[0001] La présente invention concerne le domaine du contrôle actif de mouvements relatifs
d'éléments, en particulier de la vitesse du mouvement relatif, et a pour objet un
dispositif de régulation de la vitesse d'un mouvement, en particulier du mouvement
relatif entre deux éléments.
[0002] Actuellement, les mouvements relatifs entre deux pièces, en particulier d'une pièce
mobile par rapport à une pièce fixe, notamment de pièces reliées entre-elles par un
dispositif à charnière, sont généralement contrôlés et/ou générés par l'intermédiaire
d'amortisseurs hydrauliques ou de ressorts de torsion.
[0003] Les amortisseurs hydrauliques permettent un accompagnement correct d'un mouvement
et une régulation de ce dernier. Cependant, ils ne peuvent assurer une vitesse constante
de la pièce ou élément mobile pendant toute la durée du mouvement, de sorte que dans
les positions extrêmes ledit mouvement s'effectue de manière excessivement brusque
ou excessivement freinée, ce qui peut être préjudiciable à un fonctionnement correct
de dispositifs ainsi équipés. Par ailleurs, les amortisseurs hydrauliques sont sensibles
aux variations de températures, ce qui affecte également leur bon fonctionnement.
[0004] Les ressorts de torsion réalisent des mouvements unidirectionnels, mais, du fait
même de leur mode de fonctionnement, ils ne sont pas adaptés à une régulation de vitesse
permettant un accompagnement du mouvement sans à-coups, à vitesse constante, leur
effet étant maximal dans une position extrême donnée et minimal dans l'autre.
[0005] Il existe également des dispositifs de manoeuvre motorisés, dans lesquels les mouvements
sont commandés par l'intermédiaire d'ensembles moto-réducteurs réversibles. Cependant,
en cas de panne électrique, la pérennité du contrôle du mouvement ne peut plus être
assurée.
[0006] Par ailleurs, on connaît, par US-A-5 052 988 un dispositif de contrôle du différentiel
utilisable sur véhicule à quatre roues motrices comportant des corps coaxiaux montés
sur un axe central commun et coopérant chacun avec l'un des essieux d'entraînement.
Ces corps coaxiaux sont reliés entre-eux avec possibilité de rotation autour de leur
axe commun et sont en liaison d'entraînement avec un moyen électromagnétique de régulation
de la vitesse relative par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission à surmultiplication
de vitesse constitué par des trains épicycloïdaux.
[0007] Toutefois, un tel dispositif ne permet pas une régulation parfaitement constante
des mouvements entre des pièces, ni une possibilité de débrayage de l'une des pièces,
par exemple afin d'assurer une sécurité de fonctionnement.
[0008] La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients en proposant un dispositif
de régulation de la vitesse d'un mouvement, en particulier du mouvement relatif entre
deux éléments, dans lequel ledit mouvement est parfaitement contrôlé pendant tout
son déroulement et quelle que soit la charge sur les éléments.
[0009] A cet effet, le dispositif de régulation de la vitesse d'un mouvement, en particulier
du mouvement relatif entre deux éléments, essentiellement constitué par deux corps
coaxiaux, montés sur un axe central commun et coopérant chacun avec l'un des éléments
et reliés entre-eux avec possibilité de rotation autour de leur axe commun, ces corps
étant en liaison d'entraînement avec un moyen électromagnétique de régulation de la
vitesse relative par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission à surmultiplication
de vitesse logé dans le corps et constitué par des trains épicycloïdaux, le corps
étant constitué par une pièce de liaison à un des éléments, dont le mouvement relatif
est à réguler, par une pièce intermédiaire cylindrique reliée à une extrémité à la
pièce de liaison et par une pièce d'extrémité reliée à l'autre extrémité de la pièce
intermédiaire et entourant le corps lié à l'autre des éléments dont le mouvement relatif
est à réguler, avec possibilité de rotation libre par rapport audit corps, caractérisé
en ce que le moyen électromagnétique de régulation de la vitesse relative entre les
deux corps est monté sur l'axe central commun à ces derniers, et en ce que la chaîne
cinématique formée par les trains épicycloïdaux intègre un entraînement à limitation
de couple.
