
2 et une épaisseur moyenne de 120 µm.
[0112] Les particules magnétiques sont des ferrites de barium et ont une coercitivité de
218,84 x 10
3 A/m (2750 Oe); la plus grande dimension des particules est inférieure à environ 1
µm.
[0113] La dispersion aqueuse de particules magnétiques a été obtenue de la façon qui suit.
Une poudre de ferrites de barium est ajoutée sous agitation à une solution aqueuse
d'un agent tensio-actif, à la fois mouillant et dispersant tel qu'un sel d'ammonium
de poly(acide acrylique) et éventuellement une résine de broyage telle que le PVA
qui a une bonne compatibilité avec la suspension fibreuse à laquelle elle sera incorporée
ultérieurement. La pâte obtenue, appelée pâte de broyage, est ensuite broyée dans
un moulin à billes de type horizontal pour détruire les agglomérats et individualiser
les particules de manière à obtenir des particules de taille inférieure à 1 µ. Le
concentré de particules magnétiques individualisées est ensuite redilué et stabilisé
contre la sédimentation des particules par ajout d'un agent modificateur de rhéologie,
comme par exemple un gel aqueux de bentonites ou de silices pyrogènées.
La dispersion comporte, en poids sec, 10 pour cent de particules magnétiques.
[0114] La luminosité L* est de 89,12, a* de 1,1 et b* de 4,5. Un témoin sans particules
magnétiques a été réalisé qui avait L* de 94,0, a* de - 0,9 et b* de 4,6. L'écart
de couleur delta E* est de 5,33.
On encode le billet en F/2F et on relit sans difficulté l'enregistrement des données
magnétiques sur l'échantillon comportant des particules magnétiques. Ceci confirme
une bonne rétention des particules et leur répartition homogène et sans réagglomération
dans le substrat. La luminosité L* est supérieure à 80 et les résultats d'enregistrement
et de lecture sont satisfaisants
EXEMPLE 10 :
[0115] On réalise un fil de sécurité de la façon suivante
Sur un film de polyester transparent d'environ 19 µm d'épaisseur, on réalise une impression
de façon à ce que les caractères significatifs soient constitués par des évidements
transparents entourés entièrement d'une zone opaque, ces caractères ont une hauteur
de 2,7 mm.
Sur cette impression, on dépose une couche de particules magnétiques en mélange dans
un vernis thermoscellable à base de polyester en milieu solvant organique. Les particules
magnétiques ont été utilisées sous forme d'une pâte de broyage à 10 % en poids de
particules réalisée comme à l'exemple 9 mais en utilisant une résine de broyage consistant
en une résine polyester dans le même solvant organique (méthyle, éthyle, cétone) que
le vernis thermoscellable.
La couche magnétique est déposée par couchage héliogravure à raison de 3 g/m
2 et contient 0,5 part de particules magnétiques en poids sec pour 100 parts en poids
sec du vernis sans les particules ; elle fait 3 µm d'épaisseur. Il y a donc environ
15 mg/m
2 de particules.
Le vernis thermoscellable seul est déposé sur l'autre face du fil afin de bien faire
tenir le fil dans la feuille de papier.
L'épaisseur totale du film est de 30 µm.
On obtient un film qui a conservé sa transparence et on observe bien les caractères
significatifs. On découpe le film en fils (bandelettes) de 3 mm de largeur.
On introduit le fil dans un papier pour billet de banque de façon à faire apparaitre
le fil dans des fenêtres selon le procédé décrit dans le brevet européen EP 59056.
On enregistre des données magnétiques et les lit selon les conditions décrites ci-dessous.
Un avantage de ce fil est qu'il est détectable magnétiquement et que l'on observe
bien les caractères significatifs sur le fil ; il permet une écriture des données
magnétiques et/ou des caractères significatifs visibles sur toute la largeur du fil
(la couche magnétique étant transparente).
Par rapport à l'art antérieur il ne nécessite pas de couche de masquage des zones
magnétiques pour les rendre invisibles et non photocopiables et diminue les surépaisseurs
liées à son introduction dans une feuille de papier (car il fait environ 5 µm d'épaisseur
en moins par rapport à un fil de l'art antérieur ayant les mêmes données d'informations).
EXEMPLE 11 :
[0116] On réalise un papier avec une bande holographique transparente de la façon suivante
- on réalise un papier de type billet de banque, comme à l'exemple 8 mais sans particules
magnétiques,
- on applique sur le papier, suivant une bande le long du papier, par couchage sérigraphique,
un primer d'adhérence qui contient les particules magnétiques. Ce primer est à base
d'un polymère styrène-acrylique en milieu aqueux. On a introduit 0,15 part de particules
magnétiques sous forme de la dispersion aqueuse pigmentaire de l'exemple 9 pour 100
parts du primer en poids sec. On dépose 10 g/m2 en sec du primer contenant les particules, ce qui correspond à environ 15 mg/m2.
- On applique une bande holographique transparente d'une épaisseur de 6 µm et qui comporte
un adhésif thermoscellable, par la méthode connue du transfert à chaud et sous pression,
sur le primer magnétique du papier.
L'observation de l'hologramme n'est pas affectée par la présence de la couche magnétique.
On réalise un enregistrement par un encodage du type F/2F du document obtenu au niveau
de l'hologramme.
On relit l'enregistrement sans être gêné par la présence de la bande holographique.
EXEMPLE 12 :
[0117] On réalise un papier avec une couche iridescente magnétique de la façon suivante
:
- on réalise un papier de type billet de banque comme à l'exemple 8 mais sans particules
magnétiques,
- on applique sur le papier par couchage héliogravure, une composition comprenant :
- 100 parts en poids sec de pigments iridescents (IRIODINE 237 de Merck),
- 100 parts en poids sec d'un liant polyuréthane introduit sous forme d'une dispersion
aqueuse stabilisée (latex),
- 0,35 part en poids sec de particules magnétiques introduites sous forme de la dispersion
aqueuse de l'exemple 9.
La quantité déposée est de 10 g/m
2 en poids sec, ce qui correspond à environ 17,5 mg/m
2 de particules magnétiques.
On réalise un enregistrement par un encodage du type F/2F du document.
On relit l'enregistrement de façon satisfaisante et de plus le phénomène d'iridescence
n'est pas affecté.