[0010] L'invention sera mieux comprise, grâce à la description ci-après, qui se rapporte
à un mode de réalisation préféré, donné à titre d'exemple non limitatif, et expliqué
avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
la figure 1 est une vue en élévation latérale et en coupe du dispositif conforme à
l'invention ;
la figure 2 est une vue partielle à plus grande échelle, en élévation latérale et
en coupe, du limiteur de couple ;
la figure 3 est une vue en coupe suivant A-A de la figure 2 ;
la figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 1, d'une variante de réalisation
de l'invention ;
la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 4, en coupe à 90° par rapport
à cette dernière, et
la figure 6 est une vue éclatée en perspective représentant un moyen de connexion
du dispositif sur un élément mobile en translation, avec transformation du mouvement.
[0011] Les figures 1, 4 et 5 des dessins annexés montrent plus particulièrement, à titre
d'exemples, un dispositif de régulation de la vitesse d'un mouvement, en particulier
du mouvement relatif entre deux éléments, qui est essentiellement constitué par deux
corps coaxiaux 1 et 2, montés sur un axe central commun 5 et coopérant chacun avec
l'un des éléments et reliés entre-eux avec possibilité de rotation autour de leur
axe commun, ces corps 1 et 2 étant en liaison d'entraînement avec un moyen électromagnétique
3 de régulation de la vitesse relative par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission
à surmultiplication de vitesse logé dans le corps 1 et constitué par des trains épicycloïdaux.
Le corps 1 est constitué par une pièce 1' de liaison à un des éléments, dont le mouvement
relatif est à réguler, par une pièce intermédiaire cylindrique 1" reliée à une extrémité
à la pièce de liaison 1' et par une pièce d'extrémité 1‴ reliée à l'autre extrémité
de la pièce intermédiaire 1" et entourant le corps 2 lié à l'autre, 4, des éléments
dont le mouvement relatif est à réguler, avec possibilité de rotation libre par rapport
audit corps 2.
[0012] Dans les dessins annexés, seul l'un, 4, des éléments, dont la vitesse du mouvement
relatif est à réguler, est représenté. Cet élément 4 est simplement représenté sous
forme d'un palier destiné à être solidarisé avec le corps 2, qui sera ainsi un corps
fixe, le corps 1 étant, dans cet exemple, mobile.
[0013] Conformément à l'invention, le moyen électromagnétique 3 de régulation de la vitesse
relative entre les deux corps 1 et 2 est monté sur l'axe central 5 commun à ces derniers,
et la chaîne cinématique formée par les trains épicycloïdaux intègre un entraînement
à limitation de couple 12.
[0014] Comme le montrent les figures 1, 4 et 5 des dessins annexés, le dispositif de transmission
à surmultiplication de vitesse est constitué par un premier train épicycloïdal, porté
par le corps 2, relié rigidement à l'élément fixe 4, et dont les satellites 6 engrènent,
d'une part, avec une couronne dentée 7 prévue à l'intérieur de la pièce d'extrémité
1‴ du corps 1 et, d'autre part, avec un pignon X monté sur l'axe central 5, ce pignon
8 formant un deuxième porte-satellites, dont les satellites 9 engrènent avec une deuxième
couronne dentée intérieure 10 de la pièce d'extrémité 1‴ du corps 1, de plus grand
diamètre que la couronne dentée 7, et avec un pignon 11 solidaire d'une extrémité
de l'entraînement à limitation de couple 12, dont l'autre extrémité forme un troisième
train épicycloïdal, dont les satellites 13 engrènent avec une couronne dentée intérieure
14 de la pièce intermédiaire cylindrique 1' du corps 1 et avec un pignon 15 formant
un quatrième porte-satellites entraînant, par l'intermédiaire de ses satellites 16
engrenant également avec la couronne dentée intérieure 14 de la pièce intermédiaire
cylindrique 1' du corps 1, un pignon 17 solidaire du moyen électromagnétique 3 de
régulation de la vitesse relative.
[0015] Selon une autre caractéristique de l'invention, la chaîne cinématique formée par
les trains épicycloïdaux intègre avantageusement un entraînement à limitation de couple
12. Un tel entraînement permet d'absorber des surcharges éventuelles lors de la manoeuvre
relative des deux corps 1 et 2 et d'éviter ainsi une rupture éventuelle d'une pièce
par interruption de la chaîne cinématique en amont du moyen électromagnétique 3 de
régulation de la vitesse relative. De préférence, l'entraînement à limitation de couple
12 est débrayable dans au moins un sens d'entraînement. Ainsi, lors d'une sollicitation
de la chaîne cinématique dans le sens contraire à celui de régulation de la vitesse,
cette chaîne peut être interrompue par débrayage du moyen électromagnétique 3 de régulation
de la vitesse relative et le mouvement relatif peut être effectué sans entrave à une
vitesse quelconque.