EXEMPLE 13 :
[0118] On réalise une étiquette magnétique de la façon suivante :
[0119] On applique sur un substrat de feuille de papier blanc, pour étiquette, par couchage
à râcle, un adhésif acrylique en milieu solvant (mélange d'acétate d'éthyle et d'heptane)
qui contient les particules magnétiques. On a introduit 0,1 parts des particules magnétiques
sous forme de la dispersion magnétique de l'exemple 9 sans résine de broyage et en
milieu solvant d'acétate d'éthyle comme celui de l'adhésif acrylique pour 100 parts
de l'adhésif en poids sec. La quantité d'adhésif magnétique déposée est de 25 g/m
2 en sec, ce qui correspond à environ 25 mg/m
2 de particules magnétiques. Le film support a une épaisseur de 23 µm avant de déposer
l'adhésif.
[0120] On obtient une étiquette adhésive et magnétique.
[0121] On applique cette étiquette sur un flacon en plastique ou verre transparent.
[0122] On réalise un enregistrement par un encodage du type F/2F. On lit l'enregistrement
sans difficulté à travers le papier.
[0123] Grâce à un système d'enregistrement de type crayon, avec une tête inductive, par
un encodage du type F/2F, on enregistre des données d'identification permanentes correspondant
au produit à identifier sur une zone 1 selon une piste fictive située par exemple
en haut de l'étiquette. On peut ensuite enregistrer de nouvelles informations lors
de la circulation du produit dans une autre zone 2 située à un endroit autre de l'étiquette
et ainsi de suite en fonction de la vie du produit. La lecture des données magnétiques
se fait sur un lecteur de type crayon équipé d'une tête magnétorésistive. On peut
ainsi aisément enregister les informations permettant la traçabilité du produit.
[0124] Selon une autre variante, on peut aussi enregistrer des informations d'identification
permanentes correspondant au produit à emballer et de nouvelles informations lors
de la circulation du produit (informations dynamiques) relatives à la traçabilité
du produit par exemple en réalisant l'encodage tel que chaque série d'informations
soit séparée par une longue série de bits "0".
La lecture des données magnétiques se fait sur un lecteur de type crayon équipé d'une
tête magnétorésistive.
La bonne lecture des informations confirme la répartition homogène des particules
magnétiques et sans réagglomération.
EXEMPLE 14 :
[0125] On réalise une carte à jouer magnétique de la façon suivante :
Sur une machine à papier à table plate, on réalise un jet de papier couché de la façon
suivante : Dans de l'eau, on met en suspension des fibres de cellulose, des charges
minérales blanches, un liant et éventuellement d'autres additifs usuels en papeterie
notamment pour fabriquer un papier pour cartes à jouer. On sèche la feuille.
[0126] Sur une face de ce jet de papier, on dépose 15 g/m
2, par couchage à lame traînante, d'une couche pigmentée d'impression-écriture comportant
les particules magnétiques. Cette couche est réalisée en dispersant dans de l'eau
: 100 parts de charges minérales blanches (75 parts de carbonate de calcium et 25
parts de kaolin), 0,15 part de particules magnétiques de la même dispersion de l'exemple
9 (de coercitivité de 218,84 x 10
3 A/m.), 10 parts d'un liant polymère styrène-butadiène carboxylé en dispersion aqueuse,
1 part d'un agent régulateur de la viscosité (Carboxyméthylcellulose), 1 part d'un
azurant optique et 0,5 part d'un stéarate de calcium. Les parts sont exprimées en
poids sec.
[0127] On sèche le papier couché magnétique obtenu et on le calandre. Son grammage est de
142,5 g/m
2 et son épaisseur est d'environ 143 µm.
[0128] Sur une contrecolleuse, on assemble deux jets de papier couché magnétique, face non
couchée contre face non couchée avec une colle comportant de l'amidon, du carbonate
de calcium et du noir de carbone pour renforcer l'opacité. La quantité de colle déposée
est de 15 g/m
2.
Les échantillons finis ont un grammage de 300 g/m
2 et une épaisseur moyenne de 300 µm.
[0129] L'aspect visuel de la couche impression-écriture n'est pas sensiblement altéré par
rapport à celui d'une couche sans particule magnétique.
[0130] On détecte la présence magnétique des données avec un lecteur à tête magnétorésistive
après avoir réalisé l'aimantation des échantillons par tête inductive. On peut donc
détecter une fausse carte par absence de magnétisme.
[0131] Grâce à l'invention, on peut donc réaliser des cartes à jouer authentifiables et/ou
comportant des informations enregistrées par magnétisme sans altérer leur aspect esthétique.
Tous les échantillons ont été testés selon les conditions décrites ci-après.
CONDITIONS DES MESURES ET TESTS :
[0132]
- Le grammage est mesuré selon la norme ISO 536 après conditionnement selon la norme
ISO 187.
- Tests colorimétriques les mesures des caractéristiques colorimétriques et de blancheur
pour définir l'aspect du papier ont été réalisées sur un spectrocolorimetre ELREPHO
2000 dans le système CIE sous illuminant D65 (lumière du jour et sans UV) et sous
un angle d'observation de 10 degrés, les feuilles étant superposées en nombre suffisant
pour avoir une épaisseur donnant l'opacité requise.
Les coordonnées colorimétriques L*, a*, b* dans le système CIELAB ont été mesurées
et à partir de celles-ci on a calculé l'écart de couleur Delta E* entre l'échantillon
témoin (sans particules magnétiques) et les échantillons avec particules magnétiques,
selon la formule suivante :
Delta E* = racine carrée [(L*0-L*i)2 + (a*0-a*i)2 + (b*0-b*i)2]
L*0, a*0, b*0 étant les coordonées CIELAB du témoin ,
L*i, a*i, b*i étant les coordonées CIELAB de l'échantillon i.
On détermine aussi la blancheur CIE selon la formule CIELAB.
On détermine aussi la blancheur ISO selon la norme ISO 2471 (réflectance à 457 nm).
- Tests magnétiques :
[0133] Enregistrement de données magnétiques : pour chaque échantillon, on procède dans
un premier temps à un encodage d'un signal de type 2F (série de « 1 ») et on mesure
l'amplitude moyenne du signal. On procède dans un deuxième temps à un encodage avec
un signal F/2F de basse densité (10 bits par pouce, soit environ 10 bits pour 2,54
cm) du type « 1-1-0-1-0 ».
Cet enregistrement est fait à l'aide d'une tête d'enregistrement inductive classique
ayant un entrefer d'écriture de 100 µm. La largeur d'écriture est de 6,5 mm et la
vitesse d'enregistrement est de 200 mm/s. Le courant d'écriture a été sélectionné
à 250 mA afin d'obtenir un signal optimum.