[0016] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, et comme le montrent plus particulièrement
les figures 1 à 3 des dessins annexés. l'entraînement à limitation de couple 12 se
présente sous forme d'un limiteur de couple à ressort. Un tel limiteur de couple est
avantageusement constitué par une cage de déclenchement 18 montée à rotation libre
sur un flasque solidaire du pignon 11 engrenant avec les satellites 9 du deuxième
porte-satellites et coopérant. d'une part, avec l'extrémité d'un ressort d'entraînement
19 monté à frottement sur une bague d'entraînement 20 serrée sur un manchon 21 pourvu
d'un flasque portant les satellites 13 du troisième train épicycloïdal et, d'autre
part, avec un moyen 22 de déclenchement du ressort 19 d'entraînement du manchon 21
(figures 2 et 3) logé dans l'espace délimité par la cage de déclenchement 18 entre
le manchon 21 et le flasque solidaire du pignon 11 engrenant avec les satellites 9
du deuxième porte-satellites.
[0017] La bague d'entraînement 20 est avantageusement pourvue d'une partie tronconique de
réception du ressort d'entraînement 19, dont le diamètre s'accroît à partir de l'extrémité
du ressort 19 coopérant avec la cage de déclenchement 18 en direction du flasque solidaire
du pignon 11 engrenant avec les satellites 9 du deuxième porte-satellites. Par ailleurs,
l'autre extrémité du ressort d'entraînement 19 s'étend librement au-delà de l'extrémité
de plus grand diamètre de la bague d'entraînement 20, dans l'espace délimité par la
cage de déclenchement 18. Ainsi, lors d'une rotation de la cage de déclenchement 18,
dans le sens de la flèche F1, le ressort d'entraînement 19 se serre sur la bague d'entraînement
20 du fait du frottement de montage et entraîne cette dernière. ensemble avec le flasque
portant les satellites 13 du troisième train épicycloïdal.
[0018] Le moyen 22 de déclenchement du ressort 19 d'entraînement du manchon 21, avec le
flasque portant les satellites 13 du troisième train épicycloïdal, par l'intermédiaire
de la cage de déclenchement 18, est constitué, d'une part, par un ressort de torsion
taré 22', monté sur un guide concentrique 23 du flasque solidaire du pignon 11 engrenant
avec les satellites 9 du deuxième porte-satellites, coopérant à une extrémité avec
ladite cage de déclenchement 18 et solidaire à son autre extrémité d'un arrêt 24 prévu
sur le flasque de support du guide concentrique 23, et, d'autre part, par une butée
25 de retenue sous tension de tarage de l'extrémité du ressort de torsion 22' coopérant
avec la cage de déclenchement 18, ladite butée 25 actionnant, lors d'un dépassement
de couple prédéterminé, l'extrémité libre du ressort d'entraînement 19 s'étendant
dans un espace en portion de cercle situé du coté de la butée opposé à celui en contact
avec l'extrémité du ressort de torsion 22'. Ce montage du moyen 22 de déclenchement
du ressort d'entraînement 19 permet un entraînement avec limitation du couple par
action du ressort de torsion 22' sur la cage de déclenchement 18, avec transmission
de l'effort par cette dernière sur le ressort d'entraînement 19 agissant sur la bague
d'entraînement 20 et, de ce fait, sur le flasque portant les satellites 13 du troisième
train épicycloïdal.
[0019] En effet, lors d'une rotation du pignon 11 dans le sens de la flèche F1, la cage
de déclenchement 18, montée à rotation libre sur le flasque solidaire du pignon 11
engrenant avec les satellites 9 du deuxième porte-satellites, est entraînée par le
ressort de torsion 22' et entraîne à son tour le ressort d'entraînement 19, qui transmet
le couple de rotation comme décrit ci-avant. Ce montage d'entraînement permet, en
outre, de rendre l'entraînement 12 débrayable. Ceci s'explique simplement par le fait
que le ressort de torsion 22' est maintenu sous pré-tension de tarage par la butée
25 prévu sur le flasque solidaire du pignon 11, de sorte qu'une rotation en sens contraire
de celui de la flèche F1 ou une surcharge du ressort de torsion 22' a pour effet de
désaccoupler l'entraînement de la bague d'entraînement 20 et donc du flasque portant
les satellites 13 du troisième train épicycloïdal.