Les forces de pression exercées entre la tête d'enregistrement et les échantillons
de papier et la distance tête-échantillon ont été sélectionnées de façon à avoir le
meilleur enregistrement possible et une amplitude maximale du signal lors de la lecture.
Lecture des données magnétiques : la lecture de l'enregistrement magnétique des échantillons
est réalisée avec une tête de lecture magnétorésistive.
Cette tête de lecture magnétorésistive a une sensibilité de l'ordre de 10 mV par Gauss
et la résolution du capteur est 27µG. La largeur de la tête magnétorésistive est de
3 mm. La distance tête-échantillon est inférieure à 200 µm. L'intensité du courant
dans la magnétoresistance est réglée à 10 mA.
Grâce à une unité d'exploitation, on lit un signal de sortie en millivolts (différence
de tension résultant de la variation de la résistivité de la tête lors du passage
de l'échantillon) qui traduit, en valeur absolue, les transitions de flux magnétique
enregistrées.
- Le dosage du fer total est déterminé selon la norme NF-T-12.025 (équivalente à la
norme internationale ISO 779) et est exprimé en pourcentage en poids de l'échantillon.
Le taux de Fe
2O
3 est calculé à partir de ce taux de fer, après déduction du taux de fer du témoin.
- Le test de résistance au froissage à sec est réalisé selon la méthode décrite dans
Carson, Frederick T., & Shaw, Merle B., « Wearing Quality of Experimental Currency-Type
Papers », Journal of Research of the National Bureau of Standards, vol. 36, mars 1946,
pp 249-257 et le test de résistance au froissage en milieu humide est réalisé selon
cette méthode, l'échantillon testé étant humidifié entre les froissages.
- Le test de résistance au lavage avec une lessive est réalisé comme suit : une éprouvette
de papier découpée au format 6,7 cm x 6,7cm, est placée dans une pochette de tissu
blanc fermée par des agrafes. Six pochettes sont placées dans un bocal contenant 750
g d'eau bouillie et 37,5 g de lessive (de la marque ARIEL®). Le bocal est placé sur
un dispositif d'agitation (appareil TURBULA) à 60 tours/minute et pendant une heure,
la température étant de 95°C ± 2. Les papiers sont ensuite sortis des pochettes et
rincés à l'eau courant en les frottant légèrement à la main.
TABLEAU 2
| |
papier noir |
papier gris souris |
Piste magnétique d'un billet d'avion |
zone blanche du billet d'avion |
| L* |
22,5 |
67,7 |
28,6 |
93,9 |
| a* |
0,022 |
-1,393 |
8,3 |
-0,5 |
| b* |
0,230 |
-4,662 |
16,7 |
2,7 |
| Delta E* |
- |
- |
67,3 |
- |
TABLEAU 3
| Exemple 8 |
après fabrication |
Encodage après impression taille-douce |
après froissage en humide |
après froissage à sec |
après test de résistance au lavage |
| Amplitude du signal F/2F (mV) |
12,9 |
12,5 |
9,8 |
10,0 |
9,75 |
1. Document de sécurité comprenant un substrat consistant en une feuille de papier permettant
l'enregistrement et le stockage magnétiques d'informations, et au moins une zone comportant
des particules magnétiques,
caractérisé en ce que:
lesdites particules magnétiques sont comprises dans la masse du substrat ou dans un
revêtement à la surface du substrat, lesdites particules magnétiques n'affectant pas
les caractéristiques d'aspect de ladite zone et lesdites particules magnétiques étant
réparties de manière uniforme dans ladite zone et que lesdites particules vérifient
les caractéristiques de concentrations suivantes, prises séparément ou en combinaison
:
a) lesdites particules magnétiques sont comprises dans la masse dudit substrat ou
dans ledit revêtement appliqué en surface du substrat, à une concentration inférieure
ou égale à 1 % en poids sec dudit substrat dans ladite zone,
b) lesdites particules sont comprises dans un revêtement appliqué en surface dudit
substrat ou en surface d'un élément de sécurité et la quantité de particules magnétiques
dans ledit revêtement, dans ladite zone, est inférieure ou égale à 250 mg/m2.
2. Document de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises directement dans la masse du substrat
ou dans un revêtement à la surface du substrat.
3. Document de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans un élément de sécurité ou un
revêtement appliqué en surface d'un élément de sécurité, ledit élément de sécurité
étant compris dans la masse ou appliqué en surface dudit substrat.
4. Document de sécurité selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit élément de sécurité est constitué par une bande de sécurité de matériau plastique
comprise en totalité ou en partie dans la masse du substrat.
5. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdites particules sont comprises dans un dit revêtement à la surface du substrat,
ledit revêtement consistant en une composition de couchage ou d'encollage
6. Document selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdites particules sont comprises dans un dit revêtement à la surface dudit substrat
ou d'un dit élément de sécurité, ledit revêtement consistant en un vernis ou une encre
pouvant être appliqué(e) par les techniques d'impression telles que l'héliogravure,
l'impression offset ou la sérigraphie.
7. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans ledit revêtement à la surface
du substrat ou dudit élément de sécurité, ledit revêtement consistant en un adhésif.
8. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans ledit revêtement à la surface
dudit substrat, ledit revêtement consistant en un film plastique dans la masse duquel
lesdites particules sont incorporées.
9. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les particules magnétiques sont comprises dans un revêtement appliqué sur un hologramme
ou dans une couche constitutive d'un hologramme.
10. Document selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit hologramme est un hologramme transparent ou hologramme partiellement démétallisé.
11. Document de sécurité selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ledit hologramme est appliqué sur une bande de sécurité comprise en partie dans ledit
substrat, ledit hologramme étant visible dans les parties apparaissant en surface
du document.
12. Document de sécurité selon l'une des revendications 4 à 11, caractérisé en ce que les particules magnétiques sont comprises dans un revêtement appliqué sur une zone
comportant des inscriptions en positif ou négatif, sur une bande de sécurité comprise,
en totalité ou en partie, dans ledit substrat.
13. Document de sécurité selon l'une des revendications 4 à 12, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans un vernis thermoscellant appliqué
à la surface de ladite bande de sécurité ou comprises dans la masse de ladite bande
en plastique.
14. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit document de sécurité est un billet de banque ou une feuille en papier destinée
à l'impression d'un billet de banque.
15. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que ledit document comprend un substrat consistant en une feuille de papier destinée
à la fabrication d'une étiquette et lesdites particules magnétiques sont comprises
dans la masse dudit substrat, ou dans un revêtement appliqué à la surface dudit substrat
sur son recto, ou dans un adhésif appliqué à la surface dudit substrat à son verso.
16. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que ledit document est un document officiel comme un passeport, une carte d'identité
ou un permis de conduire ou un substrat consistant dans une feuille de papier destiné
à la fabrication de ce dit document officiel et lesdites particules magnétiques sont
appliquées dans la masse dudit substrat, ou sur un film en plastique de protection
transparent de ladite feuille de papier, ou encore dans un adhésif permettant l'adhésion
dudit film sur ladite feuille de papier, ou encore dans des encres de sécurité transférables
et non transférables dudit film.
17. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que ledit document est une feuille d'emballage ou une feuille de papier destinée à la
fabrication d'une feuille d'emballage.
18. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que ladite zone recouvre la totalité du substrat.
19. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 18, caractérisé en ce qu'il comporte une succession de dites zones comportant des particules magnétiques comprises
dans un revêtement à la surface dudit substrat ou dudit élément de sécurité, ces dites
zones étant séparées par des régions dépourvues de particules magnétiques, cette succession
de dites zones constituant un codage magnétique.
20. Document de sécurité selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisé en ce que ladite zone comprend des particules de coercitivité supérieure à 32 x 103 A/m, de préférence à 135 x 103 A/m, ladite zone étant suffisamment étendue pour servir de support à l'enregistrement
magnétique d'un code.
21. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans la masse dudit substrat ou dans
ledit revêtement appliqué en surface du substrat, à une concentration inférieure ou
égale à 0,1 % en poids sec dudit substrat dans ladite zone.
22. Document de sécurité selon la revendication 21, caractérisé en ce que la concentration en particules magnétiques est de 0,001 % à 0,1 %, de préférence
0,02 % à 0,07 %.
23. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdites particules sont comprises dans un revêtement appliqué en surface dudit substrat
ou dudit élément de sécurité et la quantité de particules magnétiques dans ledit revêtement,
dans ladite zone, est de 1 à 100 mg/m2.
24. Document de sécurité selon la revendication 23, caractérisé en ce que la quantité en particules magnétiques dans ledit revêtement dans ladite zone est
de 5 mg/m2 à 50 mg/m2.
25. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la taille des particules magnétiques est inférieure à 2 µm, de préférence inférieure
à 1 µm.
26. Document de sécurité selon la revendication 25, caractérisé en ce que la taille des particules magnétiques est de 0,1 à 1 µm, de préférence 0,1 à 0,5 µm.
27. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le substrat est en papier et a une couleur claire, notamment blanche, crème ou jaune
pâle.
28. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la zone dudit substrat ou d'un dit revêtement comportant lesdites particules, a une
luminosité L* selon le système CIELAB supérieure à 70 et de préférence à 80.
29. Document de sécurité selon l'une des revendications 27 ou 28, caractérisé en ce que la zone dudit substrat ou d'un dit revêtement comportant lesdites particules, a une
blancheur ISO selon la norme ISO 2471 supérieure ou égale à 60% sous illuminant D65
sans UV sous un angle d'observation de 10°.
30. Document de sécurité selon l'une des revendications 27 à 29 caractérisé en ce que la zone du substrat comportant lesdites particules a une blancheur CIE selon la formule
CIELAB supérieure ou égale à 20% sous illuminant D65 sans UV sous un angle d'observation
de 10°.
31. Document de sécurité selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit revêtement à la surface du substrat ou dudit élément de sécurité est transparent
ou translucide.
32. Utilisation d'un document selon l'une des revendications 1 à 31 comme support permettant
l'enregistrement et le stockage magnétiques d'informations.
33. Utilisation d'un document selon la revendication 32, caractérisé en ce que les informations magnétiques correspondent à des informations d'identification et
de traçabilité.
34. Méthode de lecture des informations enregistrées et stockées dans un document selon
l'une des revendications 1 à 31 caractérisé en ce qu'on réalise la lecture à l'aide d'un lecteur doté de capteurs magnétorésistifs.
35. Bande de sécurité, destinée à être incorporée dans un document selon l'une des revendications
précédentes, permettant l'enregistrement et le stockage magnétiques d'informations,
comprenant au moins une zone comportant des particules magnétiques, caractérisé en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans un revêtement appliqué en surface
de ladite bande de sécurité, lesdites particules magnétiques n'affectent pas les caractéristiques
d'aspect de ladite zone et lesdites particules magnétiques sont réparties de manière
uniforme dans ladite zone et la quantité de particules magnétiques dans ledit revêtement,
dans ladite zone, est inférieure ou égale à 250 mg/m2.
36. Bande de sécurité selon la revendication 35, caractérisée en ce que la quantité de particules magnétiques dans ledit revêtement, dans ladite zone, est
de 1 à 100 mg/m2.
37. Bande de sécurité selon la revendication 36, caractérisée en ce que la quantité de particules magnétiques dans ledit revêtement, dans ladite zone, est
de 5 mg/m2 à 50 mg/m2.
38. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 37, caractérisée en ce qu'elle est en matériau plastique.
39. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 38, caractérisée en ce ce que la taille desdites particules magnétiques est inférieure à 2 µm, de
préférence inférieure à 1 µm.
40. Bande de sécurité selon la revendication 39, caractérisée en ce que la taille desdites particules magnétiques est de 0,1 à 1 µm, de préférence 0,1 à
0,5 µm.
41. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 40, caractérisée en ce ledit revêtement est transparent ou translucide.
42. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 41, caractérisée en ce que ledit revêtement consiste en un vernis ou une encre pouvant être appliqué(e) par
les techniques d'impression telles que l'héliogravure, l'impression offset ou la sérigraphie
.
43. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 42, caractérisée en ce que ledit revêtement consiste en un adhésif.
44. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 43, caractérisée en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans un revêtement appliqué sur un
hologramme ou dans une couche constitutive d'un hologramme, ledit hologramme étant
appliqué sur ladite bande.
45. Bande de sécurité selon la revendication 44, caractérisée en ce que ledit hologramme est un hologramme transparent ou un hologramme partiellement démétallisé.
46. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 45, caractérisée en ce que les particules magnétiques sont comprises dans ledit revêtement appliqué sur une
zone comportant des inscriptions en positif ou négatif.
47. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 46, caractérisée en ce que lesdites particules magnétiques sont comprises dans un vernis thermoscellant.
48. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 47, caractérisée en ce qu'elle comporte une succession desdites zones comportant lesdites particules magnétiques,
ces dites zones étant séparées par des régions dépourvues de particules magnétiques,
cette succession de dites zones constituant un codage magnétique.
49. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 48, caractérisée en ce que ladite zone comprend des particules de coercitivité supérieure à 32 x 103 A/m, de préférence à 135 x 103 A/m, ladite zone étant suffisamment étendue pour servir de support à l'enregistrement
magnétique d'un code.
50. Bande de sécurité selon l'une des revendications 35 à 49, caractérisée en ce qu'elle a une épaisseur de préférence de 10 à 30 µm et une largeur de 0,5 mm à 5 cm,
de préférence 1 à 5 mm.
51. Procédé de fabrication d'un document de sécurité selon l'une des revendications 1
à 31, caractérisé en ce que l'on incorpore lesdites particules magnétiques dans la masse du substrat ou dans
un dit revêtement à la surface du substrat ou dudit élément de sécurité, dans ladite
zone.
52. Procédé de fabrication d'un document de sécurité selon l'une des revendications 1
à 31, caractérisé en ce que l'on mélange une dispersion desdites particules magnétiques avec le milieu de fabrication
dudit substrat ou d'un dit revêtement à la surface du substrat ou dudit élément de
sécurité.
53. Procédé de fabrication d'un document de sécurité selon la revendication 52, caractérisé en ce que la dispersion de particules magnétiques comporte de 1 à 40 % en poids sec de particules,
de préférence de 5 à 15 %.
54. Procédé selon l'une des revendications 51 à 53, caractérisé en ce que l'on mélange une dispersion aqueuse de particules magnétiques avec la pâte à papier
devant servir à la fabrication du substrat consistant en une feuille de papier.
1. Sicherheitsdokument, das ein aus einem Papierblatt bestehendes Substrat, das die magnetische
Aufzeichnung und magnetische Speicherung von Informationen gestattet, und zumindest
einen magnetische Partikel umfassenden Bereich umfasst,
dadurch gekennzeichnet, dass:
die magnetischen Partikel in der Masse des Substrats oder in einem Überzug an der
Oberfläche des Substrats enthalten sind, wobei die magnetischen Partikel die Erscheinungsmerkmale
des Bereichs nicht beeinflussen und die magnetischen Partikel gleichförmig in dem
Bereich verteilt sind, und dass die Partikel separat oder in Kombination den folgenden
Konzentrationseigenschaften genügen:
a) die magnetischen Partikel sind in der Masse des Substrats oder in dem auf der Oberfläche
des Substrats aufgebrachten Überzug mit einer Konzentration enthalten, die kleiner
oder gleich 1 Trockengewichtsprozent des Substrats des Bereichs ist,
b) die Partikel sind in einem auf der Oberfläche des Substrats oder auf der Oberfläche
eines Sicherheitselements aufgebrachten Überzug enthalten, und die Menge an magnetischen
Partikeln in dem Überzug in dem Bereich ist kleiner oder gleich 250 mg/m2.
2. Sicherheitsdokument nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel direkt in der Masse des Substrats oder in einem Überzug
an der Oberfläche des Substrats enthalten sind.
3. Sicherheitsdokument nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem Sicherheitselement oder in einem auf der Oberfläche
eines Sicherheitselements aufgebrachten Überzug enthalten sind, wobei das Sicherheitselement
in der Masse enthalten oder auf der Oberfläche des Substrats aufgebracht ist.
4. Sicherheitsdokument nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Sicherheitselement von einem Sicherheitsstreifen aus Kunststoffmaterial gebildet
wird, der vollständig oder zum Teil in der Masse des Substrats enthalten ist.
5. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Partikel in einem Überzug an der Oberfläche des Substrats enthalten sind, wobei
der Überzug aus einer Beschichtungs- oder Leimungszusammensetzung besteht.
6. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Partikel in einem Überzug an der Oberfläche des Substrats oder eines Sicherheitselements
enthalten sind, wobei der Überzug aus einem Lack oder einer Druckfarbe besteht, die
durch Drucktechniken wie beispielsweise Tiefdruck, Offsetdruck oder Siebdruck aufgebracht
sein können.
7. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in dem Überzug an der Oberfläche des Substrats oder des
Sicherheitseleme enthalten sind, wobei der Überzug aus einem Klebstoff besteht.
8. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in dem Überzug an der Oberfläche des Substrats enthalten
sind, wobei der Überzug aus einem Kunststofffilm besteht, dessen Masse die Partikel
beigemengt sind.
9. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem auf einem Hologramm aufgebrachten Überzug oder
in einer ein Hologramm bildenden Schicht enthalten sind.
10. Dokument nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Hologramm ein transparentes Hologramm oder ein teilweise entmetallisiertes Hologramm
ist.
11. Sicherheitsdokument nach Anspruch 9 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass das Hologramm auf einen Sicherheitsstreifen aufgebracht ist, der zum Teil im Substrat
enthalten ist, wobei das Hologramm in den an der Oberfläche des Dokuments auftretenden
Teilen zu sehen ist.
12. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 4 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem Überzug enthalten sind, der auf einem Inschriften
im Positiv oder Negativ umfassenden Bereich auf einem Sicherheitsstreifen aufgebracht
ist, der vollständig oder teilweise im Substrat enthalten ist.
13. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 4 bis 12, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem heißversiegelten Lack enthalten sind, der auf
der Oberfläche des Sicherheitsstreifens aufgebracht ist, oder in der Masse des Kunststoffstreifens
enthalten sind.
14. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Sicherheitsdokument eine Banknote oder ein Papierblatt ist, das für den Druck
einer Banknote bestimmt ist.
15. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Dokument ein Substrat umfasst, das aus einem Papierblatt besteht, das für die
Herstellung eines Etiketts bestimmt ist, und die magnetischen Partikel in der Masse
des Substrats oder einem Überzug, der auf die Oberfläche des Substrats auf seiner
Vorderseite aufgebracht ist, oder in einem Klebstoff enthalten sind, der auf die Oberfläche
des Substrats auf seiner Rückseite aufgebracht ist.
16. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Dokument ein offizielles Dokument wie ein Reisepass, ein Personalausweis oder
ein Führerschein oder ein Substrat ist, das aus einem Papierblatt besteht, das zur
Herstellung dieses offiziellen Dokuments bestimmt ist, und die magnetischen Partikel
in die Masse des Substrats oder auf einem transparenten Kunststoffschutzfilm des Papierblatts
oder auch in einem Klebstoff, der das Ankleben des Films auf dem Papierblatt gestattet,
oder auch in übertragbaren oder nicht übertragbaren Sicherheitsdruckfarben des Films
eingebracht sind.
17. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Dokument ein Verpackungsbogen oder ein Papierblatt ist, das zur Herstellung eines
Verpackungsbogens bestimmt ist.
18. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 17, dadurch gekennzeichnet, dass der Bereich die Gesamtheit des Substrats bedeckt.
19. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 18, dadurch gekennzeichnet, dass es eine Folge von solchen Bereichen umfasst, die magnetische Partikel umfassen, die
in einem Überzug an der Oberfläche des Substrats oder des Sicherheitselements enthalten
sind, wobei diese Bereiche durch Bereiche ohne magnetische Partikel getrennt sind,
wobei diese Folge von solchen Bereichen eine magnetische Kodierung bildet.
20. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 1 bis 19, dadurch gekennzeichnet, dass der Bereich Partikel mit einer Koerzitivkraft größer als 32 x 103 A/m, vorzugsweise als 135 x 103 A/m umfasst, wobei der Bereich ausreichend weit ist, um als Träger für die magnetische
Aufzeichnung eines Kodes zu dienen.
21. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel mit einer Konzentration kleiner oder gleich 0,1 Trockengewichtsprozent
des Substrats in dem Bereich in der Masse des Substrats oder in dem auf der Oberfläche
des Substrats aufgebrachten Überzug enthalten sind.
22. Sicherheitsdokument nach Anspruch 21, dadurch gekennzeichnet, dass die Konzentration magnetischer Partikel zwischen 0,001% bis 0,1% liegt, vorzugsweise
zwischen 0,02% und 0,07%.
23. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Partikel in einem auf die Oberfläche des Substrats oder des Sicherheitselements
aufgebrachten Überzug enthalten sind und die Menge magnetischer Partikel in dem Überzug
in dem Bereich zwischen 1 und 100 mg/m2 liegt.
24. Sicherheitsdokument nach Anspruch 23, dadurch gekennzeichnet, dass die Menge magnetischer Partikel in dem Überzug in dem Bereich zwischen 5 mg/m2 und 50 mg/m2 liegt.
25. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Größe der magnetischen Partikel kleiner als 2 µm ist, vorzugsweise kleiner als
1 µm.
26. Sicherheitsdokument nach Anspruch 25, dadurch gekennzeichnet, dass die Größe der magnetischen Partikel zwischen 0,1 und 1 µm liegt, vorzugsweise zwischen
0,1 und 0,5 µm.
27. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Substrat aus Papier ist und eine helle Farbe besitzt, insbesondere weiß, cremefarben
oder hellgelb.
28. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der die Partikel enthaltende Bereich des Substrats oder eines Überzugs eine Luminosität
L* gemäß dem CIELAB System größer als 70 und vorzugsweise als 80 besitzt.
29. Sicherheitsdokument nach Anspruch 27 oder 28, dadurch gekennzeichnet, dass der die Partikel enthaltende Bereich des Substrats oder eines Überzugs einen ISO-Weißgrad
gemäß ISO-Norm 2471 von größer oder gleich 60% unter D65-Beleuchtung ohne UV und unter
einem Betrachtungswinkel von 10° besitzt.
30. Sicherheitsdokument nach einem der Ansprüche 27 bis 29, dadurch gekennzeichnet, dass der die Partikel enthaltende Bereich des Substrats einen CIE-Weißgrad gemäß der CIELAB-Methode
von größer oder gleich 20% unter D65-Beleuchtung ohne UV und unter einem Betrachtungswinkel
von 10° besitzt.
31. Sicherheitsdokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Überzug an der Oberfläche des Substrats oder des Sicherheitselements transparent
oder durchscheinend ist.
32. Verwendung eines Dokuments nach einem der Ansprüche 1 bis 31 als Träger, der die magnetische
Aufzeichnung und die magnetische Speicherung von Informationen gestattet.
33. Verwendung eines Dokuments nach Anspruch 32,
dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Informationen Identifizierungs- und Markierungsinformationen entsprechen.
34. Verfahren zum Lesen von in einem Dokument nach einem der Ansprüche 1 bis 31 aufgezeichneten
und gespeicherten Informationen, dadurch gekennzeichnet, dass das Lesen mittels eines mit magnetoresistiven Aufnehmern versehenen Lesers erfolgt.
35. Sicherheitsstreifen, der in ein Dokument nach einem der vorhergehenden Ansprüche eingefügt
werden soll und die magnetische Aufzeichnung und magnetische Speicherung von Informationen
gestattet und zumindest einen magnetische Partikel umfassenden Bereich umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem Überzug enthalten sind, der auf die Oberfläche
des Sicherheitsstreifens aufgebracht ist, wobei die magnetischen Partikel die Erscheinungsmerkmale
des Bereichs nicht beeinflussen und die magnetischen Partikel gleichförmig in dem
Bereich verteilt sind und die Menge der magnetischen Partikel in dem Überzug in dem
Bereich kleiner oder gleich 250 mg/m2 ist.
36. Sicherheitsstreifen nach Anspruch 35, dadurch gekennzeichnet, dass die Menge magnetischer Partikel in dem Überzug in dem Bereich zwischen 1 und 100
mg/m2 liegt.
37. Sicherheitsstreifen nach Anspruch 36, dadurch gekennzeichnet, dass die Menge magnetischer Partikel in dem Überzug in dem Bereich zwischen 5 mg/m2 und 50 mg/m2 liegt.
38. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 37, dadurch gekennzeichnet, dass er aus Kunststoffmaterial besteht.
39. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 38, dadurch gekennzeichnet, dass die Größe der magnetischen Partikel kleiner als 2 µm ist, vorzugsweise kleiner als
1 µm.
40. Sicherheitsstreifen nach Anspruch 39, dadurch gekennzeichnet, dass die Größe der magnetischen Partikel zwischen 0,1 und 1 µm liegt, vorzugsweise zwischen
0,1 und 0,5 µm.
41. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 40, dadurch gekennzeichnet, dass der Überzug transparent oder durchscheinend ist.
42. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 41, dadurch gekennzeichnet, dass der Überzug aus einem Lack oder einer Druckfarbe besteht, die durch Drucktechniken
wie beispielsweise Tiefdruck, Offsetdruck oder Siebdruck aufgebracht werden können.
43. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 42, dadurch gekennzeichnet, dass der Überzug aus einem Klebstoff besteht.
44. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 43, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem auf einem Hologramm aufgebrachten Überzug oder
in einer ein Hologramm bildenden Schicht enthalten sind, wobei das Hologramm auf dem
Streifen aufgebracht ist.
45. Sicherheitsstreifen nach Anspruch 44, dadurch gekennzeichnet, dass das Hologramm ein transparentes Hologramm oder ein teilweise entmetallisiertes Hologramm
ist.
46. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 45, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in dem Überzug enthalten sind, der auf einem Bereich aufgebracht
ist, der Inschriften im Positiv oder Negativ umfasst.
47. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 46, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel in einem heißversiegelten Lack enthalten sind.
48. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 47, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Folge von Bereichen umfasst, die die magnetischen Partikel umfassen, wobei
diese Bereiche durch Bereiche ohne magnetische Partikel getrennt sind, wobei diese
Folge von Bereichen eine magnetische Kodierung bildet.
49. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 48, dadurch gekennzeichnet, dass der Bereich Partikel mit einer Koerzitivkraft größer als 32 x 103 A/m, vorzugsweise als 135 x 103 A/m umfasst, wobei der Bereich ausreichend weit ist, um als Träger für die magnetische
Aufzeichnung eines Kodes zu dienen.
50. Sicherheitsstreifen nach einem der Ansprüche 35 bis 49, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Dicke von vorzugsweise 10 bis 30 µm und eine Breite von 0,5 mm bis 5 cm,
vorzugsweise von 1 bis 5 mm, besitzt.
51. Verfahren zur Herstellung eines Sicherheitsdokuments nach einem der Ansprüche 1 bis
31, dadurch gekennzeichnet, dass die magnetischen Partikel der Masse des Substrats oder einem Überzug an der Oberfläche
des Substrats oder des Sicherheitselements in dem Bereich beigemengt werden.
52. Verfahren zur Herstellung eines Sicherheitsdokuments nach einem der Ansprüche 1 bis
31, dadurch gekennzeichnet, dass eine Dispersion aus den magnetischen Partikeln mit dem Mittel zur Herstellung des
Substrats oder eines Überzugs an der Oberfläche des Substrats oder des Sicherheitselements
gemischt wird.
53. Verfahren zur Herstellung eines Sicherheitsdokuments nach Anspruch 52, dadurch gekennzeichnet, dass die Dispersion magnetischer Partikel zwischen 1 und 40 Trockengewichtsprozent Partikel
enthält, vorzugsweise zwischen 5 und 15%.
54. Verfahren nach einem der Ansprüche 51 bis 53, dadurch gekennzeichnet, dass eine wässrige Dispersion magnetischer Partikel mit dem Papierbrei gemischt wird,
der zur Herstellung des Substrats dienen muss, das aus einem Papierblatt besteht.
1. Security document comprising a substrate consisting of a sheet of paper allowing magnetic
recording and storage of information, and at least one area containing magnetic particles,
characterized in that:
the said magnetic particles lie within the thickness of the substrate or within a
coating on the surface of the substrate, the said magnetic particles not affecting
the visual characteristics of the said area and the said magnetic particles being
distributed uniformly within the said area, and in that the said particles have the following concentration characteristics, taken separately
or in combination:
a) the said magnetic particles lie within the thickness of the said substrate or within
the said coating applied to the surface of the substrate, with a concentration of
less than or equal to 1% by dry weight of the said substrate in the said area;
b) the said particles lie within a coating applied to the surface of the said substrate
or to the surface of a security element and the amount of magnetic particles within
the said coating, in the said area, is less than or equal to 250 mg/m2.
2. Security document according to Claim 1, characterized in that the said magnetic particles lie directly within the thickness of the substrate or
within a coating on the surface of the substrate.
3. Security document according to Claim 1, characterized in that the said magnetic particles lie within a security element or a coating applied to
the surface of a security element, the said security element lying within the thickness
or being applied to the surface of the said substrate.
4. Security document according to Claim 3, characterized in that the said security element consists of a plastic security strip lying completely or
partly within the thickness of the substrate.
5. Security document according to one of Claims 1 to 4, characterized in that the said particles lie within a said coating on the surface of the substrate, the
said coating consisting of a coating or sizing composition.
6. Document according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the said particles lie within a said coating on the surface of the said substrate
or of a said security element, the said coating consisting of a varnish or an ink,
either of which can be applied by printing techniques such as gravure printing, offset
printing or screen printing.
7. Security document according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the said magnetic particles lie within the said coating on the surface of the substrate
or of the said security element, the said coating consisting of an adhesive.
8. Security document according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the said magnetic particles lie within the said coating on the surface of the said
substrate, the said coating consisting of a plastic film within the thickness of which
the said particles are incorporated.
9. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the magnetic particles lie within a coating applied to a hologram or within a constituent
layer of a hologram.
10. Document according to Claim 9, characterized in that the said hologram is a transparent hologram or a partially demetallized hologram.
11. Security document according to Claim 9 or 10, characterized in that the said hologram is applied to a security strip lying partly within the said substrate,
the said hologram being visible in those parts appearing on the surface of the document.
12. Security document according to one of Claims 4 to 11, characterized in that the magnetic particles lie within a coating applied to an area which includes positive
or negative inscriptions on a security strip lying, completely or partly, within the
said substrate.
13. Security document according to one of Claims 4 to 12, characterized in that the said magnetic particles lie within a heat-sealing varnish applied to the surface
of the said security strip or lie within the thickness of the said plastic strip.
14. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the said security document is a banknote or a sheet of paper intended for printing
a banknote.
15. Security document according to one of Claims 1 to 13, characterized in that the said document comprises a substrate consisting of a sheet of paper intended for
the manufacture of a label and the said magnetic particles lie within the thickness
of the said substrate, or within a coating applied to the surface of the said substrate
on its front side, or within an adhesive applied to the surface of the substrate on
its reverse side.
16. Security document according to one of Claims 1 to 13, characterized in that the said document is an official document such as a passport, an identity card or
a driving licence or a substrate consisting of a sheet of paper intended for the manufacture
of this said official document and the said magnetic particles are applied within
the thickness of the said substrate, or to a transparent protective plastic film on
the said sheet of paper, or else to an adhesive allowing the said film to adhere to
the said sheet of paper, or else in security inks which may or may not be transferable
from the said film.
17. Security document according to one of Claims 1 to 13, characterized in that the said document is a packaging sheet or a sheet of paper intended for the manufacture
of a packaging sheet.
18. Security document according to one of Claims 1 to 17, characterized in that the said area covers the entire substrate.
19. Security document according to one of Claims 1 to 18, characterized in that it includes a succession of said areas containing magnetic particles lying within
a coating on the surface of the said substrate or of the said security element, these
said areas being separated by regions containing no magnetic particles, this succession
of said areas constituting a magnetic coding.
20. Security document according to one of Claims 1 to 19, characterized in that the said area contains particles having a coercivity of greater than 32 x 103 A/m, preferably greater than 135 x 103 A/m, the said area being sufficiently extensive to serve as a medium for magnetically
recording a code.
21. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the said magnetic particles lie within the thickness of the said substrate or within
the said coating applied to the surface of the substrate, with a concentration of
less than or equal to 0.1% by dry weight of the said substrate in the said area.
22. Security document according to Claim 21, characterized in that the concentration of magnetic particles is from 0.001% to 0.1%, preferably 0.02%
to 0.07%.
23. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the said particles lie within a coating applied to the surface of the said substrate
or of the said security element and the amount of magnetic particles within the said
coating, in the said area, is from 1 to 100 mg/m2.
24. Security document according to Claim 23, characterized in that the amount of magnetic particles within the said coating in the said area is from
5 mg/m2 to 50 mg/m2.
25. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the size of the magnetic particles is less than 2 µm, preferably less than 1 µm.
26. Security document according to Claim 25, characterized in that the size of the magnetic particles is from 0.1 to 1 µm, preferably 0.1 to 0.5 µm.
27. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the substrate is made of paper and has a light, especially white, cream or pale yellow,
colour.
28. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the area of the said substrate or of a said coating containing the said particles
has a luminosity L* according to the CIELAB system, of greater than 70 and preferably
greater than 80.
29. Security document according to either of Claims 27 and 28, characterized in that the area of the said substrate or of a said coating containing the said particles
has an ISO brightness according to the ISO 2471 standard of greater than or equal
to 60% under illuminant D65 without UV at a viewing angle of 10°.
30. Security document according to one of Claims 27 to 29, characterized in that the area of the substrate containing the said particles has a CIE brightness according
to the CIELAB formula of the substrate of greater than or equal to 20% under illuminant
D65 without UV at a viewing angle of 10°.
31. Security document according to one of the preceding claims, characterized in that the said coating on the surface of the said substrate or of the said security element
is transparent or translucent.
32. Use of a document according to one of Claims 1 to 31 as medium allowing magnetic recording
and storage of information.
33. Use of a document according to Claim 32, characterized in that the said magnetic information corresponds to identification and traceability information.
34. Method of reading information recorded and stored in a document according to one of
Claims 1 to 31, characterized in that the reading is performed by means of a reader provided with magnetoresistive sensors.
35. Security strip intended to be incorporated into a document according to one of the
preceding claims, allowing magnetic recording and storage of information, comprising
at least one area containing magnetic particles, characterized in that the said magnetic particles lie within a coating applied to the surface of the said
security strip, the said magnetic particles do not affect the visual characteristics
of the said area and the said magnetic particles are distributed uniformly within
the said area and the amount of magnetic particles within the said coating, in the
said area, is less than or equal to 250 mg/m2.
36. Security strip according to Claim 35, characterized in that the amount of magnetic particles within the said coating, in the said area, is from
1 to 100 mg/m2.
37. Security strip according to Claim 36, characterized in that the amount of magnetic particles within the said coating, in the said strip, is from
5 mg/m2 to 50 mg/m2.
38. Security strip according to one of Claims 35 to 37, characterized in that it is made of a plastic.
39. Security strip according to one of Claims 35 to 38, characterized in that the size of the said magnetic particles is less than 2 µm, preferably less than 1
µm.
40. Security strip according to Claim 39, characterized in that the size of the said magnetic particles is from 0.1 to 1 µm, preferably 0.1 to 0.5
µm.
41. Security strip according to one of Claims 35 to 40, characterized in that the said coating is transparent or translucent.
42. Security strip according to one of Claims 35 to 41, characterized in that the said coating consists of a varnish or an ink, either of which can be applied
by printing techniques such as gravure printing, offset printing or screen printing.
43. Security strip according to one of Claims 35 to 42, characterized in that the said coating consists of an adhesive.
44. Security strip according to one of Claims 35 to 43, characterized in that the said magnetic particles lie within a coating applied to a hologram or within
a constituent layer of a hologram, the said hologram being applied to the said strip.
45. Security strip according to Claim 44, characterized in that the said hologram is a transparent hologram or a partially demetallized hologram.
46. Security strip according to one of Claims 35 to 45, characterized in that the magnetic particles lie within the said coating applied to an area having positive
or negative inscriptions.
47. Security strip according to one of Claims 35 to 46, characterized in that the said magnetic particles lie within a heat-sealing varnish.
48. Security strip according to one of Claims 35 to 47, characterized in that it includes a succession of the said areas containing the said magnetic particles,
these said areas being separated by regions containing no magnetic particles, this
succession of said areas constituting a magnetic coding.
49. Security strip according to one of Claims 35 to 48, characterized in that the said area contains particles having a coercivity of greater than 32 x 103 A/m, preferably greater than 135 x 103 A/m, the said area being sufficiently extensive to serve as a medium for magnetically
recording a code.
50. Security strip according to one of Claims 35 to 49, characterized in that it has a thickness preferably from 10 to 30 µm and a width from 0.5 mm to 5 cm, preferably
1 to 5 mm.
51. Process for manufacturing a security document according to one of Claims 1 to 31,
characterized in that the said magnetic particles are incorporated into the thickness of the substrate
or into a said coating on the surface of the substrate or of the said security element,
in the said area.
52. Process for manufacturing a security document according to one of Claims 1 to 31,
characterized in that a dispersion of the said magnetic particles is mixed with the medium for manufacturing
the said substrate or a said coating on the surface of the substrate or of the said
security element.
53. Process for manufacturing a security document according to Claim 52, characterized in that the dispersion of magnetic particles contains from 1 to 40%, preferably from 5 to
15%, by dry weight of particles.
54. Process according to one of Claims 51 to 53, characterized in that an aqueous dispersion of magnetic particles is mixed with the paper pulp that is
to be used for manufacturing the substrate consisting of a sheet of paper.