[0020] Dans le cas d'une rotation en sens contraire de la flèche F1, le ressort de torsion
22' entraîne la cage 18, qui entraîne l'extrémité du ressort 19 dans le sens d'un
desserrage de ce dernier, qui a pour effet de libérer la bague 20 et donc de ne pas
entraîner le flasque portant les satellites 13. Dans le cas d'une augmentation du
couple d'entraînement au-delà de la limite de tarage du ressort de torsion 22', la
résistance à la rotation de la cage de déclenchement 18 provoquera une torsion supplémentaire
dudit ressort 22' qui aura pour effet un décollage de la butée de retenue 25 de l'extrémité
correspondante dudit ressort 22' et une rotation de cette butée 25 en direction de
l'extrémité libre du ressort d'entraînement 19. suivie par un actionnement de cette
extrémité. Il en résulte que le ressort d'entraînement 19 est instantanément desserré
sur la bague d'entraînement 20, de sorte que le flasque portant les satellites 13
devient libre en rotation par rapport à la cage 18, qui peut ainsi tourner sans entrave
autour de son axe, ensemble avec le corps mobile 1. En effet, le débrayage du flasque
13, par prise en compte de l'augmentation trop forte du couple d'entraînement, interrompt
la chaîne cinématique en amont du moyen électromagnétique 3 de régulation de la vitesse
relative et évite tout risque de surcharge de l'un quelconque des éléments de transmission
ou de freinage.
[0021] Les figures 4 et 5 des dessins annexés représentent une variante de réalisation de
l'invention, dans laquelle l'entraînement à limitation de couple 12 est sous forme
d'un entraînement à friction constitué par un premier cône de friction 26 solidaire
du pignon 11 engrenant avec les satellites 9 du deuxième porte-satellites, par un
deuxième cône de friction 27 monté à rotation libre sur un palier solidaire du premier
cône 26 et par un manchon 28 pourvu d'une surface intérieure à double conicité coopérant
avec les surfaces coniques des cônes 26 et 27, le deuxième cône de friction 27 étant
chargé par une rondelle flexible 27' s'appuyant sur un disque intermédiaire 29 portant
les satellites 13 du troisième train épicycloïdal.
[0022] Afin de rendre l'entraînement à friction, formant l'entraînement à limitation de
couple 12, débrayable, ce dernier est pourvu d'un moyen de liaison élastique 30 entre
le disque intermédiaire 29 et le manchon 28 coopérant avec les cônes 26 et 27, ce
moyen de liaison élastique 30 étant sous forme d'un ressort de torsion s'appliquant,
en position de service, entre un épaulement du disque intermédiaire 29 et une face
du manchon 28. Ainsi, lors d'une rotation de l'entraînement 12 dans un sens tendant
à comprimer le ressort de torsion formant le moyen élastique 30, le deuxième cône
27 est poussé en direction du premier cône 26, réalisant un serrage du manchon 28
sur les deux surfaces coniques et, de ce fait, un entraînement, alors que, dans le
cas d'un mouvement brusque en sens inverse, le ressort formant le moyen élastique
30 a tendance à être desserré, de sorte que la pression du deuxième cône 27 sur le
manchon 28 et de ce dernier sur le cône 26 est annulée et que l'entraînement 12 est
totalement débrayé.
[0023] Le moyen électromagnétique 3 est avantageusement sous forme d'un frein électromagnétique
à courant de Foucault constitué par un disque rotatif 31 monté sur un arbre 32, dont
une extrémité porte le pignon 17 engrenant avec les satellites 16 du quatrième porte-satellites,
et par des aimants 33 fixes disposés de part et d'autre du disque 31 et serrés dans
la pièce intermédiaire cylindrique 1" du corps 1 par un flasque arrière 34 et une
entretoise cylindrique 35.
[0024] La pièce 1' de liaison à un des éléments dont le mouvement relatif est à réguler
est solidarisée avec la pièce intermédiaire cylindrique 1" au moyen de griffes d'assemblage
à ressort 36 ou analogues, tandis que ladite pièce intermédiaire 1" est vissée par
son autre extrémité dans l'extrémité correspondante de la pièce d'extrémité 1‴. Ainsi,
les trois pièces formant le corps 1 sont solidarisées entre-elles en rotation.
[0025] Le mode de réalisation suivant les figures 1, 4 et 5 concerne une liaison de deux
pièces en charnière, notamment adaptée au contrôle du mouvement d'une pièce telle
qu'un volet, portillon ou analogue. Cependant, il est également possible de contrôler
un mouvement linéaire au moyen du dispositif conforme à l'invention.
[0026] A cet effet, comme le montre plus particulièrement, en vue partielle en perspective,
la figure 6 des dessins annexés, le corps mobile 1 présente une pièce de liaison 1'
munie d'un pignon 37 guidé dans un palier 38 et solidarisé avec l'extrémité de la
pièce intermédiaire cylindrique 1" (représentée partiellement à la figure 6), ledit
palier 38 étant fixé sur un moyen de connexion 39 portant, en outre, un train d'engrenage
40, dont l'un des pignons 41 coopère avec le pignon 37 et dont l'autre pignon 42 coopère,
en vue d'une transformation de mouvement, avec une crémaillère 43 guidée en translation
sur le moyen de connexion 39 et liée à une extrémité avec une pièce 44, dont le mouvement
est à contrôler. Ainsi, il est possible d'effectuer un mouvement de translation de
la pièce 44 et de contrôler la vitesse de ce mouvement au moyen du dispositif de régulation
fonctionnant par rotation. Dans ce mode de réalisation, la crémaillère 43 est représentée
sous forme d'une crémaillère rectiligne. Il est, cependant, également possible de
réaliser la crémaillère sous une forme curviligne. Une telle crémaillère 43 permet
ainsi de contrôler un mouvement d'une pièce qui est déportée par rapport au dispositif
proprement dit.
[0027] Le dispositif de régulation conforme à l'invention fonctionne de la manière suivante.
Lors d'une rotation du corps mobile 1 suivant la flèche F1, les satellites 6, 9, 13
et 16 sont entraînés en rotation par les couronnes dentées 7, 10 et 14, respectivement
de la pièce d'extrémité 1‴ et de la pièce intermédiaire cylindrique 1" du corps 1,
ce qui a pour conséquence, du fait que le corps 2 est fixe, d'entraîner les porte-satellites
des satellites 9, 13 et 16, ainsi que l'entraînement à limitation de couple 12 et
le disque 31 du moyen électromagnétique 3, avec multiplication progressive de la vitesse,
en sens contraire de ce mouvement.
[0028] Au fur et à mesure de l'augmentation de la vitesse d'entraînement du disque 31, il
se créé entre le disque 31 et les aimants 33 des champs magnétiques appelés courants
de Foucault, dont l'intensité s'accroît avec la vitesse de rotation dudit disque 31
et qui ont pour effet de freiner ce dernier. Il s'ensuit que la vitesse du mouvement
du corps mobile 1 et de la pièce liée à ce dernier devient constante pendant tout
le mouvement, par annulation de tout processus d'accélération au cours de ce mouvement.
[0029] Dans le cas d'une rotation en sens inverse de celui indiqué par la flèche F1, cette
régulation n'est pas active et l'entraînement 12 est débrayé de la manière décrite
plus haut à propos du premier mode de réalisation selon les figures 1 à 3, ou comme
décrit ci-après à propos du mode de réalisation selon les figures 4 et 5. Dans ce
cas, le manchon 28, serré entre les cônes 26 et 27, entraîne le ressort 30 dans le
sens d'un desserrage, ce qui a pour effet de relâcher la pression sur la rondelle
flexible 27' et donc sur le cône 27 et ainsi de débrayer l'entraînement 12, de sorte
que l'effet du moyen électromagnétique 3 peut provisoirement être annulé.
[0030] Grâce à l'invention, il est possible de réaliser une régulation de la vitesse d'un
mouvement, rotatif ou rectiligne, au moyen d'un dispositif rotatif faisant intervenir
un moyen de régulation électromagnétique à courant de Foucault. Un tel dispositif
permet d'obtenir une vitesse de mouvement parfaitement constante et régulée. Ce dispositif
est plus particulièrement applicable pour réaliser une fermeture automatique de portillons
ou analogues destinés à être ouverts de manière cyclique, mais devant généralement
être refermés. Cependant, il est également applicable à la régulation de mouvements
d'autres pièces, notamment pour éviter des mouvements trop brusques.
[0031] En outre, il permet d'absorber des surcharges éventuelles lors de la manoeuvre relative
des deux corps 1 et 2 et d'éviter ainsi une rupture éventuelle d'une pièce par interruption
de la chaîne cinématique ou par débrayage du moyen électromagnétique 3 de régulation
de la vitesse relative, afin de permettre la réalisation d'un mouvement relatif sans
entrave, à une vitesse quelconque.
[0032] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés
aux dessins annexés. Des modifications restent possibles. notamment du point de vue
de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques,
sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention.
1. Dispositif de régulation de la vitesse d'un mouvement, en particulier du mouvement
relatif entre deux éléments, essentiellement constitué par deux corps coaxiaux (1
et 2), montés sur un axe central commun (5) et coopérant chacun avec l'un des éléments
et reliés entre-eux avec possibilité de rotation autour de leur axe commun, ces corps
(1 et 2) étant en liaison d'entraînement avec un moyen électromagnétique (3) de régulation
de la vitesse relative par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission à surmultiplication
de vitesse logé dans le corps (1) et constitué par des trains épicycloïdaux, le corps
(1) étant constitué par une pièce (1') de liaison à un des éléments, dont le mouvement
relatif est à réguler, par une pièce intermédiaire cylindrique (1") reliée à une extrémité
à la pièce de liaison (1') et par une pièce d'extrémité (1‴) reliée à l'autre extrémité
de la pièce intermédiaire (1") et entourant le corps (2) lié à l'autre (4) des éléments
dont le mouvement relatif est à réguler, avec possibilité de rotation libre par rapport
audit corps (2), caractérisé en ce que le moyen électromagnétique (3) de régulation
de la vitesse relative entre les deux corps (1 et 2) est monté sur l'axe central (5)
commun à ces derniers, et en ce que la chaîne cinématique formée par les trains épicycloïdaux
intègre un entraînement à limitation de couple (12).
2. Dispositif, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'entraînement à limitation
de couple (12) est débrayable dans au moins un sens d'entraînement.
3. Dispositif, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce
que le dispositif de transmission à surmultiplication de vitesse est constitué par
un premier train épicycloïdal, porté par le cops (2), relié rigidement à l'élément
fixe (4), et dont les satellites (6) engrènent, d'une part, avec une couronne dentée
(7) prévue à l'intérieur de la pièce d'extrémité (1"') du corps (1) et, d'autre part,
avec un pignon (8) monté sur l'axe central (5), ce pignon (8) formant un deuxième
porte-satellites, dont les satellites (9) engrènent avec une deuxième couronne dentée
intérieure (10) de la pièce d'extrémité (1‴) du corps (1); de plus grand diamètre
que la couronne dentée (7). et avec un pignon (11) solidaire d'une extrémité de l'entraînement
à limitation de couple (12), dont l'autre extrémité forme un troisième train épicycloïdal,
dont les satellites (13) engrènent avec une couronne dentée intérieure (14) de la
pièce intermédiaire cylindrique (1') du corps (1) et avec un pignon (15) formant un
quatrième porte-satellites entraînant, par l'intermédiaire de ses satellites (16)
engrenant également avec la couronne dentée intérieure (14) de la pièce intermédiaire
cylindrique (1') du corps (1), un pignon (17) solidaire du moyen électromagnétique
(3) de régulation de la vitesse relative.
4. Dispositif, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'entraînement à limitation de couple (12) se présente sous forme d'un limiteur de
couple à ressort.
5. Dispositif, suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le limiteur de couple
est constitué par une cage de déclenchement (18) montée à rotation libre sur un flasque
solidaire du pignon (11) engrenant avec les satellites (9) du deuxième porte-satellites
et coopérant, d'une part, avec l'extrémité d'un ressort d'entraînement (19) monté
à frottement sur une bague d'entraînement (20) serrée sur un manchon (21) pourvu d'un
flasque portant les satellites (13) du troisième train épicycloïdal et, d'autre part,
avec un moyen (22) de déclenchement du ressort (19) d'entraînement du manchon (21)
logé dans l'espace délimité par la cage de déclenchement (18) entre le manchon (21)
et le flasque solidaire du pignon (11) engrenant avec les satellites (9) du deuxième
porte-satellites.
6. Dispositif, suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la bague d'entraînement
(20) est pourvue d'une partie tronconique de réception du ressort d'entraînement (19),
dont le diamètre s'accroît à partir de l'extrémité du ressort (19) coopérant avec
la cage de déclenchement (18) en direction du flasque solidaire du pignon (11) engrenant
avec les satellites (9) du deuxième porte-satellites.
7. Dispositif, suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce
que l'autre extrémité du ressort d'entraînement (19) s'étend librement au-delà de
l'extrémité de plus grand diamètre de la bague d'entraînement (20), dans l'espace
délimité par la cage de déclenchement (18).
8. Dispositif, suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen (22) de déclenchement
du ressort (19) d'entraînement du manchon (21), avec le flasque portant les satellites
(13) du troisième train épicycloïdal. par l'intermédiaire de la cage de déclenchement
(18), est constitué, d'une part, par un ressort de torsion taré (22'), monté sur un
guide concentrique (23) du flasque solidaire du pignon (11) engrenant avec les satellites
(9) du deuxième porte-satellites, coopérant à une extrémité avec ladite cage de déclenchement
(18) et solidaire à son autre extrémité d'un arrêt (24) prévu sur le flasque de support
du guide concentrique (23), et, d'autre part, par une butée (25) de retenue sous tension
de tarage de l'extrémité du ressort de torsion (22') coopérant avec la cage de déclenchement
(18), ladite butée (25) actionnant, lors d'un dépassement de couple prédéterminé,
l'extrémité libre du ressort d'entraînement (19) s'étendant dans un espace en portion
de cercle situé du coté de la butée (25) opposé à celui en contact avec l'extrémité
du ressort de torsion (22').
9. Dispositif, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'entraînement à limitation de couple (12) est sous forme d'un entraînement à friction
constitué par un premier cône de friction (26) solidaire du pignon (11) engrenant
avec les satellites (9) du deuxième porte-satellites, par un deuxième cône de friction
(27) monté à rotation libre sur un palier solidaire du premier cône (26) et par un
manchon (28) pourvu d'une surface intérieure à double conicité coopérant avec les
surfaces coniques des premier et deuxième cônes (26 et 27), le deuxième cône de friction
(27) étant chargé par une rondelle flexible (27') s'appuyant sur un disque intermédiaire
(29) portant les satellites (13) du troisième train épicycloïdal.
10. Dispositif, suivant la revendication 9, caractérisé en ce que l'entraînement à friction
est pourvu d'un moyen de liaison élastique (30) entre le disque intermédiaire (29)
et le manchon (28) coopérant avec les premier et deuxième cônes (26 et 27), ce moyen
de liaison élastique (30) étant sous forme d'un ressort de torsion s'appliquant, en
position de service, entre un épaulement du disque intermédiaire (29) et une face
du manchon (28).
11. Dispositif, suivant l'une quelconque des revendications 1 et 3, caractérisé en ce
que le moyen électromagnétique (3) est sous forme d'un frein électromagnétique à courant
de Foucault constitué par un disque rotatif (31) monté sur un arbre (32), dont une
extrémité porte le pignon (17) engrenant avec les satellites (16) du quatrième porte-satellites,
et par des aimants (33) fixes disposés de part et d'autre du disque (31) et serrés
dans la pièce intermédiaire cylindrique (1") du corps (1) par un flasque arrière (34)
et une entretoise cylindrique (35).
12. Dispositif, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce (1') de liaison
à un des éléments dont le mouvement relatif est à réguler est solidarisée avec la
pièce intermédiaire cylindrique (1") au moyen de griffes d'assemblage à ressort (36)
ou analogues, tandis que ladite pièce intermédiaire (1") est vissée par son autre
extrémité dans l'extrémité correspondante de la pièce d'extrémité (1‴).
13. Dispositif, suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps mobile (1)
présente une pièce de liaison (1') munie d'un pignon (37) guidé dans un palier (38)
et solidarisé avec l'extrémité de la pièce intermédiaire cylindrique (1"), ledit palier
(38) étant fixé sur un moyen de connexion (39) portant, en outre, un train d'engrenage
(40), dont l'un des pignons (41) coopère avec le pignon (37) et dont l'autre pignon
(42) coopère, en vue d'une transformation de mouvement, avec une crémaillère (43)
guidée en translation sur le moyen de connexion (39) et liée à une extrémité avec
une pièce (44), dont le mouvement est à contrôler.
14. Dispositif, suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la crémaillère (43)
est rectiligne.
15. Dispositif, suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la crémaillère (43)
est curviligne.